Grands Prix de la Rechange 2025 : Luc Fournier fait tourner l’économie circulaire chez AAG

Qui aurait imaginé il y a quelques années que les casses deviendraient les moteurs de l'économie circulaire automobile ? Luc Fournier, directeur des activités Green & Innovation d'Alliance Automotive Group, a relevé ce défi avec détermination. Cette réussite lui vaut aujourd'hui de recevoir les honneurs du jury des Grands Prix de la Rechange.

L’appel de l’économie circulaire

Son parcours débute pourtant loin de l’automobile. Jeune diplômé en commerce et marketing, Luc Fournier rêvait d’aventures aériennes, nourrissant le désir d’être pilote ou steward pour assouvir sa passion du voyage. Mais la réalité professionnelle le ramène sur terre. Sa carrière prend un tournant concret et pragmatique dans le commerce, d’abord chez Würth, puis chez Facom, où il gravit méthodiquement les échelons jusqu’à devenir directeur des ventes France.

Si ses missions à l’export lui offrent bien quelques déplacements, cette expérience lui apporte surtout une maîtrise des marchés et une capacité d’adaptation qui vont lui être précieuses par la suite.

En 2016, quand Alliance Automotive lui propose de prendre en charge une activité liée à la pièce de réemploi (PRE), Luc Fournier croit d’abord à une plaisanterie.

J’avais visité une casse une seule fois dans ma jeunesse, pour ma Golf ! Autant dire que ce secteur ne m’était pas familieravoue-t-il en souriant.

Mais poussé par la curiosité et l’instinct d’un nouveau défi, il creuse le sujet, découvrant avec étonnement tout le potentiel inexploité d’un secteur alors artisanal. Il décide d’accepter ce pari ambitieux : structurer, moderniser et digitaliser un marché encore balbutiant. "Plus je creusais, plus je voyais le potentiel extraordinaire, surtout dans la digitalisation", ajoute-t-il.

La réussite Back2Car

Son arrivée marque le début d’une petite révolution pour Alliance Automotive. Luc Fournier lance Back2Car et rapidement, les résultats dépassent toutes les espérances. Le salon Equip Auto 2017 est un tournant.

"L’engouement a été tel que notre activité a été multipliée par 10 en quelques jours seulement ! J’ai failli avoir une tension sociale à Niort, chez Genève Occasion, tant la machine à éditer les bons de livraison était saturée", se souvient-il avec enthousiasme.

Depuis, Back2Car a bien grandi : son catalogue propose plus de 400 000 références, dont 20 % issues du remanufacturing. Cette activité représente désormais, à périmètre comparable, 11 % du chiffre d’affaires global d’Alliance Automotive, preuve de l’essor impressionnant impulsé par Luc Fournier.

Égreville : une ambition XXL

Fort de cette réussite, le dirigeant a d’ailleurs vu ses responsabilités s’élargir, en 2023, avec l’animation de toute l’activité autour des pièces techniques. Un nouveau challenge qu’il veut relever avec les valeurs qui l’ont toujours guidé jusqu’ici : engagement, innovation et pragmatisme.

J’entends accompagner cette dynamique et préparer au mieux nos équipes aux défis techniques à venirannonce-t-il.

Mais Luc Fournier ne compte pas abandonner le champ de l’économie circulaire, bien au contraire. Son prochain grand projet, une usine automatisée à Égreville (77) capable de déconstruire 18 000 véhicules par an, témoigne de son ambition intacte. Ce nouveau site XXL devrait voir le jour en 2026.

Grands Prix de la Rechange 2025 : Mehmet Altun, l’itinéraire d’un surdoué de l’aftermarket

"Une réussite incroyable, une croissance express, etc." Les superlatifs n’ont pas manqué quand les jurés des Grands Prix de la Rechange se sont penchés sur la candidature de BAP France et de son jeune dirigeant (31 ans), Mehmet Altun.

Ce n’est donc pas une surprise de voir ce dernier remporter le Prix du Jeune Manager. Une consécration logique pour ce patron qui carbure depuis déjà quinze ans dans l’après-vente.

En 2010, à 17 ans seulement, épaulé par son père, il ouvre un centre auto à Beynost (01). Très vite, le garage, baptisé Beynost Auto, se forge une solide réputation, révélant chez Mehmet Altun un talent naturel pour le business. "J’ai toujours su que mon avenir était là, entre mécanique et stratégie commerciale."

Un modèle unique au service des réparateurs

Son ambition prend un virage décisif quand le dirigeant réalise que les réparateurs peinent à s’approvisionner. L’idée d’un commerce dédié germe dans son esprit et, en 2019, il s’essaye à la vente de pièces de rechange auprès de ses confrères. Pari gagnant : l’activité décolle avec un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros. La formule repose, tout d’abord, sur une stratégie one-stop shop audacieuse.

Batteries, lubrifiants, pièces… On ne se bride pas, c’est une forceanalyse-t-il.

Autre atout de BAP : son service logistique. Quand ses concurrents se limitent à des livraisons classiques, le distributeur pousse le moteur à fond pour garantir un taux de service optimal aux réparateurs, et favoriser leur productivité. "Entre nos agences et les plateformes, nos navettes assurent jusqu’à quatre tournées par jour. Nos utilitaires peuvent faire jusqu’à 500 ou 600 kilomètres par jour sur nos zones de chalandise."

Allant jusqu’au bout de sa démarche, le dirigeant vient d’ouvrir, fin avril, sa propre plateforme, Kartal Logistique. Située à Genas, près de Lyon, elle compte 60 000 références disponibles en quelques heures seulement.

Fort de cette stratégie, BAP a déjà élargi son empreinte locale avec sept points de vente auxquels s’ajoutent trois magasins franchisés, localisés à Vénissieux (69), Valence et Montélimar (26). Un maillage qui va s’étendre cette année avec l’ouverture d’un nouveau site franchisé à Grenoble (38).

Une stratégie portée par une équipe soudée

Le modèle BAP est tellement unique que le groupe a rarement eu recours à la croissance externe pour son développement, lui préférant la création ex nihilo de magasins.

Notre organisation est si particulière qu’elle me semble compliquée à déployer dans un magasin déjà opérationnel. Ce qui ne veut pas dire que je ferme la porte à des acquisitionsexplique Mehmet Altun.

Pour mener à bien chacun de ses projets, il peut s’appuyer sur une équipe soudée, compétente et fidèle. Chaque pôle clé de l’entreprise est animé par des collaborateurs engagés et expérimentés : de la gestion des stocks au transport, en passant par le développement du réseau de franchises ou encore la direction financière. Cette force collective est l’un des piliers majeurs de la réussite de l’entreprise.

Parfaitement épaulé, Mehmet Altun veut aujourd’hui poursuivre la diversification de son offre : création d’une MDD (BK One), lancement d’un réseau de garages, etc. S’il est toujours en quête de nouveautés, le dirigeant n’entend toutefois pas brûler les étapes.

"D’ici 2026, on renforce nos bases : chaque processus sera optimisé, rien ne sera laissé au hasard. Ensuite, place à l’accélération ! Des recrutements viendront muscler nos équipes, avec un seul objectif : ouvrir chaque année une à deux succursales, et lancer au moins deux à trois franchises pour étendre notre présence", prévient-il.

Dans un marché où l’audace paye, Mehmet Altun n’en est encore qu’au début d’une longue aventure.

Grands Prix de la Rechange 2025 : Essor Automobile, lauréat dans la catégorie distributeur poids lourd

En 2026, Essor Automobile fêtera ses 80 ans. Fondée en 1946 par Jean Maupoil, l'entreprise est restée, depuis ses débuts, entre les mains de la même famille. À sa tête aujourd'hui : Hubert Maupoil, petit-fils du fondateur, qui a d'abord vu son oncle et sa mère (toujours PDG) en prendre les commandes en 2005. Arrivé dans la société familiale au début des années 2010, il a fini par en racheter la majorité des parts le 31 décembre dernier. "J'ai fait à peu près tous les postes, en commençant tout en bas de l'échelle jusqu'à être, désormais, directeur général", retrace-t-il.

Une trajectoire ascendante, ponctuée d'un premier projet majeur : le déménagement de l'entreprise d'ici à 2028. "Nous sommes à l'étroit avec nos 2 000 m² à Bétheny. Les prochains locaux avoisineront les 3 000 m²." Toujours situé dans l'agglomération rémoise, ce futur site permettra à la fois d'augmenter les capacités de stockage et de développer l'activité mécanique VL, lancée en 2019. Aujourd'hui équipé de trois ponts, l'atelier devrait au moins doubler de capacité dans sa future configuration.

70 % de l'activité en PL

Si l'activité VL a démarré dans les années 1980, c'est bien la pièce poids lourd qui constitue l'ADN d'Essor Automobile. Et les chiffres confirment cette orientation. En 2024, le poids lourd a généré 4,5 des 5,8 millions d'euros de chiffre d'affaires de l'entreprise. C'est plus de 70 % de l'activité totale, avec une croissance supérieure à 7 %. Sous l'enseigne MP Truck pour son activité PL et Precisium pour sa branche VL, Essor Automobile s'appuie sur l'expertise et les outils d'Alliance Automotive Group.

L'entreprise compte aujourd'hui 27 salariés, un effectif en croissance, à la hauteur de ses ambitions. "Nous avons un fort ancrage territorial et une vraie souplesse décisionnelle. Le fait de rester une entreprise familiale nous permet de réagir rapidement, en particulier face aux enjeux concurrentiels sur les prix. Cette réactivité, alliée à notre proximité avec les clients, fait la différence face aux grands groupes", analyse le dirigeant.

Des gammes alternatives en plein essor

La clientèle du distributeur est particulièrement variée : transporteurs, BTP, messagerie, grandes comme petites flottes. Pour répondre à leurs attentes, Essor Automobile propose à la fois des marques d'origine (Haldex, Knorr, Saf, Shell, Textar…) et des gammes adaptables. Ces dernières ont d'ailleurs été significativement renforcées ces derniers mois. Objectif : "Se défaire de l'emprise des constructeurs et de la première monte, et s'adapter aux besoins du marché", explique Hubert Maupoil.

Hubert Maupoil

Hubert Maupoil

Il poursuit : "Nous avons toujours été vendeurs de marques d'origine ou équivalentes. Nous avons adapté notre offre à notre clientèle et formulons désormais toujours une double proposition, avec une marque adaptable. Cela permet au client de faire son choix en fonction de ses besoins et du véhicule à entretenir." En parallèle, une nouvelle gamme d'outillage a été lancée début 2025, consolidant l'offre globale du distributeur.

Une extension territoriale ?

Au-delà du futur déménagement, l'ouverture de nouveaux sites est une piste à l'étude. "C'est en réflexion", confie Hubert Maupoil. "Nous envisageons la création de petits sites pour améliorer encore le service rendu à nos clients. Certaines zones à faible concurrence présentent un réel potentiel. Mais rien ne sera engagé avant notre déménagement."

Une chose est sûre : Essor Automobile ne manque ni de projets, ni d'élan. Rendez-vous à la fin de la décennie pour découvrir le prochain chapitre de cette saga familiale bien ancrée dans le paysage de la rechange poids lourd.

Grands Prix de la Rechange 2025 : comment Blanchardet-Sarrat a reconquis son territoire

Après Autodistribution Dufour Auvergne l’an dernier, c’est de nouveau un distributeur au triangle rouge qui rafle le Prix du Distributeur Groupe cette année. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Blanchardet-Sarrat.

Avec huit points de vente dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, un chiffre d’affaires passé de 29 à plus de 40 millions d’euros en quatre ans seulement, et une équipe portée à 139 collaborateurs, l’entreprise centenaire vit un véritable renouveau sous l’impulsion de son dirigeant, Jérôme Mougin.

"Ce prix arrive à un moment intéressant. J’ai repris la direction générale Blanchardet-Sarrat en 2013. Ce trophée récompense le travail des équipes et la dynamique de l’entreprise ces douze dernières années", salue-t-il.

Le mariage gagnant entre Blanchardet et Sarrat

Si Blanchardet-Sarrat est aujourd’hui devenue une référence incontestable du réseau Autodistribution, sa situation était tout autre au début des années 2000. Rapide flashback : la filiale doit ses origines à l’entreprise Blanchardet, fondée en 1930 avec un premier point de vente.

Elle s’est fortement développée lors du rapprochement de trois entreprises historiques à Pau dans les années 1990rappelle Jérôme Mougin.

Une étape marquante a lieu en 1994, lorsque le grossiste s’installe dans un magasin unique à Lescar (64). "Ce site est resté notre siège jusqu’en 2019, date à laquelle nous avons déménagé à Billère", poursuit-il.

Mais les années 2000 sont difficiles. "À partir de 2004, après le départ de Christian Amirault vers la centrale, Blanchardet a connu huit années instables avec quatre dirigeants successifs", retrace le directeur général. Quand il est nommé en 2013, l’entreprise a un Ebitda négatif et nécessite un vrai redressement. Une opération majeure est alors réalisée début 2016 avec la fusion de Blanchardet et Sarrat, filiale des Landes et du Lot-et-Garonne.

Ce mariage heureux marque un tournant dans le développement du distributeur, qui décide de se concentrer sur ses activités à forte valeur ajoutée. En 2017, il cède son activité paloise de fournitures industrielles à Rubix. "En revanche, nous avons conservé cette activité dans les Landes".

C’est aussi à cette époque que le distributeur isole son service poids lourd pour constituer une plaque spécifique dans le Sud-Ouest, dont la direction est confiée à Gérald François, jusque-là dirigeant de Sarrat. Autre opération notable : à l’été 2018, Blanchardet-Sarrat se sépare de ses activités du Lot-et-Garonne auprès d’Autodistribution Aquitaine.

Nouvelles ambitions après un recentrage stratégique

Ce travail de restructuration porte progressivement ses fruits. "Nous nous sommes concentrés, dans un premier temps, sur nos clients historiques en partant sur de nouvelles bases. Par la suite, nous avons profité de l’après-Covid pour retrouver de nouveaux clients".

Sur de bons rails, Blanchardet-Sarrat engage de nouveaux développements commerciaux, et étoffe notamment son offre en misant sur le pneumatique et la carrosserie. Autre levier majeur de cette transformation, l’animation commerciale se veut soutenue avec, chaque année, plus de 200 promotions et actions variées.

Le distributeur a également repris en main son réseau de réparateurs. Avec 115 garages sous enseigne, l’entreprise a structuré son accompagnement avec des responsables dédiés par activité : mécanique et carrosserie. "D’un côté, des équipes spécialisées en animation et développement du réseau ; de l’autre, des commerciaux qui s’occupent du business", explique Jérôme Mougin.

Jérôme Mougin, directeur général de Blanchardet-Sarrat, a été le maître d’œuvre de la transformation de la filiale avec une stratégie alliant rigueur opérationnelle et ancrage territorial. ©Blanchardet-Sarrat

Jérôme Mougin, directeur général de Blanchardet-Sarrat, a été le maître d’œuvre de la transformation de la filiale avec une stratégie alliant rigueur opérationnelle et ancrage territorial. ©Blanchardet-Sarrat

Un pari payant, puisque les professionnels représentent aujourd’hui plus de 80 % du chiffre d’affaires de la filiale. Pour maintenir une réactivité optimale auprès de ses réparateurs, Blanchardet-Sarrat a d’ailleurs revu son organisation logistique. Autrefois externalisé, le service de livraison a été progressivement internalisé, à hauteur de 60 % à présent.

Une reprise en main indispensable aux yeux du grossiste palois, qui organise de deux à six tournées quotidiennes selon les zones. "Six tournées sont réservées aux grandes agglomérations. Sur des villes intermédiaires comme Tarbes ou Mont-de-Marsan, nous en effectuons entre quatre et cinq. Dans les zones plus rurales, on ne dépasse pas les deux tournées. Dans les Landes, on peut parcourir 50 km sans rencontrer un seul garage !", détaille Jérôme Mougin.

Gestion rigoureuse pour une croissance durable

Outre cette nouvelle dynamique commerciale, Blanchardet-Sarrat doit aussi son redressement à une gestion rigoureuse. "Je fais partie d’une filiale, mais j’ai toujours veillé à nos coûts, c’est important", insiste son directeur général. "Nous tenons à préserver nos marges puisqu’elles nous permettent de mettre en place nos actions et animations sur le terrain".

Là encore, ce travail se révèle fructueux : l’entreprise du Sud-Ouest a enregistré un résultat net de plus de 4 millions d’euros en 2024. Des chiffres très encourageants pour la filiale du groupe Autodistribution, qui peut ainsi investir dans de nouveaux projets. Parmi eux, le déploiement prochain de Hub360, le nouvel e-book du groupement.

