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Gaƫl Navinel, Bosch : "La marque Bosch est une valeur refuge"

PubliƩ le 31 octobre 2023
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Par Mohamed Aredjal
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9 min de lecture
NommĆ© en septembre 2023 pour succĆ©der Ć  Thierry Leblanc, GaĆ«l Navinel est le nouvel homme fort de lā€™activitĆ© aprĆØs-vente du groupe Bosch pour la France et le Benelux. Il a pour mission de poursuivre le leadership de lā€™Ć©quipementier allemand dans un secteur confrontĆ© Ć  des changements toujours plus rapides. Pour le J2R, il esquisse les contours de sa stratĆ©gie de dĆ©veloppement.
Gaƫl Navinel Bosch
GaĆ«l Navinel a pour mission de consolider la dynamique initiĆ©e par Thierry Leblanc et de poursuivre le dĆ©veloppement de la division Automotive Aftermarket du groupe Bosch. Ā©Bosch

Le Journal de la Rechange et de la RĆ©paration : Vous venez dā€™ĆŖtre nommĆ© pour succĆ©der Ć  Thierry Leblanc au sein du groupe Bosch. Quel regard portez-vous sur le bilan de votre prĆ©dĆ©cesseur ?

GaĆ«l Navinel : Thierry Leblanc est restĆ© 18 ans au sein du groupe et ce qui Ć©tonne souvent mes interlocuteurs, cā€™est que je lā€™ai vu arriver chez Bosch ! En effet, jā€™ai dĆ©marrĆ© ma carriĆØre dans le groupe en septembre 1999, et Thierry nous a rejoints Ć  lā€™Ć©tĆ© 2005. Pour lā€™anecdote, je mā€™apprĆŖtais Ć  partir mais, quand je lā€™ai vu arriver, je me suis dit que je ferais peut-ĆŖtre mieux de resterā€¦

Je ne me suis pas trompĆ© car son bilan est trĆØs positif : Thierry a transformĆ© lā€™activitĆ© aftermarket. Nous sortions Ć  lā€™Ć©poque dā€™une distribution trĆØs fermĆ©e avec quelques distributeurs exclusifs. Il a participĆ© Ć  lā€™ouverture de cette distribution avec une approche multicanale. Il a aussi contribuĆ© au lancement de nouvelles familles de produits dont celle du freinage, pour laquelle nous sommes dĆ©sormais leaders. Il a Ć©galement transmis beaucoup de passion et dā€™enthousiasme au sein dā€™Ć©quipes compĆ©tentes. ƀ titre personnel, cā€™est quelquā€™un que jā€™apprĆ©cie beaucoup et avec qui je garde un contact amical.

Aujourdā€™hui, cā€™est un nouveau chapitre qui sā€™ouvre. Cā€™est dā€™ailleurs ce que jā€™ai dit aux Ć©quipes : je ne remplace pas Thierry Leblanc, je lui succĆØdeā€¦

Nous ne sommes pas dans les mĆŖmes temporalitĆ©s. Un peu comme dans un livre, nous devons Ć©crire une nouvelle histoire qui prolonge la prĆ©cĆ©dente. Cā€™est le fondement mĆŖme de mon approche. Je veux garder une cohĆ©rence avec ce qui a Ć©tĆ© fait dans le passĆ©, en tenant compte des Ć©volutions du marchĆ© et des innovations technologiques qui auront des consĆ©quences sur lā€™aftermarket. Je pense notamment Ć  lā€™Ć©lectromobilitĆ© ou Ć  la montĆ©e en puissance du software.

J2R : Votre prise de fonctions sā€™inscrit effectivement dans un contexte trĆØs diffĆ©rent de votre prĆ©dĆ©cesseur. Quels chantiers prioritaires vous mobiliseront ces prochains mois ?

G.N. : Nous nā€™avons pas de chantiers en tant que tels, mais nous avons nĆ©anmoins ciblĆ© plusieurs prioritĆ©s. Dans le cadre de ma prise de poste, je dois notamment rencontrer, Ć  court terme, les diffĆ©rents acteurs de marchĆ©, aussi bien internes quā€™externes. Jā€™en connais un certain nombre puisque je suis prĆ©sent dans la rechange automobile depuis novembre 2021. Je fais Ć©galement partie du board de Bosch Europe depuis sept ans.

