Grands Prix de la Rechange : pourquoi il ne faut pas manquer l’édition 2025

Comme chaque année, les Grands Prix de la Rechange (GPR) réuniront les acteurs clés de l’après-vente automobile autour d’un programme pensé pour nourrir la réflexion et valoriser les initiatives du secteur. Pour cette édition 2025, l’événement organisé en partenariat avec la Feda aura lieu le mardi 8 juillet 2025 dans un lieu aussi moderne que symbolique : Métal 57, à Boulogne-Billancourt, ancien site industriel du groupe Renault, devenu lieu d’innovation et de rencontres professionnelles.

L’ouverture des débats est confiée à un témoin de choix : Franck Baduel, CEO d’Alliance Automotive Group Europe. Pendant un échange en tête-à-tête, le dirigeant dressera un état des lieux de la stratégie du groupe, filiale de Genuine Parts Company, et livrera sa vision sur l’évolution du marché de l’après-vente à l’échelle européenne. Un temps fort attendu, qui donnera le ton d’une journée résolument tournée vers les transformations en cours.

L’intelligence artificielle en première ligne

L’intelligence artificielle, omniprésente dans les débats économiques et technologiques, occupera une place centrale au sein de cette édition. Elle fera d’abord l’objet d’une carte blanche confiée à Rodolphe Gelin, expert leader en intelligence artificielle chez Renault Group. À travers cette intervention, les participants auront un aperçu des projets concrets menés par le constructeur, notamment dans le champ de l’IA générative.

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Dans la foulée, une première table ronde viendra approfondir les impacts concrets de l’IA dans l’aftermarket. Intitulée "IA et aftermarket : des promesses aux applications concrètes", elle réunira plusieurs personnalités issues de la rechange et de l’innovation technologique. Parmi elles, Audrey Bidart, directrice générale de Nexus Automotive France, Badr El Idrissi Mokdad, cofondateur de la start-up Sandra AI, Elliot Langella, lead supply chain scientist chez Lokad ainsi que Sébastien Thiriez, responsable des ventes diagnostics chez ZF Group.

Ensemble, ils évoqueront les cas d’usage les plus prometteurs : maintenance prédictive, diagnostic assisté, gestion des stocks, automatisation des processus. Des exemples concrets viendront illustrer l’évolution rapide de la filière face à ces nouvelles technologies.

La circularité, nouvel axe de développement

Autre pilier de cette édition : l’économie circulaire. Ce thème, désormais incontournable dans l’après-vente, fera l’objet d’une carte blanche confiée à Matthieu Noël, analyste chez Roland Berger. Ce dernier apportera son éclairage sur les dynamiques de transformation à l’œuvre dans l’aftermarket, où la circularité tend à s’imposer comme un modèle économique viable, en phase avec les attentes environnementales et réglementaires.

Une seconde table ronde, baptisée "Économie circulaire : de la contrainte à l'opportunité ?", viendra illustrer ces propos à travers des retours d’expérience concrets. Elle mettra en lumière les stratégies d’acteurs engagés sur différents segments du marché. Seront notamment présents Florence Bailleul, directrice générale d’Indra Automobile Recycling, Hugo Barberot, directeur commercial du groupe GPA, Laurent Cabassu, directeur général du manufacturier Black Star, ainsi que Julien Dubois, président du métier remanufacturing au sein de Mobilians et fondateur de Valused.

Leurs échanges mettront en perspective la montée en puissance du réemploi, du recyclage et du remanufacturing, dans un contexte où la durabilité devient un levier de compétitivité.

Des distinctions pour valoriser l’innovation

La journée sera également rythmée par deux cérémonies. D’abord celle des stagiaires de la dernière promotion de l’École de commerce de la filière automobile (ECFA) qui recevront leurs diplômes de fin d'études.

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

Puis, à partir de 17h30, la traditionnelle cérémonie des Grands Prix de la Rechange viendra clore l’événement, en mettant à l’honneur les distributeurs qui se sont illustrés au cours des derniers mois. Enfin, la journée s’achèvera à 19h30 autour d’un cocktail, l’occasion pour les participants de prolonger les échanges dans une ambiance détendue et conviviale, propice au networking.

Ne manquez pas cette occasion de vivre, avec nous, ces temps forts. Il est encore temps de vous inscrire via ce formulaire. Rejoignez la communauté de l’après-vente le 8 juillet, à Metal 57, pour célébrer ensemble les initiatives qui font avancer la filière !

En attendant, (re)vivez en images les temps forts de l’édition 2024 :

Jérôme Brunner rejoint Purflux Group pour piloter les ventes poids lourd

Jérôme Brunner poursuit son parcours dans l’après-vente poids lourd. Il vient d’annoncer sur son compte LinkedIn sa prise de fonction en tant que directeur commercial poids lourd IAM chez Purflux Group. Il supervisera les ventes des produits de l’équipementier, spécialiste de la filtration, sur le marché de la rechange indépendante PL.

Pour mémoire, Purflux Group est né en 2024 de la cession des activités filtration du groupe Sogefi au fonds d'investissement américain Pacific Avenue Capital Partners.

Titulaire d’un diplôme de responsable en ingénierie et négociation d’affaires obtenu à Sup de V (Saint-Germain-en-Laye), Jérôme Brunner a débuté sa carrière chez Valeo en 2008. Il y évolue pendant plus de douze ans, occupant divers postes à responsabilités, d’abord comme responsable clientèle sur les zones Île-de-France et Nord, puis en tant que responsable du trade marketing poids lourd au niveau national.

Il y développe également des activités à l’international, notamment en Afrique, avant de revenir en France pour piloter une équipe de huit commerciaux sur le secteur VL et PL. Début 2023, il rejoint Alliance Automotive Group, où il succède à Jean-François Bernard à la direction des réseaux poids lourd.

Nexus Automotive et Amerigo International unissent leurs forces

Nexus Automotive International poursuit son expansion mondiale avec l’accueil d’Amerigo International dans sa communauté. Cette intégration vise à renforcer la couverture du groupement dans les zones émergentes à fort potentiel, en particulier sur le continent africain, où il est déjà actif via sa structure régionale Iamaga.

Créé en 2018, Amerigo International fédère aujourd’hui plus de 50 membres répartis dans une trentaine de pays. En partenariat avec 35 fournisseurs internationaux, la centrale génère un chiffre d’affaires en revente supérieur à 1,5 milliard d’euros par an. Les accords existants avec les fournisseurs resteront inchangés et continueront de s’appliquer dans leur périmètre géographique initial.

Un renforcement de l’écosystème Nexus

Dans un communiqué, Nexus Automotive précise que cette alliance s’inscrit dans une volonté affirmée de structurer un écosystème plus large pour faire face aux défis du marché de la rechange.

"Cette alliance marque une nouvelle ère dans le monde des groupements internationaux, à un moment où agilité, innovation et unité sont plus que jamais nécessaires, dans un secteur automobile en profonde mutation", confirme Gaël Escribe, directeur général de Nexus Automotive International.

Une complémentarité géographique et opérationnelle

Pour Amerigo International, cette alliance représente une opportunité de développement significative, notamment en Afrique. Grâce au soutien de Iamaga, ses membres devraient bénéficier d’un ancrage plus solide sur ses différents marchés.

"À travers ce partenariat avec Nexus, nous sommes fiers d’offrir à nos membres et fournisseurs une opportunité forte de croissance, fondée sur une logique gagnant-gagnant. Amerigo International, en tant que société de services à l’international, conservera son ADN tout en bénéficiant de l’expertise et de la structure d’Iamaga en Afrique", explique Sylvain Abergel, président d’Amerigo International.

Pour rappel, Amerigo International fait partie du groupe Amerigo, qui repose sur trois autres entités : Amerigo Global Parts, dédiée à l’exportation de pièces détachées automobiles et poids lourds, Amerigo Supply Chain, pôle logistique, et le catalogue électronique E-Reliable.

Stockage optimisé dans la future plateforme logistique de Diesel Technic France

Basée à Janzé (35), près de Rennes, la future plateforme logistique de Diesel Technic France comptera 6 200 m² d'entrepôts et 460 m² de bureaux. Le bâtiment est déjà sorti de terre, et les premières installations techniques ont débuté. Le site sera opérationnel début 2026.

Treize millions d’euros ont été investis dans ce projet pour permettre à la filiale française de Diesel Technic de doubler sa capacité de stockage et de soutenir durablement sa croissance. La plateforme actuelle est en effet saturée à 95 %.

La nouveauté AutoStore

La grande nouveauté de cette plateforme est l’intégration d’un système AutoStore dédié aux petites pièces. Installée sur 1 500 m² de mezzanine, cette technologie permettra de stocker jusqu’à 26 000 bacs plastiques et compartimentés, chacun codé, scanné et localisé avec précision. Les 16 robots circulant au-dessus du stock viendront récupérer les pièces automatiquement pour les amener à des stations de travail ergonomiques. De quoi simplifier la vie des opérateurs, qui n'auront plus à marcher 15 km par jour.

"Le système AutoStore de Diesel Technic a été spécifiquement conçu pour répondre aux exigences très particulières du secteur de la pièce de rechange. L’intégration du stockage sur mezzanine a permis d’optimiser pleinement le volume disponible du bâtiment, tout en préservant de précieuses surfaces au sol dédiées aux opérations de réception, de packaging et d’expédition. Il s'agit d’un design innovant et inédit pour une installation de ce type en France. Le pilotage informatique de l’installation a été totalement adapté aux besoins métier de Diesel Technic", explique Alban de Lassus, directeur commercial chez Kardex, en charge du projet Diesel Technic France.

Notons que le bâtiment intègre deux centrales photovoltaïques : l’une pour l’autoconsommation, l’autre pour la revente. Il est par ailleurs équipé d’un éclairage LED 100 % optimisé, d’une isolation performante et de bassins de rétention pour l’eau utilisée en cas d’incendie. Prochaine étape : l'installation du système AutoStore cet été, mais aussi la mise en place des infrastructures IT et l’optimisation des flux.

Comment réparer les nouvelles voitures asiatiques ?

Ce n’est pas un raz-de-marée, mais leur progression est tangible. Arrivés en Europe au début des années 2020, ces véhicules apparaissent au compte-gouttes dans les ateliers tricolores. Et lorsqu’ils s’y présentent, les réparateurs peuvent rencontrer des difficultés pour les remettre en état dans les règles de l’art.

Pour le moment, leur faible présence limite l’ampleur du problème. Mais cela pourrait rapidement évoluer. En 2024, les voitures chinoises ont totalisé 31 576 immatriculations en France, soit 1,83 % du marché. Une part encore modeste, mais en nette croissance. En seulement trois à quatre ans, ces nouvelles venues ont déjà dépassé des marques bien établies comme DS, Mini ou Volvo.

Les plus en vue, BYD et MG Motor (filiale du groupe SAIC), semblent vouloir s’installer durablement. D’autres tentent leur chance avec plus ou moins de succès, à l’image de Leapmotor (distribuée par Stellantis), XPeng, Lynk & Co ou le vietnamien VinFast. Certaines, en revanche, ont déjà quitté la scène française, telles que Seres, DFSK ou Aiways.

Un approvisionnement en pièces qui s’organise

Certaines marques posent davantage de problèmes que d’autres. Aiways, notamment, a laissé un souvenir amer dans les ateliers. "Les services du réseau de distribution, d’après-vente et de pièces d’Aiways étaient complètement dépassés", témoigne un carrossier qui préfère garder l’anonymat. "Ils nous faisaient attendre des pièces indéfiniment, sans jamais fournir d’information. Leur service après-vente restait silencieux, y compris auprès de leurs propres clients."

Parmi les réparateurs, Jessica Descoubes, dirigeante d’Esthetic Auto à Tours (37), exprimait ses inquiétudes lors d’un évènement organisé par l’association SRA en février dernier : "Avec l’arrivée de ces nouvelles marques dans nos ateliers, on se demande quelle est la disponibilité de leurs pièces, où s’approvisionner et quelles marges espérer ?"

Chaque marque répond différemment à ces problématiques. Lynk & Co, par exemple, s’appuie sur le réseau logistique de Volvo, sa marque sœur au sein du groupe Geely. "Les pièces de carrosserie sont actuellement stockées en Suède, avec des livraisons en 5 à 7 jours ouvrés et une option express sous 24h. Un projet de mutualisation logistique avec Volvo permettra prochainement de s’appuyer sur le centre de distribution français de Volvo, réduisant les délais à 1 à 3 jours", annonce Michael Meyer, directeur du réseau Lynk & Co France, Belgique et Pays-Bas.

Stock européen selon les volumes vendus

Pour intégrer le réseau agréé de la marque, un atelier doit d’abord être agréé Volvo. Des formations spécifiques couvrent les caractéristiques techniques des modèles : diagnostic, électronique embarquée, systèmes connectés… Les réparateurs non agréés ont accès aux prescriptions de réparation via une plateforme en ligne. L’accès aux données logicielles (recalibrage des Adas, etc.) est possible sur abonnement.

Du côté de BYD, la structuration du service après-vente se met en place progressivement. La marque est en discussion avec Sidexa et Lacour pour référencer ses véhicules dans les outils de chiffrage. Elle dispose d’un stock européen, complété par un autre en France. "Ce dernier est organisé en fonction des volumes de vente de nos modèles. On y trouve ainsi toutes les références pour le Seal U hybride rechargeable, qui représente 50 % de nos ventes", explique Jean-Briac Dalibard, responsable communication de BYD France.

Il ajoute que BYD n’a pas encore de réseau de carrossiers agréés mais développe un maillage de points de vente, tous dotés d’un atelier. Certains confient la carrosserie à des prestataires externes. "Les carrossiers indépendants peuvent se rapprocher du distributeur local pour obtenir les prescriptions techniques. Ce n’est évidemment pas dans notre intérêt de pratiquer la rétention d’information", assure-t-il.

Des marques très pragmatiques

Parmi les derniers arrivés, le constructeur VinFast fait valoir une organisation ambitieuse. La marque vietnamienne a noué un partenariat stratégique avec DHL pour assurer des livraisons de pièces en 24h depuis son centre de distribution d’Holtum (Pays-Bas). En France, elle a ouvert un centre de formation à Trappes (78), certifié par Dekra, où les réparateurs sont formés aux procédures spécifiques de la marque.

L’agrément des ateliers se veut rigoureux. VinFast s’appuie notamment sur le réseau Norauto et sur des partenaires comme le groupe Albax-Lecoq. "Nous sommes en cours d’agrément et devrions bénéficier d’une exclusivité territoriale avec cette marque", confirme Thomas Alunni, dirigeant de Lecoq. Le groupe familial dispose déjà d’une certaine expérience avec les véhicules asiatiques : il est agréé pour les marques Aiways et LEVC (les taxis londoniens rachetés par Geely). Le carrossier observe que certains constructeurs chinois arrivent en France en s’organisant dès le départ, quand d’autres peinent à structurer leur implantation. "Certains constructeurs chinois se structurent, mais pas tous. Les moins solides sont ceux qui ne s’appuient pas sur des garages ou des concessionnaires", rapporte Thomas Alunni.

Malgré ces disparités, la plupart de ces nouvelles marques semblent faire preuve de pragmatisme et d’une grande capacité d’adaptation. Il est toutefois trop tôt pour mesurer leur impact sur le marché de la réparation-collision. Alexandre Brisseau, directeur de la stratégie et du développement réseau chez Five Star, reste prudent : "Pour l’instant, nos carrossiers en réparent très peu, car ces véhicules restent marginaux dans le parc." L’enseigne aux cinq étoiles collecte actuellement des données pour mieux anticiper les enjeux à venir.

Quel avenir pour la réparabilité de ces véhicules ?

Cette approche est d’autant plus nécessaire que la question de la réparabilité de ces nouveaux modèles demeure. Moins chers que leurs équivalents européens, ces véhicules pourraient être plus facilement jugés économiquement irréparables en cas de sinistre.

Pour l’instant, l’association SRA ne relève pas de hausses anormales sur les prix des pièces chez Lynk & Co ou MG Motor. De son côté, Jean-Briac Dalibard affirme : "Nous ne pratiquons pas de hausses arbitraires sur les pièces, contrairement à certaines marques européennes."

Mais les professionnels restent sur leurs gardes, et plusieurs organisations syndicales, à l’instar de la Feda, se sont alertées sur la pratique du gigacasting, consistant à remplacer plusieurs pièces de châssis assemblées par soudage par un seul gros élément moulé. Ce procédé, est utilisé par certaines marques asiatiques évoquées. Si elle optimise la production, cette technique pourrait gravement compliquer les réparations, en réduisant l’accessibilité et en alourdissant les coûts. De quoi nourrir les inquiétudes sur la réparabilité réelle de ces véhicules nouvelle génération, et leur avenir dans les ateliers.

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3 questions à Jean-Briac Dalibard, responsable communication BYD France

J2R : Quelles sont les différences entre les marchés de la carrosserie en France et en Chine ?
J.-B. D. : La grande différence entre les marchés européens et chinois, c’est qu’en Chine (comme en Amérique latine), le client est souvent primo-accédant à l’automobile. Son réflexe naturel est donc de faire entretenir et réparer son véhicule chez le distributeur qui le lui a vendu. À l’inverse, en Europe, et notamment en France, les automobilistes se tournent volontiers vers le garagiste de proximité, qu’ils connaissent bien. Autre point important : en Chine, tous les concessionnaires sont équipés d’un service carrosserie intégré.

J2R : Quelle est la spécificité de BYD par rapport aux autres marques chinoises ?
J.-B. D. : La principale différence entre BYD et d’autres constructeurs réside dans notre intégration verticale, qui atteint 95 %. Nous produisons nous-mêmes nos pièces et ne sommes donc pas dépendants d’équipementiers extérieurs et de leurs lignes de production. C’est un véritable avantage, qui nous permet de mieux maîtriser nos approvisionnements et notre réactivité.

J2R : Quelle est la stratégie de la marque en matière d’après-vente ?
J.-B. D. : BYD suit une stratégie à contre-courant de celle de Tesla ou d’autres marques récemment implantées en France, qui s’appuient peu, voire pas du tout, sur un réseau d’ateliers physiques. De notre côté, nous misons au contraire sur une présence locale solide, avec un espace dédié à la réparation dans chaque point de vente – à l’exception de celui des Champs-Élysées, à Paris. Nous sommes passés de 2 à 50 implantations en deux ans, et notre objectif est d’atteindre entre 100 et 120 sites d’ici fin 2025.

