Batteries : Clarios renforce ses capacités de recyclage

Clarios a officialisé le 18 août l’acquisition de trois unités de recyclage situées à Freiberg et Braubach, en Allemagne, ainsi qu’à Arnoldstein, en Autriche. Ces sites, jusqu’ici exploités par Ecobat, viendront compléter le maillage industriel du groupe dans la région EMEA.

L’opération, dont la finalisation est attendue début 2026 après validation des autorités compétentes, marque une nouvelle étape dans la stratégie européenne du fabricant des batteries Varta.

Des capacités renforcées dans le recyclage de batteries

Grâce à cette intégration, Clarios va, en effet, augmenter sa capacité interne de traitement des batteries en fin de vie. Les installations disposent notamment d’un savoir-faire reconnu dans la récupération du plomb et du polypropylène, deux matériaux essentiels à la fabrication de batteries et de composants plastiques automobiles.

Pour l’équipementier, il s’agit d’un véritable atout pour anticiper la réglementation européenne qui imposera à partir de 2030 un taux minimal de plastiques recyclés dans les véhicules neufs.

Cette montée en puissance dans le recyclage doit également sécuriser les approvisionnements du groupe et améliorer la traçabilité des matières premières. "Cette expansion marque une étape importante dans nos activités européennes", souligne Werner Benade, président de Clarios pour la région EMEA.

"Elle renforcera notre infrastructure de recyclage européenne, améliorera la résilience de la chaîne d’approvisionnement et contribuera à la fourniture de matériaux secondaires de haute qualité – y compris ceux utilisés dans notre marque phare Varta – pour répondre à la demande croissante de batteries basse tension avancées, favoriser la transition énergétique dans l’industrie automobile et renforcer notre suprématie dans l’économie circulaire."

De son côté, Ecobat, qui vient de se séparer de plusieurs entités, notamment celle de Battery Distribution, entend désormais concentrer ses efforts sur ses activités principales de recyclage, ainsi que sur son activité mondiale de batteries lithium-ion.

Recyclage : LKQ Europe redouble d'ambition et s’allie à Synetiq

Face aux enjeux croissants liés au traitement des véhicules en fin de vie, LKQ Europe annonce son rapprochement avec Synetiq. Les deux partenaires ont créé une joint-venture, baptisée LKQ Synetique, qui unira leurs expertises respectives.

Avec environ 27 000 VHU démontés chaque année sur quatre sites britanniques, Synetiq, filiale du groupe IAA (spécialiste de la revente de véhicules en fin de vie et accidentés), s’est imposé comme un acteur clé du recyclage automobile outre-Manche.

De son côté, LKQ Europe, géant de la distribution indépendante de pièces de rechange, dispose d’un réseau logistique et commercial couvrant l’ensemble du continent. Leur coentreprise vise donc à marier ces deux atouts afin de développer un acteur de référence dans la distribution de pièces issues des véhicules hors d'usage.

"Cette joint-venture est une étape majeure dans notre mission de mettre une mobilité durable et abordable à la portée de chaque atelier et carrosserie en Europe. En combinant l’expertise de Synetiq dans le recyclage des pièces avec le catalogue et le réseau logistique de LKQ, nous offrirons un véritable choix aux clients, réduirons l’empreinte carbone des réparations et anticiperons l’évolution de la réglementation européenne", a déclaré Andy Hamilton, président et directeur exécutif de LKQ Europe.

Simplifier l’accès aux pièces issues de l’économie circulaire

L’ambition de LKQ Synetiq est de réunir dans un même catalogue les pièces neuves, les références remanufacturées certifiées et les composants recyclés. Cette approche doit permettre aux ateliers et carrosseries de disposer de solutions accessibles pour des réparations de plus en plus complexes, en particulier sur les véhicules hybrides et électriques.

Au-delà des volumes de pièces supplémentaires attendus, la coentreprise promet aussi de renforcer l’accès des indépendants à certaines références dites "captives", traditionnellement réservées aux réseaux constructeurs.

"Ensemble, nous proposerons aux assureurs, carrossiers et ateliers un approvisionnement fluide en pièces durables, tout en soutenant la filière VHU au Royaume-Uni grâce aux enchères d’IAA", ajoute Karl Werner, directeur du développement commercial et stratégique de RB Global, maison mère de Synetiq et d’IAA.

La direction de cette coentreprise a été confiée à un trio composé de Michael Hill, directeur des opérations de démantèlement chez Synetiq, d’Annick Jourdenais, directrice de projets senior pour la filière VHU de LKQ Europe, et de Magnus Tagesson, directeur général de LKQ Atracco et responsable du segment VHU au sein de LKQ Europe.

Alerte à l’amiante dans des plaquettes de frein vendues sur des plateformes asiatiques

La semaine dernière, un signalement belge relayé par le système européen Safety Gate a mis en évidence la présence d'amiante dans la composition de plaquettes de frein vendues en ligne sur plusieurs plateformes, dont AliExpress et Temu.

Outre-Quiévrain, l’affaire inquiète particulièrement les professionnels de l’automobile, qui sont en première ligne face à ces pièces. Pour Andy Pieters, député flamand à l’origine de la dénonciation, la simple diffusion d’une alerte ne suffit pas. Il plaide pour une communication claire et directe à destination des ateliers, des centres de contrôle et des automobilistes afin d’éviter la circulation et l’utilisation de ces pièces dangereuses.

"Ne faut-il pas reconnaître le danger que représente l'importation d'un produit qui cause encore 200 décès certains dans notre pays ? C'est surtout lors d'opérations de maintenance telles que le remplacement des plaquettes de frein que les fibres d'amiante peuvent être facilement inhalées. L'amiante est mortel. L’inhalation de fibres d’amiante est reconnue comme un facteur de risque de cancers. L'afflux de ces produits chinois de mauvaise qualité doit être combattu autant que possible", a-t-il déclaré sur le réseau social X.

Une vigilance accrue pour tout le secteur

Longtemps prisé pour sa résistance à la chaleur et à l’usure, l’amiante a été définitivement interdit dans l’Union au début des années 2000. Le fait que l’on en retrouve encore dans des garnitures de frein vendues en ligne montre à quel point la chaîne mondiale de distribution reste perméable aux produits prohibés.

Plus largement, cette découverte relance le débat sur la confiance accordée aux circuits parallèles d’approvisionnement et souligne l’importance de privilégier des pièces certifiées et traçables. Au-delà d’un simple enjeu réglementaire, c’est la santé des professionnels et la sécurité de tous les conducteurs qui sont en jeu.

Goodyear nomme Jan-Piet van Kesteren à la tête de l’EMEA

Fort de plus de deux décennies d’expérience, Jan-Piet van Kesteren arrive chez Goodyear après avoir dirigé la zone EMEA d’AkzoNobel et siégé au comité exécutif de l’entreprise. Il avait auparavant occupé divers postes de direction commerciale au sein d’Unilever pendant seize ans.

À travers ce parcours, Goodyear entend se doter d’un professionnel capable de piloter à la fois la vision stratégique et l’exécution opérationnelle dans une région aussi vaste que stratégique. "Jan-Piet apporte plus de 20 ans d’expérience en leadership commercial international. Son expertise et ses antécédents impressionnants en matière de croissance d’entreprise et de transformation organisationnelle font de lui un atout inestimable pour notre équipe mondiale", a déclaré Mark Stewart, PDG de Goodyear.

Croissance rentable et approche centrée client

En tant que directeur général EMEA, Jan-Piet van Kesteren aura pour mission de stimuler la performance commerciale, de renforcer le modèle de distribution et d’ancrer une approche centrée sur le client. Mark Stewart précise : "Il jouera un rôle crucial dans le développement de segments à forte valeur, dans le renforcement de notre modèle de distribution et dans l’ancrage d’une approche centrée sur le client dans toute la région."

L’annonce confirme la volonté du manufacturier américain de consolider son empreinte sur le marché EMEA, en s’appuyant sur ses centres d’innovation d’Akron (Ohio) et de Colmar-Berg (Luxembourg), et sur ses 68 000 collaborateurs dans le monde.

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Livraisons : Cotrolia réduit la casse grâce à The Box Pro

Cotrolia s’est imposé comme un acteur de référence dans le remanufacturing de composants électroniques. Mais jusqu’en 2024, ses expéditions de boîtes de vitesses automatiques souffraient d’un talon d’Achille : près de 30 % des pièces livrées arrivaient endommagées. Un taux élevé qui grevait la rentabilité et menaçait la relation de confiance avec les garagistes.

L’absence de traçabilité poussée compliquait également la gestion des litiges, contraignant l’entreprise nantaise à absorber les frais liés aux casses et aux retours.

Pour répondre à ce problème, Cotrolia a adopté The Box Pro, version renforcée de l’emballage intelligent développé par LivingPackets. Conçu après plusieurs années de recherche et protégé par une cinquantaine de brevets, ce colis se distingue par sa résistance et son suivi en temps réel.

Une solution connectée et intelligente

Au-delà de sa résistance, The Box Pro embarque, en effet, une série de capteurs qui mesurent la localisation, les chocs, la température ou encore l’humidité, fournissant une visibilité complète tout au long du transport.

Son système de verrouillage électronique sécurise les livraisons et alerte en cas d’intrusion. L’écoconception fait également partie de ses atouts : matériaux recyclables, suppression des emballages jetables, calage sur mesure et réutilisations multiples réduisent l’impact environnemental des expéditions.

Avec cette solution, Cotrolia a fait chuter son taux de casse de 30 % à 1 %. Les garagistes bénéficient désormais d’envois fiables, tandis que l’entreprise gagne en temps et en efficacité en limitant les litiges et les réclamations.

"Très bon accompagnement de la part de l’équipe LivingPackets. Le service support est réactif et agréable. L’équipe est à l’écoute. Nous ne traitons plus de problématique de produit cassé, nous gagnons du temps et évitons des litiges clients. Nous recommandons LivingPackets !", témoigne Alexandra Lucas, responsable des achats de Cotrolia.

Freinages "fantômes" : les Adas dans le viseur

Le 15 août 2025, le ministère des Transports a officialisé le lancement d’investigations sur les cas de freinages d’urgence intempestifs, surnommés "freinages fantômes".

Cette décision a été prise après qu’une pétition, hébergée sur le site de l’Assemblée nationale, a réuni de nombreux soutiens, suivie dans la foulée d’un échange entre une automobiliste accidentée et le Service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM). Les enquêteurs prévoient d’entendre constructeurs et équipementiers afin de comprendre l’origine du problème.

Si l’affaire a pris une telle ampleur, c’est en raison du grand nombre de témoignages d’automobilistes affirmant avoir été victimes d'incidents similaires sur la route. Au total, plus de 250 conducteurs déclarent avoir être victimes de ces freinages soudains, parfois avec des conséquences dramatiques.

Les modèles cités concernent plusieurs marques – notamment Peugeot, Citroën et Skoda – mais ont en commun d’être récents (2017 à 2025) et équipés d’un dispositif de freinage d’urgence automatique. Celui-ci est devenu obligatoire depuis 2022 sur tous les modèles neufs vendus sur le territoire européen.

Des explications multiples

Comment expliquer ces incidents en série ? Pour Christophe Theuil, vice-président de la Fédération française de l’expertise automobile (FFEA), quatre pistes doivent être explorées.

"Les déclenchements intempestifs peuvent résulter de facteurs environnementaux, de limites techniques, d’anomalies logicielles ou encore d’interférences entre différents systèmes Adas", détaille-t-il.

Les capteurs (radars, caméras, lidars) qui pilotent ces aides à la conduite sont en effet sensibles à leur environnement. Pluie, brouillard, soleil rasant ou obscurité peuvent perturber leurs signaux. De même, une mise à jour logicielle manquante ou défectueuse peut provoquer des dysfonctionnements, tout comme des conflits entre le freinage automatique, le régulateur adaptatif et l’assistance de maintien dans la voie.

Le maillon faible : le calibrage

Mais selon plusieurs experts, la cause principale tiendrait ailleurs. "Dans 8 cas sur 10, le problème provient d’un défaut de recalibrage des Adas", affirme Christophe Theuil.

Éric Blaizeau, référent technique mobilité du Cesvi, abonde : "Tous les recalibrages ne sont pas faits dans les règles. Pourtant, chaque remplacement de pare-brise équipé d’une caméra ou chaque opération de géométrie impose un réglage précis à partir de l’axe de poussée du véhicule."

Or, nombre de professionnels ne disposent pas toujours des équipements ni des compétences nécessaires. D'autant que le secteur du vitrage a vu affluer de nouveaux acteurs ces dernières années, portés par l’attrait d’un marché en plein développement. Les interventions réalisées par des ateliers mobiles sont particulièrement critiquées, jugées incompatibles avec un réglage fiable des caméras embarquées.

La difficile question de la preuve

Reste que relier formellement un accident à une défaillance de capteur reste complexe. "Les expertises concernant la responsabilité possible d'Adas défectueux dans un sinistre reposent souvent sur des déclarations d’usagers. Tant que nous n’avons pas accès à la boîte noire obligatoire sur les modèles récents, il est presque impossible de prouver qu’un Adas est en cause", observe Christophe Theuil.

Pour limiter les risques, les spécialistes recommandent aux automobilistes de privilégier un réparateur formé, capable de fournir une attestation de recalibrage. Certaines enseignes, comme Carglass, ont déjà généralisé cette pratique. L’idée d’intégrer un contrôle des Adas dans le futur contrôle technique commence également à circuler… Par ailleurs, les syndicats et réseaux de réparateurs réclament depuis longtemps aux assureurs d'accorder une indemnisation spécifique pour le recalibrage, opération très technique réalisée avec un matériel coûteux.

Un dossier encore loin d’être clos

Si les premiers constats pointent bien un problème de recalibrage, les experts insistent sur la prudence. "Attention aux conclusions hâtives, prévient Éric Blaiseau. On a déjà connu l’exemple des régulateurs de vitesse incriminés il y a quelques années : il s’agissait en réalité d’erreurs d’utilisation liées à un manque d’habitude des conducteurs."

