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Carrosserie

Lechler veut étendre la carrosserie à l’habitat

Publié le 7 juin 2021
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Pour aider les carrossiers à relancer leur croissance, Lechler promeut la carte de la diversification avec son programme "Carrossier des objets". Le principe ? Inciter les ateliers à élargir leur expertise à de nouveaux terrains de jeu, en particulier à l’aménagement d’intérieur.
Pour compenser l’érosion de l’activité liée à la sinistralité automobile, Lechler lance le programme Carrossier des objets.
Pour compenser l’érosion de l’activité liée à la sinistralité automobile, Lechler lance le programme Carrossier des objets.

En carrosserie, de l’automobile et l’habitat, il n’y a qu’un pas. C’est du moins la position de Lechler qui lance en France son concept Carrossier des objets. Pour le moins original, ce programme encourage les carrossiers à s’ouvrir à de nouveaux horizons en développant leurs prestations à de nouveaux champs d’application.

Sous cette nouvelle marque, développée en réseau, la marque de peinture italienne veut en effet inciter les ateliers à s’émanciper du périmètre automobile en proposant leurs prestations dans de nouveaux secteurs, et en particulier dans le domaine de l’habitat. Rénovation de frigos, personnalisation de lampes ou restauration de vélos : les prestations de carrosserie peuvent s’appliquer à tous types d’objets selon Lechler.

 

Le groupe transalpin veut plus précisément profiter de l’essor du marché de l’aménagement d’intérieur et de la décoration, lorgnant plus précisément deux cibles : les professionnels souhaitant faire peindre des petites séries, prototypes ou objets, ainsi que les particuliers envisageant de donner une seconde vie aux objets ou de personnaliser leurs meubles.

Maximiser les ressources de la carrosserie

La création du programme Carrossier des objets répond, selon le fabricant de peinture, à une évolution à la fois conjoncturelle et structurelle du marché de la réparation-collision. "En raison de la pandémie, l’activité carrosserie est déjà en retrait depuis plus d’un an mais elle sera durablement impactée, même au sortir de la crise. Les usages automobiles ont évolué, les déplacements professionnels sont réduits, etc. Tout ceci a des conséquences sur la sinistralité. Ces conséquences sont difficiles à mesurer mais, ce qui est sûr, c’est que le monde d’avant ne sera pas le monde d’après", observe Emmanuel Delorme, directeur des ventes France de Lechler.

Lire aussi : La carrosserie face à la crise, entre craintes et espoirs.

Dans cet environnement, il est donc indispensable pour les carrossiers de s’adapter en développant de nouveaux relais de croissance. Avec le programme Carrossier des objets, la marque de peinture estime pouvoir offrir un complément d’activité aux ateliers, sans investir dans de nouveaux matériels ou produits. "L’objectif est d’optimiser les ressources déjà à la disposition des réparateurs. Globalement, les produits utilisés seront donc identiques", ajoute Marta Radice, responsable marketing et communication France de Lechler.

L’adhésion à ce concept se veut donc accessible : il est gratuit et n’implique pas d’engagement commercial avec la marque. Seul un engagement moral, matérialisé par une lettre d’intention reprenant les lignes directrices du programme, suffira à sceller l’affiliation du carrossier. En contrepartie, ce dernier bénéficiera de formations et d’un support marketing (dépliants, site internet dédié, etc.).

Les carrossiers italiens déjà séduits

Avec son programme, le groupe Lechler identifie plusieurs bénéfices pour les carrossiers : meilleure exploitation des coûts fixes, acquisition de nouveaux prospects, fidélisation des clients et, surtout, une augmentation du chiffre d’affaires. A terme, cette activité pourrait ainsi représenter jusqu’à 20 % du volume d’affaires des carrossiers.

Déjà déployé en Italie depuis une dizaine de mois, le réseau Carrossier des objets réunit une centaine d’ateliers et rencontre, selon la marque, un engouement dépassant ses attentes. Dans l’Hexagone, une première carrosserie pilote a déjà adhéré au programme. D’ici un an, Lechler espère fédérer une centaine de réparateurs et proposer, à terme, un maillage national.

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