A+Glass soigne sa réputation et se penche sur le recyclage

L'enseigne toulousaine de réparation et de remplacement de vitrage automobile a organisé son traditionnel rendez-vous avec ses partenaires et la presse pour dresser le bilan de ses activités 2025. Le 4 septembre 2026 à Paris, A+Glass a affiché son dynamisme. Ses dirigeants en ont aussi profité pour passer quelques messages aux donneurs d'ordres, alors que le réseau lancé en 1992 est aujourd'hui agréé par neuf assurances sur dix.
127 millions d'euros de chiffre d'affaires
Sa vitalité s'illustre d'abord au travers de l'adhésion de nouveaux réparateurs. Elle comprend aussi leur formation et l'amélioration de certains outils informatiques de l'enseigne. Enfin, il concerne aussi ses réflexions stratégiques, autour du développement de la thématique du recyclage par exemple.
A+Glass a ainsi attiré 40 nouveaux franchisés et lancé 89 nouvelles unités de réparation cette dernière année. Le panneau compte désormais 597 sites et ateliers mobiles, animés par 1 800 personnes couvrant près de 98 % du territoire – sans oublier sa présence outre-mer (Guadeloupe, Martinique et La Réunion). Un ensemble qui a généré 127 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 (en progression de 6 %) – sur un marché global de 1,7 milliards d'euros.
Derrière ces chiffres, "il y a des chefs d'entreprises, avec leurs salariés et leurs familles que nous ne laissons pas seuls, rappelle Marie-Pierre Tanugi de Jongh, directrice générale d'A+Glass. La force du réseau réside précisément dans le partage des problématiques". La dirigeante donne notamment l'exemple du dégrêlage.
Face à la grêle, la force du réseau
Lors de ces événements climatiques, les adhérents situés dans des zones voisines peuvent mutualiser ponctuellement leurs moyens. Objectif : absorber rapidement l'afflux de véhicules sinistrés et maintenir la qualité de service auprès des automobilistes comme des assureurs.
Cette attention portée au client constitue l'un des marqueurs historiques de l'enseigne. A+Glass revendique ainsi une note de satisfaction de 4,8 sur la plateforme AlloGarage, fondée sur des avis vérifiés, ainsi que plusieurs distinctions obtenues ces dernières années.
"J'ai toujours inculqué à nos centres que lorsqu'on effectue le travail à 100 %, c'est très bien, mais ça ne suffit pas, expose Pierre Perez, fondateur de l'enseigne. Il faut le faire à 110 %, en traitant le client de manière personnalisée. Ce qui reste très difficile."
Une philosophie que le réseau doit adapter à l'évolution des usages. "Alors que la fréquence des sinistres vitrage est passée de 8 à 15 ans, nous ne visons pas nécessairement à fidéliser notre clientèle, précise Marie-Pierre Tanugi de Jongh. En revanche, nous cherchons à être recommandés par elle."
Pour y parvenir, A+Glass fait également évoluer ses outils numériques de gestion, fournis par Lacour, afin notamment de fluidifier les échanges avec les assureurs et les assurés.
Le recyclage dans le viseur
Il s'attache néanmoins à maintenir les contacts humains, y compris les plus traditionnels. Ainsi, même si la prise de rendez-vous en ligne progresse et atteint les 45 %… L'enseigne ne néglige par pour autant les 16 % de clients venant les contacter directement dans l'atelier.
Le savoir-faire technique des membres du réseau est surtout soutenu par la formation. Cette dernière englobe à la fois les domaines techniques, commerciaux et de la relation au client. Les dirigeants expliquent avoir toujours recherché à anticiper le marché et ses obligations. Ainsi en 2026, 72 nouvelles formations ont été déployées. Cela représenterait environ 7 000 heures, notamment consacrées à de nouvelles procédures comme la facturation électronique – désormais obligatoire.
Par ailleurs, A+Glass s'intéresse plus que jamais aux problématiques environnementales. "En 2026, nous nous sommes notamment montrés vigilants sur le recyclage, avec certains partenaires, explique Marie-Pierre Tanugi de Jongh. Nous nous intéressons à ce que nos recycleurs font de nos déchets". Un sujet qui monte au travers de l'ensemble du marché. Le vitrage automobile étant particulièrement difficile à revaloriser. Une partie commence néanmoins à être recycler en lame de verre ou calcin. Tandis que les plastiques servent de combustible dans certaines industries (ciment…).
Le coût du recalibrage des Adas en question
A+ Glass est également fier d'afficher un bilan carbone plutôt positif. 83 % de ses émissions sont issues de ses produits intrants (majoritairement originaires d'Europe). Tandis que 17 % proviennent de la réparation de vitrage mobile. Sur ce dernier point, l'enseigne a interpellé les assureurs présents. Si leurs assurés sont de plus en plus intéressés par les interventions mobiles, celles-ci subissent directement la hausse du coût des carburants. Leur organisation se révèle également plus complexe lorsque les rendez-vous sont pilotés séparément par plusieurs compagnies d'assurance, ce qui limite les possibilités d'optimiser les tournées.
Pierre Perez a profité de cette rencontre pour adresser un second message aux assureurs, cette fois sur le recalibrage des systèmes avancés d'aide à la conduite (Adas).
"Alors que la totalité de nos centres sont équipés pour recalibrer les Adas, nous nous heurtons à la problématique du remplacement des bancs de calibrage, a-t-il rappelé. Ils nous avaient été vendus comme devant durer longtemps. Mais les dernières technologies rendent obsolètes les premiers que nous avons achetés… Et nous avons donc besoin de suffisamment d'opérations pour les amortir."
Selon le réseau, ces équipements devraient désormais être renouvelés environ tous les quatre ans. Une évolution qui modifie sensiblement leur équation économique : les réparateurs doivent disposer de volumes suffisants pour amortir leurs investissements, mais aussi conserver des tarifs de prestation compatibles avec leurs coûts.
