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Equipementiers

Actia va céder ses activités contrôle technique et équipements de garages

Publié le 30 mars 2022
Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
Actia a annoncé la cession au groupe Base de sa division automotive, supervisant les activités contrôle technique et équipements de garages. L’équipementier conserve, en revanche, son offre de produits et services autour du diagnostic.
Actia va notamment céder l'activité contrôle technique au groupe Base. © Actia
Actia va notamment céder l'activité contrôle technique au groupe Base. © Actia

En marge de la publication de ses résultats consolidés de l’année 2021, Actia a annoncé être en phase de cession de plusieurs activités. Sur la division automotive, le contrôle technique et les équipements de garage sont concernés. L’acquéreur n’est autre que Base. Ce groupe, créé par le fonds d’investissement germanique Stargate Capital, s’est structuré grâce à de multiples acquisitions (API, Fog, Beissbarth, Sicam, Werther, Apac, Tecnotest, Tecalemit...) au cours des dernières années.

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L’opération est entrée en phase de discussion exclusive. En plus des deux activités, la cession comprend également le site immobilier de Chartres (28) et 30 % des titres de sa filiale Actia Cz, en République Tchèque, spécialiste des analyseurs de gaz. La marque Muller, propriété d’Actia, est aussi transférée au groupe Base. L’activité concernée représente un chiffre d’affaires estimé à 21 millions d’euros en 2021, et concerne 115 salariés.

Des cessions pour réduire son endettement

En parallèle, le conseil d’administration d’Actia a autorisé le projet de cession des titres de la division power, spécialisée dans l'électrification des véhicules, de l’équipementier à Plastic Omnium. Le processus devrait aboutir dès ce deuxième trimestre 2022, pour une division au chiffre d’affaires estimé de 22,3 millions d’euros en 2021 et 200 salariés concernés. Selon le groupe, ces deux cessions d’activités "non stratégiques" devraient lui permettre de réduire son endettement, établi à 221,8 millions d’euros (net) à fin 2021, de 70 millions d’euros.

"Au moment où nos organisations font face à de nombreuses contraintes, ces projets s’inscrivent dans une double perspective : d’une part, des rapprochements industriels qui permettent à nos équipes de se tourner résolument vers un avenir fédérateur, riche en perspectives, avec des moyens bien supérieurs à ceux qu’Actia pouvaient mettre en œuvre, et, d’autre part, dans la volonté du groupe, de renforcer son positionnement dans l’électronique au service de la mobilité et de relever les nombreux défis associés à une électronique connectée, apte à accueillir les fonctions d’intelligence artificielle tout en assurant les contraintes de sureté et de cybersécurité propre à un monde digitalisé", commente Jean-Louis Pech, PDG du groupe Actia.

Un CA en hausse de 5,5 % en 2021

En 2021, Actia a réalisé un chiffre d’affaires de 462,8 millions d’euros, en hausse de 5,5 % par rapport à 2020. L’équipementier estime que les tensions sur le marché des composants lui ont valu un retard de production évalué à 28 millions d’euros et des commandes non parvenues ou non traitées estimées à plus de 70 millions d’euros. La division automotive a été la plus touchée par ces perturbations, mais a tout de même enregistré une croissance de 2 %, alors qu’elle compte pour plus de 86 % du chiffres d’affaires du groupe.

Malgré les deux projets de cession, Actia espère atteindre d’ici quatre ans un chiffre d’affaires supérieur à 800 millions d‘euros. Son carnet de commandes, "en croissance continue", rend le groupe optimiste. "Les cessions permettraient à Actia de disposer à la fois de plus de moyens pour conforter sa politique d’innovation tout en accompagnant ses clients dans les nombreux défis du monde électronique, mais aussi de meilleures conditions pour piloter sa croissance", précise l’équipementier.

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