Equip Auto 2025 : ce que réserve le salon pour ses 50 ans

"Le compte à rebours est lancé !". À quelques semaines seulement de l’ouverture de sa 50e édition, les dirigeants d’Equip Auto se sont réunis pour marquer le lancement du décompte qui nous sépare de ce rendez-vous incontournable pour les professionnels de l’après-vente automobile. Et ce 50e anniversaire s'annonce particulièrement ambitieux.

Au total, 1 400 exposants et entreprises sont attendus sur une surface de 100 000 m² répartis dans cinq pavillons, confirmant l'envergure de l’événement. À titre de comparaison, la précédente édition parisienne en 2022 couvrait 80 000 m². "94 % de la surface est déjà réservée !", se félicite Philippe Baudin, président du salon.

Preuve supplémentaire de l’attractivité exceptionnelle de cette édition anniversaire, 39 % des exposants déjà confirmés participent pour la première fois au salon, contre une moyenne de 27 à 30 % lors des éditions précédentes. Les organisateurs saluent également le retour de plusieurs acteurs majeurs du secteur (Valeo, Facom, Michelin, etc.) qui avaient choisi de faire l'impasse sur les dernières éditions.

La technologie au cœur des nouveautés

"Nous traversons une période de mutations profondes, où il est crucial pour les professionnels de l'automobile d'anticiper et de maîtriser les évolutions technologiques et économiques en cours", souligne Claude Cham, président d’Equip Auto SAS. La biennale s’inscrit ainsi pleinement dans cette démarche avec des projets innovants destinés à accompagner la filière dans ces défis.

Cette édition anniversaire donne une place centrale à l’innovation technologique avec la création d’un tout nouveau Village de la Tech. Celui-ci mettra en avant les software defined vehicles (SDV), l’intelligence artificielle et les nouvelles solutions liées à la transition énergétique. Pour compléter cette expérience, une aire d’évolution extérieure permettra aux visiteurs de tester concrètement les innovations présentées, rendant la visite interactive et immersive.

Autre nouveauté majeure de 2025, la Tech Academy proposera un programme complet composé de tables rondes, de keynotes et de pitchs animés par des experts internationaux. Parmi les thèmes abordés, la cybersécurité, l’ultra-connectivité des véhicules, et la réparabilité des batteries occuperont une place prépondérante. Selon Philippe Baudin, "ces initiatives visent à rapprocher les industriels, réparateurs et distributeurs pour favoriser une meilleure compréhension mutuelle des enjeux technologiques actuels".

Enfin, la créativité de la filière sera également mise en lumière avec les Grands Prix Internationaux de l’Innovation, qui soufflent cette année leur 40e bougie.

Formation et emploi : une priorité

Parmi ses autres innovations, Equip Auto 2025 accueillera un espace spécifique à la formation, à l'emploi et aux nouveaux métiers de la filière : le Village Avenir. Cette zone dédiée accueillera un "mur de l’emploi", des sessions de job dating, ainsi qu’un hackathon impliquant écoles d’ingénieurs et professionnels autour de grands défis technologiques et environnementaux.

Par ailleurs, l’école du Garac participera à l’animation de cet espace avec un "e-Garage", qui offrira une immersion complète dans la maintenance des véhicules électriques. Des démonstrations y seront réalisées par des enseignants et étudiants. Cet espace inclura également des expériences en réalité virtuelle pour mieux appréhender les spécificités de ces nouvelles motorisations.

Une dimension internationale renforcée

Avec la présence confirmée de 31 pays représentés par des pavillons nationaux comme l’Espagne, le Maroc, la Chine ou encore la Turquie, cette édition renforce considérablement sa dimension internationale. Cette présence accrue souligne la reconnaissance d’Equip Auto comme un salon stratégique non seulement pour la France, mais également pour l’ensemble du marché européen et mondial.

Une journée spéciale Europe, prévue le 15 octobre, réunira les fédérations européennes lors d’un grand forum consacré aux futurs défis de la filière. Une manière claire pour le salon de confirmer son ambition de s’imposer durablement à l’échelle internationale, comme le souligne Philippe Baudin.

Des engagements concrets en matière de RSE

Parmi les nouveautés majeures de cette édition, Equip Auto affiche un engagement fort en faveur de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE). L'objectif est ambitieux : une réduction de 30 % de l'impact environnemental global d'ici 2025.

Concrètement, cela se traduit par des actions telles que le bilan carbone en temps réel, une gestion optimisée des déchets, la mise à disposition d’un guide d’éco-conception gratuit pour les exposants et une meilleure maîtrise de la logistique événementielle.

Aurélie Jouve, directrice du salon Equip Auto, porte une ambition forte en matière de responsabilité environnementale pour cette 50e édition. ©J2R

Aurélie Jouve, directrice du salon Equip Auto, porte une ambition forte en matière de responsabilité environnementale pour cette 50e édition. ©J2R

"Notre plan RSE est structurant et participatif. Nous voulons mobiliser l’ensemble des acteurs présents sur Equip Auto pour faire de ce salon un exemple de durabilité et de responsabilité environnementale", insiste Aurélie Jouve, directrice du salon.

Des animations exceptionnelles

Enfin, à l’occasion de son anniversaire, Equip Auto prépare une série d’animations exceptionnelles pour marquer l’événement. Parmi elles, l’exposition "(R)évolution", qui retracera 50 ans d’innovation automobile à travers des équipements, pièces et systèmes qui ont marqué l’histoire de la biennale. Le dîner de gala, prévu au prestigieux Palais Brongniart le 14 octobre, réunira également les participants dans une ambiance conviviale et festive.

Par ailleurs, deux nocturnes exclusives, un atelier d’artistes inspirés par l’automobile et une animation de montage/démontage de deux Jeep Willys, animée par François Allain, compléteront ce programme riche et varié.

"Je peux vous assurer que nos équipes travaillent sans relâche pour faire de ce 50e anniversaire une édition mémorable", conclut Claude Cham. À 50 ans, la mécanique d’Equip Auto tourne mieux que jamais !

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REPORTAGE VIDEO - AD Carrosserie Lilloise adopte la semaine de quatre jours

En janvier 2025, AD Carrosserie Lilloise a lancé l'expérimentation pendant trois mois de la réorganisation de son activité en semaine de quatre jours. "Nous avions proposé cette opportunité aux membres de nos équipes. Quasiment tous y avaient répondu favorablement, alors que j'étais moi-même hésitant", raconte Emmanuel Clément, le dirigeant de l'entreprise. Mais à l'issue de la période de test, il n'a pas observé de baisse de productivité de ses ateliers. Tandis que ses salariés ont confirmé leur satisfaction. Ce nouveau rythme de travail a donc été adopté.

Cette réorganisation a été lancée un an après l'entrée dans les nouveaux murs. En effet, le dirigeant a géré jusqu'à trois carrosseries dans l'agglomération de Lille (59). Mais comme dans d'autres agglomérations, la politique urbaine locale l'a poussé à abandonner son atelier le plus proche du centre-ville. Le carrossier a donc décidé de réunir deux de ses carrosseries sur un site plus grand et moderne.

Conditions de travail améliorées

Attaché au bien-être de ses salariés, Emmanuel Clément en a profité pour améliorer encore leurs conditions d'emploi avec du matériel plus récent. Ainsi, chacun dispose de son propre poste de travail, équipé d'une table élévatrice. Par ailleurs, outre les tickets-repas, réparateurs et administratifs bénéficient d'un 13e mois. Des horaires aménagés avaient aussi été mis en place pour les bénévoles associatifs. Car, "si les salariés se sentent bien dans l'entreprise, avec de bonnes conditions de travail, ils nous le rendent bien", assure le dirigeant.

Il tire cette affirmation de sa longue expérience en réparation-collision. Ancien étudiant en droit, il a démarré dans cette profession après avoir passé un CQP et un bac professionnel. Le carrossier a ensuite fait ses premières armes dans l'atelier de son beau-père pendant six ans. Puis, il a été chef d'atelier dans deux grosses carrosseries de concessionnaires. Avant d'acheter sa première entreprise de réparation en 2012, puis deux autres en 2015 et 2020. Son épouse, en charge de la gestion des ressources humaines, cherche à s'éviter les écueils de l'actuelle pénurie de main-d'œuvre en carrosserie.

Toujours à l'affût des innovations, c'est elle qui a proposé le passage à la semaine de quatre jours. Cette organisation avait déjà notamment été mise en place par la carrosserie AD Aubert, à Gap (05). Les plages horaires sont ainsi élargies de 6 h 30 à 18 h. Tandis qu'une permanence est organisée à tour de rôle le vendredi, de 7 h 30 à 13 h. Ce dernier jour d'ouverture permet à la fois d'achever les éventuels retards de chantier, de restituer et d'accueillir des véhicules. Cette organisation implique un gros effort d'anticipation. De la commande de pièces au flux des véhicules, tout doit être précisément planifié.

Avantages et inconvénients

Mais à la fin, les réparateurs apprécient de pouvoir mener de bout en bout un (ou plusieurs) chantiers sur une seule journée. Tandis que ceux qui habitent le plus loin sont contents d'éviter les embouteillages matinaux du trajet domicile/travail. Surtout, tout le monde apprécie de bénéficier d'un week-end prolongé pour profiter du temps en famille et pouvoir organiser ses rendez-vous administratifs et médicaux.

Seul inconvénient : les journées sont parfois plus longues. "Je suis là tout le temps, du lundi au vendredi matin, plus longtemps qu'avant dans la carrosserie. Mais, j'y ai quand même gagné en confort", explique Emmanuel Clément. Autrement, les salariés ne trouvent pas d'autres inconvénients à ce système.

Si un salarié veut changer d'entreprise, il devra se réhabituer à un rythme de travail traditionnel. Or, il est apparemment difficile de se passer de celle de quatre jours lorsqu'on y a goûté. Par ailleurs, cette organisation permet aussi d'attirer des talents. Ainsi, la Carrosserie Lilloise a embauché récemment un nouveau peintre. Cette entreprise, qui souffrait déjà peu du turn-over, semble s'en mettre entièrement à l'abri. Et elle conservera un avantage d'attractivité tant que ses homologues ne la copient pas.

Avec Autodistribution, Solly Azar simplifie la réparation automobile

Solly Azar veut simplifier la prise en charge des sinistres de ses assurés avec deux nouvelles solutions mises en œuvre avec le groupe Autodistribution. Le courtier lance, tout d’abord, la réparation à domicile. Ce service permet une prise en charge directe du véhicule chez l’assuré par un garage du réseau AD.

Ce dernier fournit un véhicule de remplacement avant d’acheminer la voiture sinistrée vers son atelier. Selon Solly Azar, ce partenariat avec l’enseigne multimarque permettra aux assurés de réaliser une économie moyenne pouvant atteindre entre 600 et 1 000 euros sur leur facture, tout en évitant les démarches fastidieuses associées à un sinistre.

Autre nouveauté : pour accélérer les procédures lors des sinistres mineurs, Solly Azar déploie la réparation sans expertise préalable. Les assurés peuvent directement convenir d’un rendez-vous avec un garage AD. Les réparations sont réalisées immédiatement, sans que l’automobiliste ait à avancer les frais ni à subir les délais liés à une expertise. Au-delà d'un seuil défini, une expertise rapide à distance permet une prise en charge adaptée.

Un réseau solide pour un service fiable

Grâce à un maillage de 5 000 ateliers adhérents, Solly Azar estime que le réseau AD garantit une large couverture géographique. L’enseigne propose, en outre, plusieurs services complémentaires, tels que la mise à disposition gratuite d'un véhicule de courtoisie durant les réparations et la suppression des frais de gardiennage pendant un mois.

"Nous sommes fiers de collaborer avec Autodistribution, un acteur reconnu, pour proposer des services de qualité accessibles à tous. Travailler avec un réseau de réparateurs agréés est une marque forte de la volonté de Solly Azar de développer l’aspect responsable de l’assurance en contribuant à lutter contre l’inflation grâce à des tarifs encadrés", souligne Valérie Imbert, directrice des services clients de Solly Azar.

Five Star et Solera face aux enjeux de la réduction d'émissions de CO2 en carrosserie

À la suite de l'annonce du lancement de l'expérimentation sur la mesure des émissions de CO2 en carrosserie, lors du congrès Five Star de juin 2024, "de nombreux carrossiers se sont portés volontaires pour faire partie des 150 premiers utilisateurs", annonce Jean-François Grimaldi. Le directeur des opérations du réseau insiste sur la précision inédite de l'outil développé conjointement par Axalta et Solera. Celui-ci pourrait donner un avantage concurrentiel non négligeable à ses utilisateurs. Cela, dans un contexte où l'impact environnemental de la réparation prend de l'importance.

Viser le chiffrage des émissions de CO2 en temps réel

"Solera est parvenu à développer un algorithme au niveau international, permettant de calculer très précisément les émissions de CO2 des scopes 1, 2 et 3 à partir de ses bases de données, explique Fernando Pernigo, vice-président régional Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie Sidexa Solera. En plus, l'intégration de la data d'Axalta lui permet d'être encore plus précis qu'avec la donnée standard du marché".

Cet outil prend en compte le mix énergétique des pays dans lesquels est installé le réparateur. Le système calcule aussi ses données selon sa localisation, la gamme de peinture qu'il utilise, l'emploi ou non de pièces d'occasion, la logistique nécessaire pour l'approvisionner et sa main-d'œuvre. À la fin, il peut lui donner les émissions de gaz à effet de serre par poste, selon le poids, la dimension et le matériau de chaque pièce remplacée. Si dans un premier temps, les résultats seront mensualisés, à terme, ce chiffrage environnemental sera délivré en temps réel.

L'intérêt de cet outil ? "Les émissions de CO2 vont devenir un nouvel enjeu pour les assurances, dans les années à venir. Elles auront autant d'importance que les indicateurs de performance existants, affirme Fernando Pernigo. Les assureurs y sont à la fois poussés par la CSRD (directive relative à la publication d'informations en matière de durabilité par les entreprises) et par leurs clients". De son côté, Axalta est également concerné par la même réglementation.

Un modèle économique à définir

Côté pratique, l'outil est intégré au logiciel de chiffrage Qapter de Sidexa, utilisé par une grande partie des membres de Five Star. Les carrossiers n'ont donc pas d'informations supplémentaires à fournir pour obtenir l'information sur les émissions liées à chaque réparation. Ils ne perdent donc pas de temps. Et à la fin, "les résultats de ces rapports donnent des arguments solides pour négocier les tarifs avec les apporteurs d'affaires : loueurs, flottes et assureurs. Il donne donc un avantage concurrentiel aux réparateurs de Five Star", affirme Jean-François Grimaldi.

Ensuite, qui devra payer ce service qui a nécessité de lourds investissements de Solera et d'Axalta ? Les apporteurs d'affaires le paieront-ils en partie à côté des réparateurs et d'autres acteurs de la réparation ? Pour l'instant, son modèle économique n'est pas encore fixé. Ses initiateurs se donnent les six mois de test pour le définir.

Dans tous les cas, ce dispositif devance largement ses concurrents. "Five Star va être un pilote parmi les réseaux d'Axalta en Europe, souligne Jean-François Grimaldi. Les autres enseignes, notamment en Suisse et en Allemagne, vont attentivement observer ce que font les carrossiers français". Reste donc à scruter attentivement les bénéfices qu'en tireront les 150 premiers expérimentateurs du réseau.

Clés à chocs : pneumatique ou sans-fil, quel choix pour votre atelier ?

Même si elles sont surtout destinées au desserrage de gros écrous, notamment pour démonter les pneus, certaines clés à chocs peuvent révéler d'autres options bien utiles.

Porté par l'innovation et l'essor du service rapide, le marché français de l'outillage électroportatif affiche une croissance annuelle de 3 à 5 %. Pourtant, dans les ateliers, la clé à chocs pneumatique continue d'avoir les faveurs des réparateurs, principalement pour des raisons économiques. “C'est l'outil numéro un, comme la baguette chez le boulanger”, résume Matthieu Marche, responsable national grands comptes chez Milwaukee. Mais la ligne de front bouge et les modèles électriques montent en puissance, remettant en cause cette domination.

Pneumatique vs électroportatif, un duel serré

Sur le papier, l’électroportatif semble cocher toutes les cases : sans fil, compacité et puissance croissante. "Aujourd'hui, on atteint les mêmes performances que le pneumatique", souligne Matthieu Marche. "Le gros avantage, c’est de pouvoir travailler n’importe où."

Adieu les tuyaux d'air qui traînent au sol, parfois sources d'accidents dans les ateliers. Mais l’électroportatif n’est pas exempt d'inconvénients, notamment le poids élevé des batteries lithium-ion. "Si vous avez la possibilité de porter un outil moitié moins lourd toute la journée, c’est quand même très intéressant", pointe Arnaud Metzger, directeur de la division automobile/PL de KS Tools France.

Et côté nuisances sonores ? Encore une victoire pour le pneumatique… ou presque. “Nos modèles les plus puissants sont à 98 dB à vide et 87 dB en charge, en dessous des seuils légaux”, précise Arnaud Metzger.

Côté durabilité, l'avantage reste à la boulonneuse pneumatique : plus robuste, plus facile à entretenir et surtout plus écologique. "Un outil pneumatique est plus vertueux qu’un outil sur batterie, de la fabrication au recyclage", plaide Guillaume de Bel Air, dirigeant associé de Airoutil.

L’électroportatif présente un autre handicap : la gestion des batteries. Parmi les atouts du pneumatique, on note aussi la possibilité de modèles très spécialisés. Airoutil mise notamment sur la clé pneumatique articulée, taillée pour les accès complexes dans les compartiments moteur. "Ce n’est pas l’outil de la grosse puissance, mais il est passe-partout", affirme Guillaume de Bel Air.

Une complémentarité évidente

Alors, entre le pneumatique et le sans-fil, qui s’imposera définitivement dans l’atelier ? Les deux, probablement. “KS Tools couvre l’ensemble des besoins des ateliers, qu’ils privilégient l’air comprimé ou les solutions sans fil”, résume Arnaud Metzger.

Un positionnement double qui répond à la réalité du terrain : les attentes divergent selon les utilisations et les profils. Chez Airoutil, on partage cette vision pragmatique. “La clé à chocs pneumatique aura toujours sa place sur le marché, parce que tout le monde ne va pas s’équiper en électrique”, estime Guillaume de Bel Air.