En clair, l’enquête devra départager ce qui relève d’un véritable défaut technique, d’un entretien insuffisant ou encore d’une mauvaise appropriation des technologies par les usagers. Une chose est sûre : la maîtrise des Adas s’impose désormais comme un enjeu central, tant pour la sécurité routière que pour les professionnels de l’après-vente.

Recycler Mon Véhicule étend son périmètre aux batteries

Recycler Mon Véhicule décroche l’agrément pour la filière batteries. À partir du 18 août 2025, date d’entrée en vigueur de la REP batteries, l’éco-organisme prendra en charge la collecte et le traitement des accumulateurs des véhicules électriques et hybrides.

Ce nouvel agrément élargit son champ d’action et confirme sa volonté de structurer une chaîne complète autour de la fin de vie des modèles électrifiés. "Cette extension de notre mission s’inscrit dans la continuité de notre engagement aux côtés des constructeurs, importateurs et opérateurs. Nous défendons une REP ambitieuse, au service de l’économie circulaire et de la souveraineté industrielle", confirme Vincent Salimon, président de Recycler Mon Véhicule et du directoire de BMW Group France.

Une REP batteries à forts enjeux

Dès 2030, quelque 50 000 véhicules électriques devraient atteindre la fin de leur cycle de vie. Pour leurs batteries, les producteurs devront respecter des obligations strictes : collecte, recyclage et valorisation des métaux critiques, traçabilité, sécurité et information du public. Des objectifs chiffrés sont fixés : au moins 70 % de la masse des batteries devront être recyclés à la fin de la décennie, et 80 % du lithium valorisés d’ici 2031.

Avec ce nouvel agrément, Recycler Mon Véhicule, seul éco-organisme agréé pour la gestion des véhicules hors d’usage, entend proposer un service global aux adhérents déjà engagés dans la filière VHU, mais aussi une solution clé en main pour les autres producteurs de batteries de véhicules électriques : importateurs, fabricants ou encore opérateurs du réemploi et du remanufacturage.

"Nous sommes déjà en ordre de marche pour assumer cette responsabilité, offrir un service global à nos adhérents VHU et un service mutualisé à tous les autres producteurs de batteries de véhicules électriques qui souhaiteront nous confier la gestion de leur fin de vie", précise Vanessa Montagne, directrice générale de Recycler Mon Véhicule.

Structuration du réseau en cours

Recycler Mon Véhicule mise sur son expérience de la filière VHU pour créer des synergies opérationnelles avec la filière batteries. Son réseau de 1 000 centres agréés et de réparateurs affiliés deviendra un maillon central de la collecte. L’organisme prévoit aussi d’accompagner les centres qui ne sont pas encore habilités à démonter les batteries haute tension, en les aidant à se former et à se structurer.

Le système d’information déjà en place pour les VHU sera étendu aux batteries afin d’assurer une traçabilité complète. Des actions de communication communes viendront également sensibiliser les acteurs et limiter les risques de filières parallèles. Enfin, une attention particulière sera portée aux spécificités logistiques des territoires ultramarins, en coordination avec les collectivités locales.

Recycler Mon Véhicule prépare activement le déploiement de ce nouveau dispositif. Depuis juillet 2025, deux appels à candidatures et un appel à manifestation d’intérêt sont ouverts pour recruter les prestataires de logistique et de traitement. Les critères de sélection privilégient la proximité géographique, l’efficacité technique et l’engagement social.

Le réseau 123 Pare-Brise met le cap sur l’OM

Après le RC Lens et l'Olympique Lyonnais, le réseau 123 Pare‑Brise a décidé de s’associer avec l’Olympique de Marseille. L’enseigne de réparation de bris de glace est, en effet, devenue le fournisseur officiel du club phocéen depuis juillet dernier.

Ce partenariat s’est matérialisé dès cet été par une présence active dans le programme "Peuple Bleu & Blanc", vecteur de proximité entre le club et ses supporters les plus fidèles.

Dans les agences 123 Pare‑Brise, les clients pourront découvrir des animations ciblées : signalétique aux couleurs de l’OM, dotations spéciales, jeux concours en magasin et sur les réseaux sociaux, avec à la clé des maillots officiels, des écharpes ou des billets de match. Une initiative directement pensée pour renforcer le lien entre la marque, le club et ses fans.

Un partenariat aux retombées locales et nationales

Pour le club, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus vaste de création d’un écosystème de sponsors partageant les valeurs de proximité et de passion.

"En accueillant 123 Pare‑Brise en tant que fournisseur officiel, l’OM poursuit son ambition de bâtir un écosystème de marques engagées, partageant les valeurs du club telles que la proximité et la passion", confirme Grégory La Mela, directeur commercial et marketing de l’Olympique de Marseille

De son côté, Ludovic Vaesken, directeur du réseau de réparation de pare-brise, affiche sa fierté de faire partie des fournisseurs officiels de l’équipe marseillaise : "Ce partenariat nous permet de développer notre belle marque en région Paca mais aussi partout en France. Comme l’OM, nous souhaitons aller Droit au But et devenir une vraie bonne surprise aux yeux des supporters de l’OM."

Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte déjà favorable pour 123 Pare‑Brise. Rachetée début 2025 par le groupe suédois Cary, l’enseigne poursuit une expansion rapide et maîtrisée en France. Avec 145 sites désormais répartis sur tout le territoire, elle vise les 200 implantations d’ici 2027.

Airbags Takata : pourquoi certains garages refusent d’intervenir

Les nombreuses campagnes de rappels d'airbags Takata continuent de poser problème. Face à la dangerosité de ces équipements, plusieurs réseaux d’entretien et de réparation se refusent désormais à accepter les véhicules concernés dans leur atelier.

C’est le cas notamment de Speedy qui a annoncé, le 1er août, que ses centres n’effectueraient plus aucune intervention sur un modèle muni d’un airbag Takata défectueux tant que celui-ci n’a pas été remplacé.

"Pour les véhicules concernés par un rappel, nous pouvons continuer d'intervenir, uniquement pour les situations d'interventions urgentes qui ne nécessitent pas au technicien Speedy de déplacer le véhicule du client (ex : AdBlue, changement d'ampoules, contrôles visuels, pneu crevé sur roue emportée par le client...) […]".

L’enseigne demande un justificatif de l’intervention constructeur avant de reprendre toute prestation. Une position motivée par la volonté de "préserver la sécurité" de ses équipes et des usagers.

Une position adoptée par plusieurs enseignes multimarques (Feu Vert, Roady, etc.) qui réorientent les automobilistes concernés vers le constructeur pour mise en conformité.

Point S mise sur la prudence

Dans ce contexte, Point S a choisi de clarifier ses règles internes. Dans un communiqué, le pneumaticien rappelle, de son côté, que ses centres peuvent intervenir sur les véhicules concernés, à condition que l’opération ne touche pas au système d’airbag et qu’aucune action ne présente un risque de déclenchement accidentel.

Les équipes sont invitées à redoubler de vigilance lors des manipulations, même banales, comme la fermeture d’une portière ou la mise sur un pont élévateur, susceptibles de provoquer un choc. L’enseigne insiste sur le fait que le remplacement de l’airbag reste du ressort exclusif des ateliers agréés par les constructeurs.

Vers de nouvelles obligations au contrôle technique ?

Cette prudence affichée pourrait bientôt s’accompagner d’un nouvel outil réglementaire. L’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) préconise en effet de conditionner la validation du contrôle technique au remplacement des airbags défectueux.

Une mesure qui, si elle est mise en œuvre comme prévu le 1er janvier 2026, accélérerait les rappels et empêcherait la revente de véhicules dangereux sur le marché de l’occasion.

Pièces auto : la reprise est bien en marche

Après un début d’année timide, la distribution de pièces de rechange confirme son redressement. En juin, l’activité affiche une hausse de 2,5 % par rapport au même mois de l’an dernier, selon le dernier baromètre Feda.

Une performance qui s’inscrit dans une tendance amorcée depuis mars et qui permet de clore le second trimestre à +1,5 %, contre seulement +0,1 % au premier. Résultat : sur les six premiers mois de l’année, la croissance cumulée atteint désormais 0,8 %.

Cette dynamique concerne à la fois les distributeurs spécialistes des marchés VL et PL, avec des trajectoires néanmoins contrastées selon les segments et les familles de produits.

Véhicule léger : la pièce mécanique en tête de cortège

Le segment VL tire clairement son épingle du jeu en juin, avec un bond de 2,5 %. Cette croissance s’explique principalement par le bon comportement de la famille mécanique, en hausse de 4 %.

À l’inverse, les autres catégories affichent une stagnation ou un léger recul : la peinture-carrosserie avance très modestement (+0,5 %), les équipements et outillages sont stables, tandis que les prestations d’atelier cèdent 3 %.

Sur le semestre, l’activité VL reste en territoire positif, avec une évolution de +0,9 %.

Poids lourd : une croissance plus mesurée mais généralisée

Du côté du véhicule industriel, la tendance est également positive, même si la progression mensuelle est un peu moins marquée (+1,5 %).

Les équipements et outillages enregistrent la meilleure performance du mois (+5 %), suivis des prestations atelier (+1,5 %) et de la distribution de pièces en direct aux clients finaux (+1 %). Sur les six premiers mois de l’année, le segment PL cumule une croissance de 0,3 %.

Top 100 de la distribution : toujours plus haut, toujours plus fort ?

Le début d’année 2025 s’est avéré poussif pour le monde de la rechange. Selon le baromètre Feda-Xerfi publié début juin, les ventes de pièces détachées (VL et PL confondus) n’ont que très légèrement progressé sur le premier quadrimestre avec une croissance cumulée de 0,5 %.

Sur le fil, les professionnels ne sont pas tous logés à la même enseigne, d’où des commentaires et des analyses très hétérogènes selon les uns et les autres. Mais en attendant de voir ce que l’exercice en cours va apporter au monde de l’après-vente, celui écoulé donne bien davantage de certitudes.

Comme chaque été, Le Journal de la Rechange et de la Réparation vous propose de découvrir son Palmarès de la Distribution. Offrant un état des lieux du marché aussi précis que possible à l’instant T, ce référentiel a demandé plusieurs mois de travail. Des centaines de mails et d’appels, couplés à d’innombrables relances, ont été nécessaires pour aboutir à ce classement des 100 premiers distributeurs de l’Hexagone.

Les représentants des groupements et réseaux ont activement participé à ce nouveau rendu en nous aidant dans les relances et assurant un lien privilégié avec leurs adhérents. Qu’ils en soient ici remerciés !

Résultat des filiales et pas celui des adhérents, d’où à la fois, la présence des “têtes” de réseau et de leurs membres indépendants. Comme chaque année, les 100 entreprises référencées dans ce numéro disposent toutes d’une fiche détaillée. Y figurent des informations pratiques (actionnariat, adresse, site internet, organigramme, zone de rayonnement…) et d’autres directement liées aux affaires (nombre de garages, enseignes représentées, principales marques distribuées…).

7,9 % de croissance moyenne

Premier enseignement majeur, cette édition 2025 du Palmarès de la Distribution est placée sous le signe de la croissance avec une moyenne évaluée à 7,9 %. Le ralentissement de l’inflation se traduit dans ce chiffre : en 2023, la croissance moyenne était de 10,3 %.

Aujourd’hui, seules 10 entités présentent des bilans négatifs, avec des situations difficiles chez Breteault (-18,1 %), Flauraud (-14,6 %) ou encore AFP (-13,8 %). À l’inverse, les plus grosses progressions sont à mettre au crédit de BAP (+46,5 %), Hautot et Fils (+35 %) ou Motor Parts (+34,7 %).

Au global, ce top 100 pèse 10,628 milliards d’euros en chiffre d’affaires global, et 9,704 milliards en chiffre d’affaires pièces.

Un classement au principe immuable

Bien que tout ceci ne soit fondé que sur le volontariat et des données déclaratives, cette coopération a permis d’assembler dans ce numéro spécial du J2R ce que le secteur compte de meilleur. Ou quasiment : quelques acteurs du marché refusent toujours de nous répondre et d’autres, que nous espérons de plus en plus rares, passent encore entre les mailles de nos filets.

Selon un principe désormais bien établi, ce palmarès repose sur le chiffre d’affaires pièces VL et/ou PL des sociétés interrogées, cette donnée demeurant à nos yeux le véritable juge de paix des distributeurs en dépit de leurs développements annexes, parfois nombreux et souvent couronnés de succès.

Ceux n’ayant communiqué que leur chiffre d’affaires global ont fait l’objet d’une évaluation de notre part, indiquée entre parenthèses, basée sur la moyenne du CA pièces déclaré lors des éditions précédentes. Autre précision utile, le chiffre d’affaires dévoilé dans ce dossier ne comprend que le chiffre d’affaires pièces. Des données en hausse de respectivement 6,3 % et 6,6 % sur un an !

Preuve que les gros s’avèrent toujours plus gros : le podium – encore une fois composé de Stellantis, Autodistribution et Alliance Automotive Group France – représente un résultat global de 3,493 milliards d’euros (+5 %).

En élargissant la focale, le top 10 reste quasiment identique à celui de 2023 (seul ACR en sort et MDPR y entre) et gagne lui aussi du poids. Avec 5,487 milliards d’euros en CA global et 5,388 milliards en CA pièces, il pèse 51,2 % du top 100 dans le premier cas, et 55,5 % dans le second. Des parts stables sur un an.

Le "clan des 100 millions" s’agrandit

Le nombre de distributeurs à plus de 100 millions d’euros de CA ne cesse de grandir. Ils étaient 8 dans notre édition 2019, ils sont 26 cette année ! Concernant les forces en présence, Stellantis et Distrigo rassemblent 21 membres, dont 6 dans le top 10 et 13 dans le top 20.

Le groupe PHE dans son ensemble (avec Autodistribution, Doyen Auto et ACR Group) compte 16 représentants, contre 25 pour Alliance Automotive avec ses différents panneaux (Groupauto, Precisium, Pièces Auto et G-Truck).

Autre structure très bien représentée, Alternative Autoparts affiche ses couleurs avec 8 entités, dont sa locomotive, IDLP, toujours bien installée dans le peloton de tête. LKQ France, de son côté, ne compte "que" 3 membres en plus de sa maison mère, mais ceux-ci suivent une trajectoire hyper dynamique. Entre 2023 et 2024, BAP est passé du 63e au 57e rang, et Eudiff du 67e au 63e.