Cette solution digitale dédiée va permettre aux 12 commerciaux de mieux gérer leurs interactions terrain et d’optimiser leur suivi client. "Cet outil améliorera la préparation et l’organisation des tournées de nos commerciaux, l’interactivité entre nos services et l’autonomie commerciale", souligne Jérôme Mougin.

Fidèle à ses engagements environnementaux, la société vient en outre d’équiper ses deux sites principaux de véhicules électriques pour les livraisons locales. Pour les prochains mois, les ambitions restent fortes avec un objectif ambitieux de 43 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les projets ne manquent pas, à commencer par la rénovation complète des showrooms, que le distributeur vient de finaliser.

L’année sera également marquée par la célébration des 40 ans du réseau AD, avec de nombreuses animations prévues. En point d’orgue : une présence attendue à Equip Auto, en octobre 2025, avec environ 60 clients privilégiés.

De nouvelles conquêtes commerciales en vue

Confiant, le dirigeant entend poursuivre la croissance de son entreprise en misant sur son ancrage régional. Blanchardet-Sarrat s’est notamment fixé pour objectif de renforcer son maillage logistique sur la période 2025-2027. "Ce qui implique des recrutements, de nouvelles tournées et la conquête de territoires. C’est le cas dans les Landes, où nous venons d’engager un commercial supplémentaire. Ce secteur a été redécoupé pour favoriser notre prospection", confie Jérôme Mougin.

Pour compléter son maillage local, il n’écarte pas non plus la croissance externe… Pas de doute : le redressement accompli ces dernières années ne marque qu’une étape pour Blanchardet-Sarrat, résolument tourné vers l’avenir. Fort de l’élan insufflé par Jérôme Mougin, le distributeur palois semble prêt à écrire de nouveaux chapitres prometteurs dans son histoire déjà riche de près d’un siècle.

Grands Prix de la Rechange 2025 : Avatacar, un modèle unique signé MPSA

Ouverts aux distributeurs de pneumatiques depuis quatre ans, les Grands Prix de la Rechange couronnent cette année un grand nom de la gomme. Le groupe MPSA (Massa) s’est imposé comme une évidence aux yeux du jury, qui a salué la singularité de son modèle. Avec son concept Avatacar, véritable passerelle entre digital et réseau physique, l’entreprise a su conjuguer innovation technologique, proximité client et performance commerciale.

"Nous sommes une entreprise familiale, nous représentons les petits dans un monde de géants, rappelle Magali Massa, codirigeante avec son frère Cédric du groupe MPSA. De fait, cette reconnaissance du marché est gratifiante." En l’espace de sept ans, Avatacar s’est installé comme une alternative aux réseaux traditionnels.

Son offre produits, riche de plus de 700 000 pneus et 40 marques, constitue assurément l’un de ses atouts majeurs. Réparti entre une plateforme nationale à Beaune (21) et dix dépôts régionaux (un onzième prochainement), ce stock est ainsi livrable deux fois par jour sur l’ensemble du territoire.

Associée à de la pièce mécanique, cette offre a séduit de nombreux garages : 300 ont déjà rejoint les rangs de l’enseigne, et 700 sont envisagés à moyen terme. Si ces derniers ont adhéré au concept, c’est qu’ils y trouvent bien plus que du stock. "Les gens qui constituent notre réseau nous ressemblent. Ce sont des entrepreneurs avec leur lot de problématiques à gérer", résume Magali Massa.

Comprendre les besoins, offrir des solutions

L’agilité est une qualité fondamentale du modèle Avatacar. En comprenant les besoins de ses adhérents et avec cette capacité à innover, l’enseigne a su développer toute une palette de solutions facilitant le quotidien des réparateurs.

Exemple : Avatacar a internalisé son service informatique (30 personnes). De quoi contribuer à développer des outils rapidement et en parfaite adéquation avec ses attentes. À l’instar du portail de gestion des retours, déployé depuis quelques mois. L’application Avatacar Pro, adoptée par 90 % des adhérents, en est une autre illustration. Et quand elle ne sait pas faire, l’enseigne sait s’entourer.

Une solution de financement, avec Floa Bank, est à disposition des garages, tout comme une autre (Opisto) pour la pièce de réemploi. "On a beaucoup innové depuis 2018. On a déployé beaucoup de choses, auxquelles peu de gens croyaient. Voir que le marché nous récompense aujourd’hui vient valider le concept", apprécie Olivier Cavagna, responsable du réseau.

D'une génération à l'autre

Avatacar doit aussi son succès à la maîtrise et à la vision stratégique d’une famille emblématique du pneumatique. Massa Pneu a longtemps fait figure de référence dans la distribution. En choisissant au milieu des années 2010 de céder leurs quelque 140 points de vente au groupe Continental, les Massa ont pris, en famille, un virage que certains estimaient risqué à l’époque.

"Quand on a repris le groupe avec mon frère, il y avait déjà cette expertise, ce savoir-faire. Mais dans tout ça, le vrai visionnaire de notre génération, c’est Cédric, salue sa sœur cadette. C’est lui qui a compris très tôt comment on devait évoluer."

Avec le soutien indéfectible de leurs aînés, les deux quadragénaires ont relevé ce défi et ne se fixent aucune limite. Alors que MPSA a généré en 2024 un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, le prochain enjeu sera de faire connaître Avatacar auprès du grand public, bien au-delà du premier cercle de l’après-vente qui l’a déjà adopté.

Grands Prix de la Rechange 2025 : ACR Group récompensé pour la qualité de son réseau de plateformes

Nicolas Bencteux n’avait sans doute pas besoin d’un trophée pour mesurer la valeur de ses équipes. Mais le directeur général d’ACR Group partage sa "satisfaction" de récolter une récompense qui vient souligner "l’engagement et le travail des équipes ces dernières années." Nommé à la tête de la filiale de PHE après la crise sanitaire, le responsable a accompagné une véritable métamorphose de l’organisation.

Après le choc de la Covid en 2020, ACR Group réalise un exercice record l’année suivante. Un rebond spectaculaire, qui pousse pourtant la direction à s’interroger. "En 2021, la croissance est venue d’elle-même. L’enjeu était de la pérenniser. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à repenser notre modèle."

Un réseau repensé

2022 va ainsi marquer le début des grandes manœuvres. Le réseau de plateformes intègre les gammes et la logistique de son cousin belge Doyen Auto, entraînant une redéfinition complète de son maillage national. Un besoin renforcé par la montée en puissance d’ACR auprès des réseaux multimarques et des grands comptes qu’il convient de servir au mieux.

Des sites sont déplacés, tels Marseille et Toulouse, d’autres restructurés, à l’image de Nantes, Toulouse, Lille ou Lyon. La plateforme de Villefranche (Yonne), qui centralise la gestion des retours pour l’ensemble du groupe, poursuit quant à elle sa mue. Dans le même temps, un système de gestion d’entrepôt (WMS) commun aux neuf sites est déployé. Un projet aussi stratégique que risqué, comme en témoignent les écueils rencontrés par d’autres acteurs du secteur. ACR Group, lui, franchit cette étape avec succès.

Pour Nicolas Bencteux, ces projets, bien que complexes, restent maîtrisables. "Ouvrir une plateforme ou mettre en place un nouvel outil informatique, ce sont des missions encadrées, avec un début et une fin. D’autres sujets, en revanche, demandent une implication continue et une adaptation permanente."

L'enjeu du dernier kilomètre

Parmi ces sujets de fond, la question du transport reste centrale. "La qualité du service du dernier kilomètre est déterminante. Si l’on réussit toute la chaîne en amont mais que l’on échoue sur la livraison finale, tout est perdu", affirme Nicolas Bencteux. Contrairement à certains concurrents, ACR Group a fait le choix de ne pas internaliser cette activité.

En revanche, l’entreprise a mis en place des tournées dédiées dans certaines régions et a renforcé sa politique de sélection des prestataires. Objectif : établir une interface relationnelle solide et s’appuyer sur des systèmes interconnectés pour assurer un suivi précis des opérations.

Autre enjeu majeur : le positionnement stratégique du réseau de plateformes. Dans un contexte d’inflation, certains acteurs ont privilégié une politique tarifaire agressive. ACR, au contraire, a tenu le cap. "Il y aura toujours un concurrent moins cher que vous, resitue le directeur général. Rester au-dessus de cette bataille implique d’y associer du service."

Ce qui passe par la qualité et la profondeur des gammes, la disponibilité partout sur le territoire ou encore la fiabilité des livraisons. Pour aller toujours plus loin dans cette démarche qualité, d’autres sites régionaux vont encore nécessiter des investissements dans les deux ans à venir. C’est à ce prix qu’ACR continuera de grandir, quelles que soient les tendances du marché.

Grands Prix de la Rechange 2025 : Ragues, champion de l'animation réseau

Quand il est difficile de trancher, alors autant ne pas le faire ! Une fois n’est pas coutume, le jury des Grands Prix de la Rechange a choisi de remettre non pas un, mais deux Prix de l’Animation Réseau. Parmi les nombreuses candidatures, deux ont particulièrement retenu l’attention de notre panel d’experts. Aux côtés du groupe TIC (Agra), le groupe Ragues figure ainsi au tableau d’honneur de cette édition 2025.

Une juste récompense pour un acteur historique du monde de la rechange. Née dans les années 1950, l’entreprise familiale a bâti sa réputation sur sa maîtrise de la distribution de pièces détachées. Adhérent Groupauto depuis 1988, Ragues rayonne en Normandie et dans la Sarthe avec douze points de vente, et une plateforme (Pavi Ouest) implantée à Giberville (14), pour un chiffre d’affaires d’environ 80 millions d’euros.

Mais ce succès, le distributeur ne le doit pas uniquement à cette activité. Depuis plus d’un quart de siècle, sa stratégie est également étroitement liée au développement réseau. "Chez nous, c’est une question de culture d’entreprise, résume Pierre Ragues, directeur général du groupe. Mon père [Marcel, ndlr] a démarré cette activité au tout début de Top Garage à la fin des années 1990."

Animer et recruter

Précisément en 1999, date à laquelle le groupe a amorcé cette aventure avec le soutien, quelques années plus tard, de Top Carrosserie. Deux panneaux qui permettent au distributeur de fédérer des garages en quête d’un support tant sur le plan du marketing, de la communication, des conditions d’achat que des outils. Avec l’apport des enseignes Garage Premier et, depuis cinq ans, de Bosch Car Service, le groupe Ragues réussit à rassembler aujourd’hui 120 ateliers sur sa zone de chalandise.

Pour donner du sens à cette stratégie, deux coordinateurs se divisent la zone avec pour principales missions d’animer les adhérents actuels et d’en recruter de futurs. Soutenus par les responsables des ventes et les attachés technico-commerciaux (ATC), ces coordinateurs jouent un rôle majeur dans la vie du réseau. En 2024, Ragues a enregistré pas moins de 18 arrivées. Un bilan positif qui résulte davantage d’une question d’opportunités que d’une réelle volonté d’accélérer.

"L’idée n’est pas d’intégrer pour intégrer, précise le directeur général. On cherche des gens qui ont envie d’avancer avec nous, qui croient en notre histoire et qui ont confiance en nous. En retour, on attend d’eux qu’ils jouent le jeu de leur distributeur et qu’ils viennent à nos réunions. Tout cela fait que les opportunités sont plus ou moins longues à se concrétiser."

La fidélité ne se tarit pas

Mais cette réussite est aussi liée à la variété des cartes proposées. Dans sa main, le groupe Ragues dispose de ses deux panneaux premium ; d’un autre secondaire, Garage Premier, riche en vertus et qui peut aussi constituer une porte d’entrée vers le niveau du dessus ; et d’un quatrième lui permettant de compléter son maillage avec un profil de garage différent.

Et si, au fur et à mesure des années, les pistes de développement se réduisent, la zone de jeu n’étant pas extensible, le dirigeant croit toujours au potentiel de cette thématique. "Il y aura toujours des trous dans la raquette. À nous de rester attentifs."

Surtout, le temps a fait son œuvre, prouvant à l’adhérent Groupauto qu’en faisant correctement son travail, la fidélité des ateliers ne se tarit jamais. Bien au contraire. Le vrai succès du groupe normand est donc peut-être là, dans la constitution de cette communauté de professionnels qui apprécie de se retrouver et d’échanger sur diverses problématiques. C’est tout l’intérêt d’un réseau, et Ragues l’a bien compris.

Réparation automobile : les pièces font grimper la facture

Après deux années de fortes hausses, la tendance semble s’infléchir chez les ateliers automobiles. C’est ce que révèle la dernière édition du baromètre des prix de la réparation publié par idGarages.com. Basé sur près d’un million de devis réalisés au premier trimestre sur la plateforme, l’indicateur fait état d’une progression moyenne des tarifs de 6,7 %, contre 7,6 % l’an passé et 11,5 % en 2023.

Le coût des pièces détachées tire les prix de la réparation

Cette hausse modérée masque des évolutions contrastées selon le type de prestation. Côté main-d’œuvre, les tarifs diminuent légèrement (-1,2 %) pour les interventions simples, une baisse qui s’inscrit dans un contexte de repli des entrées atelier au premier trimestre 2025 (-8 %). À l’inverse, les opérations plus techniques enregistrent une légère augmentation.

Ce sont les prestations dominées par le coût des pièces qui tirent les prix vers le haut. Le remplacement de disques et plaquettes avant grimpe ainsi de 11 %, à 440,67 euros en moyenne, tandis que le changement de courroie de distribution atteint 731,26 euros (+12,2 %). En cause selon idGarages : la montée des tarifs équipementiers, combinée à une hausse des coûts logistiques et de distribution.

 

Certaines prestations à forte composante main-d’œuvre évoluent peu. C’est le cas de la révision climatisation (+2,2 %) ou du diagnostic électronique, dont le prix recule même très légèrement (-0,4 %). Le décalaminage moteur, facturé en moyenne 111,18 euros (+7,6 %), voit ses tarifs progresser à la faveur d’une évolution des techniques utilisées et d’investissements dans des équipements spécifiques.

Des tarifs plus homogènes entre régions

"Après deux années de hausse marquée, le marché de la réparation automobile revient à une forme d’équilibre. Nous assistons à la fin de la période inflationniste. Les garages s’adaptent à un contexte économique incertain et au retour des arbitrages budgétaires des ménages. Dans ce contexte, la transparence et la comparaison des prix prennent encore plus d’importance", observe Fabien Borsa, CEO d’idGarages.com.

Avec plus de 4 000 garages partenaires, la plateforme revendique en 2024 quelque 32 millions de devis générés, pour plus de 8 millions de visiteurs uniques.

Autre enseignement de ce baromètre : l’écart maximal entre la région la plus chère et la moins chère n’est plus que de 3 points, contre 11 un an plus tôt. En moyenne, un Francilien paie aujourd’hui 12 euros de plus qu’un automobiliste normand pour une même intervention.

La Normandie devient ainsi la région la plus abordable, avec des prix 1,6 point en dessous de la moyenne nationale, tandis que l’Île-de-France reste en tête du classement des régions les plus chères (+1,5 point). À l’échelle départementale, les écarts restent notables : à Paris, les tarifs dépassent de 15 points la moyenne régionale, contre -7 points dans le Val-de-Marne.

Métiffiot recrute la "Génération M"

Carrossiers, mécaniciens, vendeurs de VO, administratifs… Métiffiot met en avant le savoir-faire et l'humanité de ses salariés. Le réparateur valentinois affiche leur portrait dans les rues de Valence (26), les hissant au rang de célébrités locales exemplaires. Il en emploie 47 dans ses trois activités de carrosserie, mécanique et vente de véhicules d'occasion, sans oublier son équipe de gestion. L'entreprise membre de Carflex compte attirer six à huit nouveaux salariés et cinq apprentis en 2025. Et c'est donc pour se faciliter la tâche qu'elle a décidé de créer sa propre "marque employeur", à l'imitation des grandes enseignes.

Métiffiot lance ainsi le concept de Génération M, en référence aux classements générationnels X, Y, Z et Alpha. Pour le mettre en avant, la carrosserie investit dans le marketing pour soigner son image à destination de ses clients et candidats potentiels au recrutement, ainsi que de ses salariés. Elle consacre ainsi la moitié de son budget de communication annuel global de 60 000 euros au recrutement. Cette somme est investie dans des campagnes multicanal. Ses messages "décalés" sont diffusés au travers de campagnes sur les réseaux sociaux, de spots radio, d'affichage sur les abribus de sa zone de chalandise, ainsi que de publicités dans les magazines professionnels nationaux.

Attachée aux pratiques RSE

"Nous croyons fermement que nos meilleurs atouts sont nos propres collaborateurs", affirme Stéphane Métiffiot, codirigeant de la carrosserie éponyme. Ainsi, pour mettre en avant ses efforts d'expertise technique, ses dirigeants valorisent notamment le parcours de David Arzfian. Ce salarié, initialement embauché en alternance, s'est récemment qualifié pour la prochaine finale des Olympiades des métiers 2025. Un parcours exemplaire porté par l'entreprise.

