Métiffiot recrute la "Génération M"

Carrossiers, mécaniciens, vendeurs de VO, administratifs… Métiffiot met en avant le savoir-faire et l'humanité de ses salariés. Le réparateur valentinois affiche leur portrait dans les rues de Valence (26), les hissant au rang de célébrités locales exemplaires. Il en emploie 47 dans ses trois activités de carrosserie, mécanique et vente de véhicules d'occasion, sans oublier son équipe de gestion. L'entreprise membre de Carflex compte attirer six à huit nouveaux salariés et cinq apprentis en 2025. Et c'est donc pour se faciliter la tâche qu'elle a décidé de créer sa propre "marque employeur", à l'imitation des grandes enseignes.

Métiffiot lance ainsi le concept de Génération M, en référence aux classements générationnels X, Y, Z et Alpha. Pour le mettre en avant, la carrosserie investit dans le marketing pour soigner son image à destination de ses clients et candidats potentiels au recrutement, ainsi que de ses salariés. Elle consacre ainsi la moitié de son budget de communication annuel global de 60 000 euros au recrutement. Cette somme est investie dans des campagnes multicanal. Ses messages "décalés" sont diffusés au travers de campagnes sur les réseaux sociaux, de spots radio, d'affichage sur les abribus de sa zone de chalandise, ainsi que de publicités dans les magazines professionnels nationaux.

Attachée aux pratiques RSE

"Nous croyons fermement que nos meilleurs atouts sont nos propres collaborateurs", affirme Stéphane Métiffiot, codirigeant de la carrosserie éponyme. Ainsi, pour mettre en avant ses efforts d'expertise technique, ses dirigeants valorisent notamment le parcours de David Arzfian. Ce salarié, initialement embauché en alternance, s'est récemment qualifié pour la prochaine finale des Olympiades des métiers 2025. Un parcours exemplaire porté par l'entreprise.

Stéphane Métiffiot précise que "la Génération M, c’est avant tout un état d’esprit : celui de l’engagement, de la passion pour l’automobile, et d’une fierté partagée d’appartenir à une entreprise qui innove et se soucie du bien-être de chacun". En effet, concernant ce dernier point, la carrosserie s'engage depuis longtemps dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Après avoir fêté ses 150 ans en 2024, elle a également été récompensée dernièrement par Mobilians pour ses efforts environnementaux et sociaux.

Fort de ses pratiques, Métiffiot les fait donc connaître aujourd'hui au travers de son marketing et de sa communication. Sa "marque employeur" parachève cette stratégie en la déclinant au service du recrutement. Le carrossier assure qu'elle représente "un levier essentiel pour maintenir la croissance de l’entreprise et relever les défis de la mobilité de demain". Un point qui concerne plus largement l'ensemble de la profession.

Top départ pour le programme Premium Experience d'AutoFirst

C’est dans un cadre à la fois technique et ludique que le réseau AutoFirst France a réuni ses adhérents, les 25 et 26 juin 2025, pour le lancement de son programme de fidélité. Organisé sur le circuit de Dijon-Prenois (21), en partenariat avec l’équipementier Sidem, cet événement a marqué le coup d’envoi de l’AutoFirst Premium Experience. Son objectif : renforcer les liens entre le réseau de réparateurs, ses distributeurs et ses partenaires.

"Le programme de fidélité AutoFirst Premium Experience est une suite logique de notre développement et permet de réunir nos partenaires dans un contexte convivial pour souligner l’implication et la fidélité des adhérents au réseau AutoFirst et à nos distributeurs Business Partners", affirme Ludovic Montenot, directeur marketing et réseau de LKQ France.

Sidem présente ses nouveautés

Au-delà de l’aspect convivial, cette première édition a permis aux participants de monter en compétence sur des gammes stratégiques pour AutoFirst. La liaison au sol, avec les produits Sidem, a été particulièrement mise en lumière.

François Duhem, international sales manager du fournisseur, s’est réjoui de l’initiative : "Ce fut une excellente opportunité de présenter la marque Sidem et d’échanger autour de retours terrain particulièrement enrichissants. Un grand plaisir également de partager un moment convivial dans le cadre d’un événement sportif parfaitement organisé par LKQ France".

Au cours de ce rendez-vous, l’enseigne a également mis en exergue les offres d’Emotive, dont les gammes ERA. Le réseau a aussi profité de l’occasion pour dévoiler en avant-première neuf nouvelles familles de produits de la marque Optimal.

Une deuxième édition à Pont-l’Évêque (14)

La formation était aussi à l’honneur grâce à l’intervention de la LKQ Academy et de Snap-on autour des stations ATF. Ces temps d’échange ont contribué à renforcer l’expertise technique des réparateurs, dans une logique de montée en compétence continue.

LKQ France précise que la deuxième édition du programme est prévue le 17 septembre prochain. Cette fois, les équipes AutoFirst et leurs partenaires se retrouveront sur le circuit de l’EIA à Pont-l’Évêque (14), pour une nouvelle journée mêlant technique, formation et expérience de conduite.

Ludivine Gloria rejoint Valused en tant que directrice marketing et offre

Valused étoffe ses équipes avec la nomination de Ludivine Gloria au poste de directrice marketing et offre. Cette dernière a pris ses fonctions en juin 2025 avec pour objectif d’accélérer le développement de la jeune entreprise, créée par Julien Dubois, Jean-Michel Guarneri et Kais Omri.

Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Ludivine Gloria pilotera la stratégie produit, le marketing digital et l’animation de la base clients, tout en contribuant activement à la notoriété du spécialiste de la vente BtoB de pièces automobiles reconditionnées.

Avant de rejoindre Valused, Ludivine Gloria a occupé plusieurs postes de direction marketing dans l’après-vente automobile, notamment chez ZF Group où elle a piloté d’août 2021 à mai 2025 la stratégie marketing France et Benelux. Elle y a coordonné les plans d’animation commerciale, le suivi des KPI et le déploiement des réseaux sociaux.

Ludivine Gloria a également évolué chez Oscaro, où elle a exercé différentes fonctions pendant plus de sept ans (2011 à 2015), allant du pilotage d’offres produits à la stratégie marketing France, Espagne et Belgique. Entre 2008 et 2011, Ludivine Gloria a aussi œuvré pour le réseau Midas, en tant que category manager.

Covéa et Faubourg s’unissent autour d’Aniel Marketplace

Acteur majeur de l’assurance en France avec ses marques MAAF, MMA et GMF, Covéa s’associe au groupe Faubourg. Dans un communiqué, l’assureur mutualiste indique qu’un "partenariat industriel et capitalistique" a été noué avec l’entité Aniel Marketplace, sans en préciser les contours.

Ce rapprochement vise à bâtir une place de marché B2B de premier plan dans le domaine de la pièce automobile, ouverte à tous les professionnels de la réparation. L’objectif est clair : encourager une réparation plus responsable en doublant l’utilisation de pièces de réemploi dans les sinistres automobiles gérés par Covéa d’ici à 2030.

L’assureur entend aussi réduire les coûts de la sinistralité automobile qui ne cessent de croître, en particulier au cours de ces deux dernières années (+15,5 %). En 2023, les pièces de carrosserie ont représenté 52 % de ce poste, et leur prix a grimpé de 18 % sur la même période.

Covéa se prépare à l’ouverture du marché des pièces de carrosserie

Cette initiative fait d’ailleurs écho aux propos tenus par Stéphane Duroule, directeur général Assurances France du groupe mutualiste, lors d’un entretien en septembre dernier au J2R. Il y affirmait la volonté de Covéa de s’impliquer plus activement dans la préservation de la pluralité et de l’indépendance de la filière du réemploi.

En s’alliant à Aniel, le groupe met également un pied sur le marché des pièces dites de qualité équivalente, qui font aussi partie du catalogue de la filiale du groupe Faubourg. Alors que le monopole sur les pièces de carrosserie est remis en cause par les autorités européennes, Covéa anticipe ainsi une possible ouverture du marché et affirme ses ambitions sur ce segment stratégique.

Une marketplace adossée à deux expertises complémentaires

La future plateforme reposera sur les fondations d’Aniel Marketplace, qui avait été lancée en 2019 par le groupe Faubourg. Elle proposera une offre étendue de pièces neuves – d’origine, d’équipementier ou de qualité équivalente – ainsi qu’un large éventail de pièces de réemploi, avec un haut niveau d’exigence en matière de qualité, de traçabilité et de conformité.

Le nouveau projet s’appuie également sur le poids de Covéa dans l’écosystème de la réparation automobile assurantielle, afin de fédérer l’ensemble des acteurs favorables à une filière plus vertueuse, tant sur le plan économique qu’environnemental.

Une gouvernance partagée

La gouvernance de la structure a d’ores et déjà été définie. La présidence revient à Maël-Yann Le Capitaine, actuel directeur général d’Aniel Marketplace, tandis que la direction générale sera assurée par Laurent Decelle, issu du groupe Covéa. Les prochains mois seront consacrés à la coordination des équipes et à la coconstruction de l’offre. L’objectif est de rendre l’ensemble opérationnel d’ici la fin de l’année.

"En s’engageant dans ce partenariat stratégique, Covéa se donne pour objectif le doublement de l’usage des pièces de réemploi pour les sinistres de nos assurés d’ici 2030 et plus largement d’obtenir une meilleure maîtrise des coûts et qualité des pièces automobiles. Nous sommes ravis de partager cette ambition avec le groupe Faubourg et de créer ensemble une offre accessible et performante de pièces de rechange pour nos réparateurs agréés et plus largement pour l’ensemble du marché", se félicite Stéphane Duroule.

Un enthousiasme partagé par Mohamed Aouar, président du groupe Faubourg : "Il s’agit d’une étape majeure dans le développement du groupe Faubourg, et d'une réelle consécration venant parachever le travail mené depuis plusieurs années par les équipes d’Aniel Marketplace afin de développer, techniquement et commercialement, une plateforme performante et attractive."

Autodoc fait son entrée à Equip Auto

En 2022, en marge du salon Equip Auto, Autodoc annonçait le lancement en France de son offre Pro. Trois ans plus tard, le géant du e-commerce franchit une nouvelle étape dans le développement de son activité B2B et participera pour la première fois à la biennale de l’après-vente, qui se tiendra à Paris du 14 au 18 octobre.

"La proximité et l'humain sont dans l'ADN d’Autodoc Pro, et notre participation reflète notre volonté de toujours mieux comprendre les besoins du terrain. C’est l’occasion de montrer aux professionnels tout ce que nous avons mis en place pour leur faciliter le quotidien : une largeur de gamme inégalée, un accompagnement de proximité, et désormais une marque pensée pour eux", explique Mustapha El Moridi, directeur France d’Autodoc Pro.

GoCore dévoilée à Equip Auto

Présent dans le hall 1, sur le stand P043, le pure player viendra présenter ses services destinés aux professionnels de la réparation. Aujourd’hui, son programme Autodoc Pro est disponible sur l’ensemble du territoire. Il a séduit plus de 21 000 garages attirés par la solution "phygitale" de l’entreprise allemande.

Pour mémoire, elle allie notamment une plateforme de commande au catalogue étoffé, plusieurs services calibrés pour les ateliers et un réseau d’agents assurant un lien direct avec les ateliers, notamment pour le suivi des retours.

Ce premier salon Equip Auto sera également l’occasion pour Autodoc de dévoiler goCore, une marque exclusive tout juste lancée en juin dernier. Dédiée aux professionnels, elle couvre les familles de produits les plus demandées en atelier, comme le freinage, la filtration, les batteries, ou encore les éléments de suspension et de direction.

 

La montée en puissance de Groupement Union

Ils étaient 70 en 2022, ils sont aujourd'hui plus de 250. En trois ans à peine, les fondateurs de Groupement Union ont transformé une initiative locale, née en région parisienne, en un réseau national solide. Sans tambour ni trompette, mais avec méthode, le réseau de distributeurs s'est fortifié, élargi et, surtout, professionnalisé.

Au cœur de cette montée en puissance, une équipe qui s'est étoffée au fil de l'eau avec les arrivées notamment de Coralie Sakili, en charge de la communication et du marketing, et de Vanessa Sinnadurai, administratrice des ventes.

"Coralie renforce le lien avec nos adhérents à travers une communication ciblée et régulière. Elle veille à rester proche de leur quotidien. Quant à Vanessa, elle assure l'interface entre nos membres et nos partenaires, avec un accompagnement sur mesure et une vraie disponibilité", souligne Martial Dulongpont, directeur du développement.

Des renforts indispensables pour répondre aux attentes d'un réseau qui ne cesse de croître sur le territoire national. C'est notamment en Rhône-Alpes que Groupement Union a notablement consolidé son maillage, y fédérant 35 adhé­rents. "On est désormais bien implantés dans la région, et on constate que l'offre locale diffère sensiblement de celle de l'Île-de-France, que ce soit en matière de prix ou de niveaux de rémunération", observe Martial Dulongpont.

Une communauté soudée et indépendante

Pour expliquer l'essor rapide de leur réseau, les dirigeants de Groupement Union soulignent l'attrait de leur modèle alternatif, fondé sur la souplesse et l'indépendance. "Notre ambition, c'est de proposer une alternative aux groupements traditionnels, en nous appuyant sur des valeurs familiales. Lorsqu'on va à la rencontre des distributeurs, il n'est pas rare qu'ils nous disent : « C'est trop beau pour être vrai »", sourit Mourad Haiz, cofondateur et CEO du groupement.

Preuve de cet attrait, la majorité des distributeurs qui rejoignent Groupement Union n'avaient jusque-là jamais été affiliés à une autre centrale… C'est le cas de la société APA Pièces Auto, localisée à Marseille, qui était pourtant courtisée par de nombreuses enseignes.

Selon Malik Zitout, cofondateur de Groupement Union, la liberté laissée aux adhérents est un marqueur fort du réseau : "Le gérant reste patron dans son magasin avec sa propre identité. Cette notion d'indépendance, c'est notre fierté." Concernant les engagements demandés aux adhérents, le groupement mise sur un système de RFA évolutives. "Il n'y a pas d'obligation imposée", insiste Mourad Haiz. Si le groupement accorde une large autonomie à ses adhérents, il veille aussi à préserver une forte cohésion au sein de son réseau.

Cette cohésion s'exprime notamment lors de rassemblements réguliers. En mai 2024, un premier séminaire a ainsi réuni une partie du réseau à Marrakech, au Maroc. En parallèle, la centrale organise plusieurs rendez-vous régionaux, au plus près de ses adhérents. Le dernier a été organisé dans la région lyonnaise, le 27 mai, et la prochaine rencontre est prévue en fin d'année, dans la région parisienne.

"Chaque adhérent a ses propres priorités. On prend le temps de les appeler, de recueillir leur avis. C'est aussi ça, la communication : un échange dans les deux sens", complète ­Coralie Sakili. Cette proximité permet d'attirer un profil varié de distributeurs, aux volumes d'affaires très différents. "Certains font six à sept millions d'euros, d'autres ne dépassent pas les 150 000 euros. Certains ont démarré avec nous et atteignent aujourd'hui 700 000 à 800 000 euros. Ils ne nous oublient pas. On les a accompagnés à chaque étape", assure Malik Zitout.

Une logistique structurée, une offre qui s'élargit

Cette expansion territoriale s'est doublée d'un développement de l'offre qui n'a cessé de se diversifier. "Ce qu'on veut, c'est répondre à l'ensemble des besoins de nos distributeurs, qu'il s'agisse de pièces mécaniques, de vitrage ou de lubrifiants. Construire une offre complète, c'est clairement notre priorité pour 2025 et 2026", clame Mourad Haiz.

La centrale collabore aujourd'hui avec les réseaux de plateformes Exadis, DCA et ACR. Rappelons que Groupement Union s'est aussi rapproché fin 2022 d'Alliance Automotive et de son réseau Pièces Auto. "Grâce à ce maillage, nos adhérents sont livrés en H+4, parfois même en J+1. On a aussi obtenu des franco de port. L'objectif, c'est qu'ils disposent des meilleures conditions possibles, tant sur les tarifs que sur la qualité de service", ­précise Malik Zitout.

Au-delà de ces partenariats logistiques, la communauté de distributeurs a réussi à séduire plusieurs fournisseurs auprès desquels ses adhérents peuvent s'approvisionner en direct. Parmi les récents ­partenaires : Total, Torus, Warm-Up, etc. "À nos débuts, nous devions démarcher les fournisseurs. Aujourd'hui, ce sont eux qui viennent nous voir", confie Mourad Haiz.

Mais pas question pour les dirigeants de la centrale de diversifier leur offre à tout-va : ils entendent rester cohérents dans leur stratégie de sourcing. Parmi leurs priorités : mettre l'accent sur les pièces techniques, un segment amené à croître fortement dans les prochaines années.

