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Edito : Période de mue dans la distribution

Publié le 19 avril 2012
Par Hervé Daigueperce
2 min de lecture
“Si les voitures se vendaient plus cher, elles conserveraient de la valeur, et il serait alors intéressant de les réparer, avec des pièces moins chères”, regrette, désabusé, Jean Ravier, président de la branche FFC réparateurs, qui revendique, par ailleurs, un meilleur prix horaire de réparation par les assureurs.
“Si les voitures se vendaient plus cher, elles conserveraient de la valeur, et il serait alors intéressant de les réparer, avec des pièces moins chères”, regrette, désabusé, Jean Ravier, président de la branche FFC réparateurs, qui revendique, par ailleurs, un meilleur prix horaire de réparation par les assureurs.
“Si les voitures se vendaient plus cher, elles conserveraient de la valeur, et il serait alors intéressant de les réparer, avec des pièces moins chères”, regrette, désabusé, Jean Ravier, président de la branche FFC réparateurs, qui revendique, par ailleurs, un meilleur prix horaire de réparation par les assureurs.

Double combat dont l’issue n’est pas pour demain, alors que la bataille de la pièce continue de se dérouler en région comme dans les sièges sociaux des groupes et groupements, au plus grand bonheur des ateliers. Ces derniers deviennent saturés d’offres, à telle enseigne qu’une redistribution des cartes pourrait à nouveau se dessiner, grâce ou à cause des plates-formes. Du fait de la démultiplication des relais régionaux de distribution, comme on les appelle pudiquement, et aussi de leur professionnalisme accru en matière de logistique de proximité, les centrales nationales accusent des fuites de chiffre d’affaires. Qui plus est, la progression des ventes en ligne ne joue pas en faveur de ces dernières. Vouloir reconquérir le territoire en maillant l’Hexagone de véritables cathédrales n’a pas porté chance aux anciens dirigeants de l’Autodistribution alors que s’appuyer sur des “champions” régionaux, mêmes – ou surtout – indépendants, semble davantage obtenir les suffrages. La tentation de la spécialisation continue également de séduire par le “marquage” de plates-formes techniques, une spécialisation qui avait fait le bonheur de bien des grossistes par le passé, soit dit en passant. Aujourd’hui, nous assistons, à Toulouse, à une prise de participation d’Alliance dans des plates-formes existantes, jusque-là, indépendantes. Evolution normale si l’on considère que la croissance externe fait partie intégrante de la vie des groupes – la venue de Pechel Industries chez Starexcel (Précisium Groupe) en témoigne, mais évolution hautement risquée : les clients AD ou Autolia viendront-ils naturellement dans une filiale d’un concurrent ? Certes, dans la région parisienne, le jeu existe déjà, et dans d’autres régions, les grossistes montent des plates-formes adossées à leurs affaires, mais à Toulouse, il faudra tenir compte de l’existant et du danger de créer un précédent, dont l’autre dommage collatéral pourrait être l’affaiblissement de la strate distributeur-grossiste traditionnel. Et l’on sait ce dernier menacé par son manque de stockage et donc de disponibilité. Mais la mue perpétuelle n’est-elle pas le vecteur de vie de la rechange ? Vaste sujet.
 

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