Les Français roulent moins mais tombent toujours plus en panne

Moins de kilomètres au compteur, mais toujours autant de véhicules immobilisés sur le bord des routes. Le paradoxe se confirme dans le dernier bilan estival de l'Union des Assisteurs. Entre juin et septembre 2026, les neuf sociétés membres de l'organisation professionnelle ont traité plus de 2,7 millions de dossiers automobiles, soit une hausse de 1 % sur un an.
Avec ce volume, l'automobile reste de loin le premier métier des assisteurs, qui ont enregistré 3,8 millions de dossiers toutes activités confondues sur cette période, contre 3,7 millions un an plus tôt.
Cette progression légère mais notable des dépannages s’inscrit dans un contexte de recul des déplacements. Selon les estimations des professionnels de l'assistance, les distances parcourues par les automobilistes auraient diminué d'environ 5 % depuis le début de l'année, notamment sous l'effet de la flambée des carburants.
Pour expliquer la hausse des dépannages, l'Union des Assisteurs pointe le vieillissement du parc, associé à un entretien parfois différé pour des raisons budgétaires. À ces facteurs s'ajoutent les épisodes de chaleur et leurs conséquences sur la fiabilité mécanique des véhicules.
L'été 2026 a, en particulier, mis les batteries à rude épreuve. D'après l'Union des Assisteurs, lorsque les températures dépassent 35 °C, le nombre de pannes peut augmenter de 15 à 20 %.
Des assistances plus nombreuses pour les voitures électriques
Si les véhicules thermiques représentent encore l'essentiel des interventions, l'électrification du parc commence également à modifier l'activité des professionnels du dépannage.
L'Union des Assisteurs fait état d'une hausse de 35 % des dossiers concernant les modèles électriques durant l'été 2026. Leur poids reste toutefois très limité dans le volume total des prises en charge.
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