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Retards de paiement : l'automobile fait mieux que la moyenne

Publié le 16 septembre 2026
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Par Mohamed Aredjal
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2 min de lecture
Les entreprises françaises ont sensiblement réduit leurs retards de paiement au premier semestre 2026. Le mouvement est encore plus marqué dans le commerce et la réparation automobile, où le délai moyen tombe à 10,2 jours, porté notamment par les garagistes.
Avec 10,2 jours de retard moyen au deuxième trimestre 2026, le commerce et la réparation automobile font mieux que la moyenne nationale. ©AdobeStock
Avec 10,2 jours de retard moyen au deuxième trimestre 2026, le commerce et la réparation automobile font mieux que la moyenne nationale. ©AdobeStock

Au moment de régler leurs fournisseurs, les professionnels de l'automobile font plutôt bonne figure. Alors que les retards de paiement restent une source de tension pour les trésoreries, le secteur du commerce et de la réparation de véhicules se situe désormais nettement sous la moyenne nationale.

Selon la dernière étude d'Altares, publiée le 15 septembre 2026, leur retard moyen s'établit à 10,2 jours au deuxième trimestre.

La tendance est d'autant plus notable que cette branche avait elle aussi subi une dégradation de ses comportements de règlement. Le retard moyen était passé de 10 jours au deuxième trimestre 2023 à 11,6 jours deux ans plus tard.

Depuis, le mouvement s'est inversé : il est revenu à 10,7 jours fin 2025, puis à 10,3 jours au premier trimestre 2026 avant de perdre encore un dixième au printemps. Altares souligne que cette performance est notamment soutenue par les garagistes.

Cette évolution replace l'automobile parmi les activités les plus disciplinées étudiées par le spécialiste de l'information économique. Elle rapproche notamment le secteur du bâtiment, à 8 jours, ou des activités industrielles de réparation-maintenance, à 9,1 jours.

Les retards reculent nettement

Cette amélioration s'inscrit dans un mouvement plus large. Tous secteurs confondus, le retard moyen des organisations françaises privées et publiques est tombé à 12,3 jours au deuxième trimestre 2026, contre 14,1 jours un an auparavant. Près d'une entreprise sur deux, 49,7 %, règle désormais ses factures à l'échéance, contre 45,2 % au printemps 2025. Les retards supérieurs à 30 jours reculent, eux, de 9,3 à 7,5 %.

Le redressement est principalement alimenté par les petites structures. Les entreprises de 10 à 49 salariés affichent seulement 11,1 jours de retard, tandis que celles de 1 à 9 salariés se situent à 11,7 jours. À mesure que la taille augmente, les écarts se creusent : 15,3 jours pour les sociétés de 250 à 999 salariés et 19,6 jours au-delà de 1 000 salariés.

Une situation encore fragile

Le retour à de meilleures pratiques ne ramène toutefois pas encore la France à ses niveaux les plus favorables. Le rapport publié par Altares montre qu'avant la crise sanitaire, le retard moyen était descendu sous les 11 jours en 2018. À 12,3 jours aujourd'hui, le pays a surtout effacé la forte détérioration observée entre fin 2023 et mi-2025.

Le contexte économique invite également à relativiser l'amélioration. Altares comptabilisait encore plus de 71 700 défaillances d'entreprises sur douze mois à fin août 2026. Le deuxième trimestre s'était déjà soldé par 17 486 procédures, soit une hausse de 5,4 % sur un an.

Le sujet devrait en outre rester sous surveillance avec la réforme de la facturation électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques par l'intermédiaire d'une plateforme agréée. Altares estime que les préparatifs engagés en amont de cette échéance ont pu contribuer à améliorer les processus de règlement et la qualité des données.

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