Auto & Go, la nouvelle carte d’Emil Frey France pour les MRA

Le lancement d’Auto & Go, début 2025, n’a donné lieu à aucune grande annonce publique. Une approche assumée par Jérôme Magloire, directeur des enseignes d’Emil Frey France, qui préfère l’action à la communication : "Je n’aime pas faire des effets d’annonce sans que ce soit vraiment lancé. Je préfère parler quand les choses sont en place."

Pourtant, cette création marque un tournant pour le groupe. Pour rappel, ce dernier détient les réseaux de distribution de pièces de rechange Barrault et Flauraud, qu'il vient de céder au fonds FairCap. Les deux entités animent déjà les concepts Autofit et Club Auto Conseil, destinés aux réparateurs indépendants.

Mais ces deux panneaux imposent des standards (au moins deux techniciens et un administratif) qui excluent de fait ces garages de proximité. En s’adressant aux très petites structures, c’est-à-dire un effectif maximum de deux personnes, Auto & Go vient donc combler un vide.

Un concept calibré pour les petits garages

Pour comprendre ce lancement, il faut revenir un an en arrière. En janvier 2024, Emil Frey France décide de revoir en profondeur son organisation dédiée à ses enseignes de MRA. Jusque-là, Club Auto Conseil dépendait de Flauraud, et Autofit de Barrault.

Pour plus de cohérence et d’efficience, le groupe crée une direction unique des enseignes, confiée à Jérôme Magloire. "Nous avons recréé une direction dédiée, qui englobe le marketing et l’appui terrain. Cela a été l’occasion de revoir nos contrats, nos standards et l’ensemble de notre accompagnement", explique-t-il.

Ce chantier débouche sur une nouvelle architecture : un tronc commun de services enrichi d’options modulables selon les besoins pour tous les réseaux, qui seront animés par les magasins Barrault et Flauraud. Si Club Auto Conseil et Autofit représentent les deux concepts les plus complets, Auto & Go se concentre sur l’essentiel.

Selon Emil Frey France, ce nouveau panneau répond effectivement à une réalité du terrain. Une grande partie des MRA disposent de structures réduites, souvent familiales, fonctionnant avec un seul technicien, parfois un apprenti. Ces ateliers sont généralement dépourvus de moyens administratifs ou marketing.

C’est pourquoi l’offre d’Auto & Go a été calibrée pour rester accessible. La cotisation s’élève à 69 euros par mois, avec un engagement de 25000 euros d’achats de pièces par technicien et par an. Un minimum d’équipement est aussi requis, ainsi qu’un respect de la signalétique. L’image, notamment la notation Google, fait partie des critères suivis pour veiller à la cohérence du réseau.

En contrepartie, l’adhérent bénéficie d’un accès à la hotline technique, au logiciel Mecasystems avec recherche par immatriculation illimitée, aux plans d’entretien intégrés, aux formations ainsi qu’au support commercial des équipes Flauraud et Barrault.

L’idée est de leur fournir vraiment l’essentiel pour performer sur la réparation, sans les alourdir de services dont ils n’ont pas le temps de profiter. Mais ils bénéficient d’un accompagnement de la même qualité que les autres enseignes. Ce n’est pas une enseigne au rabaisinsiste Jérôme Magloire.

Une enseigne à la carte

À l’instar des deux autres réseaux, Auto & Go s’appuie sur un tronc commun auquel viennent s’ajouter différentes options. Les garages peuvent donc compléter leur socle de base par des services à la carte : communication digitale, gestion de la présence web, assurances spécifiques, solutions de paiement fractionné, etc.

Parmi ces options, les réparateurs ont notamment accès au programme de vente de véhicules, lancé au printemps 2025 grâce à l’appui du groupe Emil Frey France. Il permet à des ateliers sans expérience dans ce domaine de proposer des véhicules d’occasion "zéro kilomètre" ou récents, sans immobiliser de stock.

"Certains de nos adhérents n’avaient jamais vendu de voiture. Grâce à la plateforme, ils le font aujourd’hui en trois clics, avec des produits bien placés et une rémunération attractive", souligne le directeur d’enseignes.

Avec cette souplesse dans son concept, Auto & Go entend répondre aux besoins d’entreprises dont la taille évolue selon les opportunités. Ainsi, les adhérents du réseau pourront être accompagnés dans leur développement et ajouter progressivement de nouvelles cordes à leur arc : climatisation, géométrie, vitrage, entretien de boîtes de vitesses automatiques, etc.

"Ce n’est pas parce qu’un garage est petit qu’il doit se limiter aux véhicules anciens, voire très anciens… Demain, il doit aussi être en mesure de calibrer des Adas. Nous les accompagnons pour qu’ils puissent évoluer", met en avant Jérôme Magloire.

Conquérir un vivier encore sous-exploité

Dans ce domaine, les garages Auto & Go pourront s’appuyer sur les moyens mis à leur disposition par Emil Frey France, et sur les synergies développées avec les autres enseignes du groupe. L’animation est notamment mutualisée : réunions régionales communes, conventions et partenariats négociés pour l’ensemble des adhérents.

Par exemple, quand nous allons chercher des accords avec les flottes, c’est pour nos deux réseaux principaux. Tout fait sens de cette façonillustre Jérôme Magloire.

À ce sujet, précisons que Club Auto Conseil fédère aujourd’hui 191 adhérents tandis qu’Autofit en compte 175. Ensemble, ils regroupent près de 370 garages. Un maillage qui devrait rapidement progresser avec l’apport des adhérents Auto & Go, même si Jérôme Magloire confie ne pas se fixer d’objectif chiffré.

"Aujourd’hui [en juillet, ndlr], nous en comptons sept pour être précis. Nous voulons poursuivre notre développement autour des magasins Flauraud et Barrault. Nous ne visons pas d’implantation là où nos distributeurs ne sont pas présents. La prospection est, bien sûr, toujours en cours et j’espère bien que de nouvelles signatures seront officialisées dans les prochains mois."

D’autant que le potentiel est jugé conséquent. Malgré un marché comptant déjà une multitude d’enseignes multimarques, Emil Frey France entend s’appuyer sur Auto & Go pour renforcer son ancrage territorial en ciblant ces MRA sans panneau, à la taille modeste mais solidement implantés localement. Un vivier difficile à estimer mais qui représente plusieurs milliers de sites en France.

Comme l’ont montré les expériences menées ces dernières années par divers groupements (Autoprimo et Staff Auto chez Autodistribution, Garage Premier chez Groupauto, Point Repar chez l’Agra, etc.), les formules "light" constituent un levier puissant pour conquérir et fidéliser cette cible. Leur force est double : elles permettent d’apporter un minimum de services essentiels, tout en installant une relation durable avec des réparateurs moins volatils que les structures plus importantes.

Avec Auto & Go, Emil Frey France confirme une conviction : dans un marché de plus en plus bataillé, tous les réparateurs, même les plus petits, gagnent à être accompagnés.

Le cric prend du poids

Qu'il soit hydraulique, oléopneumatique ou manuel, impossible d'imaginer un atelier sans cric. L'outil se décline en de multiples versions, si bien qu'il est fréquent d'en retrouver plusieurs dans un même atelier. "C'est l'outil de levage par excellence des réparateurs, indique Xavier Pesca, directeur commercial de Nexion France (HPA-Faip). Le nombre de crics en atelier est lié à la variabilité des types de véhicules dans le garage." En effet, entre un véhicule sportif et un utilitaire, l'outillage diffère largement.

Le modèle le plus répandu reste le cric rouleur, très utilisé pour les VL. Les gammes se distinguent principalement par la capacité de charge et la hauteur de levage. Le cric hydraulique permet de soulever le véhicule plus haut, "mais il faut un sol bien stable", prévient Franck ­Lucas, responsable des achats de Sodise (marques Stilker, Drakkar et Compac).

L'entreprise bretonne propose aussi d'autres modèles : "Entre les deux, le cric oléopneumatique, toujours rouleur, fonctionne à l'air comprimé, ce qui accélère le travail. Il offre aussi des hauteurs de levée intéressantes et convient aux poids lourds." Des versions plus spécifiques complètent l'offre : le cric losange manuel, le cric américain, à levée élevée mais pour des charges limitées, ou encore le cric boudin, équivalent pneumatique du cric bouteille.

Sécurité et longévité, des priorités absolues

Un cric classique peut durer entre cinq et dix ans, voire plusieurs décennies pour les modèles haut de gamme. Mais attention, "si un cric est mal entretenu, c'est dangereux, car il peut casser", alerte Alexandre Blanchard, responsable développement et distribution de Sata Tools en France avec Edalis. "Nous ne pouvons pas nous aligner sur certains prix bas, car la sécurité exige des matériaux conçus pour lever plusieurs tonnes en toute fiabilité", ajoute-t-il. Chez Nexion France, la garantie s'élève à trois ans pour la partie hydraulique et dix ans pour la mécanique. "On trouve pléthore de modèles, mais attention à certaines gammes « éco » […] dont la durée de vie ne dépasse parfois pas un an", souligne Xavier Pesca.

La qualité conditionne autant la longévité de l'outil que la sécurité des opérateurs. Les fabricants rappellent d'ailleurs l'importance de compléter le levage par des chandelles avant toute intervention sous un véhicule.

Innovations récentes

Si le principe du cric a peu évolué, des améliorations notables sont apparues ces dernières années. "Les profils bas permettent de soulever des caisses plus basses. Les doubles pistons réduisent le temps d'action, et les barres de levage orientables gagnent en ergonomie", liste Alexandre Blanchard.

Chez Sodise, les modèles en aluminium, plus légers mais tout aussi résistants, suscitent également l'intérêt. Mais c'est surtout le standard qui évolue. "Avant, le cric le plus courant était le deux tonnes. Maintenant, c'est plutôt le trois tonnes, car les véhicules sont plus lourds, et ce sera aussi le cas avec les électrifiés", note Franck Lucas.

Ces derniers modèles imposent en effet de nouvelles précautions. Les batteries logées sous les planchers modifient les points de levage. "Nous proposons des tampons spécifiques pour adapter l'outil et prendre appui aux bons endroits", conclut le responsable.

 


Nexion : le cric pneumo-hydraulique à pantographe signe HPA-FAIP

Marque de référence sur le marché italien, HPA-Faip propose dans son catalogue de nombreux équipements de garage, distribués dans l'Hexagone par Nexion France. Dans sa famille de crics, on retrouve le ­pneumo-hydraulique S 02, dont les capacités et les dimensions sont adaptées aux exigences des opérateurs travaillant sur les voitures, camionnettes et véhicules de transport léger. Il s'agit d'un cric hydraulique qui répond à tous les besoins de levage jusqu'à deux tonnes, sa capacité maximum. L'équipement pèse 40 kg et ne dépasse pas les 70 dB en volume sonore pendant l'utilisation. La hauteur minimum de levage est de 130 mm, et la hauteur maximale de 505 mm. Notons que la gamme de crics HPA-Faip compte cinq autres modèles destinés aux véhicules plus lourds, avec des capacités maximales de levage comprises entre 16 et 60 tonnes.

 

Sodise : le double piston et le profil bas pour le cric rouleur Drakkar

Chez Sodise, le cric rouleur 3T profil bas et double piston de la marque Drakkar fait partie des best-sellers. Affichant un "bon rapport qualité-prix" selon la marque, l'outil propose une capacité de levage de trois tonnes pour répondre aux besoins de réparation sur des véhicules légers de plus en plus lourds. Autres atouts du cric en acier : une hauteur de levage minimum de 95 mm et maximum de 515 mm. Son profil bas s'adapte aux caisses plus proches du sol. Sa pédale double piston accélère la montée. Elle dispose, en outre, d'une fonction de descente contrôlée. Un tampon en caoutchouc est intégré pour protéger le dessous du châssis. Pratique : la poignée en T facilite la manœuvre et le manche est doté d'une mousse de protection. Enfin, les roues nylon assurent un fonctionnement silencieux.

 

Sata Tools : la nouvelle norme du trois tonnes

Les véhicules sont de plus en plus lourds, et l'électrification du parc ne va pas changer la tendance. Si les crics deux tonnes restent les plus communs dans les ateliers, les trois tonnes s'imposent peu à peu, notamment chez Sata Tools. Le cric roulant profil bas trois tonnes de la marque, distribué en France par Edalis, est un produit phare de la gamme. Fabriqué en acier avec une structure renforcée, l'outil intègre une conception brevetée à double poignée pour un meilleur effet de levier et une prise solide. Sa hauteur de levage s'étend de 78 à 502 mm, pour un poids total de 34 kg. Un dispositif de sécurité est intégré contre les surcharges, ce qui empêche toute utilisation au-delà de la capacité nominale de trois tonnes. Une pompe à double piston est intégrée pour un levage rapide. Enfin, la caractéristique "profil bas" permet de soulever aisément les voitures de sport et surbaissées ou encore les véhicules à suspension modifiée.

Omia prépare des annonces de rupture à Equip Auto

La présence d’Omia au salon parisien Equip Auto se distingue cette année par une initiative inédite. L’entreprise charentaise sera accueillie sur le stand de SGI pour une soirée privée, programmée le 17 octobre de 18h à 22h. Ce sera l’occasion pour le fabricant de cabines de peinture d’officialiser son rapprochement avec le fournisseur d’équipements de carrosserie, importateur de la marque Sata.

Dans le cadre de cette alliance, Omia entend apporter son expertise industrielle "made in France", certifiée par les labels Origine France Garantie et French Fab. Autre atout du fabricant : son service client, composé de 40 techniciens terrain et d’une hotline technique. De son côté, SGI met à disposition son réseau commercial étendu dans les marchés automobile et industriel.

Des nouveautés qui redéfinissent la cabine de peinture

Omia compte aussi profiter d’Equip Auto pour lever le voile sur plusieurs nouveautés "disruptives". Celles-ci concernent le cœur de métier de l’entreprise : les cabines de peinture.

Présentées en avant-première lors de la soirée privée, ces solutions visent à répondre aux enjeux actuels du secteur, qu’il s’agisse de performance énergétique, de respect des normes environnementales ou d’optimisation des process.

"Au cours de la soirée, les invités découvriront une expérience immersive, combinant démonstration technologique, storytelling et moments de rencontres humaines, permettant de mieux comprendre l’approche responsable d’Omia et ses solutions innovantes", indique l’entreprise charentaise dans un communiqué.

Précisons que l’événement parisien coïncidera avec l’ouverture du nouveau showroom d’Omia à Angoulême (16). Ce site permettra aux clients et partenaires de découvrir les innovations en conditions réelles et les évolutions technologiques développées par le fabricant.

CapsAuto et GPA s'allient autour de la pièce de réemploi

Pour favoriser l’usage de pièces de réemploi dans les ateliers, GPA et CapsAuto ont décidé d’unir leurs forces. Grâce à cet accord, les réparateurs partenaires du gestionnaire de sinistres bénéficient d’un accès facilité au catalogue de GPA, qui comprend 150 000 références disponibles via son site internet.

Le déconstructeur rappelle que ces pièces sont nettoyées, tracées, testées et garanties deux ans. La logistique inclut une livraison gratuite en J+1 sur l’ensemble du territoire. Autre atout, le catalogue GPA sera intégré aux logiciels de chiffrage utilisés par les ateliers agréés par CapsAuto.

Un engagement commun en faveur du durable

Pour GPA, qui a déjà noué de nombreux partenariats ces derniers mois pour élargir la diffusion de ses PRE (Aniel Marketplace, eBay, Alpha Scale, etc.), cette nouvelle coopération marque une étape clé dans son développement.

"Cet accès privilégié aux pièces GPA va permettre à des milliers de réparateurs partenaires d'offrir une alternative durable dans la réparation des sinistres automobiles", confirme Hugo Barberot, directeur commerce et marketing du groupe GPA.

Stéphane Adjou, directeur général de CapsAuto, insiste de son côté sur l’engagement environnemental de ce partenariat. "Cette collaboration illustre pleinement notre volonté de proposer un service de haute qualité à coût maîtrisé, tout en affirmant notre engagement – partagé avec nos 3 000 réparateurs partenaires – en matière de responsabilité sociétale et environnementale."

