Autodoc Pro explose : +144 % en six mois avec la France en locomotive

Autodoc a confirmé sa dynamique sur ce premier semestre 2025. Le pure player affiche un chiffre d’affaires de 889,6 millions d’euros, en progression de 18,5 % par rapport à la même période l’an passé. Le bénéfice opérationnel ajusté (Ebitda) s’est établi à 80,9 millions d’euros (+12,5 %). La France et l’Espagne/Portugal figurent parmi les locomotives de cette croissance, avec des hausses respectives de 28,6 % et 28,8 %.

Autodoc compte désormais 8,8 millions de clients actifs, soit un million de plus qu’un an auparavant. Autre chiffre mis en exergue : le site a enregistré 9,4 millions de commandes sur cette période, contre 8,3 millions en 2024.

Pour Dmitri Zadorojnii, directeur général d’Autodoc, ces résultats confirment la pertinence de la stratégie du groupe allemand. "Autodoc est en excellente santé, tant sur le plan économique qu’opérationnel. Nous continuerons à suivre la voie que nous avons choisie avec détermination", affirme-t-il.

Autodoc Pro en forte croissance

Le site de vente de pièces automobiles doit notamment ces résultats à ses performances sur le segment B2B. Ce canal a généré 64,2 millions d’euros de CA sur la période, contre 26,3 millions un an plus tôt (+144 %). Cet élan s’appuie sur l’extension de l’offre Autodoc Pro à plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Belgique et l’Italie.

Le nouvel entrepôt belge, inauguré en mars, joue également un rôle central dans cette montée en puissance. Rappelons que sa localisation doit notamment permettre au pure player d’améliorer ses délais de livraison. Autre jalon important atteint dans ce plan de conquête visant les professionnels : le lancement en juin de la marque goCore.

Une marketplace en renfort

Au-delà de la logistique, l’e-commerçant mise sur l’innovation commerciale. Pour rappel, il a déployé en février en France sa marketplace, étendue depuis à d’autres marchés européens. Grâce à cette plateforme, Autodoc propose ainsi à des fournisseurs tiers de proposer directement leurs produits. "Il s’agit d’une étape décisive dans la transformation digitale du marché européen de la pièce automobile", souligne Dmitri Zadorojnii.

Si les incertitudes géopolitiques et économiques incitent à la prudence, la direction de l’entreprise berlinoise maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. "Nous préparons la croissance future en renforçant notre plateforme et notre offre. Cela nous permet de conserver un équilibre sain entre solidité financière et développement", conclut Lennart Schmidt, directeur financier d'Autodoc.

Jean-Michel Guarneri nous a quittés

Dirigeant passionné et homme de conviction, Jean-Michel Guarneri s’est éteint à l’âge de 64 ans. La triste nouvelle a été officialisée ce mardi 16 septembre sur la page LinkedIn de Valused, place de marché qu’il a cofondée avec Julien Dubois et Kais Omri en 2022.

Jean-Michel Guarneri a débuté sa carrière chez Ernst & Young avant de faire ses armes dans l’industrie et la logistique. Après un passage au sein du groupe Legris Industrie, il prend la tête d’a-SIS, éditeur et intégrateur de solutions logicielles pour la logistique, puis de Savoye Logistic, spécialisé dans les systèmes automatisés.

En 2009, il est nommé PDG du prestataire logistique CEPL avant de rejoindre, deux ans plus tard, vente-privee.com comme directeur supply chain Europe. En 2013, il prend la direction générale d’Oscaro.com, acteur majeur de la vente en ligne de pièces détachées. Parallèlement, il s’implique dans la profession en présidant l’Association française pour la logistique (Aslog).

Un engagement fort pour le remanufacturing

Ces dernières années, Jean-Michel Guarneri s’était investi dans le développement de Valused, ainsi que dans la présidence de LRPI Remanufacturing qu'il a contribué à redresser. Son implication au sein de Mobilians, en tant qu’élu du métier remanufacturing, traduisait sa volonté de promouvoir une filière en plein essor et porteuse d’avenir pour l’après-vente automobile.

Au-delà de ses responsabilités, Jean-Michel Guarneri laisse le souvenir d’un dirigeant chaleureux et passionné, reconnu pour sa disponibilité et son dynamisme. "Nous sommes profondément choqués par ce drame si brutal, et nos pensées vont à sa famille et à ses proches", ont indiqué ses collaborateurs de Valused.

De son côté, Mobilians a exprimé sa vive émotion : "Francis Bartholomé, président de Mobilians, et Xavier Horent, directeur général, ainsi que toute la communauté Remanufacturing de Mobilians, présentent leurs sincères condoléances aux proches de Jean-Michel Guarneri".

La rédaction du J2R présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses collaborateurs les plus proches.

Ceva Logistics branche l'Europe sur la seconde vie des batteries électriques

Fort de son expertise historique dans la logistique automobile, Ceva met en place un dispositif pour gérer les batteries de véhicules électriques en fin de vie. L'entreprise investit plusieurs millions d'euros pour créer une quinzaine de Battery logistics centers (BLC) répartis dans une dizaine de pays européens. Ces sites assureront la collecte, le diagnostic, le stockage sécurisé et le transfert vers des filières de seconde vie ou de recyclage.  

La filiale de CMA CGM vise un marché à fort potentiel. Alors que la transition énergétique accélère, les batteries des premiers véhicules électriques arrivent à leur fin de vie. D'ici cinq ans, près de huit millions de batteries lithium-ion usagées devront être collectées, traitées et recyclées en Europe. Face à cet enjeu industriel et environnemental, Ceva Logistics entend couvrir environ 80 % des volumes européens à horizon 2030.  

"Au regard des enjeux de recyclage et de seconde vie des batteries, il nous a paru essentiel, en nous appuyant sur notre expertise de logisticien, de proposer des solutions robustes et vertueuses pour accompagner le secteur automobile dans le renforcement d’une économie circulaire",explique Mathieu Friedberg, directeur général de Ceva Logistics. 

Trois piliers pour structurer l'offre 

La stratégie de Ceva repose sur trois axes. D'abord, la collecte et le transport des batteries partout en Europe grâce à ses capacités ADR (Accord européen relatif au transport international de marchandises dangereuses par la route), depuis les concessionnaires, revendeurs et centres de véhicules en fin de vie.

Ensuite, une palette de services spécialisés déployés dans chaque centre : diagnostic, démantèlement, régénération ou reconditionnement. Objectif : maximiser la réutilisation ou le recyclage des composants. Enfin, un dispositif renforcé de traçabilité des données, assurant un suivi en temps réel des caractéristiques et de l'état de chaque batterie.  

Ces trois piliers visent à créer, selon Ceva, un cadre conforme aux attentes du marché, tout en réduisant la dépendance aux métaux rares. Une ambition d'autant plus stratégique que la disponibilité de ces ressources constitue un enjeu pour l'industrie automobile.  

Propagation européenne des Battery logistics centers  

Le déploiement de ce réseau européen a débuté en Belgique, sur le site de Ceva de Ghislenghien, où une expérimentation pilote est menée depuis 2022. Ce centre a permis de valider le concept : zones de stockage spécialisées, unités de confinement sécurisées dans des conteneurs sous température dirigée, ateliers de diagnostic et de mise en décharge profonde, dispositifs de surveillance et d'alarme 24/7.

Ce modèle sera progressivement réparti dans d'autres pays. D'ici fin 2025, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne disposeront de leurs propres BLC. Suivront, à partir de 2026, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Suède, la Suisse, les Pays-Bas et la République tchèque.  

Chaque batterie collectée est évaluée pour déterminer si elle doit être démantelée, remise en état ou orientée vers un centre de recyclage. Ceva assure ainsi une gestion complète, depuis la récupération en concession jusqu'au transfert final.  

L'été 2025 a redonné de l'air aux ateliers après six mois compliqués

Les mécaniciens sont parvenus à tirer leur épingle du jeu au premier semestre 2025, mieux que les carrossiers, selon le baromètre Mobilians. Cet indicateur sur l'activité des ateliers de réparation, élaboré en partenariat avec Solware, confirme la tendance enregistrée sur l'ensemble des cinq premiers mois de l'année, malgré un premier trimestre en baisse.

Activité toujours solide

Les mécaniciens de l'échantillon retenu par Mobilians enregistrent une progression de leur chiffre d'affaires de 0,8 % à 241,9 millions d'euros (contre 240,3 millions l'an dernier). De leur côté, les carrosseries affichent un CA de 40,7 millions d'euros (contre 40,8 millions précédemment), soit une baisse de 0,7 %.

Baromètre Mobilian-Solware mécanique et carrosserie en 2024 et 2025.

Détail du baromètre Mobilian-Solware, sur les activités mécaniques et carrosserie en 2024 et 2025. ©Mobilians

"Malgré une année 2025 qui n'a pas débuté dans les meilleures dispositions, les activités de mécanique et de carrosserie sont restées solides au 1er semestre 2025", souligne Mobilians. Le niveau d’activité facturée s’est maintenu grâce à des ordres de réparation parfois plus fournis, concentrés sur des interventions avant les départs estivaux.

Baisse généralisée des entrées en atelier

Plus en détail, les mécaniciens ont vu leur fréquentation passer de 41,4 entrées atelier par semaine à 40,9 en moyenne (-1,7 %). Mais les conséquences du vieillissement du parc ont compensé cette baisse, avec une hausse de +0,7 % du chiffre d'affaires pièces et de +2,2 % du panier moyen. Ce dernier est passé de 394,9 euros précédemment à 403,5 euros.

Chez les carrossiers, les entrées atelier moyennes sont passées de 4,3 à 4,2 par semaine (-3 %). Leur chiffre d'affaires pièces de 40,7 millions d'euros représente une baisse de 0,2 %. Celui de la main-d'œuvre diminue de 1,7 % (23,5 millions d'euros). Mais chez ces réparateurs aussi, c'est la hausse du panier moyen (+2,4 %) qui les sauve, en passant de 1 651,7 à 1 690,6 euros.

Five Star accélère son virage numérique à Equip Auto

Pour sa première participation au salon Equip Auto à Paris (14 au 18 octobre 2025), Five Star partagera son stand (Hall 3 H108) avec Solera-Sidexa et Repair Soft. En s’associant à ces spécialistes du chiffrage et du logiciel de gestion de carrosserie (DMS), le réseau entend offrir à ses adhérents les moyens de tirer parti de la digitalisation du métier, plutôt que de la subir.

L’innovation carbone de Solera

Sur place, Solera-Sidexa présentera son système de chiffrage Qapter, enrichi par l’intelligence artificielle. Une fonctionnalité encore en phase de test sera dévoilée en avant-première pour les carrossiers Five Star : le calcul des émissions carbone générées par chaque technique de réparation.

"Ce dispositif de chiffrage carbone des réparations a été rendu possible grâce notamment aux données transmises par le Groupe Axalta, auquel appartient Five Star, afin d’affiner notre algorithme, explique Fernando Pernigo, vice-président régional Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie de Solera. C’est grâce à des synergies comme celles-ci que les innovations majeures émergent. Ce partenariat avec Five Star se révèle donc particulièrement fructueux".

Cette avancée permettra aux ateliers de répondre aux attentes croissantes des donneurs d’ordres, soumis aux contraintes de la CSRD. Elle leur offrira aussi un argument de communication auprès des automobilistes attentifs aux enjeux environnementaux. Surtout, elle prépare le terrain à une évolution inéluctable : la future obligation pour les réparateurs de déclarer leurs émissions de CO2.

De plus en plus d'utilisateurs de Global Repair

Aux côtés de Solera, Repair Soft mettra en avant Global Repair. Ce DMS, "créé par un carrossier pour les carrossiers", a vu le jour en 2019 dans le réseau Five Star, à l’initiative de l’un de ses membres. Depuis, il n’a cessé d’évoluer et compte aujourd’hui quelque 250 utilisateurs.

Cet outil facilite le pilotage en temps réel de la performance des entreprises. Par ailleurs, son concepteur, Romuald Rozet, PDG des carrosseries CDR Group, précise que les données consolidées des ateliers permettront à Five Star d'affiner la conduite de son réseau.

"C’est une réelle satisfaction de voir notre outil adopté par toujours plus de carrossiers, d’autant plus qu’ils ne reviennent jamais en arrière", indique Romuald Rozet. Il souligne aussi que les apporteurs d’affaires reconnaissent aussi en Global Repair "un véritable atout et y sont particulièrement sensibles".

Ces outils seront complétés par le nouveau service Restitution Zen d’accompagnement en fin de leasing. Cette refonte du concept Repair Zen, en version améliorée et mieux adaptée au marché avait été annoncée lors du dernier congrès Five Star. Il sera présenté et mis en avant sur le salon.

Emil Frey France et Flauraud, c’est fini

Une nouvelle page se tourne pour Flauraud. Racheté par Emil Frey France en 2016, le distributeur de pièces de rechange s’apprête à changer d’actionnaire principal. Le fonds européen FairCap vient en effet de signer avec le groupe automobile, qui détient aussi Barrault et MGA, une promesse d’acquisition portant sur l’intégralité du capital de l'entreprise née à Aurillac (15) en 1932.

Flauraud à la recherche d’un nouvel élan

Basé à Clermont-Ferrand (63), Flauraud emploie aujourd’hui 363 salariés et s’appuie sur un réseau de 27 magasins en France, alimentés par une plateforme logistique modernisée ces dernières années. Depuis son intégration à Emil Frey, le distributeur a bénéficié d’investissements conséquents pour transformer son modèle, renforcer son réseau et adapter son outil logistique à un marché en profonde mutation.

Malgré ces initiatives, l’entreprise auvergnate n’est pas parvenue à relancer sa dynamique, enregistrant même un recul de 14,6 % de son chiffre d’affaires (70 millions d’euros), d’après notre dernier Top 100 de la distribution.