ƀ moyen et long terme, jā€™ai pour objectif de maintenir et dā€™accroĆ®tre lā€™excellence opĆ©rationnelle en termes logistiques et de "time to market". Nous devons aussi affirmer notre rĆ“le de leader technologique pour les nouvelles offres. On parle beaucoup dā€™Ć©lectromobilitĆ©, mais ce nā€™est pas le seul sujet qui nous occupe. Nous avons Ć©tĆ© pionniers sur lā€™Ć©co-entretien depuis une dizaine dā€™annĆ©es.

Il y a aussi le remote diagnostic, un service qui prend de lā€™importance sur le marchĆ©. Lā€™objectif est donc de poursuivre notre dynamisme commercial avec nos gammes de piĆØces et dā€™Ć©quipements. Nous voulons aussi dĆ©velopper notre rĆ©seau Bosch Car Service, qui compte aujourdā€™hui 700 garages en France.

J2R : ƀ deux mois du terme de cet exercice 2023, quel premier bilan tirez- vous de lā€™activitĆ© aftermarket du groupe en France ?

G.N. : Au terme de 2022, nous sortions dā€™une annĆ©e record. Ce qui nous avait poussĆ©s Ć  rester trĆØs attentifs pour cet exercice 2023. Finalement, nous avons enregistrĆ© une croissance solide, en particulier au cours du premier semestre. Depuis cet Ć©tĆ©, et plus prĆ©cisĆ©ment depuis aoĆ»t, nous ressentons une baisse dā€™activitĆ© qui sā€™est accentuĆ©e en septembre.

Octobre semble ĆŖtre plus dynamique mais globalement, le second semestre sā€™annonce moins porteur que le premier. Cā€™est un constat que nous pouvons faire pour lā€™ensemble de nos canaux de distribution, Ć  lā€™exception du e-commerce. Mais nous devrions rĆ©aliser une bonne annĆ©e malgrĆ© ce coup de mou.

J2R : Comment expliquez-vous ce ralentissement dā€™activitĆ© ?

G.N. : Difficile dā€™avoir une rĆ©ponse claire et prĆ©cise sur le sujet. Lorsque jā€™Ć©change avec mes homologues Ć©voluant dans dā€™autres secteurs dā€™activitĆ© (outillage Ć©lectroportatif, Ć©lectromĆ©nager, etc.) au sein du groupe, ils constatent tous cette mĆŖme tendance. Ce nā€™est donc pas un phĆ©nomĆØne liĆ© Ć  notre marchĆ©, cā€™est beaucoup plus large. Il est certain que lā€™inflation doit jouer un rĆ“le dans ce ralentissement.

Dans lā€™automobile, par exemple, il suffit que les automobilistes attendent un mois pour lā€™entretien courant de leur vĆ©hicule pour que nous perdions 8 % du chiffre dā€™affaires annuel.

Lā€™inflation semble sā€™ĆŖtre installĆ©e dans le quotidien des FranƧais depuis deux ans.

J2R : Cette conjoncture a-t-elle perturbƩ vos activitƩs ?

G.N. : Lā€™inflation a effectivement perturbĆ© notre activitĆ©. ƀ la maniĆØre des autres acteurs de ce marchĆ©, nous avions pour habitude de publier un tarif annuel avec quelques ajustements marginaux au cours de lā€™exercice.

Mais en 2021-2022, pour la premiĆØre fois, nous avons dĆ» revoir nos tarifs globaux Ć  plusieurs reprises. Cā€™est un Ć©norme travail pour nos Ć©quipes marketing, commerciales et logistiques qui ont Ć©tĆ© longuement mobilisĆ©es par ce sujet. Il faut aussi expliquer Ć  nos clients les raisons de ces changements de tarifs. Dā€™autant que ces hausses nā€™ont pas Ć©tĆ© homogĆØnes sur toutes nos familles de produits puisquā€™elles dĆ©pendent des cours de matiĆØres premiĆØres, des process de fabrication, etc.

Aujourdā€™hui, lā€™inflation semble se calmer, mĆŖme si nous ne reviendrons pas aux niveaux que nous connaissions il y a deux ans. Les prix de lā€™Ć©nergie restent Ć©levĆ©s, tandis que les salaires qui ont Ć©tĆ© augmentĆ©s ne seront pas revus Ć  la baisseā€¦

J2R : Cette conjoncture a favorisƩ chez vos clients distributeurs le dƩveloppement des MDD. Leur progression risque-t-elle de pƩnaliser les marques premium ?