Rappelons que le gestionnaire de sinistres s’appuie sur un réseau de plus de 3 000 ateliers partenaires. L’entreprise accompagne les assureurs (Groupama, Gan Assurances, Allianz, L'olivier, etc.) avec des solutions visant à améliorer la qualité de service et à optimiser les coûts.

Réparation : le rapport qualité-prix fait carburer la confiance

Quel est le facteur déterminant qui pousse un automobiliste à recommander un atelier à son entourage ? Selon une enquête réalisée par OnePoll pour Castrol auprès de 1 000 propriétaires de voitures, la réponse est claire : le rapport qualité-prix. Plus de 40 % des personnes interrogées placent ce critère en tête de liste, devant la localisation de l'atelier ou même la qualité de l'accueil.

Les résultats révèlent que 41 % des automobilistes sont plus enclins à conseiller un atelier qui "offre un bon rapport qualité-prix et ne semble pas facturer un montant excessif". Autrement dit, les clients veulent être certains que le travail réalisé correspond au prix payé. La perception d'une tarification juste et transparente devient un facteur clé de fidélisation.

L'importance de la recommandation n'est pas négligeable : 40 % des conducteurs se disent prêts à payer plus cher pour un service effectué par un atelier recommandé par un proche. Ce bouche-à-oreille, souvent considéré comme le canal de communication le plus fiable, devient donc un véritable levier commercial.

Au-delà du prix, la clarté du devis

L'étude met également en avant un autre aspect essentiel : la manière dont les ateliers communiquent avec leurs clients. Un quart des répondants déclarent qu'ils recommanderaient plus volontiers un garage qui "n'utilise pas de jargon technique" et prend le temps d'expliquer les réparations. Là encore, la transparence prime.

D'autres critères, certes secondaires, mais non négligeables, apparaissent aussi : 21 % des automobilistes apprécient la mise à disposition d'une voiture de courtoisie (gratuite ou peu coûteuse), et 13 % soulignent la valeur d'un temps d'attente réduit pour déposer ou récupérer leur véhicule.

"Les clients sont de plus en plus conscients de la qualité, de la valeur et de la transparence lors de l'entretien de leur véhicule. Notre enquête met en évidence comment un fort accent mis sur le client peut aider à stimuler l'activité et la fidélisation, assurant ainsi aux ateliers des clients réguliers", souligne Henning von Rheden, directeur de la marque et de la communication Europe chez Castrol.

L'appui d'un réseau

Dans ce contexte, Castrol met en avant son propre réseau d'ateliers partenaires. Les membres du programme Castrol Service bénéficient d'une certification qualité, d'une garantie sur les lubrifiants, mais aussi d'un accompagnement marketing et de formations. Objectif : aider les garages à séduire de nouveaux clients et, surtout, à les fidéliser.

Genuine Parts Company prêt à se mettre en pièces ?

Genuine Parts Company (GPC) s’interroge sur son avenir. Selon l'agence Bloomberg, le groupe basé à Atlanta (États-Unis) envisage plusieurs scénarios pour isoler sa branche industrielle de son activité de pièces automobiles, qui représentait l’an passé environ 60 % de son chiffre d’affaires.

La réflexion de GPC est nourrie par des résultats divergents entre ses deux pôles. Au deuxième trimestre 2025, la marge d’Ebitda de l’automobile a reculé de 8,6 % (-1,1 % sur un an), affectée par la hausse des coûts et une demande en berne. À l’inverse, l’activité industrielle a conservé une rentabilité solide, avec une marge de 12,8 %, légèrement en hausse malgré une croissance atone de ses revenus.

GPC sous la pression des investisseurs

Cette information intervient alors que le géant américain a annoncé, le 4 septembre dernier, l’arrivée de deux nouveaux administrateurs indépendants, Courtney Carruthers et Matt Carey. Ces derniers remplacent des membres historiques du conseil.

Cette réorganisation intervient après la conclusion d’un accord avec le fonds Elliott Investment Management, entré au capital de GPC pour en devenir le principal actionnaire.

"Nous pensons que le cours actuel ne reflète pas la véritable valeur des activités aftermarket et de distribution industrielle de GPC, et qu’il existe une voie claire pour créer un potentiel de long terme", a déclaré Marc Steinberg, associé du fonds.

Selon plusieurs observateurs, une scission des activités du groupe américain offrirait à la division automobile l’opportunité d’affronter ses défis propres, parmi lesquels l’électrification du parc et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement.

Mais pour l’heure, Bloomberg précise que rien n’est arrêté et GPC pourrait conserver sa structure actuelle. Une chose est sûre : la décision du conseil, attendue dans les prochains mois, devrait redéfinir le périmètre et la stratégie du distributeur.

Les Grands Prix d’Equip Auto 2025 dévoilent leurs lauréats

Le salon Equip Auto vient de dévoiler les huit lauréats des Grands prix internationaux de l’innovation automobile, qui seront distingués lors de sa prochaine édition, prévue du 14 au 18 octobre 2025.

Pour rappel, près de 170 candidatures ont été déposées cette année par les exposants de la biennale. Par la suite, le jury, composé d’une centaine de journalistes français et internationaux, a auditionné les finalistes début septembre, avant de désigner les lauréats.

La cérémonie de remise des prix se tiendra le 15 octobre 2025, en présence d’Olga Givernet, députée de l’Ain et ancienne ministre déléguée chargée de l’Énergie, marraine de cette édition.

"Pour les 40 ans des Grands Prix Internationaux de l’Innovation Automobile, le jury a su récompenser des innovations qui traduisent parfaitement les grands enjeux de la filière : la transition énergétique, l’économie circulaire et la digitalisation des services. Ces Grands Prix confirment le rôle central d’Equip Auto comme vitrine internationale de l’innovation automobile", souligne Bertrand Gay, journaliste professionnel et président du Bureau des Grands Prix.

Les huit lauréats 2025 :

- Carrosserie, vitrage et peintureIxell (groupe Renault) – Ixell Assistant Peinture
Robot de pulvérisation de peinture, développé avec PaintGo, capable de reproduire les gestes d’un peintre, d’optimiser la consommation de peinture et d’améliorer la sécurité des opérateurs.

- Lubrifiants, produits d’entretien, lavage et aires de service : TotalEnergies (ELF) – Quartz EV3R
Première huile moteur hautes performances intégrant 100 % d’huile de base régénérée, réduisant de 50 % l’empreinte carbone. Déjà homologuée par Stellantis, Renault et Volkswagen.

- Équipements de première monte : Delphi (Phinia) – Système d’injection d’hydrogène H2ICE
Technologie de combustion à hydrogène supprimant les émissions de CO₂, avec de très faibles NOx et particules, adaptée aux moteurs existants.

- Pneumatiques : produits et solutions : Carool – ScanDrive
Banc de diagnostic automatique intégré au sol, capable de détecter instantanément l’état et les caractéristiques des pneus sans arrêt du véhicule.

- Pièces, équipements et composants pour l’après-vente : Valeo – Double embrayage DQ250 rénové
Composant remis à neuf selon un processus industriel rigoureux, garantissant des performances équivalentes au produit neuf et favorisant l’économie circulaire.

- Outillage et équipements de garage : Maha France – MAIA
Robot autonome d’inspection intégrant des capteurs 3D, radar et laser pour réaliser automatiquement des contrôles (éclairage, géométrie, Adas).

- Solutions digitales et connectivité : ZF Aftermarket – ZF [pro]Manager
Hub numérique tout-en-un pour la gestion client : prise de rendez-vous, paiements, communication via Google, WhatsApp, SMS et e-mail.

- Transition énergétique, développement durable, économie circulaire : The Future Is Neutral (The Remakers) – Remanufacturing de chaîne de traction électrique
Première européenne de rénovation complète d’un moteur électrique et de son électronique de puissance, avec un prix jusqu’à 30 % inférieur au neuf.

- Prix spécial RSE : Delphi (Phinia) – Système d’injection d’hydrogène H2ICE

Jérémy Chouteau et Guillaume Durand rejoignent la direction d’Exadis

Exadis renforce ses effectifs avec l’arrivée de deux nouveaux managers au sein de son comité de direction. Jérémy Chouteau est nommé à la tête de la direction commerciale du réseau de plateformes, qui affiche un chiffre d'affaires de 117 millions d’euros. De son côté, Guillaume Durand prend la tête des opérations logistiques. Il aura la responsabilité des huit centres de distribution et de l’unité de reverse logistique.

"Je suis ravi d’intégrer Exadis dont j’ai suivi le développement au cours de ces dernières années. Je rejoins un acteur de premier plan avec de nombreux atouts et une équipe commerciale reconnue sur le marché", déclare Jérémy Chouteau.

Guillaume Durand partage cet enthousiasme : "Je suis impressionné par la trajectoire d’Exadis et je suis impatient d’apporter ma contribution aux chantiers stratégiques, de collaborer avec l’équipe qui a travaillé à la réussite de l’entreprise, et de renforcer la satisfaction clients".

Deux nominations pour soutenir la croissance d'Exadis

Après quatre années marquées par une progression continue et la modernisation de ses outils, Exadis entend s'appuyer sur ces deux renforts pour accélérer sa structuration, et préparer les prochaines étapes de son développement.

"Je me réjouis d’accueillir deux leaders reconnus dans l’équipe de direction d’Exadis. Je regarde l’avenir avec enthousiasme et ai hâte de construire la prochaine phase de notre développement avec leur renfort dans l’équipe", confirme Jean-Christophe Barthelet, président d’Exadis.

Jérémy Chouteau a débuté sa carrière chez Quinton Hazell France en 1999. En 2000, il rejoint Corteco en tant que cadre commercial. Trois ans plus tard, il rallie Sorea pour y exercer les fonctions de responsable commercial jusqu'en 2010. Arrivé en 2011 chez bilstein groupe, il y exerce plusieurs fonctions commerciales avant de prendre la direction de l'équipe en 2021. Trois ans plus tard, il quitte l'équipementier allemand pour Mister-Auto en qualité de directeur commercial et marketing BtoB.

Guillaume Durand a, quant à lui, construit sa carrière dans la logistique et la distribution BtoB. Il débute en 2003 chez LR Services, où il dirige un entrepôt approvisionnant une centaine de restaurants McDonald’s. En 2008, il rejoint le groupe Pomona en tant que directeur de la logistique Sud-Ouest, avant de prendre la direction générale de Scalandes en 2015.

En 2017, il intègre Sonepar France et y occupe successivement les fonctions de directeur de site, puis de directeur logistique multisite. Après une parenthèse à la tête de Dexis Safim, il devient directeur de pôle chez ID Logistics en 2024.

Comment Emotive veut faire la différence dans l’après-vente

Né il y a un an du regroupement de plusieurs marques dévoilées dans le giron de LKQ Europe (Optimal, ERA, MPM Oil, Platinum Plus, Vege, MRT, Starline et Triple QX), le groupe Emotive est passé à la vitesse supérieure. Ce nouvel acteur sur le marché de l’aftermarket entend s’imposer comme un fournisseur de référence.

"Le lancement d’Emotive lors d’Automechanika Francfort, en 2024, a été un véritable succès. Pour la première fois, nous avons réussi à réunir toutes les marques, tous les produits et toutes les équipes sous une plateforme commune", affirme Theo Theuner, responsable commercial du groupe, qui ajoute que la nouvelle entité a été bien accueillie par les employés, les partenaires, les distributeurs comme les ateliers.

"En rassemblant tout sur une seule plateforme, nous avons simplifié les choses pour tout le monde. Cela facilite la compréhension de notre offre et renforce la cohérence de notre message."

Au-delà de cette consolidation, Emotive veut donner une vision plus claire de son offre, structurée autour de dix familles de produits représentant plus de 200 000 références. Cette vaste gamme permet au fournisseur d’atteindre un taux de couverture du parc automobile européen proche de 98 %.

"Notre portefeuille est basé sur la complémentarité. Chaque marque se spécialise dans des gammes précises. Cela nous permet de répondre précisément aux besoins des ateliers", souligne Theo Theuner.

Un portefeuille complet

Depuis ce lancement outre-Rhin, Emotive a déployé de nombreuses initiatives pour concrétiser cette promesse de guichet unique. Le groupe a élargi plusieurs gammes existantes et lancé de nouveaux produits : filtres et ressorts hélicoïdaux Optimal, ampoules ERA, etc.

Juste avant l’été, la marque ERA a considérablement élargi sa gamme de pièces destinées aux systèmes de climatisation (condenseurs, compresseurs, ventilateurs d’habitacle, résistances, sécheurs et vannes d’expansion).

De nouvelles lignes de produits sont, en outre, prévues dans les prochains mois, notamment dans les domaines du refroidissement et de l’éclairage. "Ces produits rencontrent un bon accueil et enrichissent notre offre", se réjouit le responsable commercial. "Nous ajoutons de nouvelles références chaque semaine afin d’assurer une couverture de plus de 90 % dans les principales catégories."

Il favorise aussi les ventes croisées. "Un client qui n’achetait auparavant que de l’électronique ERA découvre maintenant nos pièces mécaniques", illustre Theo Theuner. Grâce à cette complémentarité, Emotive peut offrir une solution complète, allant du freinage à la filtration, des lubrifiants aux pièces de carrosserie, en passant par les composants remanufacturés.

Pour accompagner son développement, Emotive s’appuie également sur une organisation industrielle et logistique déjà structurée. MPM opère depuis Delft, près du port de Rotterdam (Pays-Bas), tandis qu’Optimal est basé en Allemagne avec un entrepôt automatisé comptant 40 000 références en stock.

D’autres sites viennent compléter ce maillage, notamment un entrepôt en Italie pour ERA et un centre logistique récemment ouvert en Pologne. Ces infrastructures assurent une disponibilité rapide des produits tout en soutenant l’élargissement progressif des gammes.

Une stratégie à la fois européenne et locale

Ancrée en Europe, la stratégie d’Emotive dépasse aujourd’hui les frontières du Vieux Continent. Ses produits sont commercialisés dans une centaine de marchés internationaux auprès d’environ 120 000 ateliers clients et 300 000 mécaniciens. Des chiffres appelés à croître puisque le fournisseur veut poursuivre son expansion, en particulier sur le marché français.

Theo Theuner pilote la stratégie de développement commercial d’Emotive Group, avec pour priorité l’élargissement de l’offre produits et le renforcement des services aux ateliers. ©Emotive

Theo Theuner pilote la stratégie de développement commercial d’Emotive Group, avec pour priorité l’élargissement de l’offre produits et le renforcement des services aux ateliers. ©Emotive

S’il y dispose déjà d’un réseau de distribution bien établi, grâce au maillage de LKQ France, l’entreprise souhaite franchir une nouvelle étape en augmentant sa visibilité auprès des ateliers. Sur le segment du remanufacturing, Emotive bénéficie d’une implantation solide en France, notamment grâce à Vege.

"Ce type de produits, qui nécessite un support technique et commercial plus important, est bien implanté en France, avec un réseau de revendeurs fidèles, travaillant en collaboration avec notre équipe d’experts passionnés", précise Theo Theuner.

Pour asseoir davantage ses positions sur le marché tricolore, l’entreprise veut avancer par étape, en misant sur le potentiel de certaines marques, comme MPM et Optimal, qui a enregistré le lancement de dix nouvelles familles de produits en juin 2025, d’ores et déjà disponibles à la vente via la plateforme de commande en ligne.

L’écoresponsabilité intégrée à la stratégie produit

En parallèle, Emotive cherche aussi à renforcer son soutien aux ateliers par le biais d’outils et de services numériques. Un exemple marquant est le "MPM Oil Finder", qui permet aux utilisateurs d’identifier rapidement l’huile adaptée à un véhicule via son numéro de plaque d’immatriculation.

"C’est très utile pour les ateliers comme pour les conducteurs", indique le directeur commercial. Les emballages d’Emotive intègrent également des QR codes donnant accès à des données techniques, références croisées et guides de réparation.