Le passage de témoin à FairCap pourrait doter Flauraud des ressources financières nécessaires pour conforter sa position dans un marché de plus en plus concurrentiel. Le fonds s’est en effet spécialisé dans la reprise d’entreprises de taille intermédiaire confrontées à des situations de transformation ou de réorganisation.

"Notre approche est de recréer de la valeur pour des groupes qui ont besoin de prendre un nouveau virage. Flauraud a un vrai potentiel de redéploiement sur un marché présentant des perspectives de croissance pour les acteurs qui sauront s’adapter aux nouvelles attentes de la clientèle", souligne la direction de direction de FairCap.

Continuité des synergies avec Emil Frey

Si son actionnariat change, Flauraud ne rompra pas ses liens avec Emil Frey. Le groupe helvético-français entend maintenir ses apports à travers plusieurs services. Un soutien qui vise à sécuriser la transition, tant pour les clients que pour les fournisseurs.

"Pour soutenir ce passage de flambeau, Emil Frey France continuerait d’offrir à Flauraud des synergies fortes avec le maintien de l’accès à l’offre de pièces MGA, à la centrale d’achat et au catalogue digital Mecasystems très apprécié de la clientèle", précise la direction de Flauraud.

ZF se réorganise : Mathias Miedreich nommé PDG, Holger Klein quitte la scène

Changement de cap chez ZF. Réuni le 11 septembre 2025, le conseil de surveillance de l’équipementier allemand a acté la fin de mandat d’Holger Klein, président du directoire depuis janvier 2023.

Présent dans l’entreprise depuis plus de dix ans, il avait auparavant exercé diverses fonctions de management en Asie et en Europe avant de prendre la présidence du directoire. Il sera remplacé le 30 septembre par Mathias Miedreich, membre du directoire depuis janvier 2025 et en charge de la division Electrified Powertrain Technology.

En désignant un successeur dans ses rangs, le groupe entend assurer une continuité à sa gouvernance. "Avec Mathias Miedreich, nous avons trouvé un successeur interne qui allie une solide expérience industrielle – notamment à un poste de PDG – à une grande détermination et de réelles qualités de communicant", a déclaré Rolf Breidenbach, président du conseil de surveillance.

Ce dernier a également salué le parcours d’Holger Klein : "[…] Au cours des trois dernières années en tant que PDG […] sa stratégie a permis d’engager la transformation de ZF sur des bases solides, et a déjà conduit à des succès notables avec l’ensemble des équipes."

Arrivé chez ZF en 2014, Holger Klein avait engagé l’industriel dans une stratégie baptisée "Strengthening our Strengths", destinée à renforcer la performance et à améliorer la rentabilité.

Le retrait de Peter Laier

Dans le même temps, le conseil de surveillance a acté le départ de Peter Laier, responsable des divisions Commercial Vehicle Solutions et Industrial Technology. En poste depuis janvier 2023, il quitte également ses fonctions le 30 septembre, en raison de divergences de vues sur la stratégie future.

"Ces dernières années, nous avons considérablement renforcé et internationalisé les divisions Commercial Vehicles Solutions et Industrial Technology, et largement intensifié nos relations avec nos clients au niveau mondial", a-t-il déclaré.

GBH s’empare de Dasir et débarque en métropole

La rumeur courait depuis plusieurs semaines. C’est désormais officiel : le groupe Bernard Hayot (GBH) s'apprête à prendre le contrôle de la société Dasir. L’opération a été signalée à l’Autorité de la concurrence qui doit donner son feu vert avant sa finalisation. Si elle confirme, elle marquerait une étape stratégique dans le développement du distributeur automobile, jusqu’ici cantonné aux territoires ultra-marins.

Née en 1960 en Martinique, l’entreprise familiale s’est d’abord illustrée dans l’industrie – agroalimentaire, matériaux de construction, rechapage de pneumatiques – avant de bâtir son développement sur deux piliers : la grande distribution et l’automobile. Ce dernier secteur représente près de 40 % d’un chiffre d’affaires global supérieur à 4,5 milliards d’euros.

Côté après-vente, GBH a développé un réseau de distribution de pneumatiques principalement avec Michelin, dont il est distributeur en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, etc. Le groupe dispose, en outre, de la master franchise Norauto pour l'océan Indien.

Dasir, un acteur historique de la rechange tricolore

Avec le rachat de Dasir, GBH signe sa première incursion dans la rechange indépendante en métropole. Fondée en 1956 par Alain Lefeuvre, la société s’est imposée comme un acteur reconnu de la distribution de pièces de rechange, notamment en région lyonnaise. Historiquement installée à Décines (Rhône), elle dispose aussi de sites logistiques à Limoges et, depuis juin dernier, à Vitrolles.

Aux commandes depuis 2011, Pascale Lefeuvre, PDG, dirige l’entreprise aux côtés de sa sœur Aline Ka, responsable de la comptabilité et des ressources humaines. Dasir emploie plus de 120 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 71,8 millions d’euros en 2024. Elle est par ailleurs membre du groupement de plateformes logistiques Apprau.

SEG Automotive lance sa gamme de batteries 12 V

Connu pour ses démarreurs et alternateurs, SEG Automotive enrichit son offre avec une gamme complète de batteries 12 V baptisée POWERbattery, destinée aux VP, VUL et PL. Développées selon les standards de l’équipement d’origine, elles se déclinent en trois technologies – plomb-calcium classique (SLI), batterie inondée améliorée (EFB) et batterie à séparateur en fibre de verre absorbante (AGM) – pour répondre aux besoins des moteurs thermiques, hybrides et électriques.

Selon le fabricant, cette nouvelle gamme a été pensée pour simplifier le quotidien des ateliers. Les batteries sont totalement sans entretien grâce à un couvercle labyrinthe qui empêche les fuites et limite l’évaporation. Un indicateur intégré, le "Magic Eye", permet de vérifier en un coup d’œil l’état de charge, évitant le recours à un testeur.

La conception inclut des séparateurs de plaques optimisant le flux de courant et réduisant le risque de court-circuit, ainsi qu’un boîtier renforcé garantissant une bonne résistance aux vibrations et aux contraintes thermiques. Cette ligne compte neuf références couvrant 97 % des voitures particulières, trois références couvrant 95 % des utilitaires légers et cinq références couvrant 90 % des véhicules industriels.

Côté garantie, SEG Automotive annonce jusqu’à trois ans de couverture (ou 12 mois au-delà de 110 Ah).

Mustapha El Moridi : "Le modèle phygital d’Autodoc Pro a trouvé son marché"

Qu’est-ce qui a motivé la création de cette nouvelle marque, goCore ?

Mustapha El Moridi : La genèse de goCore s’inscrit dans la continuité de notre ambition première chez Autodoc Pro : simplifier le quotidien des réparateurs. Historiquement, comme vous le savez, Autodoc est une plateforme née dans le B2C. C’est notre cœur de métier initial. Mais depuis novembre 2022, nous avons étendu notre activité au segment B2B en France, avec la création d’Autodoc Pro, notre entité dédiée aux professionnels de la réparation.

Dès le départ, notre ligne directrice a été claire : aider le réparateur à gagner du temps, de l’argent et de l’énergie. Cela signifie optimiser ses achats, réduire les complexités administratives, faciliter les retours, et globalement lui permettre de se concentrer sur son métier.

Dans ce contexte, nous avons observé que la plupart des grands distributeurs proposaient leur propre marque. Nous nous sommes alors interrogés : comment pourrions-nous, nous aussi, contribuer à simplifier la vie du réparateur à travers une marque exclusive, tout en nous démarquant ? C’est là qu’est née l’idée de goCore. Nous avons identifié un manque sur le marché : une gamme de produits de qualité avancée, à forte valeur ajoutée, qui permette de concilier satisfaction client, fiabilité des pièces et marges intéressantes pour le professionnel.

Et pour cela, il fallait faire les choses dans l’ordre. Le lancement d’une marque n’est jamais un simple effet d’annonce. Cela suppose un travail préparatoire important : construire une gamme cohérente, aligner les fournisseurs, maîtriser la logistique, valider les certifications, affiner l’identité visuelle… Nous avons ainsi pris quelques mois supplémentaires pour être certains d’être prêts et, aujourd’hui, nous estimons que tous les voyants sont au vert pour lancer goCore dans les meilleures conditions.

Quelle est aujourd’hui l’étendue de la marque en termes de familles de produits et de références ?

L’ambition est de proposer, à terme, plus de 40 lignes de produits et plus de 10 000 références. Aujourd’hui, nous sommes un peu au-delà de 24 familles, pour un volume de près de 4 000 références disponibles. C’est une progression constante, volontairement maîtrisée. Notre stratégie est de construire la gamme par paliers successifs.

Cela permet d’intégrer les retours terrain, de s’ajuster aux besoins réels des réparateurs et de répondre aux spécificités locales. Car il faut le rappeler, Autodoc Pro n’est pas uniquement actif en France. Nous sommes présents dans plusieurs pays européens. L’offre goCore, elle aussi, a vocation à s’implanter progressivement au-delà des frontières françaises. Mais pour le moment, nous concentrons nos efforts sur une montée en puissance structurée et pertinente.

Quel accueil la marque a-t-elle reçu depuis son lancement ?

La marque a été officiellement lancée le 16 juin dernier. Cela fait donc quelques semaines d’observation, et les premiers retours sont très encourageants. Nous suivons les indicateurs de performance de manière rigoureuse, mais ce qui compte surtout pour nous, c’est le retour terrain. Avant même le lancement, nous avons mené de nombreuses enquêtes auprès de réparateurs pour mieux comprendre leurs attentes, leur perception de la marque, leurs besoins spécifiques.

Nous leur avons demandé leur avis sur le packaging, le logo, la lisibilité du catalogue, la segmentation de l’offre, etc. Rien n’a été laissé au hasard. Ces échanges nous ont permis de faire des ajustements en amont pour que le jour du lancement, tout soit parfaitement aligné avec leurs attentes.

Et aujourd’hui, au-delà des aspects techniques et tarifaires, nous sommes particulièrement attentifs à leurs retours d’expériences sur l’utilisation concrète des pièces. Les usines partenaires sont rigoureusement sélectionnées, les certifications sont là, mais seule la réalité de l’atelier fait foi.

Qu’est-ce qui fait la spécificité de goCore sur le plan technique ?

Trois axes définissent notre exigence qualité pour goCore. Tout d’abord, nous imposons à nos partenaires industriels des normes strictes. Au-delà des classiques ISO 9001 ou ISO 14001, nous exigeons la certification IATF 16949, qui est très rigoureuse et largement reconnue dans l’industrie automobile. En parallèle, nous allons plus loin en réalisant des tests supplémentaires en laboratoire, notamment sur des produits critiques comme les amortisseurs, les systèmes de freinage, ou les éléments de direction et suspension.

Cela garantit une fiabilité optimale. Enfin, pour traduire cette exigence qualité en confiance client, nous avons instauré une garantie de 3 ans sur tous les produits goCore. Et comme nous sommes à la fois fabricant, distributeur et gestionnaire de la garantie, le traitement est simplifié, et transparent. De plus, toute la gamme goCore est stockée dans nos entrepôts, ce qui garantit la disponibilité et la réactivité logistique.

En France, les livraisons sont assurées depuis notre entrepôt belge, tandis que d’autres pays sont encore desservis par Berlin. Ce niveau d’intégration permet de garantir des délais courts et un service fiable.

Dans votre communication, vous mentionnez également un positionnement de goCore auprès des distributeurs. Qu’en est-il exactement ?

Sur le marché français, goCore est aujourd’hui exclusivement destinée aux réparateurs. Toute la réflexion autour de cette gamme a été pensée à partir de leurs besoins. À ce jour, nous ne ciblons pas les professionnels de la distribution.

En quoi goCore se différencie-t-elle de vos autres marques privées, notamment Ridex et Stark Automotive ?

La création de goCore répond justement à un vide que nous avions identifié entre deux extrêmes. D’un côté, les conducteurs qui exigent des pièces premium – voire d’origine constructeur –, souvent pour des véhicules récents encore sous garantie. De l’autre, des automobilistes à la recherche de pièces très accessibles, parfois au détriment de la qualité, pour des véhicules plus anciens et à faible valeur résiduelle. Entre ces deux mondes, il existe un espace mal couvert, une sorte de "no man’s land" où se trouve une large partie du parc roulant.

Un véhicule qui a 8, 10 ou 12 ans, comme une Clio 3 de 2010 par exemple, reste utilisé au quotidien. Le conducteur souhaite une réparation fiable, mais il n’est pas forcément prêt à payer le prix d’une pièce constructeur. Il veut le meilleur rapport qualité/prix. C’est exactement dans cet espace que se positionne goCore : une qualité équivalente à celle du haut de gamme, mais à un tarif optimisé, sans compromis sur la fiabilité. C’est une promesse forte, qui vient compléter notre offre actuelle.

Autodoc Pro a été lancé initialement en France, avant d’être implanté dans d’autres pays européens. Quel bilan tirez-vous du marché français, qui a servi de pilote ?

Les retours sont très positifs. La France a été le terrain d’expérimentation de notre modèle phygital, à la fois digital et physique. Et nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons validé ce concept. Trois piliers structurent notre offre. Le premier, c’est le sourcing : notre plateforme permet d’identifier rapidement la bonne pièce, avec un catalogue extrêmement riche – entre 6 et 7 millions de références – et des prix parmi les plus compétitifs du marché.

En outre, nous avons investi massivement pour assurer une disponibilité forte, avec un système logistique paneuropéen très robuste. Enfin, notre offre se veut efficace grâce à notre réseau d’agents de service. La France a été divisée en 106 zones, avec un agent affecté à chacune d’entre elles qui visite en moyenne plus de 15 garages par jour. Ces agents ne sont pas des commerciaux : ils sont là pour résoudre les problèmes, optimiser les flux, traiter les retours, simplifier le quotidien.