Bien d’autres acteurs se sont illustrés ces derniers mois. Nous vous laissons découvrir ce nouvel opus et vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour une édition 2026 forcément riche en enseignements.

Découvrez le classement complet  :Téléchargez l’intégralité du Top 100 de la distribution avec tous les chiffres détaillés et évolutions par rapport à l’an dernier.

LKQ : chiffre d’affaires en baisse, bénéfice net en légère hausse au T2 2025

LKQ Corporation affiche un chiffre d’affaires de 3,6 milliards de dollars au deuxième trimestre 2025. C’est 1,9 % de moins que l’an dernier. Cette baisse vient principalement d’un recul des ventes organiques, partiellement compensé par un effet de change favorable.

Malgré le repli des ventes, le groupe améliore son résultat net, qui passe à 192 millions de dollars, soit 7 % de mieux que l’an passé. Le bénéfice par action dilué progresse ainsi à 0,75 dollar. Sur une base ajustée, le bénéfice recule cependant à 0,87 dollar par action.

Stratégie : réduire les coûts et se recentrer

LKQ poursuit un vaste programme d’économies. L'américain annonce avoir déjà supprimé plus de 125 millions de dollars de coûts en un an et vise 75 millions supplémentaires en 2025. En parallèle, elle simplifie son portefeuille produits et renforce ses activités de recyclage (salvage).

Le groupe anticipe désormais une baisse des ventes organiques comprise entre 1,5 % et 3,5 % sur l’année, contre une prévision initiale plus optimiste. Le bénéfice ajusté par action est attendu entre 3,00 et 3,30 dollars, inférieur aux précédentes prévisions (3,40 à 3,70 dollars).

L'équipementier conserve une forte génération de cash : 296 millions de dollars de flux opérationnel et 243 millions de cash libre au T2. Le groupe continue aussi à verser des dividendes et à racheter ses actions, confirmant son engagement envers ses actionnaires.

OuiGlass renforce son maillage avec deux nouvelles ouvertures à Cenon et La Motte-Servolex

ouvre un centre à Cenon, aux portes de Bordeaux. Derrière ce projet, on retrouve Jérémy Fortier et Arthur Chombart, déjà à la tête de trois établissements dans le Bassin d’Arcachon. Avec cette quatrième adresse, les deux entrepreneurs consolident leur maillage local et misent sur un service de proximité renforcé.

Le nouveau site, installé sur 200 m², propose toutes les prestations de vitrage : remplacement de pare-brise, vitres latérales, lunettes arrière, rétroviseurs et même rénovation de phares. Les clients peuvent aussi profiter d’options comme la pose de films teintés, un véhicule de prêt gratuit et l’absence d’avance de frais grâce à la gestion directe avec les assurances.

L’équipe compte déjà deux techniciens et quatre commerciaux chargés de développer les partenariats avec les entreprises locales et les flottes.

La Motte-Servolex : une implantation stratégique en Savoie

En parallèle, OuiGlass s’installe à La Motte-Servolex, aux portes de Chambéry. Ce centre est piloté par Pascal Raffatelli et Benjamin Fey, deux profils complémentaires : l’un fort d’une longue carrière dans le bâtiment, l’autre issu du digital et tourné vers l’entrepreneuriat. Leur ambition commune ? Offrir un service rapide, soigné et proche des automobilistes savoyards.

Le site propose d'ailleurs les mêmes services que les autres centres du réseau, agrémentés de petites attentions comme un café ou un nettoyage intérieur offert après intervention. Des offres promotionnelles sont aussi mises en avant, comme une carte cadeau jusqu’à 150 € pour tout remplacement de pare-brise ou 50 € pour le parrainage d’un nouveau client. Enfin, deux alternantes rejoindront prochainement l’équipe pour renforcer l’accueil et le développement commercial.

Genuine Parts Company : des ventes en hausse mais des prévisions prudentes pour 2025

Au deuxième trimestre 2025, Genuine Parts Company (GPC) a dégagé un chiffre d’affaires de 6,2 milliards de dollars, soit une hausse de 3,4 % par rapport à l’an dernier. Cette croissance s’explique surtout par les acquisitions récentes du groupe et par un effet de change favorable, tandis que la demande reste globalement stable.

Côté rentabilité, l’entreprise signe un résultat net de 255 millions de dollars, soit 1,83 dollar par action. C’est moins bien que les 296 millions engrangés à la même période en 2024. En excluant les coûts de restructuration, le bénéfice ajusté par action atteint 2,10 dollars, là aussi en recul par rapport aux 2,44 dollars de l’an passé.

L’activité Automotive Parts Group, dédiée à la pièce de rechange, reste la locomotive de GPC. Ses ventes bondissent de 5 % à 3,9 milliards de dollars, boostées par les rachats de distributeurs et la bonne tenue des devises. Mais la marge se tasse légèrement, signe que les coûts pèsent encore sur la rentabilité.

La division Industrial Parts Group, plus orientée vers les pièces pour l’industrie, évolue pour sa part quasiment à l’équilibre : +0,7 % à 2,3 milliards de dollars, avec une marge stable.

Des objectifs 2025 revus à la baisse

Face à un environnement mondial plus incertain et à la pression des tarifs douaniers américains, GPC adopte une posture prudente. L’entreprise vise désormais une croissance des ventes entre 1 et 3 % sur l’année, contre 2 à 4 % annoncés précédemment. Le bénéfice ajusté par action est aussi revu légèrement à la baisse, entre 7,50 et 8,00 dollars.

"Le contexte tarifaire change très vite et ajoute une dose d’incertitude", explique Bert Nappier, directeur financier de GPC, qui anticipe une deuxième partie d’année plus modérée.

GPC, qui détient notamment Alliance Automotive Group (AAG) présent en France et au Royaume-Uni, bénéficie d’une position solide sur le marché européen de l’aftermarket. Si la performance du trimestre reflète surtout les activités nord-américaines, elle donne aussi des indices sur la tendance globale du marché de la pièce auto, toujours confronté à des coûts logistiques élevés et à une demande contrastée selon les régions.

Phinia élargit son portefeuille avec l’acquisition de SEM

Avec l’intégration de Swedish Electro Magnets (SEM), Phinia poursuit le déploiement de sa feuille de route vers des solutions de motorisation plus durables. L’entreprise suédoise, fondée il y a plus d’un siècle, s’est bâti une solide réputation dans les technologies d’allumage avancées, tant pour les applications routières qu’hors route.

Elle conçoit également des stators d’injecteurs et des capteurs de position linéaire, ainsi que des solutions d’injection et d’allumage pour les équipements portatifs professionnels.

Ce rachat s’inscrit dans la volonté de Phinia d’élargir son portefeuille technologique et de renforcer son positionnement sur les carburants alternatifs. "Cette acquisition ouvre de nouvelles perspectives grâce à l’élargissement stratégique de notre offre", souligne Brady Ericson, président et directeur général du groupe.

"En combinant notre savoir-faire en systèmes de gestion moteur avec l’expertise de SEM en technologies d’allumage avancées, nous créons une plateforme propice à l’innovation et à la performance."

Des synergies attendues

Phinia table sur des mutualisations industrielles et commerciales pour accélérer le développement de solutions adaptées aux motorisations au gaz, à l’hydrogène et à d’autres carburants alternatifs. Le groupe américain vise notamment les segments des véhicules industriels, des engins de chantier, des applications marines, agricoles, aéronautiques et de défense, sans oublier les véhicules et utilitaires légers.

"Nous voyons un formidable potentiel pour étendre notre offre commune à une clientèle mondiale, intégrer nos expertises électroniques et systèmes, et créer davantage de valeur pour nos clients comme pour nos actionnaires", poursuit Brady Ericson.

Phinia parie sur les technologies de transition

Avec cette opération, Phinia réaffirme sa double ambition : prolonger la performance des motorisations thermiques existantes tout en préparant l’avenir grâce aux technologies de transition énergétique.

Déjà présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur – des systèmes d’alimentation en carburant aux composants électriques en passant par les solutions pour l’après-vente –, le groupe s’appuie sur un portefeuille de marques, parmi lesquelles Delphi, Delco Remy ou encore Hartridge. Pour rappel, il compte plus de 12 500 collaborateurs répartis sur 43 sites dans 20 pays.

Jérôme Boyer prend la tête de Continental Automotive Trading France

Deux ans après sa nomination à la tête Continental Automotive Trading France, Bertrand Robin cède ses fonctions à Jérôme Boyer. Ce dernier aura pour mission de consolider à la fois le développement commercial et l'identité de l’équipementier en France.

Ingénieur diplômé de l’ENSEEIHT et formé au Executive Development Program de London Business School, Jérôme Boyer dirige, depuis mars 2017, Continental Digital Services France à Toulouse, une entité d’environ 157 collaborateurs dédiée aux technologies des véhicules connectés.

Avant d’accéder à la direction générale de la filiale digitale, il a occupé pendant dix ans le poste de Head of Software Platform Development chez Siemens VDO Automotive et Continental Digital Services, où il a piloté le développement de plateformes logicielles critiques.

France Pare-Brise prolonge son aventure avec le Stade Français Paris

Deuxième sport le plus médiatisé en France, le rugby offre une visibilité incontournable pour un ticket d'entrée marketing bien en-deçà du ballon rond. Une raison évidente pour inciter de nombreuses entreprises à investir dans l'ovalie pour parfaire leur notoriété. C'est notamment le cas de France Pare-Brise qui a noué dès 2023 un partenariat avec le Stade Français Paris.

Miser sur le deuxième club le plus titré du rugby français (14 titres nationaux et une coupe d'Europe) "a été un levier stratégique" pour l'enseigne spécialisée dans la réparation de vitrages automobiles "permettant de professionnaliser sa communication et d’accroître sa notoriété" indique-t-elle dans un communiqué.

Après deux saisons réussies, et désormais pleinement intégré dans la politique de communication de France Pare-Brise qui souhaite s’ancrer davantage dans le quotidien des Français, ce partenariat a été prolongé pour une saison supplémentaire.

Renforcer les liens avec le club et ses supporters

"Le Stade Français Paris est un club de référence du sport français, commente Grégoire Papillard, directeur général de l'enseigne aux 640 centres. Ce partenariat nous offre l’opportunité de renforcer notre visibilité auprès du grand public. Ensemble, nous continuerons à proposer des expériences marquantes aux supporters et à développer des initiatives engageantes pour notre communauté et pour les supporters du club."

Outre par une présence sur les tenues officielles des joueurs, ce partenariat se déclinera de plusieurs façons. Campagnes interactives sur les réseaux sociaux, création de contenus digitaux exclusifs, newsletters personnalisées ou encore expériences immersives in-stadia viendront renforcer les liens entre les deux entités et les supporters du club parisien.

Un an après sa création, Purflux Group affiche de solides résultats

Créé en 2024 à la suite de son rachat par le fonds américain Pacific Avenue Capital Partners, Purflux Group a clôturé son premier exercice complet avec un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros. Une performance d’autant plus notable selon l’équipementier qu’elle intervient dans un contexte de recul de 1,1 % de la production automobile mondiale.

"Les débuts de Purflux Group ont été marqués par une forte mobilisation des équipes, que je tiens à remercier. Face aux bons résultats de cette première année, notre ambition reste inchangée : maintenir notre position de leader là où nous sommes forts, et gagner des parts de marché là où nous avons encore du potentiel", souligne Julien Grange, CEO du groupe.

Une stratégie bâtie sur trois axes

Fort de dix usines de production, quatre centres de distribution et trois centres de R&D, l’équipementier entend poursuivre son développement autour de trois priorités. Il souhaite d’abord conforter sa position historique sur les motorisations thermiques, qui représentent encore la majorité du parc mondial. Son savoir-faire en matière de filtration contribue à préserver les performances et la longévité de ces motorisations.

En parallèle, Purflux Group mise sur l’innovation pour accompagner la transition vers les nouvelles énergies. L’entreprise a ainsi développé des solutions de filtration adaptées aux véhicules électriques, hybrides et à hydrogène, ciblant notamment les transmissions, les systèmes de freinage et les piles à combustible.

Le troisième pilier de sa stratégie concerne le marché de l’après-vente. Le groupe capitalise sur ses quatre marques – Purflux, CoopersFiaam, Tecnocar et Fram – pour offrir aux professionnels de la rechange une couverture étendue du parc automobile. En 2024, près de 400 nouvelles références ont été lancées, permettant d’atteindre une couverture d’au moins 97,9 % des véhicules roulant en France et l’une des plus élevées en Europe.

Ajoutons que Purflux Group met également en avant ses engagements en matière de responsabilité sociétale et environnementale. L’entreprise déploie un plan de décarbonation global et investit dans les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire sur plusieurs de ses sites en France, en Italie et en Inde. Elle fabrique par ailleurs des produits à faibles émissions de CO₂ et utilise des matériaux recyclables.

Pneus : les automobilistes continuent de suivre la voie des ateliers

Malgré l’essor des recherches en ligne, les automobilistes français continuent de faire confiance au conseil des professionnels pour choisir leurs pneus. Selon la dernière enquête réalisée par Apollo Tyres auprès de 1 000 propriétaires de voitures en France, 28 % d’entre eux citent la recommandation d’un distributeur ou d’un atelier comme principale source d’information lors du choix d’une marque de pneus de rechange.

Les conseils du constructeur ou le simple remplacement par la monte d’origine arrivent ensuite (21 %), suivis par les avis d’autres automobilistes en ligne (13 %) et les recommandations de proches (12 %).

Cette influence est particulièrement marquée chez les plus de 65 ans : 37 % d’entre eux privilégient l’avis des professionnels, contre seulement 19 % des 18-24 ans. Les conducteurs les plus jeunes se tournent davantage vers les avis d’experts indépendants sur Internet, signe d’un rapport différent à l’information automobile.

