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Equipementiers

“Montrer que Steco se porte bien”

Publié le 21 septembre 2015
Par Romain Baly
3 min de lecture
Après avoir cessé son activité en 2013, Steco Power est reparti de l’avant en début d’année, fort d’une image toujours aussi solide et d’une stratégie renouvelée. Responsable commercial de la société, Jérôme Habsieger fait le point sur la situation du tricolore.
Jérôme Habsieger, responsable commercial de Steco.

Huit mois après avoir relancé Steco Power, quel bilan faites-vous de ce retour ?

Nous sommes plutôt satisfaits puisque nous frôlerons les 200 000 batteries écoulées d’ici la fin d’année, avec des conditions particulières, puisque nous avons transformé l’ancien site de production d’Outarville (45) en centre logistique. Celui-ci est opérationnel depuis la rentrée et nous permet de réellement monter en puissance. Côté partenaires, les choses évoluent vite. Idéalement, nous aimerions en compter un par département. Au regard de notre évolution du moment, nous espérons atteindre les 350 000 ventes sur l’ensemble de l’exercice 2016.

La transformation du site d’Outarville signifie-t-elle que vous tournez définitivement le dos à la fabrication ?

Dès le départ, nous avons expliqué que nous ne fabriquions plus. Nous préférons nous appuyer sur des partenaires de qualité basés en Europe, qui respectent un cahier des charges précis. Les coûts de production en France sont devenus bien trop importants par rapport à l’étranger. Par ailleurs, notre outil de production, dans l’état qui était le sien lors de la reprise, ne permettait plus de produire les nouvelles technologies de batteries et nécessitait de lourds investissements.

Il vous faudrait des conditions extrêmement positives pour vous relancer là-dessus ?

Absolument. Aujourd’hui, le marché de la batterie pèse environ six millions de pièces dans notre pays et de nombreux acteurs se partagent le gâteau. Si, demain, nous vendions cinq millions de batteries, je vous dirais “pourquoi pas redevenir fabricant”, mais très sincèrement c’est utopique. D’autant plus que, si nous bénéficions d’une très forte notoriété dans les pays frontaliers, notamment au Benelux et en Espagne, ainsi qu’en Algérie, nous demeurons avant tout une marque franco-française. Désormais, notre philosophie consiste à être le partenaire français de la batterie.

Vous voulez que Steco redevienne la référence dans les garages ?

Nous voulons en faire la marque des réparateurs. Nous savons que Steco bénéficie toujours d’une visibilité et d’une reconnaissance importantes dans les garages parce que les plus anciens ont travaillé avec elle pendant longtemps et que les plus jeunes ont entendu leurs aînés parler de la batterie rose. Cette image doit nous permettre de grandir. Il est nécessaire de capitaliser là-dessus et d’encourager les réparateurs à se réapproprier la batterie puisque celle-ci va forcément revenir à la source, soit dans leurs ateliers.

Comment êtes-vous si sûr de cela ?

Depuis le début de l’année, nous avons investi beaucoup de temps et de ressources pour animer le distributeur, pour animer le garagiste et pour animer les ventes car nous sommes partis du constat que les ventes de batteries allaient de moins en moins se faire en “do-it” pour revenir chez le professionnel. L’évolution technologique faisant, les véhicules vont nécessiter de plus en plus l’intervention d’un réparateur, notamment avec des outils de maintien de charge qui vont permettre de ne pas perdre les données GPS, celles de l’ordinateur de bord ou du calculateur. Ce qui est important, c’est que les garagistes prennent bien soin de mettre en avant ces changements technologiques auprès de leurs clients afin de ne pas désarçonner ces derniers.

Aujourd’hui, comment se compose votre gamme ?

Sur la partie automobile, elle se compose de quatre gammes. Nous avons d’abord la bleue, avec 27 références, qui est notre entrée de gamme et s’adresse aussi bien à des véhicules anciens que récents avec des équipements standard. Nous avons ensuite la rouge, une gamme de batteries sur-ampérées avec 30 % de puissance en plus, indispensables pour les véhicules récents. Et puis nous avons deux gammes pour les modèles dotés d’un système Stop & Start : l’EFB tout d’abord, avec une durée de vie deux fois plus élevée, et l’AGM, destinée aux véhicules ayant une fonction de récupération d’énergie au freinage.

Dans cette démarche de relance, Equip Auto doit constituer une étape incontournable ?

Une marque française qui revient sur son marché local et qui y fait 90 % de son chiffre d’affaires ne peut qu’être présente sur le principal événement de la filière organisé dans son pays. Cela va nous permettre de dévoiler d’autres gammes de produits dans l’automobile et dans d’autres secteurs ainsi que des gammes d’accessoires qui vont apporter un vrai service en plus à nos réparateurs. Nous sommes en phase de conquête et ce salon va nous permettre de montrer que Steco se porte bien.
 

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