Stéphane Métiffiot précise que "la Génération M, c’est avant tout un état d’esprit : celui de l’engagement, de la passion pour l’automobile, et d’une fierté partagée d’appartenir à une entreprise qui innove et se soucie du bien-être de chacun". En effet, concernant ce dernier point, la carrosserie s'engage depuis longtemps dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Après avoir fêté ses 150 ans en 2024, elle a également été récompensée dernièrement par Mobilians pour ses efforts environnementaux et sociaux.

Fort de ses pratiques, Métiffiot les fait donc connaître aujourd'hui au travers de son marketing et de sa communication. Sa "marque employeur" parachève cette stratégie en la déclinant au service du recrutement. Le carrossier assure qu'elle représente "un levier essentiel pour maintenir la croissance de l’entreprise et relever les défis de la mobilité de demain". Un point qui concerne plus largement l'ensemble de la profession.

Top départ pour le programme Premium Experience d'AutoFirst

C’est dans un cadre à la fois technique et ludique que le réseau AutoFirst France a réuni ses adhérents, les 25 et 26 juin 2025, pour le lancement de son programme de fidélité. Organisé sur le circuit de Dijon-Prenois (21), en partenariat avec l’équipementier Sidem, cet événement a marqué le coup d’envoi de l’AutoFirst Premium Experience. Son objectif : renforcer les liens entre le réseau de réparateurs, ses distributeurs et ses partenaires.

"Le programme de fidélité AutoFirst Premium Experience est une suite logique de notre développement et permet de réunir nos partenaires dans un contexte convivial pour souligner l’implication et la fidélité des adhérents au réseau AutoFirst et à nos distributeurs Business Partners", affirme Ludovic Montenot, directeur marketing et réseau de LKQ France.

Sidem présente ses nouveautés

Au-delà de l’aspect convivial, cette première édition a permis aux participants de monter en compétence sur des gammes stratégiques pour AutoFirst. La liaison au sol, avec les produits Sidem, a été particulièrement mise en lumière.

François Duhem, international sales manager du fournisseur, s’est réjoui de l’initiative : "Ce fut une excellente opportunité de présenter la marque Sidem et d’échanger autour de retours terrain particulièrement enrichissants. Un grand plaisir également de partager un moment convivial dans le cadre d’un événement sportif parfaitement organisé par LKQ France".

Au cours de ce rendez-vous, l’enseigne a également mis en exergue les offres d’Emotive, dont les gammes ERA. Le réseau a aussi profité de l’occasion pour dévoiler en avant-première neuf nouvelles familles de produits de la marque Optimal.

Une deuxième édition à Pont-l’Évêque (14)

La formation était aussi à l’honneur grâce à l’intervention de la LKQ Academy et de Snap-on autour des stations ATF. Ces temps d’échange ont contribué à renforcer l’expertise technique des réparateurs, dans une logique de montée en compétence continue.

LKQ France précise que la deuxième édition du programme est prévue le 17 septembre prochain. Cette fois, les équipes AutoFirst et leurs partenaires se retrouveront sur le circuit de l’EIA à Pont-l’Évêque (14), pour une nouvelle journée mêlant technique, formation et expérience de conduite.

Ludivine Gloria rejoint Valused en tant que directrice marketing et offre

Valused étoffe ses équipes avec la nomination de Ludivine Gloria au poste de directrice marketing et offre. Cette dernière a pris ses fonctions en juin 2025 avec pour objectif d’accélérer le développement de la jeune entreprise, créée par Julien Dubois, Jean-Michel Guarneri et Kais Omri.

Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Ludivine Gloria pilotera la stratégie produit, le marketing digital et l’animation de la base clients, tout en contribuant activement à la notoriété du spécialiste de la vente BtoB de pièces automobiles reconditionnées.

Avant de rejoindre Valused, Ludivine Gloria a occupé plusieurs postes de direction marketing dans l’après-vente automobile, notamment chez ZF Group où elle a piloté d’août 2021 à mai 2025 la stratégie marketing France et Benelux. Elle y a coordonné les plans d’animation commerciale, le suivi des KPI et le déploiement des réseaux sociaux.

Ludivine Gloria a également évolué chez Oscaro, où elle a exercé différentes fonctions pendant plus de sept ans (2011 à 2015), allant du pilotage d’offres produits à la stratégie marketing France, Espagne et Belgique. Entre 2008 et 2011, Ludivine Gloria a aussi œuvré pour le réseau Midas, en tant que category manager.

Covéa et Faubourg s’unissent autour d’Aniel Marketplace

Acteur majeur de l’assurance en France avec ses marques MAAF, MMA et GMF, Covéa s’associe au groupe Faubourg. Dans un communiqué, l’assureur mutualiste indique qu’un "partenariat industriel et capitalistique" a été noué avec l’entité Aniel Marketplace, sans en préciser les contours.

Ce rapprochement vise à bâtir une place de marché B2B de premier plan dans le domaine de la pièce automobile, ouverte à tous les professionnels de la réparation. L’objectif est clair : encourager une réparation plus responsable en doublant l’utilisation de pièces de réemploi dans les sinistres automobiles gérés par Covéa d’ici à 2030.

L’assureur entend aussi réduire les coûts de la sinistralité automobile qui ne cessent de croître, en particulier au cours de ces deux dernières années (+15,5 %). En 2023, les pièces de carrosserie ont représenté 52 % de ce poste, et leur prix a grimpé de 18 % sur la même période.

Covéa se prépare à l’ouverture du marché des pièces de carrosserie

Cette initiative fait d’ailleurs écho aux propos tenus par Stéphane Duroule, directeur général Assurances France du groupe mutualiste, lors d’un entretien en septembre dernier au J2R. Il y affirmait la volonté de Covéa de s’impliquer plus activement dans la préservation de la pluralité et de l’indépendance de la filière du réemploi.

En s’alliant à Aniel, le groupe met également un pied sur le marché des pièces dites de qualité équivalente, qui font aussi partie du catalogue de la filiale du groupe Faubourg. Alors que le monopole sur les pièces de carrosserie est remis en cause par les autorités européennes, Covéa anticipe ainsi une possible ouverture du marché et affirme ses ambitions sur ce segment stratégique.

Une marketplace adossée à deux expertises complémentaires

La future plateforme reposera sur les fondations d’Aniel Marketplace, qui avait été lancée en 2019 par le groupe Faubourg. Elle proposera une offre étendue de pièces neuves – d’origine, d’équipementier ou de qualité équivalente – ainsi qu’un large éventail de pièces de réemploi, avec un haut niveau d’exigence en matière de qualité, de traçabilité et de conformité.

Le nouveau projet s’appuie également sur le poids de Covéa dans l’écosystème de la réparation automobile assurantielle, afin de fédérer l’ensemble des acteurs favorables à une filière plus vertueuse, tant sur le plan économique qu’environnemental.

Une gouvernance partagée

La gouvernance de la structure a d’ores et déjà été définie. La présidence revient à Maël-Yann Le Capitaine, actuel directeur général d’Aniel Marketplace, tandis que la direction générale sera assurée par Laurent Decelle, issu du groupe Covéa. Les prochains mois seront consacrés à la coordination des équipes et à la coconstruction de l’offre. L’objectif est de rendre l’ensemble opérationnel d’ici la fin de l’année.

"En s’engageant dans ce partenariat stratégique, Covéa se donne pour objectif le doublement de l’usage des pièces de réemploi pour les sinistres de nos assurés d’ici 2030 et plus largement d’obtenir une meilleure maîtrise des coûts et qualité des pièces automobiles. Nous sommes ravis de partager cette ambition avec le groupe Faubourg et de créer ensemble une offre accessible et performante de pièces de rechange pour nos réparateurs agréés et plus largement pour l’ensemble du marché", se félicite Stéphane Duroule.

Un enthousiasme partagé par Mohamed Aouar, président du groupe Faubourg : "Il s’agit d’une étape majeure dans le développement du groupe Faubourg, et d'une réelle consécration venant parachever le travail mené depuis plusieurs années par les équipes d’Aniel Marketplace afin de développer, techniquement et commercialement, une plateforme performante et attractive."

Autodoc fait son entrée à Equip Auto

En 2022, en marge du salon Equip Auto, Autodoc annonçait le lancement en France de son offre Pro. Trois ans plus tard, le géant du e-commerce franchit une nouvelle étape dans le développement de son activité B2B et participera pour la première fois à la biennale de l’après-vente, qui se tiendra à Paris du 14 au 18 octobre.

"La proximité et l'humain sont dans l'ADN d’Autodoc Pro, et notre participation reflète notre volonté de toujours mieux comprendre les besoins du terrain. C’est l’occasion de montrer aux professionnels tout ce que nous avons mis en place pour leur faciliter le quotidien : une largeur de gamme inégalée, un accompagnement de proximité, et désormais une marque pensée pour eux", explique Mustapha El Moridi, directeur France d’Autodoc Pro.

GoCore dévoilée à Equip Auto

Présent dans le hall 1, sur le stand P043, le pure player viendra présenter ses services destinés aux professionnels de la réparation. Aujourd’hui, son programme Autodoc Pro est disponible sur l’ensemble du territoire. Il a séduit plus de 21 000 garages attirés par la solution "phygitale" de l’entreprise allemande.

Pour mémoire, elle allie notamment une plateforme de commande au catalogue étoffé, plusieurs services calibrés pour les ateliers et un réseau d’agents assurant un lien direct avec les ateliers, notamment pour le suivi des retours.

Ce premier salon Equip Auto sera également l’occasion pour Autodoc de dévoiler goCore, une marque exclusive tout juste lancée en juin dernier. Dédiée aux professionnels, elle couvre les familles de produits les plus demandées en atelier, comme le freinage, la filtration, les batteries, ou encore les éléments de suspension et de direction.

 

La montée en puissance de Groupement Union

Ils étaient 70 en 2022, ils sont aujourd'hui plus de 250. En trois ans à peine, les fondateurs de Groupement Union ont transformé une initiative locale, née en région parisienne, en un réseau national solide. Sans tambour ni trompette, mais avec méthode, le réseau de distributeurs s'est fortifié, élargi et, surtout, professionnalisé.

Au cœur de cette montée en puissance, une équipe qui s'est étoffée au fil de l'eau avec les arrivées notamment de Coralie Sakili, en charge de la communication et du marketing, et de Vanessa Sinnadurai, administratrice des ventes.

"Coralie renforce le lien avec nos adhérents à travers une communication ciblée et régulière. Elle veille à rester proche de leur quotidien. Quant à Vanessa, elle assure l'interface entre nos membres et nos partenaires, avec un accompagnement sur mesure et une vraie disponibilité", souligne Martial Dulongpont, directeur du développement.

Des renforts indispensables pour répondre aux attentes d'un réseau qui ne cesse de croître sur le territoire national. C'est notamment en Rhône-Alpes que Groupement Union a notablement consolidé son maillage, y fédérant 35 adhé­rents. "On est désormais bien implantés dans la région, et on constate que l'offre locale diffère sensiblement de celle de l'Île-de-France, que ce soit en matière de prix ou de niveaux de rémunération", observe Martial Dulongpont.

Une communauté soudée et indépendante

Pour expliquer l'essor rapide de leur réseau, les dirigeants de Groupement Union soulignent l'attrait de leur modèle alternatif, fondé sur la souplesse et l'indépendance. "Notre ambition, c'est de proposer une alternative aux groupements traditionnels, en nous appuyant sur des valeurs familiales. Lorsqu'on va à la rencontre des distributeurs, il n'est pas rare qu'ils nous disent : « C'est trop beau pour être vrai »", sourit Mourad Haiz, cofondateur et CEO du groupement.

Preuve de cet attrait, la majorité des distributeurs qui rejoignent Groupement Union n'avaient jusque-là jamais été affiliés à une autre centrale… C'est le cas de la société APA Pièces Auto, localisée à Marseille, qui était pourtant courtisée par de nombreuses enseignes.

Selon Malik Zitout, cofondateur de Groupement Union, la liberté laissée aux adhérents est un marqueur fort du réseau : "Le gérant reste patron dans son magasin avec sa propre identité. Cette notion d'indépendance, c'est notre fierté." Concernant les engagements demandés aux adhérents, le groupement mise sur un système de RFA évolutives. "Il n'y a pas d'obligation imposée", insiste Mourad Haiz. Si le groupement accorde une large autonomie à ses adhérents, il veille aussi à préserver une forte cohésion au sein de son réseau.

Cette cohésion s'exprime notamment lors de rassemblements réguliers. En mai 2024, un premier séminaire a ainsi réuni une partie du réseau à Marrakech, au Maroc. En parallèle, la centrale organise plusieurs rendez-vous régionaux, au plus près de ses adhérents. Le dernier a été organisé dans la région lyonnaise, le 27 mai, et la prochaine rencontre est prévue en fin d'année, dans la région parisienne.

"Chaque adhérent a ses propres priorités. On prend le temps de les appeler, de recueillir leur avis. C'est aussi ça, la communication : un échange dans les deux sens", complète ­Coralie Sakili. Cette proximité permet d'attirer un profil varié de distributeurs, aux volumes d'affaires très différents. "Certains font six à sept millions d'euros, d'autres ne dépassent pas les 150 000 euros. Certains ont démarré avec nous et atteignent aujourd'hui 700 000 à 800 000 euros. Ils ne nous oublient pas. On les a accompagnés à chaque étape", assure Malik Zitout.

Une logistique structurée, une offre qui s'élargit

Cette expansion territoriale s'est doublée d'un développement de l'offre qui n'a cessé de se diversifier. "Ce qu'on veut, c'est répondre à l'ensemble des besoins de nos distributeurs, qu'il s'agisse de pièces mécaniques, de vitrage ou de lubrifiants. Construire une offre complète, c'est clairement notre priorité pour 2025 et 2026", clame Mourad Haiz.

La centrale collabore aujourd'hui avec les réseaux de plateformes Exadis, DCA et ACR. Rappelons que Groupement Union s'est aussi rapproché fin 2022 d'Alliance Automotive et de son réseau Pièces Auto. "Grâce à ce maillage, nos adhérents sont livrés en H+4, parfois même en J+1. On a aussi obtenu des franco de port. L'objectif, c'est qu'ils disposent des meilleures conditions possibles, tant sur les tarifs que sur la qualité de service", ­précise Malik Zitout.

Au-delà de ces partenariats logistiques, la communauté de distributeurs a réussi à séduire plusieurs fournisseurs auprès desquels ses adhérents peuvent s'approvisionner en direct. Parmi les récents ­partenaires : Total, Torus, Warm-Up, etc. "À nos débuts, nous devions démarcher les fournisseurs. Aujourd'hui, ce sont eux qui viennent nous voir", confie Mourad Haiz.

Mais pas question pour les dirigeants de la centrale de diversifier leur offre à tout-va : ils entendent rester cohérents dans leur stratégie de sourcing. Parmi leurs priorités : mettre l'accent sur les pièces techniques, un segment amené à croître fortement dans les prochaines années.

Des outils pour piloter l'activité

Parallèlement, Groupement Union a structuré une offre de services destinée à accompagner ses adhérents dans la consolidation et le développement durable de leur activité. La formation occupe, en particulier, une place de plus en plus importante. Un centre dédié, baptisé FDE, a ainsi vu le jour en interne. "On avait constaté des lacunes chez certains adhérents. Le centre FDE les accompagne dans toutes les dimensions de leur métier : gestion des stocks, retours, créations de postes de vendeurs…", détaille Malik Zitout.

Ce n'est pas tout : des sessions thématiques sont organisées, en partenariat avec des équipementiers, pour aider les équipes à renforcer leurs compétences techniques. "Nous venons d'en faire une avec Schaeffler, et une autre est prévue avec Gates pour les vendeurs comptoir", indique Coralie Sakili.

Pour accompagner ses adhérents dans le pilotage quotidien de leur activité, Groupement Union a également mis au point plusieurs outils numériques. Parmi ceux-ci, une application leur permet de suivre en temps réel leur chiffre d'affaires, ventilé par marque et par famille de produits. Autre levier de développement : la refonte du site internet.

"Il est en ligne depuis quelques semaines et a déjà généré de nombreuses demandes d'adhésion", rapporte Vanessa Sinnadurai. Le prochain chantier prioritaire du groupement porte sur la conception d'un portail de commandes centralisé. "Il s'agira d'un hub unique avec un moteur de recherche optimisé pour accéder à tous les fournisseurs. Les tests démarrent cet été, pour un déploiement complet d'ici début 2026", annonce Mourad Haiz.

