Le réseau Siligom revoit son identité pour marquer son évolution

L'histoire de Siligom illustre l'évolution d'un segment entier de l'après-vente automobile. Fondé en 1998 comme enseigne dédiée au pneumatique, le réseau a progressivement élargi son périmètre d’activité. Aujourd'hui, les 220 points de vente de la marque, répartis en France et au Maroc, proposent plus de 500 prestations couvrant l'entretien courant et la réparation automobile.

Le pneumaticien précise que cette diversification répond à une demande croissante de la clientèle, particuliers comme professionnels, qui recherche des interlocuteurs capables de prendre en charge l'ensemble de ses besoins. Le réseau, qui emploie près de 1 000 collaborateurs, a donc choisi de matérialiser cette mutation par un changement d'identité graphique.

Un nouveau logo pour Siligom

Le nouveau logo marque une rupture visuelle nette. Les lettres "GO" dans le nom de l'enseigne bénéficient d’une typographie distincte. Cette modification symbolise l'élan et la projection vers l'avenir que souhaite incarner la marque.

Cette refonte graphique s'accompagne d'une révision complète de la signalétique. Trois concepts d'enseignes verront le jour selon les activités proposées par chaque centre : Siligom Centre Auto, Siligom Industriel, ou Siligom Centre Auto & Industriel. Cette approche permet d'afficher clairement les compétences de chaque point de vente.

Un déploiement sur le terrain dès février

"Ces dernières années, nous avons mené un travail de fond avec nos adhérents pour faire évoluer nos offres et devenir un véritable réseau multispécialiste. Cette transformation nous permet de répondre toujours mieux aux attentes de nos clients et aux évolutions de notre marché. Cette nouvelle charte graphique, que nous allons collectivement arborer avec fierté, incarne pleinement notre nouveau positionnement", se félicite Olivier Pasini, directeur général de Siligom.

La nouvelle charte a été présentée lors de la convention annuelle du réseau, organisée fin janvier à Amsterdam (Pays-Bas). Si les outils de communication internes ont déjà adopté les nouvelles couleurs, le déploiement en points de vente débutera en février. Au-delà de la signalétique extérieure, les espaces d'accueil bénéficieront également d'un nouveau mobilier pensé pour améliorer l'expérience client.

Alliance Experts se tourne vers l'intelligence artificielle pour améliorer la relation client

RSE et IA font-elles bon ménage ? Chez Alliance Experts, l’un des plus importants cabinets français d’expertise automobile, la réponse est bien "oui". Ces dernières années, l’entreprise a fortement investi le champ de la responsabilité sociétale des entreprises, tout en observant de près le potentiel des outils fondés sur l’intelligence artificielle.

C’est précisément autour de l’articulation entre ces deux orientations qu’Alliance Experts a choisi de structurer les réflexions de son dernier symposium. Organisé le 23 janvier 2026 à l’Automobile Club de France, l’événement a réuni les principaux acteurs de l’assurance ainsi que les fournisseurs de services spécialisés dans la réparation-collision.

Répondre aux déceptions des assurés

"Les trois premières éditions de notre symposium étaient consacrées à la RSE. Depuis, Alliance Experts est devenue une entreprise à mission", a rappelé François Mondello, président d’Alliance Experts. Une transformation qui s’est déjà traduite par des résultats concrets : en un an, les 74 agences du groupe sont parvenues à réduire de 18 % leur impact environnemental global. Un effort que le dirigeant entend poursuivre, tout en menant plusieurs combats de front.

L’adoption de l’intelligence artificielle en fait désormais partie. Certains partenaires du cabinet y ont déjà recours, à l’image de l’assureur Allianz. Sa filiale Solvd s’appuie sur un outil capable de qualifier automatiquement les dommages d’un sinistre, d’évaluer la mission à conduire et d’identifier une éventuelle perte totale du véhicule. Mais une fois l’expert missionné, l’assureur se retire du processus. Les seuls retours qu’il reçoit concernent alors des situations de dysfonctionnement, lorsque les assurés expriment leur mécontentement, à la fois vis-à-vis de leur assurance et du travail de l’expert.

C’est précisément pour prévenir ces situations qu’Alliance Experts envisage de mobiliser l’IA. Une enquête menée par son service communication a mis en lumière un malaise récurrent chez certaines victimes de sinistres. "Mon service a été géré, mais je ne me suis jamais senti pris en charge. Cela vient du fait que le parcours client est moins pensé pour l’assuré que pour la gestion de dossier", résume Angèle Simon, responsable communication d’Alliance Experts.

Des algorithmes au secours de la relation client

Les résultats de cette enquête sont éloquents. Les assurés attribuent d’excellentes notes aux experts pour leur compétence technique (4,8/5) et pour leur respect des procédures (4,3/5). En revanche, celle qui mesure l’expérience client globale plafonne à 2,8/5.

En cause : une compréhension souvent imparfaite des délais et des différentes étapes du traitement du dossier. Des étapes qui varient selon les situations et qu’il n’est pas toujours simple de restituer clairement à l’assuré, d’autant plus dans un contexte de charge de travail élevée, aussi bien du côté des compagnies d’assurance que des cabinets d’expertise.

Face à ce constat, Alliance Experts défend une idée a priori paradoxale : les algorithmes pourraient contribuer à réintroduire de l’humanité dans la relation client. "Il n’y a pas de business performant sans processus robuste. Et dans ce domaine, l’IA est un moyen «d’augmenter» nos experts, mais aussi d’appuyer les professionnels dans l’administration du pôle de gestion clients", estime François Mondello.

Nouvelles IA en vue

Plus concrètement, alors que les échanges avec l'assuré peuvent parfois durer des semaines, les algorithmes permettent de gagner du temps, qui peut alors être réinvesti dans la relation client.

Aujourd’hui, les usages se concentrent principalement sur l’IA d’assistance et d’intendance. Mais, selon Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique du laboratoire LaborIA, les années 2030 verront émerger une "IA de confiance", capable de prendre en charge des processus critiques. À plus long terme, dans une vingtaine d’années, une IA "de bon sens" pourrait devenir décisionnelle et prédictive. L’enjeu sera alors de savoir exploiter ces technologies pour accroître les capacités humaines, plutôt que de s’y substituer.

Le secteur de la réparation-collision n’échappera pas à ces transformations. Déjà en pleine mutation, ses métiers devraient encore évoluer sous l’effet de l’IA. Consciente de ces bouleversements à venir, Alliance Experts ne souhaite pas se laisser distancer.

C’est pourquoi le cabinet annonce que l’intelligence artificielle constituera l’un de ses axes de travail prioritaires pour les trois prochaines années. Celles-ci le verront notamment adopter de nouveaux outils l'exploitant. Ainsi dès 2027, ses flux seront automatisés à l'aide de ce type de technologie.

Conserver une cohérence environnementale et humaniste

Dans un premier temps, les systèmes employés seront mis en place à partir de plateformes, en mode distanciel. Mais dans un second temps, les outils IA dévolus à des tâches spécifiques seront autant que possible implantés localement, dans les agences. L'objectif sera alors de limiter leur énorme impact environnemental, en réduisant leur appétit énergétique.

En effet, Alliance Experts veut les utiliser en conservant sa cohérence vis-à-vis de ses engagements durables d'entreprise à mission. Son emploi de l'IA pour améliorer son efficacité et humaniser le service aux sinistrés doit augmenter le moins possible ses émissions de CO2. D'autant plus que la directive européenne CSRD impose au cabinet – comme à ses partenaires assureurs – de publier son bilan carbone depuis 2024… Raisons pour lesquelles les experts étendent leur réflexion à tous les impacts de ces futures pratiques.

Néanmoins dans l'immédiat, l'emploi de l'IA dans le domaine de la gestion administrative devrait rapidement apporter de la valeur ajoutée dans les relations avec les clients. Ce terrain sera aussi celui de l'expérimentation d'une pédagogie incontournable pour l'expliquer à tous – salariés utilisateurs, partenaires et assurés. Car certains aspects de cette technologie peuvent faire peur et nécessitent de maîtriser ses usages. En effet, faute de réglementation pour l'instant, "utiliser l'IA s'est comme conduire un véhicule sans permis, sur une voie dépourvue de code de la route", décrit Yann Ferguson. Dans ce contexte, Alliance Expert s'inscrit parmi ceux qui l'explorent pour en tirer le meilleur parti, dans une perspective progressiste et humaniste.

E.Leclerc étend la pose de boîtiers éthanol dans son réseau

Plus de 50 centres L’Auto E.Leclerc installent des kits de conversion automobile au Superéthanol-E85. Il s'agit de boîtiers fabriqués par Biomotors – l'un des deux principaux fournisseurs de boîtiers homologués. Ceux-ci permettent d'optimiser la consommation de ce carburant environ 40 % moins coûteux que le Super traditionnel et plus écoresponsable. Aussi, après avoir commencé à tester ce service en 2023, le groupe de grande distribution compte l'étendre à ses 126 centres autos en 2026.

L'enseigne adossée au groupe de distribution veut ainsi rendre cette prestation accessible au plus grand nombre d'automobilistes. Cela, jusque dans les zones rurales et périurbaines, où elle observe une hausse de la demande de boîtiers. Elle explique pouvoir la réaliser sur la majorité des véhicules en quelques heures. Cette opération peut être assortie d’un financement sans frais – les économies de carburant couvrant, partiellement ou pas, les échéances proposées.

Stratégie globale

En effet, les conducteurs franchissant ce pas pourraient réduire immédiatement le coût de leur consommation de carburant. E.Leclerc affirme qu'en 2025 l'adoption de l'E85 a permis aux automobilistes parcourant 13 000 kilomètres en moyenne de réaliser annuellement plus de 700 euros d'économie. Un calcul effectué avec un véhicule consommant 7 litres aux 100 kilomètres – soit 52 euros d'économie par plein de 55 litres. Dans ces conditions, l'enseigne précise que ces véhicules réduisent également de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre et les particules fines de 90 %.

Parallèlement, près de six stations-service sur dix du groupe distribuent ce même biocarburant. Une part qu'il compte également améliorer dans le cadre de sa stratégie commerciale, sociétale et environnementale. Ainsi, "quand une solution permet à la fois de rouler moins cher et de réduire les émissions, il faut la rendre disponible au plus grand nombre, déclare Michel-Édouard Leclerc.

Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc ajoute : "Nous souhaitons également atteindre l’objectif de réduction d'empreinte carbone que nous avons fixé : 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre en moins d'ici 2035". Mais reste à voir si cette annonce de l'enseigne suffira à redynamiser un marché qui a notamment connu un important ralentissement de 2023 à 2025.

LKQ envisage sa mise en vente

L’annonce risque de faire grand bruit. LKQ Corporation a confirmé que son conseil d'administration travaillait avec ses conseillers financiers pour "évaluer les alternatives stratégiques, y compris une vente potentielle du groupe". Mandaté pour accompagner cette démarche, BofA Securities pilote les discussions avec les investisseurs, tandis que le cabinet juridique Wachtell, Lipton, Rosen & Katz assure le volet légal.

Dans un communiqué officiel, John Mendel, président du conseil d'administration, justifie cette initiative par la nécessité de "maximiser les retours pour les actionnaires". Il précise que le conseil cherche à "identifier le meilleur chemin pour débloquer une valeur qui n’est pas reflétée dans la valorisation actuelle".

Aucun calendrier définitif n’a été fixé pour cet examen, et le groupe précise qu’aucune transaction n’est garantie. LKQ s’est par ailleurs engagé à ne pas commenter l’évolution du dossier, sauf si la loi ou les circonstances l’exigent.

Un avenir européen en question

Cet arbitrage stratégique de LKQ s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la direction et certains actionnaires. Depuis plusieurs mois, le fonds activiste Ananym Capital exerce une pression soutenue sur le management, réclamant la cession des activités européennes jugées peu performantes et un recentrage sur le marché nord-américain.

Les chiffres illustrent le malaise. En un an, la capitalisation boursière de LKQ a fondu de près de 20 %, malgré plusieurs opérations de cessions d’actifs. Le titre, désormais valorisé à huit milliards de dollars, afficherait un retard de 33 % sur douze mois par rapport à ses concurrents, de 113 % sur cinq ans et de 253 % sur dix ans, selon Ananym Capital.

Face à ces critiques, le directeur général Justin Jude a défendu la stratégie actuelle lors de la présentation des résultats trimestriels. "Les défis en Europe touchent toute l’industrie, mais LKQ a montré par le passé sa capacité à réussir dans des environnements complexes. Nous pouvons obtenir les mêmes résultats sur le Vieux Continent", a-t-il affirmé.

Pour tenter de redresser la barre, LKQ a déjà amorcé un mouvement de recentrage. L’été dernier, le groupe a cédé son activité de self-service au fonds Pacific Avenue Capital Partners pour 410 millions de dollars. Plus récemment, selon l’agence Reuters, la mise en vente de Keystone Automotive Industries, sa division de pièces de carrosserie en Amérique du Nord, aurait été lancée. Cette entité serait valorisée autour du milliard de dollars.

Meyle investit le marché de la suspension pneumatique

Longtemps réservée aux réseaux constructeurs, la suspension pneumatique s'ouvre de plus en plus au marché indépendant. Meyle annonce, en effet, la commercialisation d'une gamme complète comprenant amortisseurs pneumatiques, ressorts et capteurs de régulation de niveau.

Au lancement, la gamme couvre les modèles les plus répandus chez Audi, BMW, Mercedes-Benz et Land Rover, ainsi que d'autres marques premium. Meyle prévoit d'étoffer progressivement son catalogue pour élargir la couverture du parc. Les produits sont conditionnés dans un emballage avec un système de barquettes, exempt de mousse, facilitant le transport et la manipulation en atelier.

Avec cette nouvelle offre, l'équipementier entend combler un vide sur ce segment où les ateliers indépendants devaient jusqu'ici composer entre des pièces d'origine onéreuses et des solutions alternatives aux performances parfois limitées.

Une réponse au vieillissement du parc

Le pari de Meyle s'appuie sur une réalité du terrain : les véhicules équipés de suspensions pneumatiques vieillissent et sortent progressivement des garanties constructeurs. L'âge moyen du parc européen atteint désormais 12,5 ans (11,2 ans pour la France). Cette évolution génère naturellement un besoin croissant en pièces de rechange pour des systèmes complexes qui nécessitent des interventions régulières.

"Avec cette nouvelle gamme de produits, nous répondons à une demande de plus en plus forte sur le marché des pièces de rechange", confirme Sönke Schwenck, responsable des gammes refroidissement, filtration et amortissement chez Meyle. "Les véhicules passent de plus en plus de temps sur la route. Plus l'âge et le kilométrage augmentent, plus le risque de panne est élevé, ce qui accroît le besoin en pièces de rechange pour les suspensions pneumatiques."

Les analystes de Mordor Intelligence confirment cette tendance avec des projections qui donnent le vertige : le marché mondial des suspensions pneumatiques devrait bondir de 12,63 milliards de dollars en 2025 à 18,96 milliards en 2030, soit une progression annuelle de 8,47 %. Le segment aftermarket afficherait quant à lui une croissance de 7,72 % par an.

Des composants conformes aux spécifications constructeurs

Meyle a développé sa gamme en collaboration avec des partenaires expérimentés, en respectant les cahiers des charges d'origine. Les soufflets et ressorts pneumatiques sont fabriqués selon un procédé de bobinage spécifique à chaque application, avec des techniques variées (croisé, multicouche ou droit) selon les exigences des constructeurs. L'électronique embarquée et le contrôle actif de l'amortissement reproduisent fidèlement les fonctionnalités d'origine.

L'équipementier a porté une attention particulière aux capteurs de régulation de niveau, testés individuellement avant commercialisation. Objectif : garantir une intégration parfaite dans les systèmes électroniques des véhicules, sans limitation fonctionnelle ni risque d'étanchéité.

PHE confie les ressources humaines du groupe à Laurent Gasse

La fonction ressources humaines de Parts Holding Europe (PHE) a changé de visage. Depuis début janvier 2026, le groupe a nommé Laurent Gasse à la tête des RH.