Pour les retours, par exemple, le réparateur n’a rien à faire : nous récupérons la pièce, et il est remboursé sous 24 heures, à 100 %, sans décote, sans paperasse. À terme, nous souhaitons nous positionner comme de véritables partenaires pour les garagistes, au-delà du déploiement de nos agents de service.

Lors d’une conférence précédente, vous évoquiez 19000 garages connectés. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous comptons aujourd’hui environ 21 000 garages inscrits sur notre plateforme en France. C’est un signe de confiance fort. Le nombre progresse régulièrement, et ce qui est intéressant, c’est la diversité de ces garages : des MRA, des agents, des concessionnaires… C’est un vrai panel représentatif du marché. Cette diversité confirme que notre proposition de valeur est comprise et appréciée.

L’ouverture de votre nouvel entrepôt en Belgique constitue une étape importante. Quelle bénéfice en attendent les réparateurs français ?

L’objectif affiché avec ce nouveau site est clair : réduire significativement les délais de livraison. Avant Gand, les réparateurs français étaient livrés depuis Berlin, avec des délais de 2 à 3 jours. Ce site permet de diviser par deux ces délais et, à terme, de passer à une livraison J+1.

Ce type de progrès logistique est capital, car la rapidité de livraison est l’un des critères les plus déterminants pour un réparateur. Le moindre jour de délai peut impacter l’activité de l’atelier. Il faut toutefois garder en tête que ce type de déploiement logistique ne produit pas des effets immédiats.

Le démarrage est progressif : montée en charge des volumes, ajustements de process, coordination avec les transporteurs… Mais les premiers signaux sont très positifs. Ce site, opéré par un prestataire externe – une première pour Autodoc –, nous permet aussi de tester un nouveau modèle logistique. Nous en tirons déjà des enseignements utiles pour de futurs développements.

Quelles sont les familles de produits les plus demandées par les réparateurs dans votre offre ?

Sans surprise, ce sont les pièces d’usure et les composants techniques les plus courants qui représentent l’essentiel de nos volumes. Parmi les familles les plus plébiscitées, on retrouve : le freinage, la filtration, la distribution, l’embrayage, la direction, la suspension, l’allumage, et d’autres pièces techniques. Ces besoins reflètent les entrées classiques en atelier. Ce qui fait la différence chez nous, c’est à la fois notre compétitivité prix et notre capacité de sourcing.

Nous avons des clients qui sont agents de marque et qui se retrouvent confrontés à des références devenues introuvables ou non fabriquées par les constructeurs. Dans ces cas-là, ils se tournent vers Autodoc Pro, car nous avons accès à des sources alternatives dans toute l’Europe.

S’agissant des marques privées, Ridex et Stark représentent aujourd’hui environ 20 % de nos ventes. Cela reste une base solide, mais avec goCore, nous pensons pouvoir aller encore plus loin.

Envisagez-vous d’autres implantations logistiques à moyen ou long terme ?

Nous n’écartons rien. L’expérience de Gand va nous servir de référence. C’est notre première collaboration avec un prestataire logistique externe, donc il nous faut du recul pour évaluer pleinement son efficience. Si les résultats sont au rendez-vous – et ils le sont pour l’instant –, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres implantations, plus proches des marchés que nous desservons.

Par ailleurs, nous avons déjà commencé à diversifier nos modes de livraison. Nous avons lancé récemment trois lignes de produits en 100 % dropshipping : les pneumatiques, les huiles et les batteries. Cela signifie que ces produits sont livrés directement par nos partenaires, depuis la France ou d’autres pays européens. Pour le réparateur, cela ne change rien, si ce n’est qu’il bénéficie d’un service rapide et efficace, même pour des familles très spécifiques. C’est un axe que nous allons continuer à explorer.

Allez-vous développer une offre de services complémentaire à l’offre produits pour fidéliser les réparateurs ?

C’est précisément l’un des fondements de notre démarche. Fournir des pièces, c’est bien. Mais accompagner les professionnels au quotidien, c’est encore mieux. Le réparateur, aujourd’hui, porte toutes les casquettes : chef d’entreprise, mécanicien, comptable, logisticien, manager… Il est au four et au moulin.

Notre rôle, c’est de lui faire gagner du temps et de la sérénité. Notre équipe terrain – plus de 9 000 visites de garages par semaine – agit comme une véritable courroie d’information. Elle fait remonter les dysfonctionnements logistiques, les bugs éventuels sur la plateforme, les irritants du quotidien. Et nous mettons tout en œuvre pour les corriger rapidement.

Cette proximité terrain est précieuse. Elle nous permet aussi de sensibiliser nos clients aux nouveautés, de les accompagner dans la prise en main de l’outil, et de nous assurer qu’ils tirent le meilleur parti de nos services. C’est d’ailleurs un facteur clé de notre excellent score NPS.

Quelles sont les ambitions d’Autodoc Pro France pour les trois à cinq prochaines années ?

Je ne peux pas encore vous révéler nos objectifs chiffrés sur cette période. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que nous sommes parfaitement alignés avec notre feuille de route. Tous les indicateurs sont au vert, que ce soit en termes de croissance du parc clients, de fréquence d’achat ou de chiffre d’affaires. Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique solide. Le modèle fonctionne.

Et cela nous encourage à accélérer. De nombreuses initiatives – encore confidentielles – sont en cours pour renforcer notre position sur le marché B2B. Et ce que nous avons mis en place en France commence déjà à inspirer les autres pays où Autodoc Pro se déploie.

Des baskets qui ont la "Clas"

Le spécialiste de l’équipement d’atelier et de l’outillage élargit son offre de vêtements et d’accessoires de protection individuelle avec deux nouvelles baskets de sécurité. Commercialisées depuis le 1er septembre, les modèles Trio Grise et Duo Black ont été conçus pour répondre aux attentes des professionnels qui cherchent à conjuguer sécurité et bien-être.

La sécurité sans compromis

La basket Trio Grise s’inscrit dans la catégorie S3, selon le règlement (UE) 2016/425 et la norme EN ISO 20345:2011. Conçue sans métal, elle intègre un embout en fibre de verre et se distingue par ses propriétés antimagnétiques, utiles dans les environnements techniques. Légère et flexible, elle associe une doublure intérieure respirante en microfibre et une tige en cuir.

Sa semelle en EVA et caoutchouc amortit les pas, assure une adhérence SRC et résiste aux hydrocarbures comme aux hautes températures (jusqu’à 300 °C). Étanche et antistatique, elle vise à protéger les techniciens dans les conditions de travail les plus exigeantes.

Le modèle Duo Black reprend ces caractéristiques de robustesse et de confort, tout en ajoutant une conformité à la norme ESD (Electrostatic discharge, ou décharge électrostatique). Cette spécificité permet de dissiper les charges électrostatiques, un atout dans les ateliers manipulant des composants électroniques sensibles. Fabriquée en cuir nubuck, cette basket conjugue protection, légèreté et design sobre.

Un EPI pensé pour le quotidien des réparateurs

Avec ces deux nouveautés, Clas revendique une approche renouvelée des équipements de protection, en phase avec l’évolution des besoins en atelier. "Nous sommes convaincus que les EPI ne doivent plus être synonymes de lourdeur ou d’inconfort", souligne Hervé Gaftarnik, directeur produits et services.

"Avec les baskets Trio Grise et Duo Black, nous souhaitons offrir aux professionnels une solution qui s’adapte à leur quotidien, tout en respectant les standards de sécurité les plus stricts. Le design de ces baskets s’inspire du monde du sport, pour apporter une touche de modernité et de bien-être aux utilisateurs, même dans les environnements les plus exigeants."

Glasurit dévoile son spectro de dernière génération

La marque de BASF propose un nouvel outil de colorimétrie destiné à aider les ateliers à relever les défis d’une carrosserie toujours plus technique. Succédant au Ratio Scan 12/6, le spectrophotomètre Refinity ScanR de Glasurit marque une nouvelle étape dans l’innovation.

"À l’heure du digital, Refinity ScanR s’inscrit dans la dynamique de la marque et se positionne définitivement comme une solution d’avant-garde destinée aux carrossiers désireux de développer leur business dans un esprit d’efficacité et de rapidité", affirme Carole Palfray, responsable du département technique Europe de l’Ouest BASF France Division Coatings.

Trois modes inédits

L'innovation majeure du Refinity ScanR réside dans l'intégration de trois nouveaux modes : "jante", "détection de VIN et immatriculation", ainsi que "détection de rayures". Le premier vise à mesurer simplement et rapidement les jantes et autres surfaces aux formes complexes.

Le deuxième mode associe lecture de la plaque d’immatriculation et du code VIN grâce à une caméra frontale, réduisant ainsi les risques d’erreur de saisie. Enfin, la dernière option facilite la détection de tous types de rayures sur la surface mesurée, préparant ainsi les petites réparations localisées, de type spot repair.

Plus précis, plus rapide et connecté

Au-delà de ces fonctions inédites, le Refinity ScanR accélère et simplifie la recherche de couleur par rapport à la génération précédente. Sa caméra couleur associée à six angles de mesure lui confère une exactitude inégalée, en faisant aujourd’hui l’outil le plus fiable à disposition des peintres.

Sa rapidité constitue un autre atout : l’appareil réalise cinq lectures en moins de 30 secondes. Ces données sont ensuite transmises directement à la plateforme Refinity, où elles servent de base à la reproduction de la teinte.

Compact et ergonomique, le spectro peut être manipulé d’une seule main. Pour en faciliter l’adoption, Glasurit propose un module de e-learning dédié, disponible sur Refinity, ainsi que des formations en présentiel dans son centre de Montataire (60).

Eric Verwacht prend en charge l'Europe pour BASF

Après cinq ans à la tête des activités peinture carrosserie du groupe allemand en France, Eric Verwacht change de poste. Il a été promu responsable du développement Europe du Nord de BASF Coating Services.

"Je mettrai à profit mon expérience pour aider la région Nord dans ses stratégies de distribution et de mise sur le marché, améliorer l'efficacité commerciale et soutenir les appels d'offres clefs des réseaux constructeurs", précise-t-il sur les réseaux sociaux.

De la Belgique à la France

En effet, le dirigeant bénéficie maintenant d'une grande expérience dans le secteur. Entré chez BASF Coating Services en 1999, il en monte d'abord tous les échelons outre-quiévrain. D'abord responsable technique Glasurit (filiale du groupe) pour la Belgique et le Luxembourg, il assure ensuite la responsabilité commerciale de la région pendant plusieurs années.

Puis de 2013 à 2020, il assure la responsabilité des ventes des deux marques du groupe (R-M et Glasurit) en Belgique et au Luxembourg. A partir de 2020, il endosse alors la direction des activités peinture de BASF en France.

"Ces années m’ont apporté de belles rencontres, de beaux moments de partage et de riches expériences professionnelles et humaines. Cette page se tourne, mais je garde en mémoire tout ce que j’ai appris et partagé", commente-t-il. Le nom de son successeur en France devrait être annoncé prochainement.

NRF France maintient ses services malgré l’incendie de son entrepôt

Le jeudi 28 août, un violent incendie a entièrement détruit l’entrepôt de NRF France. Si les dégâts matériels sont considérables, aucun salarié n’a été blessé. Dans un communiqué, le groupe précise avoir fait preuve d’une réactivité afin de limiter les répercussions pour ses clients.

Dès le lendemain du sinistre, une réunion réunissant l’ensemble des départements a permis de définir un plan d’action destiné à assurer la continuité de service. Les commandes de stock comme les commandes expresses continuent d’être expédiées grâce aux autres plateformes logistiques de l'industriel néerlandais. Les équipes logistiques internationales du groupe ont rapidement réorganisé les flux.

Un nouvel entrepôt en préparation

Des palettes complètes et des envois express sont déjà expédiés depuis d’autres sites NRF afin de limiter les perturbations. "Bien que les dégâts soient importants, notre engagement envers nos clients reste inchangé", souligne l'équipementier.

NRF a confirmé sa volonté de rebâtir son site français. Les plans du futur entrepôt et des nouveaux bureaux sont en cours d’élaboration avec un architecte. En attendant leur livraison, l’entreprise cherche activement un bâtiment provisoire pour assurer la transition. "Nous sommes reconnaissants du soutien et de la patience dont ont fait preuve nos collègues, nos partenaires et nos clients pendant cette période", ajoute NRF.

Christophe de Valroger devient directeur général de Wyz Group

Christophe de Valroger prend les rênes de Wyz Group. Il avait déjà contribué, au premier semestre 2025, à la mise en œuvre du plan stratégique du groupe en lien avec le comité de direction et les actionnaires. Son rôle est désormais d'en assurer l'exécution et d'accompagner la dynamique de croissance de l'entreprise.  

Basé à Compiègne et fondé en 2009, Wyz Group emploie aujourd'hui environ 80 collaborateurs. L'entreprise commercialise ses solutions digitales dans 19 pays, principalement en Europe, mais aussi en Turquie et au Japon. Elle s'est imposée au fil des années comme un acteur reconnu de la gestion et de la distribution de pneumatiques.  

Un parcours marqué par l'automobile et le digital  

Christophe de Valroger n'arrive pas en terrain inconnu. Avant de rejoindre Wyz Group, il a bâti une carrière dans la distribution automobile et les solutions digitales. Chez Bridgestone Europe, il a occupé des postes à responsabilité, notamment dans la stratégie, les produits et les solutions numériques. Il a ensuite exercé les fonctions de vice-président retail EMEA et de président exécutif de First Stop Europe.  

Pour Pierre Guirard, président de Wyz Group, cette nomination doit contribuer à "accélérer la transformation" et à renforcer le positionnement international de l'entreprise. De son côté, Christophe de Valroger affirme vouloir coordonner le développement opérationnel du groupe en France comme à l'étranger, dans la continuité des valeurs déjà portées par Wyz.  

