Convention API 2026 : Doyen Auto muscle son accompagnement réseau

Unité, esprit d'équipe et agilité opérationnelle : les trois axes de la feuille de route 2026 de Doyen Auto. Le groupe, spécialisé dans la distribution de pièces de rechange, a organisé, comme l'an passé, une convention. Plus de 70 participants, représentant plus de 90 % du réseau API, ont pris part à l'événement organisé les 20 et 21 janvier 2026 en Belgique. Des chiffres qui illustrent la volonté de Doyen Auto de s’appuyer sur la dynamique collective pour faire évoluer son réseau.

Des annonces majeures

Plusieurs officialisations ont ainsi été confirmées, à commencer par l'enrichissement de son catalogue avec l'ajout de plus de 14 000 références stockées, réparties entre gammes premium, économiques et produits issus de sa MDD Requal.

En parallèle, le groupe accélère sur le volet logistique grâce à son dispositif cross-dock. L’arrivée de dix nouveaux fournisseurs permet désormais de proposer près de 150 000 références livrables en J+1. Cette dynamique est notamment portée par l’extension des partenariats avec Clas et Sonic pour les équipements d’atelier et outils de garage, ainsi que par l’arrivée d’un nouveau partenaire, Ardeca Lubricants, et sa gamme d’huiles moteur. Les distributeurs ont d’ailleurs pu visiter le site de production du spécialiste des lubrifiants.

Au total, Doyen Auto propose désormais plus de 300 000 références disponibles à travers ses 13 plateformes logistiques. Afin d’améliorer encore la disponibilité des pièces et les délais de livraison, la plateforme belge de Seneffe fait l’objet d’un réaménagement, avec l’intégration d’un système de réception en bacs destiné à optimiser la productivité.

"Move up 2027" : API au centre du jeu

La convention a également permis à Doyen Auto de revenir sur son plan stratégique Move up 2027. Le groupement a notamment réaffirmé le rôle central de son réseau API, présenté comme un modèle flexible et attractif pour les indépendants comme pour les groupes de distribution.

Cette stratégie s’est déjà traduite par l’intégration de dix nouveaux distributeurs en 2025. Une croissance accompagnée d’un rebranding de l’enseigne API et du lancement d’un nouveau site web, fruits d’une démarche collaborative associant directement les distributeurs.

"Les évolutions de notre image de marque API et l’enrichissement de notre offre, notamment avec un pack technique étoffé pour le concept garage 1,2,3 AutoService, renforcent notre proposition de valeur. L’attractivité de notre enseigne repose sur notre capacité à accompagner ces nouveaux distributeurs dans l’accélération de leur développement", se félicite Mickaël Montarou, directeur commercial et marketing de Doyen Auto.

Efficience API, un dispositif pensé pour les distributeurs

Pour soutenir cette croissance, Doyen Auto a également dévoilé un autre programme. Intitulé "efficience API", il vise à accompagner les distributeurs dans l’optimisation de leur organisation, de leurs process et de leur performance commerciale.

Ce programme repose sur cinq leviers : suivi des performances, développement de l'offre auprès des particuliers et des semi-professionnels, amélioration des process en interne, optimisation de la gestion des stocks et structuration de l'offensive commerciale.

Une démarche destinée à consolider les points forts historiques du réseau, autour de la qualité de service, de la proximité client et d’un haut niveau de disponibilité des pièces.

Renforcer le réseau de distribution

Enfin, quatre thématiques ont été présentées lors d’ateliers animés par les distributeurs eux-mêmes, à destination de leurs pairs. Parmi elles : le développement des compétences via la formation avec l’appui de la Feda, le déploiement de garages concepts, l’automatisation du réapprovisionnement et l’optimisation du pricing local.

Autant de leviers destinés à renforcer la compétitivité des 71 points de vente du réseau API et à consolider la position de Doyen Auto auprès des 170 distributeurs et 650 réparateurs avec lesquels il collabore.

"L’efficience est le socle de notre stratégie pour 2026. Les investissements réalisés sur notre plateforme de Seneffe, l’optimisation de nos outils digitaux et le déploiement du plan «Move up 2027» visent un objectif unique : offrir à nos distributeurs des services et des solutions les meilleurs du marché pour soutenir leur développement", conclut Patrice Astor, directeur général de Doyen Auto.