Une première à Equip Auto

Grâce à ce hub, Groupement Union espère franchir un cap dans son développement et consolider sa présence dans plusieurs zones. La région Auvergne-Rhône-Alpes, le Sud, la Bretagne ou encore l'Est sont notamment en ligne de mire. Et un cap est déjà fixé : atteindre les 300 adhérents. Une ambition que le groupement ne manquera pas d'afficher au salon Equip Auto.

Pour la première fois de son histoire, Groupement Union participera, en effet, à la biennale de l'après-vente, du 14 au 18 octobre prochain à Paris. Une nouvelle étape dans sa feuille de route. À bas bruit, la communauté élargit donc son empreinte sans dévier de sa boussole : répondre aux attentes concrètes des distributeurs indépendants.

Quelles sont les marques de véhicules récents les plus souvent accidentées ?

Le dernier rapport de l'association SRA, consacré à la sinistralité automobile en 2024, met en lumière la répartition par marques et segments des véhicules accidentés âgés de moins de six ans. Thermiques ou électriques, SUV ou citadines, françaises ou étrangères : les modèles concernés évoluent, avec des coûts de réparation très variables.

Amélioration de la réparabilité des véhicules entre 2019 et 2024

La réparabilité des véhicules de moins de 6 ans s'est légèrement améliorée entre 2019 et 2024.

Réalisée à partir de 600 000 rapports d’expertise (sur un total annuel de quatre millions), cette étude se concentre sur les véhicules vendus entre 2019 et 2024. L’association exclut les modèles rares présents dans moins de 100 dossiers, permettant ainsi des comparaisons pertinentes entre marques et segments.

Un podium toujours français

Sans surprise, le podium est dominé par Renault (17,81 % des sinistres), suivi de très près par Peugeot (17,02 %) et Citroën (8,2 %), reflétant logiquement leur part prépondérante dans les immatriculations françaises. À elles trois, ces marques françaises représentent plus de 40 % des véhicules accidentés, bien que chacune connaisse un léger recul correspondant à leur baisse de parts de marché.

À leurs côtés, quatre marques allemandes font partie du top 10 : Audi, BMW, Mercedes et Volkswagen. Elles concentrent ainsi 17,3 % des sinistres. Exceptée Volkswagen (+1 %), toutes sont nettement plus chères à réparer que la moyenne : Audi (+14 %), BMW (+16 %), Mercedes (+26 %).

Palmarès des 10 marques de véhicules les plus souvent sinistrées en 2024 :

  1. Renault (17,81 %)
  2. Peugeot (17,02 %)
  3. Citroën (8,2 %)
  4. Volkswagen (6,36 %)
  5. Dacia (5,83 %)
  6. Toyota (5,83 %)
  7. Mercedes (4,35 %)
  8. Ford (3,65 %)
  9. BMW (3,29 %)
  10. Audi (3,25 %)

Coûts de réparation par marque : celles cumulant un coût pièce et un coût de main d'œuvre très élevés présentent une gamme spécialisée (sportive, luxe ou utilitaire).

Concernant les coûts de réparation, Renault affiche un tarif moyen supérieur de 4 % à la moyenne du marché. Peugeot et Citroën sont, quant à eux, moins coûteux, avec respectivement -3 % et -6 % sous l’indice moyen. Les véhicules les plus chers à réparer, bien que rares dans les dossiers, sont dominés par des marques premium et sportives : Porsche, Dodge et Alpine. À l'inverse, Suzuki (-20 %), Dacia (-19 %) et Smart (-17 %) figurent parmi les marques les moins coûteuses à remettre sur route.

De plus en plus de véhicules électriques sinistrés

Les véhicules électriques (VE) représentent désormais 9 % des sinistres, contre 5 % en 2023, témoignant d'une électrification croissante du parc automobile français. Selon SRA, si leur nombre reste encore insuffisant pour tirer des conclusions définitives, les premières analyses confirment une tendance globale à des coûts de réparation plus élevés.

Parmi les VE, Tesla connaît la hausse la plus notable, apparaissant désormais dans 1,9 % des dossiers d’expertise, contre seulement 1,07 % l'année précédente. Ces véhicules coûtent en moyenne 12 % de plus à réparer que la moyenne générale. Toutefois, l’étude note une baisse des tarifs de main-d’œuvre chez Tesla, compensée par une stabilité des prix des pièces détachées.

BYD fait quant à elle son entrée dans l'étude avec une présence marginale (0,02 % des dossiers) mais un coût de réparation élevé (+26 % au-dessus de la moyenne), tant au niveau des pièces que de la main-d’œuvre et des ingrédients peinture.

SUV toujours en tête, mais une dynamique en mutation

Corrélation entre coûts des réparations et fréquence de sinistre

Corrélation entre coûts des réparations et fréquence de sinistre : les véhicules les plus coûteux à réparer ne sont pas ceux qui subissent le plus d'accidents... Mais, l'inverse n'est pas vrai pour autant.

Plus globalement, en tenant compte de toutes les motorisations, la part des différents segments évolue aussi. En 2024, les SUV continuent de dominer nettement les statistiques des véhicules accidentés récents, représentant 36,9 % des sinistres, une hausse de deux points en un an. Ce chiffre inclut l’ensemble des sous-catégories : citadin, compact, compact premium, familial et familial premium. Parmi eux, les SUV familiaux affichent une hausse notable (+0,8 %).

À l'inverse, les citadines enregistrent un recul significatif (-1 %), suivies par les minicitadines (-0,7 %) et les monospaces (-0,4 %). Les berlines classiques et premium voient également leur part diminuer légèrement.

Palmarès des 10 marques de véhicules les plus coûteuses à réparer en 2024 :

Ce classement repose sur une base 100 calculée à partir de la moyenne de l’ensemble des modèles.

  1. Porsche (269)
  2. Dodge (229)
  3. Alpine (198)
  4. MAN (173)
  5. Iveco (154)
  6. Land Rover (138)
  7. Lexus (130)
  8. BYD (126)
  9. Mercedes (126)
  10. BMW (116)

Retrouvez l'ensemble du rapport SRA.

Olivier Dacquin prend la présidence de Profil Plus

Une nouvelle page s’ouvre chez Profil Plus avec la nomination d’Olivier Dacquin à la présidence du réseau de distribution de pneumatiques. Il succède à Mikaël Mauguen, contraint de prendre du recul pour raisons de santé, et formera désormais avec Julie Herbault, actuelle directrice générale, un tandem opérationnel à la tête de l’enseigne. Issu du groupe Simon, adhérent majeur et historique de Profil Plus, Olivier Dacquin en est actuellement codirecteur général.

Désigné à l'unanimité par le comité de direction, le nouveau président de Profil Plus souhaite poursuivre et accélérer la stratégie amorcée par le réseau ces deux dernières années. "Prendre la présidence de Profil Plus est une responsabilité stimulante et une grande fierté. Je suis pleinement engagé à poursuivre, avec l’ensemble du réseau, le développement d’un modèle collectif performant, solide et ambitieux, au service de nos adhérents et de nos clients", précise-t-il.

Priorité à la stratégie collective pour Profil Plus

Trois axes guideront son mandat. D’abord, il souhaite renforcer le comité de direction pour garantir une gouvernance solide et collégiale, jusqu’aux prochaines élections statutaires prévues à l’été 2026. Ensuite, il entend conforter le rôle essentiel des commissions thématiques, qui mobilisent conjointement enseigne et adhérents autour des enjeux commerciaux, digitaux et d’excellence opérationnelle.

Enfin, Olivier Dacquin compte valoriser davantage l’implication active des adhérents dans les actions collectives et le déploiement des outils mutualisés. "Nous maintenons le cap fixé par le comité de direction et accélérons l’exécution d’une stratégie désormais parfaitement partagée par l’ensemble du réseau. Notre enjeu est clair : renforcer l’efficacité collective tout en préservant l’unité qui fait notre force", explique-t-il.

De son côté, Julie Herbault se félicite de cette nomination : "Je me réjouis de poursuivre notre feuille de route ambitieuse aux côtés d’Olivier Dacquin. Sa vision stratégique et son expérience du secteur sont des atouts majeurs pour le réseau. Je tiens également à remercier chaleureusement Mikaël Mauguen pour son engagement indéfectible au service de Profil Plus".

Damien de Potter, Tjekvik France : faire entrer l’après-vente dans l’ère du self-service

Avant de piloter la stratégie francophone de Tjekvik, Damien de Potter a travaillé sur le terrain. D’abord mécanicien avec un CAP en poche, il a ensuite évolué dans le secteur premium (Lamborghini, Bentley, Ferrari) puis dans le retail auto. "J’ai vu le quotidien de l’après-vente. Je sais à quoi ressemblent les contraintes sur le terrain." Un point qu’il met aujourd’hui à profit dans son rôle de directeur général des marchés francophones.

Tjekvik, créée en 2015 au Danemark, propose des solutions de digitalisation du parcours client en après-vente. L'entreprise s'est d’abord fait connaître par ses bornes de dépôt et de retrait de clés, mais propose aujourd’hui une gamme plus large d’outils de relation client. Son offre s’articule notamment autour du "home-checkin" – une phase de pré-accueil numérique qui permet au client, depuis chez lui, de préparer son rendez-vous, de mettre à jour ses informations et d’accéder à un catalogue de services ou d’accessoires proposés selon la marque, le modèle ou la motorisation du véhicule.

"Le home-checkin est souvent plus rentable que la borne elle-même. C’est là que se fait une grande partie de la vente additionnelle, en amont de la visite."

Une stratégie progressive d’implantation

Présente dans 34 pays et 2 000 concessions dans le monde, Tjekvik s’est lancée en France seulement récemment. "On a attendu que le marché francophone soit prêt. Il y a eu une vraie prudence stratégique." Une prudence qui s’explique, selon Damien de Potter, par les spécificités culturelles du marché français : réticence au changement, crainte de déshumaniser l’accueil et complexité des organisations internes.

C’est par la Belgique et le Luxembourg, plus réceptifs et souvent liés à des groupes français, que la société a entamé sa percée. "Ce sont souvent des groupes français qui ont testé nos solutions sur leur réseau belge avant d’envisager un déploiement dans l'Hexagone", explique-t-il.

Depuis, le rythme s’accélère. En 2024, l'entreprise danoise a signé des contrats de déploiement dans plusieurs dizaines de concessions françaises, dont certaines avec des constructeurs directement. Des centres Porsche commencent également à s’équiper, y compris en bornes 24/7 blindées, certifiées norme EN 1143.

Une promesse de service plus fluide

Pour Damien de Potter, ces outils ne sont pas là pour remplacer l’humain, mais pour compléter les dispositifs existants : "Ce qu’on propose, ce n’est pas de supprimer l’accueil, mais d’ajouter de la flexibilité." Il cite des cas de figure concrets : arrivée en dehors des horaires d’ouverture, files d’attente longues, absences de personnel. "Dans ces situations, la borne ou le home-checkin permettent de maintenir une continuité de service."

En interne, les retours des groupes clients soulignent aussi un impact sur les ventes : l’automatisation du parcours, combinée à une offre contextualisée, permet d’optimiser la vente additionnelle sans mobiliser de personnel. "Un groupe a écoulé un stock dormant d’accessoires en deux semaines, simplement en les intégrant au parcours client digital."

En un an, Tjekvik est passé d’un nom inconnu à un acteur reconnu dans le paysage de l’après-vente digitalisée. Le directeur France préfère toutefois rester mesuré : "On a validé la première phase, celle de la notoriété. Maintenant, on passe à celle de l’industrialisation." Et d’ajouter, plus pragmatique : "On a les outils, reste à les adapter au bon rythme, marché par marché."

Stellantis rappelle 930 000 véhicules diesel pour risque de casse moteur

L’été sera chaud dans les ateliers des réseaux Stellantis. Le groupe automobile a annoncé un rappel de grande ampleur pour ses véhicules équipés du moteur 1.5 BlueHDi (DV5). Cette opération concerne précisément 930 000 voitures des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Opel et DS fabriquées entre octobre 2017 et janvier 2023. En cause : des dysfonctionnements récurrents de la chaîne d'arbre à cames, susceptible d'entraîner une casse moteur.

Le problème se manifeste d'abord par des bruits inhabituels, souvent décrits par les automobilistes comme des "claquements" ou des "sons de cigales". Ces symptômes peuvent rapidement évoluer vers des dégâts majeurs sur le moteur, notamment des ruptures de soupapes.

Dès leur arrivée en concession, les véhicules concernés bénéficieront d'une analyse innovante basée sur une application capable d’identifier précisément l’usure de la chaîne d'arbre à cames à partir du bruit du moteur. En cas d'usure prématurée, la pièce défectueuse sera remplacée gratuitement.

Une prise en charge totale et prolongée

Pour répondre à l'inquiétude des clients concernés, Stellantis déploie, en parallèle, un dispositif inédit d’accompagnement. La garantie de ces moteurs est désormais prolongée à 10 ans ou 240 000 kilomètres, à condition que les interventions et l'entretien aient été réalisés selon les préconisations du constructeur.

Par ailleurs, à partir de mi-juillet, les clients ayant déjà engagé des frais liés à ce problème spécifique pourront demander un remboursement rétroactif via une plateforme dédiée accessible sur les sites internet des différentes marques du groupe.

Ces compensations s'appliquent aux réparations effectuées entre janvier 2023 et juin 2025, à nouveau sous réserve du respect strict des conditions techniques fixées par le constructeur.

Dans le même temps, Stellantis a choisi d'accompagner les clients achetant des véhicules d'occasion via son réseau Spoticar ou auprès des concessionnaires du groupe. Un certificat Check+ sera désormais délivré, garantissant à ces automobilistes l’accès à la même couverture spéciale étendue que les premiers propriétaires.

Formation : Bodemer investit dans la relève des carrossiers

Dès septembre 2025, dix apprentis issus de l’Institut Lemonnier rejoindront les carrosseries du groupe Bodemer grâce à un partenariat inédit signé le 30 juin dernier. Ces alternants suivront une formation en Bac Pro Carrosserie-peinture, à la fois à l’école située à Caen (14) et au sein des établissements du concessionnaire basé à Saint-Brieuc (22). À l'issue de leur cursus, cinq d’entre eux se verront proposer un emploi dans l’un des quarante sites du groupe.

Ce partenariat, présenté par ses initiateurs comme facilement duplicable par d'autres acteurs du secteur, a l’ambition de répondre simultanément aux besoins urgents de recrutement de la filière automobile et aux aspirations des nouvelles générations. Selon eux, cet accord école-entreprise constitue un modèle structuré et concret de formation professionnalisante, fondé sur une coopération étroite.

Un modèle pour répondre à la pénurie

Concrètement, ces dix apprentis entreront donc dans un dispositif répondant à la pénurie massive de main d'œuvre touchant les ateliers. Raison pour laquelle, "repenser la carrosserie est un enjeu stratégique", affirme Benoît Briard, directeur de l'après-vente du groupe Bodemer. Il ajoute : "Pour innover dans nos pratiques, nous devons structurer la formation et accompagner les jeunes vers des carrières durables. Nous restons fidèles à notre leitmotiv : grandir et faire grandir".

Pour atteindre cet objectif, Bodemer agit à moyen terme autour de trois axes majeurs. D’abord, l’opérateur breton développe ses propres filières de formation interne sur plusieurs de ses sites. Ensuite, il s’attache à valoriser l’image des métiers de la carrosserie auprès des futurs professionnels. Enfin, il mobilise ses équipes terrain et RH afin d’offrir à chaque apprenti un accompagnement sur mesure. L'accueil de cette première promotion concrétise ainsi pleinement les ambitions du concessionnaire.

L’ouverture de cette classe a également été rendue possible grâce au soutien de plusieurs autres partenaires. Ainsi, l’Opco Mobilités a soutenu l'installation de plateaux techniques de nouvelle génération au sein de l'Institut Lemonnier pour aider les apprentis à monter en compétences rapidement, en suivant les standards du secteur.

Le constructeur Renault, partenaire du groupe Bodemer, soutient aussi cette initiative, en mettant à disposition de la promotion un véhicule utilitaire Trafic. Il permettra aux élèves d’apprendre dans des conditions professionnelles réelles.

Approche humaine de l'apprentissage

Par ailleurs, les deux partenaires soulignent que leur accord va bien au-delà de la dimension technique. Selon eux, cette collaboration repose avant tout sur une vision partagée de l’humain et de la transmission. Outre l'apprentissage des savoir-faire, la formation doit également accompagner les jeunes dans leur parcours de vie, grâce à une relation étroite et durable entre l’école et l’entreprise. Dans ce cadre, les tuteurs occupent une place essentielle sur le terrain, véritables relais d’expérience.

