Les airbags d'occasion désormais interdits

Un airbag d'occasion ne peut plus servir à une réparation. Avec le décret du 23 octobre 2026 publié au Journal officiel, le gouvernement a explicitement interdit l'installation de coussins gonflables issus du réemploi ou de la réutilisation. Entrée en vigueur le 25 octobre, cette disposition concerne les professionnels comme les particuliers.
Une interdiction au-delà de Takata
Si la mesure intervient dans le contexte du scandale des airbags Takata, sa portée est générale. Le décret complète l'article R. 317-23 du code de la route. Il vise aussi bien les acteurs de la construction automobile que ceux de la déconstruction, de l'entretien et de la réparation.
Pour les ateliers, la conséquence est très claire : un airbag d'occasion ne peut plus constituer une solution de remplacement, même s'il provient d'un véhicule hos d'usage (VHU) non concerné par un rappel.
Précisons que le gouvernement avait préparé le terrain avec un avis publié au Journal officiel le 2 juin. Celui-ci appelait déjà les acteurs du marché à écarter les airbags non neufs de leurs activités.
Deux risques étaient mis en avant. D'abord, le vieillissement prématuré de certaines technologies pyrotechniques, susceptible de rendre le module dangereux. Ensuite, les dommages pouvant résulter du démontage et les incertitudes sur l'état du VHU donneur.
Les airbags exclus du réemploi
L'avis de juin rappelait également que les airbags d'occasion ne figurent pas parmi les pièces issues de l'économie circulaire que les réparateurs doivent proposer en alternative au neuf. Le décret ajoute désormais une interdiction explicite de montage à cette exclusion du dispositif.
Autre règle rappelée : la vente ou la mise à disposition d'airbags aux particuliers est déjà interdite, qu'ils soient neufs ou d'occasion. Il faut donc distinguer cette restriction commerciale de la nouvelle disposition, qui porte sur leur installation dans un véhicule.
