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Carrosserie

Sherwin-Willams pousse DeBeer vers les anciennes

Publié le 3 février 2024
Par Nicolas Girault
2 min de lecture
Le fabricant de peinture américain a affiché son partenariat avec la FFVE à Rétromobile. Sherwin-Willams a exposé les solutions de sa marque DeBeer – la plus ancienne – pour la première fois au salon du véhicule de collection.
Jean-Christophe Servant Sherwin-Williams DeBeer Rétromobile
Jean-Christophe Servant, directeur général de Sherwin-Williams, expose DeBeer pour la première fois à Rétromobile. ©J2R/NG

DeBeer s'est affiché à Rétromobile 2024 ! Pour la première fois de son histoire, la marque de Sherwin-Williams a choisi de présenter ses solutions au salon du véhicule de collection, qui s'est tenu à Paris du 31 janvier au 4 février. Avec son stand situé à proximité de celui de la Fédération française du véhicule d’époque (FFVE), le fabricant de peinture a ainsi pu accueillir un grand nombre de visiteurs.

"En participant à cet évènement, nous visions le carrossier et l'automobiliste. Notre but était de créer de l'intérêt pour notre marque, afin de les orienter ensuite vers nos distributeurs", annonce Jean-Christophe Servant, directeur général de Sherwin-Williams France. Cette présence à Rétromobile s'est inscrite dans la lignée du partenariat signé avec la FFVE, en 2022. Le fabricant de peinture a ainsi pris le relais de Glasurit (groupe BASF), qui était jusqu'ici lié avec la fédération.

Clientèle spécifique

Fort de ce partenariat, Sherwin-Williams a donc profité du salon parisien pour mettre en lumière les produits et procédés dédiés à la restauration de véhicules de sa marque DeBeer. "Nous proposons des process spécifiques avec notamment des techniques de préparation plus soignées et plus longues, afin que la restauration tienne dans le temps", explique Jean-Christophe Servant.

Le dirigeant rappelle d'ailleurs que les carrossiers et rénovateurs intervenant sur le parc ancien ont des besoins particuliers. Très attachés à la qualité, ces professionnels sont aussi moins regardants sur le temps consacré à chaque véhicule. Des impératifs assez différents de ceux des carrossiers traditionnels ou des centres de reconditionnement VO – spécialité dans laquelle Sherwin-Williams reste aussi très présent.

Face à ces exigences, Sherwin-Williams n'hésite donc pas à faire valoir l'exhaustivité de son offre de produits et de services. "Avec les outils dont nous disposons aujourd'hui, du spectrophotomètre au contretypage, nous pouvons quasiment reproduire toutes les couleurs, souligne Jean-Christophe Servant. Dans les cas les plus compliqués, il suffit d'envoyer un échantillon à notre laboratoire néerlandais pour identifier la bonne teinte en 48 heures".

Reproduire même les teintes les plus complexes

Outre un portefeuille de solutions étoffé, le fabricant met aussi en avant son positionnement tarifaire attractif. Positionnée sur le segment "B" des produits de peinture en réparation-collision, la marque propose des prix moins élevés que certains concurrents. Un argument plutôt bien perçu dans un contexte inflationniste...

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Fort de ces atouts, Sherwin-Williams entend donc grandir dans le monde du véhicule de collection, et prévoit d'ailleurs de participer à de nouveaux salons et évènements régionaux. Actuellement, ses peintures sont mises à l'épreuve dans la restauration d'un autobus ancien. Cet important chantier, mené en partenariat avec la FFVE notamment, devrait prochainement être dévoilé au public. Ce qui représentera, pour Sherwin-Williams, une belle carte de visite sur ce marché prometteur.

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