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Edito : Laissez-vous tenter... par plus de chiffre

Publié le 12 juillet 2012
Par Hervé Daigueperce
2 min de lecture
Dans ce numéro du Journal de la Rechange et de la Réparation, nous nous sommes penchés avec encore plus d’attention que d’habitude sur la prolifération des plates-formes de distribution ou (selon son obédience) relais logistiques de proximité.
Dans ce numéro du Journal de la Rechange et de la Réparation, nous nous sommes penchés avec encore plus d’attention que d’habitude sur la prolifération des plates-formes de distribution ou (selon son obédience) relais logistiques de proximité.
Dans ce numéro du Journal de la Rechange et de la Réparation, nous nous sommes penchés avec encore plus d’attention que d’habitude sur la prolifération des plates-formes de distribution ou (selon son obédience) relais logistiques de proximité.

En se concentrant uniquement sur le véhicule léger (et en ne négligeant pas l’oubli fatal que vous nous reprocherez avec acrimonie), nous atteignons allègrement les 73 sites ! Assez pour ne plus considérer cela comme un canal supplémentaire mais bien comme une composante essentielle d’une filière qui fait sa mue. A telle enseigne – sans jeu de mots – que les grands groupements de distribution doivent composer avec elles pour tenir leur niveau de chiffre d’affaires avec ou sans participation…

Cependant, le rôle qu’on leur attribue, ou celui qu’on aimerait leur faire jouer, semble déjouer l’analyse. Vaste entrepôt où l’on stockerait, au niveau régional, toutes les références que les distributeurs locaux ne peuvent plus (ou ne veulent plus) tenir, dépôts ponctuels d’équipementiers à la recherche d’un trait d’union pour leur stock européen, plate-forme dédiée au 80/20 des grossistes qui ont perdu leur statut de stockiste ou relais technique de proximité ? Tous les cas de figure sont à envisager. Mais ce dont on ne parle pas assez, -dixit Philippe Huyghe, le patron d’Apprau, “c’est le rôle économique que les relais logistiques jouent aujourd’hui, en apporteur de nouveaux chiffres d’affaires, qui étaient jusque-là dans le giron des constructeurs”. Et il poursuit : “les distributeurs n’ont plus les moyens de détenir toutes les références, de développer les gammes techniques nécessaires pour les MRA. Notre métier a consisté et consiste justement à mutualiser tout cela, de façon à ce que le distributeur, puis le réparateur, fassent plus de chiffre. Au lieu de voir les plates-formes ou les relais comme des concurrents des grossistes, il faut plutôt envisager comment développer ensemble le paysage de la distribution, et fournir grâce à des gammes longues et des pièces techniques, le matériel qui servira localement à faire croître le chiffre d’affaires du MRA et pérenniser son activité”. Reste au MRA à être conscient de cette manne et à ne refuser aucune réparation, à charge pour son distributeur de trouver la pièce à la plate-forme. Et si nous parlions business ?

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