Carrosserie : les coûts de réparation toujours plus élevés

Malgré un recours croissant aux pièces de réemploi (PRE), le coût de la réparation-collision automobile continue de progresser. Selon l'observatoire de SRA, la facture moyenne a augmenté de 4 % sur les douze mois glissants arrêtés à la fin du premier trimestre 2026.
Le poste "pièces" demeure l'un des principaux moteurs de cette hausse. Sur la période observée, il enregistre une hausse de 3,6 %. Les coûts de main-d'œuvre et des ingrédients peinture augmentent quant à eux respectivement de 3,8 % et de 4,3 %.
Deux nouveaux postes observés par SRA
Les analystes de l'association d'assureurs suivent désormais deux nouveaux postes de facturation : les "forfaits" et les "petites fournitures". Sur les douze derniers mois, les premiers ont progressé de 5,1 %, tandis que les seconds ont reculé de 15,4 %.
Les pièces de rechange restent toutefois le premier poste de dépense dans la réparation-collision. Elles représentent désormais 52,7 % de la facture moyenne. La main-d'œuvre en constitue 35,2 % et les ingrédients peinture 10,1 %. Les forfaits ne pèsent quant à eux que 1,9 % du total.
Dans le même temps, le recours aux pièces de réemploi poursuit sa progression. Elles sont désormais utilisées dans plus d'une réparation sur cinq (22,3 %), contre 18,3 % en 2025 et seulement 13 % en 2023. Cette pratique est particulièrement répandue sur les véhicules âgés de plus de cinq ans. Si son développement se confirme, la part des PRE demeure toutefois insuffisante pour compenser la hausse du coût des pièces neuves.
Les constructeurs aux politiques tarifaires contrastées
Le montant du panier moyen des pièces achetées auprès des constructeurs par les carrossiers a progressé de 5,3 % sur l'ensemble de l'année écoulée, alors que les tarifs bruts ont augmenté de 4,6 %. SRA attribue cet écart à un effet de mix produit.
Selon l'association, "la montée en puissance de modèles récents présente désormais une plus grande part dans les sinistres" de certaines marques. Parmi les véhicules concernés figurent notamment les Hyundai Kona II, Kia Niro II, Mazda CX-60 et Mazda2 IV.
En pondérant l'évolution tarifaire selon les marques et les modèles, SRA distingue les constructeurs ayant le plus augmenté leurs prix de ceux qui les ont réduits. Les hausses les plus marquées concernent MG (+7,7 %), Suzuki (+5,4 %), Kia (+5 %) ainsi que Hyundai et Mazda (+4,5 % chacune). À l'inverse, Ford (-2,9 %), Jeep (-1,5 %), Lexus (-1 %) et Honda (-0,6 %) figurent parmi les rares constructeurs à avoir abaissé leurs tarifs.
Des disparités régionales
Le niveau tarifaire du panier de pièces atteint désormais un indice de 192,4 par rapport à 2015, année de référence fixée à 100. Sur la même base, les indices de la main-d'œuvre et des ingrédients peinture s'établissent respectivement à 149,7 et 171, contre 138,1 et 155,9 en 2024.
Comme lors des précédentes observations, les écarts régionaux demeurent significatifs, avec des tarifs plus élevés en Île-de-France et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. SRA souligne toutefois que le rythme de progression observé au premier trimestre est inférieur à celui enregistré lors du trimestre précédent.
Une évolution qui confirme le poids prépondérant de l'inflation des pièces détachées dans la hausse des coûts de réparation-collision. À ce stade, la progression des PRE ne suffit donc pas à enrayer cette tendance de fond.
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