Emploi automobile : la pénurie de main-d'œuvre se confirme

Le baromètre ISM-MAAF 2025, publié début septembre, confirme une tendance bien connue des professionnels de l'automobile : si leur métier reste l'un des moteurs de l'artisanat français, ce dynamisme se heurte de plein fouet à la question du recrutement.  

Depuis 2019, l’activité des services automobiles – qui regroupent entretien, réparation, carrosserie, contrôle technique et motocycles – progresse régulièrement. Le nombre d'établissements employeurs a augmenté de 10 %, pour dépasser 42 000 fin 2024. L'emploi salarié suit la même tendance, avec une hausse de 14 % en cinq ans, soit plus de 156 000 postes créés ou consolidés.  

Cette progression traduit le rôle essentiel des ateliers dans les territoires. Dans des régions comme l'Occitanie (+17 % d’emplois entre 2019 et 2024) ou le Grand Est (+17 % également), la croissance dépasse même la moyenne nationale (+14 %). Fortes hausses en Corse, avec une progression de +16 %, ou en Guyane (+25 %). La Martinique recule de -8 % en nombre de demandeurs d’emploi mécaniciens. 

Offres en hausse, candidats en baisse  

Cette vitalité est perceptible dans le recrutement. En 2024, près de 39 000 offres d'emplois de mécaniciens ont été publiées, soit 45 % de plus qu'en 2019. Certaines régions connaissent une hausse spectaculaire : +88 % en Bretagne, +82 % à La Réunion.  

Mais le vivier de main-d'œuvre se réduit. Sur la même période, le nombre de demandeurs d'emplois de mécaniciens est passé de 35 280 à 32 810, soit une baisse de 7 %. Plusieurs régions enregistrent des baisses plus marquées : -11 % en Bretagne, -12 % en Centre-Val de Loire et jusqu'à -18 % en Martinique. Seule l'Île-de-France maintient un niveau de candidats stable, tandis que l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine connaissent un léger regain depuis 2022.  

Ce décalage entre besoins et candidats crée une tension durable sur le marché de l'emploi. Les entreprises multiplient les annonces mais peinent à trouver des profils qualifiés. Dans certains territoires, la pénurie devient structurelle et ralentit même l'activité des ateliers, incapables d'absorber toute la demande.  

La carrosserie en première ligne  

Les difficultés sont plus visibles dans la carrosserie. Plus de huit recrutements sur dix y sont jugés difficiles au niveau national. Si la tension recule légèrement en 2025 (80,8 % contre 85,8 % en 2024), certaines régions restent en extrême difficulté : 100 % de recrutements compliqués en Corse et à Mayotte, et plus de 95 % en Pays de la Loire.  

Cette situation semble traduire un manque d'attractivité pour les métiers de la tôlerie, de la peinture ou du vitrage. En particulier auprès des jeunes, alors qu'ils offrent de vraies perspectives d'emploi et d'évolution. Faute de candidats, dans les ateliers, les délais de réparation s'allongent, ce qui accentue la pression sur les équipes déjà en place et peut parfois détériorer la relation client.  

Le baromètre ISM-MAAF 2025 confirme un paradoxe : le secteur crée de l'emploi, mais ne parvient pas à le pourvoir. Le vieillissement du parc automobile et l'essor des motorisations hybrides et électriques multiplient les besoins techniques. L'emploi est là, les opportunités aussi, mais il manque encore trop de bras pour que le secteur fonctionne à plein régime.  Ces tensions dépassent l’automobile et touchent l’ensemble des métiers de l’artisanat. 

"Alors que l'emploi artisanal reste solide après le rebond post-Covid, les entreprises font face à des tensions croissantes pour recruter. Une situation marquée par une hausse de 46 % des offres d'emploi depuis 2019, et une baisse du nombre de candidats", rappelle Anne-Sophie Prissé, directrice marketing et communication de MAAF. 

Purflux filtre l’air des batteries

Les batteries haute tension refroidies à l’air forcé sont encore minoritaires. Mais il s’agit néanmoins de la technologie sélectionnée par Toyota et Lexus pour les voitures hybrides. Raison pour laquelle Purflux lance aujourd’hui une gamme de filtres dédiés à leur entretien. Celle-ci comprend pour l'instant quatre références. Elles seront notamment présentées aux visiteurs du stand de l'entreprise (1 F 044), lors du salon Equip Auto de Paris, du 14 au 18 octobre 2025.

Ces filtres répondent aux contraintes des batteries refroidies par air forcé. Celui-ci coexiste avec d’autres systèmes exploitant l’eau, l’huile ou l’air. Mais l'intérêt du premier est d’optimiser la fiabilité des véhicules hybrides. En contrepartie, il expose leur circuit de refroidissement aux impuretés de l’air ambiant. Celui-ci doit donc être protégé et régulièrement entretenu.

C’est donc la fonction dévolue à des filtres spécifiques, qui participent à la performance globale du véhicule. Ils évitent l’encrassement de leurs conduits d’aération et de leurs ventilateurs de refroidissement. Ces consommables préviennent l’accumulation de poussières, de saletés et de débris.

3,37 millions de véhicules équipés en Europe

Ils assurent ainsi la stabilité de la température des batteries, en évitant leur surchauffe. L’entretien régulier de ces filtres prolonge la durée de vie des batteries. Enfin, ils réduisent les coûts d’entretien du véhicule. Cela, en limitant les interventions de nettoyage ou les pannes liées à l’obstruction du système.

"Cette nouvelle gamme nous permet de répondre aux évolutions du parc roulant et aux attentes des réparateurs, affirme Pierre-Henri Tinet, directeur marketing et communication du groupe.  Avec ces filtres de batterie, Purflux Group confirme sa capacité à accompagner le marché, en proposant des solutions simples, fiables et rentables pour les ateliers".

L'équipementier précise que 3,37 millions de véhicules sont équipés à ce jour de filtres de batterie en Europe. Ses quatre références couvrent plus de 52 % du parc concerné. Il permet ainsi aux réparateurs de profiter des préconisations d'entretien des constructeurs.

Ces marques recommandent de vérifier et remplacer ces filtres lors des révisions périodiques… Un intervalle qui peut même être raccourci en cas d’usage dans des environnements poussiéreux. Et cette intervention serait rentable pour les réparateurs. Ces filtres sont facilement accessibles, simples et rapides à remplacer. Enfin, elle n'impose pas d'immobilisation prolongée. Les professionnels en jugeront par eux-mêmes à Equip Auto.

Recyclage automobile : l’UE durcit ses règles mais laisse des zones d’ombre

Le Parlement européen a adopté, ce mardi 9 septembre 2025, sa position sur le futur règlement consacré à la circularité des véhicules. Ce texte, qui couvrira l’ensemble du cycle de vie automobile – de la conception à la gestion des véhicules hors d’usage (VHU) – fixe des nouvelles obligations aux constructeurs, notamment en matière de recyclage et de responsabilité élargie. Objectif : encourager des modèles plus durables, réparables et moins polluants, tout en améliorant le traitement des VHU.

Des objectifs contraignants pour les matériaux recyclés

Aujourd’hui, l’Europe compte 285,6 millions de véhicules en circulation, dont près de 6,5 millions atteignent chaque année leur fin de vie. Pour réduire l’empreinte environnementale de ce parc, les eurodéputés ont introduit des objectifs précis d’intégration de matières recyclées dans les nouveaux modèles.

D’ici six ans après l’entrée en vigueur du règlement, les véhicules neufs devront contenir au moins 20 % de plastiques recyclés, un taux porté à 25 % dans les dix ans, sous réserve de disponibilité et de prix abordables. Le Parlement souhaite également que la Commission fixe, à terme, des cibles pour l’acier et l’aluminium recyclés, après étude de faisabilité.

Autre exigence : la conception des véhicules devra permettre le démontage aisé d’un maximum de composants dans les centres de traitement agréés, afin de faciliter leur réemploi, leur reconditionnement ou leur recyclage. Une mesure qui pourrait renforcer l’approvisionnement des réparateurs en pièces de réemploi, encore peu exploitées aujourd’hui.

Plus de responsabilités pour les constructeurs

Trois ans après l’entrée en vigueur du texte, les constructeurs devront assumer la prise en charge financière de la collecte et du traitement des véhicules hors d’usage. Cette extension de la responsabilité élargie des producteurs vise à garantir une filière de recyclage pérenne et mieux financée en Europe.

Le texte introduit aussi une distinction plus stricte entre véhicules d’occasion et véhicules hors d’usage, avec un objectif clair : interdire l’exportation vers des pays tiers de voitures considérées comme non réparables. Une mesure destinée à réduire les dérives observées sur certains marchés africains et à rapatrier en Europe la gestion de ces volumes croissants.

Pour les rapporteurs Jens Gieseke et Paulius Saudargas, ce compromis représente une avancée importante : "Le Parlement soutient l'économie circulaire dans le secteur automobile. Nous favorisons la sécurité des ressources, protégeons l'environnement et garantissons la durabilité. Afin d'éviter de limiter les contraintes pesant sur l'industrie, nous avons fixé des objectifs réalistes et veillé à réduire les formalités administratives et à garantir une concurrence loyale."

Durabilité et réparabilité reléguées au second plan ?

Mais du côté des ONG, le jugement est plus sévère. Selon l’European environmental bureau (EEB), l’industrie automobile a pesé de tout son poids pour affaiblir les mesures. L’organisation reproche au texte d’avoir écarté la question de l’usage croissant de matériaux non durables. Elle déplore, en outre, que la priorité donnée au recyclage se fasse au détriment de solutions plus vertueuses comme la réutilisation, la réparabilité ou l’allongement de la durée de vie des modèles.

Enfin, l’EEB regrette qu’aucune mesure ne soit prise contre la tendance favorisant des véhicules toujours plus grands et gourmands en ressources. "Sans s’attaquer à cette tendance – et sans obliger les constructeurs à concevoir dès le départ des véhicules durables et réparables – le règlement ne permettra pas au secteur d’emprunter une trajectoire réellement soutenable", pointe Fynn Hauschke, senior policy officer au sein de l’EEB.

Prochaine étape réglementaire : l’ouverture des négociations interinstitutionnelles. L’enjeu pour les États membres et le Parlement sera de trancher entre une approche pragmatique, soucieuse de ne pas pénaliser l’industrie, et une trajectoire plus ambitieuse vers une économie circulaire intégrant pleinement réparabilité et réemploi.

Alexandre Haack, nouveau président de Bioéthanol France

Le syndicat professionnel du biocarburant a élu son nouveau président. Alexandre Haack accède ainsi à la tête de la gouvernance de Bioéthanol France. Une fonction qu'il occupe depuis le 6 septembre 2025, a-t-il été annoncé par voie de communiqué.

Précédemment, Alexandre Haack était vice-président de Bioéthanol France depuis 2022. Dans les faits, il échange sa précédente place avec Valérie Corre, qui était auparavant présidente de l'organisation. Pour mémoire, l’action du syndicat vise à créer de la valeur pour l’agriculture, l’alimentation, l’industrie et les énergies dont les carburants, grâce à la production et à l’utilisation de l’alcool et du bioéthanol.

Bioéthanol France se compose de cinq sociétés, parmi lesquelles Tereos, Cristal Union, Bioénergie du Sud-Ouest (Vertex Bioenergy), Roquette Frères et Ryssen Alcools. Cet ensemble revendique la production de près de 20 % de l’alcool agricole européen, dont une partie découle sur du bioéthanol-carburant, incorporé dans les essences SP95, SP98, SP95-E10 et dans le Superéthanol E85.

Alexandre Haack occupe par ailleurs le rôle de responsable commercial et des affaires règlementaires pour le bioéthanol au sein de Cristalco (filiale du groupe Cristal Union). Quant à Valérie Corre, elle reste également directrice des affaires réglementaires alcool/éthanol UE chez Tereos.

Point S a rassemblé ses meilleurs jeunes talents du monde entier

+Une première qui en appellera vraisemblablement d'autres. Du 1er au 5 septembre 2025, Point S a tenu son premier campus dédié aux jeunes talents des entreprises familiales membres de son réseau. À Aix-en-Provence, 69 participants – étudiants en fin de cursus, collaborateurs en transition ou nouveaux dirigeants déjà en poste – issus de neuf pays différents ont suivi un programme intensif mêlant management, développement personnel et innovation.

Par cette initiative, l'enseigne entend répondre à la mutation profonde de l’industrie automobile. Pénurie de main-d’œuvre, attentes clients en pleine évolution, électrification massive du parc, technologies de diagnostic avancées ou pneus connectés sont autant de bouleversements qui exigent de nouvelles compétences. "Les parents peuvent transmettre leur savoir-faire, mais ils ne peuvent pas préparer leurs enfants à des défis qui n’existaient pas à leur époque", résume Fabien Bouquet, PDG de Point S International.

Au programme figuraient des interventions d’experts de constructeurs automobiles sur l’évolution des véhicules à dix ans, mais aussi des ateliers collaboratifs. Réunis en groupes de dix, les jeunes ont planché sur l’avenir des ateliers Point S : nouveaux services, organisation des magasins et expérience client de demain. Le projet le plus visionnaire sera présenté à l’ensemble des membres européens lors de la conférence annuelle du réseau.

Des atomes crochus par-delà les frontières

"Je suis venu depuis l’Afrique du Sud pour chercher les tendances du futur. Chez nous, nous avons l’habitude de suivre mais il est très intéressant d’avoir cette vision stratégique dès aujourd’hui. Ce campus me donne des forces car, dans notre pays, nous avons beaucoup de défis à relever, et savoir que les équipes de Point S sont derrière nous, cela nous aide beaucoup" témoigne Lloyd, gérant d’un point de vente Point S en Afrique du Sud.

