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Feda

Libéralisation des pièces de carrosserie, un point de bascule ?

Publié le 8 septembre 2021
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
En vigueur dès 2023, l’ouverture partielle du marché de la pièce de carrosserie ne représente, pour la Feda, qu’une première étape dans son combat législatif. Pour la fédération, il ne faut donc pas minorer cette mesure symbolique qui appelle à de nouvelles avancées.
Président de la Feda, Alain Landec entend poursuivre le combat engagé sur l'ouverture du marché des pièces captives en portant ce sujet à Bruxelles.
Président de la Feda, Alain Landec entend poursuivre le combat engagé sur l'ouverture du marché des pièces captives en portant ce sujet à Bruxelles.

"Ce que l’on fait avec le temps, le temps le respecte." C’est en rappelant cette citation du sculpteur Auguste Rodin qu’Alain Landec, président de la Feda, a retracé les nombreux efforts engagés par sa fédération pour soutenir l’ouverture du marché de la pièce captive. Effective à partir de 2023 sur les nouveaux modèles, cette libéralisation représente une "importante victoire", estime le président.

Délégué général de l’organisation professionnelle, Mathieu Séguran s’est dit également satisfait par cette première étape dans la libéralisation du marché. Ce dernier a, en outre, tenu à souligner que la rechange indépendante avait réussi à faire entendre sa voix auprès d’un Etat qui, jusqu’ici, ne prêtait son oreille qu’aux deux constructeurs nationaux. "L’un dont il est actionnaire et l’autre qu’il a fortement recapitalisé pendant la crise boursière…", rappelle le délégué général.

Répondant aux quelques voix qui ont mis en cause les réels bénéfices de cette avancée, Alain Landec a reconnu que le résultat obtenu n’était pas "parfait" mais il n’en constitue pas moins une "pierre dans le jardin des constructeurs". Un discours appuyé par Stéphane Antiglio, président de Parts Holding Europe : "La force du symbole est importante, c’est une date clé dans l’évolution de ce marché". Même son de cloche chez Alliance Automotive où Olivier Vedjovsky, directeur administratif et financier, s’est dit "ravi de cette avancée".

La Feda se tourne vers l’Europe

Pas question pour autant pour la Feda de se reposer sur ses lauriers. En effet, si le verrou législatif s’est enfin desserré pour les pièces de carrosserie, la rechange indépendante n’en ressentira pas les bénéfices avant dix ans pour les premiers véhicules concernés… En outre, la nouvelle réglementation n’étant pas rétroactive, les modèles sortis avant le 1er janvier 2023 bénéficieront donc d’une durée de de 25 ans.

C’est la raison pour laquelle la Feda entend donc transformer l’essai en mettant le cap désormais sur Bruxelles. Avec le soutien de la Figiefa, la fédération espère y obtenir une harmonisation entre les différents pays européens avec une ouverture immédiate et totale à la concurrence de toutes les pièces de carrosserie.

Et Stéphane Antiglio de conclure en rappelant que les marchés où la libéralisation est déjà pleinement effective (Italie, Belgique, Espagne, etc.), le secteur s’est régulé naturellement entre pièces constructeurs et celles dites de qualité équivalente. "Dans ces pays, la pièce constructeur n’est pas morte, bien au contraire. Beaucoup de clients continuent de privilégier ces pièces pour la réparation de leur véhicule. Ce que nous demandons, c’est simplement, dans un souci d’équité, une ouverture de ce marché", complète-t-il.

 

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