Leasia Conseil propose un bilan carbone à la portée des carrossiers

Sous la pression des donneurs d’ordres et des obligations réglementaires, les démarches environnementales se multiplient dans la réparation collision. Beaucoup d’acteurs, notamment soumis à la CSRD, cherchent désormais à mesurer et réduire les émissions de CO2 liées à leurs activités. Dans ce contexte, Leasia Conseil cible directement les carrossiers avec une offre adaptée à leurs contraintes, baptisée C2O (Carrosserie carbone optimisation).
Un outil construit sur l'expérience de deux spécialistes
L'entreprise se distingue avec un outil s'adaptant à toutes les tailles de carrosserie. La solution se veut aussi accessible financièrement pour les réparateurs. Il faut ainsi compter 900 euros (prix public) pour exploiter C2O sur l'année. Proposé à 900 euros par an, l'outil tranche avec les bilans carbone classiques, souvent facturés entre 6 000 et 15 000 euros et reposant sur des missions de conseil lourdes.
Testé auprès d’une vingtaine de réparateurs, la solution a été conçue par Isabelle Soret, spécialiste des démarches RSE, et Guillaume Grucy, qui connaît bien le terrain après des expériences chez AkzoNobel et PPG.
"Les outils de calcul existant, notamment ceux des fabricants de peinture sont bons. Mais nous proposons un calcul différent, en partant de la base de la carrosserie", affirme Guillaume Grucy. Concrètement, C2O analyse les caractéristiques du site (bâtiment, effectifs, équipements, procédés, produits utilisés) pour estimer les émissions de CO2. Sa méthode est actuellement en cours de certification auprès d’organismes spécialisés.
Transformer des efforts en gains
Au-delà du diagnostic, la solution propose une trentaine de leviers d’amélioration. Elle traduit les trois périmètres d’émissions définis par la CSRD en actions compréhensibles pour les ateliers. Certaines sont immédiates, comme l’optimisation de l’éclairage ou des consommations énergétiques. D’autres impliquent des choix plus structurants, à l’image du recours accru à la pièce de réemploi, à condition qu’elle reste économiquement pertinente.
Un point important auquel Guillaume Grucy reste attaché. "Ces efforts impliquent des investissements, mais génèrent en retour des économies de fonctionnement", précise-t-il. Une promesse de gains financiers pour les réparateurs.
Ce sont ces efforts qui constituent la trajectoire d'efforts environnemental de la carrosserie. Palpable, elle repose sur des actions planifiables et compréhensibles par les salariés et les apporteurs d'affaires. Ceux-ci peuvent ainsi aisément tenir compte de leurs engagements pour réduire leur bilan carbone et éventuellement les agréer plus facilement.
Par ailleurs, cet outil prépare les réparateurs au jour plus ou moins lointain où la CSRD – obligatoire pour les entreprises de plus de 1000 salariés et au chiffre d'affaires de plus de 450 millions d'euros – s'étendra à des structures de plus petite taille.