Des outils pour piloter l'activité

Parallèlement, Groupement Union a structuré une offre de services destinée à accompagner ses adhérents dans la consolidation et le développement durable de leur activité. La formation occupe, en particulier, une place de plus en plus importante. Un centre dédié, baptisé FDE, a ainsi vu le jour en interne. "On avait constaté des lacunes chez certains adhérents. Le centre FDE les accompagne dans toutes les dimensions de leur métier : gestion des stocks, retours, créations de postes de vendeurs…", détaille Malik Zitout.

Ce n'est pas tout : des sessions thématiques sont organisées, en partenariat avec des équipementiers, pour aider les équipes à renforcer leurs compétences techniques. "Nous venons d'en faire une avec Schaeffler, et une autre est prévue avec Gates pour les vendeurs comptoir", indique Coralie Sakili.

Pour accompagner ses adhérents dans le pilotage quotidien de leur activité, Groupement Union a également mis au point plusieurs outils numériques. Parmi ceux-ci, une application leur permet de suivre en temps réel leur chiffre d'affaires, ventilé par marque et par famille de produits. Autre levier de développement : la refonte du site internet.

"Il est en ligne depuis quelques semaines et a déjà généré de nombreuses demandes d'adhésion", rapporte Vanessa Sinnadurai. Le prochain chantier prioritaire du groupement porte sur la conception d'un portail de commandes centralisé. "Il s'agira d'un hub unique avec un moteur de recherche optimisé pour accéder à tous les fournisseurs. Les tests démarrent cet été, pour un déploiement complet d'ici début 2026", annonce Mourad Haiz.

Une première à Equip Auto

Grâce à ce hub, Groupement Union espère franchir un cap dans son développement et consolider sa présence dans plusieurs zones. La région Auvergne-Rhône-Alpes, le Sud, la Bretagne ou encore l'Est sont notamment en ligne de mire. Et un cap est déjà fixé : atteindre les 300 adhérents. Une ambition que le groupement ne manquera pas d'afficher au salon Equip Auto.

Pour la première fois de son histoire, Groupement Union participera, en effet, à la biennale de l'après-vente, du 14 au 18 octobre prochain à Paris. Une nouvelle étape dans sa feuille de route. À bas bruit, la communauté élargit donc son empreinte sans dévier de sa boussole : répondre aux attentes concrètes des distributeurs indépendants.

Quelles sont les marques de véhicules récents les plus souvent accidentées ?

Le dernier rapport de l'association SRA, consacré à la sinistralité automobile en 2024, met en lumière la répartition par marques et segments des véhicules accidentés âgés de moins de six ans. Thermiques ou électriques, SUV ou citadines, françaises ou étrangères : les modèles concernés évoluent, avec des coûts de réparation très variables.

Amélioration de la réparabilité des véhicules entre 2019 et 2024

La réparabilité des véhicules de moins de 6 ans s'est légèrement améliorée entre 2019 et 2024.

Réalisée à partir de 600 000 rapports d’expertise (sur un total annuel de quatre millions), cette étude se concentre sur les véhicules vendus entre 2019 et 2024. L’association exclut les modèles rares présents dans moins de 100 dossiers, permettant ainsi des comparaisons pertinentes entre marques et segments.

Un podium toujours français

Sans surprise, le podium est dominé par Renault (17,81 % des sinistres), suivi de très près par Peugeot (17,02 %) et Citroën (8,2 %), reflétant logiquement leur part prépondérante dans les immatriculations françaises. À elles trois, ces marques françaises représentent plus de 40 % des véhicules accidentés, bien que chacune connaisse un léger recul correspondant à leur baisse de parts de marché.

À leurs côtés, quatre marques allemandes font partie du top 10 : Audi, BMW, Mercedes et Volkswagen. Elles concentrent ainsi 17,3 % des sinistres. Exceptée Volkswagen (+1 %), toutes sont nettement plus chères à réparer que la moyenne : Audi (+14 %), BMW (+16 %), Mercedes (+26 %).

Palmarès des 10 marques de véhicules les plus souvent sinistrées en 2024 :

  1. Renault (17,81 %)
  2. Peugeot (17,02 %)
  3. Citroën (8,2 %)
  4. Volkswagen (6,36 %)
  5. Dacia (5,83 %)
  6. Toyota (5,83 %)
  7. Mercedes (4,35 %)
  8. Ford (3,65 %)
  9. BMW (3,29 %)
  10. Audi (3,25 %)

Coûts de réparation par marque : celles cumulant un coût pièce et un coût de main d'œuvre très élevés présentent une gamme spécialisée (sportive, luxe ou utilitaire).

Concernant les coûts de réparation, Renault affiche un tarif moyen supérieur de 4 % à la moyenne du marché. Peugeot et Citroën sont, quant à eux, moins coûteux, avec respectivement -3 % et -6 % sous l’indice moyen. Les véhicules les plus chers à réparer, bien que rares dans les dossiers, sont dominés par des marques premium et sportives : Porsche, Dodge et Alpine. À l'inverse, Suzuki (-20 %), Dacia (-19 %) et Smart (-17 %) figurent parmi les marques les moins coûteuses à remettre sur route.

De plus en plus de véhicules électriques sinistrés

Les véhicules électriques (VE) représentent désormais 9 % des sinistres, contre 5 % en 2023, témoignant d'une électrification croissante du parc automobile français. Selon SRA, si leur nombre reste encore insuffisant pour tirer des conclusions définitives, les premières analyses confirment une tendance globale à des coûts de réparation plus élevés.

Parmi les VE, Tesla connaît la hausse la plus notable, apparaissant désormais dans 1,9 % des dossiers d’expertise, contre seulement 1,07 % l'année précédente. Ces véhicules coûtent en moyenne 12 % de plus à réparer que la moyenne générale. Toutefois, l’étude note une baisse des tarifs de main-d’œuvre chez Tesla, compensée par une stabilité des prix des pièces détachées.

BYD fait quant à elle son entrée dans l'étude avec une présence marginale (0,02 % des dossiers) mais un coût de réparation élevé (+26 % au-dessus de la moyenne), tant au niveau des pièces que de la main-d’œuvre et des ingrédients peinture.

SUV toujours en tête, mais une dynamique en mutation

Corrélation entre coûts des réparations et fréquence de sinistre

Corrélation entre coûts des réparations et fréquence de sinistre : les véhicules les plus coûteux à réparer ne sont pas ceux qui subissent le plus d'accidents... Mais, l'inverse n'est pas vrai pour autant.

Plus globalement, en tenant compte de toutes les motorisations, la part des différents segments évolue aussi. En 2024, les SUV continuent de dominer nettement les statistiques des véhicules accidentés récents, représentant 36,9 % des sinistres, une hausse de deux points en un an. Ce chiffre inclut l’ensemble des sous-catégories : citadin, compact, compact premium, familial et familial premium. Parmi eux, les SUV familiaux affichent une hausse notable (+0,8 %).

À l'inverse, les citadines enregistrent un recul significatif (-1 %), suivies par les minicitadines (-0,7 %) et les monospaces (-0,4 %). Les berlines classiques et premium voient également leur part diminuer légèrement.

Palmarès des 10 marques de véhicules les plus coûteuses à réparer en 2024 :

Ce classement repose sur une base 100 calculée à partir de la moyenne de l’ensemble des modèles.

  1. Porsche (269)
  2. Dodge (229)
  3. Alpine (198)
  4. MAN (173)
  5. Iveco (154)
  6. Land Rover (138)
  7. Lexus (130)
  8. BYD (126)
  9. Mercedes (126)
  10. BMW (116)

Retrouvez l'ensemble du rapport SRA.

Olivier Dacquin prend la présidence de Profil Plus

Une nouvelle page s’ouvre chez Profil Plus avec la nomination d’Olivier Dacquin à la présidence du réseau de distribution de pneumatiques. Il succède à Mikaël Mauguen, contraint de prendre du recul pour raisons de santé, et formera désormais avec Julie Herbault, actuelle directrice générale, un tandem opérationnel à la tête de l’enseigne. Issu du groupe Simon, adhérent majeur et historique de Profil Plus, Olivier Dacquin en est actuellement codirecteur général.

Désigné à l'unanimité par le comité de direction, le nouveau président de Profil Plus souhaite poursuivre et accélérer la stratégie amorcée par le réseau ces deux dernières années. "Prendre la présidence de Profil Plus est une responsabilité stimulante et une grande fierté. Je suis pleinement engagé à poursuivre, avec l’ensemble du réseau, le développement d’un modèle collectif performant, solide et ambitieux, au service de nos adhérents et de nos clients", précise-t-il.

Priorité à la stratégie collective pour Profil Plus

Trois axes guideront son mandat. D’abord, il souhaite renforcer le comité de direction pour garantir une gouvernance solide et collégiale, jusqu’aux prochaines élections statutaires prévues à l’été 2026. Ensuite, il entend conforter le rôle essentiel des commissions thématiques, qui mobilisent conjointement enseigne et adhérents autour des enjeux commerciaux, digitaux et d’excellence opérationnelle.

Enfin, Olivier Dacquin compte valoriser davantage l’implication active des adhérents dans les actions collectives et le déploiement des outils mutualisés. "Nous maintenons le cap fixé par le comité de direction et accélérons l’exécution d’une stratégie désormais parfaitement partagée par l’ensemble du réseau. Notre enjeu est clair : renforcer l’efficacité collective tout en préservant l’unité qui fait notre force", explique-t-il.

De son côté, Julie Herbault se félicite de cette nomination : "Je me réjouis de poursuivre notre feuille de route ambitieuse aux côtés d’Olivier Dacquin. Sa vision stratégique et son expérience du secteur sont des atouts majeurs pour le réseau. Je tiens également à remercier chaleureusement Mikaël Mauguen pour son engagement indéfectible au service de Profil Plus".

Damien de Potter, Tjekvik France : faire entrer l’après-vente dans l’ère du self-service

Avant de piloter la stratégie francophone de Tjekvik, Damien de Potter a travaillé sur le terrain. D’abord mécanicien avec un CAP en poche, il a ensuite évolué dans le secteur premium (Lamborghini, Bentley, Ferrari) puis dans le retail auto. "J’ai vu le quotidien de l’après-vente. Je sais à quoi ressemblent les contraintes sur le terrain." Un point qu’il met aujourd’hui à profit dans son rôle de directeur général des marchés francophones.

Tjekvik, créée en 2015 au Danemark, propose des solutions de digitalisation du parcours client en après-vente. L'entreprise s'est d’abord fait connaître par ses bornes de dépôt et de retrait de clés, mais propose aujourd’hui une gamme plus large d’outils de relation client. Son offre s’articule notamment autour du "home-checkin" – une phase de pré-accueil numérique qui permet au client, depuis chez lui, de préparer son rendez-vous, de mettre à jour ses informations et d’accéder à un catalogue de services ou d’accessoires proposés selon la marque, le modèle ou la motorisation du véhicule.

"Le home-checkin est souvent plus rentable que la borne elle-même. C’est là que se fait une grande partie de la vente additionnelle, en amont de la visite."

Une stratégie progressive d’implantation

Présente dans 34 pays et 2 000 concessions dans le monde, Tjekvik s’est lancée en France seulement récemment. "On a attendu que le marché francophone soit prêt. Il y a eu une vraie prudence stratégique." Une prudence qui s’explique, selon Damien de Potter, par les spécificités culturelles du marché français : réticence au changement, crainte de déshumaniser l’accueil et complexité des organisations internes.

C’est par la Belgique et le Luxembourg, plus réceptifs et souvent liés à des groupes français, que la société a entamé sa percée. "Ce sont souvent des groupes français qui ont testé nos solutions sur leur réseau belge avant d’envisager un déploiement dans l'Hexagone", explique-t-il.

Depuis, le rythme s’accélère. En 2024, l'entreprise danoise a signé des contrats de déploiement dans plusieurs dizaines de concessions françaises, dont certaines avec des constructeurs directement. Des centres Porsche commencent également à s’équiper, y compris en bornes 24/7 blindées, certifiées norme EN 1143.

Une promesse de service plus fluide

Pour Damien de Potter, ces outils ne sont pas là pour remplacer l’humain, mais pour compléter les dispositifs existants : "Ce qu’on propose, ce n’est pas de supprimer l’accueil, mais d’ajouter de la flexibilité." Il cite des cas de figure concrets : arrivée en dehors des horaires d’ouverture, files d’attente longues, absences de personnel. "Dans ces situations, la borne ou le home-checkin permettent de maintenir une continuité de service."

En interne, les retours des groupes clients soulignent aussi un impact sur les ventes : l’automatisation du parcours, combinée à une offre contextualisée, permet d’optimiser la vente additionnelle sans mobiliser de personnel. "Un groupe a écoulé un stock dormant d’accessoires en deux semaines, simplement en les intégrant au parcours client digital."

En un an, Tjekvik est passé d’un nom inconnu à un acteur reconnu dans le paysage de l’après-vente digitalisée. Le directeur France préfère toutefois rester mesuré : "On a validé la première phase, celle de la notoriété. Maintenant, on passe à celle de l’industrialisation." Et d’ajouter, plus pragmatique : "On a les outils, reste à les adapter au bon rythme, marché par marché."

Stellantis rappelle 930 000 véhicules diesel pour risque de casse moteur

L’été sera chaud dans les ateliers des réseaux Stellantis. Le groupe automobile a annoncé un rappel de grande ampleur pour ses véhicules équipés du moteur 1.5 BlueHDi (DV5). Cette opération concerne précisément 930 000 voitures des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Opel et DS fabriquées entre octobre 2017 et janvier 2023. En cause : des dysfonctionnements récurrents de la chaîne d'arbre à cames, susceptible d'entraîner une casse moteur.

Le problème se manifeste d'abord par des bruits inhabituels, souvent décrits par les automobilistes comme des "claquements" ou des "sons de cigales". Ces symptômes peuvent rapidement évoluer vers des dégâts majeurs sur le moteur, notamment des ruptures de soupapes.

Dès leur arrivée en concession, les véhicules concernés bénéficieront d'une analyse innovante basée sur une application capable d’identifier précisément l’usure de la chaîne d'arbre à cames à partir du bruit du moteur. En cas d'usure prématurée, la pièce défectueuse sera remplacée gratuitement.

Une prise en charge totale et prolongée

Pour répondre à l'inquiétude des clients concernés, Stellantis déploie, en parallèle, un dispositif inédit d’accompagnement. La garantie de ces moteurs est désormais prolongée à 10 ans ou 240 000 kilomètres, à condition que les interventions et l'entretien aient été réalisés selon les préconisations du constructeur.

Par ailleurs, à partir de mi-juillet, les clients ayant déjà engagé des frais liés à ce problème spécifique pourront demander un remboursement rétroactif via une plateforme dédiée accessible sur les sites internet des différentes marques du groupe.

Ces compensations s'appliquent aux réparations effectuées entre janvier 2023 et juin 2025, à nouveau sous réserve du respect strict des conditions techniques fixées par le constructeur.

Dans le même temps, Stellantis a choisi d'accompagner les clients achetant des véhicules d'occasion via son réseau Spoticar ou auprès des concessionnaires du groupe. Un certificat Check+ sera désormais délivré, garantissant à ces automobilistes l’accès à la même couverture spéciale étendue que les premiers propriétaires.

Formation : Bodemer investit dans la relève des carrossiers

Dès septembre 2025, dix apprentis issus de l’Institut Lemonnier rejoindront les carrosseries du groupe Bodemer grâce à un partenariat inédit signé le 30 juin dernier. Ces alternants suivront une formation en Bac Pro Carrosserie-peinture, à la fois à l’école située à Caen (14) et au sein des établissements du concessionnaire basé à Saint-Brieuc (22). À l'issue de leur cursus, cinq d’entre eux se verront proposer un emploi dans l’un des quarante sites du groupe.

Ce partenariat, présenté par ses initiateurs comme facilement duplicable par d'autres acteurs du secteur, a l’ambition de répondre simultanément aux besoins urgents de recrutement de la filière automobile et aux aspirations des nouvelles générations. Selon eux, cet accord école-entreprise constitue un modèle structuré et concret de formation professionnalisante, fondé sur une coopération étroite.

Un modèle pour répondre à la pénurie

Concrètement, ces dix apprentis entreront donc dans un dispositif répondant à la pénurie massive de main d'œuvre touchant les ateliers. Raison pour laquelle, "repenser la carrosserie est un enjeu stratégique", affirme Benoît Briard, directeur de l'après-vente du groupe Bodemer. Il ajoute : "Pour innover dans nos pratiques, nous devons structurer la formation et accompagner les jeunes vers des carrières durables. Nous restons fidèles à notre leitmotiv : grandir et faire grandir".

Pour atteindre cet objectif, Bodemer agit à moyen terme autour de trois axes majeurs. D’abord, l’opérateur breton développe ses propres filières de formation interne sur plusieurs de ses sites. Ensuite, il s’attache à valoriser l’image des métiers de la carrosserie auprès des futurs professionnels. Enfin, il mobilise ses équipes terrain et RH afin d’offrir à chaque apprenti un accompagnement sur mesure. L'accueil de cette première promotion concrétise ainsi pleinement les ambitions du concessionnaire.

