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“La clé du succès d’un fournisseur aftermarket c’est une logistique sans faille”

Publié le 23 avril 2014
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3 min de lecture
Eric Le Gall, KYB, directeur général France et Europe du Nord - Leader au Japon dans le secteur de l’hydraulique KYB est aussi l’un des plus grands fournisseurs d’amortisseurs d’origine et de rechange au monde. Pour l’entreprise, qui fête cette année le 25e anniversaire de sa présence Aftermarket en Europe, l’efficience de sa chaîne logistique passe forcément par la mise en place des outils EDI.
Eric Le Gall, KYB, directeur général France et Europe du Nord. Membre du Conseil de surveillance du GOLDA et président de la collective des Amortisseurs
Eric Le Gall, KYB, directeur général France et Europe du Nord. Membre du Conseil de surveillance du GOLDA et président de la collective des Amortisseurs

Votre adhésion au Golda est finalement assez récente…

Oui, nous avons commencé, il y a quatre ans à nous préoccuper vraiment de l’EDI, avec le tarif, la passation des commandes et consultation des disponibilités, puis la dématérialisation des factures. Ce sont les trois services que nous proposons actuellement. La mise en place des outils Golda s’inscrit dans une vaste stratégie d’optimisation de la supply chaîne. Les informations dont on peut disposer grâce à eux sont utiles pour l’ensemble de nos processus, depuis la conception des produits jusqu’au client final. Le nombre de commandes par exemple peut influer sur l’achat des matières premières. Nous sommes actuellement dans une migration informatique, avec la mise en place d’un nouvel ERP qui nous permettra d’aller encore plus loin dans nos options de traçabilité et de quantification des ventes. Mieux prévoir nos productions permet d’atteindre un meilleur taux de service, notre objectif dans ce domaine est de dépasser les 96 %.

Quels nouveaux outils allez-vous développer ?

L’outil sur les statistiques de vente est très intéressant, nous allons le mettre en place, nous pourrons ainsi mieux maîtriser le flux des ventes indirectes, c’est-à-dire celles qui passent par les plateformes. Autre outil en préparation au Golda et que nous suivons de près, c’est TecReturns, il permettra de gérer électroniquement le retour des pièces. Nous y travaillons au sein du Conseil de surveillance. Aujourd’hui les retours ne sont pas toujours bien organisés, cela se fait fournisseur par fournisseur. Nous ne pouvons plus faire l’économie d’un minimum d’optimisation dans ces flux à valeur négative pour les fournisseurs. Il était donc logique que le Golda s’attache à fluidifier et normaliser les informations nécessaires aux retours. C’est un outil complémentaire de TecWarranty.

La clé du succès d’un fournisseur Aftermarket c’est avant tout une logistique sans faille, permettant l’optimisation des stocks, de la rotation, des finances. Sur un marché français de l’amortisseur en chute de 5 à 6 % par an, il est d’autant plus important de ne pas louper des ventes. Il nous faut maintenir un taux de service élevé et une vaste couverture de parc par des collections de plus en plus importantes avec une demande globale à la baisse. C’est une adéquation qui n’est pas facile à réaliser, d’où la nécessité de disposer d’outils d’automatisation et de gestion performants qui ajoutent de la plus-value à l’offre commerciale.

La participation aux travaux du Golda vous paraît importante ?

Oui, la structure et le principe paritaires du Golda constituent une démarche originale d’échanges. Les décisions se prennent ensemble et à l’intérieur d’un collège constitué de fabricants et de distributeurs, il n’y a pas d’intérêts antagonistes. C’est un organisme créé pour l’amélioration des conditions de travail, clients/fournisseurs, de toute la profession. Ce serait une erreur de croire qu’il s’agisse d’un prestataire venant offrir ses services dans le seul but d’augmenter son chiffre d’affaires, d’engranger des bénéfices. Son historique, son origine associative sont importants, on n’est pas client du Golda, on participe au Golda, en pleine confiance, on partage des informations, des outils, mis en place et élaborés entre protagonistes de la même branche professionnelle. De fait, les besoins sont clairement identifiés et en découle une offre de services dont la valeur ajoutée bénéficie aux fabricants et aux distributeurs. Certains ont peur, lorsque des informations sont communes, qu’il y ait un aspect “big brother”, mais c’est hors de propos et il est sûrement bien plus risqué de nos jours d’échanger par fax, par email, par téléphone que par EDI. Par ailleurs, concernant les distributeurs, beaucoup n’ont pas encore connaissance des avantages apportés par ce type d’échanges, ils n’ont pas le réflexe de contacter directement le Golda. Je pense que nous autres, membres du Golda, avons un rôle de sensibilisation à jouer, de pédagogie vis-à-vis de la profession, pour inciter le plus grand nombre à nous rejoindre. Aider au développement du Golda est un vrai réflexe à avoir dans nos équipes. Personnellement j’ai pris la décision, il y a trois ans, d’intégrer la quote-part des transactions Golda dans les indicateurs de performance de nos commerciaux. Ils doivent identifier les clients qui peuvent accéder à ces outils et les mettre en relation avec la responsable de l’administration des ventes. Pour le Golda le grand axe de progression, hormis le challenge technique, c’est bien, à mon sens, la communication.

 

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