Lokemaan 1754 rachète Weinmann Technologies

"Weinmann Technologies a 59 ans. Je l'ai reprise à 22", écrit en préambule Louis-Mattéo Creplet sur son compte LinkedIn où il a annoncé officiellement son acquisition. Ce nouveau propriétaire du spécialiste de la cabine de peinture et de l'optimisation des ateliers de carrosserie co-dirige Lokemaan 1754. En dépit de sa jeunesse peu courante à cette place dans le milieu de l'après-vente automobile, il dispose déjà d'un solide bagage.
En effet, il sort tout juste du double cursus de l'École Polytechnique et de HEC. Il a cofondé avec son père, Frédéric Créplet, Lokemaan 1754. Une holding familiale dédiée à la reprise et au développement d’entreprises industrielles françaises, avec une vision de long terme. Par ailleurs, il a multiplié les expériences de développement d'entreprises, notamment dans le domaine énergétique. Il a aussi observé de l'intérieur la reprise de Tupperware par le groupe Revive.
Recherche d'une entreprise à transformer et optimiser
Aussi précise-t-il que "cette reprise, je l'ai menée en parallèle de mon année au Master X-HEC Entrepreneurs, parcours Reprise, et de mon immersion chez Tupperware, au sein du Groupe Revive". Le dirigeant raconte avoir pris conscience lors d'un séjour d'un an au Canada – où il a créé deux entreprises – qu'il n'est pas nécessaire de partir d'une feuille blanche pour entreprendre.
De retour en France, il a repéré Weinmann Technologies en recherchant une entreprise à reprendre, de préférence en Alsace, son terroir d'origine. Il visait tour particulièrement un acteur positionné sur une niche technologique à forte valeur ajoutée. "Je cherchais à transformer et optimiser une organisation existante, sans détruire ce qui fait sa valeur." Le spécialiste donc cochait toutes les cases.
Aujourd'hui, son nouveau dirigeant annonce d'ores et déjà les axes de sa stratégie pour son entreprise. Celle-ci doit d'abord demeurer une référence haut de gamme du marché automobile. Ensuite, il compte l'étendre au segment industriel et à la défense. Le jeune dirigeant vise aussi l'export de proximité : en Suisse et au Benelux. Enfin, Louis-Mattéo Creplet compte doubler la taille de son SAV, pour étendre ses interventions à J+1, quels que soient l'équipement et la localisation du client en France. Un projet qui sera intéressant à suivre, donc.