"Toujours croire en soi : c’est ce que nous voulons transmettre à ces jeunes. Le sérieux, le respect et la passion doivent rester le socle de nos métiers. Le partenariat avec Bodemer en est une démonstration concrète", expose Benoît Bernard directeur général de l'Institut Lemonnier.

De son côté, Benoît Briard souligne : "Ce partenariat exprime notre volonté d’anticiper nos besoins en compétences en formant dès aujourd’hui des jeunes passionnés. L’avenir de nos métiers repose sur l’humain, la formation et l’investissement dans des parcours professionnalisants". Une conviction forte dans un contexte où l'après-vente automobile cherche continuellement à se réinventer pour rester attractive.

Renault : Ixell mise sur la robotique pour soulager les carrossiers

Pour ses carrosseries, Renault est prêt à passer la main à la machine pour les opérations les plus pénibles. Dans son Technocentre, le constructeur affine en effet, avec sa marque de peinture Ixell, le développement d’un robot de pulvérisation baptisé Robot Ixell Paint Assistant. Encore en phase d’expérimentation, ce bras articulé intelligent répond à un objectif clair : assister le peintre, non le remplacer.

Pour concevoir cet automate, Renault s’est associé à un fabricant dont la notoriété ne cesse de grimper sur le marché de la réparation-collision : Onew. L’entreprise chinoise est à l’origine du robot PaintGo, dévoilé au salon Automechanika de Francfort en septembre 2024, qui a été déployé dans plusieurs carrosseries françaises depuis.

Des tâches ciblées et automatisées

Le constructeur a toutefois établi un cahier des charges précis pour garantir une compatibilité parfaite avec les produits Ixell, et répondre aux besoins de ses ateliers. Ainsi, son robot a été configuré pour intervenir sur des tâches bien identifiées, à faible valeur ajoutée ou pénibles physiquement, comme la mise en peinture de capots, de pavillons ou de flancs latéraux.

Il démarre par un scan 3D de la pièce à traiter afin d’en définir les contours, puis calcule automatiquement ses trajectoires de pulvérisation. L’automate est capable d’effectuer toutes les étapes : application de l’apprêt, des bases et du vernis. Et ses bénéfices sont loin d’être négligeables : jusqu’à 80 % de temps gagné sur chaque opération.

En outre, l’outil a été conçu pour être facilement intégré dans une cabine standard : son encombrement est inférieur à un mètre carré, et son interface est pensée pour un usage simple et reproductible. "Ce robot doit permettre au peintre de se concentrer sur les interventions qui demandent de la finesse, de l’expérience ou une lecture subtile de la matière", explique Christopher Le Coq, manager partenariats stratégique & business développement, en charge notamment de la marque Ixell. Si le robot peut peindre un capot sans difficulté, il ne remplace pas l’expertise requise pour réaliser des raccords complexes ou des effets spéciaux.

Une machine de dosage déjà en service

En parallèle, Ixell a déjà introduit dans son réseau une autre innovation technologique : la machine de dosage automatique Daisywheel. Déjà installée dans plusieurs ateliers, elle permet de stocker jusqu’à 96 teintes et de les doser avec une précision de 0,05 gramme. En remplaçant le montage manuel d’une teinte – tâche fastidieuse, chronophage et sujette à erreurs – la machine libère du temps pour le peintre, tout en limitant les déchets et les risques de troubles musculosquelettiques.

"Avec cet outil, nous sommes capables de produire de très petites quantités de peinture avec la même précision colorimétrique, ce qui évite de préparer plus que nécessaire", souligne Xavier Pecqueur, chef de produit Ixell. Couplée à des outils connectés qui évaluent la surface à couvrir, la machine peut ajuster la quantité de peinture à appliquer sur une aile ou un pare-chocs, évitant ainsi le surdosage et les pertes.

Des innovations présentées à Equip Auto

Pour le groupe au losange, le Robot Ixell Paint Assistant et la Daisywheel Ixell ont été pensés comme complémentaires. Ensemble, les deux équipements forment un écosystème capable de soulager les opérateurs tout en augmentant la régularité et la productivité des ateliers.

Selon les premières estimations partagées par le constructeur, l’amortissement du robot pourrait être réalisé en moins d’un an, notamment grâce à la réduction des erreurs d’application et au travail en parallèle permis par son autonomie. "Plusieurs facteurs entrent en compte : travail en parallèle ou en temps masqué (pause déjeuner, nuit…), réduction des quantités de peinture utilisées, baisse du taux de retouches, amélioration de la régularité des résultats", précise Christopher Le Coq.

De plus, ces automates répondent à une autre problématique structurelle pour les carrosseries : la pénurie de main-d’œuvre. Ils permettent de libérer du temps pour des opérations plus complexes, aidant ainsi les ateliers à optimiser leur productivité. "Nous restons dans une logique d’assistance, pas de substitution", conclut Xavier Pecqueur.

Une chose est sûre : ces innovations, encore en phase d’expérimentation pour le robot de pulvérisation, devraient franchir une nouvelle étape à l’automne. Renault et Ixell prévoient en effet de les présenter sur leur stand lors du prochain salon Equip Auto. L’événement pourrait aussi être l’occasion d’annoncer les premières modalités de déploiement du robot dans le réseau après-vente du constructeur.

Eur-Auto Pièces : un nouveau concept pour les réparateurs et distributeurs

Eur-Auto structure son offre avec le lancement d’un nouveau concept : Eur-Auto Pièces. Cette enseigne vise un public complémentaire de celui des centres autos traditionnels. Le réseau soutenu par le distributeur LAD cible tout particulièrement les distributeurs indépendants qui ne disposent pas d’atelier, ainsi que les réparateurs souhaitant proposer à leur tour des pièces détachées à la vente.

Avec cette initiative, Eur-Auto entend aider ces professionnels à diversifier leur activité, tout en bénéficiant d’un accompagnement structuré.

Parallèlement à cette annonce, l’enseigne de centres autos, historiquement ancrée dans le Grand Ouest, a étendu son maillage avec l’ouverture de deux nouveaux centres franchisés à Segré-en-Anjou Bleu (49) et Cazouls-lès-Béziers (34). Cette double implantation permet à l’enseigne d’accroître sa couverture nationale, avec désormais 54 sites, dont 22 en franchise.

Eur-Auto renforce sa visibilité

Pour accompagner ces évolutions, Eur-Auto a renforcé sa stratégie de communication. L’équipe dédiée s’est étoffée en 2024 et anime désormais les réseaux sociaux du groupe (LinkedIn, Facebook et Instagram) afin de développer la notoriété de l’enseigne.

"Nous sommes dans une très bonne dynamique de recrutement. Ces nouveaux centres illustrent la capacité de notre enseigne à répondre aux attentes des réparateurs qui souhaitent garder leur indépendance tout en bénéficiant du soutien d’un réseau structuré et innovant", complète Romain Fouché, responsable du développement d’Eur-Auto.

Prochaine étape : la première participation du réseau au salon Equip Auto de Paris, prévue en octobre 2025. L’occasion pour Eur-Auto de poursuivre le recrutement de nouveaux partenaires sur l’ensemble du territoire.

Recycler Mon Véhicule se lance dans le traitement des batteries électriques

Recycler Mon Véhicule prépare l’élargissement de son champ d’action pour intégrer les batteries de véhicules électriques. En effet, à partir d’août prochain, une nouvelle filière à responsabilité élargie du producteur (REP) verra le jour en France pour encadrer leur collecte et leur traitement.

L’éco-organisme, déjà en première ligne sur les VHU, entend capitaliser sur son expérience pour obtenir l’agrément et structurer cette nouvelle activité. Recycler Mon Véhicule offrira ainsi à ses constructeurs adhérents un accompagnement complet.

Quant aux centres VHU qui ne sont aujourd’hui pas encore habilités à démonter les batteries de véhicules électriques, l'organisme entend les accompagner dans leur mise en conformité. Précisons que les batteries seront collectées au sein de son réseau de déconstructeurs mais aussi auprès des réparateurs.

Une procédure de sélection pour la logistique et le traitement

Afin que son réseau soit opérationnel rapidement après l’obtention de l’agrément, Recycler Mon Véhicule vient de lancer un appel à candidatures destiné à sélectionner ses futurs opérateurs de traitement. La procédure repose sur des critères stricts, incluant la proximité géographique, l’expertise technique et l’insertion par l’activité économique.

Objectif : garantir un maillage territorial équitable, tout en valorisant les savoir-faire français en matière de recyclage complexe. Pour participer à ce dispositif, un formulaire dédié a été mis en ligne sur le site de l'éco-organisme.

"Notre mission est de bâtir un modèle vertueux et transparent : amélioration de la traçabilité, accompagnement des professionnels agréés, lutte contre les filières illégales, et soutien à l’innovation pour recycler des matériaux complexes (batteries lithium, plastique, verre)", annonce Vanessa Montagne, directrice générale de l’éco-organisme.

Rappelons que Recycler Mon Véhicule fédère aujourd’hui 79 marques et s’appuie sur un réseau de 820 centres agréés en métropole et outre-mer. Ces installations traitent chaque année plus d’un million de véhicules, atteignant des taux de réemploi de 11,6 % et de valorisation supérieurs à 95 %.

Gauthier Leroy, Grandblaise-Leroy : "En 12 ans, nous avons multiplié par 3,5 notre chiffre d’affaires"

Le Journal de la Rechange et de la Réparation : Grandblaise-Leroy est une entreprise historique dans votre région. Pouvez-vous revenir sur ses origines et son évolution ?

Gauthier Leroy : Effectivement, nous approchons des 100 ans. L’entreprise a été fondée en 1930 à Saint-Dié-des-Vosges par Henri Grandblaise, qui travaillait seul à ses débuts dans une petite structure de distribution de pièces auto et industrie. Mon grand-père est entré dans l’entreprise dans les années 1950, il en a progressivement pris les rênes, puis mon père a poursuivi le développement par croissance externe.

Quant à moi, j’ai repris la direction en 2013. Depuis, nous avons réalisé plusieurs acquisitions, notamment à Colmar et Mulhouse, ce qui nous permet aujourd’hui d’opérer cinq sites sur deux départements : les Vosges et le Haut-Rhin. Le siège reste à Saint-Dié. Le nom Grandblaise-Leroy est un héritage, même s’il n’y a aujourd’hui plus de Grandblaise dans le capital.

 

J2R : Quel est le périmètre de vos activités, ainsi que la structure de votre chiffre d’affaires ?

G. L. : Nous sommes organisés autour de deux pôles principaux : la pièce automobile, qui représente environ 65 % de notre activité, et la fourniture industrielle, qui en pèse 21 %. Nous avons également développé des prestations techniques à forte valeur ajoutée, notamment en hydraulique ou en équipements industriels, qui comptent pour 11 %. Enfin, une petite activité de transport représente les 3 % restants. Au total, notre groupe emploie 180 collaborateurs pour un chiffre d’affaires consolidé de 43,2 millions d’euros en 2023.

 

J2R : Vous avez pris la direction du groupe en 2013, succédant à votre père, Jacques Leroy. Quels ont été les grands tournants dans l’évolution de Grandblaise-Leroy depuis votre arrivée ?

G. L. : Nous avons adopté une stratégie de croissance structurée. En douze ans, nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par 3,5. L’un des pivots de notre stratégie est la multispécialisation : nous avons créé des divisions métiers très ciblées (mécanique, carrosserie, peinture, technique), avec des équipes expertes. En interne, nous avons également segmenté nos fonctions pour renforcer la qualité de service : call center, comptoirs, logistique…

 

J2R : Vous avez récemment inauguré un nouveau site à Illzach (68). Quelles sont les spécificités de ce site ?

G. L. : Le site d’Illzach, ouvert en 2023, répond à une nécessité de croissance. Nos gammes s’élargissent, nos flux augmentent. Il nous fallait un outil logistique plus adapté pour accompagner cette dynamique. Ce bâtiment nous permet de stocker davantage de références, d’améliorer nos délais de traitement et d’assurer une qualité de service constante.

Et ce n’est pas terminé : nous sommes en train d’acquérir un nouveau bâtiment à Colmar, deux fois et demie plus grand que le précédent, qui ouvrira en avril 2026. Cette capacité logistique est indispensable pour soutenir notre développement, tout en maintenant un haut niveau d’exigence opérationnelle.

 

J2R : Quelle est votre politique en matière de gestion de stock ?

G. L. : Nous avons aujourd’hui environ 5,5 millions d’euros de stocks répartis sur nos sites. Notre logique est d’élargir nos gammes plutôt que d’approfondir le stock sur chaque référence. En 2024, nous avons investi 375 000 euros supplémentaires pour enrichir notre offre, et nous continuerons dans cette voie.

 

J2R : Envisagez-vous d’autres croissances externes ?

G. L. : Oui, nous restons attentifs à toute opportunité cohérente avec notre implantation géographique. Cela dit, en tant que membre du réseau Autodistribution, nous avons un respect strict des zones de chalandise. Notre priorité reste donc de consolider notre position dans les Vosges et le Haut-Rhin, où il existe encore un potentiel de développement.

 

 

J2R : Quels sont les leviers de votre ancrage local ?

G. L. : Nous sommes une entreprise profondément territoriale. Nos collaborateurs sont du cru, et nous faisons tout pour créer un climat de confiance durable. Cela se traduit par une politique RH forte : près de 48 % de nos salariés en CDI ont évolué dans l’entreprise via la promotion interne. La fidélisation, la formation continue, la montée en compétence… tout cela crée une culture d’entreprise solide et une véritable connaissance client. En parallèle, notre appartenance au groupement Autodistribution nous apporte des outils puissants : sites e-commerce, systèmes de call center, référentiels produits, standards logistiques, concepts magasins… C’est une relation gagnant-gagnant.

 

J2R : Comment accompagnez-vous l’évolution technologique du métier ?

G. L. : Nous avons structuré une division technique dédiée, avec trois collaborateurs qui interviennent directement chez nos clients sur des prestations complexes : calibration Adas, diagnostic, passage au banc, etc. Nous investissons aussi dans des outils numériques pour optimiser nos processus internes. L’intelligence artificielle est, par exemple, intégrée dans certains flux d’analyse pour anticiper les commandes ou affiner les stocks. Enfin, nous mettons un point d’honneur à former nos équipes en continu : plus de 1 450 heures de formation en interne en 2024, sans compter les 1 200 heures de formation dispensées à nos clients.

 

J2R : Vous avez organisé un salon de grande ampleur en 2023. Souhaitez-vous renouveler cet évènement ?

G. L. : Nous faisons très peu de salons professionnels, nous organisons plutôt un évènement fédérateur et qualitatif de grande ampleur tous les dix ans. Le dernier était organisé sur le circuit du Géoparc de Saint-Dié-des-Vosges. Quatre jours de démonstrations, de formations, d’échanges, mais aussi de moments conviviaux autour d’un parc automobile exceptionnel. C’était à la fois un temps fort professionnel, et un signal de reconnaissance à nos clients et partenaires. Ce type d’évènement n’a pas vocation à être récurrent, mais nous avons déjà en ligne de mire le centenaire du groupe, dans cinq ans.

 

J2R : Quel regard portez-vous sur la conjoncture actuelle ?

G. L. : Notre activité reste bien orientée. Sur le premier semestre 2025, notre segment automobile affiche une croissance de 6,8 %. Nous avons un modèle stable, structuré, résilient, qui s’appuie sur des fondamentaux solides : service, proximité, largeur de gamme, qualité relationnelle. Le marché est exigeant, mais nous avons les outils pour y répondre.

 

J2R : Et sur les grandes tendances à moyen terme ?

G. L. : Les évolutions technologiques dans le véhicule (électronique, assistance à la conduite, électrification…) constituent à la fois un défi et une opportunité. Le parc roulant vieillit, ce qui maintient une forte activité en après-vente. En revanche, nous devons faire face à une guerre des prix alimentée par des plateformes étrangères souvent très agressives. Notre réponse, c’est le service. Nous assumons un positionnement premium sur le plan relationnel et technique. Le client professionnel y est réceptif.

 

J2R : Votre entreprise mène également une réflexion RSE. Où en êtes-vous ?

G. L. : Nous sommes certifiés ISO 9001 depuis 1993. En parallèle, nous avons engagé une démarche RSE ambitieuse, avec pour objectif une certification en 2026. Nos groupes de travail sont opérationnels et plusieurs actions sont en cours sur les volets environnemental, social et économique. Par exemple, notre activité transport, qui génère une empreinte carbone significative (l’équivalent de quatre fois la distance Terre-Lune parcourue chaque année), fait l’objet de réflexions spécifiques. Ce chantier sera structurant pour les années à venir.

Baisse des entrées en atelier mais des prestations mieux valorisées

Entre janvier et mai 2025, les ateliers automobiles continuent de faire preuve de solidité, dans un environnement pourtant marqué par l’instabilité du marché. C’est ce que met en lumière le dernier baromètre d’activité publié par Mobilians en partenariat avec Solware.

