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Assurances

FFC : six positions à défendre sur les agréments

Publié le 5 novembre 2021
Par Nicolas Girault
2 min de lecture
Le syndicat des carrossiers alerte les réparateurs sur la nécessité de renégocier maintenant leurs agréments avec les apporteurs d’affaires. La Fédération française de carrosserie (FFC) leur présente plusieurs pistes pour défendre leurs intérêts lors de ces tractations.
En prenant les devants avec ses partenaires assureurs, les carrossiers peuvent réajuster leurs ac-cords suivant les spécificités de leur situation. (©Linat Auto)
En prenant les devants avec ses partenaires assureurs, les carrossiers peuvent réajuster leurs ac-cords suivant les spécificités de leur situation. (©Linat Auto)

Avec l’arrivée de l’automne, voici venue la saison de renégociation des accords d’agréments entre apporteurs d’affaires (assurances, plateformes de gestion de sinistre, etc.) et réparateurs. La Fédération française de carrosserie mobilité réparation et services (FFC M) encourage les carrossiers à s’y plier en premier. L’enjeu pour eux est d’éviter de subir les changements unilatéraux de grilles tarifaires des assureurs en fin d'année. Celui-ci est d’autant plus sensible dans le contexte de la crise pandémique, car les carrossiers y ont perdu un volume d’activité qui ne sera jamais rattrapé. Leurs remises tarifaires consenties contre l'approvisionnement de leurs ateliers doivent donc être soigneusement pesées.

Prix à répercuter

Lors de ces négociations avec leurs partenaires assureurs, les réparateurs doivent particulièrement insister sur trois points. Tout d’abord, les multiples augmentations de prix doivent être soulignées. Celles des ingrédients de peinture ont été plus marquantes que les autres. Parallèlement, la hausse des coûts énergétiques pèse également sur ce même poste. Le gaz et le fioul brulés dans la cabine de peinture ne doivent pas rester à la seule charge des carrossiers, affirme le syndicat.

Ensuite, les réparateurs doivent obtenir de l’assureur un engagement écrit sur les volumes. Celui-ci est la contrepartie aux remises de prix consenties par les carrossiers. Autrement, une alternative est possible. Ainsi, les deux parties peuvent s’entendre sur une modulation des remises selon les volumes de véhicules orientés dans l’atelier.

Refuser les clauses illégales

Autre sujet : la FFC M tire la sonnette d’alarme sur trois types de clauses et pratiques abusives. Parmi ces dernières, la "franchise de gratuité" imposée par certains assureurs pendant 30 à 45 jours aux carrossiers. Celle-ci leur interdit de facturer des frais de gardiennage pendant cette période. "Une pratique incompréhensible, qu’il faut faire cesser", tempête l’organisation professionnelle.

Côté clauses illégales, on observe certains imposer des tarifs pour le recyclage des déchets. Celles-ci sont interdites, les assureurs devant prendre en charge le coût exact de la collecte facturée aux carrossiers. Dans la même veine, le syndicat souligne que les pratiques commerciales de certaines plateformes sont aussi illégales. Il vise notamment les achats imposés par celles-ci – pour les produits de peinture, assurances, voitures de prêt, etc. – contre promesses de volumes d’affaires. Pour défendre ces six principes, la FFC M affirme être prête à épauler ses adhérents sur le terrain.

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