L’ouverture de cette classe a également été rendue possible grâce au soutien de plusieurs autres partenaires. Ainsi, l’Opco Mobilités a soutenu l'installation de plateaux techniques de nouvelle génération au sein de l'Institut Lemonnier pour aider les apprentis à monter en compétences rapidement, en suivant les standards du secteur.

Le constructeur Renault, partenaire du groupe Bodemer, soutient aussi cette initiative, en mettant à disposition de la promotion un véhicule utilitaire Trafic. Il permettra aux élèves d’apprendre dans des conditions professionnelles réelles.

Approche humaine de l'apprentissage

Par ailleurs, les deux partenaires soulignent que leur accord va bien au-delà de la dimension technique. Selon eux, cette collaboration repose avant tout sur une vision partagée de l’humain et de la transmission. Outre l'apprentissage des savoir-faire, la formation doit également accompagner les jeunes dans leur parcours de vie, grâce à une relation étroite et durable entre l’école et l’entreprise. Dans ce cadre, les tuteurs occupent une place essentielle sur le terrain, véritables relais d’expérience.

"Toujours croire en soi : c’est ce que nous voulons transmettre à ces jeunes. Le sérieux, le respect et la passion doivent rester le socle de nos métiers. Le partenariat avec Bodemer en est une démonstration concrète", expose Benoît Bernard directeur général de l'Institut Lemonnier.

De son côté, Benoît Briard souligne : "Ce partenariat exprime notre volonté d’anticiper nos besoins en compétences en formant dès aujourd’hui des jeunes passionnés. L’avenir de nos métiers repose sur l’humain, la formation et l’investissement dans des parcours professionnalisants". Une conviction forte dans un contexte où l'après-vente automobile cherche continuellement à se réinventer pour rester attractive.

Renault : Ixell mise sur la robotique pour soulager les carrossiers

Pour ses carrosseries, Renault est prêt à passer la main à la machine pour les opérations les plus pénibles. Dans son Technocentre, le constructeur affine en effet, avec sa marque de peinture Ixell, le développement d’un robot de pulvérisation baptisé Robot Ixell Paint Assistant. Encore en phase d’expérimentation, ce bras articulé intelligent répond à un objectif clair : assister le peintre, non le remplacer.

Pour concevoir cet automate, Renault s’est associé à un fabricant dont la notoriété ne cesse de grimper sur le marché de la réparation-collision : Onew. L’entreprise chinoise est à l’origine du robot PaintGo, dévoilé au salon Automechanika de Francfort en septembre 2024, qui a été déployé dans plusieurs carrosseries françaises depuis.

Des tâches ciblées et automatisées

Le constructeur a toutefois établi un cahier des charges précis pour garantir une compatibilité parfaite avec les produits Ixell, et répondre aux besoins de ses ateliers. Ainsi, son robot a été configuré pour intervenir sur des tâches bien identifiées, à faible valeur ajoutée ou pénibles physiquement, comme la mise en peinture de capots, de pavillons ou de flancs latéraux.

Il démarre par un scan 3D de la pièce à traiter afin d’en définir les contours, puis calcule automatiquement ses trajectoires de pulvérisation. L’automate est capable d’effectuer toutes les étapes : application de l’apprêt, des bases et du vernis. Et ses bénéfices sont loin d’être négligeables : jusqu’à 80 % de temps gagné sur chaque opération.

En outre, l’outil a été conçu pour être facilement intégré dans une cabine standard : son encombrement est inférieur à un mètre carré, et son interface est pensée pour un usage simple et reproductible. "Ce robot doit permettre au peintre de se concentrer sur les interventions qui demandent de la finesse, de l’expérience ou une lecture subtile de la matière", explique Christopher Le Coq, manager partenariats stratégique & business développement, en charge notamment de la marque Ixell. Si le robot peut peindre un capot sans difficulté, il ne remplace pas l’expertise requise pour réaliser des raccords complexes ou des effets spéciaux.

Une machine de dosage déjà en service

En parallèle, Ixell a déjà introduit dans son réseau une autre innovation technologique : la machine de dosage automatique Daisywheel. Déjà installée dans plusieurs ateliers, elle permet de stocker jusqu’à 96 teintes et de les doser avec une précision de 0,05 gramme. En remplaçant le montage manuel d’une teinte – tâche fastidieuse, chronophage et sujette à erreurs – la machine libère du temps pour le peintre, tout en limitant les déchets et les risques de troubles musculosquelettiques.

"Avec cet outil, nous sommes capables de produire de très petites quantités de peinture avec la même précision colorimétrique, ce qui évite de préparer plus que nécessaire", souligne Xavier Pecqueur, chef de produit Ixell. Couplée à des outils connectés qui évaluent la surface à couvrir, la machine peut ajuster la quantité de peinture à appliquer sur une aile ou un pare-chocs, évitant ainsi le surdosage et les pertes.

Des innovations présentées à Equip Auto

Pour le groupe au losange, le Robot Ixell Paint Assistant et la Daisywheel Ixell ont été pensés comme complémentaires. Ensemble, les deux équipements forment un écosystème capable de soulager les opérateurs tout en augmentant la régularité et la productivité des ateliers.

Selon les premières estimations partagées par le constructeur, l’amortissement du robot pourrait être réalisé en moins d’un an, notamment grâce à la réduction des erreurs d’application et au travail en parallèle permis par son autonomie. "Plusieurs facteurs entrent en compte : travail en parallèle ou en temps masqué (pause déjeuner, nuit…), réduction des quantités de peinture utilisées, baisse du taux de retouches, amélioration de la régularité des résultats", précise Christopher Le Coq.

De plus, ces automates répondent à une autre problématique structurelle pour les carrosseries : la pénurie de main-d’œuvre. Ils permettent de libérer du temps pour des opérations plus complexes, aidant ainsi les ateliers à optimiser leur productivité. "Nous restons dans une logique d’assistance, pas de substitution", conclut Xavier Pecqueur.

Une chose est sûre : ces innovations, encore en phase d’expérimentation pour le robot de pulvérisation, devraient franchir une nouvelle étape à l’automne. Renault et Ixell prévoient en effet de les présenter sur leur stand lors du prochain salon Equip Auto. L’événement pourrait aussi être l’occasion d’annoncer les premières modalités de déploiement du robot dans le réseau après-vente du constructeur.

Eur-Auto Pièces : un nouveau concept pour les réparateurs et distributeurs

Eur-Auto structure son offre avec le lancement d’un nouveau concept : Eur-Auto Pièces. Cette enseigne vise un public complémentaire de celui des centres autos traditionnels. Le réseau soutenu par le distributeur LAD cible tout particulièrement les distributeurs indépendants qui ne disposent pas d’atelier, ainsi que les réparateurs souhaitant proposer à leur tour des pièces détachées à la vente.

Avec cette initiative, Eur-Auto entend aider ces professionnels à diversifier leur activité, tout en bénéficiant d’un accompagnement structuré.

Parallèlement à cette annonce, l’enseigne de centres autos, historiquement ancrée dans le Grand Ouest, a étendu son maillage avec l’ouverture de deux nouveaux centres franchisés à Segré-en-Anjou Bleu (49) et Cazouls-lès-Béziers (34). Cette double implantation permet à l’enseigne d’accroître sa couverture nationale, avec désormais 54 sites, dont 22 en franchise.

Eur-Auto renforce sa visibilité

Pour accompagner ces évolutions, Eur-Auto a renforcé sa stratégie de communication. L’équipe dédiée s’est étoffée en 2024 et anime désormais les réseaux sociaux du groupe (LinkedIn, Facebook et Instagram) afin de développer la notoriété de l’enseigne.

"Nous sommes dans une très bonne dynamique de recrutement. Ces nouveaux centres illustrent la capacité de notre enseigne à répondre aux attentes des réparateurs qui souhaitent garder leur indépendance tout en bénéficiant du soutien d’un réseau structuré et innovant", complète Romain Fouché, responsable du développement d’Eur-Auto.

Prochaine étape : la première participation du réseau au salon Equip Auto de Paris, prévue en octobre 2025. L’occasion pour Eur-Auto de poursuivre le recrutement de nouveaux partenaires sur l’ensemble du territoire.

Recycler Mon Véhicule se lance dans le traitement des batteries électriques

Recycler Mon Véhicule prépare l’élargissement de son champ d’action pour intégrer les batteries de véhicules électriques. En effet, à partir d’août prochain, une nouvelle filière à responsabilité élargie du producteur (REP) verra le jour en France pour encadrer leur collecte et leur traitement.

L’éco-organisme, déjà en première ligne sur les VHU, entend capitaliser sur son expérience pour obtenir l’agrément et structurer cette nouvelle activité. Recycler Mon Véhicule offrira ainsi à ses constructeurs adhérents un accompagnement complet.

Quant aux centres VHU qui ne sont aujourd’hui pas encore habilités à démonter les batteries de véhicules électriques, l'organisme entend les accompagner dans leur mise en conformité. Précisons que les batteries seront collectées au sein de son réseau de déconstructeurs mais aussi auprès des réparateurs.

Une procédure de sélection pour la logistique et le traitement

Afin que son réseau soit opérationnel rapidement après l’obtention de l’agrément, Recycler Mon Véhicule vient de lancer un appel à candidatures destiné à sélectionner ses futurs opérateurs de traitement. La procédure repose sur des critères stricts, incluant la proximité géographique, l’expertise technique et l’insertion par l’activité économique.

Objectif : garantir un maillage territorial équitable, tout en valorisant les savoir-faire français en matière de recyclage complexe. Pour participer à ce dispositif, un formulaire dédié a été mis en ligne sur le site de l'éco-organisme.

"Notre mission est de bâtir un modèle vertueux et transparent : amélioration de la traçabilité, accompagnement des professionnels agréés, lutte contre les filières illégales, et soutien à l’innovation pour recycler des matériaux complexes (batteries lithium, plastique, verre)", annonce Vanessa Montagne, directrice générale de l’éco-organisme.

Rappelons que Recycler Mon Véhicule fédère aujourd’hui 79 marques et s’appuie sur un réseau de 820 centres agréés en métropole et outre-mer. Ces installations traitent chaque année plus d’un million de véhicules, atteignant des taux de réemploi de 11,6 % et de valorisation supérieurs à 95 %.

Gauthier Leroy, Grandblaise-Leroy : "En 12 ans, nous avons multiplié par 3,5 notre chiffre d’affaires"

Le Journal de la Rechange et de la Réparation : Grandblaise-Leroy est une entreprise historique dans votre région. Pouvez-vous revenir sur ses origines et son évolution ?

Gauthier Leroy : Effectivement, nous approchons des 100 ans. L’entreprise a été fondée en 1930 à Saint-Dié-des-Vosges par Henri Grandblaise, qui travaillait seul à ses débuts dans une petite structure de distribution de pièces auto et industrie. Mon grand-père est entré dans l’entreprise dans les années 1950, il en a progressivement pris les rênes, puis mon père a poursuivi le développement par croissance externe.

Quant à moi, j’ai repris la direction en 2013. Depuis, nous avons réalisé plusieurs acquisitions, notamment à Colmar et Mulhouse, ce qui nous permet aujourd’hui d’opérer cinq sites sur deux départements : les Vosges et le Haut-Rhin. Le siège reste à Saint-Dié. Le nom Grandblaise-Leroy est un héritage, même s’il n’y a aujourd’hui plus de Grandblaise dans le capital.

 

J2R : Quel est le périmètre de vos activités, ainsi que la structure de votre chiffre d’affaires ?

G. L. : Nous sommes organisés autour de deux pôles principaux : la pièce automobile, qui représente environ 65 % de notre activité, et la fourniture industrielle, qui en pèse 21 %. Nous avons également développé des prestations techniques à forte valeur ajoutée, notamment en hydraulique ou en équipements industriels, qui comptent pour 11 %. Enfin, une petite activité de transport représente les 3 % restants. Au total, notre groupe emploie 180 collaborateurs pour un chiffre d’affaires consolidé de 43,2 millions d’euros en 2023.

 

J2R : Vous avez pris la direction du groupe en 2013, succédant à votre père, Jacques Leroy. Quels ont été les grands tournants dans l’évolution de Grandblaise-Leroy depuis votre arrivée ?

G. L. : Nous avons adopté une stratégie de croissance structurée. En douze ans, nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par 3,5. L’un des pivots de notre stratégie est la multispécialisation : nous avons créé des divisions métiers très ciblées (mécanique, carrosserie, peinture, technique), avec des équipes expertes. En interne, nous avons également segmenté nos fonctions pour renforcer la qualité de service : call center, comptoirs, logistique…

 

J2R : Vous avez récemment inauguré un nouveau site à Illzach (68). Quelles sont les spécificités de ce site ?

G. L. : Le site d’Illzach, ouvert en 2023, répond à une nécessité de croissance. Nos gammes s’élargissent, nos flux augmentent. Il nous fallait un outil logistique plus adapté pour accompagner cette dynamique. Ce bâtiment nous permet de stocker davantage de références, d’améliorer nos délais de traitement et d’assurer une qualité de service constante.

Et ce n’est pas terminé : nous sommes en train d’acquérir un nouveau bâtiment à Colmar, deux fois et demie plus grand que le précédent, qui ouvrira en avril 2026. Cette capacité logistique est indispensable pour soutenir notre développement, tout en maintenant un haut niveau d’exigence opérationnelle.

 

J2R : Quelle est votre politique en matière de gestion de stock ?

G. L. : Nous avons aujourd’hui environ 5,5 millions d’euros de stocks répartis sur nos sites. Notre logique est d’élargir nos gammes plutôt que d’approfondir le stock sur chaque référence. En 2024, nous avons investi 375 000 euros supplémentaires pour enrichir notre offre, et nous continuerons dans cette voie.

 

J2R : Envisagez-vous d’autres croissances externes ?

G. L. : Oui, nous restons attentifs à toute opportunité cohérente avec notre implantation géographique. Cela dit, en tant que membre du réseau Autodistribution, nous avons un respect strict des zones de chalandise. Notre priorité reste donc de consolider notre position dans les Vosges et le Haut-Rhin, où il existe encore un potentiel de développement.

 

 

J2R : Quels sont les leviers de votre ancrage local ?

G. L. : Nous sommes une entreprise profondément territoriale. Nos collaborateurs sont du cru, et nous faisons tout pour créer un climat de confiance durable. Cela se traduit par une politique RH forte : près de 48 % de nos salariés en CDI ont évolué dans l’entreprise via la promotion interne. La fidélisation, la formation continue, la montée en compétence… tout cela crée une culture d’entreprise solide et une véritable connaissance client. En parallèle, notre appartenance au groupement Autodistribution nous apporte des outils puissants : sites e-commerce, systèmes de call center, référentiels produits, standards logistiques, concepts magasins… C’est une relation gagnant-gagnant.

 

J2R : Comment accompagnez-vous l’évolution technologique du métier ?

G. L. : Nous avons structuré une division technique dédiée, avec trois collaborateurs qui interviennent directement chez nos clients sur des prestations complexes : calibration Adas, diagnostic, passage au banc, etc. Nous investissons aussi dans des outils numériques pour optimiser nos processus internes. L’intelligence artificielle est, par exemple, intégrée dans certains flux d’analyse pour anticiper les commandes ou affiner les stocks. Enfin, nous mettons un point d’honneur à former nos équipes en continu : plus de 1 450 heures de formation en interne en 2024, sans compter les 1 200 heures de formation dispensées à nos clients.

 

J2R : Vous avez organisé un salon de grande ampleur en 2023. Souhaitez-vous renouveler cet évènement ?

G. L. : Nous faisons très peu de salons professionnels, nous organisons plutôt un évènement fédérateur et qualitatif de grande ampleur tous les dix ans. Le dernier était organisé sur le circuit du Géoparc de Saint-Dié-des-Vosges. Quatre jours de démonstrations, de formations, d’échanges, mais aussi de moments conviviaux autour d’un parc automobile exceptionnel. C’était à la fois un temps fort professionnel, et un signal de reconnaissance à nos clients et partenaires. Ce type d’évènement n’a pas vocation à être récurrent, mais nous avons déjà en ligne de mire le centenaire du groupe, dans cinq ans.

 

J2R : Quel regard portez-vous sur la conjoncture actuelle ?

G. L. : Notre activité reste bien orientée. Sur le premier semestre 2025, notre segment automobile affiche une croissance de 6,8 %. Nous avons un modèle stable, structuré, résilient, qui s’appuie sur des fondamentaux solides : service, proximité, largeur de gamme, qualité relationnelle. Le marché est exigeant, mais nous avons les outils pour y répondre.

 

J2R : Et sur les grandes tendances à moyen terme ?