Au-delà des contenus pédagogiques, l’événement a favorisé la création d’une véritable communauté. Grâce à un accompagnement linguistique et à des activités sportives et conviviales, les participants ont tissé des liens au-delà des frontières, posant les bases d’un réseau européen d’anciens élèves. "Je suis ravie d’avoir participé à ce campus qui m’a permis de rencontrer des jeunes qui partagent les mêmes préoccupations que moi. Nous avons désormais de nombreux contacts et je crois sincèrement que nous resterons en lien pour parler de nos problématiques dans le quotidien et échanger sur les perspectives, même si nous ne sommes pas dans le même pays" indique Vesna, une participante slovène.

Une réussite que n'a pas manqué de souligner Fabien Bouquet. "Les échanges que nous avons vus se créer étaient au-delà de ce que nous avions imaginé. Nous nous félicitons de voir que certains participants ont déjà prévu des visites les uns chez les autres afin de partager les bonnes pratiques entre pays." Le réseau, qui connaît aujourd’hui une croissance solide, prépare ainsi la relève pour garantir la continuité de l’esprit entrepreneurial et du service client qui font sa force depuis trois générations.

MSA séduit les investisseurs pour accélérer son expansion

Fondée en 2016 par Jean-Michel Cochet, MSA souhaite aujourd'hui accélérer son développement et accueille dans son capital deux fonds spécialisés dans l'accompagnement des PME et ETI : UI Investissement et IRD Invest. Ces nouveaux partenaires vont soutenir la société dans une phase d'expansion nationale et européenne, avec un double objectif : renforcer son offre de mise en relation et diversifier ses expertises (véhicules de transport en commun, engins de chantier...).

Depuis plusieurs années, l'après-vente automobile souffre d'une pénurie critique de techniciens qualifiés. Plus de 20 000 postes seraient actuellement non pourvus dans l'Hexagone. Une situation aggravée par l'évolution technologique, l'électrification du parc et la complexification des interventions en atelier.  

Face à cette tension, la solution développée par MSA a trouvé un écho rapide : permettre aux réseaux de constructeurs, distributeurs, MRA, loueurs et logisticiens de mobiliser en quelques jours des techniciens freelances (mécaniciens, carrossiers, chefs d'atelier, etc.). MSA a notamment accompagné les réseaux Stellantis, lors du rappel massif lié aux airbags Takata.

Une croissance fulgurante et des investisseurs convaincus

La société fédère aujourd'hui une communauté de plus de 1 500 freelances actifs et un réseau de 3 500 professionnels travaillant avec plus de 1 000 garages. Entre 2022 et 2024, le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre et a atteint les dix millions d'euros.

Cette performance repose sur une offre structurée en trois volets. Tout d'abord MSA Staff qui fait la mise en relation avec des freelances qualifiés. MSA Inspect, dédié à l'inspection des véhicules, et enfin MSA Talent qui fonctionne comme un cabinet de recrutement de techniciens en CDI. Ces services permettent à l'entreprise de couvrir l'ensemble des besoins RH du secteur : flexibilité, renfort ponctuel et recrutement durable.

Pour UI Investissement et IRD Invest, la stratégie de MSA répond à un besoin structurel. "Nous sommes fiers de soutenir MSA, acteur pionnier et agile, dont la solution répond à un besoin structurel du marché. Notre objectif sera d'accompagner la structuration de l'entreprise, tout en augmentant les services à valeur ajoutée clients", explique Grégory Sion, directeur d'investissement chez IRD Invest.

Même son de cloche du côté d'UI Investissement. "Nous avons été convaincus par la vision à long terme portée par les dirigeants de MSA, leur énergie entrepreneuriale et leur capacité à exécuter avec exigence dans un environnement en forte mutation", ajoute Alix Ridet, directrice d'investissement.

Cap sur l'Europe

Avec cette levée de fonds, MSA ambitionne de devenir le leader européen de la mise en relation entre techniciens indépendants et acteurs de l'après-vente automobile. Le projet prévoit l'extension de son maillage en France, l'ouverture aux pays frontaliers et l'enrichissement continu de ses services.

"Nous sommes ravis d’accueillir au capital de MSA de nouveaux investisseurs qui partagent nos valeurs. Leur expérience, couplée à notre connaissance du marché, va nous permettre de poursuivre cette belle aventure, et de continuer d’accompagner nos clients pour ne plus jamais avoir de manque de personnel ! ", souligne Jean-Michel Cochet, président de MSA.

Pour UI Investissement et IRD Invest, l'enjeu est clair : faire de MSA un acteur de référence dans la gestion des RH dans un contexte marqué par l'électrification du parc et l'évolution des qualifications professionnelles.

Launch met le turbo avec sa filiale française

Depuis plusieurs années, Launch s’appuyait sur un importateur pour commercialiser ses produits en France. Le fabricant d’outils et d’équipements veut désormais franchir une nouvelle étape dans l'Hexagone en créant une structure en propre. Le groupe chinois espère ainsi se rapprocher de ses partenaires, et gagner en visibilité sur le marché tricolore.

"L’ouverture de la filiale française a été pensée pour apporter à nos clients notre savoir-faire et notre expertise sur les nouvelles technologies", souligne la direction de Launch.

Launch France à Equip Auto

La nouvelle entité s’appuie sur une équipe dédiée, avec un back office chargé de l’accompagnement technique et administratif, ainsi qu’une force commerciale présente sur le terrain. L’équipe de vente sera pilotée par une figure bien connue de la profession : Américo Margalho.

Ancien directeur de Launchpro France, société chargée jusqu’à présent d’importer les produits de la marque, Cédric Waucquier rejoint de son côté la filiale en qualité de directeur technique.

Pour marquer son lancement officiel, Launch France donne rendez-vous aux professionnels sur son stand (hall 1, stand T074) lors du salon Equip Auto, qui se tiendra du 14 au 18 octobre 2025. L’occasion de mettre en lumière une gamme élargie d’outils de diagnostic intégrant les dernières avancées technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Les recrutements dans l'automobile repartent à la hausse

Le secteur automobile a le vent en poupe. Dans son dernier Autofocus, l'ANFA a dressé le bilan des recrutements au sein des entreprises de l'automobile pour l'année 2024. Ces données illustrent une tendance claire : le secteur a renforcé ses effectifs. L'an passé, les entreprises de la filière ont réalisé près de 70 000 embauches, alternants compris, une hausse de 20 % par rapport à 2022. Chiffre encore plus parlant : près d'une entreprise sur deux (46 %) est parvenue à employer au moins une personne en 2024 contre 36 % en 2019, avant la crise sanitaire.

Par ailleurs, toutes les activités du secteur sont concernées. Si les métiers techniques comme la carrosserie peinture ou la maintenance ont d'ordinaire plus de mal à recruter, cette dynamique semble s'inverser. L'année dernière, 38 % des embauches ont été perçues comme difficiles pour la carrosserie peinture et 41 % dans la maintenance, soit 8 % de moins qu'en 2022.

Dans l’ordre des métiers, la maintenance automobile (mécaniciens, techniciens ou opérateurs de services rapides) représente un tiers des recrutements de la branche (23 200, alternance comprise), suivie par les métiers administratifs (7 500 recrutements) puis ceux de la carrosserie-peinture (7 100 recrutements).

Un contexte qui favorise les embauches

"Cette édition confirme une amélioration très nette du contexte de recrutement dans la branche des services de l’automobile : les entreprises réussissent plus souvent à concrétiser leurs embauches et, dans certains métiers, les tensions s’atténuent réellement", se félicite Marie-Sophie Girardin, responsable de projets au sein de l'observatoire des métiers des services de l'automobile.

Autre indicateur marquant : le nombre de recrutements non aboutis. Là encore, le secteur progresse. Seulement 17 % des établissements avaient des postes non pourvus en 2024 contre 20 % en 2022 (-3 %). Au total, 17 820 offres d'emploi n'ont pas abouti, un chiffre en baisse de 15 % par rapport à cette même année.

Les entreprises elles-mêmes innovent dans leurs stratégies de recrutement : job datings, élargissement des critères de sélection et mise en place d'outils digitaux pour améliorer le suivi des dossiers. Objectif : moderniser les processus de recrutement et favoriser l'interaction pour séduire et fidéliser de nouveaux profils.

Le réseau, premier canal de recrutement pour les entreprises 

Autre tendance notable : les entreprises se recentrent sur leur canal principal pour leur recrutement, à savoir leur réseau. Il a été mobilisé dans près de deux tiers des recrutements (65 %, +9 points) et a été à l’origine de 46 % des embauches. Notons également que 55 % des recrutements aboutis ont fait suite à la publication d’une annonce.

Pour répondre aux mutations du secteur (transition écologique, mobilité électrique), les entreprises cherchent à ouvrir leurs portes aux nouveaux talents. En 2024, 21 % des candidats recrutés étaient des alternants (+2 % par rapport à 2022). Cette part est encore plus importante dans la carrosserie peinture (38 %) et la maintenance automobile (29 %).

Et malgré un contexte économique incertain, les perspectives restent bien orientées pour les acteurs du marché automobile qui entendent bien poursuivre leurs recrutements. "Au moment de l’enquête, une entreprise sur cinq prévoyait d’augmenter ses effectifs dans les six mois, un niveau de confiance proche de celui observé avant la crise sanitaire", conclut Marie-Sophie Girardin.

Pièces techniques : Alliance Automotive déploie sa nouvelle identité

Alliance Automotive veut franchir un nouveau cap dans le développement de son offre de pièces techniques. Le groupe a doté cette gamme d’une identité visuelle et d’une communication spécifiques. Objectif : donner davantage de visibilité à ce portefeuille de produits qui représente désormais un levier majeur de son activité.

Celle-ci bénéficiera désormais d’un nouveau logo et d’un slogan explicite, "l’avenir de la pièce sera technique". Le déploiement de cette identité s’accompagne d’un projet stratégique, que le groupement a baptisé "Cap sur la technique". Précisons qu’AAG dispose d’un stock de plus de 85 000 références de pièces techniques pour un taux de disponibilité supérieur à 90 % et une logistique capable de livrer entre H+4 et J+1.

La montée en puissance de la pièce technique chez Alliance Automotive s’appuie sur un ensemble de solutions destinées à accompagner les distributeurs et réparateurs au quotidien. Parmi elles, la plateforme LH stockant l’ensemble des produits, le portail de services Gamotech (documentation, garantie, etc.), ainsi qu’une hotline technique animée par des promoteurs formés au conseil et à la formation.

La pièce technique, un moteur de croissance pour AAG

Pour AAG, la structuration de l’offre technique répond aux mutations du marché de la rechange. Les innovations technologiques et l’évolution rapide des besoins des ateliers exigent notamment une expertise renforcée des distributeurs.

Dans ce contexte, les ventes de pièces techniques, portées notamment par un parc roulant vieillissant, ne cessent de progresser depuis quelques années. Il faut rappeler que ce segment de marché est encore dominé à 70 % par les constructeurs. Le potentiel de croissance est donc réel pour les indépendants.

"Face aux nouveaux enjeux technologiques, notre priorité est de renforcer notre expertise technique. Notre préoccupation quotidienne d’être à l’écoute des attentes de nos clients nous a motivé vers cette nécessaire transformation. Notre approche est de valoriser les expertises déjà présentes dans l’écosystème d’AAG, de les rendre lisibles et de les développer", conclut Luc Fournier, directeur Green & Innovation d’AAG.

Formation, innovation et RSE : les trois clés du succès d'A+Glass

C'est un Pierre Perez, comme à son habitude, rieur qui a accueilli ses invités à la Maison de la Radio (Paris) le 5 septembre, pour le traditionnel point annuel d'A+Glass. Le fondateur du réseau de réparation de bris de glace était accompagné de sa fille, Marie-Pierre Tanugi de Jongh, présidente du directoire, pour faire le point sur le réseau.

Avec un chiffre d'affaires de plus de 110 millions d'euros (+6,2 %), A+Glass confirme sa position d'acteur majeur sur le marché de la réparation de pare-brise, dont l'activité est en hausse de 11,7 %. La dynamique est plus que positive pour l'enseigne qui compte aujourd'hui 513 centres fixes et 550 stations mobiles, dont 35 ouvertures depuis le début de l'année. L'entreprise espère tout de même renforcer son maillage avec des ateliers mobiles dans certaines régions, notamment dans la Creuse et en Bretagne.  

6 500 heures de formation

La convivialité est le mot d'ordre de l'année. La satisfaction client est au cœur de leur bilan. Sachant que le spécialiste du vitrage couvre plus de 95 % du territoire français, sur 28 500 personnes interrogées, 98 % se disent satisfaits des services proposés par l'enseigne.   

A+Glass se félicite de leur plateforme en ligne et téléphonique puisque 99 % des appels ont été décrochés par les réparateurs en moins de trois sonneries. "Les clients veulent que ce soit rapide car ils sont stressés. On est à l'écoute, on prend son rendez-vous avec lui et en moins de 30 minutes sa voiture se trouve dans l'un de nos centres", souligne Marie-Pierre Tanugi de Jongh. 

Et c'est sur la formation que l'entreprise entend miser pour accroître son réseau. En 2025, plus de 6 500 heures ont été dédiées à l'accompagnement des franchisés, notamment sur la décarbonation ou l'électrique. "Si nous voulons avoir un réseau solide, il faut renforcer nos équipes avec davantage de collaborateurs en formations", affirme Pierre Perez. 

Recalibrage certifié et intelligence artificielle 

Côté Adas, la volonté est de rassurer sur le sujet du recalibrage. "Tous nos centres sont équipés en matériel de calibrage, assure Marie-Pierre Tanugi de Jongh. Dès qu'il y a un changement de pare-brise, il y a calibrage avant, au cas où il y aurait un défaut à l'arrivée, et après." Tout recalibrage fait l'objet d'une certification intégrée au dossier accessible pour l'assureur. Notons que 2,5 à 3 % des calibrages sont encore réalisés avec Digital Car, les autres étant réalisés dans le réseau. 