Prix et sécurité, moteurs de l’achat en ligne

L’étude s’est également intéressée aux critères de choix des consommateurs lors de recherches sur Internet. Les réponses mettent en avant deux priorités : l’économie (30 %) et la sécurité (23 %). L’efficacité énergétique (19 %), le confort de roulage (14 %) et les performances globales (13 %) suivent à distance. Les considérations financières sont particulièrement déterminantes pour les 35-44 ans (38 %), mais nettement moins pour les 25-34 ans (24 %).

Pour Yves Pouliquen, vice-président commerce EMEA chez Apollo Tyres Ltd, cette tendance confirme l’importance du conseil des professionnels au moment de l’achat. "Même si de nombreux propriétaires de voitures commencent leurs recherches de pneus de rechange en ligne, il est clair que les distributeurs et les ateliers continuent de jouer un rôle essentiel lors des décisions d’achat finales", conclut-il.

François Provost, nouvel homme fort du groupe Renault

Après plus de vingt ans au sein de Renault et un parcours international riche, François Provost succède à Luca de Meo à la tête du constructeur.

Âgé de 57 ans, le dirigeant a rejoint Renault en 2002 après un début de carrière dans la haute fonction publique. Diplômé de l'École polytechnique et des Mines, il a d'abord occupé diverses responsabilités au sein de la direction du Trésor et au cabinet du ministre de la Défense Alain Richard.

Au sein du groupe au losange, il a gravi les échelons en occupant divers postes à responsabilité, d'abord en France, puis au Portugal, en Russie, en Corée et en Chine. Cette expérience internationale lui a permis de devenir l'un des piliers de la stratégie de développement du groupe hors d'Europe.

Architecte discret de la "Renaulution"

Proche de Luca de Meo, qu'il a rejoint à la direction centrale en 2020, François Provost a joué un rôle clé dans le plan de redressement "Renaulution". Comme directeur des affaires publiques, il a accompagné la montée en gamme de la marque et la diversification de son offre. Il a également pris en main la direction des achats, un poste stratégique dans un contexte de perturbations des chaînes d'approvisionnement.

Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, a salué sa nomination : "Je suis convaincu que François Provost saura piloter le groupe avec discernement et de manière durable, dans un environnement qui exige à la fois rigueur d'exécution, vision stratégique et capacité d'innovation."

Une vision lucide sur les défis à venir

Lors d'une rencontre organisée par Renault en juin dernier, François Provost avait souligné l'impact de la stratégie menée avec Luca de Meo : "On est monté en gamme avec 22 nouveaux modèles. On était centrés sur l'Europe. Là on part sur l'international."

Il avait aussi pointé la pression réglementaire européenne et la nécessité d'offrir des véhicules abordables face à la concurrence chinoise : "Il y a une demande de nos clients pour des véhicules moins chers. Quand nos concurrents chinois viennent avec des voitures suréquipées, il faut une offre décente."

Sur les relations avec les fournisseurs, il plaidait pour une approche plus collaborative : "Les constructeurs ont abandonné le 'peeling', le fait de gratter les prix au maximum, au profit d'une coopération agile. C'est le moment de se mettre ensemble."

François Provost s'est également illustré par sa gestion de dossiers complexes, comme celui de la Fonderie de Bretagne, ancienne filiale de Renault menacée de fermeture et finalement reprise.

(Avec AFP)

Plongez au cœur de la technologie hydrogène

Espagne : AAG passe à la vitesse supérieure avec Recambios Colón

Alliance Automotive Group (AAG) a annoncé l’acquisition de Recambios Colón, acteur majeur de la distribution de pièces automobiles à Valence, en Espagne. Fondée en 1977, la société compte 26 centres de distribution, appuyés par deux plateformes logistiques situées à Albal et Játiva. Elle dessert aujourd’hui plus de 4 000 ateliers de la région.

Pour AAG, déjà implanté en Espagne via Lausan et Recambios Gaudí, cette acquisition renforce significativement sa présence dans le Levant. "Cette intégration confirme notre stratégie et étend notre présence dans une région stratégique de la péninsule ibérique", explique Nacho Pernas, directeur général d’Alliance Automotive Iberia.

Alliance Automotive consolide ses positions en Espagne

Jusqu’à présent membre du groupement Serca, Recambios Colón a affiché un chiffre d’affaires de 44,4 millions d’euros en 2023 et devrait dépasser les 50 millions en 2024. Sa vente à AAG marque un tournant pour le distributeur, qui reste dirigé par son équipe historique.

"Pour une entreprise familiale comme la nôtre, c’est un vrai plaisir de rejoindre AAG Iberia. Nous allons pouvoir développer notre activité et relever les défis à venir avec des ressources renforcées", souligne Juan Tamarit, directeur général de Recambios Colón.

Avec cette opération, AAG Iberia voit son chiffre d’affaires global atteindre près de 295 millions d’euros, confirmant son rang de premier acteur de la distribution multimarque sur la péninsule. Cette acquisition marque, en outre, la reprise de la stratégie de croissance externe de la filiale du géant américain Genuine Parts Company sur le marché espagnol après deux ans sans rachat.

Précisons que l’intégration de Recambios Colón au sein d’Alliance Automotive a également des conséquences pour le groupement Serca (Nexus Automotive), qui perd l’un de ses membres les plus importants.

Autodoc déploie sa marketplace en Allemagne et Autriche

Inaugurée en France en février dernier, la place de marché d'Autodoc s'étend à deux nouveaux marchés européens : l'Allemagne et l'Autriche. Objectif : proposer aux internautes de ces deux pays un choix élargi de références, une meilleure disponibilité des produits ainsi que des délais de livraison plus courts.

En parallèle, la plateforme offre aux acteurs locaux (distributeurs, équipementiers, etc.) un accès direct à plusieurs millions de clients, utilisateurs du site et de son application.

"L’extension du marketplace à notre marché d’origine et à l’Autriche est une évolution logique, indique Dmitry Zadorozhny, CEO d’Autodoc. Ce lancement représente un jalon majeur dans notre ambition de devenir l’écosystème technologique de référence pour l’après-vente automobile en Europe."

Une offre enrichie au-delà de la pièce de rechange

Aujourd'hui déployée en France, en Italie, en Espagne, au Portugal et dans les pays du Benelux, la place de marché du groupe allemand s’appuie sur une architecture technologique développée par Mirakl. Elle permet aux vendeurs partenaires sélectionnés de proposer leurs articles sur l’interface Autodoc, tout en garantissant une expérience d’achat fluide et standardisée.

La gamme de produits dépasse désormais le cadre des pièces détachées traditionnelles pour s’ouvrir à de nouvelles catégories : électronique embarquée, accessoires, articles de style de vie, solutions de mobilité et équipements de sécurité.

"Contrairement aux places de marché généralistes, nous mettons en avant des offres pertinentes pour un public spécialisé et engagé", souligne Dmitry Zadorozhny. "Les marchands bénéficient d’un canal de distribution ciblé, tandis que les clients gagnent en diversité et en pertinence."

Les vendeurs partenaires assument la gestion de leurs ventes, y compris l’expédition, la facturation et le service client. Autodoc s’assure néanmoins du respect des niveaux de qualité et de réactivité définis contractuellement. Des indicateurs de performance et des engagements de service (SLA) encadrent l’activité des marchands. En cas de manquement, la plateforme peut intervenir pour garantir la satisfaction des utilisateurs.

Airbags Takata : un distributeur BMW mis en examen

Les scandale des airbags Takata, qui a provoqué des centaines de morts dans le monde, prend un nouveau tournant en France. Pour la première fois, un distributeur automobile a été mis en examen pour blessures involontaires.

Il s’agit de Leal Réunion, importateur officiel de BMW sur l’île. Le professionnel est accusé de n’avoir pas suffisamment informé un conducteur dont le véhicule était équipé d’un airbag défectueux.

Une "inertie" pointée par les juges

Le 6 mai 2020, un automobiliste réunionnais est grièvement blessé au visage lors de l’explosion de l’airbag de sa BMW 318i. L’enquête a révélé que le véhicule, immatriculé pour la première fois en 2001, faisait partie de ceux rappelés pour risque de dysfonctionnement des airbags Takata. Selon l’expertise judiciaire, Leal Réunion n’aurait réellement commencé à prévenir les détenteurs de BMW qu’à partir de juillet 2020, soit après l’accident.

Lors de son interrogatoire, un dirigeant de Leal Réunion a reconnu que le conducteur n’avait reçu "ni courrier ni appel" de leur part. "C’est vrai… Je n’avais pas ses coordonnées", a-t-il admis, expliquant que la société avait repris en 2013 la distribution BMW d’un concurrent sans disposer de son fichier client. Il a également invoqué les difficultés liées à la pandémie de Covid-19 et à l’absence d’accès au système d’immatriculation des véhicules (SIV), pourtant sollicité auprès de l’État.

Une défense qui conteste toute faute

L’entreprise nie toute responsabilité et a demandé à être placée sous le statut plus favorable de témoin assisté. Son avocat, Me Guillaume Martine, entend démontrer que "Leal Réunion a mis en œuvre toutes les diligences possibles pour empêcher de tels accidents, compte tenu de la connaissance limitée, à l’époque, de la dangerosité des airbags défectueux".

Il met aussi en avant "des entraves diverses qui existaient, y compris de la part de pouvoirs publics qui étaient alors nettement moins mobilisés qu’ils ne le sont aujourd’hui".

Pour rappel, en France, au moins 18 décès sont imputés à ces dispositifs défectueux. Depuis fin juin, 1,7 million de véhicules sont interdits de circulation tant que leur airbag n’a pas été remplacé.

Les enquêtes, désormais centralisées à Paris, portent sur des soupçons de tromperie aggravée et de mise en danger de la vie d’autrui.

(Avec AFP)

Sinnek renforce sa position en France

Arrivé sur le marché français de la carrosserie en 2018, Sinnek s’y est fait un beau nid. Positionnée en "marque B avec une qualité premium", alternative aux acteurs historiques, cette peinture est maintenant commercialisée par 35 distributeurs. Ceux-ci approvisionnent eux-mêmes environ 700 machines installées dans les ateliers de réparation. Une performance particulièrement remarquable pour la marque du groupe espagnol Bernardo Ecenarro (également propriétaire de Besa pour l'industrie).

Porté par l'inflation

Fort de ces conquêtes, "nous sommes maintenant neuf en France, pour distribuer les produits de peinture Sinnek, explique Unai de la Fuente, responsable des ventes en France. Mais nous allons encore recruter d'ici à la fin de l'année. Nous pourrons ainsi partager la France en quatre zones, avec quatre commerciaux". Ce fin connaisseur du marché français est le principal artisan du succès de la marque dans l’Hexagone.

Il a su convaincre de nombreux distributeurs d’adopter ses produits, dans un contexte de montée en puissance des "marques B" avec la crise inflationniste (liée à la Covid et à la guerre en Ukraine). Le premier à franchir le pas a été Lartigue Lavie à Bayonne (64), alors membre de Centaure – racheté et intégré au sein d'Alliance Auto Industrie (Groupauto). Une dizaine d'autres distributeurs du même groupement spécialisé dans la peinture avait alors suivi son exemple… Avant des adhérents d'autres groupements, ainsi que des apporteurs d'affaires comme Elexia et Caps Auto.

En effet, faut rappeler qu'Unai de la Fuente et son équipe disposent d'arguments sérieux. Ils se reposent sur un catalogue de produits de plus en plus riche. Ceux-ci sont fabriqués dans l'usine ultramoderne d'Azquoitia (Espagne), en partie automatisée. Leur colorimétrie, performance et services associés n'ont rien à envier à leurs concurrents des marques haut de gamme. Certains d'entre eux ont même été labellisés par le Cesvi. D'ailleurs, lorsque l'un des spécialistes peinture du technocentre ouvre son propre atelier de réparation (NG Carrosserie), il sélectionne Sinnek.

Faire grandir les réparateurs

Concrètement, la marque propose aujourd'hui des systèmes de réparation dédiés au spot repair ou à séchage rapide. Ces derniers "permettent de gagner 20 à 30 % de volume en plus sur un même temps dans l'atelier", rappelle Unai de la Fuente. Tandis que lors de l'édition 2022 du salon Equip Auto, la marque avait présenté sa machine de mélange de teinte automatisée. La même année, au salon Automechanika, elle avait mis en avant son application mobile Sinnek App, à destination des carrossiers.

Forts de ces atouts, l'équipe du fabricant monte donc en puissance pour répondre aux besoins du terrain. "Les distributeurs nous demandent un accompagnement commercial, pour soutenir les nouveaux clients, et technique, pour effectuer des démonstrations", précise Unai de la Fuente. Elle les forme dans les magasins, les ateliers et au Cesvi. Parallèlement, "nous effectuons aussi beaucoup de formations à l'usine. Celles-ci nous permettent de fidéliser les réparateurs et de pousser les distributeurs à les faire grandir".

C'est donc dans ce contexte favorable que l'équipe de Sinnek prépare la prochaine édition d'Equip Auto. Elle promet des nouveautés qui y seront exposées à Paris, du 14 au 18 octobre 2025. Un rendez-vous qui devrait encore lui permettre de gagner quelques parts de marché en attirant de nouveaux réparateurs et distributeurs.

Maxopièces : développement maîtrisé d’un distributeur audacieux

Déjà présent depuis plusieurs années dans le top 100 de la distribution du J2R, Maxopièces poursuit son ascension avec méthode. L’entreprise axonaise, créée en 2017 à Chauny (02) par Boris Hourcade, connaît une croissance continue, misant autant sur la proximité client que sur la diversification de son offre et l’ancrage local.

Sur les trois derniers exercices, Maxopièces a vu son chiffre d’affaires progresser d’un million d’euros chaque année, soit une hausse de 40 % entre 2021 et 2024. "Nous avons atteint les 5 millions en 2022, 6 millions l’année suivante, et nous venons de clôturer l’exercice à 7 millions", résume Boris Hourcade.
En cette mi-2025, l’entreprise anticipe un atterrissage à 7,5 millions d’euros.

"Notre ambition n’a jamais été de multiplier les ouvertures, mais de développer avec bon sens, en gardant la maîtrise de nos équilibres humains et logistiques", souligne le président. La croissance est également tirée par une stratégie produit diversifiée, une forte fidélisation client et des évènements fédérateurs.

