Comment NPS compte relancer ses ventes

Le spécialiste des pièces pour véhicules japonais et sud-coréens retrouve les salons. Deux ans après sa sortie du redressement judiciaire, Nippon Pièces Services était présent à Automechanika Francfort, du 8 au 12 septembre 2026. L’occasion de renouer avec ses clients internationaux et de présenter une organisation profondément remaniée.
L’entreprise nordiste a renoncé au développement de plusieurs implantations à l’étranger. Elle a fermé ses structures en Italie et en Belgique, mais conservé sa filiale espagnole et son bureau d’achats au Japon. L’export représente aujourd’hui 15 à 20 % de son chiffre d’affaires, contre jusqu’à 50 % auparavant.
"Nous sommes revenus à une structure et une équipe plus restreintes", explique Jean-François Desmet, codirigeant de NPS avec son frère Olivier. Le fournisseur compte désormais un peu moins de 50 collaborateurs, équipe logistique comprise. Pour approvisionner les distributeurs, il conserve son dépôt central près de Lille et s’appuie sur des plateformes partenaires à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon et Gennevilliers.
Un catalogue élargi, des stocks mieux ciblés
Les effectifs ont diminué, mais l’offre s’est étoffée. NPS a notamment intégré la gamme Goom (20 000 références), consacrée à la liaison au sol et à l’environnement moteur, ainsi que le programme de carrosserie Van Wezel. Pour ce dernier, les produits sont proposés sur commande.
"Nous stockions beaucoup de pièces de ce type, mais cela occupait trop de surface et la rotation n'était pas suffisante sur les véhicules asiatiques", précise Jean-François Desmet. Suivant la même logique, NPS a arrêté les grands échappements, volumineux et contraignants à transporter, tout en conservant les catalyseurs.
Le fournisseur reste spécialisé dans les marques japonaises et sud-coréennes, mais son catalogue déborde depuis plusieurs années ce périmètre. Les références communes à différents constructeurs, notamment au sein de l’alliance Renault-Nissan, lui ont permis de couvrir progressivement davantage de modèles européens.
NPS propose aussi des pièces pour les Tesla Model 3, Y, S et X : filtres, amortisseurs, rotules ou encore biellettes. "C'est un segment qui fonctionne très bien", affirme Jean-François Desmet. Au total, l’entreprise revendique 230 familles de produits et 50 000 références dans son catalogue. Un assortiment plus large, sans pour autant revenir à une politique de stockage systématique.
Les marques chinoises en ligne de mire
Jean-François Desmet chiffre l’activité actuelle à environ un million d’euros par mois. "Nous visons des progressions annuelles régulières de l'ordre de 5 à 10 %, qui pourront être ponctuellement renforcées par la signature de grands accords commerciaux", indique-t-il. La croissance doit aussi aider NPS à mieux rentabiliser sa structure resserrée.
Le fournisseur prépare en parallèle le référencement de pièces pour les marques chinoises. BYD et MG génèrent déjà quelques demandes, selon son codirigeant, mais les volumes restent modestes : une grande partie de ces véhicules est encore récente et sous garantie. Pour NPS, l’enjeu est de disposer des bonnes références lorsque leurs besoins d’entretien commenceront à se multiplier.