"Nous nous réjouissons de l’arrivée de Laurent Gasse. Son expérience sera un atout majeur pour accompagner dans la continuité le développement de PHE et son expansion européenne", souligne Stéphane Antiglio. Le président du groupe insiste également sur la dimension culturelle de cette mission, "au sein d’une organisation décentralisée animée d’une véritable dynamique entrepreneuriale".

Rappelons que PHE rassemble plus de 10 000 collaborateurs en Europe de l’Ouest, et poursuit une stratégie d’expansion appuyée de ses réseaux de distribution VL et PL.

Titulaire d’un DESS et d’un doctorat en droit social, complétés par un Executive MBA de l’Essec, Laurent Gasse s’appuie sur plus de 30 ans d’expérience dans les ressources humaines. Son parcours l’a conduit à occuper des fonctions de direction au sein de groupes industriels, notamment chez Soufflet et Eternit, avant de rejoindre en 2021 le groupe Aéroports de Paris, où il exerçait jusqu’à récemment les fonctions de DRH.

Apprau à l’heure des transformations

Les chiffres, cette fois, ne sont pas seulement comptables. Dans les 12 prochains mois, Apprau célébrera une série de dates marquantes : les 20 ans d’Apprau, les 40 bougies d’Adipa ainsi que les 70 ans de Dasir – anniversaire que Pascale Lefeuvre entend fêter en même temps que les 80 ans de son père, Alain, fondateur de l’entreprise en 1956.

Ces jalons auraient pu donner à la plénière du groupement, organisée le 5 novembre lors de son séminaire, un parfum de commémoration. Ce fut tout l’inverse. La séance a, au contraire, déroulé une séquence très opérationnelle, résolument tournée vers les chantiers en cours.

Une progression dopée par les animations et les outils

C’est Yasmina Ben Aïssa, directrice opérationnelle, qui a ouvert la plénière en dressant un premier bilan de l’exercice. Malgré une conjoncture en demi-teinte pour le marché de l’après-vente, le groupement devrait afficher un chiffre d’affaires consolidé de 130 millions d’euros, en hausse de 8 %. "Nous sommes particulièrement satisfaits de cette performance", a-t-elle souligné.

Ces résultats, les plateformes Apprau les doivent avant tout à leur stratégie commerciale, reposant sur les 300 contrats tripartites noués avec leurs nombreux partenaires. Fort de son rôle de "dépanneur" indépendant, le groupement dispose également d’accords nationaux avec plusieurs grands noms du marché (Stellantis, Autodistribution, Flauraud, etc.).

Une position qui s’est révélée une fois encore avantageuse cette année, face aux défaillances observées chez plusieurs acteurs du marché. "Sur ce marché, nous pallions les difficultés logistiques des autres, et nous en profitons forcément", confie Yasmina Ben Aïssa.

Autre pilier du développement de la centrale : l’application Apprau. Présentée l’année dernière, la solution poursuit son ascension, avec plus de 600 distributeurs inscrits et 300 retours de questionnaires. L’outil sert aussi de socle à des enquêtes, challenges commerciaux (Apprau Games) et promotions flash.

En parallèle, l’année a également été rythmée par une série d’opérations menées avec Bosch, mobilisant 15 commerciaux Apprau autour de plans d’action structurés. "Les fournisseurs sont de plus en plus nombreux à proposer des projets. L’an prochain, nous sélectionnerons celui qui répondra le mieux à nos attentes", indique la dirigeante.

Enfin, rappelons que l’exercice d’Apprau a été également animé par une participation au dernier salon Equip Auto. Une première en solo pour le réseau de plateformes. Fort de ces différentes actions, le groupement a pu enregistrer une hausse notable de ses ventes dans plusieurs familles de produits : +12 % sur la pièce technique, +22 % sur la climatisation – portée par un été particulièrement favorable – et +15 % sur le freinage.

"Après une progression de 28 % l’an dernier, nous espérons aussi une nouvelle croissance pour l’embrayage, produit phare du groupement", ajoute Yasmina Ben Aïssa.

Des plateformes en pleine transition

La plénière a aussi permis aux dirigeants d’exposer leur trajectoire et leurs ambitions. Chez Adipa, le président Laurent Ferré n’a pas éludé les difficultés liées au changement d’ERP, à l’origine d’une année en retrait. "En 2025, Adipa n’a pas participé à la progression du groupement Apprau, et cela n’a échappé à personne. La raison en est simple : le changement d’ERP qui ne s’est pas déroulé comme prévu… Je remercie nos partenaires pour leur soutien malgré notre baisse d’activité", a-t-il exprimé, précisant que l’entreprise n’était "absolument pas en danger".

Du côté de Chaussende & Fils, 2025 a marqué les 40 ans de l’entreprise, fêtés à Montpellier, et surtout l’arrivée de Lisa Chaussende à la direction, aux côtés de son père Olivier. Le dirigeant et sa fille ont présenté un plan de transformation sur trois ans visant à rendre la structure moins dépendante du dirigeant historique. "À 63 ans, je me suis donné trois ans pour organiser l’entreprise afin de mieux faire notre métier et aller vers un organigramme cible visant à me sortir de l’opérationnel", confie-t-il.

À l’issue de cette période, le distributeur, qui compte deux plateformes (à Marseille et Toulouse), espère conforter son modèle avec la création d’un troisième dépôt, dont la localisation reste à déterminer. Au terme de ces trois ans, Lisa Chaussende décidera si elle souhaite continuer l’aventure…

Pour les Nordistes de Motor-Parts, 2025 fut une année de restructuration pour préparer l’avenir. Le groupe belge emmené depuis fin 2021 par les frères Jérôme, Harold et Thomas van den Bosch veut poursuivre sa croissance en s’appuyant sur son implantation tricolore, pilotée par David Cousin. "Il y a quatre ans, nous nous étions fixé un objectif ambitieux : doubler le chiffre d’affaires. Il nous reste un an, et nous ne sommes pas loin du but", précise Jérôme van den Bosch.

Apprau conforte son modèle

Enfin, du côté de Dasir, la présidente Pascale Lefeuvre a détaillé deux temps forts. Tout d’abord, l’ouverture de la plateforme de Vitrolles, inaugurée officiellement à la fin de l’été, qui renforce le maillage d’Apprau en PACA. Autre actualité majeure pour Dasir : son intégration au sein du groupe GBH, effective depuis octobre. "Je resterai à la tête de Dasir encore un certain nombre d’années", a-t-elle insisté, en précisant que ce rapprochement était "une continuité logique" pour l’entreprise familiale.

Si l’arrivée de Dasir dans le giron de GBH a suscité quelques interrogations sur l’avenir d’Apprau, Yasmina Ben Aïssa écarte toute remise en cause de l’unité du groupement. "Ils ont la volonté de continuer vers cette même lancée", assure-t-elle. La dirigeante souligne que chaque entité demeure dirigée par des familles ou des équipes inscrites dans la continuité, un élément qui, selon elle, renforce la cohésion du réseau.

Une certitude demeure : Apprau continuera de se développer en misant sur son modèle de partenariat et sur une condition sine qua non – l’indépendance locale alliée à une mutualisation réfléchie des services. De véritables atouts dans un marché incertain qui reste sous tension. "Le client demande du prix, du prix, du prix", résume Yasmina Ben Aïssa. Mais elle l’affirme, pas question de céder aux sirènes de la MDD.

"Nous avons toujours eu pour démarche de travailler avec des équipementiers premium. Pour nous différencier, nous misons sur le service."

Des projets structurants pour 2026

Au-delà de la cohésion interne, Apprau avance sur plusieurs chantiers structurants qui doivent consolider son modèle dans les années à venir. La priorité est donnée au déploiement de la version web de l’application Apprau, réclamée par les distributeurs et désormais finalisée. Cet accès élargi doit permettre d’augmenter l’usage de la plateforme, jusqu’ici concentré sur la version mobile, et de faciliter son accessibilité.

Autre projet stratégique : la montée en puissance de l’Apprau Box. Cette interface, qui mutualise les stocks des plateformes, franchit une nouvelle étape avec les premières connexions directes à certains équipementiers. L’essai mené cette année avec Depa s’est révélé concluant et ouvre la voie à d’autres partenariats simplifiés.

L’objectif est double : offrir une nouvelle ligne de produits aux clients des plateformes Apprau, sans contraindre ces dernières à investir dans leur stockage. "Ces accords simplifiés nous donnent la possibilité d’intégrer un fournisseur en reliant ses stocks à la Box. Si le marché répond, les plateformes choisissent ensuite les références à stocker", détaille Yasmina Ben Aïssa.

Une méthode pragmatique qui permet aux membres Apprau d’élargir leur offre sans prise de risque excessive. Cette capacité à ajuster rapidement son offre traduit bien l’état d’esprit du groupement, qui avance sans renier ses fondamentaux. À l’automne prochain, Apprau fêtera ses 20 ans. Un anniversaire que le réseau de plateformes prépare comme une étape charnière avant une nouvelle phase de croissance.

Napa enrichit son offre de consommables avec quatre produits d'entretien technique

Après avoir progressivement structuré le catalogue de sa marque Napa, Alliance Automotive Group propose désormais quatre produits d'entretien technique. Ces solutions ont été développées pour la maintenance préventive et les interventions curatives des équipements électriques et mécaniques.

L'offre se compose d'un dégrippant lubrifiant multifonction sans silicone en format 400 ml, capable d'éliminer les graisses, débloquer les mécanismes grippés et assurer une protection anticorrosion. Autre nouveauté : une graisse blanche au lithium, pensée pour les pièces soumises à forte pression et frottements intenses, avec des propriétés antirouille.

Napa propose également un nettoyant contact qui traite les problématiques d'oxydation et de résidus sur les connexions électriques et électroniques. Enfin, la marque s’étoffe d’une graisse silicone en spray transparente permettant de lubrifier les pièces en plastique, caoutchouc ou matériaux sensibles sans risque de détérioration.

"Avec cette gamme d'entretien technique, Napa renforce à nouveau son offre de consommables, en proposant aux professionnels des produits incontournables de qualité avec le meilleur rapport qualité/prix", indique Audrey Couteau, directrice des marques d’Alliance Automotive Group France.

Clas fête ses 30 ans : l'humain au cœur de l'outillage

Clients, collaborateurs, partenaires, confrères ou simples "copains" : ils étaient près de 500 au Parc des expositions de Chambéry, ce 22 janvier, pour célébrer les 30 ans de Clas. Philippe Barrault, président de l'entreprise savoyarde, tenait à rassembler tous ceux qui ont accompagné la trajectoire de cette PME familiale devenue, en trois décennies, un acteur incontournable de l'équipement pour ateliers automobiles.

Ce fut aussi l'occasion pour Clas de présenter sa nouvelle identité visuelle, enrichie d'une baseline sans ambiguïté : "Plus que des outils, une équipe". Une promesse à l’image de l’entreprise, créée en 1996 par Christian et Serge Labialle, dont les initiales ont donné naissance au nom de la marque.

Une évolution guidée par le terrain

Reprise en 2008 par Philippe Barrault, l’entreprise savoyarde connaît alors une dynamique nouvelle sans rien sacrifier aux fondamentaux de la maison : proximité, simplicité et sincérité dans les échanges. Depuis toujours, l'histoire de Clas s'écrit au contact des professionnels.

Dès 2001, l'entreprise propose le premier compresseur de ressort sécurisé du marché. En 2004, la lampe dynamométrique connaît un succès retentissant et assoit la notoriété naissante de la marque.

Suivront le lève-roue en 2010, le vidangeur de liquide de refroidissement en 2011, puis la première grue extra-plate en 2014. Autant d'innovations qui répondent aux besoins concrets des mécaniciens. "Le meilleur bureau d’études, c’est le terrain", insiste Philippe Barrault. Sans surprise, le fournisseur a d'ailleurs profité de sa soirée d’anniversaire pour présenter ses dernières innovations.

Parmi elles, les invités ont pu découvrir un démonte-pneus automatique à double bras, la cuisine d'atelier modulaire de 2,6 mètres ou encore l’extracteur de roulement dédié aux modèles PSA. "Au-delà de nos produits, nous sommes avant tout des femmes, des hommes, une équipe qui est convaincue qu'un outil est le trait d'union entre le savoir-faire et la confiance", ajoute le président.

L'expertise partagée comme ADN

Cette philosophie prend corps en 2020 avec la création du CTA (Club Technique Auto), aux côtés d'Elring et SNR. Objectif : mutualiser les compétences pour accompagner les professionnels face aux mutations technologiques du secteur. Formation, conseils techniques, contenus pédagogiques... Le dispositif s'étoffe progressivement et le club s’élargit à de nouveaux équipementiers partenaires (Astemo, Kennol, Misfat, etc.).

Clas noue également des partenariats avec des programmes télévisés grand public sur RMC Découverte et collabore avec la chaîne YouTube "Ma clé de 12". Des collaborations qui participent à la valorisation des métiers de la réparation et du savoir-faire technique.

En 2016, consciente que tous les garages ne disposent pas de budgets illimités, l'entreprise savoyarde lance sa gamme B-Line. Des références sélectionnées pour offrir une alternative économique aux professionnels ayant un usage occasionnel de certains équipements. "B-Line permet aussi de répondre à un besoin grandissant chez les réparateurs en quête de solutions économiques pour leurs interventions sur un parc toujours plus âgé", explique Philippe Barrault.

Clas voit toujours plus loin

Fort de cette stratégie, Clas a enregistré une progression de plus de 40 % au cours de ces cinq dernières années. Sur l'exercice 2024-2025, le chiffre d'affaires atteint 22 millions d'euros, dont 80 % réalisés en France.

Si l'Hexagone reste le cœur de cible, la PME accélère désormais son expansion au-delà des frontières. Déjà présente en Suède, Suisse, Irlande, Inde, au Maghreb, dans les Émirats, les pays Baltes et les Balkans, elle entend structurer davantage sa présence dans la zone EMEA.

Pour accompagner cette ambition, Clas s'appuie sur ses infrastructures renforcées. Après l'ouverture en 2024 d'un nouveau showroom de 400 m² à Montmélian, l'entreprise projette d’étendre ses capacités de stockage avec un nouveau bâtiment de 3 500 m² situé en face de son siège de Chignin. "Ce nouveau site sera en partie dédié à nos appareils de levage. Il abritera aussi un espace consacré au CTA avec un centre de formation. Le bâtiment devrait être opérationnel en fin d’année", conclut Philippe Barrault.

Jantes Alu Services s'entoure de CapsAuto pour promouvoir la réparation

Les jantes en aluminium coûtent cher, raison pour laquelle mieux vaut les réparer que les remplacer dès que possible en cas de sinistre. Cette option est cependant réservée à des spécialistes, travaillant sur une pièce participant à la sécurité du véhicule. L'enseigne de rénovation et de reconditionnement spécialisée en a donc convaincu le gestionnaire CapsAuto. Ensemble, ils ont noué un partenariat pour favoriser cette alternative au remplacement sur une technologie qui n'est plus seulement réservée aux seuls véhicules haut de gamme.

Un sujet technique, sécuritaire et économique

Leur accord vise à former et à informer les réparateurs à la remanufacture de jantes. Son enjeu est d'offrir aux carrossiers ne maîtrisant pas cette technique la possibilité de choisir, malgré tout, la réparation ou la rénovation, plutôt que le remplacement systématique. Cela leur permet à la fois de maîtriser les coûts de réparation, de réduire les délais et de préserver l’environnement.

"La réparation de jantes est devenue un véritable sujet technique, sécuritaire et économique pour les assureurs, affirme Rémy Genin, cofondateur de la franchise spécialisée. Elle exige une parfaite maîtrise des pathologies, des critères de réparabilité et des limites techniques à respecter". C'est précisément sur cette spécificité que repose l'activité des 27 ateliers Jantes Alu Services.