Une large couverture territoriale et produit

Aujourd’hui organisé autour de trois points de vente – dont le site historique de Chauny –, Maxopièces prépare l’ouverture d’un quatrième site à Château-Thierry (02), une zone jusqu’ici desservie à distance. Le projet, initialement envisagé par rachat immobilier, a été temporairement freiné par une décision de préemption municipale.

Mais le dirigeant se veut rassurant : "Nous avons déjà trouvé un nouveau terrain de discussion avec la collectivité. Ce point de vente est clé : il permettra d’alléger la pression logistique du site central et de couvrir efficacement le sud du département."

Grossiste généraliste, Maxopièces revendique une large palette de produits : pièces techniques, outillage, pneumatiques, carrosserie, jusqu’à la peinture sur mesure, avec un labo couleur interne animé par un technicien expérimenté.

Notre cœur de métier reste la pièce mécanique, mais la peinture est un segment dynamique. On a investi dans les équipements et les profils techniques pour accompagner ce développement.

Une digitalisation structurée, un SAV différenciant

Partenaire de LKQ France également dans l’utilisation de son catalogue électronique CarCat, Maxopièces développe en parallèle, depuis près d’un an, sa propre plateforme de commande avec Albalogic. Le projet, baptisé Autoprécision, vise à couvrir l’ensemble des gammes du distributeur, au-delà du catalogue du groupement.

Notre objectif est de pouvoir proposer 100 % de notre offre en ligne. Le site sera prêt pour la rentréeannonce Boris Hourcade.

Sur le plan organisationnel, le siège héberge un centre d’appels de six télévendeurs, qui gèrent les flux entrants pour les trois points de vente. Ce dispositif mis en place depuis trois ans a permis de fluidifier la relation client. Autre point fort souligné par le dirigeant : un service après-vente internalisé, peu courant à ce niveau de structure.

"Nous avons choisi d’assumer nous-mêmes la gestion des garanties, des erreurs d’emballage ou de référencement. Cela évite à nos clients de perdre du temps, et c’est très apprécié."

Une Foire automobile qui prend de l’ampleur

Évènement désormais attendu par les clients comme par les fournisseurs, la Foire de l’Automobile organisée chaque année par Maxopièces a franchi un cap en 2025. Exit le site de Chauny : l’équipe a cette année privatisé le circuit de Folembray, situé à 15 minutes du siège.

"On a accueilli une trentaine de fournisseurs et près de 250 invités. Chaque client a pu faire un tour en voiture de prestige, rencontrer nos partenaires et bénéficier d’offres personnalisées. C’est un gros chantier en amont, mais un moment fédérateur très fort pour tous", témoigne le dirigeant. Une centaine de clients étaient présents, représentant le cœur du portefeuille du distributeur.

Synergies à taille humaine

Cofondateur du groupement Beem (devenu Bem) aux côtés d’Eudiff, du réseau BAP et de feu Eagle Spare Parts, Maxopièces continue de participer activement à la dynamique collective de l’entité. "On tient à rester trois. On a été sollicités pour élargir, mais ce qu’on cherche, ce n’est pas de grossir, c’est de rester alignés sur nos méthodes et nos valeurs."

Les membres se voient tous les trimestres pour échanger sur les enjeux RH, la relation fournisseurs, la stratégie commerciale ou les outils numériques. Alors que l’entreprise entre dans sa huitième année, Boris Hourcade garde la même ligne de conduite.

"Je ne me projette pas à dix ans. Tant que je suis motivé, on continue. Ce qui me porte, c’est l’esprit d’équipe, la dimension humaine de l’entreprise, et les projets comme l’ouverture du quatrième site. On veut continuer à bien faire, tout simplement."

Guillaume Ramirez, Autopuzz : "Nous sommes tous des amoureux de la pièce"

Le Journal de la rechange et de la Réparation : Autopuzz s’est rapidement imposé dans l’univers de la pièce de rechange. Pourtant, l’entreprise reste encore méconnue de certains acteurs du secteur. Pouvez-vous revenir sur sa genèse et les étapes clés de son développement ?

Guillaume Ramirez : L’histoire d’Autopuzz débute en réalité bien avant sa création officielle. J’étais alors salarié du groupe Hory, où nous avions lancé dès 2007 des sites de vente en ligne dédiés à la pièce automobile. L’activité a très vite pris de l’ampleur, mais nous étions confrontés à une limite physique et organisationnelle : faire tourner un site e-commerce dans un magasin de concession, ce n’est pas viable à long terme. Les flux augmentaient, les volumes aussi, et les locaux n’étaient plus adaptés.

À ce moment-là, j’ai ressenti le besoin de porter un projet plus structurant, plus ambitieux, avec l’envie de bâtir une activité pérenne autour de la pièce de rechange. J’ai présenté mes idées à Bernard Hory, président du groupe Midi Auto. L’échange a été décisif : nous avons décidé de nous associer, avec sa fille, Isabelle, pour fonder Autopuzz en 2014.

L’aventure a démarré à Caudan, dans le Morbihan. J’étais seul au début. Quinze jours plus tard, deux collègues m’ont rejoint. Nous étions trois, très motivés, avec une volonté farouche de faire notre place. Nous avons commencé par traiter les demandes que les autres délaissaient, les produits complexes ou peu rentables, les recherches spécifiques.

 

J2R : Votre développement s’est appuyé dès le départ sur une offre diversifiée et une proximité avec les réparateurs. Comment cette approche a-t-elle évolué dans le temps ?

G. R. : Nous avons toujours cherché à partir des besoins du terrain. Le réparateur est au cœur de notre réflexion. À chaque étape, nous nous sommes efforcés d’enrichir notre offre pour coller à ses attentes, tout en gardant une grande réactivité. Initialement centrés sur les marques Peugeot et Citroën, pour des raisons historiques et de compétences internes, nous avons rapidement élargi notre catalogue à toutes les marques, en pièce d’origine comme en pièce d’équipementier.

Notre gamme s’est ensuite étendue au matériel de garage, aux consommables, à l’outillage, bref, à tous les besoins quotidiens de l’atelier. Aujourd’hui, un garagiste peut s’équiper entièrement chez nous, y compris pour des demandes complexes ou très spécifiques. Cette capacité à répondre à tout, même à ce qui sort des standards, est restée une constante.

 

J2R : Quelles ont été les conséquences de cette croissance sur l’organisation d’Autopuzz ?

G. R. : Notre chiffre d’affaires a doublé plusieurs années de suite. Ce qui a évidemment entraîné une montée en puissance des effectifs. Mais au lieu d’aller chercher systématiquement des profils extérieurs, nous avons fait un choix fort : celui de la promotion interne. C’est un pilier de notre stratégie RH.

Notre premier vendeur est devenu responsable commercial. Mon premier magasinier est aujourd’hui mon directeur adjoint. La responsable marketing a débuté en alternance. Notre responsable d’exploitation est arrivé comme intérimaire. Nous avons bâti une culture d’entreprise solide, où chacun peut progresser s’il en a l’envie et les capacités. Ce modèle humain, fondé sur la fidélité et la montée en compétences, est un facteur clé de notre réussite.

 

J2R : Vous avez élargi votre activité à de nouveaux segments : clients particuliers, garages, puis vente de véhicules. Comment cette diversification s’est-elle opérée ?

G. R. : Cela s’est fait progressivement, mais toujours avec le même esprit d’observation du terrain. À force de voir des particuliers venir acheter leurs pièces chez nous et demander s’ils pouvaient aussi faire réparer leur voiture, l’idée d’ouvrir un atelier s’est imposée.

Quelques années plus tard, nous avons franchi un nouveau cap avec la vente de véhicules. Ce n’est pas courant pour un distributeur de pièces, mais nous avons vu là une opportunité.

Depuis septembre 2024, nous sommes distributeurs de la marque de pick-up Isuzu et de la marque de véhicules utilitaires Maxus, via un nouveau site à Lanester (56), qui intègre aussi une activité VO.

 

J2R : Quel est aujourd’hui votre maillage ?

G. R. : Ce point de vente complète notre réseau : la plateforme historique de Caudan (15 salariés), celle de Quéven, dotée d’un atelier, et la plateforme d’Évreux (27), ouverte en 2023, qui connaît un beau succès.

Plus récemment, en avril 2025, nous avons ouvert un garage à Cavaillon (84), dans une ancienne concession Citroën. Nous y développons les marques Maxus et Bosch Car Service, et c’est aussi notre premier site à arborer le label Distinxion pour la vente de voitures d’occasion. Dans la foulée, nous avons aussi repris un garage à Apt (84) où nous avons également pris le panneau Bosch Car Service. Plus récemment, début juin, nous avons ouvert un nouveau site Bosch Car Service à Caudan.

 

 

J2R : Quelle part représente chacune des activités dans votre chiffre d’affaires ?

G. R. : La pièce de rechange reste de très loin notre cœur de métier. Elle pèse 85 % de notre chiffre d’affaires. Le reste se répartit entre les ventes de véhicules neufs et d’occasion. C’est une activité complémentaire, qui nous permet de capter d’autres profils de clients et d’étendre notre maillage territorial.

 

J2R : Comment s’organise votre activité pièces de rechange ? Quels sont vos atouts sur ce marché ?

G. R. : Nous distribuons aussi bien la pièce constructeur que la pièce équipementier, avec un positionnement très complet. Ce qui nous distingue, c’est aussi notre capacité à développer des outils numériques sur mesure. Nous proposons à nos clients des sites de commande personnalisés, des plateformes en marque blanche, des services de logistique intégrée, un accompagnement téléphonique.

Par exemple, un réseau de garages qui souhaite commercialiser des pièces sous sa propre marque peut s’appuyer sur nous pour créer son site, assurer la livraison, le SAV, les conseils. C’est une offre clé en main qui séduit de plus en plus.

 

J2R : Et sur le plan logistique ?

G. R. : Nous avons aussi développé une vraie expertise logistique. Notre site principal tourne 24h/24, en 3×8, du lundi au samedi midi. Cela nous permet de traiter les commandes la nuit, d’optimiser les surfaces, et d’éviter les chevauchements d’équipes. Ce système, en place depuis trois ans, nous a permis de franchir un cap en termes de productivité.

 

J2R : Autopuzz est toujours lié au groupe Midi Auto. Quel est le détail de votre actionnariat ?

G. R. : Oui, nous restons étroitement liés. Midi Auto détient 55 %, Isabelle Hory en possède 30 %, et je détiens les 15 % restants.

 

J2R : D’après un classement publié par Les Échos, Autopuzz affiche une croissance annuelle moyenne de 42,65 % depuis 2020. Quels sont les moteurs de cette performance ?

G. R. : Il y a plusieurs facteurs. D’abord, notre proximité avec les clients. Nous sommes très présents sur le terrain. Chaque année, nous organisons un grand salon au stade de Lorient. Nous le transformons en un immense espace d’exposition, avec des stands fournisseurs, des animations et une soirée festive. En 2024, nous avons accueilli plus de 1100 personnes.

Nous organisons aussi des voyages clients : en juin, nous avons emmené les meilleurs d’entre eux au Portugal, à Lisbonne. Ces moments permettent de créer du lien, de recueillir des retours, d’ajuster notre offre. Ce sont des temps forts dans la relation client.

Ensuite, il y a notre logistique, pensée pour livrer vite et bien, et notre capacité à offrir un vrai service, au-delà du prix. Et puis, il y a notre culture d’entreprise. Chez Autopuzz, les gens aiment ce qu’ils font. Moi-même, je suis passionné par la pièce automobile depuis l’adolescence. Quand j’étais en 4e, je disais déjà que je voulais vendre des pièces ! Mes professeurs croyaient à une lubie, mais mes parents m’ont soutenu et je suis allé jusqu’au bout. Aujourd’hui, cette passion, je la retrouve dans mon équipe. Nous sommes tous des amoureux de la pièce.

 

J2R : Votre maillage territorial s’étend peu à peu. Peut-on parler d’un début de déploiement national ?

G. R. : Oui, c’est une dynamique qui se met en place naturellement. L’ouverture d’Évreux, il y a deux ans, a prouvé que nous pouvions réussir hors de notre base bretonne. Cavaillon vient confirmer cette capacité. Aujourd’hui, une grande partie du territoire est couverte à moins de 3 heures d’un de nos sites. C’est un avantage logistique important.

 

J2R : Vous avez opté pour l’enseigne Bosch Car Service. Pourquoi ce choix ? Et comptez-vous le développer ?

G. R. : Oui, c’est une orientation que nous assumons pleinement. Bosch Car Service permet de rester indépendant tout en bénéficiant d’un soutien technique solide, notamment sur les nouvelles technologies. Le réseau a aussi une belle image auprès du grand public, ce qui est précieux quand on développe des garages. Nous envisageons de multiplier les établissements sous cette enseigne.

 

 

J2R : Vous êtes également membre du groupement Alternative Autoparts. Qu’en attendez-vous pour la suite ?

G. R. : Nous avons rejoint le groupement en 2020. Ce qui nous plaît, c’est la souplesse. On vous propose, vous disposez. Le catalogue fournisseurs est très riche, les interlocuteurs compétents, les outils efficaces. Mais surtout, vous restez maître de vos décisions. Pas de quotas imposés, pas de contraintes. Cette liberté, paradoxalement, nous pousse à consommer plus dans le réseau.

 

J2R : Vous préparez votre prochain salon en novembre. Quelles sont vos ambitions pour cette édition ?

G. R. : Notre objectif est toujours de faire mieux. Plus de fournisseurs, plus d’ateliers, plus d’échanges. Ce salon est devenu un rendez-vous très attendu. Un réparateur m’a un jour confié : "Je ne vais même plus à Equip Auto, je viens chez vous et je trouve tout ce qu’il me faut." C’est une belle reconnaissance. Cela nous motive à élever encore le niveau.

 

J2R : Vous mentionniez des résultats prometteurs pour 2025. Quels sont vos objectifs chiffrés ?

G. R. : Nous ne nous mettons pas de pression excessive sur les chiffres, mais notre ambition de progresser reste évidemment très forte. En 2024, notre chiffre d’affaires a atteint 70 millions d’euros. En 2025, nous espérons encore une croissance de 30 %. À mi-parcours, les résultats sont très encourageants.

