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Défaillances : les réparateurs décrochent au deuxième trimestre 2026

Publié le 16 juillet 2026
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Après un début d'année déjà difficile, les défaillances continuent de gagner du terrain dans le commerce et la réparation automobile. Au deuxième trimestre 2026, Altares enregistre une hausse de 14,8 % des procédures collectives, avec une aggravation particulièrement marquée dans les ateliers.
Les activités d'entretien-réparation automobile enregistrent une hausse de 28 % des défaillances au deuxième trimestre 2026, selon Altares, après une première dégradation déjà observée en début d'année. ©Profil+
Les activités d'entretien-réparation automobile enregistrent une hausse de 28 % des défaillances au deuxième trimestre 2026, selon Altares, après une première dégradation déjà observée en début d'année. ©Profil+

Le printemps n'a pas apporté l'accalmie espérée aux professionnels de l'automobile. Alors que le nombre de défaillances continue de progresser dans l'ensemble de l'économie française, la branche du commerce et de la réparation de véhicules est particulièrement touchée.

Altares y recense 823 procédures collectives au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 14,8 %, bien supérieure à la moyenne nationale (+5,4 %).

Les réparateurs durement touchés

Dans le détail, Altares distingue deux dynamiques. Le commerce de véhicules poursuit sa dégradation (+11 %), mais c'est désormais l'activité d'entretien-réparation qui inquiète le plus avec une envolée de 28 % des procédures.

Cette hausse semble traduire les difficultés croissantes rencontrées par certains ateliers confrontés à une activité moins soutenue, à des coûts d'exploitation toujours élevés et à des trésoreries de plus en plus sollicitées.

Précisons que ce phénomène s'inscrit dans un contexte plus large. Les très petites entreprises (TPE), qui représentent les trois quarts des défaillances enregistrées en France, restent les plus fragiles (+8,3 %). Les sociétés de moins de trois ans sont également particulièrement exposées (+12,7 %). Altares souligne que la vente et la réparation automobile figurent parmi les activités les plus représentées dans cette catégorie.

Une "économie sans élan" selon Altares

Au-delà de la seule filière automobile, Altares estime que la faiblesse de la croissance ne permettra pas un reflux rapide des défaillances. L'économie française a enregistré 17 486 procédures collectives au deuxième trimestre, un niveau supérieur de près de 40 % à celui observé avant la crise sanitaire. Depuis le début de l'année, plus de 37 700 entreprises ont déjà fait défaut.

"La fragilité des entreprises n’est plus à chercher dans les dispositifs hérités de la gestion de la crise sanitaire mais dans une conjoncture qui affaiblit brutalement l’équilibre financier des entreprises", analyse Thierry Millon, directeur des études d'Altares.

Le spécialiste de la donnée d’entreprise anticipe encore entre 34 000 et 35 000 nouvelles procédures collectives au second semestre 2026.

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