Côté formation, le groupe travaille en lien avec son réseau de distribution. "Nous collaborons étroitement avec nos distributeurs, qui disposent souvent de leurs propres programmes. Nous produisons un contenu sur mesure pour compléter leurs offres, à la fois sous forme numérique et en personne", explique-t-il.

Parmi ses autres engagements, le groupe revendique une forte orientation vers la durabilité. Une approche qui passe notamment par une nouvelle stratégie de packaging : matériaux recyclables, volume optimisé, etc.

"Nous avons diminué la taille des emballages, éliminé les couleurs superflues, utilisé uniquement des matériaux recyclables, dont certains sont déjà recyclés. La consommation d’encre a été réduite de 86 %, avec des marquages noirs minimalistes sur des fonds bruts", détaille Theo Theuner.

Ce n’est pas tout : le fournisseur entend jouer un rôle actif dans l’économie circulaire à travers ses marques Vege et MRT. En 2024, plus de 17 600 moteurs ont été remis à neuf, ce qui a permis d’économiser environ 2 300 tonnes de matières premières. À cela s’ajoutent plus de 106 000 étriers de frein, 18 500 turbos et 6 500 boîtes de vitesses remis à neuf.

La présence de l’entreprise au salon Equip Auto à Paris en octobre lui permettra de souligner son engagement en faveur du développement durable et ses solutions d’économie circulaire, en mettant en avant la valeur de ses produits reconditionnés.

Emotive vise une croissance durable

Pour les années à venir, Emotive affiche une ambition claire : se concentrer sur l’accélération de la croissance du marché et s’assurer une position de leader à travers l’Europe.

Un objectif que le groupe entend atteindre grâce à l’élargissement de ses gammes, au développement des services associés et à une anticipation des évolutions du parc roulant, notamment dans le domaine des véhicules électrifiés.

"Il est essentiel pour nous d’anticiper les besoins du marché de l’après-vente", conclut Theo Theuner.

Equip Auto 2025 : Mann+Hummel pousse plus loin l'innovation dans la filtration

Pour le prochain salon Equip Auto, le spécialiste de la filtration Mann+Hummel entend mettre l'accent sur ses nouveautés, à commencer par sa dernière génération de filtres. Baptisée "Naturellement meilleur" et commercialisée sous sa marque Mann-Filter, elle se distingue par une empreinte carbone réduite. En effet, si les filtres dotés de médias en cellulose sont généralement imprégnés de résine phénolique d’origine fossile, l'équipementier a privilégié une matière première végétale contenue dans le bois, la lignine.

Mann-Filter compte ainsi réduire son empreinte carbone de 5 % et l'utilisation de pétrole de 27 %. "Notre imprégnation à la lignine est un exemple concret de la manière dont des objectifs ambitieux de réduction du CO₂ dans le développement produit peuvent être mis en œuvre à grande échelle", explique Lars Spelter, ingénieur des matériaux de filtration chez Mann+Hummel.

L'innovation a d'ailleurs déjà retenu l'attention du jury avec une nomination dans deux catégories : pièces, équipements et composants pour l'après-vente et prix spécial RSE.

Un jeu mobile de course automobile pour les visiteurs

Le groupe allemand mettra aussi à profit le salon parisien pour présenter ses avancées technologiques dans le domaine de la filtration. Pour les systèmes de propulsion à hydrogène (notamment le filtre échangeur d’ions), il a ainsi mis au point un filtre à air cathodique ainsi qu'un séparateur d’eau.

Mais au-delà de son offre de produits, l'équipementier se veut surtout proche des visiteurs. Au cœur de son stand, la société basée à Ludwigsbourg proposera un jeu de course automobile sur téléphone pour célébrer les dix ans de sa monoplace sportive Mamba.

Un moment de détente pour les visiteurs, mais aussi de compétition. Les 15 meilleurs participants repartiront en effet avec de nombreuses récompenses : casquettes, enceintes et doudounes aux couleurs de la marque.

Un packaging renouvelé et simplifié

Les visiteurs du salon Equip Auto découvriront également sur le stand le nouveau packaging de la marque Mann-Filter. Si ses couleurs emblématiques jaunes et vertes ne changent pas, la police de caractère a été modifiée pour la rendre plus moderne et renforcer sa lisibilité. Des pictogrammes ont aussi été ajoutés pour identifier immédiatement le type de filtre (air, huile, carburant ou habitacle).

De plus, les nouveaux emballages disposent d'un espace libre pour les distributeurs afin qu'ils puissent indiquer leurs propres marquages. Le travail des grossistes est aussi facilité par l'intégration, sur chaque boîte, d'un QR code. Celui-ci donne accès, en un clic, à toutes les informations essentielles du produit. De plus, il limite les contrefaçons en permettant de vérifier l'authenticité de chaque filtre.

Ces nouveautés seront à découvrir toute la semaine sur le stand de Mann+Hummel, situé dans le hall 1, allée P, stand 53.

Milan, le nouvel atout de France Débosselage face à la grêle

Chaque année, les épisodes de grêle prennent de l’ampleur et mettent à rude épreuve les assureurs et leurs réseaux de réparateurs. Et cet exercice 2025 a été particulièrement marquant pour France Débosselage : l’entreprise ligérienne annonce avoir réalisé plus de 15 000 expertises et 10 000 réparations de véhicules sinistrés.

Une réponse industrielle aux sinistres de masse

Ces performances s’expliquent par le modèle d’intervention adopté par France Débosselage. L’entreprise déploie des unités de carrosserie mobiles au plus près des zones touchées par la grêle. Ce dispositif permet de traiter rapidement de gros volumes de véhicules en combinant débosselage sans peinture, vitrage et carrosserie traditionnelle.

En 2025, le spécialiste du débosselage a été sollicité sur huit sites en France, de Trappes à Montivilliers, avec des plateformes capables de réparer jusqu’à 50 véhicules par jour.

À Trappes, par exemple, près de 3 500 voitures doivent être prises en charge. La plateforme restera ouverte jusqu’à mars 2026, témoignant de l’ampleur des besoins. Pour assurer ce rythme, France Débosselage s’appuie sur ses propres équipes permanentes renforcées par des saisonniers et sur six cabines de peinture mobiles, opérationnelles dès cette année.

En outre, l’entreprise a mis au point une organisation qui répond aux exigences des compagnies d’assurance. Dès la signature d’un bail dans une ville sinistrée, un centre d’appel installé à Cordemais contacte directement les assurés afin de planifier les rendez-vous. La gestion est centralisée via un logiciel propriétaire, Grele.net, conforme au protocole Darva, qui assure des échanges sécurisés de données avec les assureurs et les experts.

Milan, le scanner laser qui change la donne

Pour améliorer l’efficacité de ses interventions, France Débosselage présentera, à l’occasion du salon Equip Auto 2025, un scanner laser 3D capable de détecter et d’analyser à distance les impacts de grêle. Baptisé Milan, il a été testé en exclusivité avec la MAIF sur la plateforme de Villebon-sur-Yvette (91), ouverte après l’orage du 13 juin.

"Dans la continuité de notre innovation, nous dévoilons Milan, un scanner laser 3D capable de visualiser précisément les impacts de grêle, qui sera présenté aux professionnels lors du salon Equip Auto 2025. Ces évolutions illustrent notre engagement à offrir un service toujours plus structuré et efficace aux grandes enseignes d’assurance nationales et à leurs assurés", indique Frédéric Lesur, cogérant de l’entreprise.

Grâce à ce nouvel outil, France Débosselage entend renforcer son modèle industriel et répondre aux besoins des assureurs, confrontés à des sinistres de masse toujours plus fréquents.

Covéa mise sur Aniel pour bâtir une place de marché de référence

Dans un contexte d'inflation marquée du coût des sinistres automobiles, Covéa passe à l'action. Le groupe mutualiste a annoncé, au début de l'été, un "partenariat capitalistique et industriel" avec Aniel Marketplace, filiale du groupe Faubourg.

Objectif affiché : structurer une place de marché à vocation nationale. Celle-ci doit être capable de proposer en un seul point d'entrée des pièces neuves – d'origine, d'équipementier ou de qualité équivalente – ainsi qu'un large éventail de références issues de l'économie circulaire. La plateforme sera portée par une société commune, dont Covéa détient la majorité du capital.

La gouvernance de la nouvelle structure a déjà été définie. Maël Le Capitaine, actuel directeur général de la société toulonnaise, en prendra la présidence. La direction générale sera assurée par Laurent Decelle, jusqu'ici en charge du réseau des agences MMA chez Covéa.

"Pour Aniel, c'est l'occasion d'accélérer notre développement avec un partenaire industriel de référence. Nous ne recherchions pas uniquement un apport financier, mais une vision partagée", souligne Maël Le Capitaine. Quant au nom de cette place de marché, il sera dévoilé au 1er janvier 2026, après une phase de co-construction opérationnelle.

Une place de marché pensée pour tous les réparateurs

La future plateforme des deux partenaires se fonde sur les bases d'Aniel Marketplace, lancée en 2019. Elle restera ouverte à tous les réparateurs professionnels. Mais l'envergure du groupe Covéa et son important maillage de garages partenaires constitueront un atout pour assurer le passage à l'échelle. L'assureur compte environ 4 200 réparateurs agréés.

La moitié d'entre eux sont classés N1, réalisant à eux seuls les trois quarts des volumes. "Nous allons inciter l'ensemble de ces ateliers à rejoindre la marketplace, tout en l'ouvrant largement à d'autres professionnels. […] Ce n'est pas une marketplace réservée aux seuls carrossiers agréés Covéa. Elle restera accessible à tous, avec une offre enrichie et des fonctionnalités étendues", insiste Philippe Rondeau, directeur expertise et solutions de l'indemnisation chez Covéa.

Nous ne recherchons pas uniquement un apport financier, mais une vision partagéeMaël Le Capitaine, directeur général Aniel Marketplace

L'ambition est claire : faire de cette place de marché un outil de référence dans le secteur. Cela, en étant capable de rassembler acheteurs et vendeurs dans une logique de transparence et d'efficacité. Une stratégie qui rappelle celle de Prefikar (gestionnaire de sinistres du groupe AXA) avec sa plateforme Alpha Scale. "L'enjeu est de créer une solution de référence, interfacée avec les outils métier", complète Laurent Decelle. L'interfaçage avec les outils de chiffrage du marché permettra ainsi une intégration fluide dans les pratiques des ateliers.

Un levier pour structurer la filière du réemploi

De son côté, l'entreprise toulonnaise entend donner, avec ce rapprochement, un nouvel élan à sa place de marché. Cela, en fédérant un écosystème plus large. Pour le moment, elle compte un peu plus de 160 vendeurs. Les fournisseurs historiques de Covéa, comme Cora, seront invités à intégrer le nouveau dispositif. Précisons d'ailleurs que la filiale du groupe Faubourg conservera son activité de distribution depuis Toulon.

Elle restera l'un des vendeurs actifs de la plateforme dont le catalogue devrait s'étoffer dans les prochains mois. La plateforme accueille déjà du vitrage, des consommables, de la peinture et des pièces mécaniques. "L'objectif, c'est que le réparateur trouve tout ce dont il a besoin au même endroit, sans avoir à multiplier les fournisseurs. Une vraie solution one-stop shop", indique Maël Le Capitaine.

Equipes Covéa et groupe Faubourg/aniel Marketplace

Philippe Rondeau, directeur expertise et solutions de l'indemnisation de Covéa ; Laurent Pigelet, directeur marketing de Covéa ; Anne Savey, directrice IARD Indemnisation de Covéa ; Mohamed Aouar, président du groupe Faubourg ; Catherine Louis-Morice, directrice corporate finance de Covéa ; Maël Le Capitaine, directeur général adjoint de Faubourg et directeur général d'Aniel Marketplace ; et Laurent Decelle, directeur réseau agences MMA de Covéa. ©Covéa

Au-delà des services proposés à son réseau de garages agréés, Covéa rappelle que cette place de marché s'inscrit dans une logique de maîtrise des coûts de réparation des sinistres automobiles. Cette charge n'a cessé de croître, en particulier au cours de ces deux dernières années (+ 15,5 %). En 2023, les pièces de carrosserie ont représenté 52 % de ces coûts. Parallèlement, leur prix a grimpé de 18 % sur la même période.

Objectif de circularité

"La vision première, c'est maîtriser les coûts des sinistres, dans une approche de réparation durable, confirme Philippe Rondeau. Cela implique de réparer quand c'est possible, puis de remplacer avec des pièces de réemploi chaque fois que c'est pertinent." Cette orientation a déjà été engagée par l'assureur dans le cadre de son programme "Réparation Durable", reposant sur deux piliers : réparer plutôt que remplacer, et favoriser le réemploi.

Il manquait une pièce au puzzle. Aniel Marketplace vient de combler ce videPhilippe Rondeau, directeur expertise et solutions de l'indemnisation chez Covéa.

Sur le sujet de la circularité, Covéa s'est notamment fixé pour objectif de doubler l'utilisation des PRE dans ses sinistres d'ici à 2030. À cette fin, le groupe mutualiste a d'ailleurs structuré son réseau de déconstructeurs automobiles. À l'issue d'un appel d'offres, il a sélectionné 16 centres VHU partenaires, chargés d'alimenter la future marketplace avec des pièces identifiées et certifiées.

Pièces de qualité équivalente : une offre en observation

"Nous avons sélectionné des centres capables d'assurer une déconstruction efficace des véhicules. L'objectif est clair : qu'ils produisent davantage de pièces, afin d'élargir l'offre disponible pour les garages et leur offrir un plus grand nombre de solutions", précise Philippe Rondeau, qui précise que la market place viendra faciliter les échanges entre les différents maillons de la chaîne.

Les experts sont incités à privilégier la réparation et le recours au réemploi. Tandis que les réparateurs ont accès à une offre centralisée. "Pour faire le lien entre les besoins des ateliers et les offres de nos partenaires VHU, il manquait une pièce au puzzle. Aniel Marketplace vient combler ce vide", résume le directeur expertise et solutions de l'indemnisation.

Ce partenariat entre Covéa et Aniel ouvre également une porte vers une autre gamme de produits stratégique : celle des pièces dites de qualité équivalente. Déjà présentes dans le catalogue de la place de marché, elles représentent une alternative pertinente aux pièces d'origine, notamment dans un contexte de prix élevés.

Viser la gestion de sinistre vertueuse

Alors que le monopole sur les pièces de carrosserie est de plus en plus contesté au niveau européen, l'assureur anticipe une éventuelle libéralisation du marché et se montre ouvert à l'essor de ces alternatives, sous réserve qu'elles répondent à des exigences strictes de qualité. "Ce qui compte, c'est que la qualité soit réellement équivalente. Il faut des pièces certifiées, fiables, traçables. Nous suivons cette évolution de près, car elle offre des perspectives intéressantes à moyen terme", indique Philippe Rondeau.

En s'adossant à Aniel Market-place, Covéa ne se contente donc pas de bâtir une nouvelle plateforme d'approvisionnement. Le groupe mutualiste entend façonner un modèle plus vertueux de gestion des sinistres. Il veut allier maîtrise des coûts et rationalisation des flux. À travers ce partenariat, c'est tout un écosystème – assureur, réparateurs, déconstructeurs, fournisseurs – qui se retrouve embarqué dans une dynamique commune, tournée vers plus d'efficience. Reste à faire vivre cette ambition sur le terrain.

Avec eCarro, Autogriff sécurise un apport d’affaires régulier pour les carrossiers

Equip Auto 2025 marquera le lancement d'eCarro, une application permettant aux carrossiers d'accepter un chantier de réparation dans leur zone de chalandise. Autogriff met ainsi à disposition de ses 1 050 réparateurs partenaires un outil extrêmement intuitif, pour leur donner accès aux sinistres frappant les 100 000 véhicules de flotte de ses clients.

"Nous apportons 300 000 euros de chiffres d'affaires par an à certains carrossiers et 30 000 euros à d'autres. Cela dépend des régions et des zones", explique Franck Keller, fondateur de l'entreprise.

