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La FFC se félicite de l’ajournement des ZFE

Publié le 13 juillet 2021
Par Nicolas Girault
< 1 min de lecture
Le report de l’interdiction de certains véhicules dans les Zones à faibles émissions (ZFE) par le Sénat soulage le syndicat professionnel des carrossiers et services automobiles. Néanmoins, la FFC Mobilité, Réparation et Services maintient ses réserves sur le dispositif actuel.
Initialement déployées dans quatre agglomérations, les ZFE ont été étendues aux 45 métropoles comptant plus de 150 000 habitants.
Initialement déployées dans quatre agglomérations, les ZFE ont été étendues aux 45 métropoles comptant plus de 150 000 habitants.

Dans un communiqué, la FFC Mobilité affirme que les amendements des sénateurs vont "redonner le temps à notre filière de se mettre en ordre de marche, et d'avancer les réserves que suscitent la mise en place des ZFE et ses incohérences". En effet, le 22 juin dernier, les élus ont repoussé l’interdiction des véhicules Crit’Air 3, 4 et 5 (ainsi que les modèles de collection) dans les ZFE de 2025 à 2030. Ce moratoire répond notamment à la demande des syndicats professionnels et associations d’usagers (CNPA, Feda, FNA, 40 Millions d’automobilistes…).

Le syndicat professionnel demande aussi la prise en compte des émissions de CO2 dans les paramètres Crit’Air. Car, "la loi telle que définie, permet d'exclure des centres-villes un véhicule diesel de 11 ans, tandis qu'elle peut autoriser une grosse berline essence de marque allemande neuve par exemple, alors que ses émissions de CO2 sont supérieures."

Autre incohérence dénoncée : l'impact économique. Un effet prévisible de la limitation d’accès aux centres urbains (et à leurs commerces), pour de nombreux possesseurs de voitures incriminées. En "limitant l'accessibilité de ces derniers aux commerces urbains, notamment les réparateurs et carrossiers. En Ile-de-France, près de 700 000 véhicules sont concernés, un manque à gagner certain pour nos entreprises", souligne la FFC.

L’organisation précise qu’elle contactera prochainement les pouvoirs publics pour les interpeller à ce sujet. Comme d’autres, la Fédération compte donc maintenir la pression sur les législateurs à la suite de la décision sénatoriale. Ainsi, la Feda a récemment lancé une pétition. Tandis que la FNA prépare un Livre Blanc sur la transition écologique et plaide pour un accompagnement des professionnels implantés dans les ZFE.

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