AkzoNobel et Axalta choisissent le nom Axanzo

AkzoNobel et Axalta ont dévoilé l’identité qu’ils adopteront après leur fusion : Axanzo. Ce choix fait volontairement référence aux noms des deux entreprises. Il s’accompagne d’un futur symbole boursier commun, AXZ, prévu pour les cotations à New York et sur Euronext Amsterdam.
Annoncé en novembre 2025, le rapprochement doit désormais aboutir début 2027, sous réserve des autorisations réglementaires et des autres conditions de réalisation. Les deux fabricants continueront d’exercer séparément jusqu’à cette échéance.
Une centaine de marques pour Axanzo
La future société sera dirigée par Greg Poux-Guillaume, actuel directeur général d’AkzoNobel. Chris Villavarayan, son homologue chez Axalta, deviendra directeur général adjoint. Le groupe réunira, selon les deux entreprises, une centaine de marques de peintures et de revêtements, commercialisées dans plus de 160 pays.
Pour rappel, AkzoNobel est notamment présent dans la réparation avec Sikkens et Lesonal, tandis qu’Axalta commercialise Cromax, Spies Hecker, Standox ou encore Syrox. Mais l’opération dépasse largement l’automobile : elle couvre aussi les peintures décoratives et les revêtements destinés à l’industrie, à l’aéronautique ou au secteur maritime.
Lors de l’annonce initiale, les partenaires avaient présenté un ensemble représentant environ 17 milliards de dollars de chiffre d’affaires, sur la base de leurs revenus de 2024. Ils visaient également quelque 600 millions de dollars de synergies annuelles avant impôts, dont 90 % à réaliser dans les trois ans suivant la finalisation. Les économies annoncées portaient notamment sur les achats, les fonctions support et l’organisation industrielle et logistique.
Une vente de l'activité carrosserie automobile d'AkzoNobel à l'étude ?
Si les actionnaires ont déjà approuvé le projet de fusion, le dossier reste toutefois soumis à l’examen des autorités de concurrence, avec un enjeu particulier dans la peinture de réparation automobile, où les deux entreprises sont directement concurrentes.
Selon des sources proches du dossier, les partenaires envisageraient de céder l’activité de peinture de réparation automobile d’AkzoNobel pour répondre aux préoccupations européennes. Pour le moment, ni les deux fabricants ni la Commission européenne n’ont commenté ces informations.
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