Pour mieux accompagner ses franchisés, le réseau A+Glass continue d'innover, se tournant notamment vers l'intelligence artificielle. "On s'y est mis sur de tâches administratives, et on regarde comment l'utiliser pour analyser les photos d'impacts", précise Marie-Pierre Tanugi de Jongh.

A+Glass s'est par ailleurs rapproché de l'entreprise bordelaise Gryp 3D, qui fabrique des pièces détachées en impression 3D. Le réseau entend notamment utiliser ses services pour la réparation des optiques de phares. Objectif : éviter leur remplacement par une pièce neuve. Un aspect lié aussi à la RSE, que chérit l'enseigne.

La RSE comme axe majeur 

A+Glass s'attache en effet toujours à réduire la consommation d'eau, les émissions de gaz à effet de serre et le gaspillage dans ses centres. L'enseigne a d'ailleurs de nouveau obtenu la médaille d'or EcoVadis pour sa stratégie RSE, avec une note élevée de 74. 

Mais A+Glass va encore plus loin, à travers divers partenariats. Celui avec ZEborne lui permet de déployer des bornes de recharge dans les centres. Notons d'ailleurs que ces derniers proposent de plus en plus de véhicules électriques et hybrides en véhicules de courtoisie. A+Glass travaille aussi avec PimpUp pour lutter contre le gaspillage alimentaire, ou encore avec Greenbureau pour récupérer les déchets. 

Le réseau a également passé un accord avec CarbonRisk Intelligence, qui va lui fournir une feuille de route pour améliorer son empreinte carbone. Soulignons aussi l'accord qu'A+Glass a noué avec Opisto sur les pièces de réemploi, afin notamment d'approvisionner ses sites en phares. "La RSE ce n'est pas une option", insiste Marie-Pierre Tanugi de Jongh.

Sur l'aspect recyclage, le spécialiste du vitrage rappelle "ne pas avoir attendu que ce soit à la mode pour s'y mettre". En 2024, 95,5 % des vitrages collectés dans ses centres ont été recyclés par Chimirec et Veolia. Un chiffre qui continue de grimper, avoisinant les 99,5 % en 2025. "Chaque tonne de vitrage recyclée permet d'économiser 300 kg de CO2, soit 1,5 mois de consommation électrique ou 1 200 km parcourus en voiture", rappelle Marie-Pierre Tanugi de Jongh. A+Glass, toujours prêt à avoir une longueur d'avance.

(Avec Florent Le Marquis)

Automobile : la FNA alerte Bercy sur les effets de la fiscalité "punitive"

Une délégation de la FNA a été reçue à Bercy par Emmanuel Monnet, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances. Les représentants du syndicat l'ont alerté sur des pertes massives de recettes fiscales pour l’État, qu’ils estiment à près de trois milliards d’euros par an. Selon eux, cette hémorragie s’explique par les effets pervers d’une "fiscalité devenue illisible, en raison de règles changeantes et complexes".

Taxes tous azimuts

L'organisation plaide encore une fois pour une transition énergétique réaliste, respectueuse des moyens des Français, comme elle l'a récemment déjà fait au Sénat. Par ailleurs, la FNA souligne que "les mesures actuelles, loin de favoriser la transition écologique, freinent au contraire le renouvellement du parc automobile". Les différents dispositifs mis en place, ainsi que leurs évolutions désorienteraient les consommateurs et fragiliseraient les professionnels.

En conséquence, entre 2019 et 2024, les immatriculations de véhicules neufs (VN) et d’occasion (VO) ont chuté de 22 % en France – soit davantage que dans le reste de l’Europe. Une tendance qui serait concrètement due à la hausse du malus au poids, au barème CO₂, à la taxation des flottes, ainsi qu'à la fin d’exonérations pour certains véhicules...

"Chaque mesure fiscale supplémentaire éloigne un peu plus les Français du renouvellement de leur véhicule. C’est une double peine : pour le pouvoir d’achat, pour l’environnement, et pour les finances publiques", alerte Bruno Choix, président de la branche maintenance vente de la FNA.

Sortir d'un cercle vicieux

En effet, ces taxes pèsent sur le budget des ménages. Elles les poussent donc souvent à renoncer à l’achat d’un véhicule neuf. Résultat : le parc vieillit, devient plus coûteux à entretenir et la transition vers les véhicules électriques est freinée.

Pour sortir de ce cercle vicieux, la FNA a donc présenté le détail de ses recommandations. Elle vise ainsi à "stabiliser la fiscalité automobile, soutenir le pouvoir d’achat et accompagner une transition écologique réaliste".

Pour y parvenir, l'État devrait donc assurer des règles fiscales claires et prévisibles. Il permettrait ainsi aux ménages de planifier leurs achats et aux professionnels d’investir en confiance. Reste cependant à voir si les actuels locataires de Bercy y resteront dans les prochaines semaines… Et quelle attention portera le prochain gouvernement sur cette problématique.

La Feda dévoile ses priorités pour une mobilité durable et abordable

À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 4 septembre 2025, la Fédération de la distribution automobile (Feda) a dressé un état des lieux du secteur et présenté ses propositions pour accompagner les mutations profondes qui traversent la filière.

Ces enjeux concernent cinq grands axes : environnemental, industriel, commercial, social et réglementaire. Face à ces transformations, l’organisation professionnelle, maillon essentiel entre l’amont et l’aval de la filière automobile, entend jouer un rôle actif et avance plusieurs propositions concrètes. Objectif : préserver la compétitivité des grossistes en pièces détachées tout en défendant une mobilité durable, sûre et abordable.

"Beaucoup des transitions nécessaires à ces mutations ont été mal pensées, mal préparées et mal expliquées par les acteurs publics nationaux et européens", a regretté Alain Landec, président de la Feda, appelant à une transformation "mieux accompagnée" et guidée par le bon sens.

Dans cette perspective, la fédération a déjà engagé une réorganisation interne, marquée par le renouvellement de son conseil d’administration et la création d’un comité des groupements.

Verdir sans dogmatisme

Parmi ces transformations, la question environnementale est prioritaire et s'articule autour d'un défi majeur : la décarbonation du parc roulant.

Si l’organisation professionnelle partage l’ambition de décarboner les mobilités, celle-ci refuse de réduire cette transition à la seule électrification. Elle plaide pour une approche "multi-énergie", intégrant carburants de synthèse, biocarburants, hydrogène ou gaz.

La fédération rappelle aussi la contribution de son secteur à la réduction de l’empreinte carbone : allongement de la durée de vie du parc automobile grâce à la réparabilité, verdissement des flottes de livraison et des entrepôts, développement du remanufacturing et du réemploi.

La Feda défend également le programme "Eco-Entretien" pour décarboner massivement le parc thermique existant. Afin de simplifier son déploiement dans tous les ateliers, Alain Landec a d’ailleurs plaidé pour une simplification de ce dispositif.

Garantir une mobilité sûre et défendre une concurrence équitable

La valeur ajoutée des grossistes réside dans leur capacité à fournir rapidement la bonne pièce au bon prix, grâce à leur maillage territorial et leur logistique. Pour poursuivre cette mission, la Feda réclame l’obligation pour les constructeurs et équipementiers d’assurer la disponibilité des pièces pendant au moins 20 ans.

"La production de nombreuses pièces s’arrête pour certains modèles au-delà d’un certain âge, ce qui met les ateliers en difficulté face aux besoins de leurs clients concernés", déplore Alain Landec. Ce n’est pas tout, la fédération milite aussi pour la mise en place d’un indice de réparabilité et de durabilité automobiles, gage de confiance pour le consommateur.

Autre cheval de bataille de la Feda : le respect des règles de concurrence et la liberté de choix pour l’automobiliste. Face à la tendance des constructeurs à verrouiller la distribution de pièces et la réparation, elle demande l’accès non discriminatoire aux données et informations techniques des véhicules.

Le défi réglementaire : simplifier et rationaliser

Enfin, la Feda alerte sur la superposition de normes qui pèse sur les entreprises (facturation électronique, filières REP, obligations RSE). Elle demande un moratoire réglementaire, la réalisation systématique d’études d’impact en amont et la fin des surtranspositions de directives européennes dans le droit français, jugées pénalisantes pour la compétitivité.

Autre simplification demandée par la fédération : celui de la technologie automobile. "De populaire, la voiture est devenue un objet de luxe inaccessible, même pour les classes moyennes", alerte Bertrand Thorette, délégué général de la Feda. Raison pour laquelle ce dernier plaide pour un arrêt de la course à la sophistication technologique des véhicules.

La fédération propose d’autres mesures : attribuer les vignettes Crit’Air en fonction du poids et de l’entretien réel des véhicules, s’opposer à l’annualisation du contrôle technique pour les véhicules de plus de dix ans et renforcer les dispositifs de formation et d’alternance pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les ateliers.

Rendez-vous à Equip Auto

Ces propositions, qui traduisent la volonté de la Feda de replacer le "bon sens" au cœur de la transformation du secteur, seront réaffirmées lors du prochain salon Equip Auto Paris, du 14 au 18 octobre 2025.

"Retrouvons la boussole du bon sens afin de proposer à nos concitoyens et acteurs économiques une transformation industrielle et sociétale mieux accompagnée, pour favoriser une mobilité sûre, abordable et durable au service de tous", a conclu Alain Landec.

Comment fonctionne un turbocompresseur ?

Metelli muscle son offre avec l’acquisition des actifs d'Airtex

Dans un contexte de concentration croissante de l’industrie automobile, Metelli annonce le rachat des actifs liés aux gammes pompes à eau et kits de distribution d’Airtex. Cette acquisition, qui inclut également certains brevets et l’usage de la marque sur le marché EMEA, permet au groupe italien – fabricant de pièces de freinage, transmission, moteur et de pompes à eau – d’élargir son catalogue.

Une marque historique intégrée au portefeuille Metelli

Avec cette opération, Metelli Group veut assurer la continuité de l’offre la marque espagnole sur le marché de la rechange. Depuis plus de 70 ans, l’équipementier Airtex, localisé à Saragosse (Espagne), s’est imposé comme un acteur référent dans la production de pompes à eau et de kits de distribution.

L’entreprise exploite des usines sur trois continents, avec des sites de production aux Etats-Unis, au Mexique, en Espagne et en Chine.

Dans un message publié sur LinkedIn, Sergio Metelli, président exécutif du conseil d’administration de Metelli, a souligné l’importance de cette intégration : "Nous allons valoriser encore davantage notre tradition en intégrant pleinement les actifs d’Airtex dans notre modèle industriel et notre réseau de distribution. Il s’agit pour nous d’une étape importante dans le développement des marchés internationaux, en ligne avec notre engagement pour une croissance durable et la recherche constante de l’excellence."

LKQ France : David Colantonio prend la relève

Le groupe LKQ a officialisé la nomination, depuis le 1er septembre 2025, de David Colantonio au poste de directeur France. Ce dernier conserve parallèlement ses fonctions de directeur général de LKQ Belgium, qu’il occupe depuis 2020.

Fort de plus de vingt années d’expérience dans l’industrie automobile, il aura la charge de consolider le développement de l’entreprise en France, un marché clé pour le groupe.

"Nous avons pleinement confiance en David pour piloter la croissance de LKQ France. Sa profonde connaissance du secteur, son leadership éprouvé et sa vision tournée vers l’innovation font de lui la personne idéale pour accompagner notre entreprise dans sa prochaine phase de développement. Il saura conduire LKQ France vers de nouveaux succès, tout en consolidant les bases solides posées par son prédécesseur", souligne Sébastien Vanderperre, CEO de LKQ Benelux-France.

LKQ rend hommage à Peter Vanosmael

David Colantonio entend s’appuyer sur les équipes locales pour accélérer le déploiement de nouveaux projets. "Je suis passionné par la réussite collective et je me réjouis de collaborer étroitement avec les équipes françaises pour accélérer la croissance de LKQ dans ce pays stratégique. Ensemble, nous mettrons en place des initiatives clés visant à renforcer notre position et à accélérer notre développement", précise le nouveau dirigeant.

LKQ a également tenu à rendre hommage à Peter Vanosmael, qui quitte ses fonctions après plus de deux décennies de service. Son parcours a été marqué par la transformation de Van Heck Interpieces, puis de LKQ France, en acteur incontournable du marché tricolore de la pièce de rechange.

Batteries : Fiamm passe dans le giron d’Aurelius

Fiamm Energy Technology change de propriétaire. L’équipementier italien, spécialiste des batteries, a été cédé au fonds Aurelius par le groupe nippon Resonac. Basé à Vicence, en Italie, le fabricant développe des solutions de stockage d’énergie et des batteries avancées pour l’automobile et d’autres applications industrielles.

L’entreprise, qui compte environ 3 000 clients dans le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 377 millions d’euros en 2024 et emploie plus de 1 000 personnes.

Une nouvelle étape pour Fiamm

Pour Aurelius, ce rachat s’inscrit dans la continuité de ses investissements dans des sociétés industrielles à fort potentiel. Le fonds estime que Fiamm bénéficie d’un positionnement stratégique sur le marché de la transition énergétique et entend soutenir son développement.

Tomomitsu Maoka, directeur général de Fiamm Energy Technology, a salué l’arrivée de ce nouvel actionnaire : "Nous sommes enthousiastes à l’idée de ce partenariat avec Aurelius, un investisseur reconnu pour sa capacité à accompagner la croissance des entreprises. Ce soutien doit nous permettre d’accélérer notre développement et de proposer des solutions énergétiques de pointe à l’échelle mondiale".

Même optimisme du côté d’Aurelius. "Fiamm Energy Technology correspond parfaitement à nos atouts : nous savons gérer des opérations complexes et accompagner les équipes de direction tout au long de leur transformation. Notre expertise dans l’industrie fait de Fiamm un excellent ajout à notre portefeuille", indique Fabian Steger, directeur général du fonds d'investissement.

À noter que la transaction reste soumise à l’approbation des autorités de régulation. Elle devrait être finalisée au quatrième trimestre 2025.