Entre enjeux de rentabilité, confort d’utilisation, sécurité et transition écologique, la clé à chocs reste au cœur des préoccupations des ateliers. Son avenir ne semble donc pas passer par une opposition frontale de ces deux technologies, mais plutôt par une complémentarité. •


KS Tools 515.4710F : la mini clé à chocs sans fil qui en fait un maximum

Compacte, légère et redoutablement efficace, la clé à chocs brushless 1/2” 18V de KS Tools (réf. 515.4710F) allie puissance et précision dans un format très maniable. Avec ses 850 Nm de couple de desserrage et ses trois niveaux de serrage (280, 400 et 650 Nm), elle répond aux besoins des professionnels sur une grande variété d'applications.
Dotée d’un moteur brushless (sans charbon), elle offre un meilleur rendement énergétique, moins d’usure et une plus longue durée de vie. La gâchette progressive, l’inverseur rotatif à une main et l’arrêt automatique après desserrage permettent un travail fluide et sécurisé, même dans des conditions exigeantes.

Elle pèse seulement 1,5 kg, ce qui, combiné à sa forme compacte (135 × 85 × 210 mm), la rend idéale pour les espaces restreints. Son corps en aluminium et sa coque renforcée en fibre de verre garantissent robustesse et durabilité, tandis que la poignée ergonomique en caoutchouc assure une excellente prise en main.
Livrée avec deux batteries lithium-ion 18V 4 Ah, un chargeur et un coffret, elle est compatible avec toute la gamme KS Tools 515.47XX (y compris les projecteurs et enceintes de chantier). Un outil sans fil puissant, fiable et polyvalent, parfaitement taillé pour les ateliers mobiles comme pour les garages.

Airoutil CC1205 : articulée pour les accès les plus extrêmes

Travailler dans des zones exiguës n’est plus un défi avec la clé à chocs Race Xtra Mini Compact signée Airoutil (réf. CC1205). Pensée pour les professionnels, cette clé pneumatique se distingue par sa tête articulée à 120° et sa poignée rotative à 180°, offrant une flexibilité exceptionnelle dans les environnements encombrés.
Malgré son format très réduit (seulement 85 mm de long), elle délivre un couple de desserrage puissant de 550 Nm grâce à son mécanisme de frappe Twin Hammer, réputé pour sa robustesse et son efficacité. Sa gâchette progressive permet un contrôle précis de la vitesse, tandis que l’inverseur à une main et l’échappement latéral assurent un confort d’utilisation optimal, que l’on soit gaucher ou droitier.

Avec un poids de 1,3 kg seulement, cette mini-boulonneuse pneumatique offre la puissance d’une clé à chocs associée à l’ergonomie d’une clé à cliquet. Un outil indispensable pour toutes les interventions techniques dans les espaces réduits. Récemment relancée, cette clé à chocs Airoutil est garantie 1 an.

Milwaukee M12 Fuel : compacte, légère et performante

Avec seulement 1 kg sans batterie pour 122 mm de longueur, la clé à chocs électroportative du fabricant américain Milwaukee M12 Fuel combine puissance et compacité. Ce gabarit réduit permet une utilisation prolongée sans fatigue et un accès facilité dans les espaces confinés, une maniabilité qui s’avère être un vrai plus pour les interventions en atelier ou sur site.
Elle développe tout de même des performances de premier plan : 542 Nm en serrage et 746 Nm au desserrage, grâce à son moteur “brushless powerstate”.

Le système 4-Mode Drive control permet de moduler vitesse (jusqu’à 3 000 tr/min) et couple selon l’application.
L’éclairage Tri-LED garantit une bonne visibilité de la zone de travail, même en environnement sombre.
Livrée en coffret HD Box avec 2 batteries 12V 5 Ah (M12 HB5) et un chargeur, elle est compatible avec toute la gamme M12. Un outil qui allie puissance et maniabilité, particulièrement adapté aux usages intensifs et aux configurations techniques exigeantes.

Laurent Frelat, Xerfi Specific : "Le baromètre de la Feda révèle des dynamiques clés pour l'avenir du marché"

Le Journal de la Rechange et de la Réparation : Quelle a été la genèse de ce baromètre ?

Laurent Frelat : La Feda souhaitait disposer d'un outil de suivi économique régulier. La première note véritablement consolidée, sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, remonte au troisième trimestre 2018. Elle retraçait l'évolution de l'activité depuis le début de l'année. Le choix d'un rythme trimestriel correspondait à un compromis : il permettait une vision assez fine de la conjoncture tout en ménageant le temps nécessaire à la collecte des données. Depuis janvier 2025, le baromètre est passé à une cadence mensuelle, dans une logique de réactivité accrue.

J2R : Pourquoi ce besoin d'un outil de suivi spécifique pour la rechange et la réparation ?

L. F. : C'est une démarche que l'on retrouve dans toutes les fédérations professionnelles. Il est indispensable de disposer d'indicateurs objectifs pour défendre les intérêts d'un secteur, notamment face aux pouvoirs publics ou aux institutions. Mais au-delà de cette dimension institutionnelle, le baromètre est également un outil conçu pour les adhérents eux-mêmes. Ceux-ci en sont à la fois les contributeurs, puisqu'ils transmettent leurs données, et les premiers bénéficiaires. Ils peuvent se comparer au marché national, identifier les postes où ils performent ou sous-performent, et ajuster si besoin leur gestion ou leurs priorités. En somme, le baromètre sert autant à objectiver les tendances générales du secteur qu'à permettre un retour d'information opérationnel pour les acteurs de terrain.

J2R : Quels sont les indicateurs analysés dans ce baromètre ?

L. F. : Nous avons fait le choix d'un cadrage assez sobre, pour assurer la régularité et la fiabilité des données remontées. Le baromètre distingue les activités liées aux véhicules légers (VL) de celles consacrées aux poids lourds (PL), avec une segmentation en grandes familles de produits ou de prestations. Pour les VL, nous suivons quatre grands postes : les pièces de mécanique, la peinture carrosserie, l'équipement et l'outillage, ainsi que les prestations atelier. Du côté du PL, nous avons retenu trois catégories : les pièces détachées, les prestations atelier et l'équipement/outillage. Cette épure permet de garantir une comparabilité constante et une vision claire de l'évolution des marchés, en évitant l'écueil d'une segmentation qui ne serait pas commune à tous les acteurs.

J2R : Pour les distributeurs, ce suivi mensuel fait-il encore plus sens ?

L. F. : La mensualisation du baromètre répond à une attente croissante des professionnels en matière de pilotage à court terme. Elle permet un suivi plus régulier de l'activité, avec un décalage de publication réduit à quelques semaines seulement. Cela leur offre un miroir fiable pour évaluer leur propre dynamique.

J2R : Comment avez-vous fait évoluer la méthodologie au fil des années ?

L. F. : Nous avons progressivement renforcé la robustesse du dispositif. Aujourd'hui, le baromètre s'appuie sur les données fournies par environ 115 entreprises pour les véhicules légers, et une cinquantaine pour les poids lourds. Mais surtout, la représentativité économique est exceptionnelle : nous couvrons près de 85 % du chiffre d'affaires réalisé par les professionnels. Peu de fédérations peuvent s'appuyer sur un tel périmètre pour un outil de suivi conjoncturel. Ce haut niveau de représentativité permet d'offrir une photographie très fidèle de l'état du marché.

J2R : Quelles grandes tendances ce baromètre met-il en évidence ?

L. F. : La première chose à dire, c'est que le marché de la rechange fait preuve d'une remarquable résilience. C'est un terme trop souvent employé de façon abusive, mais qui est ici tout à fait approprié. Malgré les crises économiques, sanitaires ou inflationnistes, le secteur est resté dynamique. Pour preuve, sur la distribution VL, le baromètre atteste d'une croissance proche de 30 % en sept ans, soit dix points de plus que l'inflation. Cette dynamique de moyen terme de plus de 4 % par an en moyenne s'explique en grande partie par le vieillissement du parc roulant, qui soutient mécaniquement l'activité de maintenance et donc celle de la distribution indépendante. Ce constat vaut aussi bien pour les pièces que pour les prestations. L'augmentation du coût des véhicules neufs, le développement du marché de l'occasion et les nouveaux canaux de distribution afférents, mais aussi l'assouplissement des réglementations relatives aux pièces captives, contribuent à cette dynamique. Nous observons une certaine stabilité dans les grandes tendances. Les hausses ou baisses restent contenues, sans à-coups majeurs si l'on fait abstraction du coup d'arrêt de la crise Covid et du rattrapage qui s'en est suivi.

La situation de la distribution PL est en revanche plus tendue avec à peine plus de 10 % de croissance sur les mêmes sept ans, ce qui traduit une contraction du marché en volume. D'une part, les obligations réglementaires en matière de sécurité et d'émissions poussent les entreprises à adopter des technologies récentes. D'autre part, la concurrence s'intensifie avec des concessionnaires et des SAV fabricants particulièrement actifs.

J2R : Sur la période récente, que nous dit le baromètre de la conjoncture ?

L. F. : La situation internationale – particulièrement anxiogène, de la succession des conflits armés à l'imprévisibilité de la politique étrangère de Donald Trump, les incertitudes fiscales en France et le retournement du marché du travail – impactent directement la propension à consommer et favorisent la préférence pour une épargne de précaution. Ce contexte défavorable limite l'activité des réparateurs auto et, par conséquent, celle des distributeurs de PDA. D'après notre baromètre, les activités VL + PL confondues ne progressent que de +1,4 % en janvier et se contractent de 2,9 % en février. La contreperformance de février mérite cependant d'être nuancée, compte tenu d'un effet calendaire négatif de l'ordre de 5 %. À noter concernant les VL : l'activité relevant de l'univers mécanique, qui constitue 60 % du chiffre d'affaires des distributeurs, résiste nettement mieux que celle relative à la peinture carrosserie ou à l'équipement/outillage.

J2R : Les grandes mutations du secteur – électrification, digitalisation, etc. – ont-elles déjà un impact mesurable ?

L. F. : Les mutations récentes du secteur n'ont pas encore d'impact de façon manifeste. L'électrification, par exemple, ne pèse pas encore suffisamment dans le parc pour bouleverser les équilibres du marché. Il y a probablement des mouvements internes – des substitutions entre types de pièces ou de prestations – mais cela ne transparaît pas encore dans les données agrégées. Même constat sur la digitalisation ou la montée en puissance des réparateurs-constructeurs. Ce sont des phénomènes réels mais leur impact structurel sur le volume d'activité globale reste, à ce jour, marginal. Le baromètre ne mesure pas de basculement significatif.

J2R : Ce baromètre peut-il aussi guider des décisions stratégiques ?

L. F. : Il faut bien distinguer le pilotage opérationnel et la planification stratégique. Le baromètre est un outil de court terme. Il permet de suivre des tendances, d'identifier un ralentissement ou un rebond, mais il ne remplace en aucun cas une étude stratégique. Il n'a pas vocation à orienter des investissements de long terme ou à redessiner des modèles économiques.

J2R : À quoi pourrait ressembler le baromètre de demain ?

L. F. : Je pense qu'il est important de préserver la simplicité du dispositif. Moins on multiplie les indicateurs, plus on garantit une participation élevée et une qualité de données optimale. Cela dit, des pistes d'évolution existent. On pourrait imaginer une déclinaison régionale, à condition d'avoir des volumes de données suffisants. Autre perspective : le croisement avec une étude annuelle plus approfondie. Beaucoup de fédérations associent une étude structurelle annuelle à leur baromètre conjoncturel. Elle pourrait venir compléter notre approche, en apportant une photographie plus détaillée du secteur : profil des entreprises, ressources logistiques et équipements des ateliers, ressources humaines, typologies de clientèle, importance de familles de produits et de prestations détaillées, sources d'approvisionnement… Le baromètre apporte une lecture rapide et régulière de l'activité, et un panorama annuel viendrait enrichir la compréhension globale du secteur. Ces deux approches sont complémentaires, et leur articulation permettrait à la Feda d'offrir un pilotage à 360° à ses adhérents.

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Bio express

Directeur général de Xerfi Specific, Laurent Frelat est titulaire d'un master en études et analyses marketing de l’université Paris Dauphine. Après un parcours initial en mathématiques appliquées et en économétrie, il rejoint dès 2000 l’Institut I+C, devenu Xerfi I+C. Il y gravit les échelons en tant que directeur d’études, puis directeur du développement et enfin directeur général. Depuis 2020, il dirige Xerfi Spécific, entité née de la fusion de Xerfi I+C et Xerfi MCI. Il est également membre du comité exécutif du groupe Xerfi depuis 2019.

Bruno Caranta réélu pour trois années à la présidence de Lideo

À l’issue d'un premier mandatBruno Caranta est réélu pour poursuivre l'exercice de la présidence du réseau Lideo pendant trois ans.

Si les 140 cabinets d'expertise automobile ont décidé de lui faire à nouveau confiance, c'est notamment par les transformations profondes qu'il a entamées durant ses premières années d'exercice, avec un objectif clair de continuellement progresser dans la satisfaction client.

"Tout ce que nous avons accompli jusqu’à aujourd’hui est le fruit d’un collectif engagé. Rien n’aurait été possible sans la mobilisation de l’ensemble de l’équipe Lideo et de notre communauté d’experts", fait remarquer Bruno Caranta.

Et maintenant ?

La priorité du président réélu pour les trois années à venir est claire : consolider les acquis et continuer à améliorer le service client. L'homme issu de la profession compte également poursuivre projets initiés et développer de nouvelles stratégies.

"La croissance engendre des responsabilités. Nous voulons maintenant consolider nos fondations pour continuer à offrir le meilleur service à nos clients"termine le directeur général du réseau Lideo, Stéphane Le Crom.

Alternateurs démarreurs : Bosch mise sur HC-Cargo pour compléter son offre

Gaël Navinel, responsable de la division Automotive Aftermarket France & Benelux du groupe Bosch, nous l’avait confié en janvier dernier, c’est désormais officiel : la gamme de machines tournantes HC-Cargo fait désormais partie du catalogue de la marque allemande. Cette décision stratégique vise à simplifier et renforcer l’offre Bosch en regroupant sous une même bannière des solutions neuves, échange-standard et milieu de gamme.

"Cette intégration permet aux distributeurs et réparateurs d’accéder à une offre élargie et plus flexible, leur donnant les moyens de rester compétitifs sur un marché en constante évolution", souligne Bosch France.

Un catalogue riche de 2 800 références

La marque danoise, créé en 1963 par Holger Christiansen, compte aujourd’hui plus de 2 400 références dédiées aux véhicules légers, utilitaires et engins hors-route. Soit un taux de couverture de 80 %. Elle répond aussi aux besoins du parc de poids lourds avec plus de 400 références (taux de couverture de 70 %).

Bosch ajoute que cette intégration des produits HC-Cargo dans son écosystème permettra, en outre, aux professionnels de bénéficier de l’appui des équipes locales en matière de logistique, de conseil technique et de service commercial.

Précisons que ce transfert de gamme intervient dans un contexte de réorganisation pour l’équipementier allemand, marqué par la fermeture du site d’Olivet (45), le 30 avril dernier.

Salon du Cesvi 2025 : toujours plus fort, toujours plus haut

Mais jusqu’où ira le Cesvi ? À chaque édition de ce salon désormais bien ancré dans le calendrier professionnel, les participants repartent impressionnés, persuadés que la barre est placée trop haut pour être dépassée. Et pourtant, année après année, le centre de R&D et de formation – filiale de Covea – parvient à faire mieux. Pour preuve, cette 4e édition a réuni 68 exposants (contre 56 en 2024) et 1 200 visiteurs (contre 1 000 l’an dernier).

Promotion de la réparation durable

"Cette année, nous avons atteint le maximum de gens que nous pouvons accueillir, annonce Christophe Petrynka, directeur du Cesvi. Nous réfléchissons à une autre stratégie, mais en même temps, notre force est d'être chez nous". De fait, cette année, tous les espaces intérieurs du Technocentre sont occupés par des stands, jusqu'à l'emplacement des crash-tests. L'ambiance reste détendue et bon enfant. Les participants sont visiblement heureux de s'y retrouver.

Christophe Petrynka Nadia Bestaoui, respectivement directeur et responsable technique du Cesvi

Christophe Petrynka et Nadia Bestaoui, respectivement directeur et responsable technique du Cesvi, au salon 2025 du Technocentre. ©J2R/NG

Tous les responsables de réseaux, de certains fournisseurs et d'apporteurs d'affaires se rencontrent et échangent dans les allées. Les grands carrossiers nationaux côtoient aussi bien ceux de la région qui sont évidemment présents. "Ce qui fait la richesse de notre salon, c'est qu'il n'y vient que des partenaires, des clients ou des professionnels venus en formation", explique Nadia Bestaoui, directrice technique du Cesvi.

Tandis qu'une fois encore, l'évènement a été placé sous le thème de la réparation durable, le Technocentre a mis en avant son partenariat avec Grip, qui fournit des petites pièces imprimées en 3D aux réparateurs. Il a aussi exposé ses efforts de R&D pour aider notamment les recycleurs à augmenter le nombre de pièces exploitables en PRE. Le Cesvi s'intéresse notamment aux composants électroniques, en plus de ses travaux sur les plastiques.

Des savoir-faire uniques

Côté formation, le Technocentre a pris en charge 2 200 stagiaires. "Pour la première fois, nous avons réalisé 50 % de nos sessions hors du centre", annonce Nadia Bestaoui. Les formateurs s'adaptent ainsi aux contraintes géographiques des réparateurs. Enseignement des réparations complexes, de celle des véhicules électriques, des aciers spéciaux et des plastiques... Ils interviennent sur de nombreuses thématiques dans toutes les régions, jusqu'à La Réunion.

Le salon des partenaires est ainsi l'occasion d'étaler les savoir-faire uniques du Cesvi en France. Il s'agit de l'un des rares évènements à faire quasiment l'unanimité de la part des participants qui promettent de revenir pour la prochaine édition !

Mondial Pare-Brise veut bousculer la hiérarchie du vitrage

Passée dans le giron de La Macif en 2023, l’enseigne Mondial Pare-Brise – numéro trois du marché du vitrage – n’avait encore jamais communiqué sur ses nouvelles orientations. C’est désormais chose faite. Sa directrice générale, Françoise Blais, en poste depuis deux ans, a dévoilé les ambitions du réseau à l’occasion d’un point presse organisé le 17 juin.