En mécanique, le chiffre d’affaires global s’établit à 290,3 millions d’euros. Soit un résultat quasi stable par rapport à la même période de 2024 (-0,2 %). Cette stabilité masque toutefois un recul des volumes : les entrées en atelier ont diminué de 2,6 %, pour s’établir à 40,2 véhicules traités en moyenne chaque semaine.

Un panier moyen mécanique en hausse

Malgré cette contraction de la fréquentation, la dynamique reste positive sur la valeur des interventions. Le panier moyen progresse de 2,5 %, atteignant 403,4 euros. Cette hausse résulte d’une part d’un chiffre d’affaires pièces légèrement en baisse (–0,4 %, à 198,7 millions d’euros), mais aussi d’une activité main-d’œuvre en légère hausse (+0,6 %, à 89,6 millions d’euros).

Selon Mobilians, ces indicateurs révèlent une meilleure valorisation des prestations, mais aussi une capacité d’adaptation des professionnels face aux évolutions du parc roulant et aux attentes des automobilistes.

Carrosserie : un repli modéré

Le constat est similaire pour les ateliers de carrosserie, même si le recul s’y révèle un peu plus marqué. Le chiffre d’affaires global ressort à 57,1 millions d’euros, en baisse de 2,2 % sur un an. Ce repli s’explique par une diminution des entrées en atelier (-3,8 %, à 4,1 véhicules par semaine) et des chiffres d’affaires liés aux pièces (-2 %) et à la main-d’œuvre (-2,5 %).

Là encore, le panier moyen progresse. Il gagne 1,7 %, pour atteindre 1 692,1 euros, confirmant la tendance à une montée en gamme des réparations, sans doute portée par des sinistres plus complexes ou un recentrage sur les dossiers à plus forte valeur ajoutée.

Malgré des indicateurs de fréquentation orientés à la baisse, le secteur conserve, selon Mobilians, une dynamique positive grâce à l’amélioration continue de la rentabilité par intervention. "Ces signaux démontrent la capacité du secteur à s’adapter dans un environnement en transformation, avec des perspectives solides pour la suite de l’année", conclut l’organisation professionnelle.

Pour rappel, l'indicateur Mobilians-Solware est établi à partir des données consolidées de plus de 1 200 ateliers de mécanique et de carrosserie.

Antonin Peinture, premier distributeur robotisé

C’est une première en France et vraisemblablement aussi en Europe : Antonin Peinture a robotisé son entrepôt. Le distributeur de Cugnaux (31) n’a pas hésité à investir dans une technologie jusqu’alors réservée aux géants de la logistique. En effet, ce partenaire privilégié de la marque de peinture Axalta compte 27 salariés, générant un chiffre d'affaires 2024 de dix millions d'euros. Soit, une taille bien moins importante que les exploitants habituels d'entrepôts automatisés. Le sien est entré en service en février 2025, avant d'être officiellement inauguré le 26 juin dernier.

Pour l’occasion, l’adhérent Precisium Color (AAG), lauréat des Grands Prix de la Rechange 2023, a vu les choses en grand. Clients carrossiers, équipementiers, fabricants de peinture, assureurs, représentants du groupement et de la Feda — où l’entreprise est particulièrement engagée — ainsi que de nombreux partenaires ont répondu présents. Tous sont repartis impressionnés par les capacités de cette nouvelle plateforme automatisée.

Contre la pénurie, pour le bien-être

Les invités ont pu assister en direct à la démonstration. Trois robots élévateurs circulent sans relâche entre les 17 niveaux de racks pour déposer les bacs contenant les produits commandés sur un tapis roulant. Chaque référence est scannée, numérisée et intégrée dans un système de gestion automatisé. Seuls quelques consommables restent traités manuellement.

Les robots traitent ainsi jusqu'à neuf commandes en même temps, là où un préparateur est incapable d'en gérer plus d'une à la fois. Par ailleurs, ces automates ne se trompent quasiment jamais. Mais attention, ces systèmes n'ont pas été installés pour remplacer des salariés ! La motivation première des dirigeants était de résoudre deux problématiques : la pénurie de main-d'œuvre et le bien-être au travail.

"Nous avions des collaborateurs qui partaient en retraite, certains magasiniers prenaient leur place sur la route, avec des difficultés pour en recruter de nouveaux, comme dans tous les métiers, explique Nicolas Demoulin, dirigeant d'Antonin Peinture. Nous devions penser autrement et penser autrement, c'est adopter la robotisation".

Par ailleurs, ce distributeur très sensible aux thématiques de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) cherche aussi constamment à améliorer les conditions de travail de ses salariés. "Auparavant les préparateurs faisaient entre 10 et 14 km par jour. Aujourd'hui, ils se fatiguent beaucoup moins. L'automatisation leur permet d'aller plus vite et de se consacrer entièrement à la gestion de stocks en magasin".

Le service avant tout

Le métier a lui aussi évolué. "Ce ne sont plus de «simples magasiniers». Maintenant, ils gèrent les robots, les capteurs du système, en plus des stocks. Leur métier est plus intéressant et plus il l'est, plus il sera facile d'embaucher des gens." Cerise sur le gâteau : la formation requise est infiniment plus rapide. En effet, alors que de longs mois sont nécessaires pour former un bon magasinier, deux heures suffisent pour apprendre à travailler avec les robots.

Objectif : réduire les risques d'un turn-over "déjà inexistant" dans l'entreprise. Les salariés peuvent ainsi se concentrer exclusivement sur les services vers les clients. Tandis que la manutention est presque entièrement confiée aux machines. "Car, notre intérêt est de faire passer le service à nos clients avant tout. Car, comme je le dis toujours, les fabricants de peinture n'ont pas besoin de nous si nous sommes incapables de proposer des services."

C'est une visite de la plateforme First d'AAG qui a poussé les deux dirigeants – Nicolas Demoulin et Nicolas Franchet – à sauter le pas. Mais il leur a fallu trouver le bon partenaire pour concrétiser leur vision. Le premier spécialiste contacté, habitué aux très grands sites, a décliné la demande : il n’avait jamais travaillé avec de petites structures. C’est finalement le groupe Schäfer qui a accepté de relever le défi. Ensemble, ils ont ouvert un nouveau segment de marché : l’automatisation à la taille d'une PME.

Un investissement assumé

Le chantier aura duré douze mois, sur un site en activité permanente. Tandis que la climatisation et l’alimentation électrique étaient modernisées, Schäfer concevait et installait le système robotisé. Il a également fallu interfacer l’ensemble avec l’ERP de l’entreprise. Le chantier aurait été beaucoup plus rapide à mener sur un bâtiment neuf. Mais finalement, la bascule entre organisation logistique traditionnelle et automatisée a été aussi prompte que prévu.

L’investissement est conséquent : environ 9 000 euros par mois et donc 108 000 euros par an. Il représente 3 000 euros de plus que les précédents financements d'Antonin qui arrivaient à terme. Mais, "si une société comme la nôtre est incapable d'investir 36 000 euros de plus à l'année, il faut penser autrement, estime Nicolas Demoulin. D'autant plus que cet équipement peut nous permettre de doubler le chiffre d'affaires de notre magasin".

Antonin se donne ainsi les moyens de sa croissance. "Chez Antonin, les erreurs étaient déjà très rares avant, mais là on se rapproche vraiment de la perfection", commente un invité… Et ce n’est peut-être qu’un début. Lors de la soirée, un autre automate — le robot de peinture Paint Go — a également été présenté. Comme chez les carrossiers qui s’équipent de bras automatisés, reste à voir combien de distributeurs de peinture — et au-delà, de pièces de rechange — franchiront le pas dans les années à venir.

J2R#155

Juillet/Août 2025

Magneti Marelli signe son retour sur le marché français de la batterie

Après plusieurs années d’absence sur le marché tricolore de la batterie, Magneti Marelli Parts & Services est de retour avec une offre dédiée aux véhicules légers, utilitaires, poids lourds et engins de chantier. Côté VL, la gamme compte près de 80 références de batteries de démarrage plomb-acide couvrant une large partie du parc européen et asiatique. Pour le PL, l’équipementier italien propose déjà 16 références.

Le fournisseur précise que cette nouvelle offre tient compte des dernières exigences OE. Pour le parc de véhicules légers, désormais équipé en grande partie de systèmes start-stop, les batteries doivent ainsi être capables de supporter un nombre de cycles de charge beaucoup plus élevé.

Une gamme VL étendue pour couvrir tous les besoins du marché

Sur le segment des technologies avancées, l’équipementier commercialise des batteries AGM (Absorbent Glass Material) et SST à technologie EFB (Enhanced Flooded Battery), toutes deux largement utilisées par les constructeurs automobiles en première monte. La batterie AGM, disponible en six références, affiche une résistance aux cycles de charge quatre fois supérieure à celle des batteries traditionnelles, ce qui la rend particulièrement adaptée aux véhicules récents fortement sollicités.

De son côté, la batterie SST (12 références), dotée de la technologie Graphite Power, permet de réduire les temps de charge jusqu’à 50 % tout en offrant une longévité accrue — jusqu’à trois fois supérieure à une batterie standard.

La gamme inclut également des batteries auxiliaires (AUX), proposées en quatre références. Conçues pour stabiliser la tension et alimenter temporairement les équipements de bord, ces batteries jouent un rôle de soutien à la batterie principale dans certaines conditions d’usage spécifiques.

Pour répondre à la demande toujours forte en batteries conventionnelles, Magneti Marelli décline trois familles de produits : RUN, ETS et ES. Le modèle RUN (16 références), le plus performant de la gamme, se distingue par une puissance accrue de 30 %, idéale pour les véhicules fortement consommateurs d’énergie ou soumis à des démarrages fréquents.

La batterie ETS, avec ses 31 références, couvre la quasi-totalité du parc européen et asiatique, tout en offrant un gain de puissance de démarrage de 15 %. Enfin, le modèle ES (6 références) s’adresse aux petits véhicules et constitue une solution économique pour des besoins énergétiques plus modestes.

Deux lignes : Cargo EFB EVR et Cargo HD

Quant aux constructeurs de poids lourds, ils ont profondément modifié leurs exigences vis-à-vis des batteries. La généralisation du montage sur l’essieu arrière et la multiplication des équipements électroniques à bord nécessitent des accumulateurs capables de supporter de fortes vibrations et une décharge lente prolongée. C’est dans ce contexte que Magneti Marelli a développé deux gammes distinctes.

La première, baptisée Cargo EFB EVR, se compose de trois modèles conçus pour répondre aux sollicitations les plus sévères. Conformes à la norme européenne V4 sur la résistance aux vibrations, ces batteries intègrent la technologie Graphite Power, qui accélère les cycles de charge. Elles ciblent les véhicules récents, particulièrement énergivores ou peu sollicités durant de longues périodes.

La seconde ligne, Cargo HD, compte 12 références pensées pour un usage plus classique. Robustes et fiables, elles sont destinées aux véhicules utilitaires légers et poids lourds opérant dans des conditions standards.

Des batteries à découvrir à Equip Auto

À l’occasion de ce lancement, Magneti Marelli a tenu à rappeler son savoir-faire dans le domaine de la batterie. Cette expertise remonte à 1929, avec la production des premières unités dans son usine de Milan. Depuis, l’équipementier a élargi ses activités à d’autres secteurs, comme l’électromobilité, le ferroviaire ou le militaire.

"Nous avons décidé de relancer notre gamme de batteries sur le marché français à l’occasion du renouvellement de notre offre. Reconnues pour leurs qualités et performances, nos batteries sont installées en première monte par différents constructeurs de véhicules industriels et sont une référence sur le marché de l'après-vente, partout dans le monde", confirme Marco Travaglia, directeur France de Magneti Marelli Parts & Services.

Les professionnels pourront découvrir cette nouvelle gamme sur le stand F073 (Hall 1) du salon Equip Auto Paris, du 14 au 18 octobre, à Paris Expo Porte de Versailles.

L’intelligence artificielle entre dans les ateliers Renault

Chez Renault, l’intelligence artificielle révolutionne le diagnostic automobile. Pour optimiser la performance de ses ateliers, le constructeur vient, en effet, de déployer deux nouvelles solutions innovantes reposant sur l’IA.

"Diag du bruit" : écouter pour mieux réparer

La première, baptisée "Diag du bruit", surprend par son originalité. Le principe est simple : identifier une défaillance potentielle du véhicule grâce aux signaux sonores qu’il produit. Renault a constitué une véritable bibliothèque sonore regroupant environ 20 000 enregistrements différents, associés aux verbatims des clients et à divers mots clés.

Parmi ces fichiers, 2 000 ont été soigneusement nettoyés et servent désormais à alimenter l’IA, qui utilise la méthode dite du "plus proche voisin". Frédéric Clevede, expert data & IA du groupe, précise : "Chaque bruit enregistré est associé à une préconisation précise d’intervention. Cela permet aux équipes de gagner en efficacité dès l'accueil du client".

À son arrivée, le conseiller après-vente peut ainsi renseigner dans l’outil quelques mots clés décrivant le bruit signalé, puis écoute et valide avec lui l’enregistrement correspondant. À l’atelier, les techniciens bénéficient eux aussi de cette assistance lors des premières étapes de diagnostic. "L’objectif, à terme, est de réduire les demandes d’assistance de 10 %", annonce Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic.

Un "Shazam du diagnostic"

Le dispositif est actuellement accessible à 150 opérateurs de la hotline et 200 utilisateurs du réseau via le portail New Dialogys. D’ici la fin de l’année, il sera déployé à grande échelle auprès de 8 000 utilisateurs, avec une ouverture à l’international prévue pour 2026. Cette solution est appelée à évoluer constamment grâce aux retours et aux expériences cumulées du réseau.

"C’est un outil qui sera nourri par les contributions et les apprentissages des équipes. Notre ambition ultime est d’offrir à nos clients un véritable « Shazam du diagnostic »", souligne François Delion, directeur de l'après-vente Renault. À terme, grâce à une application spécifique intégrée au système multimédia du véhicule, les clients pourront même enregistrer eux-mêmes les bruits suspects et les transmettre automatiquement à l’atelier avant leur rendez-vous, facilitant ainsi une prise en charge préventive.

Diag Predict : anticiper les interventions

La seconde solution, Diag Predict, vient enrichir les fonctionnalités du service Remote Diag lancé en 2024. Grâce à l’intelligence artificielle et à une méthode dite de "Random forest", cet outil propose une prédiction des pièces potentiellement en cause à partir de la liste de codes défauts établie lors du diagnostic électronique.

Selon Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic, Renault mise sur l’IA pour réduire les demandes d’assistance et gagner en efficacité en atelier. ©J2R

Selon Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic, Renault mise sur l’IA pour réduire les demandes d’assistance et gagner en efficacité en atelier. ©J2R

Pour garantir une fiabilité optimale, Renault a développé une bibliothèque complète de modèles adaptés aux différentes familles de véhicules, en commençant par les architectures les plus complexes. À terme, toute la gamme du constructeur sera couverte par cette innovation, permettant d’établir près de 60 % des diagnostics avec une prédiction claire et précise.

Actuellement opérationnel sur quatre familles de véhicules et 350 pièces de rechange, Diag Predict sera progressivement déployé dans tout le réseau dès 2026. Cette innovation permet non seulement de gagner du temps (de 10 min à 1 h selon les interventions), mais aussi de favoriser l’intelligence collective au sein du réseau au losange, en capitalisant sur les interventions passées.

Logicat et le CFPA s’allient pour former 3 000 réparateurs indépendants

Spécialiste des solutions techniques pour les ateliers, Logicat s'associe à CFPA France, l’organisme de formation de la Fédération nationale de l’automobile (FNA), pour un partenariat stratégique. Leur objectif : former 3 000 réparateurs indépendants dans toute la France. Un accord qui mise sur la montée en compétence des professionnels pour faire face aux mutations du secteur.

Dans un contexte de forte évolution technologique et réglementaire, ce partenariat entend offrir des parcours de formation opérationnels adaptés aux réalités du terrain. Logicat, connu pour ses outils de gestion, de diagnostic et ses services connectés, s’appuie sur l’expertise pédagogique du CFPA pour proposer des modules directement utilisables en atelier.

"Ce partenariat illustre notre volonté commune d’accompagner les professionnels face aux mutations de la filière", déclare Aliou Sow, secrétaire général du CFPA et de la FNA.

Formation de proximité et ancrage local

Les formations seront déployées sur l’ensemble du territoire, en lien avec le réseau Logicat et ses partenaires locaux. Objectif : constituer un maillage d’interlocuteurs capables d’anticiper les évolutions techniques et d'accompagner les petites structures dans leur modernisation.