Jacob Services parie sur l’avenir

Au jeu des nouveaux entrants et des croissances plus fortes que la sienne, Jacob Services a perdu deux places dans notre classement des plus gros distributeurs de l’Hexagone. Classée cette année au 100e rang, l’entreprise installée au Creusot (71) a souffert d’un contexte de marché peu favorable aux grandes envolées.

On avait enchaîné trois exercices avec des croissances à deux chiffres avant que la dynamique se tasse en 2024confirme Yanis Jacob, son dirigeant.

Avec un chiffre d’affaires de 6,2 millions d’euros – en hausse modeste de 1 % sur un an, dont 5,2 millions issus de la vente de pièces détachées –, le distributeur reste toutefois en ordre de marche. Loin d’avoir la taille et les moyens des grandes maisons du secteur, Jacob Services a toujours su tirer son épingle du jeu en misant sur des idées différentes, sur un engagement de tous les instants et sur une science innée de la relation client.

Les derniers mois n’ont pas fait défaut à cette règle. Déjà présente au Creusot (avec un site dédié à l’automobile, un centre peinture et le siège social), à Montceau-les-Mines et à Paray-le-Monial, elle a inauguré en mars un 4e point de service à Perrecy-les-Forges, toujours en Saône-et-Loire. Ce nouveau site de 300 m² vient compléter son ancrage local.

Le potentiel de l’industrie

Ce développement revêt un caractère stratégique. Installé dans un ancien garage Renault, le site héberge désormais un entrepôt logistique destiné aux pièces lourdes et volumineuses, ainsi qu’un atelier technique. Jacob Services y propose plusieurs prestations : contrôle d’injecteurs, nettoyage de filtres à particules pour véhicules légers et utilitaires, et fabrication de flexibles hydrauliques à destination des clients industriels.

"Concernant l’injection, il reste énormément de véhicules diesel dans notre région, donc ce développement a du sens. Quant à l’hydraulique, c’est une corde de plus à notre arc, un élément très différenciant. Ça permet de répondre à des attentes sur l’industrie avec un potentiel avéré et des marges intéressantes."

Outre le recrutement d’un technicien spécialisé, ce projet a nécessité des investissements significatifs : 200 000 euros de stock, un banc d’essai à 60 000 euros et deux machines pour la fabrication de flexibles, à 15 000 euros l’unité.

"Il n’y a rien de gagné, admet Yanis Jacob. Le marché de l’automobile est de plus en plus difficile à lire et à anticiper, mais il faut aller chercher la croissance. Avec ce projet, on regarde plus loin qu’aujourd’hui. Et puis de cette manière, on conforte aussi notre philosophie tournée vers le service client."

Ce salon fait partie de notre identité. Il nous demande beaucoup d’efforts, mais il est très apprécié par ceux qui y participent. D’édition en édition, on accueille toujours plus de monde et on est très fiers du résultattémoigne le dirigeant.

Un distributeur proche du terrain

Une proximité savamment entretenue. Nouvelle preuve de cela, le distributeur Precisium a organisé les 26 et 27 juin la 5e édition de son salon local. Sur le circuit Vaison de Torcy (71), plus de 1 500 personnes se sont rassemblées.

Entre un espace qui a permis aux partenaires de présenter leurs offres, une parade sur la piste avec des véhicules de collection, des courses de karting intenses et des baptêmes de moto et de drift, l’évènement, authentique et convivial, a tenu toutes ses promesses.

R-M Premium Partners poursuit sa montée en puissance

Du 5 au 8 juin 2025, 200 adhérents et partenaires de R-M Premium Partners se sont retrouvés à Dubrovnik (Croatie). Sur les bords de l’Adriatique, carrossiers et experts métiers ont donc pu échanger autour de leurs expériences respectives. Leur objectif est ensuite d’en tirer toutes les leçons, afin d’améliorer leurs pratiques et de définir leurs orientations stratégiques, en s’adaptant à leur marché. Le club compte ainsi se positionner en référence de la carrosserie durable en se reposant sur le partage et l’innovation.

RSE et environnement

Parmi les points marquants de son actualité, le réseau confirme sa croissance très rapide, annoncée début 2024. Ainsi, 42 carrossiers utilisant la marque de peinture R-M (groupe BASF) l’ont rejoint en 2024. Un véritable record qui lui permet d’atteindre désormais 210 membres – contre 66 initialement, lors de son lancement en 2016. Ces réparateurs sont plutôt des utilisateurs de ses gammes et outils les plus récents et innovants. Parmi eux figure notamment la carrosserie Brachet, dont le J2R avait rapporté comment elle avait mené son chantier d'optimisation.

Lors de leur congrès, la tête de réseau a fixé deux priorités : la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la protection de l’environnement. Son groupe de travail dédié a défini une "logique tripartite : économique, sociale et environnementale". Celle-ci passe notamment par l'attractivité commerciale, la digitalisation, l'aménagement de l'atelier, l'utilisation de produits à faible impact carbone, la limitation des déchets, etc.

Parallèlement, le club participe au développement d’un label "Carrosserie verte". Celui-ci vise à valoriser les ateliers les plus engagés dans la transition écologique d’ici à 2030. Une ambition commune avec BASF (soumis à la réglementation CSRD), proposant d'ores et déjà des systèmes de peinture qui permettent de réduire jusqu’à 50 % les émissions de CO₂ de la réparation automobile.

Solutions à la carte

Ce congrès a également été l'occasion d'accueillir de nouveaux partenaires. Parmi ceux-ci figurent Sidexa (pour le chiffrage), Distrigo (pièces de rechange) et Dechent (concessionnaire multimarques allemand). Au total, les membres de R-M Premium Partners peuvent maintenant profiter des services de 23 partenaires, à des conditions préférentielles. Pour eux, le club a aussi introduit de nouvelles solutions à la carte, comme Body Shop Boost – outil de gestion et d'optimisation de l'atelier.

Témoin de ce rassemblement, Stéphane Colpaert, responsable de Sidexa, déclare : "Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'ambiance de grande famille avec énormément de bienveillance. Une rencontre professionnelle comme celle-ci est rare, et c'est vraiment un atout pour ce club. On se croirait presque à une réunion de famille, mais sans dispute et plus de chiffres". Un atout pour attirer de nouveaux adhérents et partenaires. Le club vise désormais les 240 membres d’ici à la fin de l’année et 300 en 2027.

Airbags Takata : l'UFC-Que Choisir veut obtenir des indemnisations de Stellantis

Après avoir déposé plainte, début 2025, contre le groupe pour pratiques commerciales trompeuses, tromperie aggravée et mise en danger de la vie d’autrui, l'UFC-Que Choisir s'attaque de nouveau à Stellantis. L'association de défense des consommateurs a annoncé, mardi 22 juillet 2025, avoir lancé une action de groupe visant le constructeur automobile. Son objectif : obtenir le versement d'indemnités aux propriétaires de véhicules équipés d'airbags Takata faisant l'objet d'une immobilisation forcée.

L'association a décidé de saisir le tribunal "afin que les préjudices causés aux automobilistes victimes des rappels sous «stop drive», opérés depuis 2023 de façon totalement anarchique et déraisonnée, soient réparés", a-t-elle indiqué.

1,7 million de véhicules bloqués

Fin juin, le gouvernement français a ordonné aux constructeurs automobiles toutes marques confondues d'immobiliser 800 000 véhicules supplémentaires équipés d'airbags Takata, potentiellement défectueux, portant à 1,7 million le nombre de véhicules visés par une interdiction de circuler pour cette raison, jusqu'à remplacement du dispositif.

Cette décision a été prise après l'accident mortel d'une automobiliste survenu à Reims (51) en raison de l'explosion de son airbag lors d'un choc avec un autre véhicule. "Ces mesures de «stop drive» sont les conséquences directes et certaines du manquement, de par l'incurie et la gestion chaotique de Stellantis et Citroën, dans l'exécution de leur obligation générale de sécurité, constituant une faute du constructeur, et ouvrant ainsi le droit à réparation", développe l'UFC-Que Choisir. Au moins trois des automobilistes tués ces dernières années conduisaient une Citroën C3.

L'association demande une série d'indemnités pour divers préjudices, notamment une indemnité journalière pour toute la durée de l'immobilisation du véhicule ou encore pour les préjudices moraux subis par les consommateurs "transportés dans des automobiles équipées d'équipements mortels".

L'exemple des États-Unis

C'est la première action de groupe intentée en France au sujet de ces airbags défectueux, responsables d'au moins 60 morts dans 11 pays ces 15 dernières années, dont 18 en France. Aux États-Unis, pays le plus touché avec 28 morts, Ford, Toyota, Honda, BMW, Nissan et Mazda ont versé un total de 1,5 milliard de dollars d'indemnisations aux victimes.

Les airbags Takata sont responsables d'explosions mortelles ou provoquant de graves blessures à cause d'un gaz, le nitrate d'ammonium, qui se dégrade avec le temps, particulièrement dans les climats chauds et humides. Alors, les coussins de sécurité se déclenchent, même en cas de collision mineure, provoquant une explosion identique à celle d'une grenade et projetant dans l'habitacle des pièces de métal et de plastique, souvent fatales au conducteur.

L'entreprise japonaise Takata, fabricant mondialement connu de systèmes d'airbags et de ceintures de sécurité, n'a pas survécu au scandale et a déclaré faillite en 2017. En France, des juges d'instruction enquêtent sur des soupçons de tromperie aggravée et de mise en danger de la vie d'autrui.

Un nouveau centre de pièces détachées pour Daimler Truck France

"Inaugurer un bâtiment de cette taille et de cette importance stratégique n'est pas une chose courante pour nous", introduisait Ulrich Loebich, président de Daimler Truck France, au moment d'inaugurer le nouveau centre logistique hexagonal du constructeur, situé à Autrèche (37), le jeudi 10 juillet 2025.

Le site est déjà opérationnel depuis plusieurs mois. "Il est né de la décision de Daimler de séparer la branche camions et bus de la branche véhicules particuliers, retrace Ulrich Loebich. Daimler Truck et Daimler Buses ont pris leur indépendance, et ont donc pu créer ce centre de pièces détachées à 100 % dédié aux véhicules industriels."

Un timing serré

Ce nouveau site se substitue aux deux centres logistiques de la société situés à Valenciennes (59) et Étoile-sur-Rhône (26). Autrèche et ses quelque 430 habitants ont été choisis pour plusieurs raisons. D'abord, son emplacement géographique : la ville occupe une position assez centrale en France et pour l'activité de Daimler dans le pays. "De plus, la zone d'activité de la porte de Touraine était dotée de bâtiments récents avec une grande surface et une disponibilité immédiate. C'était nécessaire pour nous. Les planètes se sont alignées", ajoute Ulrich Loebich.

Les équipes de Daimler (Ulrich Loebich au centre) et Daher, ainsi que les élus locaux, inaugurent le centre logistique d'Autrèche. ©J2R/FLM

Les équipes de Daimler (Ulrich Loebich au centre) et Daher, ainsi que les élus locaux, inaugurent le centre logistique d'Autrèche. ©J2R/FLM

Notons que les locaux, dont la construction s'est achevée en 2024, sont exploités par le groupe Daher, qui opère dans l'aviation, l'industrie, les services industriels et la logistique. "Nous sommes fiers d'avoir été sélectionnés par Daimler pour assurer les opérations logistiques sur ce site, se réjouit Arnaud Lecomte, directeur commercial de la branche logistique de Daher. Le gros challenge était le calendrier. Nous y sommes parvenus en trois mois, entre la signature le 17 juin 2024 et la livraison des locaux le 1er octobre." Les réceptions ont alors pu commencer. Le temps d'aménager le site et de lancer les opérations, les expéditions ont quant à elles débuté le 3 février 2025.

750 000 pièces en stock

Au total, on compte 24 000 m² de surface de stockage. Actuellement, 6 000 m² supplémentaires sont occupés par le constructeur, et seront rendus au 1er septembre prochain. 23 000 références de pièces de camions et 12 000 références de pièces de cars et bus sont stockées à Autrèche. Le site logistique compte environ 55 000 emplacements, dont 36 000 dédiés aux pièces pour camions. Environ 750 000 articles unitaires sont stockés.

L'engagement du constructeur est de livrer à J+2 avant 8 heures du matin pour toute commande passée avant 18h30. Si la pièce est déjà en stock à Autrèche, une livraison express peut être réalisée à J+1 avant 8 heures, si la commande est passée avant 16 heures. Chaque jour, cinq camions arrivent d'Allemagne avec les pièces. Chaque soir, onze repartent pour dispatcher les commandes dans les huit hubs logistiques des quatre partenaires transporteurs de Daimler Truck. Ces derniers les redistribuent ensuite vers les sites dédiés au camion (164) et bus/cars de Daimler.

Notons enfin que le site d'Autrèche assure le retour de pièces de poids lourds usagées. Elles y transitent avant de partir pour l'Allemagne afin d'y être reconditionnées avant d'être revendues. "L'économie circulaire est indispensable et va prendre encore plus d'importance dans le futur", conclut Ulrich Loebich.

Ambitions renouvelées pour Eudiff

Le 19 juin 2025, Eudiff a réuni clients, fournisseurs et partenaires sur le circuit automobile d’Abbeville (80) pour la seconde édition de son salon régional. Fort du succès rencontré l’an dernier, l’évènement a pris une nouvelle dimension cette année. "Nous avions tablé sur 700 visiteurs, contre 500 lors de la première édition", annonce Antoine Beaudet, dirigeant du groupe normand.

Ce rendez-vous professionnel a mis en avant 75 exposants, principalement issus de l’univers de la pièce de rechange. Outre les stands, de nombreuses animations étaient organisées : essais sur circuit avec six véhicules, challenges, jeux concours, tombolas, concerts… Un programme dense destiné à renforcer les liens avec les réparateurs. "On a vraiment mis les moyens pour en faire un temps fort de la relation client", résume le dirigeant.

