Défaillances d'entreprises : l’automobile dans la zone rouge

Dans la filière automobile, les signaux se tendent nettement. Selon le dernier bilan d’Altares, au premier trimestre 2026, 771 entreprises du commerce et de la réparation de véhicules ont fait défaut, soit une progression de 6,6 %.
Le commerce automobile concentre près de la moitié des défaillances, avec une hausse de 9 %, tandis que les ateliers ne sont pas épargnés. Les garagistes enregistrent eux aussi une augmentation des procédures (+4 %), traduisant des marges sous pression et des tensions persistantes sur la trésorerie.
Un niveau de défaillances historiquement élevé
L’automobile s’inscrit dans un contexte global préoccupant, précise Altares. Sur les trois premiers mois de l’année, 18 986 entreprises (+6,4 %) ont été placées en procédure collective. Sur douze mois glissants, le seuil des 71 000 défaillances est désormais franchi, un niveau inédit.
Cette dynamique est tirée en grande partie par l’explosion des redressements judiciaires (+13,6 %), signe d’une aggravation des difficultés financières. Dans le même temps, les liquidations judiciaires progressent plus modérément (+3,6 %).
Le coût social est particulièrement lourd : plus de 75 000 emplois sont aujourd’hui menacés, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis la crise de 2009.
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