Auto & Go, la nouvelle carte d’Emil Frey France pour les MRA
Le lancement d’Auto & Go, début 2025, n’a donné lieu à aucune grande annonce publique. Une approche assumée par Jérôme Magloire, directeur des enseignes d’Emil Frey France, qui préfère l’action à la communication : "Je n’aime pas faire des effets d’annonce sans que ce soit vraiment lancé. Je préfère parler quand les choses sont en place."
Pourtant, cette création marque un tournant pour le groupe. Pour rappel, ce dernier détient les réseaux de distribution de pièces de rechange Barrault et Flauraud, qu'il vient de céder au fonds FairCap. Les deux entités animent déjà les concepts Autofit et Club Auto Conseil, destinés aux réparateurs indépendants.
Mais ces deux panneaux imposent des standards (au moins deux techniciens et un administratif) qui excluent de fait ces garages de proximité. En s’adressant aux très petites structures, c’est-à-dire un effectif maximum de deux personnes, Auto & Go vient donc combler un vide.
Un concept calibré pour les petits garages
Pour comprendre ce lancement, il faut revenir un an en arrière. En janvier 2024, Emil Frey France décide de revoir en profondeur son organisation dédiée à ses enseignes de MRA. Jusque-là, Club Auto Conseil dépendait de Flauraud, et Autofit de Barrault.
Pour plus de cohérence et d’efficience, le groupe crée une direction unique des enseignes, confiée à Jérôme Magloire. "Nous avons recréé une direction dédiée, qui englobe le marketing et l’appui terrain. Cela a été l’occasion de revoir nos contrats, nos standards et l’ensemble de notre accompagnement", explique-t-il.
Ce chantier débouche sur une nouvelle architecture : un tronc commun de services enrichi d’options modulables selon les besoins pour tous les réseaux, qui seront animés par les magasins Barrault et Flauraud. Si Club Auto Conseil et Autofit représentent les deux concepts les plus complets, Auto & Go se concentre sur l’essentiel.
Selon Emil Frey France, ce nouveau panneau répond effectivement à une réalité du terrain. Une grande partie des MRA disposent de structures réduites, souvent familiales, fonctionnant avec un seul technicien, parfois un apprenti. Ces ateliers sont généralement dépourvus de moyens administratifs ou marketing.
C’est pourquoi l’offre d’Auto & Go a été calibrée pour rester accessible. La cotisation s’élève à 69 euros par mois, avec un engagement de 25000 euros d’achats de pièces par technicien et par an. Un minimum d’équipement est aussi requis, ainsi qu’un respect de la signalétique. L’image, notamment la notation Google, fait partie des critères suivis pour veiller à la cohérence du réseau.
En contrepartie, l’adhérent bénéficie d’un accès à la hotline technique, au logiciel Mecasystems avec recherche par immatriculation illimitée, aux plans d’entretien intégrés, aux formations ainsi qu’au support commercial des équipes Flauraud et Barrault.
L’idée est de leur fournir vraiment l’essentiel pour performer sur la réparation, sans les alourdir de services dont ils n’ont pas le temps de profiter. Mais ils bénéficient d’un accompagnement de la même qualité que les autres enseignes. Ce n’est pas une enseigne au rabaisinsiste Jérôme Magloire.
Une enseigne à la carte
À l’instar des deux autres réseaux, Auto & Go s’appuie sur un tronc commun auquel viennent s’ajouter différentes options. Les garages peuvent donc compléter leur socle de base par des services à la carte : communication digitale, gestion de la présence web, assurances spécifiques, solutions de paiement fractionné, etc.
Parmi ces options, les réparateurs ont notamment accès au programme de vente de véhicules, lancé au printemps 2025 grâce à l’appui du groupe Emil Frey France. Il permet à des ateliers sans expérience dans ce domaine de proposer des véhicules d’occasion "zéro kilomètre" ou récents, sans immobiliser de stock.
"Certains de nos adhérents n’avaient jamais vendu de voiture. Grâce à la plateforme, ils le font aujourd’hui en trois clics, avec des produits bien placés et une rémunération attractive", souligne le directeur d’enseignes.
Avec cette souplesse dans son concept, Auto & Go entend répondre aux besoins d’entreprises dont la taille évolue selon les opportunités. Ainsi, les adhérents du réseau pourront être accompagnés dans leur développement et ajouter progressivement de nouvelles cordes à leur arc : climatisation, géométrie, vitrage, entretien de boîtes de vitesses automatiques, etc.
"Ce n’est pas parce qu’un garage est petit qu’il doit se limiter aux véhicules anciens, voire très anciens… Demain, il doit aussi être en mesure de calibrer des Adas. Nous les accompagnons pour qu’ils puissent évoluer", met en avant Jérôme Magloire.
