L'union entre AkzoNobel et Axalta en bonne voie

Les actionnaires respectifs d'AkzoNobel et d'Axalta ont voté en faveur du projet de fusion entre leurs deux groupes, annoncé en novembre 2025. Ce plébiscite permet aux équipes dirigeantes de passer à la phase suivante. Elles doivent désormais obtenir les autorisations réglementaires usuelles. Puis, la transaction pourra être effectuée et la fusion entérinée entre fin 2026 et début 2027.
Deux tentatives de rachat par la concurrence
Cette étape est d'autant plus importante que ce projet a rencontré des résistances de la part des concurrents des deux groupes – dans les peintures et revêtements de surface. Ainsi, en mai 2026, AkzoNobel a été approché par Sherwin-Williams, dont il a rejeté l'offre de rachat, puis par Nippon Paint. Ceux-ci proposaient de racheter ses actions – valorisées autour de 63 euros – pour un montant de 73 euros. Nippon Paint avait même lancé une seconde tentative distincte sur l'activité peintures décoratives du fabricant néerlandais, sans succès.
Outre d'éventuels renforcements de positions commerciales, ces tentatives de rachat visaient d'abord à faire avorter la création d'un numéro deux mondial de la peinture. Mais finalement, celui-ci devrait bel et bien voir le jour et se positionner juste derrière Sherwin-Williams (16,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025) et devant PPG (13,6 milliards). La suite du classement devrait être occupée par Nippon Paint (7,74 milliards), RPM International (6,32 milliards) et Surventis (ex-BASF Coatings, 4,09 milliards).
Comme prévu, les activités de ce nouveau groupe seront cotées à la Bourse de New York. Elles devraient être dirigées par Greg Poux-Guillaume (actuel PDG d'AkzoNobel) et Ben Noteboom (président du conseil de surveillance d'AkzoNobel). Elles seront articulées entre ses sièges sociaux d'Amsterdam (Pays-Bas) et de Philadelphie (États-Unis). Reste à voir si cette nouvelle organisation générera en France des synergies dans la réparation automobile.
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