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Equipementiers

Après-vente : un marché résilient jusqu’en 2030

Publié le 13 juillet 2022
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Malgré l’électrification du parc automobile, l’horizon des professionnels de la rechange n’est pas si sombre. Du moins à court terme. C’est du moins le principal enseignement d’une nouvelle étude très instructive menée par la Fiev, qui s’est interrogée sur l’impact de cette transition énergétique à horizon 2030.
Du fait de l’électrification progressive du parc, de nouveaux produits vont faire leur entrée sur le marché de la rechange.
Du fait de l’électrification progressive du parc, de nouveaux produits vont faire leur entrée sur le marché de la rechange.

À quelques mois de la 26e édition d’Equip Auto Paris, la Fiev publie les résultats d’une étude sur les conséquences de l’électrification croissante du parc VL sur le marché de la rechange.

Alors que 2035 signera la fin de la commercialisation des véhicules thermiques en Europe, l’organisation professionnelle a tenu à se pencher sur les répercussions de cette transition énergétique qui, conjuguée au déploiement des ZFE, risque de sceller le sort du marché de l’après-vente des véhicules thermiques.

Un parc encore largement thermique en 2030

Premier constat : même dans l’hypothèse d’une électrification rapide du parc roulant (+25 % par an entre 2022 et 2029 des immatriculations de VE), la part des ventes de véhicules particuliers électriques ne représenterait que 40 % du total des immatriculations en 2029. Bien que rapide, cette évolution ne provoquerait pas de bouleversement radical avec un parc de 40,5 millions de VP qui resterait composé en 2030 de moteurs thermiques à plus de 86 %.

Dans un second temps, la Fiev s’est questionnée sur la valeur du marché de la rechange VP, en tenant compte de la réparation par âge du parc. Bonne nouvelle : le secteur devrait rester stable à 14 milliards d’euros TTC (chiffre d’affaires de l’entretien réparation, hors travaux de carrosserie, monte de pneumatiques, huiles et accessoires). Le syndicat des équipementiers automobiles estime en effet que la baisse des ventes de certaines familles de pièces (distribution, filtration, échappement, etc.) sera compensée par le maintien ou l’augmentation des volumes d’autres produits (essuyage, freinage, batteries, etc.).

De nouvelles opportunités avec l’électrification du parc

La Fiev rappelle d’ailleurs véhicules hybrides rechargeables – qui représentent aujourd’hui 10 % des ventes de VP – dotés de systèmes complexes ont besoin d’opérations d’entretien particulières qui favorisent le marché de la rechange. En outre, de nouveaux produits émergeront en après-vente, notamment ceux spécifiques aux VE, mais également ceux qui composent les nouvelles fonctionnalités des dernières générations de véhicules.

Nous constatons une explosion des fonctions de connectivité. Ces systèmes, pour lesquels nous manquons de recul sur leur fiabilité et leur longévité, nécessiteront forcément une maintenanceprécise Franck Fontanesi, responsable des études économiques et statistiques de la Fiev.

De son côté, Claude Cham, président d’honneur de l’organisation professionnelle, s’est montré rassuré par ce bilan prospectif globalement favorable aux acteurs de l’IAM. Tout en invitant à ces derniers à se préparer aux échéances à plus long terme qui les attendent…

"Dans un contexte sanitaire, économique et géopolitique préoccupant pour l’industrie automobile, les résultats de cette étude apportent réassurance et confiance pour l’avenir de notre filière équipementière. […] Menée par les équipes de la Fiev pour Equip Auto Paris, cette analyse prospective nous conforte dans l’idée que demain se prépare aujourd’hui. Il est donc de notre devoir d’accompagner au mieux les acteurs de notre écosystème dans l’évolution de nos métiers et la transition technologique de la mobilité."

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