G. L. : Les évolutions technologiques dans le véhicule (électronique, assistance à la conduite, électrification…) constituent à la fois un défi et une opportunité. Le parc roulant vieillit, ce qui maintient une forte activité en après-vente. En revanche, nous devons faire face à une guerre des prix alimentée par des plateformes étrangères souvent très agressives. Notre réponse, c’est le service. Nous assumons un positionnement premium sur le plan relationnel et technique. Le client professionnel y est réceptif.

 

J2R : Votre entreprise mène également une réflexion RSE. Où en êtes-vous ?

G. L. : Nous sommes certifiés ISO 9001 depuis 1993. En parallèle, nous avons engagé une démarche RSE ambitieuse, avec pour objectif une certification en 2026. Nos groupes de travail sont opérationnels et plusieurs actions sont en cours sur les volets environnemental, social et économique. Par exemple, notre activité transport, qui génère une empreinte carbone significative (l’équivalent de quatre fois la distance Terre-Lune parcourue chaque année), fait l’objet de réflexions spécifiques. Ce chantier sera structurant pour les années à venir.

Baisse des entrées en atelier mais des prestations mieux valorisées

Entre janvier et mai 2025, les ateliers automobiles continuent de faire preuve de solidité, dans un environnement pourtant marqué par l’instabilité du marché. C’est ce que met en lumière le dernier baromètre d’activité publié par Mobilians en partenariat avec Solware.

En mécanique, le chiffre d’affaires global s’établit à 290,3 millions d’euros. Soit un résultat quasi stable par rapport à la même période de 2024 (-0,2 %). Cette stabilité masque toutefois un recul des volumes : les entrées en atelier ont diminué de 2,6 %, pour s’établir à 40,2 véhicules traités en moyenne chaque semaine.

Un panier moyen mécanique en hausse

Malgré cette contraction de la fréquentation, la dynamique reste positive sur la valeur des interventions. Le panier moyen progresse de 2,5 %, atteignant 403,4 euros. Cette hausse résulte d’une part d’un chiffre d’affaires pièces légèrement en baisse (–0,4 %, à 198,7 millions d’euros), mais aussi d’une activité main-d’œuvre en légère hausse (+0,6 %, à 89,6 millions d’euros).

Selon Mobilians, ces indicateurs révèlent une meilleure valorisation des prestations, mais aussi une capacité d’adaptation des professionnels face aux évolutions du parc roulant et aux attentes des automobilistes.

Carrosserie : un repli modéré

Le constat est similaire pour les ateliers de carrosserie, même si le recul s’y révèle un peu plus marqué. Le chiffre d’affaires global ressort à 57,1 millions d’euros, en baisse de 2,2 % sur un an. Ce repli s’explique par une diminution des entrées en atelier (-3,8 %, à 4,1 véhicules par semaine) et des chiffres d’affaires liés aux pièces (-2 %) et à la main-d’œuvre (-2,5 %).

Là encore, le panier moyen progresse. Il gagne 1,7 %, pour atteindre 1 692,1 euros, confirmant la tendance à une montée en gamme des réparations, sans doute portée par des sinistres plus complexes ou un recentrage sur les dossiers à plus forte valeur ajoutée.

Malgré des indicateurs de fréquentation orientés à la baisse, le secteur conserve, selon Mobilians, une dynamique positive grâce à l’amélioration continue de la rentabilité par intervention. "Ces signaux démontrent la capacité du secteur à s’adapter dans un environnement en transformation, avec des perspectives solides pour la suite de l’année", conclut l’organisation professionnelle.

Pour rappel, l'indicateur Mobilians-Solware est établi à partir des données consolidées de plus de 1 200 ateliers de mécanique et de carrosserie.

Antonin Peinture, premier distributeur robotisé

C’est une première en France et vraisemblablement aussi en Europe : Antonin Peinture a robotisé son entrepôt. Le distributeur de Cugnaux (31) n’a pas hésité à investir dans une technologie jusqu’alors réservée aux géants de la logistique. En effet, ce partenaire privilégié de la marque de peinture Axalta compte 27 salariés, générant un chiffre d'affaires 2024 de dix millions d'euros. Soit, une taille bien moins importante que les exploitants habituels d'entrepôts automatisés. Le sien est entré en service en février 2025, avant d'être officiellement inauguré le 26 juin dernier.

Pour l’occasion, l’adhérent Precisium Color (AAG), lauréat des Grands Prix de la Rechange 2023, a vu les choses en grand. Clients carrossiers, équipementiers, fabricants de peinture, assureurs, représentants du groupement et de la Feda — où l’entreprise est particulièrement engagée — ainsi que de nombreux partenaires ont répondu présents. Tous sont repartis impressionnés par les capacités de cette nouvelle plateforme automatisée.

Contre la pénurie, pour le bien-être

Les invités ont pu assister en direct à la démonstration. Trois robots élévateurs circulent sans relâche entre les 17 niveaux de racks pour déposer les bacs contenant les produits commandés sur un tapis roulant. Chaque référence est scannée, numérisée et intégrée dans un système de gestion automatisé. Seuls quelques consommables restent traités manuellement.

Les robots traitent ainsi jusqu'à neuf commandes en même temps, là où un préparateur est incapable d'en gérer plus d'une à la fois. Par ailleurs, ces automates ne se trompent quasiment jamais. Mais attention, ces systèmes n'ont pas été installés pour remplacer des salariés ! La motivation première des dirigeants était de résoudre deux problématiques : la pénurie de main-d'œuvre et le bien-être au travail.

"Nous avions des collaborateurs qui partaient en retraite, certains magasiniers prenaient leur place sur la route, avec des difficultés pour en recruter de nouveaux, comme dans tous les métiers, explique Nicolas Demoulin, dirigeant d'Antonin Peinture. Nous devions penser autrement et penser autrement, c'est adopter la robotisation".

Par ailleurs, ce distributeur très sensible aux thématiques de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) cherche aussi constamment à améliorer les conditions de travail de ses salariés. "Auparavant les préparateurs faisaient entre 10 et 14 km par jour. Aujourd'hui, ils se fatiguent beaucoup moins. L'automatisation leur permet d'aller plus vite et de se consacrer entièrement à la gestion de stocks en magasin".

Le service avant tout

Le métier a lui aussi évolué. "Ce ne sont plus de «simples magasiniers». Maintenant, ils gèrent les robots, les capteurs du système, en plus des stocks. Leur métier est plus intéressant et plus il l'est, plus il sera facile d'embaucher des gens." Cerise sur le gâteau : la formation requise est infiniment plus rapide. En effet, alors que de longs mois sont nécessaires pour former un bon magasinier, deux heures suffisent pour apprendre à travailler avec les robots.

Objectif : réduire les risques d'un turn-over "déjà inexistant" dans l'entreprise. Les salariés peuvent ainsi se concentrer exclusivement sur les services vers les clients. Tandis que la manutention est presque entièrement confiée aux machines. "Car, notre intérêt est de faire passer le service à nos clients avant tout. Car, comme je le dis toujours, les fabricants de peinture n'ont pas besoin de nous si nous sommes incapables de proposer des services."

C'est une visite de la plateforme First d'AAG qui a poussé les deux dirigeants – Nicolas Demoulin et Nicolas Franchet – à sauter le pas. Mais il leur a fallu trouver le bon partenaire pour concrétiser leur vision. Le premier spécialiste contacté, habitué aux très grands sites, a décliné la demande : il n’avait jamais travaillé avec de petites structures. C’est finalement le groupe Schäfer qui a accepté de relever le défi. Ensemble, ils ont ouvert un nouveau segment de marché : l’automatisation à la taille d'une PME.

Un investissement assumé

Le chantier aura duré douze mois, sur un site en activité permanente. Tandis que la climatisation et l’alimentation électrique étaient modernisées, Schäfer concevait et installait le système robotisé. Il a également fallu interfacer l’ensemble avec l’ERP de l’entreprise. Le chantier aurait été beaucoup plus rapide à mener sur un bâtiment neuf. Mais finalement, la bascule entre organisation logistique traditionnelle et automatisée a été aussi prompte que prévu.

L’investissement est conséquent : environ 9 000 euros par mois et donc 108 000 euros par an. Il représente 3 000 euros de plus que les précédents financements d'Antonin qui arrivaient à terme. Mais, "si une société comme la nôtre est incapable d'investir 36 000 euros de plus à l'année, il faut penser autrement, estime Nicolas Demoulin. D'autant plus que cet équipement peut nous permettre de doubler le chiffre d'affaires de notre magasin".

Antonin se donne ainsi les moyens de sa croissance. "Chez Antonin, les erreurs étaient déjà très rares avant, mais là on se rapproche vraiment de la perfection", commente un invité… Et ce n’est peut-être qu’un début. Lors de la soirée, un autre automate — le robot de peinture Paint Go — a également été présenté. Comme chez les carrossiers qui s’équipent de bras automatisés, reste à voir combien de distributeurs de peinture — et au-delà, de pièces de rechange — franchiront le pas dans les années à venir.

J2R#155

Juillet/Août 2025

Magneti Marelli signe son retour sur le marché français de la batterie

Après plusieurs années d’absence sur le marché tricolore de la batterie, Magneti Marelli Parts & Services est de retour avec une offre dédiée aux véhicules légers, utilitaires, poids lourds et engins de chantier. Côté VL, la gamme compte près de 80 références de batteries de démarrage plomb-acide couvrant une large partie du parc européen et asiatique. Pour le PL, l’équipementier italien propose déjà 16 références.

Le fournisseur précise que cette nouvelle offre tient compte des dernières exigences OE. Pour le parc de véhicules légers, désormais équipé en grande partie de systèmes start-stop, les batteries doivent ainsi être capables de supporter un nombre de cycles de charge beaucoup plus élevé.

Une gamme VL étendue pour couvrir tous les besoins du marché

Sur le segment des technologies avancées, l’équipementier commercialise des batteries AGM (Absorbent Glass Material) et SST à technologie EFB (Enhanced Flooded Battery), toutes deux largement utilisées par les constructeurs automobiles en première monte. La batterie AGM, disponible en six références, affiche une résistance aux cycles de charge quatre fois supérieure à celle des batteries traditionnelles, ce qui la rend particulièrement adaptée aux véhicules récents fortement sollicités.

De son côté, la batterie SST (12 références), dotée de la technologie Graphite Power, permet de réduire les temps de charge jusqu’à 50 % tout en offrant une longévité accrue — jusqu’à trois fois supérieure à une batterie standard.

La gamme inclut également des batteries auxiliaires (AUX), proposées en quatre références. Conçues pour stabiliser la tension et alimenter temporairement les équipements de bord, ces batteries jouent un rôle de soutien à la batterie principale dans certaines conditions d’usage spécifiques.

Pour répondre à la demande toujours forte en batteries conventionnelles, Magneti Marelli décline trois familles de produits : RUN, ETS et ES. Le modèle RUN (16 références), le plus performant de la gamme, se distingue par une puissance accrue de 30 %, idéale pour les véhicules fortement consommateurs d’énergie ou soumis à des démarrages fréquents.

La batterie ETS, avec ses 31 références, couvre la quasi-totalité du parc européen et asiatique, tout en offrant un gain de puissance de démarrage de 15 %. Enfin, le modèle ES (6 références) s’adresse aux petits véhicules et constitue une solution économique pour des besoins énergétiques plus modestes.

Deux lignes : Cargo EFB EVR et Cargo HD

Quant aux constructeurs de poids lourds, ils ont profondément modifié leurs exigences vis-à-vis des batteries. La généralisation du montage sur l’essieu arrière et la multiplication des équipements électroniques à bord nécessitent des accumulateurs capables de supporter de fortes vibrations et une décharge lente prolongée. C’est dans ce contexte que Magneti Marelli a développé deux gammes distinctes.

La première, baptisée Cargo EFB EVR, se compose de trois modèles conçus pour répondre aux sollicitations les plus sévères. Conformes à la norme européenne V4 sur la résistance aux vibrations, ces batteries intègrent la technologie Graphite Power, qui accélère les cycles de charge. Elles ciblent les véhicules récents, particulièrement énergivores ou peu sollicités durant de longues périodes.

La seconde ligne, Cargo HD, compte 12 références pensées pour un usage plus classique. Robustes et fiables, elles sont destinées aux véhicules utilitaires légers et poids lourds opérant dans des conditions standards.

Des batteries à découvrir à Equip Auto

À l’occasion de ce lancement, Magneti Marelli a tenu à rappeler son savoir-faire dans le domaine de la batterie. Cette expertise remonte à 1929, avec la production des premières unités dans son usine de Milan. Depuis, l’équipementier a élargi ses activités à d’autres secteurs, comme l’électromobilité, le ferroviaire ou le militaire.

"Nous avons décidé de relancer notre gamme de batteries sur le marché français à l’occasion du renouvellement de notre offre. Reconnues pour leurs qualités et performances, nos batteries sont installées en première monte par différents constructeurs de véhicules industriels et sont une référence sur le marché de l'après-vente, partout dans le monde", confirme Marco Travaglia, directeur France de Magneti Marelli Parts & Services.

Les professionnels pourront découvrir cette nouvelle gamme sur le stand F073 (Hall 1) du salon Equip Auto Paris, du 14 au 18 octobre, à Paris Expo Porte de Versailles.

L’intelligence artificielle entre dans les ateliers Renault

Chez Renault, l’intelligence artificielle révolutionne le diagnostic automobile. Pour optimiser la performance de ses ateliers, le constructeur vient, en effet, de déployer deux nouvelles solutions innovantes reposant sur l’IA.

"Diag du bruit" : écouter pour mieux réparer

La première, baptisée "Diag du bruit", surprend par son originalité. Le principe est simple : identifier une défaillance potentielle du véhicule grâce aux signaux sonores qu’il produit. Renault a constitué une véritable bibliothèque sonore regroupant environ 20 000 enregistrements différents, associés aux verbatims des clients et à divers mots clés.

Parmi ces fichiers, 2 000 ont été soigneusement nettoyés et servent désormais à alimenter l’IA, qui utilise la méthode dite du "plus proche voisin". Frédéric Clevede, expert data & IA du groupe, précise : "Chaque bruit enregistré est associé à une préconisation précise d’intervention. Cela permet aux équipes de gagner en efficacité dès l'accueil du client".

À son arrivée, le conseiller après-vente peut ainsi renseigner dans l’outil quelques mots clés décrivant le bruit signalé, puis écoute et valide avec lui l’enregistrement correspondant. À l’atelier, les techniciens bénéficient eux aussi de cette assistance lors des premières étapes de diagnostic. "L’objectif, à terme, est de réduire les demandes d’assistance de 10 %", annonce Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic.

Un "Shazam du diagnostic"

Le dispositif est actuellement accessible à 150 opérateurs de la hotline et 200 utilisateurs du réseau via le portail New Dialogys. D’ici la fin de l’année, il sera déployé à grande échelle auprès de 8 000 utilisateurs, avec une ouverture à l’international prévue pour 2026. Cette solution est appelée à évoluer constamment grâce aux retours et aux expériences cumulées du réseau.

"C’est un outil qui sera nourri par les contributions et les apprentissages des équipes. Notre ambition ultime est d’offrir à nos clients un véritable « Shazam du diagnostic »", souligne François Delion, directeur de l'après-vente Renault. À terme, grâce à une application spécifique intégrée au système multimédia du véhicule, les clients pourront même enregistrer eux-mêmes les bruits suspects et les transmettre automatiquement à l’atelier avant leur rendez-vous, facilitant ainsi une prise en charge préventive.

Diag Predict : anticiper les interventions

La seconde solution, Diag Predict, vient enrichir les fonctionnalités du service Remote Diag lancé en 2024. Grâce à l’intelligence artificielle et à une méthode dite de "Random forest", cet outil propose une prédiction des pièces potentiellement en cause à partir de la liste de codes défauts établie lors du diagnostic électronique.

Selon Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic, Renault mise sur l’IA pour réduire les demandes d’assistance et gagner en efficacité en atelier. ©J2R

Selon Emmanuel Laurain, chef de service diagnostic, Renault mise sur l’IA pour réduire les demandes d’assistance et gagner en efficacité en atelier. ©J2R

Pour garantir une fiabilité optimale, Renault a développé une bibliothèque complète de modèles adaptés aux différentes familles de véhicules, en commençant par les architectures les plus complexes. À terme, toute la gamme du constructeur sera couverte par cette innovation, permettant d’établir près de 60 % des diagnostics avec une prédiction claire et précise.

Actuellement opérationnel sur quatre familles de véhicules et 350 pièces de rechange, Diag Predict sera progressivement déployé dans tout le réseau dès 2026. Cette innovation permet non seulement de gagner du temps (de 10 min à 1 h selon les interventions), mais aussi de favoriser l’intelligence collective au sein du réseau au losange, en capitalisant sur les interventions passées.

Logicat et le CFPA s’allient pour former 3 000 réparateurs indépendants

Spécialiste des solutions techniques pour les ateliers, Logicat s'associe à CFPA France, l’organisme de formation de la Fédération nationale de l’automobile (FNA), pour un partenariat stratégique. Leur objectif : former 3 000 réparateurs indépendants dans toute la France. Un accord qui mise sur la montée en compétence des professionnels pour faire face aux mutations du secteur.