Promesse de 2 990 euros par mois de volume d’affaires

Celui-ci insiste sur sa transparence pour entretenir la confiance entre Autogriff, les flottes et les réparateurs. Ainsi, en échange d'un volume d'activité pour les ateliers, il demande aux carrossiers de favoriser la réparation dans les règles de l'art. Cela, à un taux horaire unique de 61 euros – supérieur à de nombreux agréments d'après lui. De son côté, le spécialiste prélève 9 % sur la main-d'œuvre et 5 % sur les pièces. "Cela étant, le carrossier reste libre d'accepter ou pas."

Pour accéder à ce gisement d'activité, les réparateurs devront s'abonner à hauteur de 29,90 euros par mois à partir de novembre 2025 (avec essai gratuit jusqu'à début 2026). En retour, le spécialiste s’engage à proposer un volume d’affaires minimum de 2 990 euros par mois aux carrossiers.

Sur les téléphones mobiles, eCarro simplifiera tout le processus de gestion de sinistre. Cette application supprime l’échange des mails avec Autogriff pour accepter les missions. En recevant directement les demandes d’interventions sur leur portable, les carrossiers pourront les accepter instantanément. Tandis que la facturation passera aussi par cet outil. Enfin, les réparateurs y accéderont aussi aux avis des clients.

Promesse de maîtrise des coûts de sinistre

En fluidifiant ainsi les échanges et la prise de décision, Autogriff vise un double objectif. Le spécialiste veut à la fois accélérer le traitement des dossiers (avec devis au gestionnaire de flotte en quatre heures) et attirer de nouveaux ateliers. Il compte ainsi passer à 1 500 réparateurs partenaires en 2025 et à 1 800 en 2027.

Côté flotte, l'entreprise strasbourgeoise est parvenue à en attirer un nombre considérable depuis son lancement en 2018. Créée par un ancien carrossier de marque, Autogriff a su attirer des groupes – comme Engie, Colas, Monnoyeur, Orange Business Services, Kärcher, etc. – en leur promettant la maîtrise de leurs coûts de sinistre. Ses 16 salariés (dont cinq experts auto) réalisent le chiffrage et gèrent les sinistres auprès de carrossiers partenaires. Une activité qui leur permet d'atteindre 18 millions de chiffre d'affaires.

"Nous n'avons pas perdu un seul client en sept ans, mais nous rencontrons des problèmes tous les jours", conclut Franck Keller. Celui-ci invite tous les réparateurs intéressés à visiter son stand lors de la prochaine édition d'Equip Auto, du 14 au 18 octobre prochain.

Equip Auto 2025 : Aumovio accélère avec ATE et VDO

Depuis septembre 2025, la division automobile de Continental est devenue d’Aumovio. La nouvelle entité, qui regroupe environ 93 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires d’environ 20 milliards d’euros, participera au salon Equip Auto 2025 (hall 1, stand L076) pour présenter sous une même bannière ses marques ATE et VDO.

"Notre présence à Equip Auto 2025 illustre notre volonté d’être aux côtés des professionnels avec des solutions qui répondent aux défis actuels de la mobilité : sécurité, performance et respect de l’environnement", souligne Anne-Camille Allieu, directrice de l’activité rechange France chez ATE/VDO.

Une vitrine commune à Equip Auto

Avec près de 120 ans d’existence, ATE se présente comme une référence du freinage. Sa gamme ATE New Original est compatible avec la majorité des modèles électriques et conçue pour répondre aux futures exigences de la norme Euro 7.

La marque met aussi en avant ses plaquettes ATE Ceramic, qui limitent l’usure des disques et réduisent les émissions de poussière. Le nettoyant ATE Brake Cleaner Pro et le liquide de frein ATE SecuBrake, développé avec des matières premières renouvelables, complètent une offre orientée sécurité et respect de l’environnement.

De son côté, VDO profitera d’Equip Auto pour valoriser son savoir-faire avec un catalogue de pièces couvrant la gestion moteur, l’alimentation en carburant et les actionneurs. La marque propose aussi des systèmes d’aide à la conduite, tels que les radars et caméras de vision périphérique, destinés à améliorer la sécurité et la perception du conducteur dans les situations complexes.

Fillon Technologies cartonne à l’international dans le mélange de teintes automatique

Alors que les machines de mélange de peintures automatique se multiplient en France, le fabricant de Faverolles (28) poursuit son histoire à succès au niveau mondial. Fillon Technologies réalise ainsi 95 % de son chiffre d’affaires de 40 millions d’euros à l’international. Le groupe, qui exposait récemment au salon du Cesvi, emploie ainsi 250 salariés, dont 150 en France.

Adoptée par les marques

"Nous avons ouvert des filiales aux États-Unis, au Brésil, en Australie, au Japon et en Corée du Sud, ainsi qu'une joint-venture en Inde, explique Anne Bouffard, gestionnaire grands comptes du groupe. Nous disposons maintenant de deux usines : le site historique en France et un autre au Vietnam". Leurs performances sont particulièrement bonnes en Asie. Alors qu'en Europe, la Daisy Wheel équipe environ 600 ateliers.

Depuis sa présentation à Equip Auto 2013, la machine a su se renouveler, en sortant sa Daisy Wheel 3.0 en 2021. Elle avait alors d'abord été adoptée par les marques de peinture Axalta et Ixell. Tandis que celles d'AkzoNobels et de BASF les avaient suivies peu après. Elle semble aujourd'hui s'adapter aux succès de ses concurrentes lancées par PPG (Moonwalk) et Axalta (Irus Mix).

Face à elles, "sa taille compacte lui permet de s’intégrer facilement dans tous les ateliers, même les plus étroits", insiste Anne Bouffard. Tandis que son prix – non négligeable – reste aussi plus bas que celui de ses concurrents. Ainsi, l'installation d'un modèle standard coûte environ 30 000 euros, alors que celle d'une machine Atex (atmosphère explosive) s'élève à 40 000 euros.

Améliorations à tous les étages

La machine en forme de marguerite ("daisy" en anglais) a également été sérieusement améliorée. Elle offre aujourd'hui une précision à 0,05 gramme près. La Daisy Wheel a aussi gagné en rapidité, en sécurité et en efficacité de gestion de stock. Ainsi, elle est équipée de systèmes de détection de gobelet et d'administration des teintes par QR code. Son software intégré signale lorsqu'un réapprovisionnement est nécessaire.

D'après ses concepteurs, elle mélange une teinte à la vitesse d'un peintre moyen. Et lorsque le dosage est terminé, elle s'illumine en vert, informant le peintre que sa peinture est prête pour l'application. Une fois l'opération de dosage terminée, ses valves sont automatiquement nettoyées. Enfin, point important : le système peut être utilisé en mode manuel, en cas de problème.

Distrigo : quand le groupe Vauban se charge de l'afterwork

C’était une grande première dans l’histoire du distributeur francilien. Le centre Distrigo de Saint-Ouen-l’Aumône (95) a accueilli, le 18 septembre 2025, ses clients et partenaires pour un afterwork imaginé comme une vitrine de son savoir-faire. Organisée après la fermeture des ateliers, la rencontre se voulait à la fois conviviale et tournée vers le business, avec en toile de fond la promotion des prestations de la plaque de distribution de pièces.

Pour recevoir ses 400 invités, le groupe Vauban a choisi d’ouvrir les portes de son tout nouveau centre de reconditionnement de véhicules d’occasion. Dans ses 2 000 m² fraîchement inaugurés, 18 fournisseurs partenaires de Distrigo avaient installé leur stand, animant un forum professionnel où les échanges ont battu leur plein. "Il est question de business avant tout", a insisté dans la soirée Olivier Hossard, président du groupe Vauban.

"Ce type d’initiative nous a été inspiré par d’autres centres Distrigo", confie au Journal de l’Automobile Guillaume Letac, directeur du site VPR de Saint-Ouen-l’Aumône. "À travers nos partenaires, nos clients doivent comprendre que nous sommes capables de leur offrir une large gamme de services et d’outils, allant de la bureautique à l’outillage."

Un levier face aux pressions économiques

Au-delà du simple rendez-vous relationnel, l’événement illustre une stratégie de fond. Avec la hausse continue du coût des pièces de rechange et la baisse du pouvoir d’achat, les centres de distribution voient leur activité fragilisée. "Ce que proposent nos partenaires vise à accroître la productivité et peut contribuer à réduire la facture, afin de maintenir les automobilistes dans les ateliers. C’est le message que nous voulons transmettre", explique le directeur de la plaque.

Ouvert en 2015 grâce à un co-investissement des groupes Vauban et Neubauer, le centre Distrigo est passé entièrement sous le contrôle du distributeur francilien deux ans plus tard. L’établissement emploie aujourd’hui 100 collaborateurs et gère un stock de 35 000 références – dont 15 000 dans des armoires verticales – valorisé à 13 millions d’euros. En 2024, il a réalisé 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La proximité avec les réparateurs constitue depuis l’origine un axe fort de la plaque. Elle dispose ainsi de sa propre équipe de livreurs, mobilisant la flotte du groupe Vauban. "Ils sont le visage de l’entreprise auprès des garagistes et nous transmettent fidèlement les réalités du terrain. C’est l’une de nos forces au quotidien", souligne Guillaume Letac, arrivé en 2023 dans le groupe après un parcours dans l’industrie pharmaceutique.

PPS accélère la cadence et vise plus haut au salon Equip Auto

Fort de plus de 250 centres aujourd’hui, PPS s’est fixé un objectif clair : atteindre 350 points de vente d’ici 2026. Sa présence à Equip Auto s’inscrit pleinement dans cette stratégie de croissance, avec la volonté d’affirmer sa place parmi les réseaux de pneumaticiens.

Pour développer cette ambition, l'enseigne, qui s'est rapprochée du groupe Point S en 2020, a fait évoluer son modèle d’adhésion. Elle propose désormais deux formules : une version "classique", offrant l’accès aux conditions d'achat et aux outils du groupement sans contraintes supplémentaires. Quant au deuxième concept, il s'agit d'un contrat renforcé incluant une harmonisation du point de vente, un accompagnement financier et des engagements de volumes.

Cette flexibilité permet à PPS de s'adresser à un large éventail de professionnels : négociants spécialisés, MRA, garages non rattachés à une enseigne, mais aussi acteurs de l'entretien automobile industriel.

Une organisation renforcée et une identité modernisée

Dans le cadre de sa montée en puissance, la filiale de Point S s’est structurée en quatre zones géographiques (Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest), chacune disposant désormais d’un animateur dédié. Cette organisation vise à renforcer la proximité terrain et le suivi opérationnel auprès des affiliés.

Dans la continuité de cette stratégie d'expansion, Pneus Pro Services a également modernisé son identité visuelle. Equip Auto sera l'occasion pour le groupement de dévoiler la nouvelle version de son site Internet, conçue pour offrir une expérience plus claire, intuitive et pratique à ses membres.

En consolidant son modèle et en adaptant son offre, PPS se positionne comme un allié stratégique pour les indépendants de l’après-vente automobile. "Notre présence à Equip Auto illustre notre volonté de poursuivre le développement de PPS, d'accompagner nos affiliés dans leur croissance et de proposer un modèle souple, attractif et performant pour tous les professionnels de l'automobile", souligne Nicolas Fichot, directeur du développement Point S et réseaux affiliés PPS.

Les équipes de PPS accueilleront les visiteurs sur le stand J109 (hall 1) tout au long du salon.

DAT France noue un partenariat sur les pièces avec APS

La filiale française du spécialiste du chiffre d'outre-Rhin renouvelle sa plateforme weDAT. Dat France y intègre désormais la comparaison de prix en temps réel et la commande de pièces. Cet outil a été mis au point grâce à son partenariat avec Auto Part Select (APS). Il sera présenté au salon Equip Auto, du 14 au 18 octobre 2025.

Ce partenaire est une interface créée par Rémi Casals, carrossier et dirigeant de Somail Auto Carrosserie (Aude). Il explique l'avoir lancé, "car dans la profession nous rencontrons des difficultés à faire les bons choix de commandes de pièces". Loïc Audiger, cofondateur et responsable technique d’APS, ajoute : "Quand tout est visible d’un coup d’œil, le réparateur décide mieux et plus vite".

Maîtriser les prix et accélérer les réparations

L'outil APS réunit les offres des fournisseurs habituels du carrossier à la recherche d'une référence. Il apporte de la transparence entre tous les choix possibles. Cela, en prenant en considération ses conditions habituelles : conditions commerciales, processus d'approvisionnement…

L'objectif est de simplifier la vie des carrossiers. Ce service leur épargne de surfer longuement sur internet pour trouver une référence. Plus de difficultés pour vérifier leur disponibilité, comparer les prix et vérifier les remises. Les réparations sont ainsi accélérées dans leur atelier.

"Avec 99,5 % du parc français couvert via le VIN et 4 000 pièces en moyenne par véhicule, weDAT permet déjà de réaliser un chiffrage très précis, affirme Amaury de Pascal, directeur général de DAT France. Désormais, avec APS intégré, nous apportons aux ateliers un outil de chiffrage unique sur le marché, pour bien chiffrer et commander leurs pièces, de manière simple et automatique". Il ajoute que cet outil inédit est fluide et générateur de marge pour les réparateurs. Il leur permet aussi de mieux contrôler leurs coûts de sinistre, point de satisfaction pour les apporteurs d'affaires.

Avec Christopher Mollo, NRF renforce sa force commerciale

L’équipementier néerlandais NRF étoffe les équipes de sa filiale française avec l’arrivée de Christopher Mollo, en qualité de responsable grands comptes. Avec cette nomination, le groupe entend accompagner ses clients majeurs et accélérer son développement.

Christopher Mollo a débuté sa vie professionnelle en atelier avant de s’orienter vers des fonctions commerciales et managériales. En 2009, il rejoint Cornut Service comme assistant commercial, puis rallie APS (Automotive product solutions) en 2015.

Au sein du groupe allemand, il occupe successivement les postes de responsable technique France, responsable commercial Est France, puis responsable grands comptes France. Pendant près de huit ans, il contribue au développement de la filiale française, en particulier sur l’activité poids lourd.

En 2023, il est recruté par Pos Service Holland, grossiste international spécialisé dans les démarreurs et alternateurs, en qualité de responsable commercial pour la région Sud et de responsable développement business poids lourd.

En rejoignant aujourd’hui NRF, Christopher Mollo met son expérience au service des ambitions du groupe batave. "Mon expérience me permettra d’accompagner la croissance et l’innovation au sein du groupe, tout en renforçant notre proximité avec les clients", souligne-t-il.

La nouvelle dimension d’Otto’Go

En plein cœur de la période estivale, l’Île-de-France se vide comme chaque année. Moins de circulation, moins de bruit… La région s’offre un répit. Mais Otto’Go ne connaît pas ce calme. Même en cette fin juillet, la plateforme parisienne tourne à plein régime, signe d’un dynamisme intact. La première fois que nous avions mis les pieds chez Otto’Go, à l’automne 2023, l’entreprise était déjà implantée à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), dans des locaux situés 5 km plus au sud.

Créée en 2017 par Franck Pelletier, ex-patron d’Autoreserve et de LumLux, et reprise deux ans plus tard par le groupe de la famille Manta (Récup 44), la structure avait installé ses racks boulevard Gallieni, dans les anciens locaux d’AFP. Mais le développement rapide de l’activité a vite saturé les 3 000 m² disponibles.

Déménager devenait indispensable, mais le marché de l’immobilier professionnel, très tendu dans le nord de Paris, compliquait la recherche d’un nouveau site. Faute de trouver la perle rare, les propriétaires ont opté pour la solution la plus ambitieuse mais aussi la plus logique : construire sur mesure un nouvel outil pour préparer l’avenir.

Un emplacement stratégique

Le projet était d’autant plus stratégique qu’il n’impliquait pas seulement Otto’Go. Dans le giron des Manta se trouve également ID Rechange et, à cette époque, Codifa, plateforme voisine créée par Philippe Le Lay, cofondateur du groupement avec ses amis Jean-Louis Begard et Jean-François Leroy.