Démarche RSE

Désormais, l'enseigne accompagnera les 3 000 réparateurs du réseau agréé par CapsAuto pendant au moins les deux prochaines années. Elle leur fournira les jantes remanufacturées dont ils ont besoin et les formera à cette spécialité. Ainsi, le gestionnaire de sinistre vise à réduire les coûts de réparation au profit de ses clients assureurs.

Toutefois, il met l'accent sur un autre aspect, de plus en plus important pour les assureurs. "Cette collaboration s’inscrit pleinement dans notre démarche RSE. Ensemble, nous contribuerons à limiter le gaspillage et à renforcer la qualité de service apportée aux assurés", souligne Stéphane Adjou, directeur général de CapsAuto. Une promesse de partenariat gagnant pour tous, donc.

Recyclage automobile : The Future is Neutral investit en Italie

Filiale du groupe Renault, The Future is Neutral poursuit son expansion hors de France. L'entreprise entre au capital de Pollini Group à hauteur de 30 %. L’opération s’inscrit dans une stratégie européenne et vise à renforcer sa présence sur le marché italien du recyclage automobile.

Fondé il y a plus de 40 ans, Pollini Group est un acteur italien de référence dans la gestion des véhicules en fin de vie. L'entreprise dispose d'une douzaine de sites industriels dans le nord de l'Italie. Ils assurent la collecte, la dépollution et le démantèlement des véhicules, ainsi que la récupération des matériaux et des pièces réutilisables.

Pour la filiale de Renault, ce partenariat marque une étape importante. "Notre investissement dans Pollini Group, leader sur le marché italien, est un atout essentiel pour créer des synergies dans le domaine de l'économie circulaire et pour nous développer avec les plus grands acteurs italiens", souligne Xavier Kaufman, directeur commercial de The Future is Neutral.

Anticiper les règles européennes attendues en 2027

Avec cet investissement, The Future is Neutral et Pollini Group souhaitent développer un réseau en Italie. Il serait construit avec les centres de démantèlement les plus performants du pays et restera ouvert à tous les constructeurs automobiles présents sur le marché italien.

"Notre stratégie d'expansion européenne est en marche. Notre entrée sur le marché italien représente une étape majeure vers la mise en place d'une plateforme européenne cohérente, capable de répondre aux nouvelles exigences réglementaires attendues à partir de 2027", explique Xavier Kaufman.

La future réglementation sur les véhicules hors d'usage et l'introduction de la Responsabilité étendue du producteur doivent renforcer les exigences en matière de recyclage, de réutilisation, de traçabilité et de circularité.

"Grâce au partenariat avec The Future is Neutral, nous allons consolider notre croissance sur le marché italien. Les synergies avec ce réseau européen nous permettront d'améliorer continuellement notre savoir-faire et d'assurer des performances toujours plus élevées en matière de réutilisation, de recyclage et de valorisation avec une traçabilité totale", affirme Simone Pollini, PDG du groupe Pollini.

Point S consolide son réseau et accélère sur l’entretien

À rebours d’un marché globalement atone, Point S a confirmé en 2025 la robustesse de son modèle. Alors que le secteur du pneumatique évolue dans un contexte plus contraint, l’enseigne a poursuivi son développement, portée par un maillage en progression et une activité orientée à la hausse sur plusieurs segments clés.

Au 31 décembre 2025, Point S comptait 690 centres en France, soit 30 de plus qu’un an auparavant, dont 28 reprises. Un chiffre révélateur d’une stratégie qui privilégie la continuité du réseau autant que son expansion.

"Point S ne se concentre pas uniquement sur sa croissance mais veille aussi à préserver son réseau, confirme Christophe Rollet, directeur général. Il est de notre responsabilité d’accompagner les adhérents qui souhaitent céder leur activité afin de favoriser une reprise par un salarié ou un autre membre du réseau."

Si l’enseigne vise l’ouverture d’une cinquantaine de points de vente supplémentaires cette année, elle a également profité des derniers mois pour clarifier sa stratégie vis-à-vis de ses réseaux affiliés. Les 25 centres Happy Car et les cinq Warning ont ainsi basculé sous les bannières Point S, Étape Auto – reprise en 2024 à Alliance Automotive Group – et de PPS. Précisons que cette dernière enseigne fédère désormais 295 centres. "Nous avions la volonté de rationaliser notre stratégie et celle-ci est aujourd’hui plus lisible avec ces trois offres", précise Christophe Rollet.

Une croissance de 14 % en entretien !

Cette densification se vérifie aussi à l’international. Avec près de 7 000 adresses dans le monde, Point S revendique son statut de "premier réseau indépendant en France et dans le monde", se félicite son dirigeant. En 2025, l’enseigne s’est implantée en Grèce, à Chypre et en Zambie, portant à 54 le nombre de pays couverts. Sur les 12 derniers mois, 380 nouveaux centres ont été inaugurés, soit plus d’un par jour. Un rythme que la direction entend maintenir en 2026, avec pour objectif d’atteindre 10 000 points de vente dans 100 pays d’ici cinq à sept ans.

Sur le plan commercial, les résultats confirment cette dynamique. Dans un marché du sell-in en recul de 4,5 %, Point S affiche une progression de 2 % de ses ventes de pneumatiques TC4, avec une part toujours significative de produits premium. "C’est le reflet de notre culture et de notre identité. La déprémiumisation du marché ne nous affecte pas, car nous restons un réseau profondément orienté premium", explique Lionel Haberlé, directeur marketing et communication.

Les performances sont également au rendez-vous en poids lourd (+5 %) et en agricole (+4 %), sur des marchés respectivement à -0,1 % et +1,2 %. En parallèle, l’enseigne enregistre +5 % en lubrifiants et surtout +14 % en entretien.

Ces performances ont été partagées mi-janvier lors du congrès annuel du réseau, organisé au Sri Lanka. "L’état d’esprit de nos adhérents est excellent. Nous avons la chance de pouvoir compter sur des membres investis et motivés pour aller de l’avant", souligne Lionel Haberlé. Pour autant, la direction ne souhaite pas s’endormir sur ses acquis.

Le concept industriel s'enrichit

Pour inscrire cette dynamique dans la durée, Point S continue d’innover. Sur le marché du PL, l’enseigne a notamment présenté à Solutrans, en novembre dernier, sa première marque de distributeur dédiée aux poids lourds. Avec 40 000 unités attendues cette année en Europe, ce lancement illustre les ambitions du réseau sur ce segment.

La signalétique des centres a également évolué afin de mieux distinguer les expertises : rouge pour les sites poids lourd, marron pour l’agricole. En parallèle, des parcours de formation spécifiques ont été déployés pour accompagner les adhérents sur ces métiers.

La question des ressources humaines reste centrale. Comme l’ensemble du secteur, Point S peine à recruter. Après une phase de test dans plusieurs centres pilotes, un partenariat avec un prestataire spécialisé sera déployé à l’échelle nationale afin d’améliorer l’attractivité des points de vente, sécuriser les recrutements et renforcer la fidélisation des équipes.

Une notoriété au plus haut

Les efforts se poursuivent également sur le terrain du marketing. La notoriété de Point S continue de progresser pour atteindre 78 %, avec un ratio confiance/notoriété de 97 %, preuve de la solidité de l’image de l’enseigne. Après une dizaine d’opérations menées en 2025 – ayant touché 31 000 clients pour un budget de 1,9 million d’euros en cadeaux et remboursements –, le réseau prévoit d’en déployer 26 cette année.

Une nouvelle campagne de communication fera par ailleurs son apparition à l’écran. Des activations spécifiques sont également programmées à l’occasion des 55 ans du réseau, avec un logo dédié. Enfin, pour accompagner le développement de l’e-mobilité, des initiatives très localisées verront le jour.

"Dans un contexte économique exigeant et alors que le secteur automobile connaît de profondes mutations, je me félicite des très bons résultats de Point S et du dynamisme de notre réseau. Cette performance est avant tout le fruit du travail quotidien de nos équipes et de nos adhérents, partout sur le terrain, au plus près des clients", conclut Christophe Rollet. En parallèle, Point S travaille déjà au lancement d’un nouveau concept prévu pour 2026, dont les contours seront dévoilés dans les prochains mois.

Autopuzz, quand la performance passe par l'humain

Autopuzz confirme avoir franchi la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, contre 70,2 millions en 2024. Une progression de 30 % en 12 mois, portée par une croissance organique soutenue et une organisation interne rodée. Son secret ? Une combinaison d'exigence opérationnelle et de méthodes inspirées des démarches d'amélioration continue.

La filiale pièces de Midi Auto – aux côtés de sa sœur MA Pièces Autos Bretagne (Mapab) – mise depuis plusieurs années sur une logique de responsabilité sociétale et environnementale. Une dynamique qui l'a poussée à diversifier ses activités pour coller au plus près des attentes des réparateurs.

Un hub de services pour les réparateurs

Solidement implantée dans le Morbihan et le Finistère, l'entreprise rayonne depuis son fief lorientais (56), où se trouvent son siège, à Caudan, et sa plateforme historique de Quéven, ouverte en 2014. Dès 2015, elle a étendu son empreinte en France avec un site internet dédié aux professionnels. Aujourd'hui, ses 120 salariés se répartissent sur 4 implantations : Caudan, Quéven, Évreux (27), ouverte en juin 2023, et Cavaillon (84), lancée en mai dernier.

Depuis 2014, 2 800 réparateurs ont créé un compte sur notre site. Et nous accélérons fortement : 700 nouveaux comptes ont été ouverts en 2025Guillaume Ramirez, cofondateur et directeur d'Autopuzz

Autopuzz sert d'abord ses 700 clients professionnels bretons avant d'étendre son activité à une clientèle nationale. "Depuis 2014, 2 800 répa­rateurs ont créé un compte sur notre site. Et nous accélérons for­tement : 700 nouveaux comptes ont été ouverts en 2025", annonce Guillaume Ramirez, dirigeant d'Autopuzz. Au total, 95 % de ses clients sont des professionnels : 6 sur 10 sont mécaniciens, 4 sur 10 des carrossiers.

C'est d'ailleurs pour répondre à tous leurs besoins que la société a progressivement diversifié ses activités : ventes de VN et VO, atelier entretien-réparation, pièces pour véhicules anciens, et même une activité de detailing. L'ensemble s'articule autour du site de Quéven, vitrine de ce modèle polyvalent.

Ancrage dans la vie locale

L'arrivée sur place plonge immédiatement le visiteur dans cette diversité. Depuis la route, on aperçoit les ponts élévateurs d'un des ateliers. Un second atelier – qui assure aussi le detailing – a été aménagé dans une extension voisine récemment acquise.

Atelier mécanique et service de detailing d'Autopuzz

À côté de l'atelier mécanique, le service de detailing prépare VN et VO avant leur vente. Il accueille aussi les véhicules de particuliers, parmi lesquels ceux du FC Lorient. ©J2R/NG

Le parking est partiellement occupé par des véhicules utilitaires Maxus (groupe SAIC), des voitures sans permis Chatenet, ainsi que des pick-up Isuzu, tous à vendre. À l'accueil, quatre salariés reçoivent les clients. À côté du vaste comptoir, un salon d'attente confortable aligne sur ses murs des maillots et photos des nombreux clubs sportifs sponsorisés par le groupe : basket, handball, tennis de table, rugby et bien sûr football, avec notamment le FC Lorient. Autant de marques d'attachement à la vie associative du territoire.

Une logistique pensée pour réduire les frictions

Derrière les présentoirs et le comptoir, s'étend l'entrepôt de 3 500 m². Organisé en quatre zones, il stocke 28 000 références, sur les 90 000 disponibles proposées par le groupe. Les pièces à forte rotation se trouvent à l'avant. Au-dessus, sont entreposées les références plus encombrantes et moins demandées. Plus loin, ce sont les éléments de carrosserie et les produits peinture (marque Axalta) qui sont entreposés, non loin des batteries 12 V. Enfin, la quatrième zone est réservée aux pneus. Elle peut recevoir jusqu'à 12 000 enveloppes.

Autopuzz Mapab Quéven

Sur la façade du site de Quéven coexistent les enseignes Autopuzz et Mapab, toutes deux filiales du groupe Midi Auto. ©J2R/NG

Une équipe de préparateurs est spécialement dédiée aux commandes internet. Les flux classiques, quant à eux, sont coordonnés par un responsable, entre différents postes de préparation. "Nous réali­sons deux livraisons par jour sur le Morbihan et le Finistère. Le même service est assuré par notre plateforme d'Évreux pour la Normandie, l'Île-de-France et une partie de la région CentreNous assurons aussi toutes les autres livraisons en France à J+1, si la commande est passée avant 16h."

Un savoir-faire rare : trouver l'introuvable

L'activité de l'entrepôt est soutenue par deux services stratégiques. Dans un bureau, une équipe assure la gestion administrative des flux logistiques. Elle est notamment spécialisée dans la recherche de pièces difficiles à obtenir, véritable marque de fabrique d'Autopuzz. "Il s'agit d'un service important pour trouver des pièces manquantes ou des alternativesL'équipe regarde d'abord les disponibilités dans les stocks des conces­sions du groupe, puis ailleurs en France et même dans toute l'Eu­rope."

Guillaume Ramirez, directeur Autopuzz

Guillaume Ramirez, directeur d'Autopuzz. ©J2R/NG

L'adhésion au groupement Alternative Autoparts lui donne accès aux catalogues équipementiers. "Nous travaillons beaucoup sur les ruptures. Nous parvenons souvent à trouver et à sourcer les références indis­ponibles ailleurs. C'est la raison pour laquelle, sur l'ensemble du territoire, nous ne sommes pas en concurrence frontale avec les distributeurs locaux, mais plutôt un soutien pour eux", souligne Guillaume Ramirez.

Dans la pièce voisine est installé le call center. Internalisé, il emploie six spécialistes dans des domaines distincts. Ainsi, une opératrice est spécialisée dans l'identification des bonnes références. Un autre technicien maîtrise les références de pneumatiques sur le bout des doigts... Tous utilisent un logiciel qui répartit automatiquement les appels et assure le suivi des dossiers pour éviter les pertes d'information.

"Cette équipe traite environ 200 appels par jour. Mais ils en recevaient 600 à 700 avant la mise en place de notre site internet réservé aux professionnels", indique Jean-Philippe Bouilly. Les réparateurs vont désormais sur le portail pour vérifier les disponibilités et n'appellent que pour confirmer qu'une pièce affichée en stock n'est pas déjà réservée.

Un climat social marqué par la RSE

Un détail est frappant lorsqu'on parcourt l'ensemble du site : les salariés affichent un calme et une disponibilité inhabituels dans un métier sous tension. Plusieurs expliquent que cette bienveillance ambiante est imprimée par leurs dirigeants. De son côté, Guillaume Ramirez répond qu'il s'est toujours efforcé d'éviter un stress inutile à ses équipes, "afin que chacun soit dans les meilleures conditions pour donner tout son potentiel".

Nous ne sommes pas en concurrence frontale avec les distributeurs locaux, mais plutôt un soutien pour eux

Autre initiative notable : un baromètre social annuel vise à améliorer la vie professionnelle et personnelle des salariés. La direction se félicite d'ailleurs d'un turnover très faible dans l'entreprise. "En 2024, nous avons même connu une année sans aucune démission".

Pour fidéliser les équipes, la promotion interne est priorisée. De plus, les communications de type horizontal et vertical sont encouragées pour améliorer organisation et services aux clients. Cette culture d'entreprise a clairement porté les derniers projets du distributeur qui, après plusieurs cycles de croissance, souhaite toutefois marquer une pause dans son développement.

"2026 sera une année de stabilisation, annonce Guillaume Ramirez. Nous allons accompagner la montée en puissance de notre plateforme de Cavaillon, ainsi que l'agran­dissement de celle de Quéven et l'adoption d'un nouveau WMS." Une courte pause, histoire de consolider les acquis… avant le prochain bond en avant.

Alliance Auto Industrie passe la seconde et rachète 11 points de vente

Après quelques années de transition, Alliance Auto Industrie repart de l’avant. Le groupe a officialisé, début janvier 2026, la reprise des cinq points de vente de Point Services Autos (PSA) en Gironde et des onze sites de Comptoir Auto Languedocien (CAL) en Occitanie.