Dans un contexte de vive concurrence sur le marché du bris de glace, la dirigeante affiche clairement son objectif : doubler le numéro du marché (France Pare-Brise). "Nous ne sommes pas loin, mais on n’y est pas encore", admet-elle. Pour y parvenir, l’enseigne mise sur sa relation privilégiée avec les apporteurs d’affaires. "Nous sommes les alliés des assureurs comme des assurés. C’est l’ADN de la marque", rappelle-t-elle.

Aujourd’hui, 90 % des opérations menées dans le réseau sont issues des agréments (assureurs, mutuelles, courtiers), les 10 % restants provenant du segment BtoB, principalement flottes et loueurs.

Un modèle aligné sur les assureurs

Cette stratégie s’inscrit dans la logique du rapprochement avec l’assureur mutualiste, soucieux de mieux maîtriser le coût des sinistres bris de glace, qui augmente en moyenne de 6 % par an (+42 % entre 2015 et 2021). Mondial Pare-Brise se positionne donc comme un acteur vertueux du modèle agréé, en proposant des interventions "au juste prix".

Cela passe notamment par une politique active en faveur de la réparation des impacts, privilégiée au remplacement du pare-brise. Le taux de réparation s’établit aujourd’hui entre 20 et 25 % au sein du réseau, contre environ 30 % chez le leader Carglass. Pour renforcer cette dynamique, des incitations ont été mises en place dans les centres succursalistes, et le réseau s’appuie sur des outils de déclaration de sinistre de plus en plus affinés.

Dans la même veine, l’enseigne expérimente l’intégration de pièces issues de l’économie circulaire. "Nous menons un test avec le réseau Caréco pour réemployer des vitres latérales", explique Françoise Blais.

Pas de traitement de faveur pour la Macif

Malgré ce positionnement résolument aligné avec les standards du monde agréé, Mondial Pare-Brise réfute tout traitement préférentiel de la part de son actionnaire. "La Macif figurait déjà parmi nos cinq principaux partenaires avant même le rachat. Et nous connaissons une croissance avec la quasi-totalité d’entre eux", souligne la directrice générale. Elle précise qu’aucun donneur d’ordre ne dépasse à ce jour 20 % du chiffre d’affaires du réseau.

Pour consolider ces relations, le groupe poursuit activement le développement de son maillage territorial. Pas moins de 25 ouvertures ont été réalisées en 2024. Le réseau revendique désormais 392 centres (dont les deux tiers en franchise) et 514 points relais, principalement des professionnels de l’automobile – centres autos, concessions, etc. – sous-traitant leur activité vitrage à l’enseigne. L’ensemble constitue un maillage de 906 points de contact.

"C’est une couverture qui nous satisfait, confie Françoise Blais. Notre objectif est désormais de transformer une partie de ces points relais en centres dédiés." Ce maillage est par ailleurs renforcé par une flotte de véhicules ateliers pour les prestations mobiles.

Objectif : +20 % en 2025 ?

Porté par cette stratégie de croissance maîtrisée, Mondial Pare-Brise regarde vers l’avenir avec confiance. Après avoir bouclé l’année 2024 sur un chiffre d’affaires de 185 millions d’euros – en hausse de 10 % –, le réseau espère poursuivre sur cette lancée.

Il mise sur deux leviers pour accélérer le développement de l’activité : renforcer les liens avec les courtiers et intensifier les partenariats avec la clientèle BtoB. "Une progression de 20 % nous irait bien", sourit sa directrice générale.

La nouvelle usine de GPA dans les starting-blocks

Le timing de sa réalisation est aussi prodigieux que le projet en lui-même. Deux ans et demi après le début de la réflexion et un an à peine après la pose de la première pierre, la troisième usine de GPA sera opérationnelle d'ici le mois d'août 2025. "Comme quoi, on dit que le moindre projet est difficile à concrétiser en France, et c'est sans doute vrai, mais quand tout le monde avance ensemble, tout devient plus facile…", se félicite le président du groupe, Johan Renaud.

Si le spécialiste du recyclage automobile a pu compter sur le soutien de ses partenaires bancaires pour financer un chantier titanesque évalué à 42 millions d'euros, et sur celui des collectivités territoriales (mairie, communauté de communes, région…), il a surtout pu compter sur ses convictions pour concrétiser ses idées. Après Livron-sur-Drôme (26), son site historique, et Écouflant (49), grâce à un rachat opéré en juin 2024, voilà le groupe désormais installé dans l'Oise.

Pour couvrir un vaste territoire allant de l'Île-de-France au Nord, et de la Normandie à une partie du Grand Est, GPA a posé ses valises dans la commune de Pont-Sainte-Maxence. Hasard des choses, la friche industrielle retenue a été exploitée à partir de 1928 par une société produisant du cuir artificiel sur la base… de déchets de cuir. Au sein des 9,5 hectares du site, le déconstructeur a imaginé ce qui se fait de mieux pour lui et même pour toute sa profession, en France, en Europe ou dans le monde.

Un bâtiment dédié aux VE

"C'est de très, très loin l'investissement le plus important du secteur, ajoute le dirigeant. Cette usine sera la plus développée, la plus évoluée et la plus technique au monde. Il n'y a aucun autre équivalent chez nous comme à l'international." Avec son modèle de producteur et de distributeur, GPA a pensé à tout, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'usine.

Dehors, une vaste zone d'entreposage de 26 000 m2 permettra d'accueillir jusqu'à 800 véhicules grâce à l'aménagement de cantivelers, ces structures permettant d'empiler jusqu'à cinq voitures les unes sur les autres. Autour de cette zone se trouvent deux bâtiments bien distincts. Le premier, le plus petit, s'étend sur 900 m2 et se concentrera sur les véhicules électrifiés. Pour sécuriser le site, GPA a fait le choix d'isoler le plus possible cette activité, alors que le démontage des batteries (qui ne sont pas traitées in situ mais envoyées vers des entreprises spécialisées) reste très dangereux.

Plus loin donc, un vaste complexe intègre à la fois la production et la logistique. La première s'étend sur 9 400 m2. Dès l'entrée, les VHU sont installés sur des rails et passent de poste en poste pour être démontés étape par étape (roues, éléments de carrosserie, pièces d'intérieur, différents fluides, bloc moteur, boîte de vitesses…). Le tout suivant un schéma industriel où rien n'est laissé au hasard. En outre, une zone a aussi été aménagée pour le traitement des poids lourds, deux-roues motorisés et utilitaires.

Plus de 200 CV reçus

Accolé à ce vaste bâtiment, la partie stockage et préparation des commandes s'appuie sur 6 600 m2. Avec d'un côté le stockage en palette pour les pièces lourdes et/ou volumineuses et de l'autre des plus petites gérées de façon autonome. Sur une mezzanine, GPA a fait le choix de miser sur le système Autostore. Potentiellement, 200 000 pièces (démarreurs, alternateurs, phares, rétroviseurs…) y prendront place dans 15 000 à 27 000 bacs gérés par des robots. De quoi assurer les objectifs de la société qui compte expédier quotidiennement entre 1 000 et 2 000 colis.

Preuve du potentiel du site et des ambitions de GPA, l'usine de Pont-Sainte-Maxence pourra s'étendre sur une friche voisine de deux hectares, déjà achetée, voire sur l'Oise qui longe l'arrière du site. Le groupe discute en effet avec les Voies Navigables de France pour recourir éventuellement à l'acheminement des matières recyclées par voies fluviales.

GPA et eBay, duo moteur de la pièce de réemploi

D'ici là, le prochain chantier des équipes du site sera de constituer l'équipe. Plus de 200 CV ont été reçus et une trentaine de personnes lanceront l'aventure (puis 70 dès 2026). Un succès pour Johan Renaud qui y voit le signe "d'une perception qui évolue. On a longtemps fait un métier de casse-auto qui était mal vu et qui apportait pourtant de grandes solutions pour la mobilité de nombreuses personnes." Et de conclure : "Aujourd'hui, les gens sont heureux de se dire qu'ils font un geste pour la planète ou pour leurs enfants en nous rejoignant."

Comment Distri Cash optimise ses livraisons nocturnes avec le groupe Sterne

Le groupe Distri Cash, distributeur de pneumatiques et de pièces détachées, renforce sa logistique nationale en s’appuyant sur le groupe Sterne. Ce partenariat, noué depuis 13 ans, permet d’assurer des livraisons nocturnes de pièces détachées vers les agences du réseau. Chaque soir, environ 150 colis sont expédiés.

Cinq plateformes stratégiques sont situées à Villeneuve-la-Garenne (92), Noyal-Châtillon-sur-Seiche (35), Saint-Priest (69), Toulouse (31) et Bordeaux (33). Les colis, préparés jusqu’à 18h, sont collectés dans la soirée par Sterne. Ils arrivent avant 8h le lendemain matin dans une vingtaine d’agences. Ce service permet aux agences de lancer leurs tournées de livraison dès l’ouverture ou de mettre les pièces à disposition des clients venus en retrait.

"Là où certains de nos anciens prestataires nous livraient avant 13h, la solution du groupe Sterne nous garantit une arrivée des colis avant 8h. Résultat : nos agences peuvent immédiatement déclencher leurs tournées de livraison locales ou accueillir les clients à l'ouverture avec les pièces prêtes à être retirées", commente Cédric Allard, gestionnaire transport chez Distri Cash.

Le fonctionnement repose sur un envoi en colis unitaires de poids limité (25 kg). Avec un suivi informatisé au colis près et une traçabilité assurée jusqu’à la réception en agence. La coordination entre les systèmes d’information de Distri Cash et de Sterne a par ailleurs permis de mettre en place un langage commun facilitant la gestion et le suivi des flux. Un interlocuteur unique est dédié au pilotage du dispositif.

Un réseau national et de nouveaux projets logistiques

Distri Cash exploite 29 agences couvrant 85 départements. L’entreprise commercialise plusieurs millions de pièces détachées et stocke 271 700 références réparties sur 57 km de rayonnage dans ses plateformes. Ce maillage logistique lui permet donc d'assurer des livraisons deux fois par jour à ses clients professionnels.

Dans un contexte où la diversité des références rend difficile le stockage en atelier, la disponibilité immédiate est alors un enjeu central. La livraison avant 8h répond à cette exigence de réactivité. Le partenariat permet enfin de renforcer la fiabilité et la régularité des flux logistiques internes.

Par ailleurs, Distri Cash et Sterne travaillent à de nouveaux services logistiques. Parmi eux, un service H+4 (prise en charge le matin, livraison avant 17h) est à l’étude. Des solutions de reverse logistique pour les retours de pièces aussi. Les deux entreprises explorent également des pistes de réduction de l’impact environnemental du transport. Ils pensent d'ailleurs à l’usage de contenants réutilisables et la limitation des emballages.

"Cette réactivité est aujourd’hui essentielle sur le marché de la pièce détachée auto où la disponibilité immédiate conditionne la satisfaction client et renforce notre avantage concurrentiel", termine Cédric Allard.

ZF lance ses premiers amortisseurs pneumatiques Sachs

Longtemps réservée aux véhicules haut de gamme, la suspension pneumatique s’installe progressivement comme un standard dans de nombreux modèles. Environ dix millions de véhicules circulant aujourd’hui en Europe en sont équipés, selon ZF Aftermarket. Ce qui génère une demande de plus en plus forte en pièces de rechange adaptées.

Pour répondre à cette évolution, le groupe allemand déploie une nouvelle ligne d’amortisseurs avec ressorts pneumatiques Sachs, destinée aux professionnels de la rechange indépendante.

Cette gamme associe dans un seul composant un amortisseur et un ressort pneumatiques. Une conception intégrée qui permet non seulement de gagner en compacité, mais aussi de simplifier les opérations d’entretien.

Ajoutons que chaque amortisseur est fourni avec les éléments de montage nécessaires, ce qui facilite son installation en atelier. ZF Aftermarket garantit des performances équivalentes à celles de la première monte, conformément aux standards du constructeur.

Une extension progressive de l’offre

Les premières références de cette nouvelle ligne s’adressent à trois SUV premium : Audi Q7, Porsche Cayenne et Volkswagen Touareg. Au total, 22 références sont déjà disponibles. D'autres applications viendront compléter l’offre dans les prochains mois, notamment pour les modèles Mercedes-Benz et Land Rover.

Tous les composants sont conçus pour être pleinement compatibles avec les systèmes électroniques embarqués, qu’il s’agisse du nivellement automatique ou de l’amortissement adaptatif.

Chaque amortisseur Sachs de cette gamme intègre une électronique sophistiquée. Des capteurs analysent en permanence l’état de la chaussée, la charge du véhicule et son comportement dynamique. Les données sont traitées instantanément par une unité de commande, qui ajuste la force d’amortissement toutes les deux millisecondes à l’aide d’une vanne proportionnelle.

Ce fonctionnement permet une adaptation continue aux conditions de conduite, garantissant ainsi un meilleur équilibre entre confort, tenue de route et sécurité.

Formation : ce que prépare AkzoNobel dans son nouveau centre

À Montataire (Oise), AkzoNobel a levé le voile, le 16 juin 2025, sur son nouveau centre de formation en présence de plusieurs dizaines de partenaires. Cette nouvelle infrastructure pédagogique, implantée à proximité immédiate du siège français du groupe et de son usine de peinture décorative, est désormais accessible aux utilisateurs des marques Sikkens et Lesonal.

Conforme aux ambitions environnementales du groupe

Jugé obsolète, l’ancien centre de formation a été remplacé par un site flambant neuf. "Nous avons décidé de repartir de zéro, avec des locaux et des équipements neufs", explique Pascal André, directeur général d'AkzoNobel France. Le groupe a investi 560 000 euros pour faire sortir de terre un impressionnant centre moderne de 340 m2. Celui-ci comprend une salle de formation d'une capacité de 20 personnes, voisine avec un laboratoire, une cabine de peinture et une aire de préparation (de marque CMC) entièrement électrifiés.

"Initialement, nous avions pensé implanter une cabine à gaz, proche de celles que les carrossiers connaissent. Mais comme le site doit devenir «zéro émission» en 2026, nous avons franchi le pas dès maintenant, explique Jérôme Suchier, directeur technique réparation auto d'AkzoNobel France. Nous avons adopté cette cabine électrique déjà utilisée par deux de nos clients. Cet équipement correspond davantage à notre objectif de réduction des émissions de CO2 sur toute notre chaîne de valeur". En effet, elle peut être approvisionnée par 400 à 600 m2 de panneaux photovoltaïques.

500 stagiaires formés par AkzoNobel

Le nouveau site devrait accueillir environ 300 stagiaires – distributeurs et réparateurs – par an. Il complète les deux autres structures utilisées par AkzoNobel pour la formation : celles du Cesvi, à Poitiers (86), et d’Anest Iwata, à Saint-Quentin-Fallavier (38). Ils dispensent une dizaine de formations à un total de 500 stagiaires par an. Ces enseignements comprennent des sessions dédiées aux produits, à leur application et à la colorimétrie, ainsi qu'à l'amélioration de l'organisation d'atelier (pour les carrossiers), d'audit et de KPi (pour les forces de vente des distributeurs)…

L’inauguration de ce nouveau centre intervient alors qu’AkzoNobel multiplie les lancements de produits et de services. "Ce centre de formation n’est pas un aboutissement, mais le début d’une nouvelle ère", conclut Jérôme Suchier.

Airbags : l’État ordonne l’immobilisation des C3 et DS3 à risque

Le 11 juin 2025, une femme de 37 ans a été mortellement blessée lors d’une collision à proximité de Reims (51). D’après les conclusions de l’autopsie, le déclenchement de l’airbag Takata est directement en cause dans le décès, comme l’a indiqué le procureur de la République. Ce dernier a précisé que le dispositif de sécurité a été projeté hors de l’habitacle, une pièce métallique s’étant logée dans le larynx de la victime.

L’accident s’est produit après que la Citroën C3 de la victime, un modèle de 2014, a été percutée à l’arrière par un poids lourd pour une raison encore indéterminée. Le véhicule a ensuite heurté un muret en béton avant de s’immobiliser en sens inverse de la circulation. Une adolescente de 13 ans, passagère arrière, a été légèrement blessée.

L’État impose l’immobilisation des véhicules à risque

Le drame a poussé les autorités à réagir rapidement. Le 17 juin, le ministre délégué aux Transports, Philippe Tabarot, a exigé l’arrêt immédiat de tous les véhicules concernés par le rappel. "J’ai demandé aux dirigeants de Citroën de mettre en œuvre une mesure de stop drive pour toutes les C3 et DS3 faisant l’objet d’un rappel", a-t-il déclaré à l’AFP. Jusqu’ici, les conducteurs étaient seulement invités à faire remplacer les airbags, sans consigne d’immobilisation.

Le numéro de série de l’airbag impliqué dans l’accident correspond bien à une série identifiée comme défectueuse et déjà visée par une campagne de rappel constructeur. En Outre-mer, ces dispositifs ont déjà été responsables d’au moins onze morts. Une campagne de sensibilisation y a d’ailleurs été récemment lancée par les préfectures.

Avec ce nouveau décès survenu en métropole, l’affaire prend une ampleur nationale et renforce la pression sur les constructeurs et les autorités pour accélérer le retrait des véhicules en circulation. L’urgence est d’autant plus grande que le risque ne concerne pas un modèle isolé mais potentiellement des milliers de véhicules encore en circulation.

Rappelons que l'UFC-Que Choisir a étendu en mai dernier sa bataille judiciaire contre les constructeurs concernés (Stellantis, BMW, Mercedes, Toyota et Volkswagen). Face à la gravité de l’affaire, l’association a réitéré sa demande d'une commission d’enquête parlementaire.

Autodoc lance goCore, sa nouvelle marque de pièces dédiée aux professionnels

Avec goCore, Autodoc franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement à destination des professionnels de la réparation automobile. Cette marque exclusive, développée en lien étroit avec des experts métier, répond à trois critères : qualité, rapport qualité-prix et disponibilité.

"GoCore incarne parfaitement notre vision stratégique à long terme, celle de devenir un acteur incontournable du marché secondaire B2B", souligne Lennart Schmidt, directeur financier d'Autodoc.

Disponible sur l’ensemble des plateformes du géant du e-commerce, goCore se destine, selon le pure player, aussi bien aux ateliers qu’aux grossistes.

Autodoc promet des standards industriels exigeants

Conçue pour répondre à ses impératifs, la marque goCore revendique des processus de fabrication rigoureux. Chaque pièce est soumise à une batterie de contrôles qualité, avec des certifications reconnues telles que ISO 9001, IATF 16949, ISO 14001 et ISO 45001. Les méthodologies APQP et PPAP sont également intégrées, assurant une maîtrise de la chaîne de production.

