Les marques FAG, INA et LuK passent sous bannière Schaeffler

FAG, INA et LuK ne disparaîtront pas des rayons du jour au lendemain. Mais leur place va changer. À Automechanika Francfort, Schaeffler a dévoilé la première étape d’une profonde réorganisation de son portefeuille aftermarket. Le groupe veut désormais faire de son propre nom la marque centrale de son offre, reléguant progressivement ses trois signatures historiques au second plan.
Le mouvement débutera au deuxième trimestre 2027 avec FAG. Ses emballages adopteront une nouvelle identité visuelle donnant davantage de poids au nom Schaeffler. INA et LuK conserveront, dans un premier temps, leur présentation actuelle avant d’être intégrées à leur tour au dispositif.
Pour Jens Schueler, CEO de la division Vehicle Lifetime Solutions (VLS), cette évolution répond d’abord à un enjeu de lisibilité. "Jusqu'à présent, Schaeffler était notre marque d'entreprise. Demain, Schaeffler sera aussi notre marque de produits", a-t-il expliqué à Francfort.
Une transition, pas une disparition
L'équipementier avance néanmoins avec prudence sur un sujet sensible. FAG, INA et LuK disposent chacune d’une forte notoriété dans leurs spécialités respectives, parfois construite sur plusieurs décennies. Il n’est donc pas question de les effacer brutalement.
Les trois noms continueront d’apparaître sur les produits et conserveront un rôle de repère pour les professionnels. Références, caractéristiques techniques, catalogues, accords commerciaux et processus de commande doivent également rester inchangés. La mutation portera d’abord sur la présentation de l’offre et les supports de communication.
"Il y aura encore un peu de FAG, un peu de LuK et d'INA. C'est une transition que nous allons mener avec précaution pour aller vers Schaeffler", précise Jens Schueler.
Cette stratégie confirme une évolution de fond. À terme, le groupe entend réduire la coexistence de plusieurs identités commerciales au profit d’une signature commune. "Nous pensons que cette réduction de la complexité, de trois marques vers une seule, est bénéfique pour notre activité aftermarket", souligne le dirigeant.
Pour les distributeurs, Schaeffler met notamment en avant une communication simplifiée. Côté ateliers, le groupe espère surtout rendre son offre plus facile à identifier, alors que son périmètre technique ne cesse de s’élargir.
Un portefeuille devenu plus large
Cette réorganisation accompagne en effet une autre évolution : Schaeffler veut moins segmenter son offre selon les technologies de motorisation. Plutôt que de juxtaposer des gammes dédiées au thermique, à l’hybride ou à l'électrique, l'équipementier entend présenter un seul ensemble de solutions couvrant les différents véhicules susceptibles d'entrer dans un atelier.
"Nous nous sommes demandé si nous devions avoir un portefeuille thermique, un portefeuille électrique ou encore un portefeuille électrifié. Mais ce n'est peut-être pas ce que veut notre client. Il veut simplement un guichet unique, quel que soit le véhicule qui entre dans l'atelier", résume Jens Schueler.
Aux activités historiques liées au moteur, à la transmission et au châssis s'ajoutent ainsi de nouveaux domaines comme l'e-mobilité et la gestion thermique. L'intégration de Vitesco apporte également au groupe des compétences supplémentaires dans les capteurs, l'électronique, les calculateurs ou la gestion de l'énergie. Repxpert complète cet ensemble sur le terrain des informations techniques et des services destinés aux réparateurs.