Avec ces acquisitions, le distributeur d’Alliance Automotive Group ajoute donc onze magasins à son maillage et accueille plus de 130 nouveaux collaborateurs. Une croissance externe qui porte désormais le groupe à 41 points de vente, près de 400 salariés et un chiffre d’affaires consolidé proche de 80 millions d’euros.

Cap sur Bordeaux et Montpellier

Historiquement très implanté en Occitanie, le groupe présidé par Vincent Olivès cherchait depuis plusieurs années à élargir son périmètre vers des métropoles régionales. "Le parc automobile et la population sont concentrés dans les grandes villes. Pour pérenniser l’entreprise, il fallait s’y implanter durablement", confirme le dirigeant.

En ligne de mire : la cité bordelaise. Le rachat des magasins PSA offre à Alliance Auto Industrie une couverture immédiate du département. De plus, ces cinq sites, jusqu’ici majoritairement tournés vers la vente aux particuliers, disposent d’un important levier de développement sur le segment BtoB.

"Nous allons pouvoir structurer et développer l’activité BtoB en créant une véritable force de vente sur le département de la Gironde. Trois commerciaux sont en cours de recrutement pour aller à la rencontre des professionnels", précise Vincent Olivès.

Dans le même temps, l’intégration des six sites du Comptoir Auto Languedocien, répartis entre l’Hérault et le Gard, permet au groupe de consolider sa présence autour de Montpellier. À la différence des affaires Point Services Autos, ces implantations présentent un profil très proche de ceux d’Alliance Auto Industrie : une activité tournée vers les professionnels, avec un catalogue étoffé (pièces mécaniques, carrosserie, rectification moteur, équipements de garage et service après-vente).

AAI veut préserver un maillage de proximité

Malgré un maillage désormais renforcé, Alliance Auto Industrie exclut, à ce stade, toute rationalisation de sa distribution. Le groupe veut maintenir un réseau dense, y compris des sites de petite taille, jugés indispensables pour garantir un service rapide et un stock de proximité.

Face à la concurrence du e-commerce, notre réponse reste humaine : du stock immédiat et de la proximitéinsiste Vincent Olivès.

Sur le plan logistique, le distributeur entend continuer à s’appuyer sur ses plateformes partenaires, tout en conservant son hub de Toulouse dédié aux produits spécifiques et à faible rotation, non référencés par le groupement. Une organisation jugée suffisamment agile pour accompagner la montée en puissance du groupe, qui n’envisage pas de développer sa propre plateforme à l'instar des sites Pavi développés par les groupes Durand et Ragues chez Alliance Automotive.

"Créer une plateforme parallèle reviendrait à dupliquer des structures existantes. Le gain potentiel sur les conditions d’achat serait largement absorbé par les coûts immobiliers, humains et financiers. Notre organisation actuelle nous permet de gérer finement nos approvisionnements, avec des gammes longues mais des quantités maîtrisées", explique Vincent Olivès.

Une croissance pensée dans la durée

Pour réussir au mieux la phase d’intégration, le dirigeant revendique une approche progressive. Les équipes reprises conservent leurs repères et bénéficient d’un accompagnement sur la durée, notamment chez CAL, où l’ancien dirigeant, Sergio Pizzitola, restera impliqué pendant un an.

Au-delà de ces opérations, Alliance Auto Industrie n’exclut pas de nouvelles extensions, notamment pour densifier sa présence dans certains départements limitrophes. Mais sans précipitation. "Des zones comme le Tarn (81), la Corrèze (19) ou le Lot (46) pourraient encore être renforcées. Lorsque nous retrouverons une capacité d’endettement suffisante, nous étudierons des opportunités de création ou de reprise afin de compléter notre couverture territoriale", conclut Vincent Olivès.

Formation : Axial étend son réseau de partenaires avec le CFA de Muret

Les carrossiers de Haute-Garonne arborant le panneau Axial peuvent désormais accueillir des apprentis issus du centre de formation de Muret. En effet, leur réseau annonce avoir signé une convention-cadre avec la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) gérant le CFA local. "Ce partenariat est une belle opportunité pour nos adhérents de recruter des talents formés aux exigences du métier, tout en contribuant à la transmission des savoir-faire", expose Adeline Bourdon, présidente du réseau.

Convention inscrite dans la durée

Plus en détail, cet accord prévoit d'abord de développer l’apprentissage entre ses deux signataires. Ensuite, l'enseigne s'engage à faciliter l'accueil et le recrutement de ses apprentis. Ensuite, ses carrossiers doivent assurer leur formation en alternance. Celle-ci doit obéir au cadre réglementaire, en respectant des standards de qualité précis.

Par ailleurs, ce partenariat s'inscrit dans la durée, puisqu'une convention d’exécution annuelle précisera les formations et les effectifs visés. Les cursus proposés s’adresseront à tout public éligible à l’apprentissage : jeunes et adultes en reconversion. Le but est d'optimiser leur parcours et leur réussite aux examens finaux.

Précisément, ce CFA a enregistré un taux de réussite aux examens de plus de 80 % en 2025. Tandis que plus de neuf de ses apprentis sur dix ont été insérés dans les entreprises à l'issue de leur formation. Évidemment, ces chiffres ne concernent pas uniquement l'automobile, puisque ses 1 300 apprentis sont répartis entre 250 métiers du bâtiment, de l'alimentation, de la fabrication et des services.

Dans le domaine de la carrosserie, Axial avait déjà signé une convention semblable avec la CMA de Nice (06) en décembre 2025. Le réseau entretient également des relations semblables avec des centres de formation à Bordeaux et en Île-de-France. Il avait affiché sa volonté d'intensifier ses efforts dans ce domaine lors de son congrès en 2024, afin de s'engager dans la lutte contre la pénurie de main-d'œuvre dans les ateliers et services administratifs des carrosseries.

PPG met la main sur EMM, fournisseur d'équipements et de consommables de peinture

Depuis plusieurs années, les fabricants de peinture cherchent à dépasser la seule fourniture de produits pour proposer des systèmes globaux aux ateliers. Dans cette logique, PPG a officialisé, le 2 janvier 2026, le rachat d’EMM, une transaction menée en toute discrétion et dont le montant n’a pas été communiqué. Le groupe néerlandais réunit les marques Colad, Finixa et Hamach, qui couvrent un large spectre d’outils, de consommables et d’équipements dédiés aux opérations de peinture. Il s'était considérablement renforcé en fusionnant avec Chemicar, en 2024.

Dans son communiqué, PPG met en avant la complémentarité des expertises afin de renforcer son offre de solutions destinées aux professionnels de la peinture, en s’appuyant sur des produits et des équipements conçus pour optimiser les processus d’application.

Une offre élargie autour des process peinture

PPG entend ainsi consolider son positionnement auprès des ateliers en accompagnant les évolutions rapides du métier, qu’elles concernent les matières premières, la circularité, la gestion de l’énergie ou les contraintes réglementaires. Cette approche s’inscrit dans la continuité du déploiement de ses systèmes, comme sa machine de mélange de teintes automatisée Moonwalk, son vaste écosystème numérique, ou plus récemment son outil d’agitation Mix’N’Shake présenté à Equip Auto 2025.

Avec EMM, PPG intègre des savoir-faire complémentaires. Hamach est notamment spécialisé dans les équipements de laboratoire de peinture, les systèmes d’aspiration, de ventilation et de nettoyage des outils, ainsi que dans des solutions d’ingénierie avancée. Colad est reconnu pour ses équipements de protection individuelle (EPI) et ses produits de para-peinture, notamment sur les segments UV et écoresponsables. Finixa complète l’ensemble avec une offre dédiée aux outils de préparation et d’application de la peinture.

Comment Oscaro veut livrer toujours plus vite

Fondé en 2001 par Pierre-Noël Luiggi, Oscaro fête ses 25 ans. Un anniversaire que le site de vente de pièces automobiles en ligne entend célébrer avec de multiples opérations commerciales et promotionnelles. Pour marquer ce cap symbolique, le pure player annonce aussi un investissement majeur dans son outil logistique.

L'entreprise va en effet investir entre 15 et 20 millions d'euros pour construire une nouvelle plateforme de stockage à Éragny-sur-Oise (95). Elle regroupera les stocks des deux entrepôts actuels d'Argenteuil et Cergy-Pontoise. Un projet d'envergure qui marque une nouvelle étape dans le développement de l'entreprise, membre du groupe PHE depuis 2018.

Un nouvel entrepôt pour améliorer les conditions de travail

La décision de centraliser les opérations logistiques répond d'abord à une préoccupation sociale. "Nous souhaitons améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs qui parcourent, pour certains, jusqu'à 12 km par jour", explique Patrick Desmasures, directeur général d'Oscaro. Objectif : réduire le nombre de manipulations des pièces, avec des références pesant parfois jusqu'à 30 kg.

Le futur site de 22 000 m² intégrera un système automatisé de type "goods-to-person" avec 40 000 bacs accessibles en moins de cinq minutes. Cette mécanisation doit permettre de fluidifier les flux et de soulager les équipes. Le bâtiment a par ailleurs été conçu pour obtenir deux certifications : "BREEAM niveau Excellent" pour la performance environnementale, et "WELL niveau Silver" pour le bien-être des collaborateurs.

Tripler le stock pour expédier plus vite

Au-delà de l'amélioration des conditions de travail, le site d'Éragny vise également à transformer la promesse de livraison d'Oscaro. "Nous voulons augmenter notre taux de commandes expédiées en J+1 à 70 % contre 20 % à 30 % aujourd'hui", précise Patrick Desmasures. Pour atteindre cet objectif, le stock de pièces disponibles sera considérablement renforcé, passant à 30 000 références dans un premier temps. "Nous avons déjà triplé le nombre de références ces derniers mois, et il sera encore triplé à Éragny", ajoute le dirigeant.

Cette montée en puissance du stock constitue un pari financier assumé. "Le stock a un coût, mais nous sommes prêts à le financer si nos clients nous le demandent. Ce qui coûte cher, c'est le stock mort", souligne Patrick Desmasures. Le cross-dock sera maintenu pour les produits à rotation plus faible, permettant de conserver une offre étendue sans immobiliser trop de capital.

Un déménagement progressif d'ici fin 2027

Le déploiement de la nouvelle plateforme sera progressif : le pure player passera de trois entrepôts à deux, avant de n’en conserver plus qu’un à l’horizon fin 2027. Cette approche par étape doit permettre de sécuriser la transition tout en maintenant la continuité de service pour les clients.

Au-delà de la performance logistique, Éragny doit également contribuer à optimiser les conditions d'achat et à élargir le catalogue de produits, qui propose aujourd'hui plus de 1,8 million de références. "Notre choix doit être raisonné : notre client reste l'automobiliste, et nous n'avons pas besoin de démultiplier les marques pour couvrir le parc. Pour chaque famille de produits, nous essayons de proposer trois niveaux de gamme", ajoute Patrick Desmasures.

Dans ce catalogue, le site de vente de pièces en ligne peut notamment compter sur sa MDD, qui s’est enrichie l’an dernier d’une nouvelle ligne de produits : la distribution. Elle s’ajoute aux trois autres familles : les batteries, l'huile moteur et le freinage (disques et plaquettes). Une offre volontairement réduite, Oscaro privilégiant la complémentarité avec les marques d’équipementiers. "Nous limitons son développement car une MDD doit avoir de l'intérêt pour nos clients et pour l'entreprise", estime son directeur général.

Oscaro reste à l’écart du BtoB

Forte de son futur outil logistique, la filiale du groupe PHE, qui revendique dix millions de clients (dont deux millions d'acheteurs actifs), espère poursuivre sa croissance en consolidant son leadership dans l’Hexagone, sans exclure l’international. Présente en Espagne depuis 2006, en Belgique depuis 2015 et au Portugal depuis 2017, elle a en revanche décidé de se retirer du marché allemand fin 2024.

"Nous avons pris pied en Allemagne en 2021 car c'est le premier marché automobile en Europe. Mais les clients locaux exigent des livraisons en J+1, ce que nous ne pouvions pas proposer depuis la France. Il faut choisir ses combats", justifie Patrick Desmasures, qui ne ferme toutefois pas la porte à un retour outre-Rhin.

Ce retrait du marché germanique n’a d’ailleurs pas freiné la croissance du pure player. Son dirigeant confirme – sans donner plus de précisions – avoir enregistré en 2025 une croissance du chiffre d'affaires, du nombre de clients et des commandes. Des résultats positifs qu’Oscaro doit notamment au vieillissement du parc roulant. "Notre cible, ce sont les véhicules de plus de 15 ans. Les coûts d'entretien sont de plus en plus élevés pour les automobilistes, en quête de solutions pour réduire leurs dépenses."

Ce succès sur le segment BtoC pourrait-il donner des idées à l’e-commerçant sur le canal BtoB ? "Non", répond Patrick Desmasures qui n’envisage toujours pas de proposer une offre de services pour les réparateurs. Ce dernier rappelle que ce marché est aujourd’hui couvert par les autres filiales du groupe PHE (Autodistribution, Doyen Auto, etc.), avec un modèle économique très différent d’Oscaro.

Pénurie de mécaniciens : une plateforme pour recruter autrement

Dans les garages, les concessions et les groupes automobiles, le constat est le même. Les candidatures se font rares. Les annonces restent en ligne pendant des semaines, parfois des mois. Les outils classiques du recrutement ne suffisent plus. C’est dans ce contexte que CVThèque Mécaniciens voit le jour.

La plateforme a été créée par Christopher Lafont, entrepreneur de l’automobile depuis plus de vingt ans et fondateur de C2LD Consulting. Diplômé de l’Escra, il a longtemps travaillé dans l’emploi spécialisé. En 2024, il vend plusieurs sites emploi dédiés à l’automobile avant de lancer cette nouvelle plateforme, pensée différemment.

"Nous avions de moins en moins de candidatures de qualité malgré le très bon référencement et les 13 ans d’ancienneté de Mecajob par exemple", explique-t-il. Pour lui, le problème est clair : "Les bons mécaniciens et carrossiers n’ont plus vraiment besoin de candidater sur les sites emploi pour trouver du travail."

Vers la recherche active de profils

Plutôt que d’attendre les candidatures, CVthèque Mécaniciens mise sur la recherche active. La plateforme fonctionne comme un outil de sourcing. Elle s’appuie sur une base de plus de 40 000 professionnels de l’après-vente automobile, constituée via plusieurs canaux : CVthèques, réseaux sociaux et candidatures directes.

"On définit un poste, une zone géographique et on fournit à nos clients sur une plateforme dédiée tous les CV des professionnels basés autour de leurs établissements", précise Christopher Lafont.

Cette méthode vise à répondre aux limites des solutions existantes. Les cabinets de recrutement sont souvent jugés trop coûteux. Les sites d’emploi généralistes ne donnent pas toujours satisfaction dans ces métiers en tension. "Les cabinets de recrutement rémunérés au succès ont des tarifs très élevés et abandonnent vite les missions trop difficiles", souligne le fondateur.

CVthèque Mécaniciens propose un accompagnement sur toute la durée du recrutement. Pour un tarif de 500 euros HT, l’offre inclut le sourcing de CV, la multidiffusion des annonces et le suivi par un consultant jusqu’à l’embauche.

Après une phase de test et de préparation en 2024, la société a réalisé plus de 100 missions en 2025 dans le secteur automobile.

Würth franchit les 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Le groupe allemand Würth termine l’année 2025 sur un nouveau record de ventes. Son chiffre d’affaires atteint environ 20,7 milliards d’euros, en hausse de 2,3 % par rapport à l’année précédente. Hors effet de change, les ventes progressent de 3,2 %.

Le résultat d’exploitation, lui, n'augmente pas pour le fournisseur d'outils et de matériels pour professionnels. Il reste stable à 940 millions d’euros avant impôts, comme en 2024. Un maintien qui témoigne d’une certaine solidité dans un contexte économique difficile.