Dans un contexte de forte évolution technologique et réglementaire, ce partenariat entend offrir des parcours de formation opérationnels adaptés aux réalités du terrain. Logicat, connu pour ses outils de gestion, de diagnostic et ses services connectés, s’appuie sur l’expertise pédagogique du CFPA pour proposer des modules directement utilisables en atelier.

"Ce partenariat illustre notre volonté commune d’accompagner les professionnels face aux mutations de la filière", déclare Aliou Sow, secrétaire général du CFPA et de la FNA.

Formation de proximité et ancrage local

Les formations seront déployées sur l’ensemble du territoire, en lien avec le réseau Logicat et ses partenaires locaux. Objectif : constituer un maillage d’interlocuteurs capables d’anticiper les évolutions techniques et d'accompagner les petites structures dans leur modernisation.

"La formation est un levier stratégique pour nos clients. Ce partenariat permet d’aller plus loin dans notre accompagnement", souligne Badr Boukili, directeur général de Logicat.

En combinant outils technologiques et pédagogie métier, les deux structures veulent faire de la formation un vecteur de performance et de pérennité pour les ateliers indépendants. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme visant à renforcer la résilience des acteurs face aux transformations de la filière automobile, notamment liées à la mobilité électrique et à la digitalisation des services.

Capteur TPMS défaillant ? Découvrez comment le remplacer en quelques étapes

Avec son salon, Jacob Services cultive sa proximité

Les idées valent parfois mieux que les moyens. À l'échelle de la rechange tricolore, Jacob Services demeure un petit distributeur. Avec son chiffre d'affaires de 6,2 millions d'euros, l'adhérent Precisium basé au Creusot (71) ne peut rivaliser avec les géants du secteur.

Toutefois, celui-ci a toujours su se différencier des autres en cultivant sa différence. Sa science du service client, le travail de maillage réalisé sur sa zone de chalandise ou encore son sens du marketing (avec une image et des logos soignés) sont assurément ses points forts.

Mais depuis dix ans, Jacob Services a aussi su faire parler de lui grâce à un autre atout. Si de nombreux distributeurs de pièces détachées organisent chaque année leur propre salon, l'entreprise dirigée par Yanis Jacob a réussi de son côté à en faire un évènement très attendu de l’écosystème régional.

Des bénévoles aux petits soins

Organisée les 26 et 27 juin derniers, la cinquième édition du salon a confirmé cette dynamique. Durant deux jours, 2 200 personnes se sont pressées au circuit Vaison de Torcy, encadrés par 80 bénévoles (amis, connaissances ou salariés retraités), pour y croiser de nombreux spécialistes de la rechange et découvrir un salon pas tout à fait comme les autres.

"C'est un évènement qui nous demande beaucoup de travaille mais dont on est très fier, explique le dirigeant. Ce salon est très apprécié par nos clients et nos partenaires qui se réunissent dans un cadre chaleureux, avec la possibilité de faire des affaires." Dans les allées, 70 exposants étaient de la partie dont quelques-uns avec des structures XXL.

Des exposants présents en force

Milwaukee avait par exemple déplacé son semi-remorque de démonstration récemment aperçu aux 24 Heures du Mans. D'autres équipementiers comme Clas, Texa, Gys, Champion, Beta ou Muller Automotive étaient eux-aussi présents en force. De grands noms tels que Valeo ou Hella ont également fait le déplacement. "C'est un rendez-vous incontournable pour Sodise", confirme Ugo Morin, directeur général du fournisseur d'outillages et d'équipements d'ateliers.

Même son de cloche pour Christophe Tassi, directeur commercial IAM France de TMD Friction, qui souligne la renommée acquise par l'événement dans la région. "Lors de la dernière édition, plusieurs centaines de réparateurs ont fait le déplacement pour découvrir les nouveautés des fournisseurs. Le salon prend de l'ampleur à chaque fois ! Finalement, il est à l'image du dynanisme de Jacob Services", indique-t-il.

Alors que le distributeur s'est ouvert cette année au monde de l'industrie, un an après avoir finalisé une autre diversification dans la peinture, le salon se voulait à l'image des multiples expertises du distributeur avec une organisation autour de plusieurs pôles : le poids lourd, la peinture, l'industrie, etc.

Un investissement qui rapporte

"D'une certaine façon, c'est un peu l'expérience qu'on veut faire vivre à nos clients. Certains nous font confiance sur une activité et quand ils voient ça, ils comprennent qu'on peut leur apporter bien d'autres choses et la relation prend une autre tournure."

Avec un budget d’environ 50 000 euros, l’organisation d’un tel événement représente un effort conséquent pour une entreprise de cette taille. Mais l’investissement s’avère rentable. Entre 20 000 et 25 000 euros sont couverts par la participation des exposants tandis que le reste est amorti par les affaires conclues sur le salon ou dans les semaines suivantes

"L'an passé, dès la première journée, nos ventes avaient permis d'atteindre l'équilibre, développe Yanis Jacob. Et à chaque fois, ce salon booste notre activité, notamment dans les deux mois qui suivent son organisation où les commandes se multiplient."

Une autre idée de la performance

Cette année encore, les affaires ne constituaient pas l'unique ligne directrice. Fidèle au dirigeant qu'il est, profondément humain et attaché aux moments de convivialité, Yanis Jacob proposait à ses convives des baptêmes à moto ainsi que dans des voitures de collection ou de sport, mais aussi des sessions de karting.

"C'est à notre image, convivial et festif, ajoute encore le patron. Cette entreprise est une belle réussite humaine parce qu'on pense davantage à servir nos clients qu'à gagner coûte que coûte de l'argent." Rendez-vous est pris dans deux ans pour la prochaine édition.

 

Omia se positionne pour moderniser les cabines de peinture des carrossiers

Les Caisses d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) allouent jusqu'à 25 000 euros de subvention aux réparateurs pour installer une cabine de peinture conforme au code du travail. Le détail des critères est indiqué sur les sites des Carsat (comme ici).

Cependant, cette subvention nationale reste à durée et à budget limités. Omia souligne donc l'opportunité unique offerte par ce dispositif, pour les carrossiers. D'autant plus que leurs demandes sont traitées par ordre chronologique. Seules celles les ayant finalisées dans les temps pourront en bénéficier.

Le fabricant de L'Isle-d'Espagnac (16) rappelle l'enjeu de ce dispositif visant à moderniser la protection des techniciens dans l'atelier. Celui qui installe 600 cabines par an, en France et à l'étranger, insiste sur l'intérêt pour les carrossiers de se conformer à la réglementation.

Lutter efficacement contre les dangers des COV

En effet, les cabines de peinture les plus récentes assurent de meilleures performances contre les COV (composés organiques volatils) que les anciennes. Leurs moyens de captation à la source des émissions produites sont plus efficaces pour les rejeter à l'extérieur du bâtiment. Elles préservent donc mieux la santé des salariés, réduisant les arrêts de travail qui pénalisent les activités des carrossiers.

Par ailleurs, une cabine de peinture modernisée améliore aussi leur image vis-à-vis de leurs clients et apporteurs d'affaires.

L'enjeu est d'assurer une protection contre les expositions répétées aux COV. Ceux-ci font partie des composants intégrés dans les solvants et les peintures. Leur inhalation provoque des troubles respiratoires, des maux de tête, et peuvent entraîner des maladies graves à long terme (troubles cardiaques, cancer, etc.).

Or, lors de l'application de peinture, jusqu'à 50 % du poids de la peinture peuvent s'évaporer dans l'atmosphère de travail. D'où l'intérêt de se protéger avec des systèmes d'aspiration et de filtration efficaces… Et l'engagement des Carsat dans ce domaine.

SAV structuré

Ces dernières ont lancé une subvention nationale à destination des entreprises de 1 à 49 salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale. Baptisée "Captage cabine de peinture", cette mesure "ouvre une fenêtre rare pour les professionnels", affirme Omia. Elle vise les cabines fermées et ouvertes (à ventilation verticale ou horizontale), box de préparation (avec captation des vapeurs), équipements de nettoyage automatique, ainsi que les formations à la maintenance de ces équipements et la vérification des performances aérauliques, acoustiques et électriques.

Les aides disponibles couvrent jusqu’à 50 % du coût HT des équipements, et 70 % des dépenses liées aux vérifications et formations, avec un plafond de 25 000 euros.

Soient autant de services que le fabricant angoumoisin assure en accompagnant l'installation des cabines chez les réparateurs. Il met ainsi à leur disposition une équipe projet dédiée, ainsi qu'un bureau d’études de 25 techniciens. Tandis que son SAV repose sur une hotline, un réseau national de techniciens et un stock de 8 000 pièces.

Enfin, la marque met en avant son expérience, avec 25 000 cabines installées depuis 1968 (dans les carrosseries et l'industrie). Autant de services visant à apporter de la sérénité aux PME de carrosserie.

Pièces de rechange : quel bilan d'activité pour mai 2025 ?

Malgré les traditionnels ponts du mois de mai, qui ont pesé sur les affaires, les distributeurs de pièces automobiles et poids lourds affichent un bilan honorable. L’indicateur Feda-Xerfi révèle une croissance modeste de 0,6 %. Depuis le début de l’année, les chiffres témoignent d'une légère hausse cumulée de 0,5 %. Une stabilité apparente qui masque néanmoins des réalités locales contrastées.

Dans le détail, le marché des véhicules légers (VL) affiche une stabilité relative (+0,5 %), avec cependant des performances variables selon les familles de produits et de services. Si la pièce mécanique porte la croissance (+1 %), la situation est nettement plus mitigée en peinture-carrosserie (-1,5 %). De leur côté, les équipements et l'outillage (-1,5 %) ainsi que les interventions en atelier (-3 %) reculent également.

L’activité PL soutenue par le matériel d’atelier

Le segment poids lourd connaît lui aussi une progression modérée (+1 %), principalement portée par la famille équipements et outillages (+30 %). À l’inverse, les ventes de pièces (-1 %) ainsi que les interventions en atelier (+0,5 %) enregistrent des résultats moins convaincants.

Distribution de pièces : l’activité poursuit son redressement en avril 2025

Malgré ces chiffres en demi-teinte, la Feda conserve son optimisme, soulignant une dynamique positive engagée depuis mars, qui devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Texa France lancera l'Ediag Charger à Equip Auto

Tous les voyants sont au vert pour Texa France. À l'approche de son 20e anniversaire, l'équipementier affiche une croissance de 15 % sur les cinq premiers mois de l’année. Son activité est portée par la montée en puissance des systèmes de calibration Adas, ainsi que des solutions de diagnostic dans les segments VL, agricole et TP. La filiale française du fabricant italien prépare également l’introduction d’un nouvel équipement dédié aux véhicules électrifiés.

L'Ediag Charger présenté à Equip Auto

C'est à Equip Auto, en octobre prochain à Paris, que Texa dévoilera, en effet, l'Ediag Charger. Cet équipement multifonction combine recharge (AC/DC) et diagnostic haute tension. Il se positionne sur le créneau de la maintenance des véhicules électrifiés, sans nécessiter d’infrastructure lourde ni de personnel habilité haute tension.

Compact et mobile, l’appareil est disponible en trois puissances (22, 30 et 60 kW), et s’adapte intelligemment à l’infrastructure électrique des ateliers.

"L'Ediag Charger permet aux ateliers de franchir un cap technologique : c’est une solution mobile, complète et évolutive, qui combine recharge et diagnostic intelligent dans un seul outil. Il répond concrètement aux enjeux de la transition énergétique en atelier", explique Francis Pegues, directeur général de Texa France.

RSE : la carte maîtresse de Carglass face à la concurrence

Alors que les critères RSE deviennent incontournables pour les assureurs, apporteurs d’affaires indispensables dans l’activité vitrage automobile, Carglass se targue d’avoir pris une longueur d’avance sur le sujet. La réduction des émissions carbone est, depuis déjà plusieurs années, un enjeu stratégique majeur pour l’enseigne.

Entre 2021 et 2024, le réseau a abaissé en France ses émissions de CO₂ de 55 % sur les scopes 1 et 2, surpassant les objectifs fixés par sa maison mère, le groupe Belron, au niveau international. "Nous croyons fermement que la responsabilité environnementale doit s’inscrire dans la durée. Ce n’est pas incompatible avec un développement économique vertueux, bien au contraire", soutient Dominique Cadiou, directeur commercial de Carglass France.

L’enseigne doit notamment ces résultats à son programme baptisé "Impact Plus", structuré autour d’objectifs précis sur les émissions de CO₂, le recyclage, la mobilité durable et la gestion des déchets.

Réparation du vitrage : une priorité pour Carglass

L’un des leviers majeurs de cette stratégie se concentre sur la réparation des vitrages plutôt que leur remplacement. Carglass assure faire figure de précurseur sur le sujet en faisant du "réparer avant tout" sa marque de fabrique depuis les années 1990. "Fort de cet engagement, nous maintenons un taux de réparation supérieur à 30 %. C’est probablement le plus élevé du marché", précise Dominique Cadiou.

Pour les assureurs, les bénéfices sont manifestes : le coût moyen d'une réparation s'élèverait à 100 euros contre 900 euros pour un changement de pare-brise. Fort de ces chiffres, le directeur commercial de Carglass estime que favoriser davantage la réparation serait une stratégie bien plus efficace que lutter uniquement contre la surenchère de cadeaux dans certains réseaux. "C'est là que se trouve la solution pour baisser la charge sinistre dans le vitrage, qui s'élève à environ 1,8 milliard d'euros", insiste-il.

Sur le plan environnemental, la réparation est tout aussi vertueuse : 99 % de déchets en moins par rapport au remplacement d’un pare-brise, et 80 % de réduction des émissions de CO₂ sur l’ensemble du cycle logistique. Pourtant, cette démarche rencontre de nouvelles contraintes avec les vitrages modernes, équipés de technologies Adas (caméras, radars, etc.) qui rendent certaines zones non réparables. Un enjeu supplémentaire pour sensibiliser les conducteurs à adopter le réflexe de la réparation.

"Un conducteur a en moyenne un sinistre vitrage tous les 13 à 14 ans. Il n'y a pas de fréquence d’usage suffisante pour créer un réflexe réparation. C'est pour cela que nous devons communiquer sans relâche", rappelle Dominique Cadiou.

Recyclage et mobilité électrique

Le recyclage constitue un autre volet majeur des engagements de l’entreprise. Carglass affiche un taux de recyclage de 99 % du verre récupéré et de 95 % sur l’ensemble de ses déchets d’activité, chiffres stables depuis plusieurs années. Cette démarche s’accompagne d’une utilisation à 98 % d’électricité renouvelable dans ses centres et bureaux, et d’une vigilance renforcée sur la réduction des déchets.

En matière de mobilité, le spécialiste du bris de glace est également passé au vert grâce à une flotte d’environ 400 ateliers mobiles électriques. Un véritable atout alors que la demande pour le service à domicile est croissante. En parallèle, Carglass s’est penché sur l’optimisation des tournées en adoptant notamment une logistique inversée. En effet, les unités mobiles repartent systématiquement avec les vitrages déposés, évitant ainsi les trajets inutiles et les émissions associées.

Un réseau en constante expansion

Cette stratégie RSE est renforcée par plusieurs certifications telles que l’ISO 14001 et la médaille Platinum Ecovadis, avec un score de 89/100. "C’est un standard parfois exigé dans les appels d’offres, et ne pas l’avoir peut même être disqualifiant", indique Dominique Cadiou.

À l’heure où les exigences des partenaires (assureurs, gestionnaires de flottes) deviennent de plus en plus fortes en matière de durabilité, la démarche engagée par Carglass devient donc un levier de compétitivité (les apporteurs d'affaires représentent les trois quarts de son activité). Qui plus est face à une concurrence qui s’est fortement développée ces dernières années : le marché compterait aujourd’hui près de 20 000 points de réparation de bris de glace !

Pas de quoi inquiéter la filiale française du groupe Belron qui enregistre une croissance continue malgré ces nouveaux entrants  (Midas, Cary, Point S, etc.) sur le marché. Passé de 512 à 558 millions d’euros entre 2022 et 2023, son chiffre d’affaires a connu une nouvelle progression "significative" en 2024. Une dynamique que l’enseigne entend bien entretenir grâce à son engagement RSE mais aussi à un maillage toujours plus dense du territoire. Carglass s’appuie aujourd’hui sur 417 centres succursales, et 340 centres Connect. L’enseigne est aussi présente dans 62 stations-service TotalEnergies et 43 centres autos Norauto. Soit un réseau global de 862 points de service.