"Avoir deux plateformes à 300 mètres l’une de l’autre n’avait aucun sens", confirme Franck Pelletier, aujourd’hui directeur commercial et responsable de la BU parisienne d’ID Rechange. Le déménagement d’Otto’Go permettait de voir plus grand, de fusionner avec Codifa et d’optimiser les opérations franciliennes d’ID Rechange.

Après 18 mois de travaux, un bâtiment flambant neuf est sorti de terre fin 2024. Situé dans le quartier des Louvresses, au nord de la ville des Hauts-de-Seine, il bénéficie d’un emplacement stratégique, avec l’autoroute A86 à proximité immédiate et l’A15 à quelques encablures. "On a fermé le 20 décembre 2024 et réouvert le 2 janvier 2025. Entre les deux, on a tout déménagé : 150 semi-remorques ont fait les navettes entre les deux sites alors que toute l’équipe était mobilisée", se remémore Franck Pelletier.

In fine, grâce à ce nouvel outil, tout a changé pour Otto’Go. Si des ajustements restent à réaliser, la plateforme a repris sa marche en avant. Les deux semaines de fermeture ont forcément pesé dans la balance des premiers mois, mais le responsable se félicite d’avoir réussi à rattraper ce retard lors du premier semestre.

De la modernité à tous les étages

L’exiguïté de l’ancien site a laissé place à un espace plus vaste de 4 800 m², plus moderne aussi, et mieux adapté aux ambitions de l’entreprise. Lors de notre visite, quelques aménagements étaient encore en cours, mais dès septembre, la plateforme a pu exploiter pleinement ses nouvelles capacités qui lui permettent de stocker 55 000 références. Un important espace de travail a été aménagé pour accueillir les bureaux de la direction, du commerce ou encore le call center.

Côté logistique, la plateforme comprend un sous-sol, dédié notamment aux fluides, un niveau zéro pour les pièces à forte rotation et les plus lourdes et/ou volumineuses (tels que les échappements, produit de plus en plus délaissé mais auquel Franck Pelletier continue de croire), et enfin une mezzanine pour le reste du stock.

Pour faciliter le travail des équipes et la gestion des colis, un ascenseur et un monte-charge ont été installés dans l’entrepôt. De même, les commandes sont préparées étage par étage avant d’être regroupées dans la zone d’expédition, évitant à la trentaine de collaborateurs de s’user la santé d’un niveau à l’autre.

Toujours sur le plan de l’organisation, un large comptoir – point névralgique pour les plateformes parisiennes, représentant ici 80 % de l’activité – a été aménagé avec deux écrans indiquant en temps réel l’avancement des commandes.

La pièce technique comme axe de croissance

Quant à l’offre, elle a bien entendu été étoffée grâce à ce déménagement, mais sans tomber dans la démesure. Car avant même de changer d’adresse, les équipes d’Otto’Go et celles de Codifa avaient entrepris d’analyser leurs portefeuilles respectifs. La question des doublons, au demeurant assez rares, était ainsi déjà réglée, et un outil informatique commun avait été déployé. L’enjeu ne portait donc plus sur la convergence des intérêts et des stratégies des deux entreprises, mais bien davantage sur la réunification physique.

Ce développement a toutefois permis à Otto’Go d’élargir son spectre en intégrant de nouvelles marques, pour la plupart spécialisées dans les pièces techniques. Un sujet qui concentre aujourd’hui plus de 8 000 références et sur lequel Franck Pelletier entend axer ses efforts, considérant que l’avenir s’écrira dans cette voie. Jamais à court de bonnes idées et toujours en quête de nouveaux leviers de croissance, le responsable souhaite en parallèle jouer sur un nouveau tableau dans les prochains mois.

Une cellule de l’ancienne plateforme d’Otto’Go a été gardée avec l’ambition d’y développer une activité secondaire de rénovation de jantes en aluminium. Un marché où la demande est exponentielle, mais qui reste peu développé et surtout ultraspécialisé.

Fort de son réseau et de sa connaissance de la rechange au nord de Paris, le dirigeant ambitionne d’emmener derrière lui un maximum de clients intéressés par cette nouvelle piste de développement. Une manière aussi de renforcer les liens entre Otto’Go et ses partenaires.

Vroomly mise sur une experte du digital pour viser l’Europe

Pour accompagner sa croissance, Vroomly annonce l’arrivée de Karen Seror au poste de directrice marketing. Elle rejoint le comité exécutif et sera directement rattachée à Alexis Frerejean, cofondateur et CEO. Sa feuille de route couvre la stratégie de marque, la croissance du chiffre d’affaires et l’internationalisation de la plateforme.

Avec plus de 6 000 garages actifs et 2,5 millions de références disponibles sur sa place de marché, Vroomly s’est affirmé ces dernières années comme un acteur émergent du paysage digital de l’après-vente tricolore. La société veut désormais franchir une nouvelle étape en étendant son modèle en Europe.

"Les garagistes [...] restent peu représentés, mal outillés et parfois dévalorisés. Vroomly a pour mission de simplifier leur quotidien partout en Europe en leur donnant accès à tous les outils et services nécessaires, afin qu’ils puissent se concentrer sur leur métier", explique Karen Seror.

Un parcours marqué par la réussite dans la Tech

Diplômée de l’Efap, Karen Seror a bâti sa carrière dans l’accélération d’entreprises numériques. Elle contribue dès le début des années 2000 au succès d’Amen, hébergeur web devenu leader européen en cinq ans. En 2010, elle rejoint Fotolia où elle pilote la communication jusqu’à son rachat par Adobe en 2014. Elle supervise alors le lancement d’Adobe Stock.

Plus récemment, elle occupe le poste de directrice marketing de Gamestream, spécialiste français du cloud gaming BtoB, où elle accompagne le déploiement de partenariats internationaux.

Pour Alexis Frerejean, l’arrivée de cette spécialiste du marketing digital constitue un signal fort pour la jeune pousse. "L’arrivée de Karen marque une étape clé dans l’histoire de Vroomly. Sa capacité à faire grandir des marques technologiques à fort potentiel et son expérience internationale vont nous permettre d’accélérer notre développement [...]", affirme-t-il.

Fondée en 2017, Vroomly emploie aujourd’hui une centaine de collaborateurs répartis entre ses bureaux en France et au Portugal. L’entreprise prévoit d’augmenter ses effectifs de 20 % d’ici 2026 pour soutenir cette nouvelle phase de croissance.

Batteries : le marché prépare son prochain cycle

Si la batterie reste un produit sensible aux conditions climatiques extrêmes, le modèle saisonnier a changé. Les hivers rigoureux, qui provoquaient autrefois des pics massifs de remplacements, sont devenus rares. Michel Meyer, directeur de Banner France, résume ce glissement : "Les hivers sont moins froids, même si la chaleur estivale joue désormais un rôle important."

Pour Sébastien Mallard, directeur commercial et stratégie de Steco Power, le vieillissement du parc automobile, âgé en moyenne de douze ans, compense largement cette moindre exposition aux froids intenses : "Ce facteur reste déterminant dans la demande en batteries."

Le retour cette année de Magneti Marelli sur cette gamme de produits a d’ailleurs encore élargi un paysage déjà très concurrentiel. "La concurrence est de plus en plus forte", corrobore Cédric Jorant, directeur général de Clarios France. Pour Michel Meyer, la filière est arrivée à maturité : "Le secteur est mature et saturé : trop d’offres par rapport à la demande, donc peu de potentiel de croissance."

Magneti Marelli s’appuie sur plus d’un siècle d’expertise dans les composants automobiles pour le lancement de sa gamme en France. Dès 1919, l’entreprise produisait déjà des batteries pour le groupe Fiat. ©Magneti Marelli

Magneti Marelli s’appuie sur plus d’un siècle d’expertise dans les composants automobiles pour le lancement de sa gamme en France. Dès 1919, l’entreprise produisait déjà des batteries pour le groupe Fiat. ©Magneti Marelli

Selon lui, la clé pour les fournisseurs est d’aller chercher des relais à l’international et, en France, de mettre en avant des éléments différenciants autres que le prix, comme le service et la disponibilité.

Des MDD toujours en vogue

Si le marché tricolore est arrivé à maturité, sa structure n’a pas changé : elle penche toujours en faveur des marques de distributeur (MDD) et des deuxièmes lignes. "Le vieillissement du parc promeut naturellement les batteries à bas prix", pointe le directeur général de Clarios France. Une tendance renforcée par les difficultés qui pèsent toujours sur le pouvoir d’achat des ménages.

C’est un phénomène typiquement français. Dans de nombreux autres pays, le premium est majoritaire, avec 70 % de parts de marché, contre 30 % pour les MDD et les marques secondaires. En France, c’est l’inverse : 70 % pour les MDD et deuxièmes lignes, 30 % pour le premiumobserve Laurent Habierre, directeur opérationnel d’AZ Energy.

Une analyse partagée dans les rangs de Steco où l’on estime que sur un marché à 6 ou 7 millions de batteries par an, environ 7 ventes sur 10 concernent des MDD. Cette tendance est accentuée par l’arrivée de nouveaux acteurs. "Nous voyons arriver des concurrents asiatiques cherchant des opportunités de marché eu égard aux difficultés liées à l’augmentation des taxes vers le marché américain", rapporte Cédric Jorant.

Mais tous ces produits ne se valent pas, et certaines batteries à bas prix commercialisées affichent une durabilité réduite. Ce contexte amène les fabricants à redoubler de pédagogie auprès des distributeurs et réparateurs sur l’importance du bon produit pour la bonne application. "Une batterie plomb-acide 12 V reste de la chimie, une filière très maîtrisée, mais sans miracle : des prix très bas riment souvent avec un cycle de vie plus court", met en garde Étienne Gyongyosi, chef de produit batteries chez Bosch France.

La montée des technologies EFB et AGM

Cet accompagnement et ce support technique sont d’autant plus nécessaires que le parc roulant, encore majoritairement équipé de batteries SLI, ne cesse d’évoluer. Avec la généralisation des dispositifs stop & start, les batteries de type AGM et EFB poursuivent leur développement et devraient s’imposer dans les prochaines années.

Celles-ci offrent de meilleures performances en cycles de charge/décharge et supportent mieux les contraintes imposées par le stop & start, la microhybridation ou la récupération d’énergie au freinage. L’essor des véhicules hybrides et électriques, également dotés d’une batterie 12 V, devrait aussi accélérer la disparition progressive des accumulateurs SLI.

En agrégeant EFB et AGM, on peut dire qu’aujourd’hui encore, 6 batteries sur 10 en parc sont des SLI. Les EFB et AGM poursuivent leur développement et prendront progressivement le pas sur la SLIannonce Sébastien Mallard.

Chez AZ Energy, Laurent Habierre ajoute : "Elles représentent environ 35 % de nos ventes, et cette part augmente naturellement avec la diffusion massive des systèmes stop & start." Chez Bosch, on estime qu’à horizon 2030, 50 à 60 % du parc sera équipé de batteries EFB ou AGM. La diversification technologique du parc a conduit plusieurs équipementiers à élargir et clarifier leurs gammes.

Au prochain salon Equip Auto, AZ Energy dévoilera sa nouvelle offre autour de sa marque Freebat, qui sera complétée par les lignes Freebat Premium et Freebat First. Objectif : proposer une déclinaison haut de gamme et une gamme plus accessible. ©AZ Energy

Au prochain salon Equip Auto, AZ Energy dévoilera sa nouvelle offre autour de sa marque Freebat, qui sera complétée par les lignes Freebat Premium et Freebat First. Objectif : proposer une déclinaison haut de gamme et une gamme plus accessible. ©AZ Energy

Exide a choisi de simplifier son offre afin que distributeurs et réparateurs puissent identifier plus facilement ses différentes technologies et marques : Exide, Tudor et Fulmen. L’équipementier propose ainsi un nouveau code couleur : étiquette violette pour les AGM, marron pour les EFB et jaune pour les accumulateurs Premium, Excell et Classic.

Chez Varta (Clarios), la refonte du catalogue s’est opérée cette année : les gammes Dynamic (VL), ProMotive (PL), Professional (loisir) et Powersports sont désormais clairement définies. Les batteries SLI conventionnelles ont été fusionnées en une ligne, aussi bien pour la catégorie VL que PL et loisir.

Économie circulaire, entre maturité et incertitudes

Dans ce secteur, un autre terrain s’impose progressivement : celui de la fin de vie des produits. Du respect des obligations réglementaires au recyclage des matériaux, en passant par les initiatives de reconditionnement, l’économie circulaire devient un champ de différenciation. Le sujet est plus que jamais d’actualité avec l’extension, depuis le 18 août dernier, de la responsabilité élargie du producteur (REP) à toutes les catégories de batteries, dont celles dédiées aux véhicules.

Cette réglementation oblige les metteurs sur le marché, importateurs et distributeurs, à mettre en place des dispositifs de collecte et de recyclage conformes aux normes européennes. L’ambition est de maximiser la récupération des matériaux critiques, tout en minimisant l’impact environnemental. Pour Sébastien Mallard, cette REP va "structurer la filière", raison pour laquelle Steco Power a rejoint l’Afdib, l’association française de l’industrie de la batterie.

Sur le recyclage, les acteurs restent confiants. Le recyclage des batteries plomb-acide est une filière mature, maîtrisée et économiquement viable. En revanche, le réemploi et la seconde vie restent plus confidentiels.

Il y a sans doute des batteries récupérables sur le marché, oui, mais quelle proportion rapportée aux millions consommées chaque année ? C’est difficile à dire… Pour qu’un industriel s’y intéresse, il faudrait suffisamment d’unités réutilisables, des tests usine spécifiques, et garantir un nouveau cycle de vie prévisible avec une stabilité comparable au neuf. Or on travaille sur un produit fermé, sans visibilité interne, alors qu’en fabrication on maîtrise composants et processdétaille Étienne Gyongyosi.

Si la prudence reste de mise chez les grands industriels, la montée en puissance des contraintes réglementaires et la nécessité de préserver des ressources critiques ne laissent guère de doute : offrir une seconde vie aux batteries 12 V ne sera bientôt plus une option, mais un passage obligé. En s’imposant comme une étape à part entière du cycle de vie, ce réemploi pourrait devenir l’ultime preuve de la capacité de l’industrie à conjuguer performance économique et responsabilité environnementale.

SGS déploie une "task force" pour la certification Sermi

À l’occasion du salon Equip Auto Paris 2025, le groupe SGS entend réaffirmer son rôle sur le marché de la certification Sermi (Sécurisation des données de réparation, de maintenance et de diagnostic). Rendue obligatoire en France depuis le 1er novembre 2024 pour l’ensemble des réparateurs automobiles, cette certification permet d'accéder à certains dispositifs de sécurité des véhicules et atteste de la légitimité des ateliers qui en disposent.

Accrédité par le Cofrac depuis janvier 2025, l’organisme accompagne les garages et réparateurs dans l’obtention de cette certification et leur permet de demeurer en conformité avec les nouvelles normes européennes. Pour cela, SGS s’appuie sur cinq experts spécialisés dans l’inspection, l’audit automobile et le support client. Le dispositif est complété par quinze auditeurs internes et une vingtaine d’inspecteurs externes, assurant une couverture nationale.

Une certification boudée par les ateliers

Avec la certification Sermi, les constructeurs ont l’obligation de fournir 100 % des données nécessaires à la réparation et à l’entretien des véhicules équipés de systèmes électroniques de sécurité. Sans elle, ces informations demeurent inaccessibles, obligeant les réparateurs à rediriger leurs clients vers les concessionnaires. La certification devient ainsi un gage de fiabilité et un levier de développement pour les ateliers.

Si elle présente un certain nombre d'atouts – un identifiant unique pour se connecter à tous les constructeurs, un accès direct à leurs informations et une conformité garantie pendant cinq ans – la certification Sermi peine encore à s’imposer, en particulier auprès des garages indépendants. Le manque de sensibilisation est souvent pointé du doigt, certains professionnels estimant que la démarche n’est pas prioritaire. D’autres, enfin, considèrent son coût comme un frein majeur.