Les performances varient selon les zones géographiques. En Allemagne, le chiffre d’affaires s’élève à près de huit milliards d’euros. La croissance y est faible, avec une hausse de 0,8 %. À l’inverse, les activités hors d’Allemagne affichent de meilleurs résultats.

Les filiales étrangères génèrent un chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros, en hausse de 3,3 %. Selon le fournisseur, certaines régions se démarquent particulièrement, comme l’Europe du Sud, l’Asie et l’Amérique du Sud, où l’activité est plus dynamique.

Une croissance sans hausse des effectifs 

Cette performance économique s’accompagne toutefois d’une baisse des effectifs. En 2025, le groupe emploie plus de 86 000 personnes dans le monde, contre plus de 88 000 un an plus tôt. Parmi elles, environ 44 000 travaillent dans la vente. En Allemagne, Würth compte 26 672 salariés.

Pour Robert Friedmann, président du directoire du groupe Würth, l’exercice 2025 a été complexe. "Le groupe Würth a connu un exercice difficile, marqué par des incertitudes géopolitiques et une économie morose. Dans ce contexte, nous sommes très satisfaits de ce résultat", explique-t-il. Il reconnaît également un manque de dynamisme de la production industrielle, dont le groupe ressent les effets.

Faillites dans l’automobile : 2 923 entreprises emportées en 2025

L'année 2025 aura laissé des traces profondes dans le tissu entrepreneurial de la filière automobile. Avec 2 923 jugements prononcés, le secteur du commerce et de la réparation de véhicules affiche une hausse inquiétante de 7,6 % sur l'ensemble de l'exercice. Le dernier trimestre confirme cette dynamique négative avec 785 procédures collectives (+7,4 % par rapport à 2024).

La vente de véhicules automobiles concentre l'essentiel des difficultés. Les concessionnaires et distributeurs accusent une dégradation de 14 % au quatrième trimestre, tandis que les ateliers de réparation affichent une croissance de 8 % des faillites.

Les liquidations judiciaires directes représentent la majeure partie des procédures engagées (2 122 dossiers), témoignant de situations souvent irrémédiables au moment où les tribunaux sont saisis. Altares note également une augmentation des redressements judiciaires (+10,8 %), signe que les difficultés de trésorerie s'installent durablement.

Le poids d'un contexte national dégradé

Cette situation s'inscrit dans un panorama économique français particulièrement tendu. L'étude Altares recense 69 957 défaillances d'entreprises sur l'ensemble du territoire en 2025, frôlant le seuil symbolique des 70 000 procédures. Ce niveau inédit met en lumière la fragilité durable du tissu entrepreneurial, alors même que la hausse marque le pas : +1,7 % au quatrième trimestre, après +10 % un an auparavant.

"L'économie française a évolué en 2025 dans un cadre paradoxal mêlant à la fois une inflation maîtrisée et une croissance atone avec des finances publiques sous tension dans un contexte géopolitique compliqué", analyse Thierry Millon, directeur des études chez Altares.

Ce cocktail délétère a particulièrement affecté les PME, déjà éprouvées par la hausse des coûts logistiques et énergétiques. Le retard moyen de paiement interentreprises a franchi la barre des 14 jours, un niveau inédit depuis la période Covid, accentuant les tensions sur la trésorerie des structures les plus vulnérables.

Des signaux faibles d'amélioration

Quelques indicateurs laissent entrevoir une possible accalmie pour 2026. Les liquidations judiciaires directes reculent de 1,3 % au quatrième trimestre, tandis que les structures de 3 à 99 salariés affichent une baisse de 7 % de leurs défaillances sur les trois derniers mois de l'année.

"La trajectoire a commencé à s'inverser sur les comportements de paiement qui s'améliorent modestement sur le dernier trimestre", confirme Thierry Millon. Pour autant, le directeur des études tempère cet optimisme naissant : les perturbations logistiques persistent, le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) renchérit le coût des importations, et l'obligation de facturation électronique dès septembre impose une adaptation rapide aux entreprises.

Dans ce contexte, Altares invite les entreprises à associer "prudence financière" et "anticipation stratégique" pour rester compétitives.

Le bac à ultrasons se démocratise

Face à la multiplication des pièces délicates à nettoyer, les ateliers cherchent des solutions plus rapides et plus propres. Le bac à ultrasons répond précisément à cette demande en automatisant une opération chronophage. Son principe est simple : offrir un nettoyage optimal à des pièces difficiles à traiter manuellement, en raison de leurs formes complexes, de leurs aspérités ou de leur faible volume.

Injecteurs, carburateurs, éléments de turbo, visserie, joints… toutes ces pièces peuvent y être plongées et traitées en même temps, quel que soit leur matériau. "Tant que les pièces sont immergées dans la solution, elles seront nettoyées", rappelle Hervé Gaftarnik, directeur produits et services de Clas.

Un nettoyage plus précis et en temps masqué

Suffisant pour en faire un équipement indispensable en atelier ? "Pas forcément. Cela dépend de ce qui y est fait en termes de mécanique, estime Jérôme Morisseau, chef produits chez Sodise. Mais le bac à ultrasons se démocratise car les prix diminuent, et il y a de plus en plus de petites pièces à nettoyer." Nous sommes donc sur un marché grandissant et qui n'a pas atteint son pic.

Chez Clas, qui propose ce type d'équipements depuis la fin des années 2010, on constate une augmentation des ventes de 50 % chaque année. "C'est un équipement qui permet de qualifier le travail : pour une prestation soignée, il faut un bac à ultrasons", clame Hervé Gaftarnik. Le bac à ultrasons prend le relais de la fontaine de nettoyage pour les pièces de petite taille. "Avec une fontaine, le nettoyage se fait mécaniquement avec un pinceau et un frottement. C'est plus long et ça monopolise une personne. Le bac à ultrasons permet un travail plus propre et en temps masqué", observe Jérôme Morisseau.

Le principe repose sur un réceptacle, un panier pour les pièces et une solution nettoyante, généralement une eau savonneuse. "Rien de nocif", précise Hervé Gaftarnik. Les ultrasons créent des microbulles qui implosent au contact des salissures : un phénomène de cavitation qui détache en profondeur les dépôts. Selon le degré d'encrassement, le cycle dure en moyenne une trentaine de minutes.

Une utilisation simple et une durée de vie élevée

Côté entretien, l'appareil reste simple à gérer. Le nettoyage du bac prend quelques minutes, à condition de changer la solution régulièrement. "C'est important pour éviter de marquer l'intérieur du bac, confirme Jérôme Morisseau. Il faut respecter les préconisations du fabricant, notamment sur la concentration du produit." L'équipement lui-même affiche une durée de vie d'au moins dix ans, et s'appuie sur une technologie largement éprouvée dans l'industrie.

Les différences entre un modèle destiné à un atelier automobile et un bac industriel tiennent essentiellement à la capacité. Clas propose des versions de 3 et 9 litres ; Sodise distribue un modèle de 10 litres de la marque Drakkar. Mais les capacités peuvent grimper jusqu'à plusieurs centaines de litres pour les usages industriels. Pour un atelier, une cuve d'environ 30 litres suffit largement pour d'éventuels élargissements de gamme, tout en préservant l'un des atouts majeurs de l'équipement : sa mobilité.

"Un seul bac peut suffire, et il se déplace facilement. Les prix plus abordables le rendent désormais attractif. Avant, c'était une vente marginale : les ateliers avaient d'autres priorités. Aujourd'hui, la demande augmente clairement", constate Hervé Gaftarnik. Au point d'en faire un équipement essentiel du garage moderne.

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Clas : un bac, deux tailles

Clas dispose d'un bac à ultrasons, décliné en deux versions : 3 litres (OE 7200) et 9 litres (OE 7201). Seules la capacité, la taille de l'appareil et sa puissance (100 et 200 W) changent. Pour le reste, les caractéristiques sont identiques. La température de chauffe est réglable de 0 à 80°, et la minuterie de 1 à 99 min – toutes deux visibles avec un affichage LED. Garanti deux ans, le bac dispose d'une vanne de vidange de cuve, de capteurs haute performance et d'une fonction mémoire.

Côté affichage, on retrouve un écran digital, qui permet aussi le suivi automatique des fréquences ultrasons (40 kHz). Une fonction Boost est par ailleurs intégrée pour augmenter l'effet de nettoyage. Ce bac à ultrasons se veut idéal pour les pièces mécaniques type carburateur et injecteur, assurant de les ramener "presque à l'état neuf" sans endommagement. Une prise électrique est fournie avec le bac et peut être complètement débranchée pour limiter les risques d'abîmement du câble. Clas propose aussi sa solution de nettoyage concentrée, en bidon de 2 litres, à diluer à 25 %. Une autre solution savonneuse peut être utilisée avec le bac.

 

Sodise : le bac Drakkar pour un usage intensif

Sodise s'appuie sur la marque Drakkar pour proposer son unique modèle de bac à ultrasons (07901). Il s'agit d'une version 10 litres, suffisamment grande pour accueillir bon nombre de pièces mécaniques. Le produit convient d'ailleurs tant pour les ateliers automobiles que pour les ateliers de motoculture, où il est encore plus démocratisé. Sa cuve et son panier sont en acier inoxydable, et il dispose également d'une vanne de vidange pour changer de solvant rapidement et sans besoin de nettoyer tout le bac.

La puissance de chauffage est de 300 W et celle des ultrasons de 240 W, pour 40 kHz de fréquence. Des données qui lui assurent une utilisation professionnelle et intensive, d'autant qu'il dispose d'un système électronique de pointe. La température peut être réglée de 20 à 80°. À vide, le bac à ultrasons pèse 8 kilos, ce qui le rend facile à déplacer dans l'atelier. Avec des dimensions de 33 × 27 × 33 cm (30 × 24 × 25 cm pour l'intérieur de la cuve), il peut facilement trouver sa place.

 

BPAC : un nettoyeur ultrasons XXL pour moteurs et boîtes de vitesses

On entre dans une autre dimension avec le nettoyeur ultrasons industriel 225 litres de BPAC. Le fabricant dispose de nombreuses machines de nettoyage à ultrasons pour l'industrie, et celle-ci se veut adaptée au nettoyage des blocs moteurs et boîtes de vitesses notamment. Sur roues, la machine contient une cuve renforcée en acier inoxydable et un panier robuste pour supporter jusqu'à 200 kg de charge, avec des dimensions intérieures de 90 × 50 × 50 cm.

La fréquence des ultrasons est de 28 kHz grâce à 48 transducteurs, aidant à éliminer résidus carbonés, pâte de polissage et résidus de traitement dans les cavités les plus difficiles à atteindre dans les pièces automobiles. Les fonctions Skimming (balayage de la surface du bain) et Filtration aident à récolter les rejets d'huiles et de graisses lourdes pour garder une eau propre et éviter les vidanges systématiques. La chauffe est rapide, entre 0 et 80°, grâce à une puissance de 6 000 W. Une minuterie est intégrée au panneau de contrôle avec mémoire et affichage digital du temps restant. Une vanne de vidange et un bac de rétention des graisses et huiles avec vidange séparée sont aussi intégrés.

Florence Thonnelier prend les rênes d'Elring France

Franco-Allemande ayant passé la plus grande partie de sa vie outre-Rhin, la nouvelle responsable de l'activité rechange d'Elring en France affiche trois mois d'ancienneté de plus que son prédécesseur. En effet, Florence Thonnelier est entrée dans l'entreprise en 2016 – quelque mois avant Stanislas Brodard.

La nouvelle dirigeante bénéficie d'une importante expérience dans le domaine de l'après-vente automobile. Elle avait intégré ce secteur après un passage dans celui du bâtiment. Un premier emploi décroché à l'issue d'un cursus d'études en sciences appliquées de la santé, au sein de l'université de Furtwangen (Allemagne).

Forte de cette expérience, elle a d'abord été affectée au service achat d'Elring. Puis, la nouvelle responsable a ensuite occupé la fonction de commerciale, au siège de Dettingen an der Erms (Allemagne). Une activité qui l'a notamment mobilisée sur les marchés britannique et français.

Maintenir l'état d'esprit entretenu depuis neuf ans

"Nous avons entretenu une belle collaboration avec Stanislas Brodard, en suivant ensemble nos clients, pendant 8 ans, raconte Florence Thonnelier. Cela m'a beaucoup plu et j'y ai beaucoup appris. J’ai donc naturellement relevé le challenge de prendre sa place dans le marché français, afin de continuer à offrir le meilleur support possible à nos clients".

En se consacrant désormais exclusivement aux activités hexagonales, Florence Thonnelier assure qu'Elring France maintiendra l'état d'esprit mis en place depuis neuf ans. La marque de pièces d'étanchéité, colles et joints entretiendra aussi son dynamisme. Soient autant d'objectifs visés par la mise en place d'une équipe étoffée.

"J'endosse la fonction de responsable des ventes, gérant tous nos sujets commerciaux, nos collaborations et leurs conditions. Tandis qu'un technico-commercial sera directement présent en France, auprès de nos clients distributeurs et de leurs clients finaux. Il représentera notre marque sur le terrain et s’occupera du support technique, des formations, ainsi que du Club technique automobile, en relation avec la marque Elring". La dirigeante précise que le candidat pour cette dernière fonction est encore en cours de recrutement.

Cette future personnalité de terrain sera donc directement placée sous l'égide de Florence Thonnelier. Tandis qu'elle-même continuera à rendre compte à Adrian Blessing, responsable des ventes Europe occidentale et à Simon Reich, directeur des ventes Europe occidentale et Allemagne. Tous sont sous la responsabilité du vice-président après-vente d'Elring, Georges Mourad.

Plateformes : l’activité progresse malgré les turbulences

Agilité : c’est sans doute le maître-mot de la période pour la rechange automobile. Un bon résumé de la situation actuelle, mais aussi une bonne définition du métier. Car aujourd’hui comme hier, le monde de la pièce a fait sienne cette logique des montagnes russes. Les derniers mois confirment une alternance plus nette entre pics et creux d’activité, rendant le marché plus imprévisible.

"Le premier semestre a été coupé en deux, avec un premier trimestre difficile et un second plus favorable. Depuis l’été, la même logique prédomine", analyse Christophe Gloux, directeur du commerce pièces et services France de Stellantis.

Un constat largement partagé : les plateformes doivent absorber des oscillations plus brutales tout en maintenant un niveau de service stable. Cette instabilité découle directement du contexte économique. Face à la contraction du pouvoir d’achat, les automobilistes réagissent davantage qu’ils n’anticipent. L’entretien reste indispensable, mais il n’intervient plus forcément aux périodes habituelles, perturbant des cadences longtemps prévisibles.

La demande évolue en faveur des offres alternatives

Malgré cette météo changeante, la plupart des plateformes ont réussi à tirer leur épingle du jeu. En 2025, la croissance a été au rendez-vous, même si elle reste modérée, dans la lignée des trois derniers exercices. "L’activité de nos plateformes se porte très bien. Nous n’avons aucun site en dessous de nos prévisionnels", confie Jean-Christophe Gacougnolle, directeur supply chain d’Alliance Automotive Group (AAG).

Julien Raimbault, directeur logistique de Logisteo, plateforme nationale du groupe Autodistribution, rapporte que "sur les dernières semaines, on voit le marché se tasser. Mais malgré ce ralentissement qui est vraiment perceptible, on reste au-dessus de 2024 concernant notre chiffre d’affaires pièces."

Ce que son confrère de Stellantis, Christophe Gloux, traduit ainsi : "Il faut quand même rappeler que le marché est resté dans une bonne dynamique pendant plusieurs années. Cela étant, nous savions que la situation pouvait se tendre à un moment ou un autre, et nous nous étions préparés à cela."

L’un des marqueurs forts des derniers mois, conséquence directe de l’inflation et des contraintes financières qui pèsent sur les ménages, tient dans la montée en puissance des marques alternatives. Qu’il s’agisse de marques de distribution (MDD) ou d’entrée de gamme, le contexte actuel a dopé les offres les plus accessibles. Jusqu’à tirer le marché vers le bas ? Une idée que les observateurs interrogés réfutent.