Réparer durablement : le pari gagnant du Garage Morhet

C’est entre prés, bois et zones pavillonnaires qu’est implanté ce site de réparation automobile devenu un modèle du genre. À Saint-Michel-sur-Orge (91), le Garage Morhet se réinvente sous le signe de l’écoresponsabilité. En janvier 2024, son équipe a emménagé dans une carrosserie flambant neuve, conçue selon les principes les plus rigoureux de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Ses dirigeants, Antoine Morhet, son épouse Catherine et son frère Olivier, s’étaient engagés dans cette voie avant même de s’approprier ces nouveaux murs. Adhérent du réseau Acoat Selected, le garage s’est porté volontaire pour être l’une des trois premières carrosseries françaises à expérimenter le programme "Sustainable Repair Network" (Réseau de réparation durable) d’AkzoNobel.

Le fabricant de peinture néerlandais a déployé cette initiative pour réduire les émissions de CO₂ liées à l’emploi de ses produits. Ce programme repose sur son outil digital CO₂ eRepairCalculator, qui collecte les émissions de gaz à effet de serre (CO₂, méthane, protoxyde d’azote) et de composés organiques volatils (COV), puis les restitue sous forme de tableaux de bord. Objectif : aider les ateliers à évaluer et à optimiser leurs performances environnementales.

Préparer l’avenir de la réparation-collision

"Le déclic environnemental est venu sur le tard chez moi. Je n’ai pas été élevé dans cette culture", confie Antoine Morhet. Sensibilisé par ses enfants, le dirigeant s’est d’abord penché sur le sujet avec la gestion des déchets. Par la suite, le carrossier a été marqué par le documentaire d’Al Gore en 2006 (Une vérité qui dérange), et s’est intéressé aux travaux de l’expert du changement climatique Jean-Marc Jancovici, le très médiatique créateur du bilan carbone pour l’Ademe.

Toutefois, le carrossier refuse tout dogmatisme écologique, essayant "de faire la part des choses" et restant éloigné des polémiques. Le réparateur se dit d’ailleurs parfaitement conscient que son activité repose sur l’usage de produits pétroliers et sur une consommation énergétique significative. "Je me suis donc dit que je devais également prendre ma part d’effort."

Carrosserie Morhet atelier

Dans l'atelier, l'espace permet de fluidifier le parcours des véhicules et de sécuriser le travail des employés. ©Carrosserie Morhet

Au-delà de ses convictions, l’analyse des évolutions du marché l’a conduit à s’engager dans cette voie. D’une part, la réglementation européenne CSRD contraint assureurs et fabricants de peinture à influer sur leurs partenaires (notamment carrossiers) pour généraliser les pratiques RSE. Une tendance qui risque de toucher plus directement les réparateurs à un moment ou à un autre…

En outre, la jeune génération, plus soucieuse d’environnement, infléchit déjà les attentes des clients de demain. "La génération de mes enfants sera plus sensible aux problématiques environnementales. Il faut s’y préparer", ajoute-t-il.

Autre motivation : assurer l’avenir de l’entreprise. Antoine Morhet pense que l’avenir de la carrosserie passe par des structures rationalisées, capables d’absorber de plus gros volumes. "L’une de mes motivations était aussi de préparer ma sortie. Quand ce moment viendra, je transmettrai une entreprise viable et obtiendrai donc aussi un retour sur investissement grâce à ces efforts", complète le dirigeant. Autant de points qui ont poussé l’équipe à mûrir ce projet pendant cinq ans.

Une carrosserie agrandie et pensée pour durer

L’entreprise est ainsi passée d’un bâtiment de 400 m² avec 800 m² de foncier à un site de 1 000 m² construit sur un terrain de 4 000 m². Cette nouvelle carrosserie a été dimensionnée pour accueillir à terme des panneaux photovoltaïques – ce qui a impliqué un surcoût au moment de son financement. "Nous ne les avons pas encore installés car ils sont trop chers. Nous voulions d’abord rentabiliser la cabine de peinture, sans nous lancer dans plusieurs chantiers en même temps", précise Antoine Morhet. L’investissement global, de l’achat du foncier à l’équipement complet, se situe entre deux et trois millions d’euros.

Le site a permis de presque doubler les effectifs (de 8 à 14 salariés) et d’augmenter l’activité, passant de 800 à environ 1 300 véhicules réparés par an. Le chiffre d’affaires, qui s’élevait à plus de 1,8 million d’euros en 2023, a progressé d’environ 55 %. La nouvelle carrosserie est installée sur une parcelle jouxtant l’ancien atelier. À l’extérieur, le visiteur se gare d’abord sur un parking au revêtement gazonné, qui laisse les eaux pluviales s’infiltrer dans le sol. Puis, en entrant à l’accueil, il constate que l’entreprise obéit aux critères les plus récents de la réparation automobile.

Équipements de peinture RSE

Depuis l’élégant comptoir blanc et noir, les clients sont accueillis dans un espace moderne et vitré, offrant une vue sur l’atelier. Ce dernier est vaste, laissant de l’espace aux réparateurs pour opérer confortablement sur les véhicules. Les postes de travail sont dotés de tables élévatrices assurant ergonomie et sécurité pour les techniciens.

Carrosserie Morhet cabine de peinture

La cabine de peinture connectée Weinmann Technologies permet de surveiller et d'optimiser sa consommation énergétique. ©Carrosserie Morhet

La plus importante contribution à la protection de l’environnement dans l’atelier réside dans les installations conçues par Weinmann Technologies. Le spécialiste a installé des aires de pulvérisation, un laboratoire et une cabine de peinture économes en énergie et sûrs. Son puissant système d’aspiration centrale réduit les émissions de COV et protège la santé des salariés.

Surtout, la cabine est intelligente. Connectée, elle calcule sa consommation énergétique par cycle et s’éteint automatiquement lorsqu’elle n’est pas utilisée. Ses données permettent donc à son exploitant d’ajuster et de maîtriser ses coûts de fonctionnement.

Des gestes simples, un impact concret

Mieux, cet équipement permet d’affiner l’étude des consommations énergétiques et des émissions de CO₂ nécessaires pour réparer un sinistre en carrosserie. "Weinmann Technologies est le premier fabricant de cabines à proposer un automate donnant une empreinte carbone mensuelle. Ces données sont essentielles pour notre reporting", souligne Antoine Morhet. À terme, il espère pouvoir comparer ses performances à celles d’ateliers voisins, pour challenger ses équipes et poursuivre l’amélioration continue. "Je trouve que c’est une dynamique intéressante."

Carrosserie Morhet aire de pulvérisation

Même l'aire de pulvérisation, également conçue par Weinmann Technologies, est dotée d'équipements de levage et d'un système d'aspiration optimisé pour réduire la pénibilité des travaux. ©Carrosserie Morhet

Outre le déploiement de moyens importants, l’entreprise applique des mesures simples mais efficaces. Par exemple, l’atelier emploie de préférence des produits et consommables écoconçus. De plus, les salariés sont sensibilisés à la lutte contre le gaspillage. Tandis que les dirigeants suivent avec précision l’utilisation des consommables. Un bon sens qui rapproche le garage francilien de l’époque où les carrossiers évitaient de gaspiller leurs ressources. Par exemple, lorsqu'ils récupéraient des journaux pour masquer les véhicules.

Grâce à ce modèle vertueux, Antoine Morhet est convaincu que la carrosserie familiale prend de la valeur. Les efforts de l’entreprise ont d’ailleurs été distingués par plusieurs récompenses. Mais surtout, les apporteurs d’affaires n’ont pas discuté ses demandes de revalorisation de taux horaire. Un signe que l’image de durabilité et de professionnalisme véhiculée par l’atelier s’inscrit parfaitement dans l’air du temps, tout en répondant aux exigences de ses partenaires.

Airbags Takata : le gouvernement étend l’immobilisation à 1,7 million de véhicules

La défaillance des airbags Takata continue de faire peser une menace sérieuse sur la sécurité des automobilistes. L’accident impliquant une Citroën C3, le 11 juin dernier à Reims (51), a causé la mort d’une conductrice de 36 ans. À l’approche des grands départs estivaux, ce drame a conduit les autorités à revoir l’évaluation des risques effectuée jusqu’alors par les constructeurs.

Le ministère des Transports a annoncé ce 24 juin une nouvelle salve de mesures. La procédure d’immobilisation (stop drive) s’applique désormais à 800 000 véhicules supplémentaires. Ce qui porte à 1,7 million le nombre total de voitures interdites de circuler en raison de la présence d’un airbag Takata à risque.

Sont désormais concernés l’ensemble des modèles équipés du coussin gonflable de l'équipementier japonais dans les départements et régions d’Outre-mer, en Corse, ainsi que tous les modèles construits jusqu’en 2011 sur le reste du territoire métropolitain. Les propriétaires sont invités à ne plus utiliser leur voiture et à contacter rapidement leur concessionnaire ou réparateur agréé.

Rappel généralisé des véhicules à risque

Parallèlement, le gouvernement a ordonné un rappel général de toutes les voitures équipées d’un airbag Takata fonctionnant au nitrate d’ammonium sans agent desséchant, quelle que soit leur date de fabrication. Cette technologie est celle qui a provoqué des accidents à répétition dans le monde entier depuis une décennie. Au total, ce sont 2,5 millions de véhicules qui font désormais l’objet d’un rappel en France.

"Cette décision vise à adresser un message clair et ferme aux constructeurs, tout en incitant les propriétaires de véhicules concernés à faire vérifier leur voiture dès que possible", précise le ministère des Transports.

Des obligations renforcées pour les constructeurs

Pour accompagner ces décisions, un arrêté ministériel sera publié dans les prochains jours. Il doit imposer de nouvelles exigences aux constructeurs, notamment en matière de service et de réactivité : mise à disposition de solutions de mobilité pour les automobilistes immobilisés, délais fixés pour les réparations et niveau minimal de stock de pièces disponibles.

Depuis sa prise de fonctions, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a renforcé le suivi des rappels et les obligations des constructeurs. Une mission d’inspection, lancée en février, doit prochainement remettre ses conclusions. D’autres mesures pourraient encore être prises à leur issue.

Grands Prix de la Rechange : pourquoi il ne faut pas manquer l’édition 2025

Comme chaque année, les Grands Prix de la Rechange (GPR) réuniront les acteurs clés de l’après-vente automobile autour d’un programme pensé pour nourrir la réflexion et valoriser les initiatives du secteur. Pour cette édition 2025, l’événement organisé en partenariat avec la Feda aura lieu le mardi 8 juillet 2025 dans un lieu aussi moderne que symbolique : Métal 57, à Boulogne-Billancourt, ancien site industriel du groupe Renault, devenu lieu d’innovation et de rencontres professionnelles.

L’ouverture des débats est confiée à un témoin de choix : Franck Baduel, CEO d’Alliance Automotive Group Europe. Pendant un échange en tête-à-tête, le dirigeant dressera un état des lieux de la stratégie du groupe, filiale de Genuine Parts Company, et livrera sa vision sur l’évolution du marché de l’après-vente à l’échelle européenne. Un temps fort attendu, qui donnera le ton d’une journée résolument tournée vers les transformations en cours.

L’intelligence artificielle en première ligne

L’intelligence artificielle, omniprésente dans les débats économiques et technologiques, occupera une place centrale au sein de cette édition. Elle fera d’abord l’objet d’une carte blanche confiée à Rodolphe Gelin, expert leader en intelligence artificielle chez Renault Group. À travers cette intervention, les participants auront un aperçu des projets concrets menés par le constructeur, notamment dans le champ de l’IA générative.

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Les Grands Prix de la Rechange 2025 réuniront la filière aftermarket autour d’une journée d’échanges, d’analyses et de distinction des initiatives les plus marquantes. ©J2R

Dans la foulée, une première table ronde viendra approfondir les impacts concrets de l’IA dans l’aftermarket. Intitulée "IA et aftermarket : des promesses aux applications concrètes", elle réunira plusieurs personnalités issues de la rechange et de l’innovation technologique. Parmi elles, Audrey Bidart, directrice générale de Nexus Automotive France, Badr El Idrissi Mokdad, cofondateur de la start-up Sandra AI, Elliot Langella, lead supply chain scientist chez Lokad ainsi que Sébastien Thiriez, responsable des ventes diagnostics chez ZF Group.

Ensemble, ils évoqueront les cas d’usage les plus prometteurs : maintenance prédictive, diagnostic assisté, gestion des stocks, automatisation des processus. Des exemples concrets viendront illustrer l’évolution rapide de la filière face à ces nouvelles technologies.

La circularité, nouvel axe de développement

Autre pilier de cette édition : l’économie circulaire. Ce thème, désormais incontournable dans l’après-vente, fera l’objet d’une carte blanche confiée à Matthieu Noël, analyste chez Roland Berger. Ce dernier apportera son éclairage sur les dynamiques de transformation à l’œuvre dans l’aftermarket, où la circularité tend à s’imposer comme un modèle économique viable, en phase avec les attentes environnementales et réglementaires.

Une seconde table ronde, baptisée "Économie circulaire : de la contrainte à l'opportunité ?", viendra illustrer ces propos à travers des retours d’expérience concrets. Elle mettra en lumière les stratégies d’acteurs engagés sur différents segments du marché. Seront notamment présents Florence Bailleul, directrice générale d’Indra Automobile Recycling, Hugo Barberot, directeur commercial du groupe GPA, Laurent Cabassu, directeur général du manufacturier Black Star, ainsi que Julien Dubois, président du métier remanufacturing au sein de Mobilians et fondateur de Valused.

Leurs échanges mettront en perspective la montée en puissance du réemploi, du recyclage et du remanufacturing, dans un contexte où la durabilité devient un levier de compétitivité.

Des distinctions pour valoriser l’innovation

La journée sera également rythmée par deux cérémonies. D’abord celle des stagiaires de la dernière promotion de l’École de commerce de la filière automobile (ECFA) qui recevront leurs diplômes de fin d'études.

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

La journée s’achèvera par un cocktail convivial, propice aux échanges informels entre les professionnels de la rechange automobile. ©J2R

Puis, à partir de 17h30, la traditionnelle cérémonie des Grands Prix de la Rechange viendra clore l’événement, en mettant à l’honneur les distributeurs qui se sont illustrés au cours des derniers mois. Enfin, la journée s’achèvera à 19h30 autour d’un cocktail, l’occasion pour les participants de prolonger les échanges dans une ambiance détendue et conviviale, propice au networking.

Ne manquez pas cette occasion de vivre, avec nous, ces temps forts. Il est encore temps de vous inscrire via ce formulaire. Rejoignez la communauté de l’après-vente le 8 juillet, à Metal 57, pour célébrer ensemble les initiatives qui font avancer la filière !

En attendant, (re)vivez en images les temps forts de l’édition 2024 :

Jérôme Brunner rejoint Purflux Group pour piloter les ventes poids lourd

Jérôme Brunner poursuit son parcours dans l’après-vente poids lourd. Il vient d’annoncer sur son compte LinkedIn sa prise de fonction en tant que directeur commercial poids lourd IAM chez Purflux Group. Il supervisera les ventes des produits de l’équipementier, spécialiste de la filtration, sur le marché de la rechange indépendante PL.

Pour mémoire, Purflux Group est né en 2024 de la cession des activités filtration du groupe Sogefi au fonds d'investissement américain Pacific Avenue Capital Partners.

Titulaire d’un diplôme de responsable en ingénierie et négociation d’affaires obtenu à Sup de V (Saint-Germain-en-Laye), Jérôme Brunner a débuté sa carrière chez Valeo en 2008. Il y évolue pendant plus de douze ans, occupant divers postes à responsabilités, d’abord comme responsable clientèle sur les zones Île-de-France et Nord, puis en tant que responsable du trade marketing poids lourd au niveau national.

Il y développe également des activités à l’international, notamment en Afrique, avant de revenir en France pour piloter une équipe de huit commerciaux sur le secteur VL et PL. Début 2023, il rejoint Alliance Automotive Group, où il succède à Jean-François Bernard à la direction des réseaux poids lourd.

Nexus Automotive et Amerigo International unissent leurs forces

Nexus Automotive International poursuit son expansion mondiale avec l’accueil d’Amerigo International dans sa communauté. Cette intégration vise à renforcer la couverture du groupement dans les zones émergentes à fort potentiel, en particulier sur le continent africain, où il est déjà actif via sa structure régionale Iamaga.

Créé en 2018, Amerigo International fédère aujourd’hui plus de 50 membres répartis dans une trentaine de pays. En partenariat avec 35 fournisseurs internationaux, la centrale génère un chiffre d’affaires en revente supérieur à 1,5 milliard d’euros par an. Les accords existants avec les fournisseurs resteront inchangés et continueront de s’appliquer dans leur périmètre géographique initial.

Un renforcement de l’écosystème Nexus

Dans un communiqué, Nexus Automotive précise que cette alliance s’inscrit dans une volonté affirmée de structurer un écosystème plus large pour faire face aux défis du marché de la rechange.

"Cette alliance marque une nouvelle ère dans le monde des groupements internationaux, à un moment où agilité, innovation et unité sont plus que jamais nécessaires, dans un secteur automobile en profonde mutation", confirme Gaël Escribe, directeur général de Nexus Automotive International.