Croissance organique et expansion territoriale

Ce salon a ponctué le premier semestre d’Eudiff au sein du réseau Alternative Autoparts. Après avoir quitté Alliance Automotive Group fin 2024, le distributeur a, en effet, rejoint son nouveau groupement en janvier, et poursuit depuis son intégration. "C’est toujours difficile de tirer un vrai bilan au bout de six mois, mais nous sommes très contents d’avoir rejoint une structure indépendante", confie Antoine Beaudet, qui précise que les premiers chantiers communs se mettent progressivement en place.

Fort de ces nouveaux atouts, le distributeur basé à Eu (76) confirme avoir démarré cet exercice 2025 sur une cadence soutenue. Grâce aux ouvertures récentes des points de vente du Havre et de Yerville (76), qui commencent à trouver leur rythme de croisière, Eudiff vise un chiffre d’affaires organique de 25 millions d’euros d’ici la fin de l’année.

D’ailleurs, le maillage territorial va encore s’étoffer à la rentrée avec le rachat en septembre de deux nouveaux magasins en Normandie. Antoine Beaudet préfère rester discret sur cette acquisition, mais nous devrions en savoir plus très prochainement…

Le virage digital d’Eudiff

En parallèle, Eudiff a renforcé sa stratégie digitale avec le lancement en avril de son site e-commerce grand public. La plateforme permet de commander en ligne et de retirer les produits en click & collect dans les points de vente du groupe.

Le site commence à fonctionner. Nous allons développer sa visibilité à partir de juillet, une fois le salon passéexplique le dirigeant.

Plusieurs opérations de fidélisation sont au programme, à commencer par un séminaire à Lanzarote (Espagne) avec une vingtaine de réparateurs partenaires. En octobre, une autre initiative sera organisée à l’occasion du salon Equip Auto. "Nous voulons continuer à créer du lien et proposer des moments privilégiés à nos clients", conclut Antoine Beaudet.

Entre Mister-Auto et les équipementiers, le courant passe

Mister-Auto renforce ses liens avec les équipementiers. Alors qu’ils représentaient 30 % de ses fournisseurs en 2022, ces derniers constituent aujourd’hui la moitié de ses partenaires. Une évolution significative qui témoigne de la confiance croissante des industriels envers la plateforme et de leur volonté d’accélérer leur développement sur le canal e-commerce.

Parmi les nouveaux venus, le spécialiste du lubrifiant Castrol, qui vient de signer un accord d’approvisionnement direct avec la filiale du groupe Stellantis. Son objectif : mieux couvrir le marché en ligne, tant auprès des particuliers que des professionnels. "Nous sommes heureux de la signature du partenariat avec Mister-Auto qui reflète l'engagement de Castrol à proposer des produits haut de gamme via des plateformes numériques fiables", confirme Fabrizio Betteto, vice-président e-commerce, retail et moto pour Castrol Europe.

De son côté, Mister-Auto peut se targuer d'un catalogue global toujours plus large, qui atteint désormais 2,4 millions de références.

Des relations vertueuses au bénéfice de tous

Sur le plan logistique, la diversité des fournisseurs permet à Mister-Auto de sécuriser ses approvisionnements. En multipliant les sources et les points d’entrée, le e-commerçant limite les ruptures, tient ses engagements de livraison et maintient une profondeur de stock adaptée aux exigences des clients.

Au-delà du référencement de marques reconnues, ces partenariats offrent aussi la possibilité au pure player d'étoffer ses services. L'opérateur bénéficie notamment d’un accès direct aux contenus techniques produits par les équipementiers : fiches d’application, visuels ou vidéos explicatives. Autant de ressources qui facilitent l’expérience d’achat des internautes et les aident à mieux identifier le bon produit.

De leur côté, les équipementiers accèdent aux données d’usage et de satisfaction récoltées par Mister-Auto. Ces remontées constituent de précieux indicateurs pour ajuster leurs gammes, suivre la performance de leurs produits et identifier de nouveaux besoins.

L'attrait du e-commerce

Au-delà de ces bénéfices, Mister-Auto voit dans ces synergies une évolution notable chez les équipementiers traditionnels, qui s’emparent pleinement du digital pour élargir leur distribution.

"Les équipementiers automobiles font de plus en plus confiance aux acteurs du e-commerce sur le secteur de la rechange et des accessoires automobiles, c’est une tendance qui se confirme année après année", conclut Jean-Michel Booh-Begue, directeur des opérations de Mister-Auto.

Breteault a revu sa copie pour se recentrer sur son cœur de métier

Réorganisation logistique, vente d'agence et changement à la direction… Ça bouge chez Breteault ! L'entreprise cofondatrice du groupement Centaure en 1984 s'est entièrement réorganisée en trois ans, sous l'impulsion de son président Guillaume ­Leduc, successeur de son père Didier ­Leduc en 2018. À la suite de la crise Covid, la société a abandonné une partie de son activité dédiée au bâtiment pour se concentrer sur la carrosserie et l'industrie.

Nous avons basculé vers un modèle de plateformeannonce Guillaume Leduc.

Elle a fermé plusieurs sites, en conservant la même zone de chalandise. Ses agences d'Orléans (45) et d'Eure-et-Loir ont été cédées à un réseau de peinture décorative. Raison pour laquelle son chiffre d'affaires a baissé de 18 % en 2024 (10,7 millions d'euros).

Organisation resserrée et spécialisée

"Pour gérer notre zone de chalandise, nous avons basculé vers un modèle de plateforme. Mais nous répondons toujours en local aux besoins de services de nos clients", annonce Guillaume Leduc. Un vrai bouleversement pour ce groupe qui a compté jusqu'à dix comptoirs en 2021, couvrant la Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, jusqu'à la région Centre.

Désormais, il ne compte plus que trois agences, dont Mouen (14) et La Ferté-Bernard (72) – cette dernière étant dédiée au bâtiment. Ces sites sont appuyés par sa plateforme logistique associée à un comptoir, à son siège de Sargé-lès-le-Mans (72), capable de livrer dans toute la France en J+1.

Plateforme logistique Breteault

L'optimisation par Breteault de sa plateforme logistique permet au distributeur d'approvisionner les carrossiers dans tout le Grand Ouest de la France. ©Breteault

Mais évidemment, pas question d'empiéter sur les territoires de ses partenaires du réseau Centaure. D'ailleurs, Guillaume Leduc insiste : "Nous n'avons pas vocation à passer entièrement sur Internet. Ce modèle ne fait pas partie de nos valeurs, basées sur la proximité et le terrain." Les pure players restent selon lui des concurrents à surveiller de près, notamment pour éviter l'érosion des volumes.

L'entreprise s'appuie sur une équipe de 36 salariés, qui approvisionnent quelque 250 machines de peinture dans le Grand Ouest, jusqu'à Orléans. Pour assurer le suivi technique et commercial, six commerciaux et quatre techniciens accompagnent au quotidien les ateliers.

"La centralisation de notre logistique a permis de réduire notre stock en valeur, mais pas en quantité. Nous sommes même mieux achalandés. Par exemple, nous avons réduit le stock des teintes de base à faible rotation et avons ajusté celui des références les plus courantes", explique Guillaume Leduc. Résultat : la valeur du stock est passée de 3,6 millions d'euros fin 2023 à 2,4 millions début 2025.

Soirées techniques et formations

Dans le même temps, Breteault a mis un terme à son activité de distribution de pièces. "Nous avons essayé de nous diversifier, notamment sur notre site du Petit-Quevilly (76) à partir de 2015. Mais nous ne sommes pas parvenus à créer une synergie entre les pièces et la peinture." Ce changement stratégique a modifié sa gouvernance. À la direction, Sonia Leduc a pris la suite de l'ancien associé, orienté vers la rechange. Après une séparation en bonne entente, "désormais, nous nous concentrons chacun sur nos métiers respectifs."

Breteault accompagne donc la distribution des produits Akilak (MDD du groupement Centaure), Lesonal et Sikkens (AkzoNobel), Sinnek (Besa) et Standox (Axalta). "Nous ne privilégions aucune marque. Tout dépend du profil du client, de ses besoins en logiciels, en technicité ou en rapidité d'exécution. Le choix est guidé par l'usage, non par la marque. Ce sont les exigences du carrossier ou de l'industriel qui dictent la solution", précise le dirigeant.

L'entreprise accompagne aussi une cinquantaine de carrossiers du réseau Autoneo. Elle leur propose régulièrement des soirées techniques locales et met l'accent sur la formation. Son centre dédié, ouvert en 2016, est aujourd'hui certifié Qualiopi. Une proximité renforcée qui devrait, selon Guillaume Leduc, porter ses fruits dans les années à venir.

Réorganisé, le groupe Hubert voit plus loin

Classé au 41e rang de notre Palmarès de la Distribution 2025, le groupe Hubert a gagné trois places en un an. Mais au-delà de notre étude annuelle, celui-ci a gagné bien davantage. Omniprésente dans l’est de la France avec de multiples cordes à son arc, la structure dirigée par Didier ­Hubert compte depuis longtemps parmi les forces vives du réseau Autodistribution.

Comme les Niort, APA, Talbot, Villebenoit, Farsy, Dhenin ou Fichou, le groupe Hubert est un acteur connu et reconnu, tant dans son groupement que dans l’univers de la rechange.

Cependant, aussi développé soit-il, il était confronté depuis quelque temps à des difficultés inhérentes à sa croissance. Avec ses 19 sites, ses 340 collaborateurs et son chiffre d’affaires de 84 millions d’euros, le groupe Hubert est une grosse machine qu’il fallait réajuster.

"À force de tout faire, on ne rentrait plus dans aucune case et on ne savait plus se benchmarker avec le marché", pose le président. Dès lors, le premier semestre 2024 a vu s’enclencher un projet titanesque : démanteler le groupe pour le reconstruire avec des sociétés distinctes pour chaque activité.

Un alignement renforcé avec Autodistribution

Depuis un an, la structure du distributeur mosellan est composée de la sorte : la partie automobile est chapeautée par Autodistribution Hubert, celle industrielle par Thomé Rubix Partenaire, et le poids lourd par PLS (Poids Lourds Services). Le tout, bien entendu, avec des responsables et des équipes qui se concentrent désormais sur un seul et unique métier.

Didier Hubert a pris la tête du secteur automobile, son associé Pierre Berwald (actionnaire minoritaire) est aux commandes de l’industrie. Quant au poids lourd, le responsable partant prochainement à la retraite, une nomination sera actée dans quelques semaines. Avec son sens de l’analyse millimétrée et du verbe ciselé, le dirigeant résume la situation à sa façon : "Avant, on avait trois couteaux suisses. Maintenant, on a une fourchette, un couteau et une cuillère. Tout est plus clair."

Il voit surtout deux grandes vertus dans la concrétisation de ce projet. La première est de pouvoir s’inscrire pleinement dans les us et coutumes d’Autodistribution grâce à un schéma qui a fait ses preuves chez d’autres confrères. "On est bien aligné avec l’organisation de notre centrale", confirme Didier Hubert.

La seconde vertu porte sur l’efficacité et la performance de chaque entité. En clarifiant le périmètre des équipes concernées, le groupe Hubert a aussi permis à chacune de se concentrer sur son métier, et donc d’aller plus loin dans l’effort de développement et de conquête.

Une arrivée en Belgique

"Personnellement, je suis très optimiste. Nos clients et partenaires ont, pour certains, mis quelques mois à comprendre cette nouvelle logique mais, dans l’ensemble, les choses se sont mises en place assez rapidement. Aujourd’hui, on voit déjà les premiers résultats de ce travail." Entre tous, le distributeur a notamment concrétisé son arrivée outre-Quiévrain.

Après la France et le Luxembourg, le voilà ainsi installé dans un troisième pays, une chose rare, voire unique dans le secteur, avec la reprise d’un magasin API. Situé dans le sud de la Belgique, le point de vente réalise six millions d’euros de CA avec une vingtaine de salariés. Un développement loin d’être anecdotique qui vient renforcer le maillage du groupe et confirmer le bien-fondé de sa récente réorganisation.

Grands Prix de la Rechange 2025 : les temps forts d’une édition marquante

Entre débats prospectifs, prises de parole d’experts et moments de convivialité, les Grands Prix de la Rechange 2025 ont une nouvelle fois démontré le dynamisme et la capacité d’innovation de la filière.

Avec plus de 250 professionnels réunis, notre événement a brillamment mis à l’honneur celles et ceux qui font avancer l’après-vente par leur sens de l’innovation et leur engagement terrain.

Revivez les temps forts de cette journée exceptionnelle :

 

Norca maintient son cap vers la croissance

Le groupe biterrois, spécialiste de la distribution de pièces pour poids lourds, poursuit et accélère son expansion. Depuis l'ouverture de sa plateforme logistique nationale de Vendres (34) en juin 2022 et son adhésion à Autolia en septembre 2023, Norca a changé de dimension. L'entreprise s'est structurée pour conquérir progressivement de nouveaux territoires en France. Elle est portée par une croissance de son chiffre d'affaires de 6,5 %, atteignant ainsi 34,9 millions d'euros en 2024.

"Globalement, nous avons pris un peu de retard dans notre projet à cinq ans, qui prévoyait de franchir le cap des 50 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2025, explique Thibault Castellanos, directeur général du groupe. Finalement, nous devrions achever l'année à environ 40 millions d'euros." Cependant, aucune raison de s'alarmer : la dynamique reste positive, et le développement du réseau se poursuit sereinement.

Ambitions dans les Vosges et en Île-de-France

L'acquisition de SMA Distribution en juillet 2024 a marqué l'arrivée stratégique de Norca dans la région lyonnaise, une zone cruciale pour le secteur du transport. "Nous entamons la seconde phase après le rachat, précise Thibault Castellanos. Nous cherchons des locaux plus grands dans la région de Lyon, pour y poursuivre notre développement."

Cette agence réalisait quatre millions d'euros de chiffre d'affaires avant son acquisition. C'est maintenant une équipe de six personnes qui l'anime : trois commerciaux itinérants et trois sédentaires (magasinier, technico-commercial et responsable). Ils assurent le négoce de pièces de rechange pour véhicules industriels, utilitaires et semi-remorques.

Nous devrions achever l'année à environ 40 millions d'eurosannonce Thibault Castellanos.