"Le pouvoir d’achat baisse et les gens se tournent vers des pièces moins onéreuses, c’est une réalité. Mais avec notre gamme Eurorepar, par exemple, on répond à cette demande avec une offre de qualité et constamment enrichie", nuance Christophe Gloux.

Le segment de la MDD continue donc d’alimenter les ambitions du marché de la rechange, et les acteurs ignorant le phénomène demeurent à la marge. Au détriment de qui ou de quoi ? Essentiellement de l’entre-deux, avec des marques quality ni assez compétitives, ni suffisamment rassurantes. Mais, estime Julien Raimbault, "quelle que soit l’évolution du marché, entre du premium et de la MDD, il y a encore de la place pour tout le monde."

Pour Logisteo, le temps de la récolte

De la place pour tout le monde, sans doute, mais dans les rayonnages des plateformes, cela reste plus discutable. Dans les entrepôts, la rengaine visant à “pousser les murs” a aussi ses limites. Les ouvertures de sites ou les déménagements imposent des investissements lourds. La tendance est donc davantage à l’optimisation ou à l’agrandissement de l’existant plutôt qu’à des créations.

Notre panorama annuel confirme cette orientation. Les nouveaux sites se comptent sur les doigts de la main. Les plateformes – grandes comme petites – concentrent leurs efforts sur les gains de productivité, l’ajustement des stocks, la modernisation des équipements et la mise en place de nouveaux concepts. “Aujourd’hui, les clients cherchent du prix et du service”, résume Julien Raimbault.

Dans le groupe Parts Holding Europe (PHE), le maillage national – composé d’une plateforme nationale, de plateformes spécialisées et des plateformes régionales ACR Group – n’a pas changé, mais les chantiers internes n’ont pas manqué. Logisteo, la plateforme nationale d’Autodistribution à Réau (77), a bénéficié de 13 millions d’euros d’investissements pour augmenter les surfaces de stockage et renforcer la mécanisation.

Une évolution "qui porte ses fruits", explique son directeur, mais qui "nécessite beaucoup d’attention, notamment sur la maintenance". Comme souvent, la réussite d’un tel projet ne détermine pas toute la performance d’un groupe, mais un échec peut affecter l’ensemble de la chaîne.

Pour répondre aux besoins des consommateurs, l'offre continue de se réinventer dans les plateformes, avec une place de plus en plus grande accordée aux MDD et aux marques d'entrée de gamme.

Pour répondre aux besoins des consommateurs, l'offre continue de se réinventer dans les plateformes, avec une place de plus en plus grande accordée aux MDD et aux marques d'entrée de gamme.

First, le facteur X d’AAG

Parmi les autres leaders du marché, Alliance Automotive Group connaît bien ce sujet. Deux ans après avoir ouvert ses portes à Saint-Fargeau-Ponthierry (77), First, la nouvelle plateforme nationale du groupement filiale de GPC, n’a toujours pas réussi à atteindre son rythme de croisière.

La faute à une cascade de soucis plus ou moins bien anticipés, entre un changement d’ERP et de WMS. Autres problématiques qui ont perturbé la mise en route : la fusion de trois sites aux organisations différentes (Sainte-Geneviève-des-Bois, Blois et Saint-Amand Service) et les problèmes liés à la cellule robotisée Exotec, censée gérer 100 000 bacs.

De quoi générer quelques tensions chez les adhérents, pénalisés dans leur quotidien par cet entrepôt, pivot dans l’organisation d’AAG, sur lequel ils n’ont pas pu compter pendant de longs mois. "Nous comprenons très bien leur agacement", assure Jean-Christophe Gacougnolle. "Nous avons fait évoluer nos process, mais cela prend toujours du temps."

À la fois transparent et compatissant, le responsable développe : “Nous avons constaté, en intégrant les différentes plateformes, que chacune avait des spécificités qui nous demandaient nécessairement de nous ajuster. Je peux comprendre que cette phase d’intégration soit venue polluer ce que nos indépendants attendent de nous. Aujourd’hui, nous avons terminé de transférer tous les produits, nous évoluons donc à isopérimètre et nos clients peuvent tout avoir depuis First. Les difficultés sont à présent derrière nous."

Lancer pleinement l’aventure First reviendra pour AAG à s’enlever une belle épine du pied, tant ce site s’avère stratégique, et tant le reste du maillage technique et régional n’est plus à éprouver.

Distrigo mise sur ses réseaux secondaires

Terminons le tour de ce trio de tête par Stellantis et Distrigo. Avec 36 sites logistiques, le groupe dispose du maillage le plus dense du marché. Considérant avoir atteint son plein potentiel avec ses plateformes de grande envergure, le constructeur s’est fixé d’autres objectifs.

Engagé dans un renforcement de ses gammes (carrosserie avec Eurorepar, pneus budget avec Fortune, lubrifiant très prochainement avec un partenaire bien connu), le groupe entend à l’avenir se renforcer auprès des réparateurs indépendants.

La mise en place des Distrigo Relay après l’épidémie de Covid, soit des mini-hubs réalisant un niveau d’activité trois à cinq fois inférieur à une plateforme éponyme et permettant de s’implanter dans des zones plus enclavées (Corse, Lozère…), porte ses fruits. Stellantis en compte 13 et ne s’interdit pas d’en ouvrir de nouveaux. En parallèle, ses efforts seront surtout dirigés sur Distrigo Market (120 adresses actuellement). Pour rappel, il s’agit de comptoirs installés chez des concessionnaires, agents et adhérents Eurorepar Car Service.

"Cela répond à une vraie demande de proximité, pour les professionnels comme pour les particuliers. Et les résultats sont très bons. Nous allons poursuivre le développement", confirme Christophe Gloux.

On compte peu de créations depuis un an, mais les plateformes ont beaucoup évolué pour renforcer leur offre et leur attractivité. ©J2R

On compte peu de créations depuis un an, mais les plateformes ont beaucoup évolué pour renforcer leur offre et leur attractivité. ©J2R

Des outsiders ambitieux

Derrière ce trio, les forces en présence du côté des outsiders sont désormais bien installées et bien identifiées. Le maillage d’Alternative Autoparts, après s’être considérablement développé ces dernières années, n’a pas bougé d’un iota. Oubliées l’an passé (par notre faute), les plateformes de son adhérent Autopuzz, très actif avec quatre sites dans l’Hexagone, figurent désormais bel et bien dans notre panorama annuel.

Toujours concernant le groupement fondé par IDLP et Atac, la plateforme parisienne AFP reste entourée d’un point d’interrogation. Son avenir, depuis le décès début 2024 de Serge Falco, son dirigeant et fondateur, fait l’objet de multiples rumeurs de cession.

Autre représentant Alternative Autoparts (bien qu’il n’en porte pas officiellement les couleurs), le réseau DCA Plateforme a de son côté beaucoup évolué depuis un an. Son site de Gennevilliers (92), celui par lequel l’aventure de Distri Cash dans la pièce s’est amorcée, a déménagé juste à côté, à Villeneuve-la-Garenne, pour gagner en surface.

Le groupe s’est aussi implanté à Toulouse (31) début 2025, quelques mois avant de prendre possession de son nouvel entrepôt à Rouen (76), l’ancien ayant été détruit par un incendie en janvier 2023. Autre groupement, LKQ France n’a lui non plus pas ouvert de nouvelles implantations ces douze derniers mois.

En revanche, le groupe a bouclé un dossier aussi chaud que stratégique en terminant les travaux d’extension de son site de Lyon, dont la surface a été doublée pour être portée à 13 000 m². "L’objectif était double : accompagner la montée en volume et améliorer les conditions de travail (sécurité, ergonomie, efficacité énergétique) des équipes", rappelle-t-on chez LKQ.

Plateforme majeure pour la moitié sud du pays, le site alimente les entrepôts régionaux depuis le hub logistique de Berkel, aux Pays-Bas, et joue un rôle central dans la croissance du groupe en France. LKQ entend désormais accélérer la standardisation de ses outils à l’échelle européenne pour tendre vers une logistique plus homogène et plus fluide.

ID Rechange voit toujours plus grand

Toujours parmi les outsiders, aucun changement à noter concernant l’Agra, Exadis ou les très discrets membres de GPI. En revanche, ID Rechange s’est encore distingué par son activité débordante.

Attendu depuis un long moment, le déménagement d’Otto’Go à Gennevilliers (92) s’est concrétisé il y a un an avec un entrepôt flambant neuf regroupant la propre activité de l’entreprise et celle de Codifa, sa voisine et collègue de groupement.

Dans le Sud, à Carpentras (84), Safa + a doublé sa surface de stockage, tandis que dans l’Ouest, à Segré (49), LAD s’active actuellement à voir plus grand. Toujours dans la région, Roazhon Distribution Pièces (RDP), l’une des dernières plateformes ouvertes en 2024 à Rennes (35), donne satisfaction.

"Son activité est plus forte qu’attendue. Elle avait été imaginée pour pallier le H+4 que LAD peinait à faire en Bretagne, mais en réalité, RDP fait bien plus que cela", souligne Claudie Cahart, directrice générale du groupement détenu par la famille Manta.

En parallèle, l’organisation a aussi renforcé son dispositif logistique en se dotant d’une plateforme à Nouan-le-Fuzelier (41). Baptisée DA+, elle accueille principalement des produits volumineux (équipements d’atelier, éléments de carrosserie, etc.) qui n’ont pas vocation à être stockés ailleurs, ainsi que les MDD d’ID Rechange (TechniPro) et de Nexus (Drive+).

Aujourd’hui, "la stratégie est de pousser les murs partout où on le peut. Le maillage d’ID Rechange est optimal et n’a pas vocation à se développer", ajoute Claudie Cahart.

Interrogations et certitudes chez Apprau

Inclassable autant qu’incontournable, le réseau Apprau a fait parler de lui ces derniers mois. Ou plutôt des siens. Son quatuor de membres (Adipa, Chaussende & Fils, Dasir et Motor-Parts) est en passe de tourner une grande page, sans trop savoir ce que l’avenir réserve.

Alors que Dasir s’est distingué en ouvrant début juin une troisième plateforme à Vitrolles (13), après celle historique de Décines-Charpieu (69) et une autre à Limoges (87), l’entreprise dirigée par Pascale Lefeuvre a aussi fait la Une des médias spécialisés à la suite de son rachat par le groupe Bernard Hayot (GBH).

En mettant la main sur Dasir, le distributeur automobile martiniquais s’apprête à poser le pied en métropole. De quoi inquiéter les autres membres d’Apprau ? “On ne sait pas vraiment de quoi demain sera fait, mais il ne semble pas que cela remette en question quoi que ce soit, car Apprau a déjà démontré sa force et son intérêt pour nos entreprises”, pointe Olivier Chaussende.

Affirmant que les liens d’amitié développés au fil des années avec ses collègues ne s’étioleront pas, le dirigeant est lui-même engagé dans une profonde réflexion.

"J’ai 63 ans et jusqu’ici, je pensais effectivement vendre. Mais maintenant que ma fille nous a rejoints, la réflexion a évidemment évolué. On a encore un peu de temps devant nous, mais lui transmettre les rênes d’une entreprise fondée par mes parents est forcément une option."

Autre membre historique de ce quatuor en passe de tourner la page, Laurent Ferré tirera sa révérence d’ici deux ans pour partir à la retraite. D’habitude si volubile et ouvert à la discussion, le dirigeant d’Adipa se montre cette fois-ci bien moins affable, confiant simplement “que cela ne changera rien” pour la structure nantaise, et partageant lui aussi son optimisme pour l’avenir d’Apprau.

Malgré un marché plus volatil, les plateformes de distribution de pièces automobiles poursuivent leurs investissements logistiques pour maintenir le niveau de service et s’adapter à la montée des marques alternatives. ©J2R

Malgré un marché plus volatil, les plateformes de distribution de pièces automobiles poursuivent leurs investissements logistiques pour maintenir le niveau de service et s’adapter à la montée des marques alternatives. ©J2R

Emil Frey ne lâche pas Barrault

Terminons ce tour d’horizon avec des nouvelles de plusieurs acteurs du marché "sans étiquette". L’un d’entre eux, le groupe Barrault, à la différence de Flauraud, ne va pas quitter les rangs d’Emil Frey France. Bien au contraire. Avec le soutien affirmé du géant de la distribution automobile, il accélère son développement et ouvre deux plateformes régionales.

En complément de son site principal de Niort (79), elles sont situées dans le Nord, à Lesquin (59) et dans l’agglomération lyonnaise, à Vénissieux (69), avec pour chacune 30 000 références dans les allées.

Ital Express, de son côté, n’a pas ouvert de nouvelles plateformes mais a fermé celle de Toulouse, réaménagée en partie en bureau local ; tout l’équipement d’atelier qui y était stocké a été rapatrié sur le site principal de Châlons-en-Champagne (51). Dans le même temps, la structure dirigée par Patrice Claverie a fait l’acquisition d’une entreprise en Italie, spécialisée dans les pièces de carrosserie.

Un bon moyen de se diversifier et de renforcer son offre. Un bon exemple aussi, un de plus, d’une structure proactive dans un marché qui évolue constamment.

Notre panorama 2026 n’offrira peut-être pas, en apparence, de grands bouleversements. Il faudra savoir lire entre les lignes pour analyser la multitude de détails qui auront animé le quotidien de toutes ces plateformes. Rendez-vous en fin d'année pour ce décryptage essentiel !

LES PLATEFORMES EN 2026 : LE PANORAMA EXCLUSIF DU J2R 

Autodoc affiche une croissance à deux chiffres en 2025

Les années se suivent et se ressemblent pour Autodoc. Le groupe allemand vient de clore un nouvel exercice dans le vert avec une croissance à deux chiffres de son nombre de clients, de commandes et de son offre de produits en 2025.

Un catalogue toujours plus étoffé

Dans le détail, le pure player annonce avoir commercialisé 72,5 millions d'articles, soit une hausse de 10,7 % par rapport à l'exercice précédent. Autre chiffre à mettre en relief :  le nombre de commandes a grimpé de 12,4 % pour atteindre 18,9 millions de transactions (contre 16,8 millions l'année précédente). "Grâce à une logistique optimisée, 200 000 articles quittaient en moyenne quotidiennement nos entrepôts l'an dernier", souligne Dmitri Zadorojnii, directeur général d'Autodoc SE.

Du côté de la base clients, elle compte désormais 30 millions de comptes, dont 9,3 millions actifs (+10,4 %). Parmi eux, figurent de plus en plus de professionnels grâce à l’essor d’Autodoc Pro, qui a franchi le seuil des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier.

En parallèle, le catalogue s'est étoffé de 16,2 % pour proposer désormais 7,8 millions de références issues de quelque 2 700 fabricants. Ce qui permet au e-commerçant de couvrir 176 marques automobiles, 23 marques de poids lourds et 154 marques de deux-roues. Parmi les catégories de produits les plus demandées figurent les pneumatiques, les disques de frein, l'huile moteur, les plaquettes de frein et les amortisseurs.

Les marques propres du groupe (Ridex, goCORE et Stark) ont aussi enregistré une progression notable avec 17,7 millions de produits vendus. La marque Ridex occupe d'ailleurs la première place des ventes. L'offre de MDD s'est elle-même enrichie de 13,9 % pour dépasser les 720 000 références.

Des positions renforcées sur les marchés européens clés

Autodoc précise que ses progressions les plus marquées en valeur absolue ont été enregistrées en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La zone DACH et la France demeurent les principaux marchés du groupe en termes de volumes globaux.

Sur ces différents pays, le géant de la pièce automobile confirme avoir bénéficié d’un contexte favorable lié au vieillissement du parc. Pour mémoire, l’âge moyen des véhicules particuliers et utilitaires légers circulant en Europe atteint désormais 11,4 ans.