"La formation est un levier stratégique pour nos clients. Ce partenariat permet d’aller plus loin dans notre accompagnement", souligne Badr Boukili, directeur général de Logicat.

En combinant outils technologiques et pédagogie métier, les deux structures veulent faire de la formation un vecteur de performance et de pérennité pour les ateliers indépendants. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme visant à renforcer la résilience des acteurs face aux transformations de la filière automobile, notamment liées à la mobilité électrique et à la digitalisation des services.

Capteur TPMS défaillant ? Découvrez comment le remplacer en quelques étapes

Avec son salon, Jacob Services cultive sa proximité

Les idées valent parfois mieux que les moyens. À l'échelle de la rechange tricolore, Jacob Services demeure un petit distributeur. Avec son chiffre d'affaires de 6,2 millions d'euros, l'adhérent Precisium basé au Creusot (71) ne peut rivaliser avec les géants du secteur.

Toutefois, celui-ci a toujours su se différencier des autres en cultivant sa différence. Sa science du service client, le travail de maillage réalisé sur sa zone de chalandise ou encore son sens du marketing (avec une image et des logos soignés) sont assurément ses points forts.

Mais depuis dix ans, Jacob Services a aussi su faire parler de lui grâce à un autre atout. Si de nombreux distributeurs de pièces détachées organisent chaque année leur propre salon, l'entreprise dirigée par Yanis Jacob a réussi de son côté à en faire un évènement très attendu de l’écosystème régional.

Des bénévoles aux petits soins

Organisée les 26 et 27 juin derniers, la cinquième édition du salon a confirmé cette dynamique. Durant deux jours, 2 200 personnes se sont pressées au circuit Vaison de Torcy, encadrés par 80 bénévoles (amis, connaissances ou salariés retraités), pour y croiser de nombreux spécialistes de la rechange et découvrir un salon pas tout à fait comme les autres.

"C'est un évènement qui nous demande beaucoup de travaille mais dont on est très fier, explique le dirigeant. Ce salon est très apprécié par nos clients et nos partenaires qui se réunissent dans un cadre chaleureux, avec la possibilité de faire des affaires." Dans les allées, 70 exposants étaient de la partie dont quelques-uns avec des structures XXL.

Des exposants présents en force

Milwaukee avait par exemple déplacé son semi-remorque de démonstration récemment aperçu aux 24 Heures du Mans. D'autres équipementiers comme Clas, Texa, Gys, Champion, Beta ou Muller Automotive étaient eux-aussi présents en force. De grands noms tels que Valeo ou Hella ont également fait le déplacement. "C'est un rendez-vous incontournable pour Sodise", confirme Ugo Morin, directeur général du fournisseur d'outillages et d'équipements d'ateliers.

Même son de cloche pour Christophe Tassi, directeur commercial IAM France de TMD Friction, qui souligne la renommée acquise par l'événement dans la région. "Lors de la dernière édition, plusieurs centaines de réparateurs ont fait le déplacement pour découvrir les nouveautés des fournisseurs. Le salon prend de l'ampleur à chaque fois ! Finalement, il est à l'image du dynanisme de Jacob Services", indique-t-il.

Alors que le distributeur s'est ouvert cette année au monde de l'industrie, un an après avoir finalisé une autre diversification dans la peinture, le salon se voulait à l'image des multiples expertises du distributeur avec une organisation autour de plusieurs pôles : le poids lourd, la peinture, l'industrie, etc.

Un investissement qui rapporte

"D'une certaine façon, c'est un peu l'expérience qu'on veut faire vivre à nos clients. Certains nous font confiance sur une activité et quand ils voient ça, ils comprennent qu'on peut leur apporter bien d'autres choses et la relation prend une autre tournure."

Avec un budget d’environ 50 000 euros, l’organisation d’un tel événement représente un effort conséquent pour une entreprise de cette taille. Mais l’investissement s’avère rentable. Entre 20 000 et 25 000 euros sont couverts par la participation des exposants tandis que le reste est amorti par les affaires conclues sur le salon ou dans les semaines suivantes

"L'an passé, dès la première journée, nos ventes avaient permis d'atteindre l'équilibre, développe Yanis Jacob. Et à chaque fois, ce salon booste notre activité, notamment dans les deux mois qui suivent son organisation où les commandes se multiplient."

Une autre idée de la performance

Cette année encore, les affaires ne constituaient pas l'unique ligne directrice. Fidèle au dirigeant qu'il est, profondément humain et attaché aux moments de convivialité, Yanis Jacob proposait à ses convives des baptêmes à moto ainsi que dans des voitures de collection ou de sport, mais aussi des sessions de karting.

"C'est à notre image, convivial et festif, ajoute encore le patron. Cette entreprise est une belle réussite humaine parce qu'on pense davantage à servir nos clients qu'à gagner coûte que coûte de l'argent." Rendez-vous est pris dans deux ans pour la prochaine édition.

 

Omia se positionne pour moderniser les cabines de peinture des carrossiers

Les Caisses d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) allouent jusqu'à 25 000 euros de subvention aux réparateurs pour installer une cabine de peinture conforme au code du travail. Le détail des critères est indiqué sur les sites des Carsat (comme ici).

Cependant, cette subvention nationale reste à durée et à budget limités. Omia souligne donc l'opportunité unique offerte par ce dispositif, pour les carrossiers. D'autant plus que leurs demandes sont traitées par ordre chronologique. Seules celles les ayant finalisées dans les temps pourront en bénéficier.

Le fabricant de L'Isle-d'Espagnac (16) rappelle l'enjeu de ce dispositif visant à moderniser la protection des techniciens dans l'atelier. Celui qui installe 600 cabines par an, en France et à l'étranger, insiste sur l'intérêt pour les carrossiers de se conformer à la réglementation.

Lutter efficacement contre les dangers des COV

En effet, les cabines de peinture les plus récentes assurent de meilleures performances contre les COV (composés organiques volatils) que les anciennes. Leurs moyens de captation à la source des émissions produites sont plus efficaces pour les rejeter à l'extérieur du bâtiment. Elles préservent donc mieux la santé des salariés, réduisant les arrêts de travail qui pénalisent les activités des carrossiers.

Par ailleurs, une cabine de peinture modernisée améliore aussi leur image vis-à-vis de leurs clients et apporteurs d'affaires.

L'enjeu est d'assurer une protection contre les expositions répétées aux COV. Ceux-ci font partie des composants intégrés dans les solvants et les peintures. Leur inhalation provoque des troubles respiratoires, des maux de tête, et peuvent entraîner des maladies graves à long terme (troubles cardiaques, cancer, etc.).

Or, lors de l'application de peinture, jusqu'à 50 % du poids de la peinture peuvent s'évaporer dans l'atmosphère de travail. D'où l'intérêt de se protéger avec des systèmes d'aspiration et de filtration efficaces… Et l'engagement des Carsat dans ce domaine.

SAV structuré

Ces dernières ont lancé une subvention nationale à destination des entreprises de 1 à 49 salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale. Baptisée "Captage cabine de peinture", cette mesure "ouvre une fenêtre rare pour les professionnels", affirme Omia. Elle vise les cabines fermées et ouvertes (à ventilation verticale ou horizontale), box de préparation (avec captation des vapeurs), équipements de nettoyage automatique, ainsi que les formations à la maintenance de ces équipements et la vérification des performances aérauliques, acoustiques et électriques.

Les aides disponibles couvrent jusqu’à 50 % du coût HT des équipements, et 70 % des dépenses liées aux vérifications et formations, avec un plafond de 25 000 euros.

Soient autant de services que le fabricant angoumoisin assure en accompagnant l'installation des cabines chez les réparateurs. Il met ainsi à leur disposition une équipe projet dédiée, ainsi qu'un bureau d’études de 25 techniciens. Tandis que son SAV repose sur une hotline, un réseau national de techniciens et un stock de 8 000 pièces.

Enfin, la marque met en avant son expérience, avec 25 000 cabines installées depuis 1968 (dans les carrosseries et l'industrie). Autant de services visant à apporter de la sérénité aux PME de carrosserie.

Pièces de rechange : quel bilan d'activité pour mai 2025 ?

Malgré les traditionnels ponts du mois de mai, qui ont pesé sur les affaires, les distributeurs de pièces automobiles et poids lourds affichent un bilan honorable. L’indicateur Feda-Xerfi révèle une croissance modeste de 0,6 %. Depuis le début de l’année, les chiffres témoignent d'une légère hausse cumulée de 0,5 %. Une stabilité apparente qui masque néanmoins des réalités locales contrastées.

Dans le détail, le marché des véhicules légers (VL) affiche une stabilité relative (+0,5 %), avec cependant des performances variables selon les familles de produits et de services. Si la pièce mécanique porte la croissance (+1 %), la situation est nettement plus mitigée en peinture-carrosserie (-1,5 %). De leur côté, les équipements et l'outillage (-1,5 %) ainsi que les interventions en atelier (-3 %) reculent également.

L’activité PL soutenue par le matériel d’atelier

Le segment poids lourd connaît lui aussi une progression modérée (+1 %), principalement portée par la famille équipements et outillages (+30 %). À l’inverse, les ventes de pièces (-1 %) ainsi que les interventions en atelier (+0,5 %) enregistrent des résultats moins convaincants.

Distribution de pièces : l’activité poursuit son redressement en avril 2025

Malgré ces chiffres en demi-teinte, la Feda conserve son optimisme, soulignant une dynamique positive engagée depuis mars, qui devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Texa France lancera l'Ediag Charger à Equip Auto

Tous les voyants sont au vert pour Texa France. À l'approche de son 20e anniversaire, l'équipementier affiche une croissance de 15 % sur les cinq premiers mois de l’année. Son activité est portée par la montée en puissance des systèmes de calibration Adas, ainsi que des solutions de diagnostic dans les segments VL, agricole et TP. La filiale française du fabricant italien prépare également l’introduction d’un nouvel équipement dédié aux véhicules électrifiés.

L'Ediag Charger présenté à Equip Auto

C'est à Equip Auto, en octobre prochain à Paris, que Texa dévoilera, en effet, l'Ediag Charger. Cet équipement multifonction combine recharge (AC/DC) et diagnostic haute tension. Il se positionne sur le créneau de la maintenance des véhicules électrifiés, sans nécessiter d’infrastructure lourde ni de personnel habilité haute tension.

Compact et mobile, l’appareil est disponible en trois puissances (22, 30 et 60 kW), et s’adapte intelligemment à l’infrastructure électrique des ateliers.

"L'Ediag Charger permet aux ateliers de franchir un cap technologique : c’est une solution mobile, complète et évolutive, qui combine recharge et diagnostic intelligent dans un seul outil. Il répond concrètement aux enjeux de la transition énergétique en atelier", explique Francis Pegues, directeur général de Texa France.

RSE : la carte maîtresse de Carglass face à la concurrence

Alors que les critères RSE deviennent incontournables pour les assureurs, apporteurs d’affaires indispensables dans l’activité vitrage automobile, Carglass se targue d’avoir pris une longueur d’avance sur le sujet. La réduction des émissions carbone est, depuis déjà plusieurs années, un enjeu stratégique majeur pour l’enseigne.

Entre 2021 et 2024, le réseau a abaissé en France ses émissions de CO₂ de 55 % sur les scopes 1 et 2, surpassant les objectifs fixés par sa maison mère, le groupe Belron, au niveau international. "Nous croyons fermement que la responsabilité environnementale doit s’inscrire dans la durée. Ce n’est pas incompatible avec un développement économique vertueux, bien au contraire", soutient Dominique Cadiou, directeur commercial de Carglass France.

L’enseigne doit notamment ces résultats à son programme baptisé "Impact Plus", structuré autour d’objectifs précis sur les émissions de CO₂, le recyclage, la mobilité durable et la gestion des déchets.

Réparation du vitrage : une priorité pour Carglass

L’un des leviers majeurs de cette stratégie se concentre sur la réparation des vitrages plutôt que leur remplacement. Carglass assure faire figure de précurseur sur le sujet en faisant du "réparer avant tout" sa marque de fabrique depuis les années 1990. "Fort de cet engagement, nous maintenons un taux de réparation supérieur à 30 %. C’est probablement le plus élevé du marché", précise Dominique Cadiou.

Pour les assureurs, les bénéfices sont manifestes : le coût moyen d'une réparation s'élèverait à 100 euros contre 900 euros pour un changement de pare-brise. Fort de ces chiffres, le directeur commercial de Carglass estime que favoriser davantage la réparation serait une stratégie bien plus efficace que lutter uniquement contre la surenchère de cadeaux dans certains réseaux. "C'est là que se trouve la solution pour baisser la charge sinistre dans le vitrage, qui s'élève à environ 1,8 milliard d'euros", insiste-il.

Sur le plan environnemental, la réparation est tout aussi vertueuse : 99 % de déchets en moins par rapport au remplacement d’un pare-brise, et 80 % de réduction des émissions de CO₂ sur l’ensemble du cycle logistique. Pourtant, cette démarche rencontre de nouvelles contraintes avec les vitrages modernes, équipés de technologies Adas (caméras, radars, etc.) qui rendent certaines zones non réparables. Un enjeu supplémentaire pour sensibiliser les conducteurs à adopter le réflexe de la réparation.

"Un conducteur a en moyenne un sinistre vitrage tous les 13 à 14 ans. Il n'y a pas de fréquence d’usage suffisante pour créer un réflexe réparation. C'est pour cela que nous devons communiquer sans relâche", rappelle Dominique Cadiou.

Recyclage et mobilité électrique

Le recyclage constitue un autre volet majeur des engagements de l’entreprise. Carglass affiche un taux de recyclage de 99 % du verre récupéré et de 95 % sur l’ensemble de ses déchets d’activité, chiffres stables depuis plusieurs années. Cette démarche s’accompagne d’une utilisation à 98 % d’électricité renouvelable dans ses centres et bureaux, et d’une vigilance renforcée sur la réduction des déchets.

En matière de mobilité, le spécialiste du bris de glace est également passé au vert grâce à une flotte d’environ 400 ateliers mobiles électriques. Un véritable atout alors que la demande pour le service à domicile est croissante. En parallèle, Carglass s’est penché sur l’optimisation des tournées en adoptant notamment une logistique inversée. En effet, les unités mobiles repartent systématiquement avec les vitrages déposés, évitant ainsi les trajets inutiles et les émissions associées.

Un réseau en constante expansion

Cette stratégie RSE est renforcée par plusieurs certifications telles que l’ISO 14001 et la médaille Platinum Ecovadis, avec un score de 89/100. "C’est un standard parfois exigé dans les appels d’offres, et ne pas l’avoir peut même être disqualifiant", indique Dominique Cadiou.

À l’heure où les exigences des partenaires (assureurs, gestionnaires de flottes) deviennent de plus en plus fortes en matière de durabilité, la démarche engagée par Carglass devient donc un levier de compétitivité (les apporteurs d'affaires représentent les trois quarts de son activité). Qui plus est face à une concurrence qui s’est fortement développée ces dernières années : le marché compterait aujourd’hui près de 20 000 points de réparation de bris de glace !

Pas de quoi inquiéter la filiale française du groupe Belron qui enregistre une croissance continue malgré ces nouveaux entrants  (Midas, Cary, Point S, etc.) sur le marché. Passé de 512 à 558 millions d’euros entre 2022 et 2023, son chiffre d’affaires a connu une nouvelle progression "significative" en 2024. Une dynamique que l’enseigne entend bien entretenir grâce à son engagement RSE mais aussi à un maillage toujours plus dense du territoire. Carglass s’appuie aujourd’hui sur 417 centres succursales, et 340 centres Connect. L’enseigne est aussi présente dans 62 stations-service TotalEnergies et 43 centres autos Norauto. Soit un réseau global de 862 points de service.

Réparer durablement : le pari gagnant du Garage Morhet

C’est entre prés, bois et zones pavillonnaires qu’est implanté ce site de réparation automobile devenu un modèle du genre. À Saint-Michel-sur-Orge (91), le Garage Morhet se réinvente sous le signe de l’écoresponsabilité. En janvier 2024, son équipe a emménagé dans une carrosserie flambant neuve, conçue selon les principes les plus rigoureux de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Ses dirigeants, Antoine Morhet, son épouse Catherine et son frère Olivier, s’étaient engagés dans cette voie avant même de s’approprier ces nouveaux murs. Adhérent du réseau Acoat Selected, le garage s’est porté volontaire pour être l’une des trois premières carrosseries françaises à expérimenter le programme "Sustainable Repair Network" (Réseau de réparation durable) d’AkzoNobel.

Le fabricant de peinture néerlandais a déployé cette initiative pour réduire les émissions de CO₂ liées à l’emploi de ses produits. Ce programme repose sur son outil digital CO₂ eRepairCalculator, qui collecte les émissions de gaz à effet de serre (CO₂, méthane, protoxyde d’azote) et de composés organiques volatils (COV), puis les restitue sous forme de tableaux de bord. Objectif : aider les ateliers à évaluer et à optimiser leurs performances environnementales.