Une complémentarité géographique et opérationnelle

Pour Amerigo International, cette alliance représente une opportunité de développement significative, notamment en Afrique. Grâce au soutien de Iamaga, ses membres devraient bénéficier d’un ancrage plus solide sur ses différents marchés.

"À travers ce partenariat avec Nexus, nous sommes fiers d’offrir à nos membres et fournisseurs une opportunité forte de croissance, fondée sur une logique gagnant-gagnant. Amerigo International, en tant que société de services à l’international, conservera son ADN tout en bénéficiant de l’expertise et de la structure d’Iamaga en Afrique", explique Sylvain Abergel, président d’Amerigo International.

Pour rappel, Amerigo International fait partie du groupe Amerigo, qui repose sur trois autres entités : Amerigo Global Parts, dédiée à l’exportation de pièces détachées automobiles et poids lourds, Amerigo Supply Chain, pôle logistique, et le catalogue électronique E-Reliable.

Stockage optimisé dans la future plateforme logistique de Diesel Technic France

Basée à Janzé (35), près de Rennes, la future plateforme logistique de Diesel Technic France comptera 6 200 m² d'entrepôts et 460 m² de bureaux. Le bâtiment est déjà sorti de terre, et les premières installations techniques ont débuté. Le site sera opérationnel début 2026.

Treize millions d’euros ont été investis dans ce projet pour permettre à la filiale française de Diesel Technic de doubler sa capacité de stockage et de soutenir durablement sa croissance. La plateforme actuelle est en effet saturée à 95 %.

La nouveauté AutoStore

La grande nouveauté de cette plateforme est l’intégration d’un système AutoStore dédié aux petites pièces. Installée sur 1 500 m² de mezzanine, cette technologie permettra de stocker jusqu’à 26 000 bacs plastiques et compartimentés, chacun codé, scanné et localisé avec précision. Les 16 robots circulant au-dessus du stock viendront récupérer les pièces automatiquement pour les amener à des stations de travail ergonomiques. De quoi simplifier la vie des opérateurs, qui n'auront plus à marcher 15 km par jour.

"Le système AutoStore de Diesel Technic a été spécifiquement conçu pour répondre aux exigences très particulières du secteur de la pièce de rechange. L’intégration du stockage sur mezzanine a permis d’optimiser pleinement le volume disponible du bâtiment, tout en préservant de précieuses surfaces au sol dédiées aux opérations de réception, de packaging et d’expédition. Il s'agit d’un design innovant et inédit pour une installation de ce type en France. Le pilotage informatique de l’installation a été totalement adapté aux besoins métier de Diesel Technic", explique Alban de Lassus, directeur commercial chez Kardex, en charge du projet Diesel Technic France.

Notons que le bâtiment intègre deux centrales photovoltaïques : l’une pour l’autoconsommation, l’autre pour la revente. Il est par ailleurs équipé d’un éclairage LED 100 % optimisé, d’une isolation performante et de bassins de rétention pour l’eau utilisée en cas d’incendie. Prochaine étape : l'installation du système AutoStore cet été, mais aussi la mise en place des infrastructures IT et l’optimisation des flux.

Comment réparer les nouvelles voitures asiatiques ?

Ce n’est pas un raz-de-marée, mais leur progression est tangible. Arrivés en Europe au début des années 2020, ces véhicules apparaissent au compte-gouttes dans les ateliers tricolores. Et lorsqu’ils s’y présentent, les réparateurs peuvent rencontrer des difficultés pour les remettre en état dans les règles de l’art.

Pour le moment, leur faible présence limite l’ampleur du problème. Mais cela pourrait rapidement évoluer. En 2024, les voitures chinoises ont totalisé 31 576 immatriculations en France, soit 1,83 % du marché. Une part encore modeste, mais en nette croissance. En seulement trois à quatre ans, ces nouvelles venues ont déjà dépassé des marques bien établies comme DS, Mini ou Volvo.

Les plus en vue, BYD et MG Motor (filiale du groupe SAIC), semblent vouloir s’installer durablement. D’autres tentent leur chance avec plus ou moins de succès, à l’image de Leapmotor (distribuée par Stellantis), XPeng, Lynk & Co ou le vietnamien VinFast. Certaines, en revanche, ont déjà quitté la scène française, telles que Seres, DFSK ou Aiways.

Un approvisionnement en pièces qui s’organise

Certaines marques posent davantage de problèmes que d’autres. Aiways, notamment, a laissé un souvenir amer dans les ateliers. "Les services du réseau de distribution, d’après-vente et de pièces d’Aiways étaient complètement dépassés", témoigne un carrossier qui préfère garder l’anonymat. "Ils nous faisaient attendre des pièces indéfiniment, sans jamais fournir d’information. Leur service après-vente restait silencieux, y compris auprès de leurs propres clients."

Parmi les réparateurs, Jessica Descoubes, dirigeante d’Esthetic Auto à Tours (37), exprimait ses inquiétudes lors d’un évènement organisé par l’association SRA en février dernier : "Avec l’arrivée de ces nouvelles marques dans nos ateliers, on se demande quelle est la disponibilité de leurs pièces, où s’approvisionner et quelles marges espérer ?"

Chaque marque répond différemment à ces problématiques. Lynk & Co, par exemple, s’appuie sur le réseau logistique de Volvo, sa marque sœur au sein du groupe Geely. "Les pièces de carrosserie sont actuellement stockées en Suède, avec des livraisons en 5 à 7 jours ouvrés et une option express sous 24h. Un projet de mutualisation logistique avec Volvo permettra prochainement de s’appuyer sur le centre de distribution français de Volvo, réduisant les délais à 1 à 3 jours", annonce Michael Meyer, directeur du réseau Lynk & Co France, Belgique et Pays-Bas.

Stock européen selon les volumes vendus

Pour intégrer le réseau agréé de la marque, un atelier doit d’abord être agréé Volvo. Des formations spécifiques couvrent les caractéristiques techniques des modèles : diagnostic, électronique embarquée, systèmes connectés… Les réparateurs non agréés ont accès aux prescriptions de réparation via une plateforme en ligne. L’accès aux données logicielles (recalibrage des Adas, etc.) est possible sur abonnement.

Du côté de BYD, la structuration du service après-vente se met en place progressivement. La marque est en discussion avec Sidexa et Lacour pour référencer ses véhicules dans les outils de chiffrage. Elle dispose d’un stock européen, complété par un autre en France. "Ce dernier est organisé en fonction des volumes de vente de nos modèles. On y trouve ainsi toutes les références pour le Seal U hybride rechargeable, qui représente 50 % de nos ventes", explique Jean-Briac Dalibard, responsable communication de BYD France.

Il ajoute que BYD n’a pas encore de réseau de carrossiers agréés mais développe un maillage de points de vente, tous dotés d’un atelier. Certains confient la carrosserie à des prestataires externes. "Les carrossiers indépendants peuvent se rapprocher du distributeur local pour obtenir les prescriptions techniques. Ce n’est évidemment pas dans notre intérêt de pratiquer la rétention d’information", assure-t-il.

Des marques très pragmatiques

Parmi les derniers arrivés, le constructeur VinFast fait valoir une organisation ambitieuse. La marque vietnamienne a noué un partenariat stratégique avec DHL pour assurer des livraisons de pièces en 24h depuis son centre de distribution d’Holtum (Pays-Bas). En France, elle a ouvert un centre de formation à Trappes (78), certifié par Dekra, où les réparateurs sont formés aux procédures spécifiques de la marque.

L’agrément des ateliers se veut rigoureux. VinFast s’appuie notamment sur le réseau Norauto et sur des partenaires comme le groupe Albax-Lecoq. "Nous sommes en cours d’agrément et devrions bénéficier d’une exclusivité territoriale avec cette marque", confirme Thomas Alunni, dirigeant de Lecoq. Le groupe familial dispose déjà d’une certaine expérience avec les véhicules asiatiques : il est agréé pour les marques Aiways et LEVC (les taxis londoniens rachetés par Geely). Le carrossier observe que certains constructeurs chinois arrivent en France en s’organisant dès le départ, quand d’autres peinent à structurer leur implantation. "Certains constructeurs chinois se structurent, mais pas tous. Les moins solides sont ceux qui ne s’appuient pas sur des garages ou des concessionnaires", rapporte Thomas Alunni.

Malgré ces disparités, la plupart de ces nouvelles marques semblent faire preuve de pragmatisme et d’une grande capacité d’adaptation. Il est toutefois trop tôt pour mesurer leur impact sur le marché de la réparation-collision. Alexandre Brisseau, directeur de la stratégie et du développement réseau chez Five Star, reste prudent : "Pour l’instant, nos carrossiers en réparent très peu, car ces véhicules restent marginaux dans le parc." L’enseigne aux cinq étoiles collecte actuellement des données pour mieux anticiper les enjeux à venir.

Quel avenir pour la réparabilité de ces véhicules ?

Cette approche est d’autant plus nécessaire que la question de la réparabilité de ces nouveaux modèles demeure. Moins chers que leurs équivalents européens, ces véhicules pourraient être plus facilement jugés économiquement irréparables en cas de sinistre.

Pour l’instant, l’association SRA ne relève pas de hausses anormales sur les prix des pièces chez Lynk & Co ou MG Motor. De son côté, Jean-Briac Dalibard affirme : "Nous ne pratiquons pas de hausses arbitraires sur les pièces, contrairement à certaines marques européennes."

Mais les professionnels restent sur leurs gardes, et plusieurs organisations syndicales, à l’instar de la Feda, se sont alertées sur la pratique du gigacasting, consistant à remplacer plusieurs pièces de châssis assemblées par soudage par un seul gros élément moulé. Ce procédé, est utilisé par certaines marques asiatiques évoquées. Si elle optimise la production, cette technique pourrait gravement compliquer les réparations, en réduisant l’accessibilité et en alourdissant les coûts. De quoi nourrir les inquiétudes sur la réparabilité réelle de ces véhicules nouvelle génération, et leur avenir dans les ateliers.

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3 questions à Jean-Briac Dalibard, responsable communication BYD France

J2R : Quelles sont les différences entre les marchés de la carrosserie en France et en Chine ?
J.-B. D. : La grande différence entre les marchés européens et chinois, c’est qu’en Chine (comme en Amérique latine), le client est souvent primo-accédant à l’automobile. Son réflexe naturel est donc de faire entretenir et réparer son véhicule chez le distributeur qui le lui a vendu. À l’inverse, en Europe, et notamment en France, les automobilistes se tournent volontiers vers le garagiste de proximité, qu’ils connaissent bien. Autre point important : en Chine, tous les concessionnaires sont équipés d’un service carrosserie intégré.

J2R : Quelle est la spécificité de BYD par rapport aux autres marques chinoises ?
J.-B. D. : La principale différence entre BYD et d’autres constructeurs réside dans notre intégration verticale, qui atteint 95 %. Nous produisons nous-mêmes nos pièces et ne sommes donc pas dépendants d’équipementiers extérieurs et de leurs lignes de production. C’est un véritable avantage, qui nous permet de mieux maîtriser nos approvisionnements et notre réactivité.

J2R : Quelle est la stratégie de la marque en matière d’après-vente ?
J.-B. D. : BYD suit une stratégie à contre-courant de celle de Tesla ou d’autres marques récemment implantées en France, qui s’appuient peu, voire pas du tout, sur un réseau d’ateliers physiques. De notre côté, nous misons au contraire sur une présence locale solide, avec un espace dédié à la réparation dans chaque point de vente – à l’exception de celui des Champs-Élysées, à Paris. Nous sommes passés de 2 à 50 implantations en deux ans, et notre objectif est d’atteindre entre 100 et 120 sites d’ici fin 2025.

Equip Auto 2025 : ce que réserve le salon pour ses 50 ans

"Le compte à rebours est lancé !". À quelques semaines seulement de l’ouverture de sa 50e édition, les dirigeants d’Equip Auto se sont réunis pour marquer le lancement du décompte qui nous sépare de ce rendez-vous incontournable pour les professionnels de l’après-vente automobile. Et ce 50e anniversaire s'annonce particulièrement ambitieux.

Au total, 1 400 exposants et entreprises sont attendus sur une surface de 100 000 m² répartis dans cinq pavillons, confirmant l'envergure de l’événement. À titre de comparaison, la précédente édition parisienne en 2022 couvrait 80 000 m². "94 % de la surface est déjà réservée !", se félicite Philippe Baudin, président du salon.

Preuve supplémentaire de l’attractivité exceptionnelle de cette édition anniversaire, 39 % des exposants déjà confirmés participent pour la première fois au salon, contre une moyenne de 27 à 30 % lors des éditions précédentes. Les organisateurs saluent également le retour de plusieurs acteurs majeurs du secteur (Valeo, Facom, Michelin, etc.) qui avaient choisi de faire l'impasse sur les dernières éditions.

La technologie au cœur des nouveautés

"Nous traversons une période de mutations profondes, où il est crucial pour les professionnels de l'automobile d'anticiper et de maîtriser les évolutions technologiques et économiques en cours", souligne Claude Cham, président d’Equip Auto SAS. La biennale s’inscrit ainsi pleinement dans cette démarche avec des projets innovants destinés à accompagner la filière dans ces défis.

Cette édition anniversaire donne une place centrale à l’innovation technologique avec la création d’un tout nouveau Village de la Tech. Celui-ci mettra en avant les software defined vehicles (SDV), l’intelligence artificielle et les nouvelles solutions liées à la transition énergétique. Pour compléter cette expérience, une aire d’évolution extérieure permettra aux visiteurs de tester concrètement les innovations présentées, rendant la visite interactive et immersive.

Autre nouveauté majeure de 2025, la Tech Academy proposera un programme complet composé de tables rondes, de keynotes et de pitchs animés par des experts internationaux. Parmi les thèmes abordés, la cybersécurité, l’ultra-connectivité des véhicules, et la réparabilité des batteries occuperont une place prépondérante. Selon Philippe Baudin, "ces initiatives visent à rapprocher les industriels, réparateurs et distributeurs pour favoriser une meilleure compréhension mutuelle des enjeux technologiques actuels".

Enfin, la créativité de la filière sera également mise en lumière avec les Grands Prix Internationaux de l’Innovation, qui soufflent cette année leur 40e bougie.

Formation et emploi : une priorité

Parmi ses autres innovations, Equip Auto 2025 accueillera un espace spécifique à la formation, à l'emploi et aux nouveaux métiers de la filière : le Village Avenir. Cette zone dédiée accueillera un "mur de l’emploi", des sessions de job dating, ainsi qu’un hackathon impliquant écoles d’ingénieurs et professionnels autour de grands défis technologiques et environnementaux.

Par ailleurs, l’école du Garac participera à l’animation de cet espace avec un "e-Garage", qui offrira une immersion complète dans la maintenance des véhicules électriques. Des démonstrations y seront réalisées par des enseignants et étudiants. Cet espace inclura également des expériences en réalité virtuelle pour mieux appréhender les spécificités de ces nouvelles motorisations.

Une dimension internationale renforcée

Avec la présence confirmée de 31 pays représentés par des pavillons nationaux comme l’Espagne, le Maroc, la Chine ou encore la Turquie, cette édition renforce considérablement sa dimension internationale. Cette présence accrue souligne la reconnaissance d’Equip Auto comme un salon stratégique non seulement pour la France, mais également pour l’ensemble du marché européen et mondial.

Une journée spéciale Europe, prévue le 15 octobre, réunira les fédérations européennes lors d’un grand forum consacré aux futurs défis de la filière. Une manière claire pour le salon de confirmer son ambition de s’imposer durablement à l’échelle internationale, comme le souligne Philippe Baudin.

Des engagements concrets en matière de RSE

Parmi les nouveautés majeures de cette édition, Equip Auto affiche un engagement fort en faveur de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE). L'objectif est ambitieux : une réduction de 30 % de l'impact environnemental global d'ici 2025.

Concrètement, cela se traduit par des actions telles que le bilan carbone en temps réel, une gestion optimisée des déchets, la mise à disposition d’un guide d’éco-conception gratuit pour les exposants et une meilleure maîtrise de la logistique événementielle.

Aurélie Jouve, directrice du salon Equip Auto, porte une ambition forte en matière de responsabilité environnementale pour cette 50e édition. ©J2R

Aurélie Jouve, directrice du salon Equip Auto, porte une ambition forte en matière de responsabilité environnementale pour cette 50e édition. ©J2R

"Notre plan RSE est structurant et participatif. Nous voulons mobiliser l’ensemble des acteurs présents sur Equip Auto pour faire de ce salon un exemple de durabilité et de responsabilité environnementale", insiste Aurélie Jouve, directrice du salon.

Des animations exceptionnelles

Enfin, à l’occasion de son anniversaire, Equip Auto prépare une série d’animations exceptionnelles pour marquer l’événement. Parmi elles, l’exposition "(R)évolution", qui retracera 50 ans d’innovation automobile à travers des équipements, pièces et systèmes qui ont marqué l’histoire de la biennale. Le dîner de gala, prévu au prestigieux Palais Brongniart le 14 octobre, réunira également les participants dans une ambiance conviviale et festive.

