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Dépannage-remorquage : la FNA pousse un cri d’alarme

Publié le 2 avril 2020
Par Elodie Fereyre
2 min de lecture
Pour venir en aide aux quelque 5 000 entreprises de dépannage-remorquage menacées et qui se mobilisent pour le pays, la FNA demande l’adoption immédiate d’une ordonnance sectorielle pour accompagner leur perte d’activité due au confinement.
La FNA vient de saisir le gouvernement pour aider les 5 180 entreprises du secteur dépannage remorquage actuellement menacées.
La FNA vient de saisir le gouvernement pour aider les 5 180 entreprises du secteur dépannage remorquage actuellement menacées.

Mobilisées dans une démarche d’utilité publique, les entreprises du dépannage-remorquage sont-elles les grandes oubliées de cette crise du coronavirus ? C’est le sentiment de la FNA qui a saisi, le 30 mars 2020, les services du Premier ministre afin de demander "l’adoption dans les plus brefs délais d’une ordonnance sectorielle comme l’y autorise la loi urgence du 23 mars 2020". Sans cette aide de l’Etat, cette dernière estime que de nombreuses sociétés pourraient déposer le bilan. Elle considère que 5 180 entreprises du secteur dépannage-remorquage sont aujourd’hui dans le rouge et que leur perte d’activité atteint 80 %.

"Le marché du dépannage remorquage a la particularité d’être sous l’emprise à plus de 97 % des sociétés d’assistance qui imposent des cahiers de charges d’intervention très lourds, non compensé par les tarifs de prise en charge eux restés très bas. On retrouve ce déséquilibre également dans le secteur de la carrosserie. La crise rend ces contrats au rabais intenables et pointe du doigt des pratiques qui ne sont plus acceptables", insiste la FNA.

Aider les professionnels à traverser la crise

Par cette ordonnance, la fédération souhaite que les professionnels qui ont signé une convention avec les sociétés d’assistance, puissent facturer leurs prestations au tarif autoroute jusqu’à trois mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire. Elle préconise également l’absence de sanction pour manquement contractuel. Et appelle de ses vœux que les demandes des entreprises assurant des services de première nécessité, auprès des établissements bancaires ou de la BPI, soient identifiées et traitées rapidement.

Pour rappel, le secteur du dépannage remorquage s’est très largement mobilisé dans un élan de solidarité et une démarche d’utilité publique. Une plateforme a d’ailleurs été mise en place il y a quelques jours par la FNA, afin de recenser les points de service ouverts sur le territoire.

Enfin, la FNA ne compte pas s’arrêter là et confirme d’ores et déjà sa volonté d’ouvrir des "discussions sérieuses sur l’équilibre contractuel régissant les contrats passés entre, d’une part les sociétés d’assurance et les sociétés d’assistance, et d’autre part les professionnels de l’automobile", dès la sortie de la crise.

 

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