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GIPA donne des pistes à l’international

Publié le 12 décembre 2013
Par Axel Abadie
3 min de lecture
La société d’études et d’analyses présentait, lors d’un forum dédié aux marchés internationaux, les opportunités sur les continents africain et asiatique notamment. Ce dernier, où GIPA se développe fortement, gagne à être regardé plus en détails.
François Passaga, président du GIPA, et Eric Devos, directeur général.
François Passaga, président du GIPA, et Eric Devos, directeur général.

L’Inde, la Malaisie, la Chine, le Maroc et l’Afrique du Sud étaient les pays mis à l’honneur lors du forum Après-vente international, tenu lors d’Equip Auto. François Passaga, président du GIPA (Groupement inter professionnel de l’automobile), et Eric Devos, directeur général, estiment que “l’Asie est une des clés de notre développement, parce qu’elle est aussi la clé du marché automobile”. En effet, GIPA s’implante dans les pays où ses clients constructeurs, équipementiers, pétroliers, ou encore manufacturiers ont besoin d’informations de marché.

Ainsi, outre son développement en Amérique du Sud ou en Russie, la société s’est penchée sur le dynamisme de l’Asie du Sud-est. “Nous avons d’abord commencé par les 2 roues, l’année dernière, dans un pays qui présente un parc plus important que les pays européens réunis. C’est le Vietnam, avec 24 millions de 2 roues en circulation”, détaille ainsi François Passaga. Ensuite, GIPA a étudié la Malaisie. “C’est un pays fantastique, personne n’y pense ni ne voit l’importance de ce marché”, poursuit-il.

Potentiel de développement

En effet, en 6 ans, la Malaisie a connu une augmentation de ses immatriculations de 20 %. “Le parc VP et VUL est de 9,9 millions de véhicules pour 28 millions de personnes, un taux très élevé”, poursuit François Passaga. Donc des opportunités en rechange, mais aussi pour les constructeurs. Comme le démontre le président du GIPA, ce sont les marques Proton et Perodua qui sont leaders sur ce marché. “Le premier détient plus de 30 % du parc, mais qui connaît ce constructeur ?, s’interroge-t-il. J’ai rencontré un équipementier qui m’expliquait que Perodua utilisait ses pièces. Il était ravi, même avec ce seul client.”

“Les Européens et les Américains sont déjà en retard sur ce marché. Malgré tout, il faut reconnaître que c’est un marché compliqué, et qu’il est difficile d’y vendre ses véhicules.”

Un peu plus à l’Ouest, “beaucoup parlent de l’Inde et de son potentiel de développement. Il y a actuellement un gros marché 3 roues, qui glisse peu à peu vers le 4 roues. Les immatriculations ont bondi de 77 % en 6 ans. Et le parc VP, à 12,5 millions, est encore petit, malgré une augmentation d’1 million d’unités par an”, poursuit François Passaga. Du côté des leaders du marché, la constatation est la même qu’en Malaisie. “Tout le monde connaît Tata et pense qu’il est leader. Ce n’est pas du tout le cas. Il n’a pas une si bonne image, et il est devancé par Hyundai d’une part, et surtout par Maruti-Suzuki. Donc, c’est un marché qui est ouvert aux occidentaux, bien qu’il ne soit pas facile à conquérir. L’Inde est un de ces pays où les constructeurs doivent se demander ce qu’ils peuvent y faire”, assène-t-il.

Dernier focus asiatique, le CCPIT Shanghai (China council for the promotion of international trade) était invité à présenter le marché chinois. En 2012, année record, la production s’établit à 19,3 millions d’unités, en hausse de 3,8 % sur an. La statistique est la même concernant les ventes, en hausse cette fois de 1,9 %. L’export de pièces détachées constitue également une activité forte, à destination, principalement, de la Russie, en hausse de 136 % ces dernières années.

Aubaine marocaine

Place ensuite à l’Afrique, ou l’Afrique du Sud et le Maroc représentent les opportunités les plus intéressantes. Dans le premier cas, 5,8 millions de VP sont en circulation, soit une hausse du parc de 13 % depuis 2008. Avec une moyenne de 156 000 kilomètres au compteur et une moyenne d’âge de 7,7 ans, si cela suscite un renouvellement, le chiffre reste inférieur à l’aubaine marocaine. En effet, le Maroc compte, lui, seulement 1,4 million de véhicules en circulation, pour un parc âgé de 9,8 ans.

Selon l’Amica, Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobiles, l’évolution progressive de son marché le rend attractif. L’association a d’ailleurs rappelé l’investissement de Renault à Tanger, qui produit 400 000 véhicules par an et a créé 6 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects. Les statistiques liées à l’export parlent d’elles-mêmes : d’une valeur de 2,7 milliards d’euros en 2012, ils ont augmenté de 15,7 % sur an, après +27,8 % en 2011 et +52,8 % en 2010. Enfin, Eric Devos n’oublie pas de préciser que dans l’approche de ces marchés, “il faudra s’adapter à leur façon de fonctionner”.

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