Préparer l’avenir de la réparation-collision

"Le déclic environnemental est venu sur le tard chez moi. Je n’ai pas été élevé dans cette culture", confie Antoine Morhet. Sensibilisé par ses enfants, le dirigeant s’est d’abord penché sur le sujet avec la gestion des déchets. Par la suite, le carrossier a été marqué par le documentaire d’Al Gore en 2006 (Une vérité qui dérange), et s’est intéressé aux travaux de l’expert du changement climatique Jean-Marc Jancovici, le très médiatique créateur du bilan carbone pour l’Ademe.

Toutefois, le carrossier refuse tout dogmatisme écologique, essayant "de faire la part des choses" et restant éloigné des polémiques. Le réparateur se dit d’ailleurs parfaitement conscient que son activité repose sur l’usage de produits pétroliers et sur une consommation énergétique significative. "Je me suis donc dit que je devais également prendre ma part d’effort."

Carrosserie Morhet atelier

Dans l'atelier, l'espace permet de fluidifier le parcours des véhicules et de sécuriser le travail des employés. ©Carrosserie Morhet

Au-delà de ses convictions, l’analyse des évolutions du marché l’a conduit à s’engager dans cette voie. D’une part, la réglementation européenne CSRD contraint assureurs et fabricants de peinture à influer sur leurs partenaires (notamment carrossiers) pour généraliser les pratiques RSE. Une tendance qui risque de toucher plus directement les réparateurs à un moment ou à un autre…

En outre, la jeune génération, plus soucieuse d’environnement, infléchit déjà les attentes des clients de demain. "La génération de mes enfants sera plus sensible aux problématiques environnementales. Il faut s’y préparer", ajoute-t-il.

Autre motivation : assurer l’avenir de l’entreprise. Antoine Morhet pense que l’avenir de la carrosserie passe par des structures rationalisées, capables d’absorber de plus gros volumes. "L’une de mes motivations était aussi de préparer ma sortie. Quand ce moment viendra, je transmettrai une entreprise viable et obtiendrai donc aussi un retour sur investissement grâce à ces efforts", complète le dirigeant. Autant de points qui ont poussé l’équipe à mûrir ce projet pendant cinq ans.

Une carrosserie agrandie et pensée pour durer

L’entreprise est ainsi passée d’un bâtiment de 400 m² avec 800 m² de foncier à un site de 1 000 m² construit sur un terrain de 4 000 m². Cette nouvelle carrosserie a été dimensionnée pour accueillir à terme des panneaux photovoltaïques – ce qui a impliqué un surcoût au moment de son financement. "Nous ne les avons pas encore installés car ils sont trop chers. Nous voulions d’abord rentabiliser la cabine de peinture, sans nous lancer dans plusieurs chantiers en même temps", précise Antoine Morhet. L’investissement global, de l’achat du foncier à l’équipement complet, se situe entre deux et trois millions d’euros.

Le site a permis de presque doubler les effectifs (de 8 à 14 salariés) et d’augmenter l’activité, passant de 800 à environ 1 300 véhicules réparés par an. Le chiffre d’affaires, qui s’élevait à plus de 1,8 million d’euros en 2023, a progressé d’environ 55 %. La nouvelle carrosserie est installée sur une parcelle jouxtant l’ancien atelier. À l’extérieur, le visiteur se gare d’abord sur un parking au revêtement gazonné, qui laisse les eaux pluviales s’infiltrer dans le sol. Puis, en entrant à l’accueil, il constate que l’entreprise obéit aux critères les plus récents de la réparation automobile.

Équipements de peinture RSE

Depuis l’élégant comptoir blanc et noir, les clients sont accueillis dans un espace moderne et vitré, offrant une vue sur l’atelier. Ce dernier est vaste, laissant de l’espace aux réparateurs pour opérer confortablement sur les véhicules. Les postes de travail sont dotés de tables élévatrices assurant ergonomie et sécurité pour les techniciens.

Carrosserie Morhet cabine de peinture

La cabine de peinture connectée Weinmann Technologies permet de surveiller et d'optimiser sa consommation énergétique. ©Carrosserie Morhet

La plus importante contribution à la protection de l’environnement dans l’atelier réside dans les installations conçues par Weinmann Technologies. Le spécialiste a installé des aires de pulvérisation, un laboratoire et une cabine de peinture économes en énergie et sûrs. Son puissant système d’aspiration centrale réduit les émissions de COV et protège la santé des salariés.

Surtout, la cabine est intelligente. Connectée, elle calcule sa consommation énergétique par cycle et s’éteint automatiquement lorsqu’elle n’est pas utilisée. Ses données permettent donc à son exploitant d’ajuster et de maîtriser ses coûts de fonctionnement.

Des gestes simples, un impact concret

Mieux, cet équipement permet d’affiner l’étude des consommations énergétiques et des émissions de CO₂ nécessaires pour réparer un sinistre en carrosserie. "Weinmann Technologies est le premier fabricant de cabines à proposer un automate donnant une empreinte carbone mensuelle. Ces données sont essentielles pour notre reporting", souligne Antoine Morhet. À terme, il espère pouvoir comparer ses performances à celles d’ateliers voisins, pour challenger ses équipes et poursuivre l’amélioration continue. "Je trouve que c’est une dynamique intéressante."

Carrosserie Morhet aire de pulvérisation

Même l'aire de pulvérisation, également conçue par Weinmann Technologies, est dotée d'équipements de levage et d'un système d'aspiration optimisé pour réduire la pénibilité des travaux. ©Carrosserie Morhet

Outre le déploiement de moyens importants, l’entreprise applique des mesures simples mais efficaces. Par exemple, l’atelier emploie de préférence des produits et consommables écoconçus. De plus, les salariés sont sensibilisés à la lutte contre le gaspillage. Tandis que les dirigeants suivent avec précision l’utilisation des consommables. Un bon sens qui rapproche le garage francilien de l’époque où les carrossiers évitaient de gaspiller leurs ressources. Par exemple, lorsqu'ils récupéraient des journaux pour masquer les véhicules.

Grâce à ce modèle vertueux, Antoine Morhet est convaincu que la carrosserie familiale prend de la valeur. Les efforts de l’entreprise ont d’ailleurs été distingués par plusieurs récompenses. Mais surtout, les apporteurs d’affaires n’ont pas discuté ses demandes de revalorisation de taux horaire. Un signe que l’image de durabilité et de professionnalisme véhiculée par l’atelier s’inscrit parfaitement dans l’air du temps, tout en répondant aux exigences de ses partenaires.

Airbags Takata : le gouvernement étend l’immobilisation à 1,7 million de véhicules

La défaillance des airbags Takata continue de faire peser une menace sérieuse sur la sécurité des automobilistes. L’accident impliquant une Citroën C3, le 11 juin dernier à Reims (51), a causé la mort d’une conductrice de 36 ans. À l’approche des grands départs estivaux, ce drame a conduit les autorités à revoir l’évaluation des risques effectuée jusqu’alors par les constructeurs.

Le ministère des Transports a annoncé ce 24 juin une nouvelle salve de mesures. La procédure d’immobilisation (stop drive) s’applique désormais à 800 000 véhicules supplémentaires. Ce qui porte à 1,7 million le nombre total de voitures interdites de circuler en raison de la présence d’un airbag Takata à risque.

Sont désormais concernés l’ensemble des modèles équipés du coussin gonflable de l'équipementier japonais dans les départements et régions d’Outre-mer, en Corse, ainsi que tous les modèles construits jusqu’en 2011 sur le reste du territoire métropolitain. Les propriétaires sont invités à ne plus utiliser leur voiture et à contacter rapidement leur concessionnaire ou réparateur agréé.

Rappel généralisé des véhicules à risque

Parallèlement, le gouvernement a ordonné un rappel général de toutes les voitures équipées d’un airbag Takata fonctionnant au nitrate d’ammonium sans agent desséchant, quelle que soit leur date de fabrication. Cette technologie est celle qui a provoqué des accidents à répétition dans le monde entier depuis une décennie. Au total, ce sont 2,5 millions de véhicules qui font désormais l’objet d’un rappel en France.

"Cette décision vise à adresser un message clair et ferme aux constructeurs, tout en incitant les propriétaires de véhicules concernés à faire vérifier leur voiture dès que possible", précise le ministère des Transports.

Des obligations renforcées pour les constructeurs

Pour accompagner ces décisions, un arrêté ministériel sera publié dans les prochains jours. Il doit imposer de nouvelles exigences aux constructeurs, notamment en matière de service et de réactivité : mise à disposition de solutions de mobilité pour les automobilistes immobilisés, délais fixés pour les réparations et niveau minimal de stock de pièces disponibles.

Depuis sa prise de fonctions, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a renforcé le suivi des rappels et les obligations des constructeurs. Une mission d’inspection, lancée en février, doit prochainement remettre ses conclusions. D’autres mesures pourraient encore être prises à leur issue.

Grands Prix de la Rechange : pourquoi il ne faut pas manquer l’édition 2025

Comme chaque année, les Grands Prix de la Rechange (GPR) réuniront les acteurs clés de l’après-vente automobile autour d’un programme pensé pour nourrir la réflexion et valoriser les initiatives du secteur. Pour cette édition 2025, l’événement organisé en partenariat avec la Feda aura lieu le mardi 8 juillet 2025 dans un lieu aussi moderne que symbolique : Métal 57, à Boulogne-Billancourt, ancien site industriel du groupe Renault, devenu lieu d’innovation et de rencontres professionnelles.

L’ouverture des débats est confiée à un témoin de choix : Franck Baduel, CEO d’Alliance Automotive Group Europe. Pendant un échange en tête-à-tête, le dirigeant dressera un état des lieux de la stratégie du groupe, filiale de Genuine Parts Company, et livrera sa vision sur l’évolution du marché de l’après-vente à l’échelle européenne. Un temps fort attendu, qui donnera le ton d’une journée résolument tournée vers les transformations en cours.

L’intelligence artificielle en première ligne

L’intelligence artificielle, omniprésente dans les débats économiques et technologiques, occupera une place centrale au sein de cette édition. Elle fera d’abord l’objet d’une carte blanche confiée à Rodolphe Gelin, expert leader en intelligence artificielle chez Renault Group. À travers cette intervention, les participants auront un aperçu des projets concrets menés par le constructeur, notamment dans le champ de l’IA générative.

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Dans la foulée, une première table ronde viendra approfondir les impacts concrets de l’IA dans l’aftermarket. Intitulée "IA et aftermarket : des promesses aux applications concrètes", elle réunira plusieurs personnalités issues de la rechange et de l’innovation technologique. Parmi elles, Audrey Bidart, directrice générale de Nexus Automotive France, Badr El Idrissi Mokdad, cofondateur de la start-up Sandra AI, Elliot Langella, lead supply chain scientist chez Lokad ainsi que Sébastien Thiriez, responsable des ventes diagnostics chez ZF Group.

Ensemble, ils évoqueront les cas d’usage les plus prometteurs : maintenance prédictive, diagnostic assisté, gestion des stocks, automatisation des processus. Des exemples concrets viendront illustrer l’évolution rapide de la filière face à ces nouvelles technologies.

La circularité, nouvel axe de développement

Autre pilier de cette édition : l’économie circulaire. Ce thème, désormais incontournable dans l’après-vente, fera l’objet d’une carte blanche confiée à Matthieu Noël, analyste chez Roland Berger. Ce dernier apportera son éclairage sur les dynamiques de transformation à l’œuvre dans l’aftermarket, où la circularité tend à s’imposer comme un modèle économique viable, en phase avec les attentes environnementales et réglementaires.

Une seconde table ronde, baptisée "Économie circulaire : de la contrainte à l'opportunité ?", viendra illustrer ces propos à travers des retours d’expérience concrets. Elle mettra en lumière les stratégies d’acteurs engagés sur différents segments du marché. Seront notamment présents Florence Bailleul, directrice générale d’Indra Automobile Recycling, Hugo Barberot, directeur commercial du groupe GPA, Laurent Cabassu, directeur général du manufacturier Black Star, ainsi que Julien Dubois, président du métier remanufacturing au sein de Mobilians et fondateur de Valused.

Leurs échanges mettront en perspective la montée en puissance du réemploi, du recyclage et du remanufacturing, dans un contexte où la durabilité devient un levier de compétitivité.

Des distinctions pour valoriser l’innovation

La journée sera également rythmée par deux cérémonies. D’abord celle des stagiaires de la dernière promotion de l’École de commerce de la filière automobile (ECFA) qui recevront leurs diplômes de fin d'études.

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

Puis, à partir de 17h30, la traditionnelle cérémonie des Grands Prix de la Rechange viendra clore l’événement, en mettant à l’honneur les distributeurs qui se sont illustrés au cours des derniers mois. Enfin, la journée s’achèvera à 19h30 autour d’un cocktail, l’occasion pour les participants de prolonger les échanges dans une ambiance détendue et conviviale, propice au networking.

Ne manquez pas cette occasion de vivre, avec nous, ces temps forts. Il est encore temps de vous inscrire via ce formulaire. Rejoignez la communauté de l’après-vente le 8 juillet, à Metal 57, pour célébrer ensemble les initiatives qui font avancer la filière !

En attendant, (re)vivez en images les temps forts de l’édition 2024 :

Jérôme Brunner rejoint Purflux Group pour piloter les ventes poids lourd

Jérôme Brunner poursuit son parcours dans l’après-vente poids lourd. Il vient d’annoncer sur son compte LinkedIn sa prise de fonction en tant que directeur commercial poids lourd IAM chez Purflux Group. Il supervisera les ventes des produits de l’équipementier, spécialiste de la filtration, sur le marché de la rechange indépendante PL.

Pour mémoire, Purflux Group est né en 2024 de la cession des activités filtration du groupe Sogefi au fonds d'investissement américain Pacific Avenue Capital Partners.

Titulaire d’un diplôme de responsable en ingénierie et négociation d’affaires obtenu à Sup de V (Saint-Germain-en-Laye), Jérôme Brunner a débuté sa carrière chez Valeo en 2008. Il y évolue pendant plus de douze ans, occupant divers postes à responsabilités, d’abord comme responsable clientèle sur les zones Île-de-France et Nord, puis en tant que responsable du trade marketing poids lourd au niveau national.

Il y développe également des activités à l’international, notamment en Afrique, avant de revenir en France pour piloter une équipe de huit commerciaux sur le secteur VL et PL. Début 2023, il rejoint Alliance Automotive Group, où il succède à Jean-François Bernard à la direction des réseaux poids lourd.

Nexus Automotive et Amerigo International unissent leurs forces

Nexus Automotive International poursuit son expansion mondiale avec l’accueil d’Amerigo International dans sa communauté. Cette intégration vise à renforcer la couverture du groupement dans les zones émergentes à fort potentiel, en particulier sur le continent africain, où il est déjà actif via sa structure régionale Iamaga.

Créé en 2018, Amerigo International fédère aujourd’hui plus de 50 membres répartis dans une trentaine de pays. En partenariat avec 35 fournisseurs internationaux, la centrale génère un chiffre d’affaires en revente supérieur à 1,5 milliard d’euros par an. Les accords existants avec les fournisseurs resteront inchangés et continueront de s’appliquer dans leur périmètre géographique initial.

Un renforcement de l’écosystème Nexus

Dans un communiqué, Nexus Automotive précise que cette alliance s’inscrit dans une volonté affirmée de structurer un écosystème plus large pour faire face aux défis du marché de la rechange.

"Cette alliance marque une nouvelle ère dans le monde des groupements internationaux, à un moment où agilité, innovation et unité sont plus que jamais nécessaires, dans un secteur automobile en profonde mutation", confirme Gaël Escribe, directeur général de Nexus Automotive International.

Une complémentarité géographique et opérationnelle

Pour Amerigo International, cette alliance représente une opportunité de développement significative, notamment en Afrique. Grâce au soutien de Iamaga, ses membres devraient bénéficier d’un ancrage plus solide sur ses différents marchés.

"À travers ce partenariat avec Nexus, nous sommes fiers d’offrir à nos membres et fournisseurs une opportunité forte de croissance, fondée sur une logique gagnant-gagnant. Amerigo International, en tant que société de services à l’international, conservera son ADN tout en bénéficiant de l’expertise et de la structure d’Iamaga en Afrique", explique Sylvain Abergel, président d’Amerigo International.

Pour rappel, Amerigo International fait partie du groupe Amerigo, qui repose sur trois autres entités : Amerigo Global Parts, dédiée à l’exportation de pièces détachées automobiles et poids lourds, Amerigo Supply Chain, pôle logistique, et le catalogue électronique E-Reliable.