G.N. : Il y a deux aspects dans la MDD. Elle peut, tout dā€™abord, satisfaire un besoin auquel nous ne rĆ©pondons pas forcĆ©ment, notamment auprĆØs de clients nā€™ayant pas les moyens dā€™accĆ©der aux produits dā€™une marque premium. La MDD nā€™a dā€™ailleurs de sens que vis-Ć -vis dā€™une marque premium. Ce sont deux offres complĆ©mentaires qui sā€™adressent Ć  deux segments de clients diffĆ©rents.

Quand une MDD devient, en revanche, une stratĆ©gie qui peut parfois ĆŖtre dogmatique, cā€™est diffĆ©rent.

Ƈa signifie quā€™on impose alors une marque privĆ©e. Ce phĆ©nomĆØne reste toutefois difficile Ć  analyser, puisque ses impacts sont variables selon les familles de produits. Nous ne pouvons pas avoir une approche globale sur ce sujet pour lā€™ensemble de notre portefeuille de produits. NĆ©anmoins, nous sentons effectivement que ces MDD bĆ©nĆ©ficient du contexte inflationniste. Et nous voyons que dā€™autres acteurs les poussent pour des raisons de stratĆ©gie dā€™entreprise. Ce qui peut donc reprĆ©senter une menace.

A lire aussi : Quand les MDD rebattent les cartes dans la rechange

Nous restons attentifs Ć  cette Ć©volution, mĆŖme si nous avons la chance de constater que la marque Bosch est aujourdā€™hui une valeur refuge. Elle rĆ©siste trĆØs bien Ć  ces tendances autour des MDD. Nous le constatons sur plusieurs canaux de distribution, en particulier chez les retailers oĆ¹ les MDD font partie du panorama depuis longtemps et leur part de marchĆ©, sur une pĆ©riode longue, nā€™a pas rĆ©ellement augmentĆ©. Dā€™ailleurs, de notre cĆ“tĆ©, nous nā€™avons jamais vendu autant de produits Bosch.

J2R : Pour rĆ©pondre aux besoins du parc vieillissant, le groupe envisage-t-il le dĆ©veloppement dā€™une seconde marque dĆ©positionnĆ©e ?

G.N. : Au sein du groupe Bosch, nous avons toujours tenu compte du vieillissement des vƩhicules en proposant plusieurs segments de produits dans nos gammes.

Nous nā€™avons pas pour projet de crĆ©er une marque B car nous en avons dĆ©jĆ  une : HC Cargo.

Elle fait partie de notre portefeuille depuis quelques annĆ©es mais ne couvre pas toutes les gammes de produits, car le besoin ne sā€™en est pas fait ressentir. Aujourdā€™hui, HC Cargo sā€™axe principalement sur les familles machines tournantes et piĆØces de climatisation. Pour des segments trĆØs spĆ©cifiques, comme lā€™essuyage, nous pouvons aussi proposer des produits sous la marque Bosch Eco. Ƈa reste toutefois trĆØs anecdotique. Dā€™ailleurs, malgrĆ© ces offres, nous nous sommes rendu compte que nos clients finaux privilĆ©gient finalement nos produits Bosch premium. Les autres segments ne reprĆ©sentent quā€™une part infime de nos ventes.

J2R : Comment prĆ©parez-vous la transition Ć©nergĆ©tique du parc roulant et lā€™essor des motorisations Ć©lectriques ?

G.N. : Cā€™est un Ć©norme dĆ©fi pour de nombreux Ć©quipementiers, et notamment pour le groupe Bosch. Les rĆ©percussions en premiĆØre monte sont trĆØs importantes. On ne convertit pas Ć  lā€™Ć©lectrique des lignes dĆ©diĆ©es Ć  la production de motorisations diesel du jour au lendemain. Pour ce qui concerne le marchĆ© de la rechange, cā€™est aussi un dĆ©fi, mĆŖme si nous bĆ©nĆ©ficions dā€™un dĆ©calage vis-Ć -vis de la premiĆØre monte.

