Pièces d'occasion : SRA lance son label qualité

Depuis le 1er janvier 2026, le label "Recycleur vertueux" entame son déploiement. Après deux ans de gestation, SRA concrétise ainsi un projet annoncé dès 2024. L'association d'assurances (Axa, Covéa, Generali, etc.), également affiliée à France Assureurs, délivre donc son label aux centres de recyclage automobile produisant des PRE. Non seulement celui-ci garantit les bonnes pratiques autour de leur production, mais il classifie aussi les pièces d'occasion. Un gain de temps pour les réparateurs et un encouragement à utiliser cette alternative à la pièce neuve.
La PRE devant le recyclage de matière
En effet, ce label classe les PRE produites sur un site en quatre catégories. Selon leur état et les interventions nécessaires pour les réemployer, elles sont notées de Q1 à Q4. Cette classification homogénéisée devrait ainsi faciliter la vie des réparateurs, en leur donnant une idée précise de leur qualité. Par ailleurs, elle pousse les centres VHU à produire des PRE de valeur.
Parallèlement, les "recycleurs vertueux" doivent d'abord être en conformité avec les normes environnementales. Ils doivent donc obligatoirement adhérer à l'éco-organisme Recycler mon véhicule. Ensuite, leur évaluation dépendra aussi du nombre et de la nature des composants remis en circulation. Celui-ci sera privilégié par rapport à leur poids recyclé. Un moyen de distinguer les recycleurs de pièces de ceux de matières.
Parallèlement, les sites concernés doivent produire leurs pièces d'occasion suivant les principes de qualité et de sécurité – notamment en adoptant des pratiques RSE. Ils doivent également les commercialiser en respectant le taux de TVA adéquat et les livrer avec un minimum de garanties.
Tournant pour la profession et levier pour les assurances
Enfin, leurs PRE doivent être traçables. Cette dernière exigence valorise celles produites par les professionnels, face à celles circulant hors du cadre légal – notamment sur internet.
L'attribution de ce label est soumise à des audits annuels. Le premier sera effectué sur site, pour évaluer ses performances. Ensuite, leur examen sera vérifié tous les un à deux ans. Leur note finale pourra ensuite être exploitée par les centres VHU pour répondre aux appels d'offres des assurances. Celles-ci pourront ensuite pousser encore davantage les réparateurs à utiliser les pièces d'occasion en les orientant vers des centres référents.
Mais surtout, la généralisation de ce label chez les recycleurs pourrait accélérer la transformation de leur profession. En effet, cette dernière se structure depuis quelques années, avec l'essor de la pièce d'occasion. Mais l'homogénéisation de leur qualité et des services les accompagnant à travers toute la France marquerait une évolution majeure du secteur. En particulier, les entreprises les mieux structurées pourraient accélérer leur développement, face à celles incapables de répondre à certains critères du label, impliquant notamment leur digitalisation étendue... Un clou supplémentaire dans le cercueil des casseurs traditionnels et un tremplin pour les recycleurs 2.0.
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