Autodoc Pro explose : +144 % en six mois avec la France en locomotive

Autodoc a confirmé sa dynamique sur ce premier semestre 2025. Le pure player affiche un chiffre d’affaires de 889,6 millions d’euros, en progression de 18,5 % par rapport à la même période l’an passé. Le bénéfice opérationnel ajusté (Ebitda) s’est établi à 80,9 millions d’euros (+12,5 %). La France et l’Espagne/Portugal figurent parmi les locomotives de cette croissance, avec des hausses respectives de 28,6 % et 28,8 %.

Autodoc compte désormais 8,8 millions de clients actifs, soit un million de plus qu’un an auparavant. Autre chiffre mis en exergue : le site a enregistré 9,4 millions de commandes sur cette période, contre 8,3 millions en 2024.

Pour Dmitri Zadorojnii, directeur général d’Autodoc, ces résultats confirment la pertinence de la stratégie du groupe allemand. "Autodoc est en excellente santé, tant sur le plan économique qu’opérationnel. Nous continuerons à suivre la voie que nous avons choisie avec détermination", affirme-t-il.

Autodoc Pro en forte croissance

Le site de vente de pièces automobiles doit notamment ces résultats à ses performances sur le segment B2B. Ce canal a généré 64,2 millions d’euros de CA sur la période, contre 26,3 millions un an plus tôt (+144 %). Cet élan s’appuie sur l’extension de l’offre Autodoc Pro à plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Belgique et l’Italie.

Le nouvel entrepôt belge, inauguré en mars, joue également un rôle central dans cette montée en puissance. Rappelons que sa localisation doit notamment permettre au pure player d’améliorer ses délais de livraison. Autre jalon important atteint dans ce plan de conquête visant les professionnels : le lancement en juin de la marque goCore.

Une marketplace en renfort

Au-delà de la logistique, l’e-commerçant mise sur l’innovation commerciale. Pour rappel, il a déployé en février en France sa marketplace, étendue depuis à d’autres marchés européens. Grâce à cette plateforme, Autodoc propose ainsi à des fournisseurs tiers de proposer directement leurs produits. "Il s’agit d’une étape décisive dans la transformation digitale du marché européen de la pièce automobile", souligne Dmitri Zadorojnii.

Si les incertitudes géopolitiques et économiques incitent à la prudence, la direction de l’entreprise berlinoise maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. "Nous préparons la croissance future en renforçant notre plateforme et notre offre. Cela nous permet de conserver un équilibre sain entre solidité financière et développement", conclut Lennart Schmidt, directeur financier d'Autodoc.

Jean-Michel Guarneri nous a quittés

Dirigeant passionné et homme de conviction, Jean-Michel Guarneri s’est éteint à l’âge de 64 ans. La triste nouvelle a été officialisée ce mardi 16 septembre sur la page LinkedIn de Valused, place de marché qu’il a cofondée avec Julien Dubois et Kais Omri en 2022.

Jean-Michel Guarneri a débuté sa carrière chez Ernst & Young avant de faire ses armes dans l’industrie et la logistique. Après un passage au sein du groupe Legris Industrie, il prend la tête d’a-SIS, éditeur et intégrateur de solutions logicielles pour la logistique, puis de Savoye Logistic, spécialisé dans les systèmes automatisés.

En 2009, il est nommé PDG du prestataire logistique CEPL avant de rejoindre, deux ans plus tard, vente-privee.com comme directeur supply chain Europe. En 2013, il prend la direction générale d’Oscaro.com, acteur majeur de la vente en ligne de pièces détachées. Parallèlement, il s’implique dans la profession en présidant l’Association française pour la logistique (Aslog).

Un engagement fort pour le remanufacturing

Ces dernières années, Jean-Michel Guarneri s’était investi dans le développement de Valused, ainsi que dans la présidence de LRPI Remanufacturing qu'il a contribué à redresser. Son implication au sein de Mobilians, en tant qu’élu du métier remanufacturing, traduisait sa volonté de promouvoir une filière en plein essor et porteuse d’avenir pour l’après-vente automobile.

Au-delà de ses responsabilités, Jean-Michel Guarneri laisse le souvenir d’un dirigeant chaleureux et passionné, reconnu pour sa disponibilité et son dynamisme. "Nous sommes profondément choqués par ce drame si brutal, et nos pensées vont à sa famille et à ses proches", ont indiqué ses collaborateurs de Valused.

De son côté, Mobilians a exprimé sa vive émotion : "Francis Bartholomé, président de Mobilians, et Xavier Horent, directeur général, ainsi que toute la communauté Remanufacturing de Mobilians, présentent leurs sincères condoléances aux proches de Jean-Michel Guarneri".

La rédaction du J2R présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses collaborateurs les plus proches.

Ceva Logistics branche l'Europe sur la seconde vie des batteries électriques

Fort de son expertise historique dans la logistique automobile, Ceva met en place un dispositif pour gérer les batteries de véhicules électriques en fin de vie. L'entreprise investit plusieurs millions d'euros pour créer une quinzaine de Battery logistics centers (BLC) répartis dans une dizaine de pays européens. Ces sites assureront la collecte, le diagnostic, le stockage sécurisé et le transfert vers des filières de seconde vie ou de recyclage.  

La filiale de CMA CGM vise un marché à fort potentiel. Alors que la transition énergétique accélère, les batteries des premiers véhicules électriques arrivent à leur fin de vie. D'ici cinq ans, près de huit millions de batteries lithium-ion usagées devront être collectées, traitées et recyclées en Europe. Face à cet enjeu industriel et environnemental, Ceva Logistics entend couvrir environ 80 % des volumes européens à horizon 2030.  

"Au regard des enjeux de recyclage et de seconde vie des batteries, il nous a paru essentiel, en nous appuyant sur notre expertise de logisticien, de proposer des solutions robustes et vertueuses pour accompagner le secteur automobile dans le renforcement d’une économie circulaire",explique Mathieu Friedberg, directeur général de Ceva Logistics. 

Trois piliers pour structurer l'offre 

La stratégie de Ceva repose sur trois axes. D'abord, la collecte et le transport des batteries partout en Europe grâce à ses capacités ADR (Accord européen relatif au transport international de marchandises dangereuses par la route), depuis les concessionnaires, revendeurs et centres de véhicules en fin de vie.

Ensuite, une palette de services spécialisés déployés dans chaque centre : diagnostic, démantèlement, régénération ou reconditionnement. Objectif : maximiser la réutilisation ou le recyclage des composants. Enfin, un dispositif renforcé de traçabilité des données, assurant un suivi en temps réel des caractéristiques et de l'état de chaque batterie.  

Ces trois piliers visent à créer, selon Ceva, un cadre conforme aux attentes du marché, tout en réduisant la dépendance aux métaux rares. Une ambition d'autant plus stratégique que la disponibilité de ces ressources constitue un enjeu pour l'industrie automobile.  

Propagation européenne des Battery logistics centers  

Le déploiement de ce réseau européen a débuté en Belgique, sur le site de Ceva de Ghislenghien, où une expérimentation pilote est menée depuis 2022. Ce centre a permis de valider le concept : zones de stockage spécialisées, unités de confinement sécurisées dans des conteneurs sous température dirigée, ateliers de diagnostic et de mise en décharge profonde, dispositifs de surveillance et d'alarme 24/7.

Ce modèle sera progressivement réparti dans d'autres pays. D'ici fin 2025, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne disposeront de leurs propres BLC. Suivront, à partir de 2026, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Suède, la Suisse, les Pays-Bas et la République tchèque.  

Chaque batterie collectée est évaluée pour déterminer si elle doit être démantelée, remise en état ou orientée vers un centre de recyclage. Ceva assure ainsi une gestion complète, depuis la récupération en concession jusqu'au transfert final.  

L'été 2025 a redonné de l'air aux ateliers après six mois compliqués

Les mécaniciens sont parvenus à tirer leur épingle du jeu au premier semestre 2025, mieux que les carrossiers, selon le baromètre Mobilians. Cet indicateur sur l'activité des ateliers de réparation, élaboré en partenariat avec Solware, confirme la tendance enregistrée sur l'ensemble des cinq premiers mois de l'année, malgré un premier trimestre en baisse.

Activité toujours solide

Les mécaniciens de l'échantillon retenu par Mobilians enregistrent une progression de leur chiffre d'affaires de 0,8 % à 241,9 millions d'euros (contre 240,3 millions l'an dernier). De leur côté, les carrosseries affichent un CA de 40,7 millions d'euros (contre 40,8 millions précédemment), soit une baisse de 0,7 %.

Baromètre Mobilian-Solware mécanique et carrosserie en 2024 et 2025.

Détail du baromètre Mobilian-Solware, sur les activités mécaniques et carrosserie en 2024 et 2025. ©Mobilians

"Malgré une année 2025 qui n'a pas débuté dans les meilleures dispositions, les activités de mécanique et de carrosserie sont restées solides au 1er semestre 2025", souligne Mobilians. Le niveau d’activité facturée s’est maintenu grâce à des ordres de réparation parfois plus fournis, concentrés sur des interventions avant les départs estivaux.

Baisse généralisée des entrées en atelier

Plus en détail, les mécaniciens ont vu leur fréquentation passer de 41,4 entrées atelier par semaine à 40,9 en moyenne (-1,7 %). Mais les conséquences du vieillissement du parc ont compensé cette baisse, avec une hausse de +0,7 % du chiffre d'affaires pièces et de +2,2 % du panier moyen. Ce dernier est passé de 394,9 euros précédemment à 403,5 euros.

Chez les carrossiers, les entrées atelier moyennes sont passées de 4,3 à 4,2 par semaine (-3 %). Leur chiffre d'affaires pièces de 40,7 millions d'euros représente une baisse de 0,2 %. Celui de la main-d'œuvre diminue de 1,7 % (23,5 millions d'euros). Mais chez ces réparateurs aussi, c'est la hausse du panier moyen (+2,4 %) qui les sauve, en passant de 1 651,7 à 1 690,6 euros.

Five Star accélère son virage numérique à Equip Auto

Pour sa première participation au salon Equip Auto à Paris (14 au 18 octobre 2025), Five Star partagera son stand (Hall 3 H108) avec Solera-Sidexa et Repair Soft. En s’associant à ces spécialistes du chiffrage et du logiciel de gestion de carrosserie (DMS), le réseau entend offrir à ses adhérents les moyens de tirer parti de la digitalisation du métier, plutôt que de la subir.

L’innovation carbone de Solera

Sur place, Solera-Sidexa présentera son système de chiffrage Qapter, enrichi par l’intelligence artificielle. Une fonctionnalité encore en phase de test sera dévoilée en avant-première pour les carrossiers Five Star : le calcul des émissions carbone générées par chaque technique de réparation.

"Ce dispositif de chiffrage carbone des réparations a été rendu possible grâce notamment aux données transmises par le Groupe Axalta, auquel appartient Five Star, afin d’affiner notre algorithme, explique Fernando Pernigo, vice-président régional Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie de Solera. C’est grâce à des synergies comme celles-ci que les innovations majeures émergent. Ce partenariat avec Five Star se révèle donc particulièrement fructueux".

Cette avancée permettra aux ateliers de répondre aux attentes croissantes des donneurs d’ordres, soumis aux contraintes de la CSRD. Elle leur offrira aussi un argument de communication auprès des automobilistes attentifs aux enjeux environnementaux. Surtout, elle prépare le terrain à une évolution inéluctable : la future obligation pour les réparateurs de déclarer leurs émissions de CO2.

De plus en plus d'utilisateurs de Global Repair

Aux côtés de Solera, Repair Soft mettra en avant Global Repair. Ce DMS, "créé par un carrossier pour les carrossiers", a vu le jour en 2019 dans le réseau Five Star, à l’initiative de l’un de ses membres. Depuis, il n’a cessé d’évoluer et compte aujourd’hui quelque 250 utilisateurs.

Cet outil facilite le pilotage en temps réel de la performance des entreprises. Par ailleurs, son concepteur, Romuald Rozet, PDG des carrosseries CDR Group, précise que les données consolidées des ateliers permettront à Five Star d'affiner la conduite de son réseau.

"C’est une réelle satisfaction de voir notre outil adopté par toujours plus de carrossiers, d’autant plus qu’ils ne reviennent jamais en arrière", indique Romuald Rozet. Il souligne aussi que les apporteurs d’affaires reconnaissent aussi en Global Repair "un véritable atout et y sont particulièrement sensibles".

Ces outils seront complétés par le nouveau service Restitution Zen d’accompagnement en fin de leasing. Cette refonte du concept Repair Zen, en version améliorée et mieux adaptée au marché avait été annoncée lors du dernier congrès Five Star. Il sera présenté et mis en avant sur le salon.

Emil Frey France et Flauraud, c’est fini

Une nouvelle page se tourne pour Flauraud. Racheté par Emil Frey France en 2016, le distributeur de pièces de rechange s’apprête à changer d’actionnaire principal. Le fonds européen FairCap vient en effet de signer avec le groupe automobile, qui détient aussi Barrault et MGA, une promesse d’acquisition portant sur l’intégralité du capital de l'entreprise née à Aurillac (15) en 1932.

Flauraud à la recherche d’un nouvel élan

Basé à Clermont-Ferrand (63), Flauraud emploie aujourd’hui 363 salariés et s’appuie sur un réseau de 27 magasins en France, alimentés par une plateforme logistique modernisée ces dernières années. Depuis son intégration à Emil Frey, le distributeur a bénéficié d’investissements conséquents pour transformer son modèle, renforcer son réseau et adapter son outil logistique à un marché en profonde mutation.

Malgré ces initiatives, l’entreprise auvergnate n’est pas parvenue à relancer sa dynamique, enregistrant même un recul de 14,6 % de son chiffre d’affaires (70 millions d’euros), d’après notre dernier Top 100 de la distribution.

Le passage de témoin à FairCap pourrait doter Flauraud des ressources financières nécessaires pour conforter sa position dans un marché de plus en plus concurrentiel. Le fonds s’est en effet spécialisé dans la reprise d’entreprises de taille intermédiaire confrontées à des situations de transformation ou de réorganisation.

"Notre approche est de recréer de la valeur pour des groupes qui ont besoin de prendre un nouveau virage. Flauraud a un vrai potentiel de redéploiement sur un marché présentant des perspectives de croissance pour les acteurs qui sauront s’adapter aux nouvelles attentes de la clientèle", souligne la direction de direction de FairCap.

Continuité des synergies avec Emil Frey

Si son actionnariat change, Flauraud ne rompra pas ses liens avec Emil Frey. Le groupe helvético-français entend maintenir ses apports à travers plusieurs services. Un soutien qui vise à sécuriser la transition, tant pour les clients que pour les fournisseurs.

"Pour soutenir ce passage de flambeau, Emil Frey France continuerait d’offrir à Flauraud des synergies fortes avec le maintien de l’accès à l’offre de pièces MGA, à la centrale d’achat et au catalogue digital Mecasystems très apprécié de la clientèle", précise la direction de Flauraud.

ZF se réorganise : Mathias Miedreich nommé PDG, Holger Klein quitte la scène

Changement de cap chez ZF. Réuni le 11 septembre 2025, le conseil de surveillance de l’équipementier allemand a acté la fin de mandat d’Holger Klein, président du directoire depuis janvier 2023.

Présent dans l’entreprise depuis plus de dix ans, il avait auparavant exercé diverses fonctions de management en Asie et en Europe avant de prendre la présidence du directoire. Il sera remplacé le 30 septembre par Mathias Miedreich, membre du directoire depuis janvier 2025 et en charge de la division Electrified Powertrain Technology.

En désignant un successeur dans ses rangs, le groupe entend assurer une continuité à sa gouvernance. "Avec Mathias Miedreich, nous avons trouvé un successeur interne qui allie une solide expérience industrielle – notamment à un poste de PDG – à une grande détermination et de réelles qualités de communicant", a déclaré Rolf Breidenbach, président du conseil de surveillance.