Conquérir un vivier encore sous-exploité
Dans ce domaine, les garages Auto & Go pourront s’appuyer sur les moyens mis à leur disposition par Emil Frey France, et sur les synergies développées avec les autres enseignes du groupe. L’animation est notamment mutualisée : réunions régionales communes, conventions et partenariats négociés pour l’ensemble des adhérents.
Par exemple, quand nous allons chercher des accords avec les flottes, c’est pour nos deux réseaux principaux. Tout fait sens de cette façonillustre Jérôme Magloire.
À ce sujet, précisons que Club Auto Conseil fédère aujourd’hui 191 adhérents tandis qu’Autofit en compte 175. Ensemble, ils regroupent près de 370 garages. Un maillage qui devrait rapidement progresser avec l’apport des adhérents Auto & Go, même si Jérôme Magloire confie ne pas se fixer d’objectif chiffré.
"Aujourd’hui [en juillet, ndlr], nous en comptons sept pour être précis. Nous voulons poursuivre notre développement autour des magasins Flauraud et Barrault. Nous ne visons pas d’implantation là où nos distributeurs ne sont pas présents. La prospection est, bien sûr, toujours en cours et j’espère bien que de nouvelles signatures seront officialisées dans les prochains mois."
D’autant que le potentiel est jugé conséquent. Malgré un marché comptant déjà une multitude d’enseignes multimarques, Emil Frey France entend s’appuyer sur Auto & Go pour renforcer son ancrage territorial en ciblant ces MRA sans panneau, à la taille modeste mais solidement implantés localement. Un vivier difficile à estimer mais qui représente plusieurs milliers de sites en France.
Comme l’ont montré les expériences menées ces dernières années par divers groupements (Autoprimo et Staff Auto chez Autodistribution, Garage Premier chez Groupauto, Point Repar chez l’Agra, etc.), les formules "light" constituent un levier puissant pour conquérir et fidéliser cette cible. Leur force est double : elles permettent d’apporter un minimum de services essentiels, tout en installant une relation durable avec des réparateurs moins volatils que les structures plus importantes.
Avec Auto & Go, Emil Frey France confirme une conviction : dans un marché de plus en plus bataillé, tous les réparateurs, même les plus petits, gagnent à être accompagnés.
Marque de référence sur le marché italien, HPA-Faip propose dans son catalogue de nombreux équipements de garage, distribués dans l'Hexagone par Nexion France. Dans sa famille de crics, on retrouve le pneumo-hydraulique S 02, dont les capacités et les dimensions sont adaptées aux exigences des opérateurs travaillant sur les voitures, camionnettes et véhicules de transport léger. Il s'agit d'un cric hydraulique qui répond à tous les besoins de levage jusqu'à deux tonnes, sa capacité maximum. L'équipement pèse 40 kg et ne dépasse pas les 70 dB en volume sonore pendant l'utilisation. La hauteur minimum de levage est de 130 mm, et la hauteur maximale de 505 mm. Notons que la gamme de crics HPA-Faip compte cinq autres modèles destinés aux véhicules plus lourds, avec des capacités maximales de levage comprises entre 16 et 60 tonnes.
Chez Sodise, le cric rouleur 3T profil bas et double piston de la marque Drakkar fait partie des best-sellers. Affichant un "bon rapport qualité-prix" selon la marque, l'outil propose une capacité de levage de trois tonnes pour répondre aux besoins de réparation sur des véhicules légers de plus en plus lourds. Autres atouts du cric en acier : une hauteur de levage minimum de 95 mm et maximum de 515 mm. Son profil bas s'adapte aux caisses plus proches du sol. Sa pédale double piston accélère la montée. Elle dispose, en outre, d'une fonction de descente contrôlée. Un tampon en caoutchouc est intégré pour protéger le dessous du châssis. Pratique : la poignée en T facilite la manœuvre et le manche est doté d'une mousse de protection. Enfin, les roues nylon assurent un fonctionnement silencieux.
Les véhicules sont de plus en plus lourds, et l'électrification du parc ne va pas changer la tendance. Si les crics deux tonnes restent les plus communs dans les ateliers, les trois tonnes s'imposent peu à peu, notamment chez Sata Tools. Le cric roulant profil bas trois tonnes de la marque, distribué en France par Edalis, est un produit phare de la gamme. Fabriqué en acier avec une structure renforcée, l'outil intègre une conception brevetée à double poignée pour un meilleur effet de levier et une prise solide. Sa hauteur de levage s'étend de 78 à 502 mm, pour un poids total de 34 kg. Un dispositif de sécurité est intégré contre les surcharges, ce qui empêche toute utilisation au-delà de la capacité nominale de trois tonnes. Une pompe à double piston est intégrée pour un levage rapide. Enfin, la caractéristique "profil bas" permet de soulever aisément les voitures de sport et surbaissées ou encore les véhicules à suspension modifiée.