Equip Auto 2025 : ZF dévoile son nouvel écosystème digital

Chez ZF Aftermarket, la digitalisation n’est pas un simple slogan mais un axe stratégique fort. Pour accompagner cette transformation, l’équipementier déploie de nouvelles offres et réorganise ses équipes pour accompagner ses clients – distributeurs, ateliers et flottes.

Aux côtés de la force de vente traditionnelle, qui s’adresse en priorité aux distributeurs, le groupe a constitué en 2025 une équipe de spécialistes entièrement tournée vers les ateliers et les gestionnaires de flottes. Elle se compose de onze personnes et est menée par Joao Semedo. "Notre rôle est de créer de la valeur auprès des ateliers et de remonter les besoins et attentes du terrain, pour nous y adapter. Il s'agit de passer directement du côté du réparateur", étaye ce dernier.

ZF [pro]Tech Plus va un cran plus loin

Cette nouvelle organisation vise notamment à soutenir le déploiement des solutions digitales et de formation que ZF présentera lors du prochain Equip Auto, du 14 au 18 octobre à Paris. Parmi elles figure le réseau [pro]Tech Plus, lancé moins d’un an après [pro]Tech Start.

Gratuit, [pro]Tech Start s’adresse aux réparateurs VL qui souhaitent monter en compétence et améliorer leur activité. Le programme donne accès au portail ZF Aftermarket, aux instructions de montage, au catalogue en ligne, à la hotline technique et au support marketing. En moins d’un an, 200 ateliers l’ont déjà adopté.

[pro]Tech Plus reprend ces bases mais ajoute, moyennant un abonnement dont le tarif reste à définir, un jour de formation par an, des réunions en présentiel, un accès privilégié à certaines solutions digitales, comme [pro]Diagnostics, ainsi qu’à [pro]Manager basic (voir ci-dessous). Le programme intègre aussi des accords spécifiques avec des distributeurs pour bénéficier de conditions préférentielles sur les boîtes de vitesses ZF, sans oublier la fourniture de signalisation pour les ateliers.

"L’idée est de centraliser toutes nos offres et d’assurer une présence concrète auprès des réparateurs", résume Joao Semedo.

ZF [pro]Manager, le pack digitalisation des ateliers

Inclus dans [pro]Tech Plus, [pro]Manager constitue l’autre grande nouveauté de l’année. Développée par ZF, cette plateforme de communication est pensée pour les ateliers – notamment indépendants.

"Nous avons trois objectifs : faire gagner du temps au réparateur en automatisant toutes ses tâches quotidiennes ; augmenter la satisfaction client grâce à des process plus modernes et mettre les ateliers sur la route du digital grâce à un bouquet de services complet via abonnement", développe Maxime Parmentier, responsable des ventes France chez ZF Digital Solutions.

Concrètement, la version "basique" regroupe plusieurs fonctionnalités : réservation en ligne, communication automatisée avec les clients, planification de l'atelier et gestion des flux de travail. La version "pro" ajoute l’intégration DMS, un portail client numérique, une messagerie omnicanale, la validation en ligne des devis et le paiement digital. Une offre packagée sur laquelle mise ZF alors que nombre de ces services sont souvent décorrélés.

Innovation notable : les automobilistes peuvent désormais réserver directement dans un garage abonné via Google ou Google Maps. À l’occasion d’Equip Auto, ZF offrira quatre semaines d’essai gratuit de la version "basique" de [pro]Manager.

ZF [pro]Diagnostics veut couvrir la majorité du parc roulant

Troisième pilier de cet écosystème digital, [pro]Diagnostics sera également mis en avant au salon. Présentée pour la première fois lors d’Automechanika 2024, cette solution repose sur l’outil multimarque ZF MultiScan. Il couvre 96 % du parc européen, y compris les véhicules hybrides et électriques, avec une déclinaison "Car" pour les VL et VUL, et "Truck & Bus" pour les VI.

La nouvelle interface de communication OBD ZF DCI MultiScan relie le véhicule au logiciel [pro]Diagnostics. Le boîtier se connecte sans fil et se distingue par un design ergonomique avec LED à code couleur et connecteur OBD2 rétroéclairé. MultiScan assure bien sûr le diagnostic classique, mais aussi l'identification automatique des véhicules, l'enregistrement en temps réel des données, la lecture et suppression des DTC et la lecture en temps réel des capteurs et paramètres, ou encore la calibration Adas statique et dynamique.

La solution est dotée des derniers protocoles de communication, accès aux portails OEM et PassThru. "On peut faire de la réinitialisation simple jusqu'aux diagnostics avancés", résume Sébastien Thiriez, responsable des ventes diagnostics chez ZF Group.

MultiScan est intégré à ZF [pro]Diagnostics. Un outil multimarque pour accompagner le réparateur sur le diagnostic automobile. ©ZF

MultiScan est intégré à ZF [pro]Diagnostics. Un outil multimarque pour accompagner le réparateur sur le diagnostic automobile. ©ZF

ZF ambitionne de couvrir tout nouveau véhicule dans les six mois suivant sa sortie. "Face aux nouvelles architectures électroniques et à la complexité technique des véhicules, nous répondons par une prise en charge des protocoles les plus récents et un déverrouillage de la passerelle de sécurité. On facilite l'accès aux données techniques grâce à un outil intuitif et facile d'utilisation", poursuit Sébastien Thiriez.

Pour faciliter l’investissement, ZF mise sur le modèle du "hardware as a service" : l’atelier souscrit un abonnement mensuel incluant matériel, licence logicielle et services. Cette formule flexible, proposée sur trois ans, permet de lisser les coûts, avec des options (tablette, par exemple).

Nouvelles gammes pièces : suspensions et lève-vitres

Côté pièces, ZF Aftermarket continue d’étoffer ses catalogues sous ses marques TRW, Lemförder, Sachs et Wabco. Freinage, amortisseurs, embrayages, Adas, transmission… les gammes couvrent déjà une large part du parc européen, y compris les modèles électrifiés.

Rappelons que l'équipementier a récemment élargi son offre de suspensions Sachs avec une nouvelle gamme de jambes de force pneumatiques et une extension de gamme de ressorts pneumatiques. "En Europe, environ 10 millions de véhicules sont équipés de suspensions pneumatiques. Nous couvrons près de 50 % de ce parc avec une vingtaine de références, mais nous allons élargir notre gamme avec 50 références supplémentaires dès l’an prochain", annonce Carola Kaercher, responsable produits voitures de tourisme de ZF Aftermarket.

Autre nouveauté 2026 : ZF Aftermarket lance ses lève-vitres en France, sous la marque Lemförder. 1 680 références seront commercialisées, pour un taux de couverture du parc de 60 %. "C'est une pièce qui fonctionne fortement sur le marché espagnol, nous allons donc la tester en France", justifie Carola Kaercher.

En 2024, le groupe ZF aux quelque 161 000 employés a enregistré un chiffre d'affaires de 41 milliards d'euros. 3,6 milliards d'euros ont été injectés dans la R&D, et 2,3 milliards d'euros investis dans les usines, biens et équipements, en premier lieu en lien avec l'électrification du parc. L'aftermarket pèse 3,6 milliards d'euros dans l'activité du groupe, avec quelque 9 000 employés dans 115 pays, 20 000 ateliers partenaires et 33 usines (dont des sites de reman). Le CA français était de 140 millions d'euros en 2024.

Comment France Pare-Brise s'adapte aux exigences des Adas

Les plus grands réseaux de réparation de vitrage font partie des premiers à s'être adaptés à la problématique du calibrage des systèmes d'aides à la conduite (Adas). Un point particulièrement important dans le contexte de l'affaire des "freinages fantômes" – dans laquelle certains soupçons pèsent sur d'éventuels calibrages mal ou pas du tout réalisés. Raison pour laquelle le J2R s'est intéressé à France Pare-Brise, enseigne exemplaire en la matière d'après certains observateurs.

Cela fait donc plusieurs années que la filiale de Saint-Gobain a anticipé la problématique des Adas. Elle a mis en place un ensemble de bonnes pratiques pour prendre en charge les véhicules équipés… Et heureusement car, "aujourd’hui, environ un véhicule sur deux est concerné par le recalibrage Adas dans les grandes villes. Cela représente plusieurs dizaines de milliers d’interventions chaque année dans notre réseau, constate Grégoire Papillard, directeur général de France Pare-Brise. Ce chiffre croît très rapidement avec le renouvellement du parc".

Impossible de rendre un véhicule non calibré

Mais depuis plusieurs années, l’ensemble du réseau s'est équipé de différents outils de calibration. Il travaille ainsi essentiellement avec les systèmes d'Autel, d'Hella Gutmann et de Texa. Un choix qui implique notamment d'importants efforts financiers, au regard du coût de ces équipements.

Parallèlement, son organisme FPB Formation, récemment ouvert, dispense des formations Adas pour utiliser toutes les marques employées. Celles-ci s'appuient à la fois sur son groupe de travail technique et ses relations avec ses différents fournisseurs. Enfin, la tête de réseau communique régulièrement les informations techniques à tous ses adhérents. Elle les informe des dernières tendances et mises à jour. Les réparateurs sont ainsi tenus au courant des spécificités des nouveaux véhicules et des évolutions technologiques.

Ensuite, "la règle est claire. Tous les véhicules équipés d’une caméra pare-brise doivent être recalibrés après le changement de pare-brise et ce, sans exception, martèle Grégoire Papillard. Aucun véhicule concerné ne peut être remis au client s’il n’a pas été recalibré. Il s’agit de la responsabilité du dernier intervenant".

Ce principe est pris très au sérieux par le réseau. Celui-ci remet donc à ses clients une attestation de calibration indiquant la date de l'opération ainsi que l’équipement utilisé. Elle constitue aussi une preuve pour les assureurs qui l'exigent – pratique pas encore généralisée par tous.

Formations systématiques

Néanmoins, "nous gardons évidemment dans nos systèmes le rapport de recalibrage en cas de besoin, précise Grégoire Papillard. C’est une preuve de conformité et de sécurité, indispensable pour rassurer les automobilistes comme leurs assureurs". Autrement, cette traçabilité permet de s'assurer que le calibrage est réalisé dans les règles de l'art.

Par ailleurs, le réseau s'assure que tous les véhicules qui le nécessitent ont été correctement pris en charge. Son outil de facturation lui permet de vérifier que toutes les opérations nécessaires ont été effectuées sur le véhicule. Systématiquement, ses services dédiés analysent la correspondance entre la facture et le rapport de calibration enregistré sur la plateforme. Aucun véhicule réparé ne peut ainsi passer entre les mailles du filet.

Maintenant, l'enseigne s'attache aussi à ce que son dispositif conserve toute son efficacité. Un point d'autant plus important alors qu'il recrute régulièrement de nouveaux entrants. Aussi, "une formation est systématiquement dispensée à tous les nouveaux adhérents qui rejoignent notre réseau. Celle-ci est réalisée par notre directeur de formation, dans un de nos centres dédiés à Metz (57) ou en région parisienne." Ils sont ainsi à la fois sensibilisés et formés au calibrage des Adas.

D'après les spécialistes de la calibration, on retrouve des efforts similaires à ceux de France Pare-Brise dans tous les réseaux trônant sur le podium du vitrage, ainsi que chez d'autres encore. Grâce à elle, la majorité des Adas de véhicules victimes de bris de glace serait pris en charge dans les règles de l'art. Cependant, les mêmes observateurs constatent aussi que d'autres enseignes demeurent négligentes dans ce domaine. Aussi,  les assureurs ont peut-être aussi un rôle à tenir pour s'assurer que le calibrage a été correctement effectué ? Alors que beaucoup d'entre eux sont pointilleux sur les tarifs des réparateurs non agréés, tous pourraient aussi s'assurer que le calibrage a bien été réalisé.

DAT France, le Cesvi et GRYP font équipe pour renforcer la réparabilité automobile

Depuis l’été 2025, DAT France, le Cesvi et GRYP unissent leurs expertises pour proposer aux réparateurs, carrossiers et assureurs un outil intégré. Le logiciel de chiffrage weDAT, déjà capable de couvrir la quasi-totalité du parc roulant, s’appuie désormais sur les méthodes techniques élaborées par le Cesvi France, issues des préconisations constructeurs et enrichies par l’expérience de terrain.

Pour Amaury de Pascal, directeur général de DAT France, cette évolution répond à une attente forte de la profession : "Être capable de réparer vite, bien, avec la bonne méthode et la bonne pièce au juste prix, c’est l’essence même de cette intégration dans weDAT."

En parallèle, l’intégration des contenus techniques du Cesvi permet aux réparateurs de sécuriser chaque intervention. Les procédures couvrent aussi bien la réparation d’éléments soudés que le remplacement de vitrages ou le calibrage des Adas, tout en intégrant des essais de validation sur les pièces reproduites. "Notre mission est d’accompagner les réparateurs avec des contenus fiables et immédiatement opérationnels. L’accès direct à ces données via weDAT représente un véritable levier de sécurité, d’efficacité et de gain de temps", souligne Nadia Bestaoui, directrice technique du Cesvi.

La reproduction de pièces au service de la réparabilité

Autre nouveauté, le catalogue de pièces refabriquées de GRYP est désormais interfacé avec weDAT. Les réparateurs peuvent ainsi identifier en temps réel des composants spécifiques, certifiés conformes aux exigences techniques, et les commander directement depuis l’interface de chiffrage.

"L’intégration de notre catalogue permet aux réparateurs de pallier immédiatement l’indisponibilité de pièces comme des fixations de phares ou des supports de radars. Cela favorise la réparation plutôt que le remplacement et contribue à réduire les délais tout en améliorant les marges des ateliers", explique Gauthier Laviron, fondateur de GRYP.

