Recycleurs : Mobilians mise sur la continuité avec Catherine Wagner

La branche recycleurs (VHU) de Mobilians ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l’élection de Catherine Wagner à sa présidence. Cette nomination, validée à l’unanimité lors de l’assemblée générale, s’inscrit dans une logique de continuité.
Aux côtés de la nouvelle présidente, Laurent Hérail est nommé vice-président et Pierre Meesemaecker trésorier. Tous trois sont déjà impliqués de longue date dans les travaux de la branche.
Une gouvernance élargie et territoriale
Au-delà du trio exécutif, la gouvernance repose sur un bureau national élargi. Mobilians entend ainsi affirmer le poids du maillage territorial dans la filière VHU afin de favoriser une approche collective.
L’ensemble de cette équipe entend poursuivre ce travail collégial, dans la continuité de l’action menée ces dernières années. Catherine Wagner s’inscrit d’ailleurs explicitement dans cet héritage.
"Je prends cette responsabilité avec beaucoup d’humilité, dans le respect des plus de quarante années d’engagement de Patrick Poincelet, dont le travail a profondément structuré notre profession. Avec l’équipe, nous poursuivrons cette dynamique avec exigence et sens des responsabilités. Notre cap est clair : inscrire durablement le métier de recycleur comme un pilier de l’économie circulaire".
REP, réglementation et électrification en ligne de mire
La branche des déconstructeurs est notamment engagée dans la consolidation de la filière dans le cadre de la REP-VHU, avec un travail de coordination entre les différents acteurs et des réflexions sur la mutualisation des outils et des process.
En parallèle, les évolutions réglementaires continuent de peser sur l’activité, en particulier autour du cadre ICPE 2712. Ces enjeux prennent une dimension supplémentaire avec la montée en puissance des véhicules électriques et la gestion de leurs batteries, qui imposent de nouvelles exigences techniques et sécuritaires.
Des échanges sont en cours avec les pouvoirs publics pour en préciser les modalités et accompagner les professionnels dans leur mise en œuvre.
La branche travaille également avec l’INRS à l’élaboration d’un guide de prévention et de bonnes pratiques, attendu en 2026, preuve d’une volonté de structurer davantage les conditions d’exploitation des centres VHU.
Faire reconnaître le rôle des recycleurs
Au-delà des contraintes, la filière cherche à affirmer sa place dans l’écosystème de l’après-vente. Cela passe par le développement du recours aux pièces issues de l’économie circulaire, mais aussi par la lutte contre les activités illégales qui fragilisent les acteurs structurés.
Les enjeux se jouent également à l’échelle européenne, avec les discussions autour du futur règlement relatif à la gestion des VHU. La branche, en lien avec l’association Egara, entend y défendre les intérêts des opérateurs français.
"Les prochaines années seront décisives pour notre filière. Nous devrons structurer durablement son organisation, accompagner des évolutions réglementaires majeures et affirmer pleinement la place des centres VHU dans l’économie circulaire. Notre ambition est simple : faire de notre profession un modèle de performance industrielle et environnementale", résume Catherine Wagner.
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