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Le gouvernement débloque 50 millions d'euros pour recycler les batteries

Publié le 19 octobre 2022
Par Nicolas Girault
< 1 min de lecture
Roland Lescure, le ministre chargé de l'industrie, a annoncé à Equip Auto la création d'un fonds de 50 millions d'euros pour soutenir les acteurs français du recyclage des batteries de VE. Destinée à quinze entreprises lauréates, cette enveloppe complète les 20 millions d'euros alloués au rétrofit des véhicules thermiques.
De gauche à droite, Roland Lescure (ministre de l'industrie) et Philippe Baudin (président d'Equip Auto) assistent à la présentation du concept de carrosserie de Philippe Baudron, au Garage du Futur d'Equip Auto. ©J2R
De gauche à droite, Roland Lescure (ministre de l'industrie) et Philippe Baudin (président d'Equip Auto) assistent à la présentation du concept de carrosserie de Philippe Baudron, au Garage du Futur d'Equip Auto. ©J2R

Le ministre chargé de l'industrie auprès de Bercy a visité les entreprises présentant le Garage du futur à Equip Auto. A cette occasion, Roland Lescure a précisé la destination d'une partie du milliard d'euros débloqué pour soutenir le secteur de la batterie pour véhicules, dans le cadre du plan France 2030. "50 millions d'euros seront affectés à 15 entreprises lauréates pour traiter les enjeux de la souveraineté en matière de batterie. Parmi elles, 50 % sont des PME", a-t-il expliqué. L'enjeu est de recycler une partie de leur matière dans la production de cellules neuves, issue des futures gigafactories françaises.

Le ministre précise que l'objectif du gouvernement est d'atteindre la production d'un million de VE par an d'ici à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron. Parallèlement, il compte encourager la transformation des véhicule thermiques en électriques dans le secteur de l'après-vente, comme annoncé précédemment au salon voisin du Mondial de l'Auto. "20 millions d'euros seront alloués à la recherche dans le domaine du rétrofit, car ce serait une manière vertueuse d'accompagner la transition de manière moins dispendieuse pour les Français. L'idée est d'aider les acteurs concernés, car les véhicules doivent être certifiés, ce qui implique une logique industrielle."

Le ministre a insisté sur la volonté gouvernementale d'accompagner l'ensemble de la filière – à commencer par les industries lourdes – à s'adapter à la transition du monde automobile. Toutefois, rien n'est toujours prévu pour soutenir l'entretien des millions de véhicules thermiques (et le maintien de leurs performances anti-pollution) encore en circulation à l'horizon 2035-2045, comme le réclame une partie de la filière après-vente.

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