"Nous nous engageons pour une qualité sans faille ni compromis sur laquelle les professionnels peuvent compter les yeux fermés ! Notre extension de garantie de 3 ans reflète cet engagement et notre confiance en la fiabilité de nos produits", affirme Denis Marchenko, directeur général de Core Automotive chez Autodoc.

Une offre adaptée aux marchés européens

Le groupe allemand précise, en outre, que la gamme goCore compte une "sélection exhaustive de produits". Le site web de la marque présente plusieurs familles de produits : le freinage, la suspension et la direction, la filtration, l’allumage et le préchauffage, les alternateurs et démarreurs, les capteurs, les batteries ainsi que l’essuyage. Au total, ce catalogue inclut plus de 3 000 références.

De plus, Autodoc précise avoir adapté son offre à chaque marché national en fonction des spécificités du parc roulant. Objectif : assurer une compatibilité optimale des pièces et une disponibilité continue. Le tout est appuyé par l’infrastructure logistique du groupe, récemment renforcée avec l’ouverture d’un entrepôt en Belgique. Avec cette nouvelle installation logistique, le pure player entend, rappelons-le, garantir des délais de livraison réduits.

Digitalisation, diversification et proximité : les grands défis de Motorcraft

Avec 430 réparateurs agréés, dont 250 agents Ford, le réseau Motorcraft conserve une base solide depuis quelques années. Cette stabilité n’empêche pas l’expansion : depuis janvier 2024, 30 nouveaux adhérents ont rejoint l’enseigne du constructeur.

Lors de la convention, les équipes ont insisté sur l’importance de mieux connaître leurs adhérents. "On manque cruellement d'informations concernant le réseau… Ce portail sera salvateur", déclare Romain Petibon, responsable de l'enseigne à propos du nouveau portail digital Motorcraft, conçu comme une porte d’entrée unique vers tous les outils disponibles. "On souffrait de lacunes en communication… L’objectif de ce portail, c’est vraiment de les connaître et de leur donner un maximum d’informations", précise Valentin Duchez, responsable des ventes extérieures.

Le portail Motorcraft et le nouveau catalogue Motorcraft Online fusionnant pièces et pneus marquent une étape majeure. L’interface, pensée à la manière d’une marketplace, permet de gérer devis, commandes et stocks.

Cette montée en puissance du digital s’accompagne de nouveaux services tels que Motorcraft Pay, une solution de paiement échelonné 100 % dématérialisée, mais aussi la prise de rendez-vous en ligne, les SMS conversationnels et la borne MediaTouch 24/7 pour la récupération ou le dépôt des clés. "Le digital fait partie de nos vies. Ce sont des outils pour faciliter la vie des adhérents et de leurs équipes", souligne Peter Canisius, directeur Motorcraft France.

Sinistres, lavage, vitrage… des relais de croissance

Motorcraft ne se contente plus de couvrir les besoins classiques de la mécanique. En se diversifiant, le réseau anticipe les nouvelles attentes des automobilistes tout en élargissant ses sources de revenus. C’est le cas avec le développement du label Motorcraft Glass, qui concerne déjà 80 garages et vise les 100 d’ici fin 2025. L’activité vitrage représente 5 % des entrées atelier, avec une marge moyenne de 212 euros.

Le tout nouveau label Motorcraft Wash entend lui aussi répondre à une forte demande. Le réseau propose un service sur rendez-vous (et non en libre-service) s’appuyant sur les partenaires Getrac et Sodimac.

Côté sinistre, le label FCCN (Ford Carrosserie Conforme Network) vise à faire des agents Ford et par conséquent des ateliers Motorcraft les premiers interlocuteurs du client en cas d’accident. En partenariat avec Vizion France, ce service propose un accompagnement complet sans avance de frais, avec prêt de véhicule, en l'occurrence une Ford Puma, pièces d’origine garanties ou encore nettoyage du véhicule. "Il faut que les clients sachent qu’on est là, qu’on a un numéro unique", insiste Olivier Wood, consultant pour Ford Services. L'initiative vise 250 garages labellisés FCCN d’ici la fin 2025 (contre 150 aujourd’hui).

Des chiffres solides et des perspectives encourageantes

Le chiffre d’affaires des adhérents a progressé de 7 % entre 2023 et 2024, tandis que le catalogue de Motorcraft s’élargit à 300 000 références, couvrant entre 96 % et 97 % des besoins en mécanique.

Côté communication, Motorcraft va marquer les esprits en diffusant un spot publicitaire de 15 secondes sur MyTF1 Replay pendant l’émission Automoto, une première depuis 15 ans.

Le futur du réseau s’écrira donc à plusieurs voix. La convention a posé les bases d’une stratégie baptisée Proche et Pro, qui prévoit la mise en place de tables rondes avec 5 à 10 représentants du réseau. Cette démarche collaborative vise à co-construire les futurs standards du réseau, qu’il s’agisse de formation, d’outillage ou de services.

La formation reste par ailleurs un pilier fort, avec un accent mis sur les habilitations électriques (B0, B1…) en partenariat avec Ford Pro, notamment pour accompagner l’installation de bornes de recharge. "Les techniciens de demain ne sont plus des techniciens classiques", explique Romain Petitbon, qui rappelle l'importance du soutien de la Ford Academy, partenaire privilégié du réseau.

Enfin, la convention a mis à l’honneur plusieurs adhérents pour leurs initiatives locales. Parmi eux, un garage a été salué pour le sponsoring d’un athlète paralympique, un autre a été récompensé pour une campagne humoristique sur les réseaux sociaux, et une mention spéciale a été attribuée à une opération marketing originale dans les commerces locaux. Comme quoi "la communication locale est aussi importante que la visibilité nationale", conclut Valentin Duchez.

Réparer autrement : les garages face au défi de la durabilité

L’après-vente automobile n’échappe plus à la transition environnementale de l’économie. À l’instar de la filière amont, les métiers de la maintenance et de la réparation doivent désormais intégrer des objectifs de durabilité. Un changement à la fois culturel, économique et technique. Ce sont d’abord les attentes sociétales qui évoluent.

Si l’argument prix reste essentiel dans les décisions d’achat, il est de plus en plus challengé par la question de la réparabilité, de la durée de vie ou de l’empreinte carbone des biens. Cette évolution commence à se faire sentir dans les ateliers.

"On observe que la sensibilité environnementale des clients progresse. Ce n’est pas encore un levier prioritaire de choix pour les particuliers, mais ce n’est plus une attente marginale", constate Frédéric Moulin, directeur marketing de BestDrive.

Les garages face aux exigences réglementaires

Pour les clients professionnels en revanche, notamment les gestionnaires de flotte et loueurs longue durée, l’exigence est déjà bien ancrée. "C’est une demande forte de nos clients grands comptes", confirme Frédéric Moulin. La transparence sur la gestion des déchets, les engagements en matière de circularité, la traçabilité des flux de pièces ou les pratiques de réduction d’émissions deviennent des conditions d’éligibilité pour de nombreux marchés. Dans ce contexte, la réparation automobile doit revoir ses standards.

La pression réglementaire joue un rôle déterminant dans cette transformation. La directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), entrée en vigueur début 2024 pour les grandes entreprises et progressivement étendue aux ETI, impose de nouvelles obligations de transparence en matière environnementale, sociale et de gouvernance.

Même si les garages indépendants ne sont pas concernés à ce stade, les enseignes et réseaux intégrés doivent s’y conformer, avec un effet d’entraînement sur l’ensemble de leurs partenaires. Parallèlement, les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) se multiplient. Après les pneumatiques et les huiles usagées, elles s’étendent à de nouvelles gammes de produits.

"Les filières REP se développent et viennent modifier le fonctionnement historique de notre métier. […] À ce jour, c’est le cas sur les huiles, les véhicules hors d’usage et prochainement, normalement, sur les batteries, les emballages professionnels (bouteilles, bidons d’huile, fûts, etc.). Cela va modifier l’organisation des garages et démultiplier le nombre d’acteurs qui interviennent dans les garages", résume Aurélien Dumarche, responsable commercial national du groupe Chimirec.

Une RSE encore inégalement structurée

Face à ces nouveaux impératifs, où en sont réellement les professionnels de la réparation ? Le baromètre RSE de Mobilians, mené en avril 2025, offre un éclairage intéressant. Il montre que 63 % des répondants consacrent une part importante de leur budget RSE à des actions environnementales. Mieux : un tiers des entreprises interrogées ont déjà formalisé une politique RSE. Ces chiffres doivent cependant être nuancés. La structuration de la démarche dépend fortement de la taille de l’entreprise.

Dans les groupes ou les grandes enseignes, la RSE est pilotée de manière professionnelle. "Les enjeux environnementaux sont au cœur de la stratégie globale de Norauto, témoigne Anne-Danièle Fortunato, leader développement durable de Norauto. Depuis 2019, nous nous sommes engagés dans une stratégie bas carbone, dans le cadre des Accords de Paris. Notre objectif est de réduire notre empreinte carbone de 2,5 % par an sur l’ensemble de nos émissions."

Pour répondre à ces engagements, l’enseigne a diminué de plus de 30 % sa consommation énergétique en quatre ans. "Nous travaillons sur une offre de produits et de prestations plus responsables et durables sur tout le cycle de vie (écoconception, matières, packaging, transport et recyclabilité). Nous avons créé un référentiel qui permet d’identifier nos produits et prestations plus responsables et plus vertueux", ajoute Danièle Fortunato.

Dans les garages indépendants, l’approche reste, en revanche, souvent empirique, voire informelle. Certaines entreprises pratiquent une gestion responsable sans la nommer, d’autres hésitent à s’y engager faute de temps ou de retour sur investissement mesurable. Mais l’écart se réduit.

Gestion des déchets : une professionnalisation progressive

Illustration de cette nouvelle dynamique : la gestion des déchets automobiles a connu une évolution notable en vingt ans. Longtemps considérée comme une simple contrainte, elle est devenue un véritable enjeu opérationnel.

En vingt ans, les garages ont développé leur collecte de déchets avec un accroissement constant du nombre de garages faisant appel à un prestataire agréé. Pour la collecte des filtres à huiles et à carburant, on est passé de 1800 professionnels en 2002 à 21000 en 2022, et pour les pare-brise de 900 à 6000 ateliers observe Aurélien Dumarche.

Cette évolution est particulièrement visible dans les réseaux et groupes de distribution. "Leur organisation permet une harmonisation des processus sur l’ensemble des sites. Cela facilite une collecte optimisée et un suivi rigoureux", poursuit le responsable. À l’inverse, les réparateurs indépendants ou les MRA isolés présentent des situations beaucoup plus hétérogènes.

"Le fonctionnement n’est pas totalement mature, et plusieurs milliers de professionnels ne font pas collecter leurs déchets correctement", constate Aurélien Dumarche, qui ajoute que les principales difficultés dans les ateliers sont liées au respect du tri. Pour accompagner ces acteurs, le spécialiste de la gestion de déchets automobiles a mis en place des solutions clé en main, incluant des contenants adaptés, des tournées de collecte et des supports de communication.

Dans un atelier, les flux de déchets sont multiples et parfois complexes à identifier. Ils recouvrent à la fois des déchets industriels dangereux (DID) – huiles, batteries, filtres, liquides de refroidissement – et non dangereux (DIND) – plastiques, cartons, pare-chocs, pare-brise. Leur traitement diffère selon la nature du flux et le niveau de tri à la source. Chimirec étudie d’ailleurs ces flux pour améliorer leur valorisation.

Autre projet innovant sur lequel travaille le groupe : la production de CSE (combustible de substitution énergétique). "Nous venons de lancer cette activité sur notre filiale d’Aulnay-sous-Bois. Nous broyons et criblons les pots de peinture vides, les chiffons souillés, les résidus de peinture pour produire un combustible utilisé dans l’industrie cimentière."

La structuration de la gestion des déchets n’est pas réservée aux prestataires spécialisés. Certains réseaux l’ont internalisée et en ont fait un levier de performance. Chez Norauto, la démarche a été lancée dès 1995. "Aujourd’hui, nous avons 24 filières de gestion des déchets. Les principales sont : pneumatiques usagés, batteries, huiles, filtres, matériaux souillés, aérosols, cartons, plastiques… Cela représente plus de 30 000 collectes par an, et autant de tonnes de déchets traités."

Réparer et pas remplacer, un changement culturel

L’économie circulaire dans l’après-vente automobile repose sur une logique simple : allonger la durée de vie des composants et privilégier leur réutilisation ou leur reconditionnement. Mais sa mise en œuvre pratique suppose de changer les habitudes, celles des réparateurs et de leurs clients. C’est notamment pour favoriser ces bonnes pratiques qu’est né l’Eco Repair Score, outil d’évaluation environnementale des activités de réparation automobile, lancé par le cabinet d’expertise Vonck et l’institut de recherche Vito.

"Ce que nous cherchons à mettre en évidence avec l’Eco Repair Score, c’est la valeur environnementale d’une réparation plutôt que d’un remplacement", explique Kévin Le Blévennec, expert en économie circulaire pour la solution. "On met des chiffres sur des pratiques vertueuses, comme réparer une jante au lieu de la remplacer, ou utiliser une pièce de réemploi."

Selon Chimirec, l’électrique va demander aux garages un meilleur tri sélectif, notamment des métaux ferreux/non ferreux et des plastiques, ces deux déchets étant les plus présents dans les véhicules zéro émission. ©Chimirec

Selon Chimirec, l’électrique va demander aux garages un meilleur tri sélectif, notamment des métaux ferreux/non ferreux et des plastiques, ces deux déchets étant les plus présents dans les véhicules zéro émission. ©Chimirec

Cette approche s’appuie sur une rigoureuse analyse du cycle de vie (ACV), alimentée par une base de données constamment enrichie. "On est passé de l’analyse a posteriori des portefeuilles de sinistres à l’intégration directe de notre calculateur dans les outils de chiffrage. Aujourd’hui, des carrossiers en Finlande ou en Suède nous envoient des calculs toutes les minutes via notre partenaire CAB Group."

La France suit progressivement cette dynamique. "On avance bien avec les acteurs du réemploi, comme GPA ou Valused. Ils utilisent une version API de notre calculateur pour valoriser les émissions évitées grâce à leurs pièces."

Fort de ces nouveaux outils et de l’appui des assureurs, favorables à une baisse du coût moyen de réparation des sinistres, le marché de la pièce issue de l’économie circulaire (Piec) se professionnalise. La structuration des filières et la standardisation des process ont permis de gagner en légitimité. Selon le dernier baromètre Mobilians dédié à ce sujet, 93 % des réparateurs connaissent les Piec, contre seulement 37 % un an plus tôt.

Chez Norauto, la logique circulaire passe ainsi par plusieurs prestations. "Nous proposons à nos clients le pneu Leonard, reconditionné à Béthune, avec 80 % de matière réutilisée et une réduction de 60 % des émissions de CO₂ à la fabrication. Sur l’électronique, avec notre partenaire Cotrolia, on peut réparer un calculateur au lieu de le remplacer."

Le baromètre Mobilians note toutefois que, si les produits remanufacturés sont bien perçus, les pièces d’occasion restent sous-exploitées en raison de différents freins.

Ce n’est pas la pièce d’occasion qui pose réellement problème, mais les contraintes qu’elle implique en termes de disponibilité, de délais de livraison, etc. Son utilisation peut aussi susciter quelques complications en cas de désaccord avec les experts nuance Patrick Poincelet, président de la branche des recycleurs de Mobilians.

Pour faire adopter ce modèle aux réparateurs, plusieurs acteurs du marché veulent leur proposer une expérience comparable à ce qu’ils trouvent dans le neuf : disponibilité rapide, service client efficace, qualité constante. Une mission dont s’est notamment saisi Alliance Automotive Group avec sa marque dédiée à l’économie circulaire, Back2Car. Son catalogue propose plus de 400 000 pièces, dont 20 % issues du remanufacturing.

Des écogestes pour agir sur les consommations

La gestion e l’énergie est souvent la face cachée des engagements environnementaux dans l’après-vente. Moins visible que l’optimisation des déchets ou l’économie circulaire, elle constitue pourtant un levier à fort potentiel. Éclairage, chauffage, air comprimé, équipements électromécaniques : les postes consommateurs sont nombreux dans un atelier.

Chez Norauto, où la question de la sobriété énergétique fait partie des priorités, Anne-Danièle Fortunato rapporte : "Notre réduction de plus de 30 % de notre consommation énergétique en quatre ans est le résultat d’un ensemble de mesures : sensibilisation des collaborateurs, suivi régulier des consommations, mise en place de la gestion technique des bâtiments, généralisation des LED…"

La méthode repose sur un pilotage précis et régulier. Le réseau prévoit également de compléter ce dispositif par un système de récupération d’eau de pluie.

Un projet est à l’étude pour réutiliser cette eau dans le nettoyage des ateliers. Cela ferait sens avec notre politique d’adaptation aux enjeux climatiques.

La consommation d’énergie ne se limite pas aux bâtiments. Elle concerne aussi la mobilité liée à l’activité des ateliers, notamment dans les réseaux disposant de flottes de véhicules utilitaires pour les interventions extérieures. Chez BestDrive, cette dimension est pleinement intégrée.

"Une grande partie de notre activité se passe hors de nos ateliers. Nous avons donc lancé des challenges d’écoconduite depuis trois ans", détaille Frédéric Moulin. "Les résultats sont nets : 12 % de gain de coût carburant en moyenne. Mais il y a aussi un bénéfice en matière de sécurité et d’engagement local."

Le rôle de la formation

La baisse des consommations suppose l’adhésion des équipes, et donc une politique spécifique de formation et de sensibilisation. Du côté de Norauto, un dispositif complet a été mis en place dans ce domaine avec cinq modules e-learning consacrés à la trajectoire bas carbone, aux labels, à la mobilité responsable, au chiffre d’affaires à impact positif, et à la politique de développement durable de l’entreprise.

Même logique chez Chimirec, qui mise sur la prévention. "Pour limiter les erreurs de tri, nous avons mis en place deux actions principales. Tout d’abord, un suivi commercial accru pour réaliser des sensibilisations auprès des équipes. La seconde action est auprès des écoles automobiles. Nous présentons régulièrement le devenir du déchet aux élèves afin qu’ils comprennent l’importance de bien trier dès leur apprentissage", indique Aurélien Dumarche.

