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Saleri ajuste la variable !

Publié le 19 juin 2014
Par Romain Baly
2 min de lecture
Conscient des nouveaux enjeux environnementaux, le spécialiste des pompes à eau a réussi le pari de développer une solution respectueuse qui ne sacrifie pas pour autant son attractivité commerciale.
Conscient des nouveaux enjeux environnementaux, le spécialiste des pompes à eau a réussi le pari de développer une solution respectueuse qui ne sacrifie pas pour autant son attractivité commerciale.
Conscient des nouveaux enjeux environnementaux, le spécialiste des pompes à eau a réussi le pari de développer une solution respectueuse qui ne sacrifie pas pour autant son attractivité commerciale.

La donne a changé sur le marché des pompes à eau et Saleri l'a bien compris. Deuxième acteur européen de la rechange en termes de volumes et premier en termes de production (selon ses propres estimations), l'équipementier italien s'emploie aujourd'hui à conjuguer ses velléités de développement avec des exigences accrues en matière environnementale. Reprenant le constat de plusieurs de ses concurrents, Marco Pinnacoli, Directeur Aftermarket, souligne que "le défi pour nous consiste à répondre à la demande croissante tout en réduisant nos émissions de CO2".

Un défi d'autant plus compliqué que les objectifs diffèrent selon les marchés. Les normes écologiques faisant, les véhicules sont aujourd'hui obligés de réduire leurs émissions polluantes, ce qui passe par une meilleure combustion des moteurs et donc par une meilleure efficacité de tous ses composants, dont la pompe à eau. Dominant toujours le marché, la pompe à eau traditionnelle et son système de refroidissement mécanique ne correspondent désormais plus aux nouvelles exigences.

La variable l'emporte sur l'électrique !

Pour répondre à cette problématique, Saleri travaille depuis plusieurs années au développement de produits sachant communiquer avec le moteur et capable de refroidir celui-ci seulement quand la mécanique en ressent le besoin. L'équipementier italien a ainsi mis au point des pompes à eau électriques comprenant un logiciel informatique et capable de "dialoguer" avec le bloc moteur. Problème, aussi intéressante soit-elle, cette solution s'avère cinq fois plus chère qu'une pompe traditionnelle – ce qui constitue un atout pour la marque mais un frein pour son développement – et ne compte pas pour une pièce d'usure à changer régulièrement.

"Soit elle casse, soit on ne la change pas…", explique ainsi M. Pinnacoli. Face à ce constat, Saleri a mis au point une pompe à eau variable capable d'être aussi compétitif en termes de prix que de technique. "Ce produit a du succès aujourd'hui car c'est un bon compromis entre le coût et la sophistication, étaye le Directeur Aftermaket. Il s'avère moins cher qu'une pompe électrique et plus moderne qu'une pompe traditionnelle".

Une pompe sur deux d'ici 2020

Premier client constructeur de l'équipementier, BMW a inséré cette solution sur son dernier moteur 3 cylindres hybride/essence. Si les pompes à eau à débit variable ne représentent encore qu'une dizaine de pourcents de sa production aftermarket, Saleri estime que ces dernières devraient atteindre les 50 % d'ici 2020. Pour atteindre cet objectif, la marque travaille actuellement sur des projets avec plusieurs grands noms de l'automobile tels que Volkswagen, Jaguar, Volvo, Hyundai ou encore Mercedes.

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