Robots de peinture : PaintGo privilégie la cohérence RSE à la vitesse

PaintGo poursuit son expansion en France. Une vingtaine de robots de peinture de la marque chinoise sont aujourd’hui installés dans des carrosseries tricolores. Ce parc devrait atteindre 25 unités dans les prochaines semaines. Un déploiement maîtrisé, piloté de près par l’équipe française, qui veille à ce que les carrossiers tirent pleinement parti de ces équipements, tant sur le plan de la productivité que des conditions de travail.
"Le nombre de machines actuellement installées est conforme à notre plan définis en 2023", explique Jean-Pierre Wattel, co-dirigeant de l'entreprise d'importation. La société pourrait accélérer ce rythme de déploiement mais son dirigeant, également engagé dans l’accompagnement à la gestion des carrosseries, refuse de brûler les étapes.
Une logistique contrainte par les choix environnementaux
Cette approche se traduit d’abord dans la gestion des approvisionnements. Fabriqués en Chine, les robots doivent être acheminés jusqu’en France, avec des impacts carbone très variables selon les modes de transport.
"Le plus simple serait de les faire venir par avion, affirme Jean-Pierre Wattel. Ce mode de transport est plus cher, mais nous pourrions largement compenser ce coût en commandant davantage de robots et en les vendant plus vite".
Mais ce choix est écarté. Le transport aérien émettrait environ 1,6 tonne de CO₂ par machine, contre moins de 100 kg pour un acheminement par rail ou par voie maritime. En contrepartie, les délais s’allongent nettement : quelques jours par avion, contre un mois et demi à deux mois par le rail ou par la mer, sans passer par le canal de Suez et la Méditerranée, compte tenu du conflit actuel au Moyen-Orient.
Pour maintenir un délai de livraison inférieur à un mois après commande, l’entreprise organise ses flux sur des cycles de trois à six mois, en fonction des ventes. L’objectif est de disposer en permanence d’un volume suffisant de machines, à la fois en stock et en transit.
Une exigence partagée avec les clients
Certains clients, à l’image d’Ixell (groupe Renault), accordent eux aussi une importance particulière aux enjeux environnementaux. Une convergence qui renforce la cohérence de la démarche. "Cela nous oblige à intégrer pleinement ce paramètre dans notre équation. Au final, ce type de contrainte nous renforce", souligne le dirigeant.
Malgré ces choix, le déploiement se poursuit à un rythme soutenu depuis l’installation du premier robot en France, en octobre 2024.
"Nous voulons continuer a nous développer rapidement, mais toujours en garantissant le service après-vente et la satisfaction de nos clients, martèle Jean-Pierre Wattel. Cette année, nous travaillons sur tous les sujets sur lesquels on nous sollicite. Jusqu'à maintenant, nous avons jamais répondu 'on ne sait pas faire'. Les premiers robots installés ont évolués plus d'une dizaine de fois, depuis leur mise en service".
Les équipements, eux, continuent d’évoluer. Depuis leur mise en service, les premiers robots ont connu plus d’une dizaine d’améliorations. Mise à jour après mise à jour, ils gagnent en précision et en efficacité, tout en réduisant leur consommation de produits.
Désormais capables de traiter des éléments plus complexes, comme les pavillons, ces machines élargissent leur champ d’application. Elles commencent d’ailleurs à susciter l’intérêt de carrossiers industriels, dont certains ont déjà réalisé des essais.
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