Nous avons la chance dā€™ĆŖtre un groupe international, et nous pouvons donc constater les avancĆ©es de cette transition vers lā€™Ć©lectromobilitĆ© dans les marchĆ©s scandinaves, en particulier en NorvĆØge. Nous comptons notamment un garage Bosch Car Service Ć  Oslo qui rĆ©alise aujourdā€™hui 90 % de son activitĆ© avec le vĆ©hicule Ć©lectrique. Cā€™est dā€™ailleurs la force du groupe : nous ne sommes pas quā€™un Ć©quipementier, nous avons aussi un rĆ©seau de garages qui nous permet dā€™ĆŖtre en prise directe avec les besoins du marchĆ©.

Ce qui nous permet dā€™affiner nos offres en termes de produits, dā€™Ć©quipements dā€™atelier, de mĆ©thodologies de travail ou encore de formation. Cā€™est ce qui nous a permis de lancer, par exemple, le pack EV dans toute lā€™Europe. DestinĆ© Ć  nos Bosch Car Service dans un premier temps, ce programme doit leur permettre dā€™ĆŖtre prĆŖts Ć  intervenir sur ces nouveaux vĆ©hicules.

Avec des batteries de 400 V et bientĆ“t de 800 V, ce type de motorisations nā€™autorise pas lā€™Ć -peu-prĆØs. Cette activitĆ© nĆ©cessite des certifications et des process prĆ©cis Ć  respecter. Dā€™ailleurs, au-delĆ  de ce pack EV, nous avons encore beaucoup de choses dans les cartons liĆ©es Ć  lā€™Ć©volution du parc roulantā€¦

J2R : ƀ Equip Auto Lyon, le groupe a annoncĆ© le lancement dā€™un programme pour la rĆ©paration des batteries des vĆ©hicules Ć©lectrifiĆ©s. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

G.N. : Cā€™est un projet pilote lancĆ© en Allemagne dans un premier temps. Il sā€™agit dā€™un programme de rĆ©paration des batteries des vĆ©hicules hybrides Toyota. Ces modĆØles sont en circulation depuis de nombreuses annĆ©es, et nous nous rendons compte que leurs batteries se rechargent moins facilement et perdent en autonomie.

Sur ces vĆ©hicules assez Ć¢gĆ©s, le remplacement des batteries reste assez onĆ©reux pour les consommateurs finaux. Dā€™un point de vue environnemental, lā€™opĆ©ration est aussi difficilement acceptable. En revanche, il est techniquement possible de remplacer les modules dĆ©faillants et de rĆ©cupĆ©rer une majeure partie des capacitĆ©s de la batterie.

Cā€™est pourquoi nous avons lancĆ© ce kit de rĆ©paration qui permet de diagnostiquer lā€™Ć©tat de la batterie et de remplacer uniquement les modules dysfonctionnels, en gardant lā€™Ć©lectronique de puissance, les ventilateurs, etc. Et ce avec un haut de niveau de qualitĆ©, dans le respect des prĆ©conisations du constructeur. Ce service sera accessible en France dĆØs 2024 car il rĆ©pond Ć  une vĆ©ritable attente du marchĆ©. Ces vĆ©hicules sont, en effet, de plus en plus prĆ©sents dans les ateliers et en seconde main.

J2R : Une rĆ©cente Ć©tude conduite par le groupe Bosch a rĆ©vĆ©lĆ© que 25 % des rĆ©parateurs considĆØrent que le vĆ©hicule Ć©lectrique nā€™est pas une prioritĆ© pour le futur de leur Ć©tablissement. Est-ce prĆ©occupant, selon vous ?

G.N. : Ce chiffre peut paraĆ®tre prĆ©occupant. Il y a peu, jā€™Ć©changeais dā€™ailleurs avec un garagiste qui croyait encore que lā€™Ć©lectrique nā€™Ć©tait quā€™une bulle sans avenirā€¦ Pourtant, les immatriculations de ces vĆ©hicules hybrides et Ć©lectriques reprĆ©sentent dĆ©sormais plus de 20 % du marchĆ© du neuf.

La tendance vers lā€™Ć©lectromobilitĆ© est trĆØs forte, mais certains professionnels semblent encore rĆ©fractaires Ć  ce changement. Il faut leur rappeler que de nouvelles opportunitĆ©s vont Ć©merger avec lā€™Ć©lectrique. De nouvelles piĆØces seront changĆ©es sur ces vĆ©hicules, et des services innovants vont Ć©galement voir le jour.