La sensibilisation est donc à la fois un outil d’appropriation et un levier d’efficacité. Elle permet d’inscrire les pratiques écoresponsables dans le quotidien des ateliers. Si ces efforts sont notables, les pistes de progrès sont multiples. D’abord, renforcer la pédagogie et la formation, à tous les niveaux. À cette fin, plusieurs enseignes n’hésitent plus à mettre en avant leurs réussites et leurs "bons élèves".

C’est le cas du réseau Five Star qui a déployé un label RSE. Même démarche adoptée récemment par Axial. Autre initiative notable : le projet "Green Garage" de Nexus Automotive. En collaboration avec plusieurs partenaires, le groupement a mis au point un référentiel pour identifier et structurer ce que peut être un réparateur durable, entre empreinte carbone, économie circulaire et considérations sociales, s’appuyant sur un outil d’audit avec une vingtaine d’indicateurs.

Un programme ambitieux, dont Nexus Automotive entend faire un standard pour le marché. Car le garage bas carbone ne relève plus de l’utopie. Il existe déjà. Il est multiforme, imparfait, parfois hésitant, mais il trace un chemin. Celui d’une réparation automobile plus durable, au service d’un modèle de mobilité plus soutenable.

RSE : Midas mise sur le label Commerçant Responsable

Depuis 2024, Midas encourage ses franchisés à se lancer dans une démarche de labellisation RSE via le label Commerçant Responsable. Trois centres sont à ce jour certifiés : celui d’Arnaud Rouget à Saint-Brévin-les-Pins (44) et ceux de David Speich à Méré et Montigny-le-Bretonneux (78).

Pour Arnaud Rouget, engagé dans la reprise de son centre en 2022, ce label est venu confirmer un travail déjà amorcé par ses équipes. "Depuis la reprise de ce garage, j’avais vraiment envie de faire quelque chose en faveur de la RSE car j’y attache de l’importance. Déjà beaucoup d’actions positives étaient réalisées chez nous, grâce à une équipe très impliquée et motivée sur ce sujet. Il a surtout fallu formaliser et structurer tout cela avec l’aide de Midas".

Midas accompagne ses franchisés sur la voie durable

Créé il y a dix ans par le collectif Génération Responsable, ce label s’appuie sur la norme ISO 26000 et les objectifs de développement durable de l’ONU. Il vise à reconnaître les entreprises qui agissent concrètement sur les volets sociaux, environnementaux et territoriaux.

L’enseigne d’entretien automobile souhaite ainsi valoriser les centres impliqués dans une démarche vertueuse, qu’il s’agisse de la qualité d’accueil, de l’intégration au tissu local ou des pratiques environnementales.

"C’est pour encourager ce choix éclairé des clients que nous accompagnons concrètement les centres du réseau dans l’obtention du label Commerçant Responsable", explique Antoine Hurel, responsable RSE de Midas France.

Ce dernier précise que des actions telles que la gestion des déchets, la sécurité au travail ou encore les partenariats avec des associations locales contribuent aux résultats de l’audit réalisé par Bureau Veritas.

Une dynamique appelée à s’élargir

Forte de ces premières expériences, Midas entend accompagner 30 centres supplémentaires d’ici fin 2026. Outre la valorisation de leur engagement, la labellisation permettrait également aux franchisés de renforcer leur attractivité, notamment en matière de recrutement, et d’anticiper les évolutions réglementaires.

Ce n’est pas tout : le réseau, filiale du groupe Mobivia, veut se démarquer sur un marché de plus en plus sensible aux enjeux sociétaux. Un choix qui pourrait devenir, à terme, un levier de fidélisation pour des clients toujours plus attentifs à l’impact des entreprises qu’ils soutiennent.

Luca de Meo quitte Renault : quel héritage à l’après-vente ?

Le communiqué est tombé un dimanche soir. Renault a officialisé le départ de son directeur général, Luca de Meo, qui quittera ses fonctions le 15 juillet 2025. À 58 ans, le dirigeant italien a choisi de mettre un terme à une aventure industrielle entamée début 2020 pour "relever de nouveaux défis hors du secteur automobile".

"Nous avons fait ce que beaucoup pensaient impossible. […] Je quitte une entreprise transformée, tournée vers l’avenir, afin de mettre mon expérience au service d’autres secteurs", a-t-il confié dans le communiqué du groupe. Selon plusieurs médias, Luca de Meo serait en discussions avancées pour rejoindre le groupe Kering, sans confirmation officielle à ce stade.

Le conseil d’administration de Renault, réuni par son président Jean-Dominique Senard, a entériné cette décision et activé le plan de succession prévu. En attendant la nomination d’un nouveau directeur général, de Meo assurera la continuité jusqu’à son départ. Le groupe souligne la solidité de son équipe de direction et entend poursuivre la transformation stratégique amorcée ces dernières années.

Renaulution : une rupture salutaire ?

Luca de Meo était arrivé chez Renault dans un moment critique, après plusieurs années de turbulences managériales et financières. Dès janvier 2021, il déploie le plan "Renaulution", une feuille de route ambitieuse visant à réorganiser le groupe autour de trois priorités : redresser les comptes, renouveler la gamme et préparer la transition technologique.

En l’espace de quatre ans, la gamme Renault est métamorphosée, avec des modèles comme la R5 électrique ou le nouveau Scenic, tous deux élus voiture de l’année. L’Austral, le Rafale et le Symbioz permettent au constructeur de monter en gamme. En 2024, les segments C et supérieurs représentent plus de 40 % des ventes européennes, un niveau jamais atteint jusqu’alors.

Sur le plan industriel, de Meo opte pour une électrification pragmatique. Il privilégie les alliances industrielles, comme avec AESC Envision pour la fourniture de batteries, plutôt que les lourds investissements dans des "gigafactories". Il lance également la filiale Ampere, dédiée au véhicule électrique, projet qu’il renonce finalement à introduire en Bourse.

Ce recentrage stratégique contribue à assainir les comptes : Renault a dégagé en 2024 un chiffre d’affaires de 56,2 milliards d’euros (+7,4 %) et une marge opérationnelle de 7,6 %, proche du record établi en 2023.

L’après-vente en version durable

Sous l’impulsion de Luca de Meo, l’après-vente est devenue un levier stratégique pour Renault Group. Dès son arrivée en 2020, le dirigeant a inscrit la notion de durabilité au cœur de la Renaulution, misant sur les secondes et troisièmes vies du véhicule. À Flins, la Refactory s’est imposée comme un modèle industriel de l’économie circulaire, tandis que l’entité The Future Is Neutral, ouverte au capital de Suez, incarne cette ambition à l’échelle sectorielle. Autre illustration de cet objectif : le récent lancement de Refresh, une nouvelle gamme de forfaits pensée pour les véhicules anciens.

Enfin, pour couvrir au mieux les besoins du parc roulant, le constructeur a également capitalisé sur sa business unit Motrio. Le déploiement du réseau de garages multimarques s’est accéléré, notamment à l’international, avec des ambitions renforcées dans la carrosserie.

Parmi les autres faits notables du mandat de Luca de Meo dans le domaine de l’aftermarket, Renault a également fait de la digitalisation un sujet prioritaire. Le constructeur a notamment transformé l’expérience client en atelier avec le déploiement du Digital Care Service et l’intégration de Fixter dans son écosystème numérique.

Quel successeur pour Luca de Meo ?

Avec ce départ, Renault doit écrire un nouveau chapitre. Le plan stratégique "Futurama", que de Meo devait initialement présenter dans les mois à venir, pourrait ne jamais voir le jour sous sa forme initiale.

Plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder. En attendant, le groupe peut s’appuyer sur une base solide, une gamme rajeunie et des finances assainies. Reste désormais à savoir si son futur patron saura entretenir cette dynamique.

Mister Auto sécurise son service de livraison avec des consignes automatiques

Recevoir ses pièces de rechange n’a jamais été aussi simple. Pour faciliter la réception de ses produits, Mister Auto mise sur les consignes automatiques. Un service en libre accès, sans contrainte horaire, qui répond à la demande croissante de praticité dans l’e-commerce.

Il permet aux clients de retirer leurs commandes à toute heure du jour ou de la nuit, directement dans des "lockers"  situés dans des zones facilement accessibles. Le service, mis en place via un partenariat avec Pickup, filiale du groupe La Poste, s’inscrit dans une logique d’optimisation de la chaîne logistique. L’objectif : réduire les échecs de livraison tout en offrant plus de souplesse aux automobilistes.

Le dispositif repose sur un maillage dense du territoire. À ce jour, environ 1 000 consignes Pickup sont déjà opérationnelles dans l’Hexagone, majoritairement implantées dans des lieux de vie quotidienne tels que les supermarchés, les gares ou les centres commerciaux.

Un levier stratégique

Pour Mister Auto, l’enjeu est clair : capter une clientèle urbaine en quête de solutions de livraison compatibles avec un emploi du temps chargé. Le tout, sans surcoût pour le consommateur, puisque le retrait en consigne est proposé au même tarif que les autres modes de livraison.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’amélioration du parcours client. En diversifiant les options de livraison, le site e-commerce, filiale du groupe Stellantis, renforce sa position sur ce marché. Cette approche vient également répondre aux enjeux logistiques liés à l’explosion de l’e-commerce, en fluidifiant les flux et en limitant les retours liés à l’absence du destinataire.

Asysum se réorganise pour accélérer son développement en France

Le groupe Asysum fait évoluer son organisation et adopte une nouvelle architecture de marque. Objectif : clarifier son portefeuille d’activités. L’entreprise regroupe désormais ses expertises en quatre entités distinctes.

Tout d’abord, Asysum Engine, qui se concentre sur la rénovation de moteurs, turbocompresseurs et systèmes d’injection, et Inter-Matic Gearboxes, qui recouvre l’activité dédiée aux boîtes de vitesses (manuelles, automatiques) et aux kits de vidange.

Le groupe espagnol s’appuiera également sur Inter-Matic Diffs, spécialisée dans les différentiels, systèmes de transfert, Haldex et ponts. Enfin, la dernière entité, baptisée Rufre Diesel, se concentre sur la fabrication de pompes et injecteurs Diesel à partir de composants d’origine.

Une équipe commerciale dédiée au marché français

Cette réorganisation vise à rendre l’offre du groupe plus lisible pour les professionnels de l’après-vente, en particulier sur le marché français, où Asysum souhaite consolider ses positions.

Pour soutenir cette nouvelle dynamique, l’entreprise basée à Leida (Espagne) a mis en place une équipe commerciale francophone unique, chargée de représenter l’ensemble de ses marques sur le territoire. Cette équipe sera le point de contact privilégié pour les distributeurs et réparateurs, afin de simplifier les échanges.

Une première participation à Equip Auto Paris

Cette stratégie se concrétisera notamment par la participation d’Asysum à la prochaine édition d’Equip Auto Paris, prévue en octobre. Une première pour le spécialiste du remanufacturing.

Le stand de 60 m² sera structuré en deux espaces : l’un consacré à la présentation de l’organisation du groupe et de ses marques techniques (Asysum Engine, Inter-Matic Gearboxes, Inter-Matic Diffs), l’autre réservé à Rufre Diesel, qui mettra en avant son savoir-faire en matière de fabrication et de tests de systèmes d’injection.

"Cette présence à Equip Auto sera l'occasion pour le groupe Asysum de rencontrer ses partenaires actuels et futurs, de présenter ses innovations et de réaffirmer son engagement sur le marché français", précise le remanufacturier espagnol dans un communiqué.

GPA et eBay, duo moteur de la pièce de réemploi

Livron-sur-Drôme (26), mai 2025. Devant une chaîne de démontage aux allures de ligne de production automobile, Francesco Faà di Bruno, directeur d’eBay Motors France, Italie et Espagne, observe les opérateurs de GPA en action. "On a souvent l’image d’un recyclage manuel, et artisanal. Ici, on est clairement dans l’industrie", commente-t-il.

Depuis la modernisation de son site principal, finalisée en 2019, GPA fait, en effet, figure de modèle dans la profession. Une véritable référence pour eBay, qui n’est pas pour rien dans la réussite du centre VHU drômois…

GPA et eBay, dix ans de collaboration fructueuse

En effet, la marketplace s’est imposée, depuis plus de dix ans, comme l’une des principales plateformes de distribution de pièces de réemploi pour le déconstructeur. "Ce partenariat a débuté en 2014. Depuis, GPA a vendu plus de 268 000 pièces sur eBay et généré 17 millions d'euros de chiffre d'affaires", retrace Hugo Barberot, directeur commerce et marketing de GPA.

Pour ce dernier, eBay a joué un rôle de catalyseur dans sa transformation. "C’est un véritable moteur d’amélioration continue. Nous avons aujourd’hui plus de 40 000 avis clients sur eBay avec un taux de satisfaction de 99,1 %. C’est fondamental pour notre visibilité sur la plateforme, car cela influe directement sur le référencement. Ces retours nous ont notamment poussés à nous professionnaliser."

Loin d'être un canal secondaire, la place de marché est devenue l'un des piliers du développement commercial de GPA. Elle permet notamment d'écouler les petites références, souvent difficiles à via ses autres relais de distribution. "Si notre panier moyen global est de 110 euros, il est plus bas sur eBay (environ 70 euros), car on y vend surtout des petites pièces (accessoires intérieurs, feux, rétroviseurs, etc.). C’est en partie parce que la part des particuliers y est importante", observe Hugo Barberot.

eBay, un accélérateur de ventes à l’export

Et cette dynamique ne cesse de s’accélérer, en particulier avec l’ouverture des ventes de GPA à l’international. Depuis le début de l’année, le déconstructeurs exporte ses pièces vers l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et l'Autriche grâce à un outil développé par eBay traduisant automatiquement les annonces. "On a observé une progression de 50 % des ventes eBay depuis ce déploiement. C’est un vrai levier de croissance", confie Hugo Barberot.

Dans ce domaine, eBay fait notamment valoir son activité internationale puisque la plateforme est présente dans 190 pays pour 134 millions d’utilisateurs actifs. "Sur eBay, l’export constitue un axe de développement clé, et les pièces automobiles constituent la catégorie de produits la plus vendue à l’étranger", souligne Francesco Faà di Bruno.

L’exemple de GPA n’est donc pas un cas isolé. Selon eBay, quelque 250 centres VHU français sont déjà actifs sur la plateforme. "Nous avons plus de 20 millions d’annonces en ligne, dont environ 5 à 6 millions issues de centres VHU agréés", détaille Jean-Marie Nelias, automotive category manager pour eBay France. Pour accompagner la montée en puissance de cette catégorie, eBay a d’ailleurs créé un badge "centre VHU agréé" qui rassure les acheteurs et améliore les taux de conversion. "Aujourd’hui, sur les 10 meilleures ventes en valeur de pièces auto en France sur eBay, 9 sont des pièces de réemploi", affirme Francesco Faà di Bruno.

Des acheteurs toujours plus nombreux à choisir le réemploi

Si la pièce de réemploi séduit de plus en plus sur eBay, c’est aussi en raison d’un contexte favorable. D’après une étude OpinionWay pour la marketplace menée en avril, 77 % des automobilistes se disent prêts à acheter des pièces de réemploi, et 40 % reportent une réparation faute de moyens. Sans surprise, le prix reste la première motivation pour l’achat de pièces de réemploi face à un parc roulant vieillissant, dont l’âge moyen dépasse désormais les 11 ans.

Chez les réparateurs, la proportion de professionnels connaissant ces pièces est passée de 65 % à 93 % en un an, selon une autre enquête menée par le Gipa pour Mobilians. Chez eBay, cet intérêt croissant est déjà très perceptible : le nombre d’acheteurs professionnels de pièces de réemploi sur la plateforme aurait augmenté d’environ 40 % en trois ans.

Un modèle qui défend l’indépendance des recycleurs

Pour GPA comme pour d’autres centres, cette digitalisation ne remet pas en cause leur indépendance. Bien au contraire. Dans un contexte marqué par la mise en place de la filière REP, eBay a plaidé auprès des pouvoirs publics pour que les centres VHU conservent leur liberté. "Nous avons participé aux consultations nationales et européennes. L'objectif est que l'économie circulaire ne tombe pas dans une logique de monopole des constructeurs", insiste Francesco Faà di Bruno.

En dix ans, le partenariat GPA-eBay a posé les bases d'un modèle reproductible. Il montre que la vente en ligne de pièces de réemploi peut être à la fois vertueuse, structurante et, surtout, rentable. Chez eBay, la catégorie pièces et accessoires est celle qui génère le plus de chiffre d’affaires à l’échelle mondiale...

Chez GPA, l’activité bat également son plein. L’entreprise familiale, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros, a investi 42 millions d’euros pour créer à Pont-Sainte-Maxence (60) la plus grande usine de recyclage automobile de France. Prévue pour être opérationnelle à la fin de l’été 2025, cette installation traitera jusqu’à 40 000 véhicules hors d’usage par an.

Toyota Europe s'appuie sur BASF pour ses activités carrosserie

Les carrosseries des concessionnaires Toyota Motor et Lexus européens pourront désormais s'appuyer sur les systèmes de peinture du groupe BASF. Ses deux marques mettent à disposition du réseau des produits et des services pour structurer leurs activités. Elles intègrent ainsi Toyota Body&Paint.

Efficace, précis et durable

Concrètement, ce programme du constructeur adopte l'ensemble des services Body Shop Boost de Glasurit et R-M. Les peintres des marques Toyota et Lexus accéderont ainsi à la plateforme de solutions numériques de couleurs et de formations Refinity. Les deux marques les accompagneront pour les guider vers des pratiques durables et efficaces, en suivant le principe d'amélioration continue.

"Nous sommes fiers d’initier cette collaboration avec Toyota Motor Europe et de contribuer au développement de son réseau de carrosseries sur le continent", se félicite Chris Jackman, directeur mondial des peintures de réparation automobile BASF. Grâce à notre expérience auprès des constructeurs et à notre capacité d’innovation constante, nous sommes en mesure d’apporter des solutions précises, efficaces et durables, parfaitement alignées avec les exigences de la mobilité de demain".

Ce savoir-faire, associé à l'expérience de la collaboration avec d'autres réseaux de réparation indépendants et de constructeurs, devrait assurer la rentabilité des ateliers du réseau Toyota. Le fabricant de peinture résume cet accord en précisant que "ce partenariat à long terme repose sur un engagement commun envers l’excellence, l’innovation et la durabilité dans les réparations automobiles".