"Nous exploitons pleinement les opportunités offertes par la digitalisation. À cela s'ajoute un environnement de marché favorable : le vieillissement de la flotte automobile européenne et l'allongement de la durée de détention des véhicules génèrent un potentiel massif dans notre secteur", conclut Lennart Schmidt, directeur financier d’Autodoc.

KS Tools lance Competition, sa nouvelle marque à prix serré

Sur le marché de l’outillage, KS Tools vise la pole position avec Competition, sa nouvelle marque disponible depuis le 19 janvier 2026 chez ses revendeurs. Elle promet des produits fiables au juste prix, en se débarrassant de tout ce qui n'est pas strictement nécessaire.

Un modèle économique assumé

La formule repose sur un principe simple. En retirant certaines prestations habituellement incluses dans l'offre KS Tools (extension de garantie au-delà des deux ans légaux, accompagnement technique, accès au SAV ou vente de pièces détachées), Competition parvient à proposer des tarifs particulièrement agressifs, selon le fabricant.

Le groupe allemand mise sur l'autonomie croissante des professionnels, nombreux à maîtriser parfaitement leur équipement et à privilégier le coût d'acquisition. Cette stratégie n'est pas sans rappeler les logiques qui ont émergé dans d'autres secteurs, où la démocratisation des compétences techniques permet aux utilisateurs de se passer d'un accompagnement poussé.

Pour KS Tools, il s'agit de répondre aux attentes d'une partie du marché, sans cannibaliser sa gamme historique qui continue d'offrir un service complet.

Miser sur l'autonomie des ateliers

Dans un contexte où les ateliers doivent optimiser chaque investissement, Competition veut proposer une alternative cohérente pour les équipements dont le renouvellement ne justifie pas un accompagnement technique important.

La commercialisation de la marque s'appuiera sur le réseau de revendeurs existant de KS Tools. Objectif : garantir une disponibilité optimale sur l'ensemble du territoire. Cette stratégie permet, en outre, au fabricant de tester un nouveau segment sans bouleverser son organisation commerciale.

Bardahl revendique 85 ans d’expertise

ControlExpert nomme Augustin Dubarry à la direction commerciale France-Benelux

ControlExpert vient de nommer Augustin Dubarry au poste de directeur commercial France et Benelux. Une nomination stratégique pour l'insuretech spécialisée dans la gestion de sinistres automobile.

Fort d'une quinzaine d'années d'expérience dans le secteur automobile, Augustin Dubarry a notamment passé une décennie chez Michelin, où il a occupé des fonctions de management commercial, avant de rejoindre Euromaster puis Sidexa sur des postes de direction des ventes.

Cette expérience du terrain et de la gestion de relations complexes avec de grands donneurs d'ordre constitue un atout majeur pour ControlExpert, qui cherche à s'imposer comme le partenaire incontournable des assureurs, réparateurs et acteurs du leasing.

Fondée il y a 20 ans, l’entreprise, qui fait partie du groupe Solvd (filiale d'Allianz), entend désormais accélérer son développement avec l’ambition de révolutionner les processus de gestion de sinistres.

PHE sur le point de mettre la main sur les groupes Polaris et Regueira en Espagne

Déjà solidement implanté en Espagne depuis 2019, Parts Holding Europe (PHE) s'apprête à renforcer encore davantage sa présence dans le pays. En effet, son entité AD Parts Intergroup dans la péninsule ibérique entre en négociation exclusive pour acquérir 51 % du capital des groupes Polaris et Regueira. Le groupe accélère ainsi la dynamique d'acquisition poursuivie en 2025 avec les rachats d'AD Freco Parts et d’Auto Recambios Fco. Cerdá Perales.

Groupe Regueira PHE ESpagne

En intégrant PHE, les groupes Polaris et Regueira accèdent à d'importantes ressources au niveau européen, pour leurs clients des marchés VL et VI. ©Regueira

De Madrid aux Asturies

Avec les groupes Polaris et Regueira, il met la main sur deux entreprises dont chacune a réalisé un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros en 2025. Les plus de 800 salariés sont notamment employés dans leurs filiales AD Vemare, AD Regueira, AD Transcose, AD Paher, AD Cantabria et EDI. Celles-ci opèrent dans des zones de chalandise comprenant les régions de Madrid, Galice, Castille-La-Manche, Castille-et-León, Cantabrie et Asturies.

"L’entrée de Polaris et Regueira au sein d’AD Parts Intergroup illustre notre ambition de fédérer les meilleurs acteurs du marché espagnol autour d’un projet commun, fondé sur la complémentarité, l’innovation et la proximité avec nos clients, affirme Stéphane Antiglio, président de PHE. Grâce à ces opérations, AD Parts Intergroup dépassera largement les 700 millions d'euros de chiffre d’affaires".

Cette opération vise à renforcer le service à ses clients espagnols, notamment en améliorant son dispositif opérationnel. Si cet accord se concrétise, AD Parts Intergroup, Polaris et Regueira formeraient alors une alliance complémentaire.

Eudiff démarre 2026 pied au plancher et renforce son maillage territorial

Eudiff confirme son ambition régionale. Le groupe d’Antoine Beaudet a finalisé, début janvier, la reprise de deux magasins API (groupe Doyen Auto), situés à Gravigny (27) et Petit-Quevilly (76). Ces points de vente, qui appartenaient jusqu'ici à Jean-Philippe Peguenet, permettront d’étendre l’empreinte d’Eudiff vers l’Eure et d’ancrer davantage sa présence autour de Rouen.

Avec cette opération, le grossiste met également un premier pied au sein du réseau piloté par le groupe Doyen Auto. Raison pour laquelle Antoine Beaudet veut avancer avec prudence : "Ce qui compte quand on reprend des entreprises, c’est que les équipes ne se sentent pas pénalisées. Nous allons conserver leurs habitudes et ne rien modifier pendant un an".

Dans le même mouvement, Eudiff ouvre un nouveau comptoir à Roye (80), dans un bâtiment de 500 m² autrefois exploité comme garage et disposant déjà d’une activité de vente de pièces. Le site permet de compléter finement la couverture du territoire et de renforcer la coopération avec Maxopièces, piloté par son associé Boris Hourcade.

"Nous serons parfaitement complémentaires sur cette zone, où nos périmètres se rejoignent", souligne Antoine Beaudet. Ce dernier souligne toutefois que l’activité de réparation ne sera pas reprise par Eudiff : elle sera confiée à un réparateur, client de longue date du groupe.

Eudiff structure ses équipes

Finalisées début janvier, ces trois implantations supplémentaires vont permettre à Eudiff de passer de 13 à 16 sites. L’équipe du groupe franchit également le cap des 130 salariés.

Des perspectives positives après un exercice 2025 contrasté, à l’image du marché. Sans l’ouverture intervenue en cours d’année, novembre aurait affiché un léger retrait. Mais le distributeur normand a finalement bouclé l’année sur une croissance organique estimée entre 3 et 4 %, pour un chiffre d’affaires compris entre 24 et 25 millions d’euros. En intégrant les ouvertures de Yerville et Gonfreville, la progression atteint environ 14 %.

En parallèle, l’entreprise a poursuivi un important travail de structuration. Les directeurs de site sont devenus directeurs de zone, les pôles finance, marketing et achats ont été réorganisés et renforcés, et de nouveaux recrutements ont soutenu cette montée en puissance. "Nous devrions franchir une étape en recrutant un directeur commercial en 2026", ajoute Antoine Beaudet.

Le digital en ligne de mire

Autre chantier majeur : la relance de l’activité B2C, perturbée ces derniers mois. Eudiff prépare une refonte complète de son site e-commerce grand public, appelée à clarifier l’offre et à soutenir de nouvelles ambitions de croissance.

Le groupe veut également accélérer la digitalisation de ses services, tant pour ses clients professionnels que particuliers. "Nous allons nous appuyer sur notre prestataire informatique, la société JLPI, avec laquelle nous travaillons depuis plus de dix ans, pour renforcer cette dimension", précise Antoine Beaudet.

Enfin, le distributeur met déjà le cap sur 2026 avec la préparation de la troisième édition de son salon professionnel. Après le succès rencontré lors des deux premières rencontres régionales, Eudiff veut confirmer ce rendez-vous comme un temps fort pour ses clients et partenaires.

Hervé Charbit prend la direction de Five Star France

L'ancien directeur de la distribution internationale d'Axalta accède au fauteuil de directeur du réseau français de Five Star, affilié au groupe de fabrication de peinture. Hervé Charbit succède à Jean-François Grimaldi. Ce dernier, figure bien connue de la réparation-collision, fait valoir ses droits à la retraite.

Son successeur encadrera notamment les responsables du développement. Sa mission reste donc de poursuivre la densification du maillage du réseau et d'améliorer encore sa qualité de service.

"Hervé Charbit est une figure de l’après-vente et il combine la technicité, les qualités humaines et la curiosité indispensables à son poste", affirme Thomas Melzer, président du GIE Five Star France. En effet, initialement diplômé de l’Estaca (École supérieure des techniques aéronautiques et de la construction automobile), il a d'abord encadré les responsables de régions après-vente de Suzuki France à partir de 2005. Il a ainsi contribué au développement de son réseau de réparateurs.

Puis, deux ans plus tard, il intègre Kia Motors France, où il évolue de chef de service à directeur adjoint après-vente. Il y supervise les plateformes de relation clients, de garantie, technique et les programmes qualité du constructeur… Avant de rejoindre Axalta en 2016.

"C’est une réelle satisfaction de confier mon poste à Hervé, j’ai toute confiance en son expérience et en sa compréhension du secteur de la réparation-collision pour soutenir les développements déjà engagés, souligne Jean-François Grimaldi. Il a démontré son sens de l’écoute et il constituera un interlocuteur de grande qualité pour nos adhérents et partenaires". Son expérience dans le pilotage des réseaux devrait effectivement maintenir, sinon accélérer, la dynamique de l'enseigne.

Satisfaction téléphonique : les garages regagnent des points

AlloGarage a publié son baromètre de la satisfaction téléphonique pour le mois de janvier 2026. L’enquête repose sur plus de 10 800 appels analysés sur quatre mois. Tous réseaux confondus, le taux de satisfaction progresse de deux points par rapport à septembre 2025. Une évolution positive, même si le niveau reste inférieur à celui observé au printemps dernier.

Dans le détail, plus d’un automobiliste sur deux se dit "très satisfait" de son échange téléphonique. À l’inverse, un peu plus de 20 % se déclarent encore "très insatisfaits". Le téléphone reste donc un point sensible pour de nombreux professionnels de l’après-vente.

Du côté des réseaux constructeurs, la satisfaction moyenne atteint 65 %. Renault arrive en tête avec 73 %, devant Dacia et Toyota, à 72 %. À l’autre extrémité du classement, Tesla affiche un taux très bas, à 19 %, loin derrière Land Rover (29 %) et Kia (32 %).

Les réseaux multimarques confirment leur avance

Les centres autos présentent des résultats contrastés. First Stop se place largement en tête avec 78 % de satisfaction. Speedy suit avec 71 %, tandis que Feu Vert atteint 68 %. En revanche, E.Leclerc Auto et Roady ferment la marche, avec des taux inférieurs à 50 %.

Les réseaux multimarques restent les mieux notés du baromètre avec un taux moyen à 71 %. Précisium Garages se distingue nettement avec 86 %, soit le meilleur score toutes catégories confondues. Ces réseaux confirment leur régularité sur la qualité de l’accueil téléphonique.

Les réseaux de carrossiers affichent également de bons résultats. Leur taux de satisfaction moyen s’élève lui aussi à 71 %. Top Carrosserie arrive en tête avec 81 %, confirmant la bonne image de ces enseignes sur la relation client par téléphone.

Les différences sont aussi visibles sur le plan géographique. La Bretagne arrive en tête avec 73 % de satisfaction, suivie par la Nouvelle-Aquitaine (71 %) et le Centre-Val de Loire (70 %). À l’inverse, l’Île-de-France et la Corse ferment le classement, avec 62 %.

LKQ perd un distributeur majeur du Benelux, qui rejoint PHE

Dans le paysage européen de la distribution indépendante, certaines décisions résonnent comme des signaux forts. Celle prise par Vrooam en fait partie. Le groupement coopératif néerlandais, qui fédère 19 distributeurs et plus de 150 points de vente aux Pays-Bas et en Belgique, vient de tourner une page de son histoire en mettant fin à son partenariat historique avec LKQ. Direction désormais Parts Holding Europe et sa filiale Doyen.

L'information, révélée par le magazine néerlandais Aftersales Magazine dans une interview exclusive de Michel Chaudron, directeur de Vrooam, marque un tournant significatif dans l'organisation de la distribution au Benelux.

Une pression croissante sur les coûts

Pour justifier cette décision, Michel Chaudron évoque la montée inexorable des coûts dans la chaîne d'approvisionnement. "Si vous écoutez le marché, vous entendez des organisations comme l'ANWB, BOVAG et RAI Aftermarket remettre de plus en plus en question l'accessibilité financière de la mobilité automobile", explique-t-il.

"Cela ne concerne pas seulement l'achat d'un véhicule, mais aussi tous les frais nécessaires pour continuer à rouler : réparation, entretien, pneumatiques. Nous constations depuis longtemps que les coûts augmentaient dans la filière. Les prix des pièces en constituent une part substantielle".

Cette inflation progressive menaçait, selon le dirigeant, la compétitivité tant de Vrooam que de ses clients réparateurs. Pour inverser la tendance sans rogner drastiquement les marges, le groupement a exploré différentes options et conclu qu'une refonte de sa chaîne d'approvisionnement s'imposait.  

"Nous sommes arrivés à la conclusion qu'à long terme, une organisation différente de notre chaîne logistique était nécessaire. Dans le cadre de notre partenariat avec PHE, nous avons beaucoup plus de marge de manœuvre pour y parvenir", précise Michel Chaudron.

Logistique : vers un modèle à deux étages

Cette alliance s'inscrit dans une dynamique européenne observable depuis plusieurs années : le passage progressif d'un modèle logistique à trois niveaux vers une organisation à deux échelons. "En Europe, nous constatons que dans l'aftermarket indépendant, notamment pour les pièces détachées, le passage d'un modèle de distribution en trois étapes vers deux étapes constitue une évolution logique", analyse le directeur de Vrooam.

Mais attention : il ne s'agit pas d'une intégration. Vrooam insiste sur le caractère paritaire de ce partenariat avec PHE. "Nous n'allons pas être un maillon de leur chaîne distributive, mais opérer sur la base de l'égalité. En substance, nous avançons d'une place dans la chaîne", souligne Michel Chaudron.

Concrètement, cette nouvelle alliance s'accompagne d'investissements logistiques significatifs. Vrooam et PHE prévoient d'élargir les stocks des points de vente du groupement là où cela s'avère pertinent. Pour les livraisons en journée, deux entrepôts centralisés situés à Zwolle et Waalwijk serviront de bases arrière. Un troisième site de grande envergure, doté de plus de 60 000 références, verra prochainement le jour dans l'ouest des Pays-Bas.

Pour la distribution nocturne, Vrooam pourra s'appuyer sur les plateformes logistiques de PHE implantées à Seneffe en Belgique et en région parisienne via Logisteo. Sur le plan de l'offre produits, le groupement néerlandais maintient sa politique historique axée sur les marques premium tout en étoffant son portefeuille avec la marque Isotech de PHE.

L'avenir européen de LKQ en question

Rappelons que cette défection de Vrooam intervient dans un contexte particulièrement délicat pour LKQ. Depuis plusieurs mois, le fonds activiste Ananym Capital multiplie les échanges avec la direction du groupe américain, estimant que sa présence sur deux continents fragilise sa performance financière. D'après lui, maintenir les activités nord-américaines et européennes sous la même bannière "ne fait plus sens".

Autant dire que le choix de Vrooam intervient à un moment où l'avenir européen de LKQ soulève de nombreuses interrogations.