Mais ces opportunitƩs ne tomberont pas du ciel : il faut se former, investir, etc.

Au-delĆ  de ce constat, je reste prudent avec ce chiffre, car parmi ces 25 % de rĆ©parateurs figurent peut-ĆŖtre des professionnels en fin de carriĆØre ou des ateliers situĆ©s dans des zones avec un faible parc de VE. Je prĆ©fĆØre voir le verre Ć  demi plein : finalement, lā€™Ć©tude rĆ©vĆØle que 75 % dā€™entre eux sā€™investissent dĆ©jĆ  dans ces nouvelles motorisations. Lors de la derniĆØre convention Bosch Car Service, nous avons rencontrĆ© de nombreux chefs dā€™entreprise qui croient Ć  lā€™Ć©lectrique et sā€™impliquent pleinement dans cette activitĆ©. Cā€™est aussi notre rĆ“le de faire cet effort de pĆ©dagogie auprĆØs des rĆ©parateurs.

J2R : Bosch promeut lā€™Ć©change standard depuis plusieurs annĆ©es avec son programme eXchange. La piĆØce de rĆ©emploi pourrait-elle vous intĆ©resser Ć©galement ?

G.N. : Nous nā€™avons pas de projet dans ce domaine, car la piĆØce de rĆ©emploi est principalement issue des centres VHU agrĆ©Ć©s. En revanche, nous avons effectivement Ć©tĆ© prĆ©curseurs sur lā€™Ć©change standard depuis de nombreuses dĆ©cennies. Cela reprĆ©sente dĆ©sormais plus de 16 000 rĆ©fĆ©rences chez Bosch sur plusieurs gammes telles que les alternateurs-dĆ©marreurs, lā€™injection, les Ć©triers de frein, etc. Ce service rĆ©pond aussi Ć  un rĆ©el besoin du marchĆ©.

Sur la famille alternateurs-dĆ©marreurs, par exemple, lā€™Ć©change standard reprĆ©sente 90 % de nos ventes !

Ce sont des produits reconditionnĆ©s notamment dans notre usine en Ukraine, ce qui a aussi une importance symbolique en ce momentā€¦ Et tous les ans, lā€™Ć©change standard nous permet dā€™Ć©conomiser 3 000 tonnes de mĆ©taux et lā€™Ć©quivalent carbone de 600 000 arbres. Outre lā€™Ć©change standard, nous allons encore plus loin en fournissant les piĆØces et composants nĆ©cessaires Ć  la rĆ©paration de diffĆ©rents organes tels que les injecteurs ou les calculateurs.

Le groupe Bosch sā€™est aussi il lustrĆ© en avril dernier en crĆ©ant, avec le recycleur Rhenus Automotive, la premiĆØre usine de dĆ©construction de batteries lithium-ion. Ce site est unique puisque le groupe a conƧu un systĆØme automatique qui permet de dĆ©charger complĆØtement un module en quelques minutes.

J2R : La justice europƩenne vient de rendre une dƩcision qui semble remettre en cause les "secure gateways" des constructeurs. En tant que spƩcialiste de la maintenance et du diagnostic Ʃlectronique, quelle est votre position vis-Ơ-vis de cette dƩcision de justice ?

G.N. : Cā€™est un sujet Ć©videmment complexe puisque, dā€™un cĆ“tĆ©, nous comprenons le besoin lĆ©gitime des constructeurs de sĆ©curiser lā€™informatique de leurs vĆ©hicules. Ce besoin est encore plus important avec les systĆØmes "over the air" : avec les mises Ć  jour Ć  distance, les risques de piratage sont encore plus Ć©levĆ©s.

Mais dā€™un autre cĆ“tĆ©, ce niveau de sĆ©curitĆ© exigĆ© par les constructeurs ne doit pas remettre en cause lā€™accĆØs aux donnĆ©es du vĆ©hicule et le libre choix du rĆ©parateur. Nous nā€™avons pas de commentaire particulier Ć  apporter sur cette dĆ©cision. Il y a une loi, et la Cour de justice europĆ©enne a clarifiĆ© les choses sur cette diffĆ©rence de points de vue entre les acteurs concernĆ©s.

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