Nissens : quels bénéfices depuis l’arrivée chez SMP ?

L'intégration de Nissens Automotive au sein de Standard Motor Products (SMP) marque une nouvelle étape dans le développement de l’équipementier danois.

Présent dans onze pays avec 19 sites de production et près de 6 800 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires d’environ 1,6 milliard de dollars, le groupe américain offre à Nissens un vrai levier de croissance et d’innovation. L'intégration est déjà perceptible dans l’élargissement de l’offre et dans la montée en gamme technologique de certaines familles de produits.

Une gamme enrichie et des délais réduits

Grâce à l’appui de SMP, Nissens a notamment étoffé son portefeuille de pièces thermiques et de gestion moteur. L’intégration de technologies électroniques plus avancées permet à la marque scandinave de proposer des solutions plus complètes, répondant à la demande croissante du marché en matière de systèmes embarqués et de pièces complexes.

Cette évolution s’accompagne d’une amélioration notable des délais de mise sur le marché, rendue possible par une chaîne logistique plus performante et une capacité industrielle renforcée.

"Le partenariat avec le groupe SMP améliorera également l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement, accélérera la mise sur le marché et augmentera la compétitivité", souligne la direction dans son communiqué.

Continuité et spécificité des marques

Au-delà du simple élargissement de gamme, cette intégration stratégique permet à Nissens de monter en compétence sur des segments techniques où l’entreprise entend se renforcer. Les savoir-faire de SMP en matière de systèmes de contrôle moteur, d’allumage, de gestion thermique et de sécurité viennent compléter les expertises historiques de Nissens, tout en facilitant l’accès à des solutions techniques plus différenciantes pour les distributeurs.

"Avec le soutien de SMP, nous continuerons à maintenir l'héritage d'excellence qui fait notre réputation sur le marché des pièces détachées. En combinant nos forces, nous visons à redéfinir le paysage de l'industrie et à ouvrir la voie à un avenir prospère et innovant pour nos clients", soutient Klavs T. Pedersen, président de Nissens Automotive.

Précisons que Nissens continue d’opérer, malgré son rachat, sous son identité propre, aux côtés de ses deux autres marques, AVA et Highway Automotive. Chaque enseigne conserve son positionnement spécifique et son portefeuille client, en veillant à proposer des solutions adaptées à leurs marchés respectifs.

Carrosserie durable : Métiffiot récompensée pour ses choix forts

Les efforts finissent toujours par payer. C'est ce qu'a pu constater la carrosserie Métiffiot qui a reçu le prix Environnement des trophées Trajectoire Durable décernés par Mobilians, le 5 juin 2025. Cette récompense vient distinguer des actions concrètes et mesurables : un million d’euros investis – sur un chiffre d’affaires de sept millions – dans la création d’un site de réparation écoresponsable en périphérie de Valence (Drôme). Ce site exemplaire intègre une ombrière de 800 m² recouverte de panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un système de récupération des eaux pluviales pour le lavage des véhicules.

Un chantier que le J2R avait notamment rapporté dans un reportage vidéo consacré à la saga familiale autour de cette carrosserie. Mais au-delà de ces infrastructures, Mobilians a également salué une démarche globale, qui inclut des actions moins tangibles telles que la sensibilisation du personnel aux enjeux environnementaux.

Réflexions et pratiques écoresponsables

"Ce prix n’est pas seulement une récompense, c’est une validation de nos efforts et de notre vision pour une mobilité plus durable. L’investissement de plus d’un million d’euros sur notre site de Briffaut (26) concrétise notre volonté de réduire notre empreinte environnementale, notamment à travers nos quatre métiers : la carrosserie, la mécanique, la vente et la location de véhicules", réagissent Stéphane et Pierre-André Métiffiot, codirigeants de l'entreprise.

Effectivement, ceux qui connaissent cette entreprise familiale fondée en 1874 mesurent pleinement l’ampleur de sa transformation. Car ses actions ne se limitent pas à des innovations visibles : elles reposent aussi sur une réflexion globale et une remise en question continue.

"La question centrale est désormais de savoir comment, collectivement, nous pouvons faire en sorte que ces démarches écoresponsables, qui exigent des investissements considérables et une constante innovation, soient pleinement reconnues et justement valorisées", expose Pierre-André Métiffiot. Raison pour laquelle, les dirigeants expérimentent les moyens de valoriser économiquement l'écoresponsabilité au sein du réseau Carflex.

Multiples actions concrètes

Parmi les pistes explorées, l'atelier optimise la gestion de ses déchets. Il va jusqu'à en traiter une partie lui-même : plastiques et aérosols. La carrosserie vend ensuite cette matière première prête à être revalorisée aux recycleurs, évitant ainsi de les payer pour s'en débarrasser. Parallèlement, elle rationalise et optimise le stockage des déchets, pour réduire au minimum le nombre de tournées des véhicules de collecte.

La carrosserie multiplie également les pratiques vertueuses au sein de son équipe de 47 salariés. À côté de ses investissements dans des équipements économes en énergie (séchage de peinture infrarouge, etc.), elle sensibilise son personnel aux bonnes pratiques. De la sorte, elle était notamment parvenue à réduire sa consommation d'énergie de 30 à 40 % en 2022.

C'est lors du salon Drive to Zero, rendez-vous consacré à la mobilité décarbonée, que Bénédicte Barbry Feltz, présidente de la commission Développement Durable, et Véronique Henry, directrice RSE de Mobilians, ont remis le prix aux dirigeants de la carrosserie.

Une reconnaissance qui inscrit la carrosserie Métiffiot parmi les pionniers de la réparation automobile engagée dans la transition écologique. Les dirigeants de l’entreprise se disent aujourd’hui prêts à partager leur expérience et à inspirer leurs confrères désireux de s’engager sur la même voie.

Recambiofacil lance son offensive en France

Après l’Espagne et le Portugal, Recambiofacil met le cap sur la France. Depuis son rachat par le fonds d’investissement Emptio Capital, en 2022, l’internationalisation est devenue une priorité pour la place de marché qui entend dupliquer son modèle sur d’autres marchés européens.

"Nous avons une couverture très forte en Espagne et nous sommes en pleine accélération au Portugal. Désormais, nous espérons répliquer cette dynamique en France", annonce Philippe Catusse, en charge du développement sur le territoire hexagonal.

Une stratégie centrée sur les concessionnaires pour la France

Créée en 2007, la marketplace s’est imposée ces dernières années sur la péninsule ibérique comme un acteur référent de la distribution BtoB de pièces de rechange sur le canal e-commerce. Objectif : aider les professionnels à sourcer et vendre efficacement leurs stocks.

Parmi ses usagers, elle compte aujourd’hui plus de 4 700 concessionnaires, 21 800 réparateurs, 4 200 distributeurs et quelque 650 centres VHU. Quant à son catalogue, il dénombre plus de 18 millions de références, incluant des pièces d’origine, d’équipementiers et de réemploi.

L’opérateur entend désormais s’installer durablement sur le marché français. Pour son déploiement dans nos frontières, Recambiofacil a choisi de cibler en priorité les concessionnaires. "L’idée est de se présenter comme une solution de sourcing de pièces d’origine constructeur, et comme un canal alternatif pour des pièces qui peuvent devenir obsolètes", précise Philippe Catusse.

Si la priorité actuelle est donc d’installer le modèle auprès des réseaux constructeurs, la plateforme entend toutefois étendre à terme son offre à la pièce de réemploi et à l’IAM.

Une plateforme pensée pour les professionnels

L’inscription à Recambiofacil est exclusivement réservée aux professionnels, avec une période d’essai gratuite et sans engagement. L’abonnement de base est proposé à 27 euros par mois, avec un engagement de six mois après la phase de test. "Tous les clients bénéficient d'une période d'essai gratuite, qui leur permet de comprendre comment fonctionne la plateforme et de vérifier qu’ils vont rentabiliser leur investissement", souligne Philippe Catusse.

L’un des atouts de Recambiofacil repose sur l’absence de commission sur les ventes. "Dans le secteur des pièces détachées, les marges sont souvent très faibles. Si nous prélevions 3 %, 5 % ou 7 %, les professionnels ne publieraient pas leurs pièces", estime le responsable du développement en France. L’objectif est clair : lever tous les freins à la mise en ligne de stocks de pièces, y compris pour les petits stocks dormants des ateliers ou des magasins.

Cette stratégie porte déjà ses fruits. En 2024, les vendeurs actifs sur la plateforme ont généré un volume d’affaires estimé à 65 millions d’euros.

Une logistique maîtrisée

Autre force de la marketplace : la logistique est entièrement gérée par Recambiofacil. "Le vendeur ne s’occupe de rien. Nous contractualisons avec les transporteurs, générons les étiquettes et assurons le suivi de l’enlèvement", explique Philippe Catusse. En Espagne, les délais sont très courts, avec des enlèvements le jour même pour les commandes passées avant 16 h. En France, les délais sont pour l’instant de 24 à 48 heures pour des livraisons nationales, et de trois à quatre jours pour les expéditions en provenance d’Espagne.

Recambiofacil mise également sur la fiabilité des informations de son catalogue. "Nous travaillons uniquement avec des stocks physiques. Beaucoup d’acteurs s’appuient sur des stocks dits « virtuels », ceux de leurs fournisseurs. Ce n’est pas notre philosophie."

Cette approche a permis de répondre à des besoins très spécifiques. "Des concessionnaires Opel français nous ont transmis une liste de reliquats sur des véhicules de l’époque General Motors. Ces pièces étaient introuvables en France. Nous les avons toutes trouvées en Espagne, chez une quinzaine de concessionnaires", relate Philippe Catusse.

Des outils pour simplifier la recherche

Pour faciliter les recherches, Recambiofacil s’appuie également sur de multiples fonctionnalités : vues éclatées issues des catalogues constructeurs, moteur de recherche par VIN ou plaque d’immatriculation, filtres par marque, famille de produit, disponibilité, etc. L’utilisateur peut comparer en un clic les prix et stocks disponibles en pièce d’origine, IAM ou réemploi. "Nous avons intégré TecDoc, mais aussi notre propre catalogue d’origine", précise Philippe Catusse. Un système de traduction automatique facilite également les échanges entre professionnels de pays différents.

Fort de ces nombreux services, Recambiofacil aborde donc le marché français avec des arguments solides. Pour Philippe Catusse, la mission est claire : "Le potentiel est là. À nous de le transformer en réussite."

Euromaster lance trois forfaits dédiés à l’entretien des véhicules électriques

D’après une étude publiée le 14 mai 2025 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), un quart des voitures vendues cette année seront électriques. Cette dynamique devrait encore s’amplifier dans les années à venir, avec deux véhicules neufs sur cinq attendus en 2030.

Face à cette évolution majeure du marché automobile, Euromaster, spécialiste de l’entretien des véhicules légers et industriels, lance une nouvelle gamme de forfaits entièrement dédiée aux voitures électriques.

"Avec ces nouveaux forfaits, Euromaster confirme son engagement à long terme en faveur d’une mobilité plus durable. Notre objectif est clair : réduire l’empreinte carbone des automobilistes en leur proposant un service précis, rassurant et économique. En optimisant l’entretien des véhicules électriques, nous conjuguons innovation, exigence technique et responsabilité environnementale", ponctue Julie Ruschena, directrice marketing, communication et digital d’Euromaster France.

Conçus pour répondre aux exigences techniques spécifiques de ces modèles, ces forfaits prennent en compte la moindre usure des freins, mais aussi la sollicitation accrue des pneumatiques et des amortisseurs, due notamment au poids supérieur des véhicules électriques.

Des services techniques avancés

Chaque forfait intègre un diagnostic inédit du SOH (state of health) de la batterie, qui permet de mesurer la capacité actuelle de celle-ci par rapport à sa capacité d’origine. Ce contrôle, jusque-là réservé aux constructeurs, devient ainsi accessible aux automobilistes, sous la forme d’un rapport clair. Il permet un suivi rigoureux de l’état de la batterie, facilite la planification des opérations d’entretien et sécurise la revente du véhicule.

Les trois niveaux d’offre proposés – Essentiel, Sérénité et Excellence – permettent aux conducteurs de choisir la formule la plus adaptée à leurs besoins. Le forfait Essentiel se concentre sur les contrôles de sécurité de base et le suivi de la batterie. Le forfait Sérénité va plus loin, en intégrant un entretien complet incluant les systèmes électroniques, en conformité avec les recommandations constructeur. Enfin, le forfait Excellence propose un accompagnement haut de gamme, avec diagnostic haute tension, optimisation des performances et conseils personnalisés.

L’ensemble des prestations est assuré par des techniciens spécialement formés aux technologies haute tension, garantissant une parfaite conformité aux standards des constructeurs. Ce positionnement s’inscrit dans une démarche plus large de responsabilité sociétale. Euromaster, labellisé Enseigne Responsable pour la quatrième année consécutive, continue à œuvrer pour une mobilité plus respectueuse de l’environnement, en soutenant notamment l’économie circulaire par le rechapage de pneus et en accompagnant les flottes dans leur transition énergétique. Avec ses 460 centres et 1 000 ateliers mobiles à travers la France, l’enseigne affirme sa volonté d’être un acteur central de cette transition.

Doyen Auto renforce encore ses positions en Belgique

Doyen Auto poursuit son expansion dans le plat pays avec une prise de participation majoritaire dans Thijsen Autoparts. Spécialisée dans la vente de pièces de rechange mécaniques et de carrosserie, l’entreprise est également active dans la distribution de peinture, d’outillages et d’équipements de garage.

Fondée en 1934 et dirigée depuis 2012 par Frederik Schoofs, elle dispose de deux sites à Saint-Trond et Alken. Son équipe compte dix collaborateurs et son chiffre d’affaires a atteint plus de quatre millions d’euros en 2024.

Thijsen rejoint Autodistribution Autoparts

L’intégration de Thijsen au réseau Autodistribution, intervenue en février 2025, avait déjà amorcé un rapprochement avec le groupe Doyen Auto. La prise de participation officialisée ce 11 juin par la centrale vient désormais sceller cette alliance.

Ford d’une solide implantation locale, le distributeur entend bénéficier du soutien du groupement pour renforcer sa couverture régionale. L’objectif affiché est de capitaliser sur l’expertise locale tout en s’appuyant sur les moyens d’un groupe structuré.

"La prise de participation dans Thijsen Autoparts nous permet, avec notre entité Autodistribution Autoparts rachetée en 2020, de devenir un acteur incontournable dans la région. Frederik Schoofs prendra les commandes de ce nouveau pôle, afin d’accompagner les équipes de Thijsen et d’Autodistribution Autoparts dans leur développement et l’amélioration de la satisfaction clients", explique Patrice Astor, directeur général de Doyen Auto.

Doyen Auto accélère sa stratégie de croissance externe

"Nous sommes heureux de rejoindre Doyen Auto. Ce rapprochement nous permettra de poursuivre notre croissance avec le soutien d'un groupe international ayant des racines belges évidentes", se félicite Frederik Schoofs.

Cette opération marque une nouvelle étape dans la stratégie de croissance de Doyen Auto, déjà engagé dans plusieurs opérations de consolidation sur le marché belge. La filiale de PHE mène une stratégie de croissance externe très dynamique depuis quelques années, qui s’est d’ailleurs concrétisée en janvier dernier par le rachat de la société Autolux.

Pour rappel, le groupement fédère près de 170 distributeurs dans ses réseaux API et Autodistribution ainsi que plus de 600 réparateurs sous les enseignes 123 Autoservice, AD garage et Omnitech.

Axial adopte "Réparer Durablement", label RSE européen

Axial a lancé son projet de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises (RSE) depuis 2022. Cependant, certains carrossiers membres du réseau se sont fortement impliqués dans ce domaine bien avant cette date. Celle-ci englobe à la fois la gestion des ressources humaines, la qualité de service et l'environnement. Aujourd'hui, la tête de réseau accélère en s'engageant dans le label Réparer Durablement.

Adeline Bourdon, présidente d’Axial, a signé un contrat de partenariat avec l'association éponyme basée à Anvers (Belgique), le 22 mai 2025. "Le développement durable est au cœur de nos valeurs, précise la carrossière à la tête de l'enseigne. Ce programme nous offre un cadre structurant, avec des critères pertinents et un accompagnement concret pour progresser là où c’est nécessaire ". Cet accord engage donc toutes les carrosseries du réseau en précurseurs dans cette voie.

Application d'une norme et d'une directive

Ce label qu'ils viennent ainsi de rejoindre a été créé en 2011 aux Pays-Bas. Il garantit que les entreprises certifiées sont à l'avant-garde en matière de durabilité. En retour, celles-ci doivent suivre un cahier des charges géré par un collège d'experts. Celui-ci regroupe des sociétés et associations de réparateurs (carrossiers et spécialistes du vitrage), d'assureurs, de loueurs, de consommateurs, ainsi que des représentants de l'État belge. Parallèlement, son organisme de tutelle associatif informe les réparateurs des normes et réglementations les plus récentes.

Ce label a maintenant été adopté par plus de 4 500 entreprises belges, luxembourgeoises et néerlandaises. Il s'appuie à la fois sur la norme ISO 26000 et sur la directive CSRD (Corporate sustainability reporting directive) de l’Union européenne. Cette dernière impose des contraintes de déclaration RSE aux entreprises françaises de plus de 500 employés. Mais elle prévoit de l'étendre progressivement à l'ensemble des sociétés.

"Notre force, c’est d’adapter concrètement les exigences du développement durable au métier de la réparation automobile, qu’il s’agisse d’un grand groupe international ou d’un artisan local", affirme Harry Filon, PDG de Réparer Durablement. Précisément, cette agilité a notamment séduit les 90 réparateurs d'Axial Belgium – réseau frère de son homologue français.

La motivation au rendez-vous

En effet, pour les Belges, "dès 2025, la directive CSRD entrera en application, annonce Harry Filon. Les banques, les assureurs ou les sociétés de leasing exigeront des rapports de durabilité. Toutes les entreprises labellisées Réparer Durablement recevront un rapport annuel (VSME) conforme à ces exigences". En France, cette directive est entrée en vigueur fin 2024, sans contrainte des apporteurs d'affaires vis-à-vis des réparateurs… Pour l'instant.