Flauraud présente son nouveau directeur général

Depuis le 1er janvier 2026, Flauraud a officiellement changé de main. Annoncée à l’automne dernier, la cession de l’entreprise à FairCap est désormais actée, marquant la fin de près de dix années sous l’actionnariat d’Emil Frey France. Le fonds d’investissement allemand, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises en phase de transformation, entend capitaliser sur les fondamentaux du groupe pour "retrouver une position de leader dans la distribution de pièces automobiles".

Pour piloter cette nouvelle étape, Flauraud a nommé Cédric Kuhn au poste de directeur général. Passé par le conseil en stratégie et en restructuration chez EY (2015 à 2017), puis par Mutares (2017 à 2022), où il a accompagné des groupes industriels confrontés à des phases de redressement opérationnel, le dirigeant dispose d’une solide expérience des contextes de transformation.

Avant de rejoindre Flauraud, il occupait, entre 2024 et 2026, des fonctions de direction M&A et opérations au sein de Franklin Investment Holding. Cédric Kuhn a également mené des projets entrepreneuriaux avec son entreprise Cargoloc, de 2022 à 2025.

Sa mission est désormais clairement identifiée : stabiliser le groupe auvergnat, redonner de la lisibilité au projet d’entreprise et engager les leviers nécessaires pour renouer avec une dynamique de croissance.

Pour mémoire, si son actionnariat a évolué, Flauraud ne coupe toutefois pas les ponts avec Emil Frey. Le groupe automobile continuera d’apporter un soutien opérationnel, notamment via l’accès à certaines synergies historiques, qu’il s’agisse de l’offre de pièces MGA, de la centrale d’achats ou encore des outils digitaux. Un socle destiné à sécuriser la transition, tant pour les clients que pour les partenaires du distributeur de Clermont-Ferrand (63).

Pièces de direction et de suspension : Delphi revendique la meilleure couverture

Sur le marché européen de l'après-vente indépendante, Delphi confirme ses ambitions. Selon les données de couverture de parc qu'elle présente, la marque affiche les meilleurs taux sur la famille de pièces de direction et de suspension (PSD). Un résultat qui s'appuie sur une stratégie à long terme et sur le développement continu de son catalogue.

Aujourd'hui, l'équipementier dépasse les 80 % de taux de couverture pour cette gamme, ce qui place la marque en tête face à ses concurrents. Dans les principales catégories de PSD (bras de suspension, les biellettes de direction ou encore les biellettes de barre stabilisatrice), Delphi dépasse même les 95 % de taux de couverture.

Cette couverture étendue de la marque du groupe Phinia a pour objectif de soutenir les ateliers et les distributeurs. Elle permet de réduire les délais d'approvisionnement et également de limiter les interruptions lors des réparations. Pour les distributeurs, elle facilite aussi la gestion des stocks et réduit les risques de rupture sur les pièces les plus demandées.

Une stratégie tournée vers l'évolution du parc

Cette performance est le résultat d'un travail de fond mené sur plusieurs années. En deux ans, Delphi a augmenté de plus de 30 % le nombre de références de sa gamme PSD. Le catalogue compte aujourd'hui plus de 8 500 références, pensées pour répondre aux besoins des ateliers européens.

L'équipementier anticipe également l'arrivée massive des véhicules de constructeurs chinois en Europe. Delphi a déjà lancé 65 nouvelles références pour des modèles récents comme ceux de BYD, MG ou Chery. Plus de 450 pièces supplémentaires sont actuellement en développement.

Représentativité : l'U2M et la FNA progressent derrière Mobilians

Publié discrètement au Journal officiel en octobre 2025, l’arrêté fixant la liste des organisations professionnelles d’employeurs reconnues représentatives dans la branche des services de l’automobile est désormais connu. Il confirme la prééminence de Mobilians, dont la représentativité s’établit à 73,11 %, contre 79,21 % lors de la précédente mesure, en 2021.

Dans le même temps, l’U2M (Union des métiers de la mobilité) renforce sa position avec 13,54 % de représentativité, contre 11,07 % précédemment. Une progression qui lui permet de consolider sa deuxième place, portée par l’alliance de la FFC (carrossiers et services), du Syndicat du pneu – ex-SPP – et de l’Unidec (auto-écoles). La FNA affiche également une dynamique positive, atteignant 13,35 %, contre 9,72 % lors du précédent exercice, tout en conservant la troisième position.

Ces résultats sont établis à partir des données transmises au HCDS. Les parts de chaque organisation au sein du "collège employeur" sont déterminées notamment en fonction du nombre d’entreprises et de salariés qu’elles représentent, mais aussi de leur caractère généraliste ou spécialisé, ainsi que de leur ancrage et de leur participation aux instances de la branche.

Cette reconnaissance conditionne leur capacité à participer aux négociations de la convention collective des services de l’automobile. Elle leur ouvre également un accès privilégié aux pouvoirs publics sur l’ensemble des sujets structurant la filière.

Ford baisse jusqu’à 25 % les prix de ses pièces pour ses anciens modèles

Ford allège la facture des modèles les plus anciens ! Ce lundi 12 janvier 2026, le constructeur a annoncé une baisse pouvant atteindre 25 % des prix de vente de ses pièces destinées à ses modèles produits jusqu'en 2019. À compter de janvier 2026, cette mesure tarifaire, portée par la Ford Customer Service Division (FCSD), vise à accompagner des millions de propriétaires de véhicules de la marque américaine.

"Nous nous engageons à soutenir les millions de clients fidèles de Ford qui continuent de faire confiance et de compter sur leurs modèles Ford plus anciens, en leur faisant bénéficier des réductions de coûts que nous avons réalisées dans notre activité", résume Wolfgang Voss, vice-président de la FCSD pour la région Europe.

Plus de 6 000 composants et 35 modèles concernés

Cette baisse de prix concerne plus de 6 000 composants d'origine constructeur (OEM), en particulier les pièces les plus exposées aux chocs. Elle porte notamment sur des pare-chocs, des portes latérales de remplacement, des grilles de radiateur ou encore des phares. Au total, 35 modèles sont directement concernés par cette mesure, aussi bien des VP comme les Fiesta ou Focus que des pick-up tels que le Ford Ranger.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de vieillissement du parc automobile européen. Ainsi, selon les données du constructeur, près d’1,2 million de Fiesta produites entre 2008 et 2017 circulent encore aujourd’hui en Europe.

Un soutien assumé aux propriétaires de véhicules anciens

"Qu’il s’agisse d’une voiture familiale utilisée chaque jour pour les trajets scolaires ou d’un véhicule conservé pour des usages plus occasionnels, notre nouvelle politique tarifaire sur les pièces aidera les propriétaires à maintenir leurs Ford en bon état sur le long terme", poursuit Wolfgang Voss.

Cette annonce s’inscrit dans le plan Ford+, destiné à renforcer la fidélité des clients. En facilitant l’approvisionnement en pièces à des prix plus abordables, le constructeur met en avant plusieurs bénéfices, dont une qualité de fabrication garantie, un montage plus rapide et plus précis, ainsi qu’une meilleure durabilité, en favorisant la réparation plutôt que le remplacement.

Les pièces de rechange sont d’ores et déjà disponibles auprès des distributeurs de pièces et des centres de services agréés par le constructeur à travers l’Europe.

Prix Aftermarket Day : qui seront les lauréats de l’année ?

Et si l’après-vente prenait le temps de réfléchir collectivement à son avenir ? C’est l’ambition d’Aftermarket Day, qui réunira, le temps d’une journée,  au Parc des Princes, l’ensemble des écosystèmes de la rechange autour d’un programme conçu pour les professionnels.

Dans un marché en pleine recomposition, marqué notamment par l’évolution des modèles de distribution, l’événement entend offrir un espace de décryptage, d’échanges et de prises de recul.

Conférences plénières, keynotes et ateliers rythmeront cette journée, avec des retours d’expérience concrets et des analyses portées par des dirigeants, experts et acteurs de terrain. L’objectif : partager des clés de lecture, confronter les stratégies et identifier les leviers de performance dans un environnement de plus en plus transversal. Le programme détaillé de cette première édition sera à découvrir prochainement dans les colonnes du Journal de la Rechange et de la Réparation.

Neuf trophées pour valoriser les dynamiques du marché

Aftermarket Day sera aussi l’occasion de mettre en lumière celles et ceux qui font avancer la filière. Les Prix Aftermarket Day récompenseront les acteurs les plus engagés et les plus innovants de l’après-vente automobile.

Distributeurs et réseaux de réparateurs de l'année, chacun décliné en trois catégories – pièce, pneu et carrosserie-peinture –, constitueront le socle de ce palmarès. Ce n’est pas tout : deux autres trophées viendront mettre en lumière l’engagement RSE et la stratégie digitale / e-commerce d’acteurs de la filière ayant su faire évoluer leurs pratiques.

Enfin, une dernière distinction sera attribuée à la personnalité de l’année, dont le parcours, la vision et les réalisations ont marqué l’actualité de l’après-vente automobile.

À vos candidatures !

Les entreprises et personnalités souhaitant concourir peuvent dès à présent déposer leur dossier. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 27 janvier 2026, directement en ligne via le site de l’événement. À l’issue de cette phase, un jury composé de professionnels reconnus des univers de la pièce, du pneu et de la carrosserie-peinture établira le premier palmarès des Prix Aftermarket Day.

Les candidatures sont ouvertes : à vous de jouer pour figurer parmi les lauréats des Prix Aftermarket Day.

Partivia, l'arme stratégique de Nexus Automotive pour peser sur les achats

En octobre 2024, lors d'un entretien accordé au Journal de la Rechange et de la Réparation, Gaël Escribe, directeur général de Nexus Automotive International, annonçait vouloir franchir une nouvelle étape en lançant "une véritable centrale d'achats avec treize distributeurs européens, pour acheter des lignes de produits en volumes significatifs".

Aujourd’hui, cette ambition se concrétise avec la création officielle de Partivia, structure dédiée aux achats groupés dans l'écosystème Nexus Automotive.

Cette initiative constitue une étape majeure du plan dévoilé par Gaël Escribe à l'issue d'une revue stratégique menée avec le cabinet Roland Berger. Objectif : transformer Nexus d'ici 2028, en passant d'une centrale de référencement à un véritable groupe structuré autour de plusieurs métiers clés.

Partivia : 13 actionnaires fondateurs pour un modèle ouvert

Partivia repose sur un socle de treize membres du groupement. Conçue comme une structure évolutive, l'entité affiche dès son lancement une ambition claire : étendre progressivement son périmètre et ses capacités en fonction des besoins des adhérents Nexus et des dynamiques du marché. Plusieurs acteurs potentiels auraient déjà manifesté leur intérêt pour rejoindre l'initiative, signe d'un élan qui dépasse le cercle des fondateurs.

Le modèle retenu privilégie une approche collaborative. Partivia entend améliorer l'alignement avec les partenaires fournisseurs, accroître le taux de conformité des achats et harmoniser la gestion des catégories de produits. À terme, l’ITG espère obtenir de meilleures conditions d’achat tout en construisant un système d’approvisionnement adapté aux évolutions du secteur.

Roberto Roggeband prend les rênes de Partivia avec pour mission de structurer les achats groupés des membres Nexus Automotive. ©NAI

Un déploiement progressif

Le démarrage opérationnel s'effectuera par phases. Dans un premier temps, Partivia travaillera avec ses actionnaires fondateurs et ses premiers membres pour affiner son modèle d'achats et aligner les stratégies de gestion par catégorie. Cette période permettra de valider la création de valeur avant d'élargir le dispositif à une base plus large de participants.

La direction de Partivia a été confiée à Roberto Roggeband, qui cumule 20 années d'expérience dans l'après-vente automobile. Son parcours couvre tant le versant fournisseurs que distributeurs, avec des passages chez ZF Group, CWS-boco Group et Magneti Marelli Aftermarket. Cette double expertise dans le management produit et les achats internationaux doit accompagner le développement de la structure.

"Partivia consiste à créer une nouvelle réalité d'achats pour l'après-vente plus forte, plus structurée et davantage alignée avec les dynamiques actuelles du marché", indique Roberto Roggeband, directeur des opérations de Partivia. "En réunissant des actionnaires engagés disposant d'une taille significative, nous construisons une organisation qui délivre une valeur tangible tout en restant ouverte, agile et tournée vers l'avenir".

Pour Gaël Escribe, cette création "marque une étape importante dans l'engagement continu de Nexus en faveur de la consolidation, de la collaboration et de la création de valeur au sein de l'après-vente automobile mondial".

Decharenton : Sodiama prend pied à Coutances

95 ans après sa création à Saint-Hilaire-du-Harcouët (50), Sodiama continue de tisser son maillage dans son département d'origine. Le distributeur normand, filiale du groupe Decharenton depuis 2000, vient d'inaugurer son 5e établissement manchois à Coutances (50). Une ouverture qui s'inscrit dans une logique de couverture progressive du territoire.

Un positionnement central

Entre les sites d'Agneaux au nord et de Saint-Hilaire-du-Harcouët au sud, ce nouveau point de vente vient combler un vide dans le centre du département. Opérationnel depuis le 8 décembre, le magasin mise sur la réactivité avec 8 000 références stockées localement, complétées par l'accès aux 160 000 références du groupe Decharenton réparties sur 17 établissements interconnectés.

Quatre collaborateurs spécialisés y assurent le conseil technique sur les segments automobile, poids lourd, agricole et outillage. Une polyvalence qui reflète la diversité du tissu économique local, où cohabitent garages indépendants, exploitations agricoles et transporteurs routiers.

Cap vers les 25 millions d'euros

"Cette ouverture à Coutances s'inscrit dans la continuité naturelle de notre développement territorial. Après Cherbourg, il nous semblait essentiel de renforcer notre présence dans le centre-Manche pour offrir toujours plus de proximité et de réactivité à nos clients", justifie Pascal Renault, directeur général de Sodiama.

Ce développement porte ses fruits : le distributeur affichait 22,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, porté par ses 125 collaborateurs.

Le groupe Decharenton, dont Sodiama constitue l'une des cinq enseignes, revendique désormais une zone de chalandise étendue de Rennes (35) à Cherbourg (50), avec Fougères (35) comme point d'ancrage breton.

Assistance automobile : IMA enregistre un record d'activité face aux intempéries

L'épisode neigeux qui a frappé la France du 5 au 7 janvier 2026 a mis les services des assisteurs automobiles sous haute tension. Pour le groupe IMA, cette période a même marqué un tournant : le dimanche 5 janvier, l'opérateur a enregistré son pic d'activité historique avec près de 16 000 dossiers ouverts en une seule journée, tous univers confondus.

"Ces épisodes météorologiques, heureusement rares, donnent tout son sens au rôle d'IMA : répondre immédiatement présent quand les Français sont en difficulté", souligne Élodie Papet, directrice déléguée en charge des opérations du groupe. "Malgré des conditions parfois extrêmes, nos équipes et nos partenaires se sont mobilisés avec professionnalisme pour sécuriser les sinistrés et leur apporter des solutions concrètes."

220 000 appels en 72 heures

Sur les trois jours de crise, le groupe a dû gérer 220 694 appels téléphoniques et traiter 32 991 dossiers d'assistance mobilité, soit une progression de 35 % par rapport à la même période de 2025.

L'accidentologie a particulièrement progressé, avec une hausse de 62 % des missions de remorquage. Les mandats de dépanneurs-remorqueurs ont bondi de 53 %, sollicités pour des pannes variées : batteries déchargées, crevaisons ou accidents.

Pour absorber ce flux sans précédent, IMA a déployé son dispositif d'urgence. Plus de 1 000 chargés d'assistance ont été mobilisés quotidiennement, représentant un renfort de 21 % par rapport aux effectifs habituels. Le groupe a également activé son mécanisme d'entraide interne baptisé "Tous assisteurs", permettant aux collaborateurs des fonctions support de prêter main-forte sur la base du volontariat.

Les outils digitaux ont joué un rôle déterminant dans la fluidité des opérations. Le système de selfcare a permis aux automobilistes d'ouvrir leurs dossiers en autonomie, tandis que les fonctionnalités de suivi en temps réel informaient les usagers de l'arrivée de leur dépanneur.