Ce dernier a également salué le parcours d’Holger Klein : "[…] Au cours des trois dernières années en tant que PDG […] sa stratégie a permis d’engager la transformation de ZF sur des bases solides, et a déjà conduit à des succès notables avec l’ensemble des équipes."

Arrivé chez ZF en 2014, Holger Klein avait engagé l’industriel dans une stratégie baptisée "Strengthening our Strengths", destinée à renforcer la performance et à améliorer la rentabilité.

Le retrait de Peter Laier

Dans le même temps, le conseil de surveillance a acté le départ de Peter Laier, responsable des divisions Commercial Vehicle Solutions et Industrial Technology. En poste depuis janvier 2023, il quitte également ses fonctions le 30 septembre, en raison de divergences de vues sur la stratégie future.

"Ces dernières années, nous avons considérablement renforcé et internationalisé les divisions Commercial Vehicles Solutions et Industrial Technology, et largement intensifié nos relations avec nos clients au niveau mondial", a-t-il déclaré.

GBH s’empare de Dasir et débarque en métropole

La rumeur courait depuis plusieurs semaines. C’est désormais officiel : le groupe Bernard Hayot (GBH) s'apprête à prendre le contrôle de la société Dasir. L’opération a été signalée à l’Autorité de la concurrence qui doit donner son feu vert avant sa finalisation. Si elle confirme, elle marquerait une étape stratégique dans le développement du distributeur automobile, jusqu’ici cantonné aux territoires ultra-marins.

Née en 1960 en Martinique, l’entreprise familiale s’est d’abord illustrée dans l’industrie – agroalimentaire, matériaux de construction, rechapage de pneumatiques – avant de bâtir son développement sur deux piliers : la grande distribution et l’automobile. Ce dernier secteur représente près de 40 % d’un chiffre d’affaires global supérieur à 4,5 milliards d’euros.

Côté après-vente, GBH a développé un réseau de distribution de pneumatiques principalement avec Michelin, dont il est distributeur en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, etc. Le groupe dispose, en outre, de la master franchise Norauto pour l'océan Indien.

Dasir, un acteur historique de la rechange tricolore

Avec le rachat de Dasir, GBH signe sa première incursion dans la rechange indépendante en métropole. Fondée en 1956 par Alain Lefeuvre, la société s’est imposée comme un acteur reconnu de la distribution de pièces de rechange, notamment en région lyonnaise. Historiquement installée à Décines (Rhône), elle dispose aussi de sites logistiques à Limoges et, depuis juin dernier, à Vitrolles.

Aux commandes depuis 2011, Pascale Lefeuvre, PDG, dirige l’entreprise aux côtés de sa sœur Aline Ka, responsable de la comptabilité et des ressources humaines. Dasir emploie plus de 120 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 71,8 millions d’euros en 2024. Elle est par ailleurs membre du groupement de plateformes logistiques Apprau.

SEG Automotive lance sa gamme de batteries 12 V

Connu pour ses démarreurs et alternateurs, SEG Automotive enrichit son offre avec une gamme complète de batteries 12 V baptisée POWERbattery, destinée aux VP, VUL et PL. Développées selon les standards de l’équipement d’origine, elles se déclinent en trois technologies – plomb-calcium classique (SLI), batterie inondée améliorée (EFB) et batterie à séparateur en fibre de verre absorbante (AGM) – pour répondre aux besoins des moteurs thermiques, hybrides et électriques.

Selon le fabricant, cette nouvelle gamme a été pensée pour simplifier le quotidien des ateliers. Les batteries sont totalement sans entretien grâce à un couvercle labyrinthe qui empêche les fuites et limite l’évaporation. Un indicateur intégré, le "Magic Eye", permet de vérifier en un coup d’œil l’état de charge, évitant le recours à un testeur.

La conception inclut des séparateurs de plaques optimisant le flux de courant et réduisant le risque de court-circuit, ainsi qu’un boîtier renforcé garantissant une bonne résistance aux vibrations et aux contraintes thermiques. Cette ligne compte neuf références couvrant 97 % des voitures particulières, trois références couvrant 95 % des utilitaires légers et cinq références couvrant 90 % des véhicules industriels.

Côté garantie, SEG Automotive annonce jusqu’à trois ans de couverture (ou 12 mois au-delà de 110 Ah).

Mustapha El Moridi : "Le modèle phygital d’Autodoc Pro a trouvé son marché"

Qu’est-ce qui a motivé la création de cette nouvelle marque, goCore ?

Mustapha El Moridi : La genèse de goCore s’inscrit dans la continuité de notre ambition première chez Autodoc Pro : simplifier le quotidien des réparateurs. Historiquement, comme vous le savez, Autodoc est une plateforme née dans le B2C. C’est notre cœur de métier initial. Mais depuis novembre 2022, nous avons étendu notre activité au segment B2B en France, avec la création d’Autodoc Pro, notre entité dédiée aux professionnels de la réparation.

Dès le départ, notre ligne directrice a été claire : aider le réparateur à gagner du temps, de l’argent et de l’énergie. Cela signifie optimiser ses achats, réduire les complexités administratives, faciliter les retours, et globalement lui permettre de se concentrer sur son métier.

Dans ce contexte, nous avons observé que la plupart des grands distributeurs proposaient leur propre marque. Nous nous sommes alors interrogés : comment pourrions-nous, nous aussi, contribuer à simplifier la vie du réparateur à travers une marque exclusive, tout en nous démarquant ? C’est là qu’est née l’idée de goCore. Nous avons identifié un manque sur le marché : une gamme de produits de qualité avancée, à forte valeur ajoutée, qui permette de concilier satisfaction client, fiabilité des pièces et marges intéressantes pour le professionnel.

Et pour cela, il fallait faire les choses dans l’ordre. Le lancement d’une marque n’est jamais un simple effet d’annonce. Cela suppose un travail préparatoire important : construire une gamme cohérente, aligner les fournisseurs, maîtriser la logistique, valider les certifications, affiner l’identité visuelle… Nous avons ainsi pris quelques mois supplémentaires pour être certains d’être prêts et, aujourd’hui, nous estimons que tous les voyants sont au vert pour lancer goCore dans les meilleures conditions.

Quelle est aujourd’hui l’étendue de la marque en termes de familles de produits et de références ?

L’ambition est de proposer, à terme, plus de 40 lignes de produits et plus de 10 000 références. Aujourd’hui, nous sommes un peu au-delà de 24 familles, pour un volume de près de 4 000 références disponibles. C’est une progression constante, volontairement maîtrisée. Notre stratégie est de construire la gamme par paliers successifs.

Cela permet d’intégrer les retours terrain, de s’ajuster aux besoins réels des réparateurs et de répondre aux spécificités locales. Car il faut le rappeler, Autodoc Pro n’est pas uniquement actif en France. Nous sommes présents dans plusieurs pays européens. L’offre goCore, elle aussi, a vocation à s’implanter progressivement au-delà des frontières françaises. Mais pour le moment, nous concentrons nos efforts sur une montée en puissance structurée et pertinente.

Quel accueil la marque a-t-elle reçu depuis son lancement ?

La marque a été officiellement lancée le 16 juin dernier. Cela fait donc quelques semaines d’observation, et les premiers retours sont très encourageants. Nous suivons les indicateurs de performance de manière rigoureuse, mais ce qui compte surtout pour nous, c’est le retour terrain. Avant même le lancement, nous avons mené de nombreuses enquêtes auprès de réparateurs pour mieux comprendre leurs attentes, leur perception de la marque, leurs besoins spécifiques.

Nous leur avons demandé leur avis sur le packaging, le logo, la lisibilité du catalogue, la segmentation de l’offre, etc. Rien n’a été laissé au hasard. Ces échanges nous ont permis de faire des ajustements en amont pour que le jour du lancement, tout soit parfaitement aligné avec leurs attentes.

Et aujourd’hui, au-delà des aspects techniques et tarifaires, nous sommes particulièrement attentifs à leurs retours d’expériences sur l’utilisation concrète des pièces. Les usines partenaires sont rigoureusement sélectionnées, les certifications sont là, mais seule la réalité de l’atelier fait foi.

Qu’est-ce qui fait la spécificité de goCore sur le plan technique ?

Trois axes définissent notre exigence qualité pour goCore. Tout d’abord, nous imposons à nos partenaires industriels des normes strictes. Au-delà des classiques ISO 9001 ou ISO 14001, nous exigeons la certification IATF 16949, qui est très rigoureuse et largement reconnue dans l’industrie automobile. En parallèle, nous allons plus loin en réalisant des tests supplémentaires en laboratoire, notamment sur des produits critiques comme les amortisseurs, les systèmes de freinage, ou les éléments de direction et suspension.

Cela garantit une fiabilité optimale. Enfin, pour traduire cette exigence qualité en confiance client, nous avons instauré une garantie de 3 ans sur tous les produits goCore. Et comme nous sommes à la fois fabricant, distributeur et gestionnaire de la garantie, le traitement est simplifié, et transparent. De plus, toute la gamme goCore est stockée dans nos entrepôts, ce qui garantit la disponibilité et la réactivité logistique.

En France, les livraisons sont assurées depuis notre entrepôt belge, tandis que d’autres pays sont encore desservis par Berlin. Ce niveau d’intégration permet de garantir des délais courts et un service fiable.

Dans votre communication, vous mentionnez également un positionnement de goCore auprès des distributeurs. Qu’en est-il exactement ?

Sur le marché français, goCore est aujourd’hui exclusivement destinée aux réparateurs. Toute la réflexion autour de cette gamme a été pensée à partir de leurs besoins. À ce jour, nous ne ciblons pas les professionnels de la distribution.

En quoi goCore se différencie-t-elle de vos autres marques privées, notamment Ridex et Stark Automotive ?

La création de goCore répond justement à un vide que nous avions identifié entre deux extrêmes. D’un côté, les conducteurs qui exigent des pièces premium – voire d’origine constructeur –, souvent pour des véhicules récents encore sous garantie. De l’autre, des automobilistes à la recherche de pièces très accessibles, parfois au détriment de la qualité, pour des véhicules plus anciens et à faible valeur résiduelle. Entre ces deux mondes, il existe un espace mal couvert, une sorte de "no man’s land" où se trouve une large partie du parc roulant.

Un véhicule qui a 8, 10 ou 12 ans, comme une Clio 3 de 2010 par exemple, reste utilisé au quotidien. Le conducteur souhaite une réparation fiable, mais il n’est pas forcément prêt à payer le prix d’une pièce constructeur. Il veut le meilleur rapport qualité/prix. C’est exactement dans cet espace que se positionne goCore : une qualité équivalente à celle du haut de gamme, mais à un tarif optimisé, sans compromis sur la fiabilité. C’est une promesse forte, qui vient compléter notre offre actuelle.

Autodoc Pro a été lancé initialement en France, avant d’être implanté dans d’autres pays européens. Quel bilan tirez-vous du marché français, qui a servi de pilote ?

Les retours sont très positifs. La France a été le terrain d’expérimentation de notre modèle phygital, à la fois digital et physique. Et nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons validé ce concept. Trois piliers structurent notre offre. Le premier, c’est le sourcing : notre plateforme permet d’identifier rapidement la bonne pièce, avec un catalogue extrêmement riche – entre 6 et 7 millions de références – et des prix parmi les plus compétitifs du marché.

En outre, nous avons investi massivement pour assurer une disponibilité forte, avec un système logistique paneuropéen très robuste. Enfin, notre offre se veut efficace grâce à notre réseau d’agents de service. La France a été divisée en 106 zones, avec un agent affecté à chacune d’entre elles qui visite en moyenne plus de 15 garages par jour. Ces agents ne sont pas des commerciaux : ils sont là pour résoudre les problèmes, optimiser les flux, traiter les retours, simplifier le quotidien.

Pour les retours, par exemple, le réparateur n’a rien à faire : nous récupérons la pièce, et il est remboursé sous 24 heures, à 100 %, sans décote, sans paperasse. À terme, nous souhaitons nous positionner comme de véritables partenaires pour les garagistes, au-delà du déploiement de nos agents de service.

Lors d’une conférence précédente, vous évoquiez 19000 garages connectés. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous comptons aujourd’hui environ 21 000 garages inscrits sur notre plateforme en France. C’est un signe de confiance fort. Le nombre progresse régulièrement, et ce qui est intéressant, c’est la diversité de ces garages : des MRA, des agents, des concessionnaires… C’est un vrai panel représentatif du marché. Cette diversité confirme que notre proposition de valeur est comprise et appréciée.

L’ouverture de votre nouvel entrepôt en Belgique constitue une étape importante. Quelle bénéfice en attendent les réparateurs français ?

L’objectif affiché avec ce nouveau site est clair : réduire significativement les délais de livraison. Avant Gand, les réparateurs français étaient livrés depuis Berlin, avec des délais de 2 à 3 jours. Ce site permet de diviser par deux ces délais et, à terme, de passer à une livraison J+1.

Ce type de progrès logistique est capital, car la rapidité de livraison est l’un des critères les plus déterminants pour un réparateur. Le moindre jour de délai peut impacter l’activité de l’atelier. Il faut toutefois garder en tête que ce type de déploiement logistique ne produit pas des effets immédiats.

Le démarrage est progressif : montée en charge des volumes, ajustements de process, coordination avec les transporteurs… Mais les premiers signaux sont très positifs. Ce site, opéré par un prestataire externe – une première pour Autodoc –, nous permet aussi de tester un nouveau modèle logistique. Nous en tirons déjà des enseignements utiles pour de futurs développements.

Quelles sont les familles de produits les plus demandées par les réparateurs dans votre offre ?

Sans surprise, ce sont les pièces d’usure et les composants techniques les plus courants qui représentent l’essentiel de nos volumes. Parmi les familles les plus plébiscitées, on retrouve : le freinage, la filtration, la distribution, l’embrayage, la direction, la suspension, l’allumage, et d’autres pièces techniques. Ces besoins reflètent les entrées classiques en atelier. Ce qui fait la différence chez nous, c’est à la fois notre compétitivité prix et notre capacité de sourcing.

Nous avons des clients qui sont agents de marque et qui se retrouvent confrontés à des références devenues introuvables ou non fabriquées par les constructeurs. Dans ces cas-là, ils se tournent vers Autodoc Pro, car nous avons accès à des sources alternatives dans toute l’Europe.

S’agissant des marques privées, Ridex et Stark représentent aujourd’hui environ 20 % de nos ventes. Cela reste une base solide, mais avec goCore, nous pensons pouvoir aller encore plus loin.

Envisagez-vous d’autres implantations logistiques à moyen ou long terme ?

Nous n’écartons rien. L’expérience de Gand va nous servir de référence. C’est notre première collaboration avec un prestataire logistique externe, donc il nous faut du recul pour évaluer pleinement son efficience. Si les résultats sont au rendez-vous – et ils le sont pour l’instant –, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres implantations, plus proches des marchés que nous desservons.

Par ailleurs, nous avons déjà commencé à diversifier nos modes de livraison. Nous avons lancé récemment trois lignes de produits en 100 % dropshipping : les pneumatiques, les huiles et les batteries. Cela signifie que ces produits sont livrés directement par nos partenaires, depuis la France ou d’autres pays européens. Pour le réparateur, cela ne change rien, si ce n’est qu’il bénéficie d’un service rapide et efficace, même pour des familles très spécifiques. C’est un axe que nous allons continuer à explorer.

Allez-vous développer une offre de services complémentaire à l’offre produits pour fidéliser les réparateurs ?

C’est précisément l’un des fondements de notre démarche. Fournir des pièces, c’est bien. Mais accompagner les professionnels au quotidien, c’est encore mieux. Le réparateur, aujourd’hui, porte toutes les casquettes : chef d’entreprise, mécanicien, comptable, logisticien, manager… Il est au four et au moulin.