Néanmoins, certains assureurs réfléchissent aux moyens de récompenser les ateliers les plus vertueux en la matière. Raison pour laquelle les réseaux de carrosserie s'engagent de plus en plus dans la RSE. Ainsi, "notre motivation est d’abord sincère, mais elle répond aussi à une attente croissante des clients, commente Renaud Hanquiez, directeur général d’Axial. Aujourd’hui, ils choisissent leur carrossier non seulement pour la qualité et l’accueil, mais aussi pour son engagement environnemental. Nous voulons être à la hauteur de ces attentes avec un réseau qui allie performance, proximité et durabilité".

Flottes : Norauto passe à la vitesse supérieure

Depuis quelques années, la part des flottes d’entreprises dans les ventes de véhicules neufs n’a cessé de croître. Alors que 53 % des véhicules neufs immatriculés sont aujourd’hui destinés aux flottes, leur poids dans le parc roulant atteindra 30 % d’ici à 2030. Un basculement qui incite de plus en plus d’acteurs du marché de l’après-vente à se pencher sur ce segment BtoB. Et Norauto n’échappe pas à la règle.

Le réseau de centres autos a, en effet, engagé une transformation de fond pour adresser de manière structurée ce marché grandissant. Une ambition mise en œuvre par Mobivia Fleet Solution, qui coordonne cette stratégie à travers les différents réseaux et pays de la maison mère de Norauto.

Présent dans 16 pays, fort de 23 000 collaborateurs et de 2 000 centres, le groupe tricolore entend, en effet, capitaliser sur son offre plurielle pour bâtir un portefeuille de prestations spécifiques à destination des flottes, tout en misant sur des standards de qualité homogènes à l’échelle européenne.

"Notre solution consiste à construire des plateformes de partenariat pour renforcer la relation avec notre clientèle professionnelle", explique Sylvain Selves, directeur de Mobivia Fleet Solutions. L’approche se veut globale et collaborative. Elle s’adresse aussi bien au conducteur qu’au gestionnaire de flotte, sans oublier les grands loueurs, comme Arval, Hertz ou Sixt. "Nous ne venons pas imposer une solution toute faite, mais co-construire des parcours adaptés à chaque typologie de client", insiste-t-il.

Une réorientation stratégique pour Norauto

Cette ambition se décline de façon très concrète sur le terrain dans le réseau Norauto et ses quelque 400 sites. "Cela fait une vingtaine d’années que nous adressons le marché professionnel à travers Norauto Solutions Pro", rappelle Frédéric Cecconi, directeur de l’activité BtoB et des partenariats pour la France. L’enseigne distingue quatre types de clients : les PME, les flottes moyennes, les grands comptes et les partenaires internationaux.

Tous profils confondus, chaque année, près de 350 000 véhicules professionnels franchissent les portes des centres de l’enseigne. Un volume soutenu, pour un portefeuille de 10 000 clients actifs, que le réseau accompagne sur l’ensemble des prestations : entretien courant, pneumatique, réparation de bris de glace, etc. Au total, plus de 150 opérations peuvent être réalisées sur les VP comme sur les VUL.

Frédéric Cecconi, directeur de l’activité BtoB et des partenariats de Norauto France, a rappelé que l’activité BtoB représente environ 10 % de l’activité du réseau de centres autos. ©J2R

Frédéric Cecconi, directeur de l’activité BtoB et des partenariats de Norauto France, a rappelé que l’activité BtoB représente environ 10 % de l’activité du réseau de centres autos. ©J2R

Pour accompagner au mieux ces clients, Norauto a d’ailleurs décidé de revoir sa stratégie. Après avoir inauguré en 2017 un centre exclusivement réservé aux professionnels, à Marcq-en-Baroeul (59), l’enseigne a décidé de déployer ces services dans l’ensemble de ses centres. "Nous avons fait machine arrière sur nos centres dédiés aux pros pour proposer cette offre dans notre réseau", confirme Frédéric Cecconi.

Ce choix s’est concrétisé par la mise en place de chargés de clientèle réservés aux professionnels pour fluidifier les échanges avec les gestionnaires et conducteurs. L’idée : gommer les frictions dans leur parcours client. Les conducteurs bénéficient ainsi de nombreux services : prise de rendez-vous simplifiée, plages horaires élargies de l’atelier, prêt de véhicule de courtoisie, maillage doublé avec le réseau Midas, etc.

Un accompagnement sur mesure pour les gestionnaires de flotte

Du côté des gestionnaires de parc, face à la complexité croissante de leur métier, Norauto a conçu une plateforme de onze services intégrés. "Les gestionnaires de flotte évoluent dans un environnement de plus en plus complexe avec des contraintes réglementaires qui se complexifient, un TCO (coût total de détention, ndlr) en croissance, etc. Notre objectif est d’apporter une réponse complète, à 360°", résume Alexis Berhault, responsable des partenariats et du business development BtoB.

Le dispositif inclut du convoyage, des outils télématiques, des solutions de recharge électrique, du smart repair (via Carméléon), des audits de verdissement du parc, du flocage, du lavage sans eau ou encore de la gestion de flotte via un partenariat avec GAC Technology. Tous ces services sont accessibles via Fleet-Hub, un portail 100 % digital coconstruit avec Midas et GAC, pensé pour accompagner les parcs de toute taille, de l’intégration à la restitution des véhicules.

Monter en puissance sur la maîtrise technique du véhicule électrifié

Au-delà de cet écosystème, Norauto entend aussi promouvoir l’expertise technique de ses équipes dans les ateliers. Pour accompagner les évolutions du parc roulant, les techniciens sont effectivement formés aux spécificités des véhicules récents, et notamment aux motorisations électrifiées. Pour accélérer cette montée en compétences, l’enseigne a noué en novembre 2024 un partenariat avec le constructeur VinFast.

"Nous intervenons sur des prestations couvertes par la garantie constructeur, ce qui nous oblige à un très haut niveau d’expertise", souligne Alexis Berhault. Au total, 18 centres sont aujourd’hui dotés de techniciens habilités B2V/BR/BC. Ce réseau devrait passer à 30 centres dans les deux à trois ans.

Et ce n’est qu’une première étape pour Norauto qui entend s’affirmer comme une véritable alternative aux réseaux constructeurs pour ces modèles dont le nombre devrait croître rapidement dans les prochaines années. "D’ici à 2035, plus de 50 % du parc sera électrifié", annonce Frédéric Cecconi.

Un marché porteur

L’enjeu est d’autant plus important pour Norauto que cette électrification du parc n’est pas nécessairement synonyme de baisse d’activité pour les garages. Si plusieurs prestations mécaniques (révision, freinage, etc.) vont perdre du terrain, les prestations à plus forte valeur ajoutée s’annoncent nombreuses : électronique embarquée, haute tension, gestion thermique, pneumatique…

Norauto s’est doté d’une formation de mécatronicien pour accompagner ses électrotechniciens dont l’activité ne cesse d’augmenter. ©J2R

Norauto s’est doté d’une formation de mécatronicien pour accompagner ses électrotechniciens dont l’activité ne cesse d’augmenter. ©J2R

Résultat : les véhicules électrifiés (BEV, HEV et PHEV) pourraient peser plus de 50 % du marché de l’après-vente en valeur selon le réseau de centres autos. "Même si ce n’est pas encore un levier business immédiat, c’est un investissement stratégique sur nos compétences internes. Cela nous donne une longueur d’avance sur la maîtrise du VE, essentielle à moyen terme", explique Frédéric Cecconi.

Afin de préparer au mieux ses ateliers à cette transition, Norauto mise plus que jamais sur la formation. Grâce à ses 37 sites de formation répartis sur tout le territoire, l’enseigne mise notamment sur les électrotechniciens et mécatroniciens, dont les effectifs ne cessent de progresser. "L’idée, c’est d’accélérer sur l’électronique pour se préparer à l’électrique", confie Cyril Berat, responsable formation et métier. L’an dernier, 108 000 heures de formation ont ainsi été délivrées par Norauto France.

Dipropneu : Michel Poirier prend la tête du développement international

Nouvelle étape professionnelle pour Michel Poirier. Le spécialiste du pneumatique vient de rejoindre Dipropneu pour prendre les commandes de l’activité internationale de la société francilienne, dirigée par la famille Mazzacurati.

Dans ses nouvelles fonctions de directeur Europe et international, Michel Poirier est en charge de l’ensemble des opérations commerciales menées à l’étranger par le distributeur basé à Bondoufle (91). Un poste stratégique, qui comprend notamment la gestion et le déploiement des accords noués avec deux poids lourds de la distribution indépendante : Autodistribution et Nexus Automotive.

"C'est un sacré challenge. Il y a quasiment tout à construire. Ça me rappelle un peu ce que j'ai vécu il y a 20 ans avec Nokian où il fallait tout imaginer et tout bâtir. Dans un premier temps, l'essentiel de mon travail sera de développer dans un maximum de pays les accords avec Autodistribution et Nexus. Et dans un second temps, on regardera toutes les opportunités qui se présentent à nous", précise-t-il.

Avant de rallier Dipropneu, Michel Poirier a œuvré notamment chez Nokian Tyres, de 2008 à 2023, où il a occupé le poste de directeur commercial France. Il a activement contribué à l’implantation du manufacturier finlandais sur le marché hexagonal. Après cette expérience, il a brièvement travaillé pour Yokohama, puis pour le groupe chinois Prinx, où il a accompagné le déploiement de la marque en Europe de l’Ouest.

Cap 2027 : Five Star entre en action

Le casino de Toulon (86) a accueilli le congrès 2025 de Five Star. Ce rendez-vous aura été celui de l'annonce des premières actions fortes du réseau dans le cadre de son plan Cap 2027. Cette feuille de route avait été fixée lors de la précédente convention de l'année dernière, sur la Méditerranée. Tandis que certains travaux avaient été entamés dès l'édition-bilan strasbourgeoise de 2023, en y associant ses adhérents.

"Nous comptons être le premier réseau à chiffrer les réparations en affichant leur taux d'émissions de CO2 sur la facture dès l'année prochaine", annonce Thomas Melzer. Pour y parvenir, l’enseigne recherche 150 carrossiers volontaires, en partenariat avec Solera-Sidexa, qui offre six mois de service pour accompagner cette évolution. L’objectif : intégrer ces calculs dans les DMS des ateliers et sensibiliser les automobilistes à l’impact environnemental de leurs choix de réparation.

Labels RSE or, argent et bronze

Le réseau serait ainsi le premier à devancer cette tendance, répondant à la fois à la sensibilité environnementale croissante des automobilistes, des assureurs et des experts automobiles. Cette mesure déjà expérimentée en Belgique par Axa est opérée par Sidexa-Solera. Elle met naturellement en exergue la réparation et l'emploi de la PRE (pièce de réemploi), moins émettrices de CO2 que le remplacement avec des pièces neuves. Le réparateur peut ainsi sensibiliser l'automobiliste aux avantages et contraintes des différentes options de réparation, tout en les valorisant.

Dans la continuité de cette orientation environnementale, Five Star a officialisé le lancement de son propre label RSE. Présenté fin 2024, il repose sur quatre thématiques : gouvernance, environnement, engagement social et qualité de service. Ce référentiel volontaire vise à structurer et valoriser les bonnes pratiques déjà en place. Ces efforts dans ce domaine, leur permettent aussi de fidéliser leurs salariés tout en se démarquant de la concurrence.

"Le label bronze récompensera les labellisés qui cochent toutes les cases du référentiel, explique Alexandre Brisseau, directeur de la stratégie et du développement réseau. Le label argent sera décerné à ceux qui auront mis en place des mesures supplémentaires. Enfin, l'or est réservé à ceux qui mettent en place une bonne pratique inédite". Un appel est lancé pour trouver une cinquantaine de volontaires au label d'ici à la fin 2025. Là encore, cette labélisation permettra de valoriser le savoir-faire et les efforts environnementaux des réparateurs, vis-à-vis des automobilistes et des apporteurs d'affaires.

Hausse imminente des restitutions de location longue durée

Autre chantier de taille : la renaissance de Repair Zen, concept lancé par le réseau en 2018 pour viser la réparation des véhicules de location longue durée avant restitution. Jugé alors trop contraignant pour les ateliers et peu lisible pour les clients, il n’avait pas connu le succès escompté.

"Repair Zen devient un service spécial, ne nécessitant pas de centre spécialisé comme le concept le prévoyait initialement, explique Jean-François Grimaldi, directeur des opérations du réseau. Avec l'essor des immatriculations en LOA-LLD de ces dernières années, dans six mois à un an, des restitutions de particuliers vont arriver massivement dans les ateliers". Ce concept, peut-être arrivé trop tôt, pourrait donc faire maintenant carton plein.

Pour y parvenir il est désormais décliné en deux offres. La première, "Restitution Zen", s'adresse aux flottes professionnelles et s'appuiera sur une communication nationale. La seconde, "Réparation Express", se destine aux particuliers, en étant supportée par une communication locale. Dédiée à la "bobologie" et à la restitution, elle comprend la réparation de jante, d'optiques, de sellerie, de pare-brise, etc. Des ébauches de campagnes publicitaires ont été dévoilées pendant le congrès, en vue d’un lancement officiel en 2026.

Le réseau Five Star progresse

Au-delà des nouveautés, le congrès a permis de rappeler les apports concrets du réseau à ses adhérents. L’apport d’affaires représente en moyenne près d’un tiers de leur activité, avec une progression de +2,47 % entre 2023 et 2024. En un an, 82 432 dossiers sinistres ont été orientés vers les ateliers du réseau.

Par ailleurs, leur enseigne met désormais à leur disposition 28 apporteurs d'affaires : assureurs, courtiers et gestionnaires de flottes. Parallèlement, le réseau entretient également des accords avec 24 autres partenaires fournisseurs et prestataires de services. Parmi eux figure SGS. Ce spécialiste de l'inspection et de la certification a présenté ses services aux carrossiers pour décrocher le certificat Sermi (security-related repair and maintenance information). Ce sésame est désormais obligatoire pour continuer à intervenir sur les organes de sécurité des véhicules, en accédant aux données des constructeurs.

En partie grâce à ces leviers, "le chiffre d'affaires moyen d'un carrossier Five Star s'élève en 2024 à 1,35 million d'euros de chiffre d'affaires", observe Olivier Paris, dirigeant de Score Conseil. Soit une hausse moyenne de 4 % par rapport à 2023. Toutefois, le spécialiste précise que certains réparateurs ont réalisé une progression de 15 %. Tandis qu'un quart d'entre eux est malheureusement en négatif, dans le contexte actuel difficile. Le profil type du carrossier Five Star ? Un atelier de 9 salariés, qui investit en moyenne 20 000 euros dans son matériel et ses véhicules de remplacement.

Parallèlement, les membres de l'enseigne sont de plus en plus nombreux à utiliser le DMS Global Repair. 42 % d'entre eux ont maintenant franchi le pas, contre environ un tiers en 2023-2024. L'adoption de ce logiciel par les adhérents reste l'un des chevaux de bataille de la tête de réseau. Cet outil de gestion présenté en 2019 a été conçu par Romuald Rozet, l'un d'entre eux. Il les ouvre au pilotage en temps réel de leurs entreprises. Un atout sans égal pour surmonter les obstacles et optimiser leur développement.

1 million d'euros pour la communication

Côté image de marque, 120 carrosseries arborent déjà la nouvelle signalétique et le nouveau logo de l'enseigne. Tandis que 259 autres devraient très prochainement hisser ces couleurs. Un véritable tour de force lorsqu'on se souvient que celles-ci ont présentées 12 mois auparavant, lors du 30e congrès. L'objectif est d'améliorer la visibilité et la notoriété des carrossiers dans leurs zones de chalandise.

Cette opération est renforcée par l'investissement massif dans la communication nationale et locale. Cet élan passe par la publicité (télévisée et internet…), le sponsoring et le recours à un influenceur (Benjamin Workshop). 1,4 million de téléspectateurs et d'internautes ont ainsi déjà visionnés le spot publicitaire "Pimp my ride"… Le réseau investit environ un million d'euros par an pour améliorer ainsi sa notoriété. Une somme qui ne comprend pas les initiatives locales de ses adhérents. Pour mesurer l'efficacité de ces efforts, le réseau prévoit de mesurer sa notoriété en finançant un sondage d'ampleur. Il le comparera avec le précédent, présenté en 2023.

Grâce à ces multiples impulsions et malgré les difficultés du marché de la réparation-collision, le réseau conserve son attractivité. Fort de ses 524 adhérents et des outils mis à leur disposition, Five Star poursuit son développement et ambitionne de franchir la barre des 550 membres d’ici la fin de l’année.

Après une phase d’analyse et de préparation, l’enseigne passe donc désormais à la vitesse supérieure. Loin du discours marketing, elle enclenche des actions concrètes pour structurer ses services, valoriser l’engagement environnemental de ses réparateurs, et renforcer son positionnement parmi les réseaux les plus dynamiques du secteur.

Doyen Auto lance sa plateforme en ligne Campus Doyen

Le groupe Doyen Auto officialise le lancement de Campus Doyen, sa nouvelle plateforme de formation en ligne dédiée aux réparateurs et distributeurs de ses réseaux. L'outil ambitionne de répondre aux enjeux de montée en compétence dans un secteur en pleine transformation technologique.

Campus Doyen se veut un levier de développement pour les membres du groupe. Conçue pour accompagner la montée en compétence des réparateurs et distributeurs, la plateforme propose une offre complète de formation continue, disponible sur le site internet éponyme.

L’interface met à disposition des contenus pédagogiques variés : modules techniques, présentation de produits, webinaires, ressources sur les nouvelles technologies… L’objectif est clair : permettre aux utilisateurs de suivre des formations courtes, adaptées aux réalités de l’atelier et aux exigences du terrain.

Un outil réservé aux réseaux du groupe

Campus Doyen repose sur une approche blended learning, alliant e-learning, webinaires et formations en présentiel. Les utilisateurs peuvent se former selon leur propre rythme, sur ordinateur comme sur mobile, et accéder aux ressources 24 h/24 et 7 j/7. Chaque membre dispose d’un espace personnalisé pour suivre ses parcours et sélectionner les contenus en fonction de ses besoins opérationnels.

La plateforme est exclusivement réservée aux garages sous enseigne AD, 123 AutoService, Omnitech, ainsi qu’aux distributeurs Autodistribution et API. L’accès est gratuit pour les membres, sous réserve d’une demande d’inscription.

Campus Doyen s’inscrit dans le cadre du plan stratégique Move Up 2027, qui vise à fédérer un réseau de professionnels formés, performants et capables d’anticiper les évolutions technologiques du secteur. En investissant dans la formation continue, Doyen Auto entend renforcer l’attractivité et la compétitivité de ses enseignes.