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Le remboursement des PGE différé d’un an

Publié le 15 janvier 2021
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Alors que la crise sanitaire se prolonge, le gouvernement a annoncé que le remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) pourra être différé d'un an.
Toutes les entreprises qui le souhaitent, quelles que soit leur activité et leur taille, auront le droit d’obtenir un différé d’un an supplémentaire pour commencer à rembourser leur PGE.
Toutes les entreprises qui le souhaitent, quelles que soit leur activité et leur taille, auront le droit d’obtenir un différé d’un an supplémentaire pour commencer à rembourser leur PGE.

Bonne nouvelle pour la filière automobile : le remboursement des PGE (650 000 entreprises concernées, tous secteurs confondus) pourra être différé d'une année supplémentaire, a annoncé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ce 14 janvier 2020. Ce report est de droit pour toutes les entreprises françaises, quels que soient leur secteur d'activité et leur taille.

Dans la foulée, les banques se sont engagées à examiner favorablement toute demande de moratoire ou de report d’échéance sur une base personnalisée.

Pour rappel, deux à quatre mois avant la date anniversaire de souscription du PGE, les chefs d'entreprise sont invités à étudier avec leurs banquiers les modalités de remboursement souhaitées selon leurs situations particulières. Ceci concerne environ 200 000 entreprises en avril 2021, 140 000 entreprises en mai, 170 000 en juin, 50 000 en juillet, et 100 000 entre août et décembre 2021. A l'issue de la première année les chefs d'entreprise auront le choix de rembourser le PGE ou de fixer avec leurs banquiers une durée d'amortissement.

Les prévisions de remboursement repoussées

L’annonce du gouvernement fait écho à une étude dévoilée par le Medef, quelques jours plus tôt, sur les PGE. Le temps prévu par les entreprises pour rembourser ces prêts s'est allongé après le deuxième confinement selon cette enquête. Parmi le millier d'entreprises interrogées en septembre puis en décembre 2020 par l'organisation patronale, la part de celles prévoyant d’effacer leur ardoise par anticipation ou à échéance d'un an a reculé de 34 % à 28 %. Quant à la part des sociétés envisageant de rembourser leur PGE sur la durée maximale de six ans, elle est passée de 19 % à 22 %.

Toujours entre septembre et décembre, la part des entreprises déclarant avoir consommé plus de 75% de leur PGE est passée de 11 % à 19 %. "La crise s'avère plus longue que prévu, notamment pour certains secteurs d'activité particulièrement impactés, et ces PGE ont été un levier indispensable pour éviter les faillites", souligne l'organisation patronale.

Précisons toutefois que, dans la grande majorité des cas, ces prêts n’ont pas été contractés en raison d’une situation de crise financière urgente : pour 40 % des entreprises, ils couvrent "un besoin de trésorerie anticipé" et pour 38 %, il s'agit d'une "épargne de précaution".

Les PGE, dont les bénéficiaires sont à 89 % des très petites entreprises (TPE) avec un chiffre d'affaires inférieur à 2 millions d'euros, ont été en grande majorité distribués entre avril et mai, et 95 % des entreprises qui en ont demandé un l'ont obtenu, selon l'enquête du Medef.

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