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Equipementiers

Driv veut passer à la vitesse supérieure

Publié le 9 décembre 2020
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Né du rachat de Federal Mogul par Tenneco, le groupe Driv affiche ses ambitions sur le marché de la rechange. Après une phase d’intégration, l’équipementier, fort d’un portefeuille produits élargi, a pu faire face sereinement à la crise et entrevoit l’avenir avec confiance.
Andrew Sexton, vice-président du groupe et directeur général de Driv Motorparts EMEA.
Andrew Sexton, vice-président du groupe et directeur général de Driv Motorparts EMEA.

Plus de 17,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 78 000 salariés, 217 sites de production, 41 centres de distribution… Ces quelques chiffres donnent la pleine mesure de la dimension acquise par le groupe Tenneco, depuis son rachat de Federal Mogul, en 2018. Rien que sa division Driv, qui couvre notamment l’activité après-vente de l’équipementier, affiche un chiffre d’affaires de 5,9 milliards de dollars.

C’est sûr, le groupe américain dispose désormais d’une taille significative, qui lui permet de s’affirmer comme l’un des leaders de l’industrie automobile mondiale. Au-delà de ces chiffres, Tenneco s’est efforcé ces derniers mois de donner plus de cohérence à ses activités en gérant cette première phase d’intégration. Des économies d'échelle importantes ont ainsi été mises en œuvre, notamment grâce à une simplification du réseau d'ingénierie, de fabrication et de distribution.

"Ces deux dernières années, nous nous sommes concentrés sur la mutualisation de plusieurs services. Des centres de distribution ont notamment été regroupés pour optimiser notre service logistique. Aujourd’hui, nous voulons apporter plus de valeur à nos clients", explique Andrew Sexton, vice-président du groupe et directeur général de Driv Motorparts EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).

Driv marques

Les marques emblématiques du portefeuille Driv représentent 75 % de ses activités.

Une équipe commerciale opérationnelle en France

Fort de ce nouveau statut et d’un portefeuille de marques élargi (Monroe, Moog, Ferodo, Jurid, Payen, Champion, etc.), le groupe a d’ailleurs pu surmonter plus sereinement la crise sanitaire. "Grâce à notre portefeuille très diversifié et nos implantations géographiques, nous avons pu mieux faire face à la crise. […] A partir de mars, nous avons enregistré plus de 50 % de baisse des commandes. La reprise d’activité a été perceptible à partir de juin et la demande s’est faite plus forte dès le second semestre", précise Andrew Sexton.

Aujourd’hui, Driv veut donc aborder l’avenir avec confiance et entend s’imposer comme l’un des fournisseurs incontournables de la distribution européenne, et notamment française.

"Driv fait partie du top 2 ou top 3 des fournisseurs en France. Nous avons créé de l’intérêt pour nos distributeurs français, ce qui nous a aidé à grandir significativement sur le marché local. Notre nouvelle organisation commerciale y est totalement opérationnelle depuis 2020. […] Avec la crise, beaucoup de comptes clés ont fait le choix de réduire leurs fournisseurs en privilégiant les consolidateurs dont nous faisons partie. Grâce à notre stratégie one stop shop, nous disposons de nombreuses gammes de produits avec des marques qui ont plus de 100 ans d’historique et d’une offre de services très complète", conclut Maurits Binnendijk, vice-président et directeur général de Driv Aftermarket Europe.

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