Parallèlement, le maillage territorial du groupe s'étend progressivement vers le nord de la France et même outre-mer, conjuguant ouvertures d'agences propres et recrutements de distributeurs et réparateurs partenaires. "Notre ambition nationale après le développement en Rhône-Alpes avec SMA Distribution est de remonter vers les Vosges", confie Thibault Castellanos. Une région autour de laquelle il compte déjà deux adhérents distributeurs : MPLS à Chavelot (88) et Sarre-Union PL Services à Thal-Drulingen (67).

Par ailleurs, le dirigeant rappelle qu'il scrute toujours les opportunités en Île-de-France. En un peu plus d'un an, le réseau Norca a vu son nombre d'adhérents distributeurs et réparateurs passer à 24, avec 39 implantations. Parmi les dernières recrues, figure notamment Aker Logistics (groupe EFBE), qui a intégré le réseau en janvier 2024 avec sa plateforme de 1 500 m² à Saint-Herblain (44). Celle-ci rejoint ainsi AB Truck au Tampon (La Réunion), AMVI à Saint-Victurnien (87) ou encore le garage Belguiral à Moissac (82).

Accès aux pièces de véhicules industriels et utilitaires

Pour attirer l'ensemble de ces partenaires dans son réseau, l'adhésion au groupement Autolia en 2023 constitue un atout majeur, notamment grâce aux avantages tarifaires associés. L'entreprise familiale y a rejoint le groupement TVI, avec lequel elle entretient de bonnes relations. Concurrents sur le terrain, les deux opérateurs unissent leurs forces au niveau international. "Nous sommes entrés chez Autolia parce que les décideurs chez les équipementiers ne sont plus nécessairement basés en France. Les négociations s'opèrent désormais à l'échelle européenne, via Temot, ce qui nous permet d'être mieux considérés et d'obtenir des conditions avantageuses."

Norbert et Thibault Castellanos du groupe Norca

Norbert (à droite) et Thibault Castellanos, dirigeants du groupe Norca. ©Norca

En complément, sa coopération avec l'Agra offre au groupe un accès précieux aux informations et références des pièces VP, essentielles pour répondre aux demandes spécifiques des flottes d'utilitaires.

Autre atout de Norca : sa plateforme logistique nationale, véritable pilier opérationnel du groupe. Elle gère 12 000 références représentant une valeur de 6 millions d'euros, et expédie annuellement près de 50 millions de pièces. Pour accéder facilement à son catalogue, le distributeur met à la disposition de ses clients son application Elpy, lancée lors du salon Solutrans 2023. Cet outil numérique leur permet d'accéder à toutes les informations nécessaires à la gestion et à la maintenance de leurs véhicules, facilitant leurs approvisionnements en pièces détachées.

Fidélisation des équipes et défis RH

Grâce à Autolia et à son infrastructure logistique, Norca traverse avec succès un contexte économique difficile. Cependant, le succès commercial des agences dépend fortement de leur configuration : celles intégrant un atelier mécanique et des services de contrôle réglementaire (chrono-tachygraphes) s'en sortent mieux que les agences sans atelier.

Pour surmonter les défis humains rencontrés dans ces ateliers – pénurie de personnel qualifié, turnover élevé, épuisement des équipes –, le groupe mise sur la fidélisation. "Sur le plan commercial, la stabilité des équipes est cruciale pour la productivité. Concernant les ateliers, je souhaite instaurer la semaine de 4 jours pour améliorer les conditions de travail, mais nous nous heurtons actuellement à une réelle difficulté de recrutement", explique Thibault Castellanos. Norca répond à cette problématique en proposant des accords de participation aux résultats supérieurs aux obligations légales afin de valoriser ses collaborateurs.

Nous assistons à un regroupement et à une concentration des entreprises de transportindique Thibault Castellanos.

Enfin, Norca reste vigilant sur les évolutions de son marché, notamment dans le domaine de la carrosserie, qui représente sa première famille de vente devant la filtration et le freinage. Bien que cette activité ne soit pas encore intégrée à ses ateliers, le groupe étudie sérieusement cette possibilité. "Nous nous posons la question d'ouvrir cette activité dans nos ateliers, mais nous n'avons pas encore franchi le pas", expose le dirigeant.

Et de préciser que les spécificités de ce type de réparation sur les véhicules industriels imposent une réflexion pour s'assurer de leur rentabilité. "Sur les poids lourds, il y a très peu de gros chocs et ils coûtent très cher. La carrosserie repose plutôt sur la restitution de véhicules en LOA, pour les rendre dans un état convenable au revendeur. Il s'agit donc de réparer des petits chocs et de remplacer des pièces comme les parechocs."

Accords nationaux et locaux

En attendant de trancher, le groupe s'adapte aux évolutions de son secteur. Le dirigeant constate que celui-ci connaît un ralentissement depuis le début 2025. Les défaillances parmi les transporteurs ont explosé, affirme-t-il. "Parallèlement, nous assistons à un regroupement et à une concentration des entreprises de transport. Mais à côté, apparaissent de plus en plus de petites entreprises, d'un à deux camions."

Raison pour laquelle les membres du réseau ouvrent un nombre croissant de petits comptes locaux, tandis que Norca développe des partenariats nationaux pour les flottes. Deux de ses agences, à Toulouse (31) et à Héricourt (70), ont ainsi rejoint l'enseigne Vulco depuis 2023.

"Nous nous sommes rapprochés de cette enseigne, car elle dispose d'accords-cadres pour les pneus avec diverses flottes. Et elle est aussi référencée par EDF au niveau national", indique le dirigeant. Un exemple des synergies que Norca peut désormais développer pour nourrir durablement sa croissance et renforcer sa présence sur tout le territoire national.

Leocare attaque à son tour la "mafia du pare-brise"

Pour Leocare, le constat est sans appel : l’application de la loi Hamon sur le libre choix des assurés entraîne des dérives. Le courtier en ligne – notamment partenaire d'Allianz, Axa, Europ Assistance et Generali – a publié un communiqué dans lequel il attire l'attention des particuliers et professionnels sur les pratiques "abusives" de certains spécialistes du bris de glace.

"En tant que néo-assurance, nous avons le devoir de tirer la sonnette d’alarme. Ces fraudes font exploser les coûts pour tous les protagonistes et nuisent à la relation de confiance entre les assurés, les réparateurs et les assurances", affirme Christophe Dandois. Le cofondateur du courtier en ligne relance ainsi la polémique initiée par les assurances en novembre 2024.

"À la limite du blanchiment d'argent"

Selon Leocare, la loi offre "une opportunité à des professionnels désireux d’attirer des clients", mais certains exploiteraient cette liberté en proposant des cadeaux à chaque remplacement de pare-brise – un argument commercial en apparence imbattable. "En réalité, ces gratifications ne sont jamais gratuites. Leur coût est répercuté sur la facture, via des hausses sur les pièces, la main-d’œuvre ou des prestations inutiles", souligne l’assureur.

Il pointe du doigt le mécanisme de la cession de créance utilisé de façon abusive. En avançant les frais au client, certains réparateurs adresseraient ensuite à l’assurance des factures artificiellement gonflées, bénéficiant automatiquement du remboursement permis par la loi.

Leocare reprend à son compte la formule de "mafia des pare-brise". Il répète que son impact "est tel, que l’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa) évoque des pratiques potentiellement frauduleuses, à la limite du blanchiment d’argent".

Les surcoûts engendrés s'élèveraient en moyenne à 40 %. Ainsi, un remplacement de pare-brise serait facturé 1 000 euros auprès d’un professionnel indépendant, contre 700 euros avec un agréé. Il en conclut que la surfacturation moyenne serait de plus de 300 euros.

Retour sur l'encadrement légal des cadeaux commerciaux

L'assureur affirme ensuite que ces dérives impactent tous les assurés. En effet, les surcoûts supportés par les assurances sont répercutés sur l'ensemble des contrats. Ces hausses de cotisation des assurés s'élèveraient globalement entre 6 % et 10 %. Tandis que sur le plan individuel, les expertises effectuées par les assureurs dans les cas de suspicion de fraude entraînent des retards.

Leocare rappelle alors qu'en cas de surfacturation estimé par les assurances, la différence de remboursement peut être laissée à l'assuré… Voire annulée si la réparation est antérieure à la déclaration de sinistre. Enfin, la signature d'une fausse déclaration peut entraîner jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.

Pour lutter contre ces abus, l'assureur prône donc un encadrement de la pratique des cadeaux commerciaux. Il rappelle qu'une proposition de loi avait été déposée en septembre 2023 avant que l'Assemblée nationale ne soit dissoute. Celle-ci visait à encadrer les cadeaux, en les limitant à 5  % du montant de la prestation.

Les assureurs réclamaient aussi que toute gratification offerte figure clairement sur les devis et les factures. Objectif de ces informations : apporter davantage de transparence sur les pratiques et tarifications autour des réparations, ainsi que faire prendre conscience du problème aux assurés. "Offrir un cadeau de plusieurs centaines d’euros pour attirer un assuré n’est pas une stratégie commerciale, c’est une dérive qui met en péril le modèle assurantiel solidaire français", martèle Christophe Dandois.

Réaction prévue des réparateurs indépendants

Nul doute que cette prise de position du courtier en ligne entraînera de nouvelles réactions des réparateurs non agréés et de leurs fédérations. Beaucoup d'entre eux ont déjà répondu à des propos semblables. La FFC avait ainsi démenti le fait que "les non-agréés soient des mafieux". Tandis que de son côté, la FNA avait rétorqué : "Les assureurs ne sont pas des policiers".

Tous défendent la loi Hamon et le mécanisme de la cession de créance, mis en place contre les abus des assureurs. En effet, certains d'entre eux seraient tentés de prendre le contrôle de toute la chaîne de valeur de la réparation, via le système de l'agrément. Cela, en assimilant tous les réparateurs indépendants à des escrocs – car ne travaillant pas aux tarifs négociés avec les apporteurs d'affaires. Parallèlement, l'Alfa s'est révélé jusqu'à maintenant incapable de donner au Journal de la Rechange et de la Réparation des chiffres précis sur l'ampleur des réparations de vitrage abusives ou frauduleuses.

Les non-agréés dénoncent des attaques généralisées contre une minorité d’abuseurs, au détriment de l’ensemble de la profession. À leurs yeux, ces discours nuisent à la défense des assurés et menacent la liberté des prix garantie par le droit commercial. Plusieurs d’entre eux rappellent que la pratique des cadeaux commerciaux a d’abord été initiée… par des réseaux agréés eux-mêmes. C’était dans un contexte de concurrence exacerbée, encouragée selon eux par les assureurs.

Le groupe Niort se structure par métiers

À l'approche de son 80e anniversaire, Niort Frères affiche un nouveau visage. L'entreprise fondatrice n'est désormais plus qu'une composante d'un ensemble plus vaste : le groupe Niort, qui fédère plusieurs structures, chacune dédiée à un métier spécifique et dotée d'une entité juridique propre. Niort Frères concentre l'activité liée à la pièce automobile et génère encore environ 45 % du chiffre d'affaires global.

Autour de cette activité historique gravitent aujourd'hui d'autres entités spécialisées : Niort Frères Poids Lourds, NTech (équipements de garage), DPAN (remanufacturing), Mecatrans (production de turbos), Migné (distribution) ou encore Fortia. Une structuration pensée pour offrir plus de lisibilité économique, comme l'explique Jean-François Niort, PDG du groupe : "Nous voulons avoir une vision précise de la rentabilité et du fonctionnement de chaque métier. Par ailleurs, les équipes se sentent plus concernées en étant dans une unité dédiée plutôt qu'au sein d'un département parmi d'autres."

Une entité poids lourd en pleine montée en puissance

L'entité Niort Frères Poids Lourds est née le 1er janvier 2024, se détachant de la branche automobile. Elle représente à elle seule 24 % du chiffre d'affaires du groupe, soit près de 20 millions d'euros, et mobilise 90 des 620 collaborateurs. Ses activités se répartissent équitablement entre la vente de pièces et l'atelier.

"Le premier exercice, clôturé en décembre, s'est caractérisé par une stabilité globale. Il a fallu absorber la réorganisation liée à la création de l'entité. Désormais, une dynamique s'est enclenchée en 2025, avec un fort développement en cours", rapporte Jean-François Niort. Adhérent Autodistribution depuis 1970, Niort Frères reste lié au groupement pour son activité PL et conserve d'ailleurs une logistique mutualisée avec sa branche automobile.

Un site PL majeur à Saint-Étienne-du-Rouvray (76)

La distribution de pièces poids lourds s'appuie sur trois sites. Le centre principal, à Saint-Étienne-du-Rouvray (76), s'étend sur un terrain de 20 000 m², dont 5 500 m² de bâtiments. "Nous avons une carrosserie intégrée avec notamment une cabine de peinture. Nous réparons des transmissions PL, ce qui n'est pas très courant, et avons une activité de chronotachygraphe", détaille Jean-François Niort.

Une autre installation similaire, mais de dimension plus modeste, est implantée au Havre (76), et une troisième à Dieppe (76). L'entité Fortia réalise également une partie de son activité en poids lourd à Mantes-la-Jolie (78). "Nous avons vraiment l'ambition de développer le métier poids lourd", insiste le dirigeant.

Une stratégie industrielle au service du reman'

Outre le poids lourd, le groupe mise fortement sur le développement du remanufacturing, qui mobilise 140 collaborateurs et représente 26 % de son activité. Un nouveau site industriel verra prochainement le jour en banlieue de Rouen (76) pour accueillir l'entité DPAN. "Il regroupera toutes nos fonctions reman' existantes sur les filtres à particules, la partie diesel et les autres produits que l'on souhaite développer, confie Jean-François Niort. Le permis de construire a été déposé, les travaux démarrent en septembre 2025 pour une ouverture prévue fin 2026."

Une autre implantation est d'ores et déjà annoncée : un nouveau site logistique, toujours à Rouen, ouvrira ses portes en 2027. Il viendra remplacer les installations actuelles situées en centre-ville, sur une surface de 12 000 m². "Nous y sommes depuis les années 1960, mais nous manquons d'espace. Il nous faut un outil de travail adapté à notre développement", souligne le dirigeant. Avec un chiffre d'affaires consolidé de 113 millions d'euros et des ambitions affichées, le groupe Niort n'a pas fini de croître.