Cette nouvelle offre sera présentée en avant-première sur le stand de DAT France à Equip Auto Paris 2025, du 14 au 18 octobre. Elle s’accompagne d’une formule de lancement incluant l’abonnement à weDAT, l’accès illimité aux fiches du Cesvi et l’interfaçage avec le catalogue GRYP, proposée à un tarif préférentiel. Une initiative qui illustre la volonté des trois partenaires d’apporter une réponse concrète aux enjeux de réparabilité dans un secteur en pleine mutation.

Schaeffler et Revolte s’allient pour démocratiser la réparation des véhicules électriques

Après Mister- Auto, c'est au tour de Schaeffler de s'associer à Revolte. Ce partenariat représente pour l'équipementier et le spécialiste de la maintenance de véhicules électrifiés une opportunité de développer des synergies en matière de formation technique et d'accès à des solutions de réparation innovantes.

La montée en compétence des ateliers est au cœur de cette alliance. Le groupe Schaeffler mise notamment sur sa plateforme Repxpert, qui propose formations et supports techniques sur les technologies d’électromobilité.

Avec ce partenariat, Schaeffler et Revolte entendent répondre à un double défi : rendre l’entretien des modèles électrifiés plus abordable pour les automobilistes, tout en outillant la rechange indépendante pour qu’elle reste compétitive face aux réseaux constructeurs.

Des expertises complémentaires

De son côté, Revolte renforce l'offre pédagogique de son académie, afin d’accompagner les ateliers dans l’acquisition des compétences nécessaires aux interventions sur les modèles à batterie.

Pour rappel, la jeune entreprise, désormais associée au groupe Macif et IMA, développe également son réseau de Garages Branchés pour aider les ateliers à se lancer dans l'électrique.

Sa mission est de prolonger la durée de vie des véhicules hybrides et électriques, y compris leurs batteries. Revolte E-Garages propose des devis jusqu'à 90 % moins chers que le remplacement par du neuf.

L'équipementier se met à la page de l'électrification

De son côté, Schaeffler propose des solutions de réparation pour véhicules hybrides et électriques, telles que les RepSystem-G et RepSystem-M. L'intégration de Vitesco Technologies au sein du groupe Schaeffler a marqué un saut qualitatif dans l'offre technologique de l'entreprise, ils ont progressé dans le domaine de l'électrification et de l'électronique avancée.

"Les deux entreprises partagent la volonté de faciliter la réparation durable et rentable des véhicules tout au long de leur vie. À cet égard, Schaeffer s'engage à proposer des solutions innovantes pour tous les défis que pose la nouvelle mobilité", souligne Hervé Moreau, directeur commercial & marketing  de Schaeffler VLS France.

Forvia Hella présente ses nouveautés pour Equip Auto

Forvia Hella cherche à poser son empreinte dans le secteur de la rechange automobile. À l'occasion du prochain salon Equip Auto, le groupe franco-allemand mettra en avant son savoir-faire avec deux innovations : une nouvelle gamme de pièces de rechange destinées à la gestion thermique et son dernier outil d'étalonnage Adas : le CSC-Tool X 20.

Le CSC-Tool X 20, un outil qui facilite le travail des réparateurs

Pour les 50 ans du salon, Hella mettra donc en lumière son portefeuille de produits dédiés à la gestion thermique avec une couverture complète des besoins en climatisation et en refroidissement moteur. Cette nouvelle gamme compte déjà 1 200 références et atteindra les 6 000 références d'ici 2027. Compresseurs, radiateurs, condenseurs viendront se mêler aux solutions électroniques de l'équipementier (thermostats, capteurs) afin de proposer une couverture complète des systèmes thermiques.

Présenté l'année dernière lors du salon Automechanika Francfort, le nouvel outil CSC-Tool X 20 conçu par Hella Gutmann fera son entrée officielle en France et sera lui aussi présenté à Equip Auto. Doté de deux caméras 3D, d'une intégration cloud et d'une compatibilité avec les solutions Mega Macs, l'équipement apporte des évolutions majeures dans le calibrage d'Adas. Le CSC-Tool X 20 se veut plus précis et plus rapide pour améliorer l'efficacité des ateliers.

À noter que l'outil a d'ailleurs été présélectionné pour les 40e Grands Prix Internationaux de l’Innovation Automobile, dans la catégorie "Outillage et équipements de garage".

Les experts d'Hella en interaction avec le public

Forvia Hella profitera également du salon pour exposer sur son stand ses dernières solutions innovantes. Parmi elles, les Macs Remote, Mega Macs S20, MMS20 ou encore le SEG V, un nouvel outil de réglage des systèmes d'éclairage intelligent. Des animations seront également au programme avec des concours pour permettre aux visiteurs de repartir avec de nombreux cadeaux.

Enfin, Hella France dévoilera son nouveau site web, plus moderne et repensé pour mieux mettre en avant ses solutions dans le domaine de l'après-vente.

Niterra s’ouvre de nouveaux marchés avec Toshiba Materials

Niterra a officialisé début septembre l’acquisition de Toshiba Materials, qui a pris le nom de Niterra Materials. L’intégration de cette société au sein du groupe ouvre la voie à de nouveaux investissements dans le domaine des matériaux avancés, avec un accent particulier sur les composants en nitrure de silicium destinés aux applications de mobilité électrique.

Toshiba Materials, un savoir-faire reconnu

Fondée sur l’innovation et la précision, Toshiba Materials s’est imposée au fil des décennies comme une référence dans les matériaux de haute technologie. L’entreprise s’est notamment illustrée en devenant la première au Japon à produire des filaments de tungstène pour ampoules à incandescence. Surtout, elle a acquis une réputation mondiale grâce à son expertise dans les pièces en nitrure de silicium, utilisées notamment dans l’automobile et l’électronique.

En combinant cette compétence avec l’expérience de Niterra en céramique, la nouvelle entité entend accélérer le développement de composants clés pour l’industrie automobile : billes céramiques pour groupes motopropulseurs électriques et substrats de dissipation thermique pour semi-conducteurs de puissance.

Des synergies pour la mobilité électrique

"La création de Niterra Materials est une excellente occasion de tirer profit des technologies que Toshiba Materials a développées, en particulier dans l'industrie automobile. En combinant cette expertise avec celle de Niterra en céramique, nous allons créer des synergies dans des domaines comme la recherche et le développement. Cela nous permettra d'élargir notre base de clients et de donner un coup de pouce important à nos technologies pour les véhicules électriques", souligne Damien Germès, président de la région EMEA et Corporate Officer.

Niterra élargit sa gamme de bougies d'allumage à double métal précieux

Au-delà de l’innovation technique, cette opération s’inscrit, selon l’équipementier, dans le cadre de sa stratégie visant à consolider son activité historique aux moteurs thermiques, tout en développant de nouveaux relais de croissance.

Sonic Equipment, partenaire privilégié des formations aux métiers de l’auto

Pour accompagner la montée en compétence des futurs professionnels, Sonic va équiper plusieurs écoles de référence dans la filière automobile : le (École nationale des professions de l’automobile), Mobipolis (ex-), plusieurs CFA et MFR répartis en France, ainsi que l’École de la Performance, spécialisée dans les sports mécaniques.

Ces établissements bénéficient d’ateliers pédagogiques qui ont été dotés de servantes d’atelier, de modules d’outillages et de rangements professionnels Sonic. Des formations à l’utilisation des outils et un accompagnement personnalisé des formateurs complètent l'offre.

"Être au plus près des futurs professionnels, c’est investir dans l’avenir de toute une filière. Nous sommes fiers que des institutions reconnues aient choisi Sonic pour équiper leurs ateliers pédagogiques", explique Charles Mangin, directeur France de Sonic Equipment.

Des outils pour les apprentis

Pour les responsables pédagogiques, la qualité de l’équipement d’atelier est un facteur déterminant pour préparer les étudiants aux exigences des garages modernes. "Pour former efficacement nos futurs mécaniciens et leur faire découvrir l’outillage utilisé en entreprise, nous avons fait confiance à Sonic Équipement pour aménager notre nouvel atelier", indique Marc Meunier, gestionnaire des plateaux techniques au CFA CCI Le Mans Sarthe.

Même constat du côté du Garac, comme le souligne Xavier Senecal : "Au-delà des produits, nous avons particulièrement apprécié le service et la disponibilité des équipes Sonic, qui nous ont accompagnés avec précision dans la définition d’une solution sur mesure".

Enfin, Guillaume Pantaine, directeur de l’École de la Performance, insiste sur la pertinence technique de ce partenariat : "Deux raisons majeures ont motivé notre choix : la performance des outils et la cohérence des compositions. L’offre Sonic est l’une des plus complètes et évolutives du marché".

Libéralisation des pièces de carrosserie : les constructeurs déboutés

L’information était passé inaperçue. Pourtant, cet arrêt de la Cour de cassation du 11 juin 2025 devrait être l’épilogue du long combat pour la libéralisation des pièces de carrosserie. En effet, cette juridiction déboute certains constructeurs automobiles ayant entamé une procédure auprès d’elle et de la Cour d’appel contre les équipementiers. Plus précisément, ils s'opposaient dans cette affaire à la filiale d'un équipementier espagnol produisant des rétroviseurs pour eux. Celle-ci était notamment accusée de "détention de marchandises présentées sous une marque contrefaisante". Les équipementiers s'opposaient ainsi à la rétroactivité de l'application des premières décisions de l'Union européenne (UE) sur l'ouverture de ce marché à la concurrence.

Limiter la libéralisation

En accusant les équipementiers de contrefaçon pour les modèles antérieurs à 2023, l'objectif des constructeurs était de limiter les effets de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Ce texte transposait notamment une directive européenne mettant fin à la mainmise des constructeurs sur les pièces de carrosserie protégées par des dessins ou modèles. Ceux-ci ayant aussi vu leur protection réduite de 25 à 10 ans. Ces principes étaient notamment défendus par les équipementiers réunis au sein de la Fiev. Leur victoire était aussi attendue par les distributeurs de la Feda et les réparateurs de la FFC et de la FNA.

Effectivement, à la suite de la promulgation de cette loi, certains constructeurs avaient objecté devant la Cour d’appel que cette libéralisation ne concernait que les pièces protégées enregistrés après le 1er janvier 2023. Leur position aurait donc ainsi privé la réforme de sa portée. Elle aurait sérieusement freiné la concurrence sur les modèles de véhicules plus anciens, plus nombreux sur le parc roulant. Mais celle-ci a été repoussé par la justice le 23 mai 2023. Les plaignants s’étaient alors tournés vers la Cour de cassation.

Retarder l’ouverture à la concurrence

C’est donc cette dernière qui vient de confirmer l’arrêt de la Cour d’appel. La justice maintient donc le régime différencié instauré. Depuis 2023, tous les équipementiers peuvent commercialiser les pièces de vitrage. Tandis que les fournisseurs d’origine – livrant les constructeurs pour la première monte – peuvent aussi proposer les autres pièces visibles, à côté de l’offre des marques automobiles. Tandis que la durée de protection de dix ans – après laquelle tous peuvent proposer ces éléments – est confirmée.

Cette ultime bataille judiciaire aura donc finalement retardé l’application de la libéralisation du marché des pièces de carrosserie. En effet, la plupart des équipementiers ont préféré attendre la décision de la justice avant de commercialiser leurs pièces de carrosserie. Ils voulaient ainsi éviter de se faire éventuellement condamner pour contrefaçon.

Désormais, la pièce de carrosserie d’origine devrait donc incessamment arriver sur le marché. Reste maintenant à voir dans quelle mesure elle fera réellement baisser le poste pièces sur la facture des carrossiers. Ce mouvement pourrait ensuite être accentué par l'application de la directive sur clause de réparation, également imposée par l'UE.

Rappels automobiles : le contrôle technique en première ligne ?

Ébranlé par l’ampleur du scandale des airbags Takata, le gouvernement entend tirer les leçons de cette crise. Dans la lignée des recommandations récentes de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), les pouvoirs publics veulent instaurer un nouvel outil réglementaire pour renforcer l’efficacité des rappels, jusqu’ici trop dépendante de la capacité des constructeurs à informer les propriétaires.

Mais trop souvent, des véhicules passaient entre les mailles du filet, faute de contact ou de suivi. Une situation à laquelle entendent mettre fin les ministères de l’Intérieur et de la Transition écologique avec deux textes réglementaires – un décret et un arrêté – qui placeront le contrôle technique au cœur du dispositif.

Des données centralisées et mieux partagées

Concrètement, le projet de décret prévoit que les constructeurs devront transmettre, via l’Organisme technique central (OTC), les données relatives aux véhicules concernés par des rappels jugés graves. Ces informations seront accessibles aux centres de contrôle, qui pourront vérifier si les réparations nécessaires ont été effectuées lors du passage du véhicule.

Les coordonnées des propriétaires seront également collectées au moment du contrôle technique afin de faciliter leur mise en relation avec les constructeurs, dans le respect du RGPD.

Les autorités de surveillance disposeront de nouveaux leviers pour contraindre les constructeurs à remplir leurs obligations. Des sanctions administratives allant jusqu’à 1 500 euros par véhicule sont prévues en cas de manquement à la transmission et à l’actualisation des données. Les centres de contrôle et leurs agents ne seront pas épargnés : eux aussi pourront être sanctionnés, avec des amendes du même montant en cas de non-respect de la réglementation.

Un arrêté pour préciser les modalités

Le projet d’arrêté, qui accompagnera le décret, viendra préciser les modalités pratiques. Les constructeurs devront notifier au ministère et à l’OTC la date et l’ampleur de chaque campagne de rappel. Le ministre des Transports pourra, si nécessaire, requalifier le niveau de gravité d’une campagne.

Les véhicules présentant un danger grave et immédiat seront soumis à une contre-visite assortie d’une défaillance critique, limitant à 24 heures la validité du contrôle technique. L’arrêté encadrera aussi la collecte des données des propriétaires et définira les procédures de sanction applicables aux centres et aux contrôleurs.