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Edito : L’embarras du réparateur

Publié le 24 avril 2015
Par Hervé Daigueperce
2 min de lecture
Sur Equip Auto Alger, nous avons rencontré au milieu des distributeurs et des réparateurs algériens, le patron de Clas Equipements, qui présentait de vrais nouveaux produits.
Sur Equip Auto Alger, nous avons rencontré au milieu des distributeurs et des réparateurs algériens, le patron de Clas Equipements, qui présentait de vrais nouveaux produits.

Entendez par là, par exemple, une grue permettant de passer sous la voiture, facilitant la vie du mécanicien. Le propre de Clas Equipements étant de dégotter des outils “intelligents” dont le but consiste à s’adapter aux besoins des utilisateurs. Nombre de distributeurs et d’importateurs se sont ainsi intéressés aux diverses innovations, plusieurs devraient les commercialiser bientôt et obtenir ainsi un surplus de chiffre d’affaires qu’ils n’auraient jamais eu avec leur fournisseur habituel, aussi bon soit-il. Rien de très extraordinaire, il est vrai, puisque c’est le propre du salon que de présenter des idées différentes, des concepts inédits, des solutions innovantes. Et si tout le monde en convient, à la veille d’Autopromotec, ou d’Automechanika Istanbul, on devrait tourner à guichets fermés sur Equip Auto Paris, qui met en scène des centaines d’exposants, donc des milliers d’offres à faire fructifier. Mais nous sommes en France, et en France, on tergiverse, on attend la dernière minute, on évoque les salons régionaux et même nationaux des distributeurs, on se plaint que le siège monde n’apporte pas assez de soutien financier, ou on tient pour établi que les réparateurs ne prendront pas le train ou le car pour venir.

Certains grands équipementiers se font même prier, alors que la France constitue l’un de leurs plus grands marchés en Europe. On peut légitimement se poser la question de savoir si notre pays ne mérite pas un grand salon international ? Si nous sommes désormais considérés comme condamnés à ne plus progresser ? Si nous ne valons plus le chiffre d’affaires que nous produisons ? Veut-on que tout se passe en Allemagne et ne découvrir qu’une fois tous les deux ans, ce que l’on voudra bien montrer aux “happy few” qui pourront y aller ? Ou imposer aux réparateurs de ne voir que les produits et services auxquels son groupement aura donné l’autorisation de paraître ? Les tergiversations des exposants, dont certains sont pourtant membres de la Fiev, l’actionnaire du salon français, procurent un mauvais goût dans la bouche, mélange de mépris et d’ingratitude, de lâcheté et d’abandon… n’aurait-on plus de vrais patrons en France ? De décideurs, d’entrepreneurs de passionnés, d’inventeurs ? Heureusement, à quelques mois du salon, les résultats ne sont pas mauvais mais ils devraient être extraordinaires pour accompagner une reprise, fût-elle légère. Nous parlons, là, de responsabilité sur son marché et auprès de ses distributeurs, réparateurs, carrossiers, électriciens, vendeurs, etc. Ne l’oublions pas !

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