GPC : l’activité automobile bientôt sous pavillon O'Reilly ?

Selon des informations de Bloomberg, O'Reilly Automotive a transmis une offre de rachat en numéraire pour l'acquisition de l'activité de distribution de pièces automobiles de Genuine Parts Company (GPC). L’actif serait valorisé à plus de 10 milliards de dollars. Si les discussions aboutissent, un accord pourrait être annoncé avant la fin de l'été.
Rien n'est toutefois arrêté. Toujours selon Bloomberg, GPC pourrait finalement décider de conserver cette activité ou de poursuivre le projet de scission annoncé en début d'année. L'arrivée d'un autre candidat au rachat reste également envisageable. Sollicités par le spécialiste de l'information économique et financière, les deux groupes n'ont pas souhaité commenter ces informations.
Fondé en 1957, O’Reilly Automotive est un distributeur américain de pièces automobiles exploitant la marque O’Reilly Auto Parts. L’entreprise est présente aux États-Unis, au Mexique et à Porto Rico, avec plus de 6 000 magasins.
Une réorganisation déjà engagée
Cette possible cession intervient quelques mois après l'annonce de Genuine Parts de son intention de séparer ses activités automobiles et industrielles en deux sociétés indépendantes. Le groupe estimait alors que chacune pourrait être mieux valorisée en évoluant de manière autonome.
Cette réflexion stratégique faisait notamment suite aux pressions du fonds activiste Elliott Investment Management, qui jugeait que la valorisation boursière du distributeur ne reflétait pas le potentiel réel de ses deux métiers.
Ces dernières années, plusieurs grands industriels américains ont d'ailleurs engagé des restructurations comparables afin de simplifier leur organisation et de mieux valoriser leurs actifs.
Un contexte sous tension
Fondé en 1928 et basé à Atlanta, Genuine Parts exploite notamment les entités Napa Auto Parts ainsi que Motion, spécialisée dans la distribution industrielle. En 2025, la branche automobile a généré plus de 15 milliards de dollars de chiffre d'affaires, contre environ 9 milliards de dollars pour les activités industrielles.
Bloomberg souligne que cette possible opération intervient dans un contexte délicat pour l'ensemble du secteur. Les distributeurs doivent composer avec l'augmentation des coûts, les tensions commerciales liées aux droits de douane et une transition vers le véhicule électrique qui progresse à des rythmes variables selon les marchés.
Le marché nord-américain reste également marqué par les difficultés de First Brands, placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites l'an dernier.
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