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La Feda veut faire de la mobilité un sujet de l’élection présidentielle

Publié le 17 janvier 2022
Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
A moins de trois mois de l’élection présidentielle, la Feda interpelle les candidats sur le sujet des mobilités, trop absent des débats à son goût. La fédération craint la naissance de "zones d’exclusion" si rien n’est fait.
La Feda et son président, Alain Landec, demandent aux candidats à l’élection présidentielle de ne pas sous-estimer l’importance des politiques de mobilité.
La Feda et son président, Alain Landec, demandent aux candidats à l’élection présidentielle de ne pas sous-estimer l’importance des politiques de mobilité.

La Feda regrette l’absence de la mobilité dans les débats en vue de l’élection présidentielle d’avril prochain, et lance ainsi un appel aux candidats afin qu’ils n’en sous-estiment pas l’importance dans leurs programmes et qu’ils s’engagent en faveur d’une mobilité durable pour tous les Français. La fédération se justifie : "Les mobilités quotidiennes ont été à l’origine, avec la hausse du prix des carburants, de la plus longue et de la plus violente crise sociale, celle des Gilets jaunes, des cinq dernières années."

Elle estime notamment que les modalités de la transition écologique, si celle-ci est nécessaire, doivent être revues, tant en termes de calendrier que de mesures d’accompagnement : "Le tout-électrique constitue à cet égard un choix radical et un pari extrêmement risqué : vouloir passer de 8 % des ventes aujourd’hui à 100 % en 2035 aura inévitablement pour effet de laisser des millions de ménages, notamment ruraux et/ou des classes moyennes sur le bord de la route".

Le risque de création de "zones d’exclusion"

La fédération compte donc alerter l'ensemble des candidats, via un document intitulé "Politiques de mobilités : les classes moyennes et populaires prises en otage", sur les risques d’aggravation des ségrégations spatiales et sociales à travers le pays, du fait des entraves fortes aux mobilités quotidiennes des Français. La mise en place d’ici 2025 de zones à faibles émissions (ZFE) dans 45 métropoles et agglomérations risque de faire des périphéries des "zones d’exclusion". Explications :

La conversion à l’électrique ne sera pas possible financièrement (pour les populations concernées, ndlr) et, en l’absence d’alternatives suffisantes en transports publics, une grande partie des Français les moins aisés pourrait ainsi se voir privée d’accès à l’emploi, à la santé ou à la culture.

A lire aussi : La Feda déploie une carte interactive des ZFE

Pour rendre cette transition écologique plus réaliste et accessible, la Feda formule plusieurs propositions :  l’intégration des véhicules hybrides et hybrides rechargeables à la conversion du parc à l’électromobilité ; l’investissement massif dans un réseau dense de bornes de recharge rapides ; un nouveau calendrier pour l’interdiction des véhicules dans les ZFE ; le renforcement des aides à la conversion pour les particuliers et les professionnels.

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