Par ailleurs, deux nocturnes exclusives, un atelier d’artistes inspirés par l’automobile et une animation de montage/démontage de deux Jeep Willys, animée par François Allain, compléteront ce programme riche et varié.

"Je peux vous assurer que nos équipes travaillent sans relâche pour faire de ce 50e anniversaire une édition mémorable", conclut Claude Cham. À 50 ans, la mécanique d’Equip Auto tourne mieux que jamais !

KS Tools dévoile sa gamme électroportative

REPORTAGE VIDEO - AD Carrosserie Lilloise adopte la semaine de quatre jours

En janvier 2025, AD Carrosserie Lilloise a lancé l'expérimentation pendant trois mois de la réorganisation de son activité en semaine de quatre jours. "Nous avions proposé cette opportunité aux membres de nos équipes. Quasiment tous y avaient répondu favorablement, alors que j'étais moi-même hésitant", raconte Emmanuel Clément, le dirigeant de l'entreprise. Mais à l'issue de la période de test, il n'a pas observé de baisse de productivité de ses ateliers. Tandis que ses salariés ont confirmé leur satisfaction. Ce nouveau rythme de travail a donc été adopté.

Cette réorganisation a été lancée un an après l'entrée dans les nouveaux murs. En effet, le dirigeant a géré jusqu'à trois carrosseries dans l'agglomération de Lille (59). Mais comme dans d'autres agglomérations, la politique urbaine locale l'a poussé à abandonner son atelier le plus proche du centre-ville. Le carrossier a donc décidé de réunir deux de ses carrosseries sur un site plus grand et moderne.

Conditions de travail améliorées

Attaché au bien-être de ses salariés, Emmanuel Clément en a profité pour améliorer encore leurs conditions d'emploi avec du matériel plus récent. Ainsi, chacun dispose de son propre poste de travail, équipé d'une table élévatrice. Par ailleurs, outre les tickets-repas, réparateurs et administratifs bénéficient d'un 13e mois. Des horaires aménagés avaient aussi été mis en place pour les bénévoles associatifs. Car, "si les salariés se sentent bien dans l'entreprise, avec de bonnes conditions de travail, ils nous le rendent bien", assure le dirigeant.

Il tire cette affirmation de sa longue expérience en réparation-collision. Ancien étudiant en droit, il a démarré dans cette profession après avoir passé un CQP et un bac professionnel. Le carrossier a ensuite fait ses premières armes dans l'atelier de son beau-père pendant six ans. Puis, il a été chef d'atelier dans deux grosses carrosseries de concessionnaires. Avant d'acheter sa première entreprise de réparation en 2012, puis deux autres en 2015 et 2020. Son épouse, en charge de la gestion des ressources humaines, cherche à s'éviter les écueils de l'actuelle pénurie de main-d'œuvre en carrosserie.

Toujours à l'affût des innovations, c'est elle qui a proposé le passage à la semaine de quatre jours. Cette organisation avait déjà notamment été mise en place par la carrosserie AD Aubert, à Gap (05). Les plages horaires sont ainsi élargies de 6 h 30 à 18 h. Tandis qu'une permanence est organisée à tour de rôle le vendredi, de 7 h 30 à 13 h. Ce dernier jour d'ouverture permet à la fois d'achever les éventuels retards de chantier, de restituer et d'accueillir des véhicules. Cette organisation implique un gros effort d'anticipation. De la commande de pièces au flux des véhicules, tout doit être précisément planifié.

Avantages et inconvénients

Mais à la fin, les réparateurs apprécient de pouvoir mener de bout en bout un (ou plusieurs) chantiers sur une seule journée. Tandis que ceux qui habitent le plus loin sont contents d'éviter les embouteillages matinaux du trajet domicile/travail. Surtout, tout le monde apprécie de bénéficier d'un week-end prolongé pour profiter du temps en famille et pouvoir organiser ses rendez-vous administratifs et médicaux.

Seul inconvénient : les journées sont parfois plus longues. "Je suis là tout le temps, du lundi au vendredi matin, plus longtemps qu'avant dans la carrosserie. Mais, j'y ai quand même gagné en confort", explique Emmanuel Clément. Autrement, les salariés ne trouvent pas d'autres inconvénients à ce système.

Si un salarié veut changer d'entreprise, il devra se réhabituer à un rythme de travail traditionnel. Or, il est apparemment difficile de se passer de celle de quatre jours lorsqu'on y a goûté. Par ailleurs, cette organisation permet aussi d'attirer des talents. Ainsi, la Carrosserie Lilloise a embauché récemment un nouveau peintre. Cette entreprise, qui souffrait déjà peu du turn-over, semble s'en mettre entièrement à l'abri. Et elle conservera un avantage d'attractivité tant que ses homologues ne la copient pas.

Avec Autodistribution, Solly Azar simplifie la réparation automobile

Solly Azar veut simplifier la prise en charge des sinistres de ses assurés avec deux nouvelles solutions mises en œuvre avec le groupe Autodistribution. Le courtier lance, tout d’abord, la réparation à domicile. Ce service permet une prise en charge directe du véhicule chez l’assuré par un garage du réseau AD.

Ce dernier fournit un véhicule de remplacement avant d’acheminer la voiture sinistrée vers son atelier. Selon Solly Azar, ce partenariat avec l’enseigne multimarque permettra aux assurés de réaliser une économie moyenne pouvant atteindre entre 600 et 1 000 euros sur leur facture, tout en évitant les démarches fastidieuses associées à un sinistre.

Autre nouveauté : pour accélérer les procédures lors des sinistres mineurs, Solly Azar déploie la réparation sans expertise préalable. Les assurés peuvent directement convenir d’un rendez-vous avec un garage AD. Les réparations sont réalisées immédiatement, sans que l’automobiliste ait à avancer les frais ni à subir les délais liés à une expertise. Au-delà d'un seuil défini, une expertise rapide à distance permet une prise en charge adaptée.

Un réseau solide pour un service fiable

Grâce à un maillage de 5 000 ateliers adhérents, Solly Azar estime que le réseau AD garantit une large couverture géographique. L’enseigne propose, en outre, plusieurs services complémentaires, tels que la mise à disposition gratuite d'un véhicule de courtoisie durant les réparations et la suppression des frais de gardiennage pendant un mois.

"Nous sommes fiers de collaborer avec Autodistribution, un acteur reconnu, pour proposer des services de qualité accessibles à tous. Travailler avec un réseau de réparateurs agréés est une marque forte de la volonté de Solly Azar de développer l’aspect responsable de l’assurance en contribuant à lutter contre l’inflation grâce à des tarifs encadrés", souligne Valérie Imbert, directrice des services clients de Solly Azar.

Five Star et Solera face aux enjeux de la réduction d'émissions de CO2 en carrosserie

À la suite de l'annonce du lancement de l'expérimentation sur la mesure des émissions de CO2 en carrosserie, lors du congrès Five Star de juin 2024, "de nombreux carrossiers se sont portés volontaires pour faire partie des 150 premiers utilisateurs", annonce Jean-François Grimaldi. Le directeur des opérations du réseau insiste sur la précision inédite de l'outil développé conjointement par Axalta et Solera. Celui-ci pourrait donner un avantage concurrentiel non négligeable à ses utilisateurs. Cela, dans un contexte où l'impact environnemental de la réparation prend de l'importance.

Viser le chiffrage des émissions de CO2 en temps réel

"Solera est parvenu à développer un algorithme au niveau international, permettant de calculer très précisément les émissions de CO2 des scopes 1, 2 et 3 à partir de ses bases de données, explique Fernando Pernigo, vice-président régional Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie Sidexa Solera. En plus, l'intégration de la data d'Axalta lui permet d'être encore plus précis qu'avec la donnée standard du marché".

Cet outil prend en compte le mix énergétique des pays dans lesquels est installé le réparateur. Le système calcule aussi ses données selon sa localisation, la gamme de peinture qu'il utilise, l'emploi ou non de pièces d'occasion, la logistique nécessaire pour l'approvisionner et sa main-d'œuvre. À la fin, il peut lui donner les émissions de gaz à effet de serre par poste, selon le poids, la dimension et le matériau de chaque pièce remplacée. Si dans un premier temps, les résultats seront mensualisés, à terme, ce chiffrage environnemental sera délivré en temps réel.

L'intérêt de cet outil ? "Les émissions de CO2 vont devenir un nouvel enjeu pour les assurances, dans les années à venir. Elles auront autant d'importance que les indicateurs de performance existants, affirme Fernando Pernigo. Les assureurs y sont à la fois poussés par la CSRD (directive relative à la publication d'informations en matière de durabilité par les entreprises) et par leurs clients". De son côté, Axalta est également concerné par la même réglementation.

Un modèle économique à définir

Côté pratique, l'outil est intégré au logiciel de chiffrage Qapter de Sidexa, utilisé par une grande partie des membres de Five Star. Les carrossiers n'ont donc pas d'informations supplémentaires à fournir pour obtenir l'information sur les émissions liées à chaque réparation. Ils ne perdent donc pas de temps. Et à la fin, "les résultats de ces rapports donnent des arguments solides pour négocier les tarifs avec les apporteurs d'affaires : loueurs, flottes et assureurs. Il donne donc un avantage concurrentiel aux réparateurs de Five Star", affirme Jean-François Grimaldi.

Ensuite, qui devra payer ce service qui a nécessité de lourds investissements de Solera et d'Axalta ? Les apporteurs d'affaires le paieront-ils en partie à côté des réparateurs et d'autres acteurs de la réparation ? Pour l'instant, son modèle économique n'est pas encore fixé. Ses initiateurs se donnent les six mois de test pour le définir.

Dans tous les cas, ce dispositif devance largement ses concurrents. "Five Star va être un pilote parmi les réseaux d'Axalta en Europe, souligne Jean-François Grimaldi. Les autres enseignes, notamment en Suisse et en Allemagne, vont attentivement observer ce que font les carrossiers français". Reste donc à scruter attentivement les bénéfices qu'en tireront les 150 premiers expérimentateurs du réseau.

Clés à chocs : pneumatique ou sans-fil, quel choix pour votre atelier ?

Même si elles sont surtout destinées au desserrage de gros écrous, notamment pour démonter les pneus, certaines clés à chocs peuvent révéler d'autres options bien utiles.

Porté par l'innovation et l'essor du service rapide, le marché français de l'outillage électroportatif affiche une croissance annuelle de 3 à 5 %. Pourtant, dans les ateliers, la clé à chocs pneumatique continue d'avoir les faveurs des réparateurs, principalement pour des raisons économiques. “C'est l'outil numéro un, comme la baguette chez le boulanger”, résume Matthieu Marche, responsable national grands comptes chez Milwaukee. Mais la ligne de front bouge et les modèles électriques montent en puissance, remettant en cause cette domination.

Pneumatique vs électroportatif, un duel serré

Sur le papier, l’électroportatif semble cocher toutes les cases : sans fil, compacité et puissance croissante. "Aujourd'hui, on atteint les mêmes performances que le pneumatique", souligne Matthieu Marche. "Le gros avantage, c’est de pouvoir travailler n’importe où."

Adieu les tuyaux d'air qui traînent au sol, parfois sources d'accidents dans les ateliers. Mais l’électroportatif n’est pas exempt d'inconvénients, notamment le poids élevé des batteries lithium-ion. "Si vous avez la possibilité de porter un outil moitié moins lourd toute la journée, c’est quand même très intéressant", pointe Arnaud Metzger, directeur de la division automobile/PL de KS Tools France.

Et côté nuisances sonores ? Encore une victoire pour le pneumatique… ou presque. “Nos modèles les plus puissants sont à 98 dB à vide et 87 dB en charge, en dessous des seuils légaux”, précise Arnaud Metzger.

Côté durabilité, l'avantage reste à la boulonneuse pneumatique : plus robuste, plus facile à entretenir et surtout plus écologique. "Un outil pneumatique est plus vertueux qu’un outil sur batterie, de la fabrication au recyclage", plaide Guillaume de Bel Air, dirigeant associé de Airoutil.

L’électroportatif présente un autre handicap : la gestion des batteries. Parmi les atouts du pneumatique, on note aussi la possibilité de modèles très spécialisés. Airoutil mise notamment sur la clé pneumatique articulée, taillée pour les accès complexes dans les compartiments moteur. "Ce n’est pas l’outil de la grosse puissance, mais il est passe-partout", affirme Guillaume de Bel Air.

Une complémentarité évidente

Alors, entre le pneumatique et le sans-fil, qui s’imposera définitivement dans l’atelier ? Les deux, probablement. “KS Tools couvre l’ensemble des besoins des ateliers, qu’ils privilégient l’air comprimé ou les solutions sans fil”, résume Arnaud Metzger.

Un positionnement double qui répond à la réalité du terrain : les attentes divergent selon les utilisations et les profils. Chez Airoutil, on partage cette vision pragmatique. “La clé à chocs pneumatique aura toujours sa place sur le marché, parce que tout le monde ne va pas s’équiper en électrique”, estime Guillaume de Bel Air.

Entre enjeux de rentabilité, confort d’utilisation, sécurité et transition écologique, la clé à chocs reste au cœur des préoccupations des ateliers. Son avenir ne semble donc pas passer par une opposition frontale de ces deux technologies, mais plutôt par une complémentarité. •


KS Tools 515.4710F : la mini clé à chocs sans fil qui en fait un maximum

Compacte, légère et redoutablement efficace, la clé à chocs brushless 1/2” 18V de KS Tools (réf. 515.4710F) allie puissance et précision dans un format très maniable. Avec ses 850 Nm de couple de desserrage et ses trois niveaux de serrage (280, 400 et 650 Nm), elle répond aux besoins des professionnels sur une grande variété d'applications.
Dotée d’un moteur brushless (sans charbon), elle offre un meilleur rendement énergétique, moins d’usure et une plus longue durée de vie. La gâchette progressive, l’inverseur rotatif à une main et l’arrêt automatique après desserrage permettent un travail fluide et sécurisé, même dans des conditions exigeantes.

Elle pèse seulement 1,5 kg, ce qui, combiné à sa forme compacte (135 × 85 × 210 mm), la rend idéale pour les espaces restreints. Son corps en aluminium et sa coque renforcée en fibre de verre garantissent robustesse et durabilité, tandis que la poignée ergonomique en caoutchouc assure une excellente prise en main.
Livrée avec deux batteries lithium-ion 18V 4 Ah, un chargeur et un coffret, elle est compatible avec toute la gamme KS Tools 515.47XX (y compris les projecteurs et enceintes de chantier). Un outil sans fil puissant, fiable et polyvalent, parfaitement taillé pour les ateliers mobiles comme pour les garages.

Airoutil CC1205 : articulée pour les accès les plus extrêmes

Travailler dans des zones exiguës n’est plus un défi avec la clé à chocs Race Xtra Mini Compact signée Airoutil (réf. CC1205). Pensée pour les professionnels, cette clé pneumatique se distingue par sa tête articulée à 120° et sa poignée rotative à 180°, offrant une flexibilité exceptionnelle dans les environnements encombrés.
Malgré son format très réduit (seulement 85 mm de long), elle délivre un couple de desserrage puissant de 550 Nm grâce à son mécanisme de frappe Twin Hammer, réputé pour sa robustesse et son efficacité. Sa gâchette progressive permet un contrôle précis de la vitesse, tandis que l’inverseur à une main et l’échappement latéral assurent un confort d’utilisation optimal, que l’on soit gaucher ou droitier.

Avec un poids de 1,3 kg seulement, cette mini-boulonneuse pneumatique offre la puissance d’une clé à chocs associée à l’ergonomie d’une clé à cliquet. Un outil indispensable pour toutes les interventions techniques dans les espaces réduits. Récemment relancée, cette clé à chocs Airoutil est garantie 1 an.

Milwaukee M12 Fuel : compacte, légère et performante

Avec seulement 1 kg sans batterie pour 122 mm de longueur, la clé à chocs électroportative du fabricant américain Milwaukee M12 Fuel combine puissance et compacité. Ce gabarit réduit permet une utilisation prolongée sans fatigue et un accès facilité dans les espaces confinés, une maniabilité qui s’avère être un vrai plus pour les interventions en atelier ou sur site.
Elle développe tout de même des performances de premier plan : 542 Nm en serrage et 746 Nm au desserrage, grâce à son moteur “brushless powerstate”.

Le système 4-Mode Drive control permet de moduler vitesse (jusqu’à 3 000 tr/min) et couple selon l’application.
L’éclairage Tri-LED garantit une bonne visibilité de la zone de travail, même en environnement sombre.
Livrée en coffret HD Box avec 2 batteries 12V 5 Ah (M12 HB5) et un chargeur, elle est compatible avec toute la gamme M12. Un outil qui allie puissance et maniabilité, particulièrement adapté aux usages intensifs et aux configurations techniques exigeantes.