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Plus de 1 000 centres VHU ralliés à Recycler Mon Véhicule

Publié le 2 janvier 2026
Par Mohamed Aredjal
3 min de lecture
Après un peu plus d'un an d'activité, l'éco-organisme automobile dresse le bilan d'une première année réussie. Fort d'un réseau de 1 060 centres VHU partenaires, Recycler Mon Véhicule accélère désormais sur la pièce de réemploi et la filière batteries, dont il a décroché l'agrément en août 2025.
Recycler Mon Véhicule fait de la pièce de réemploi un axe majeur pour créer de la valeur locale et renforcer la filière légale. ©Surplus
Recycler Mon Véhicule fait de la pièce de réemploi un axe majeur pour créer de la valeur locale et renforcer la filière légale. ©Surplus

Un an et demi après son lancement, Recycler Mon Véhicule (RMV) peut se targuer d'avoir tenu ses promesses. Vincent Salimon, président de l'éco-organisme et du directoire de BMW Group France, n'a pas caché sa satisfaction lors d’un point d’information tenu début décembre 2025 devant de nombreux déconstructeurs.

"L'année 2025 a été intense, exigeante, structurante, mais surtout collective", souligne-t-il. Les objectifs fixés au démarrage ont été atteints, voire dépassés sur certains segments.

Sur le marché des deux/trois-roues et des voiturettes sans permis, RMV revendique 57 % de parts de marché avec 36 adhérents, se positionnant ainsi en leader. Sur les véhicules particuliers et utilitaires légers, l'organisme affiche 10 % du marché, conformément aux ambitions initiales face à la multiplicité des systèmes individuels agréés.

Un réseau dense au service de la proximité

Le déploiement territorial constitue l'une des grandes réussites de cette première année pour Recycler Mon Véhicule. Avec 1 060 centres VHU partenaires, l’éco-organisme dépasse largement l'objectif symbolique du millier initialement visé. "Notre réseau est dense, il couvre l'intégralité du territoire, ce qui nous permet d'assurer un service de proximité", précise Vincent Griffon, responsable des partenariats.

Pour favoriser le développement de ce réseau de centres VHU, l’éco-organisme entend conduire ses actions autour de deux axes : simplification et accompagnement.

"Sur la simplification, nous avons travaillé avec les systèmes individuels et les fédérations Mobilians et Federec pour faciliter votre quotidien. Nous nous sommes concentrés notamment sur la simplification des audits, avec la mise en place d’une grille commune d’audit, afin de ne pas changer le process déjà en place dans vos centres", explique Claire Deroche, chargée de mission performance.

La remontée des données a également fait l'objet d'une attention particulière. Objectif : éviter la multiplication des systèmes d’information. RMV a ainsi obtenu le maintien de l'outil Syderep au-delà de 2027 et son évolution pour automatiser davantage les déclarations réglementaires.

Des performances environnementales en progression

Sur le plan des objectifs réglementaires, la trajectoire apparaît globalement favorable. En matière de réemploi de pièces, le réseau de RMV atteint 12 % sur les véhicules particuliers et utilitaires, pour une ambition fixée à 16 % à l'horizon 2028.

"Ce n'est pas inatteignable, mais il faut continuer à travailler dans ce sens", analyse Claire Deroche. Sur les deux/trois-roues, les centres spécialisés affichent environ 30 % de taux de réemploi, pour un objectif de 40 %, même si les données restent encore à consolider sur l'ensemble des acteurs.

Les fluides frigorigènes font également l'objet d'une attention spécifique. Une étude menée avec des recycleurs volontaires a permis de quantifier la part récupérable dans les véhicules, avec des résultats qui placent la filière au-dessus des objectifs réglementaires.

Autre priorité de RMV : lutter contre les filières illégales, en particulier dans les territoires ultramarins. Une étude menée dans ces régions met en évidence un phénomène préoccupant : en 2024, le taux d’abandon y dépasse 10 %. Pour sensibiliser les populations locales, l’éco-organisme a notamment misé sur un levier original avec "Car Life Tycoon", un jeu qui place le joueur dans la peau d’un gestionnaire de centre VHU confronté aux circuits clandestins.

L'extension à la filière batteries

Face à l’électrification du parc roulant, l’éco-organisme avait également fait de l’obtention de l’agrément pour la filière batteries une étape importante dans son développement. C’est chose faite depuis août dernier.

RMV devient ainsi le seul éco-organisme agréé tant pour les véhicules hors d'usage que pour les batteries de véhicules électriques et hybrides. "Cette extension de notre mission s'inscrit dans la continuité de notre engagement aux côtés des constructeurs, importateurs et opérateurs", affirme Vincent Salimon.

La logique industrielle plaide pour cette intégration : on estime que 73 % des batteries seront collectées dans les centres VHU. Dès janvier 2026, l'éco-organisme prévoit de proposer un service de collecte et de prise en charge des accumulateurs au sein de son réseau.

Les enjeux sont considérables. À partir de 2030, quelque 50 000 véhicules électriques devraient atteindre la fin de leur cycle de vie chaque année. La réglementation impose des objectifs chiffrés : au moins 70 % de la masse des batteries devront être recyclés d'ici la fin de la décennie, et 80 % du lithium valorisés d'ici 2031.

Pour accompagner cette montée en puissance, RMV prévoit d’accompagner les déconstructeurs qui ne sont pas encore habilités à démonter les batteries haute tension.

Retrouvez en vidéo la conférence complète organisée par Recycler Mon Véhicule et la table ronde consacrée à la pièce de réemploi :

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