Notre rôle, c’est de lui faire gagner du temps et de la sérénité. Notre équipe terrain – plus de 9 000 visites de garages par semaine – agit comme une véritable courroie d’information. Elle fait remonter les dysfonctionnements logistiques, les bugs éventuels sur la plateforme, les irritants du quotidien. Et nous mettons tout en œuvre pour les corriger rapidement.

Cette proximité terrain est précieuse. Elle nous permet aussi de sensibiliser nos clients aux nouveautés, de les accompagner dans la prise en main de l’outil, et de nous assurer qu’ils tirent le meilleur parti de nos services. C’est d’ailleurs un facteur clé de notre excellent score NPS.

Quelles sont les ambitions d’Autodoc Pro France pour les trois à cinq prochaines années ?

Je ne peux pas encore vous révéler nos objectifs chiffrés sur cette période. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que nous sommes parfaitement alignés avec notre feuille de route. Tous les indicateurs sont au vert, que ce soit en termes de croissance du parc clients, de fréquence d’achat ou de chiffre d’affaires. Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique solide. Le modèle fonctionne.

Et cela nous encourage à accélérer. De nombreuses initiatives – encore confidentielles – sont en cours pour renforcer notre position sur le marché B2B. Et ce que nous avons mis en place en France commence déjà à inspirer les autres pays où Autodoc Pro se déploie.

Des baskets qui ont la "Clas"

Le spécialiste de l’équipement d’atelier et de l’outillage élargit son offre de vêtements et d’accessoires de protection individuelle avec deux nouvelles baskets de sécurité. Commercialisées depuis le 1er septembre, les modèles Trio Grise et Duo Black ont été conçus pour répondre aux attentes des professionnels qui cherchent à conjuguer sécurité et bien-être.

La sécurité sans compromis

La basket Trio Grise s’inscrit dans la catégorie S3, selon le règlement (UE) 2016/425 et la norme EN ISO 20345:2011. Conçue sans métal, elle intègre un embout en fibre de verre et se distingue par ses propriétés antimagnétiques, utiles dans les environnements techniques. Légère et flexible, elle associe une doublure intérieure respirante en microfibre et une tige en cuir.

Sa semelle en EVA et caoutchouc amortit les pas, assure une adhérence SRC et résiste aux hydrocarbures comme aux hautes températures (jusqu’à 300 °C). Étanche et antistatique, elle vise à protéger les techniciens dans les conditions de travail les plus exigeantes.

Le modèle Duo Black reprend ces caractéristiques de robustesse et de confort, tout en ajoutant une conformité à la norme ESD (Electrostatic discharge, ou décharge électrostatique). Cette spécificité permet de dissiper les charges électrostatiques, un atout dans les ateliers manipulant des composants électroniques sensibles. Fabriquée en cuir nubuck, cette basket conjugue protection, légèreté et design sobre.

Un EPI pensé pour le quotidien des réparateurs

Avec ces deux nouveautés, Clas revendique une approche renouvelée des équipements de protection, en phase avec l’évolution des besoins en atelier. "Nous sommes convaincus que les EPI ne doivent plus être synonymes de lourdeur ou d’inconfort", souligne Hervé Gaftarnik, directeur produits et services.

"Avec les baskets Trio Grise et Duo Black, nous souhaitons offrir aux professionnels une solution qui s’adapte à leur quotidien, tout en respectant les standards de sécurité les plus stricts. Le design de ces baskets s’inspire du monde du sport, pour apporter une touche de modernité et de bien-être aux utilisateurs, même dans les environnements les plus exigeants."

Glasurit dévoile son spectro de dernière génération

La marque de BASF propose un nouvel outil de colorimétrie destiné à aider les ateliers à relever les défis d’une carrosserie toujours plus technique. Succédant au Ratio Scan 12/6, le spectrophotomètre Refinity ScanR de Glasurit marque une nouvelle étape dans l’innovation.

"À l’heure du digital, Refinity ScanR s’inscrit dans la dynamique de la marque et se positionne définitivement comme une solution d’avant-garde destinée aux carrossiers désireux de développer leur business dans un esprit d’efficacité et de rapidité", affirme Carole Palfray, responsable du département technique Europe de l’Ouest BASF France Division Coatings.

Trois modes inédits

L'innovation majeure du Refinity ScanR réside dans l'intégration de trois nouveaux modes : "jante", "détection de VIN et immatriculation", ainsi que "détection de rayures". Le premier vise à mesurer simplement et rapidement les jantes et autres surfaces aux formes complexes.

Le deuxième mode associe lecture de la plaque d’immatriculation et du code VIN grâce à une caméra frontale, réduisant ainsi les risques d’erreur de saisie. Enfin, la dernière option facilite la détection de tous types de rayures sur la surface mesurée, préparant ainsi les petites réparations localisées, de type spot repair.

Plus précis, plus rapide et connecté

Au-delà de ces fonctions inédites, le Refinity ScanR accélère et simplifie la recherche de couleur par rapport à la génération précédente. Sa caméra couleur associée à six angles de mesure lui confère une exactitude inégalée, en faisant aujourd’hui l’outil le plus fiable à disposition des peintres.

Sa rapidité constitue un autre atout : l’appareil réalise cinq lectures en moins de 30 secondes. Ces données sont ensuite transmises directement à la plateforme Refinity, où elles servent de base à la reproduction de la teinte.

Compact et ergonomique, le spectro peut être manipulé d’une seule main. Pour en faciliter l’adoption, Glasurit propose un module de e-learning dédié, disponible sur Refinity, ainsi que des formations en présentiel dans son centre de Montataire (60).

Eric Verwacht prend en charge l'Europe pour BASF

Après cinq ans à la tête des activités peinture carrosserie du groupe allemand en France, Eric Verwacht change de poste. Il a été promu responsable du développement Europe du Nord de BASF Coating Services.

"Je mettrai à profit mon expérience pour aider la région Nord dans ses stratégies de distribution et de mise sur le marché, améliorer l'efficacité commerciale et soutenir les appels d'offres clefs des réseaux constructeurs", précise-t-il sur les réseaux sociaux.

De la Belgique à la France

En effet, le dirigeant bénéficie maintenant d'une grande expérience dans le secteur. Entré chez BASF Coating Services en 1999, il en monte d'abord tous les échelons outre-quiévrain. D'abord responsable technique Glasurit (filiale du groupe) pour la Belgique et le Luxembourg, il assure ensuite la responsabilité commerciale de la région pendant plusieurs années.

Puis de 2013 à 2020, il assure la responsabilité des ventes des deux marques du groupe (R-M et Glasurit) en Belgique et au Luxembourg. A partir de 2020, il endosse alors la direction des activités peinture de BASF en France.

"Ces années m’ont apporté de belles rencontres, de beaux moments de partage et de riches expériences professionnelles et humaines. Cette page se tourne, mais je garde en mémoire tout ce que j’ai appris et partagé", commente-t-il. Le nom de son successeur en France devrait être annoncé prochainement.

NRF France maintient ses services malgré l’incendie de son entrepôt

Le jeudi 28 août, un violent incendie a entièrement détruit l’entrepôt de NRF France. Si les dégâts matériels sont considérables, aucun salarié n’a été blessé. Dans un communiqué, le groupe précise avoir fait preuve d’une réactivité afin de limiter les répercussions pour ses clients.

Dès le lendemain du sinistre, une réunion réunissant l’ensemble des départements a permis de définir un plan d’action destiné à assurer la continuité de service. Les commandes de stock comme les commandes expresses continuent d’être expédiées grâce aux autres plateformes logistiques de l'industriel néerlandais. Les équipes logistiques internationales du groupe ont rapidement réorganisé les flux.

Un nouvel entrepôt en préparation

Des palettes complètes et des envois express sont déjà expédiés depuis d’autres sites NRF afin de limiter les perturbations. "Bien que les dégâts soient importants, notre engagement envers nos clients reste inchangé", souligne l'équipementier.

NRF a confirmé sa volonté de rebâtir son site français. Les plans du futur entrepôt et des nouveaux bureaux sont en cours d’élaboration avec un architecte. En attendant leur livraison, l’entreprise cherche activement un bâtiment provisoire pour assurer la transition. "Nous sommes reconnaissants du soutien et de la patience dont ont fait preuve nos collègues, nos partenaires et nos clients pendant cette période", ajoute NRF.

Christophe de Valroger devient directeur général de Wyz Group

Christophe de Valroger prend les rênes de Wyz Group. Il avait déjà contribué, au premier semestre 2025, à la mise en œuvre du plan stratégique du groupe en lien avec le comité de direction et les actionnaires. Son rôle est désormais d'en assurer l'exécution et d'accompagner la dynamique de croissance de l'entreprise.  

Basé à Compiègne et fondé en 2009, Wyz Group emploie aujourd'hui environ 80 collaborateurs. L'entreprise commercialise ses solutions digitales dans 19 pays, principalement en Europe, mais aussi en Turquie et au Japon. Elle s'est imposée au fil des années comme un acteur reconnu de la gestion et de la distribution de pneumatiques.  

Un parcours marqué par l'automobile et le digital  

Christophe de Valroger n'arrive pas en terrain inconnu. Avant de rejoindre Wyz Group, il a bâti une carrière dans la distribution automobile et les solutions digitales. Chez Bridgestone Europe, il a occupé des postes à responsabilité, notamment dans la stratégie, les produits et les solutions numériques. Il a ensuite exercé les fonctions de vice-président retail EMEA et de président exécutif de First Stop Europe.  

Pour Pierre Guirard, président de Wyz Group, cette nomination doit contribuer à "accélérer la transformation" et à renforcer le positionnement international de l'entreprise. De son côté, Christophe de Valroger affirme vouloir coordonner le développement opérationnel du groupe en France comme à l'étranger, dans la continuité des valeurs déjà portées par Wyz.  

Emploi automobile : la pénurie de main-d'œuvre se confirme

Le baromètre ISM-MAAF 2025, publié début septembre, confirme une tendance bien connue des professionnels de l'automobile : si leur métier reste l'un des moteurs de l'artisanat français, ce dynamisme se heurte de plein fouet à la question du recrutement.  

Depuis 2019, l’activité des services automobiles – qui regroupent entretien, réparation, carrosserie, contrôle technique et motocycles – progresse régulièrement. Le nombre d'établissements employeurs a augmenté de 10 %, pour dépasser 42 000 fin 2024. L'emploi salarié suit la même tendance, avec une hausse de 14 % en cinq ans, soit plus de 156 000 postes créés ou consolidés.  

Cette progression traduit le rôle essentiel des ateliers dans les territoires. Dans des régions comme l'Occitanie (+17 % d’emplois entre 2019 et 2024) ou le Grand Est (+17 % également), la croissance dépasse même la moyenne nationale (+14 %). Fortes hausses en Corse, avec une progression de +16 %, ou en Guyane (+25 %). La Martinique recule de -8 % en nombre de demandeurs d’emploi mécaniciens. 

Offres en hausse, candidats en baisse  

Cette vitalité est perceptible dans le recrutement. En 2024, près de 39 000 offres d'emplois de mécaniciens ont été publiées, soit 45 % de plus qu'en 2019. Certaines régions connaissent une hausse spectaculaire : +88 % en Bretagne, +82 % à La Réunion.  

Mais le vivier de main-d'œuvre se réduit. Sur la même période, le nombre de demandeurs d'emplois de mécaniciens est passé de 35 280 à 32 810, soit une baisse de 7 %. Plusieurs régions enregistrent des baisses plus marquées : -11 % en Bretagne, -12 % en Centre-Val de Loire et jusqu'à -18 % en Martinique. Seule l'Île-de-France maintient un niveau de candidats stable, tandis que l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine connaissent un léger regain depuis 2022.  

Ce décalage entre besoins et candidats crée une tension durable sur le marché de l'emploi. Les entreprises multiplient les annonces mais peinent à trouver des profils qualifiés. Dans certains territoires, la pénurie devient structurelle et ralentit même l'activité des ateliers, incapables d'absorber toute la demande.  

La carrosserie en première ligne  

Les difficultés sont plus visibles dans la carrosserie. Plus de huit recrutements sur dix y sont jugés difficiles au niveau national. Si la tension recule légèrement en 2025 (80,8 % contre 85,8 % en 2024), certaines régions restent en extrême difficulté : 100 % de recrutements compliqués en Corse et à Mayotte, et plus de 95 % en Pays de la Loire.  

Cette situation semble traduire un manque d'attractivité pour les métiers de la tôlerie, de la peinture ou du vitrage. En particulier auprès des jeunes, alors qu'ils offrent de vraies perspectives d'emploi et d'évolution. Faute de candidats, dans les ateliers, les délais de réparation s'allongent, ce qui accentue la pression sur les équipes déjà en place et peut parfois détériorer la relation client.  

Le baromètre ISM-MAAF 2025 confirme un paradoxe : le secteur crée de l'emploi, mais ne parvient pas à le pourvoir. Le vieillissement du parc automobile et l'essor des motorisations hybrides et électriques multiplient les besoins techniques. L'emploi est là, les opportunités aussi, mais il manque encore trop de bras pour que le secteur fonctionne à plein régime.  Ces tensions dépassent l’automobile et touchent l’ensemble des métiers de l’artisanat. 

"Alors que l'emploi artisanal reste solide après le rebond post-Covid, les entreprises font face à des tensions croissantes pour recruter. Une situation marquée par une hausse de 46 % des offres d'emploi depuis 2019, et une baisse du nombre de candidats", rappelle Anne-Sophie Prissé, directrice marketing et communication de MAAF. 

Purflux filtre l’air des batteries

Les batteries haute tension refroidies à l’air forcé sont encore minoritaires. Mais il s’agit néanmoins de la technologie sélectionnée par Toyota et Lexus pour les voitures hybrides. Raison pour laquelle Purflux lance aujourd’hui une gamme de filtres dédiés à leur entretien. Celle-ci comprend pour l'instant quatre références. Elles seront notamment présentées aux visiteurs du stand de l'entreprise (1 F 044), lors du salon Equip Auto de Paris, du 14 au 18 octobre 2025.

Ces filtres répondent aux contraintes des batteries refroidies par air forcé. Celui-ci coexiste avec d’autres systèmes exploitant l’eau, l’huile ou l’air. Mais l'intérêt du premier est d’optimiser la fiabilité des véhicules hybrides. En contrepartie, il expose leur circuit de refroidissement aux impuretés de l’air ambiant. Celui-ci doit donc être protégé et régulièrement entretenu.

C’est donc la fonction dévolue à des filtres spécifiques, qui participent à la performance globale du véhicule. Ils évitent l’encrassement de leurs conduits d’aération et de leurs ventilateurs de refroidissement. Ces consommables préviennent l’accumulation de poussières, de saletés et de débris.

3,37 millions de véhicules équipés en Europe

Ils assurent ainsi la stabilité de la température des batteries, en évitant leur surchauffe. L’entretien régulier de ces filtres prolonge la durée de vie des batteries. Enfin, ils réduisent les coûts d’entretien du véhicule. Cela, en limitant les interventions de nettoyage ou les pannes liées à l’obstruction du système.

"Cette nouvelle gamme nous permet de répondre aux évolutions du parc roulant et aux attentes des réparateurs, affirme Pierre-Henri Tinet, directeur marketing et communication du groupe.  Avec ces filtres de batterie, Purflux Group confirme sa capacité à accompagner le marché, en proposant des solutions simples, fiables et rentables pour les ateliers".

L'équipementier précise que 3,37 millions de véhicules sont équipés à ce jour de filtres de batterie en Europe. Ses quatre références couvrent plus de 52 % du parc concerné. Il permet ainsi aux réparateurs de profiter des préconisations d'entretien des constructeurs.

Ces marques recommandent de vérifier et remplacer ces filtres lors des révisions périodiques… Un intervalle qui peut même être raccourci en cas d’usage dans des environnements poussiéreux. Et cette intervention serait rentable pour les réparateurs. Ces filtres sont facilement accessibles, simples et rapides à remplacer. Enfin, elle n'impose pas d'immobilisation prolongée. Les professionnels en jugeront par eux-mêmes à Equip Auto.