BOTicelli, le robot de peinture qui a tout d'un maestro

Si les carrossiers français ont été les premiers d'Europe à adopter des robots de peinture, nos voisins européens montrent également des signes d'intérêt pour ces machines du futur. La carrosserie Roldo à Vérone (Italie) a en effet adopté le robot de peinture BOTicelli en novembre 2025, rapportent nos confrères de Carrozzeria Autorizzata. Sa commercialisation a débuté en février 2026 selon son concepteur, le fabricant de cabines de peinture Polin-AC.

Des ressemblances avec un modèle bien connu en France

L'entreprise italienne précise toutefois qu'elle ne fabrique pas son robot elle-même. Comme ses prédécesseurs, il est fabriqué en Chine. Cependant, Polin-AC revendique la conception de son interface et de son design. Celui-ci ressemble à l'outil (produit par BZB) proposé par la société de conseil aux carrossiers LBS. Un robot également baptisé CurveRobot, présenté par le suisse Best Paint à Equip Auto 2025.

Cet automate est suspendu à des poutres soutenues par des poteaux fixés dans la cabine de peinture. Moins souple d'emplois que ses concurrents PaintGo et Ixell Paint Assistant – modèles également adoptés par des réparateurs transalpins –, il passe cependant d'un produit à l'autre, en changeant de pistolet, sans intervention humaine. Une capacité que partage BOTicelli, jonglant entre produits d'apprêt, base et vernis.

Pertinence économique

Les concepteurs du BOTicelli ont adopté la même philosophie que leurs homologues français. Le robot qu'ils ont mis au point n'a pas été imaginé pour remplacer le peintre mais pour s'intégrer dans le flux global de l'atelier. Comme en France, il est censé répondre aux problématiques de pénurie de main-d’œuvre, de réduction des coûts de réparation, d'exigences croissantes de qualité, de sécurité et de durabilité.

D'après le distributeur, la pertinence économique de ce robot est conditionnée à son intégration dans une organisation semi-industrielle de l'atelier. En résumé, un système qui décloisonne les différents postes de la carrosserie. Ce fonctionnement induit aussi l'introduction d'un nouveau métier à la frontière du peintre et du programmateur.

France Pare-Brise tire son épingle du jeu en 2025

France Pare-Brise enregistre une croissance de 9 % de son chiffre d’affaires en 2025, alors que le marché du vitrage automobile fait face à la hausse des coûts et à des réparations de plus en plus techniques. Dans ce contexte, le spécialiste de la réparation du vitrage automobile tire son épingle du jeu. Le réseau a ouvert 20 nouveaux centres sur l’année et compte désormais plus de 670 points de vente en France.

Les interventions liées aux aides à la conduite prennent aussi de l’ampleur. La calibration des systèmes Adas devient incontournable sur les véhicules récents et représente une part croissante de l’activité.

Réparer plutôt que remplacer

La question environnementale prend plus de place dans le réseau. En 2025, France Pare-Brise analyse l’impact carbone de ses interventions. Le réseau constate que le lieu de fabrication des vitrages joue un rôle important et privilégie, quand c’est possible, des pièces produites en Europe.

Dans une logique d’économie circulaire, l’enseigne développe également la collecte et la valorisation des pare-brise usagés. L’objectif est de réintroduire la matière dans de nouvelles filières industrielles et de limiter les déchets liés au vitrage automobile.

La satisfaction client en soutien

En 2025, France Pare-Brise affiche un Net Promoter Score de 88. L’enseigne a également été élue "enseigne la mieux notée sur Google 2025" dans son secteur d'activité, avec une note moyenne de 4,87 sur 5 (contre 4,84/5 en 2024), basée sur plus de 12 700 avis clients.

Fin 2025, le réseau a aussi annoncé un partenariat avec Sébastien Loeb. L’objectif est de renforcer la visibilité de la marque et de valoriser son expertise en matière de sécurité, notamment à travers des actions locales dans les centres.

"Les résultats sont bons, dans un marché qui ne l’est pas toujours. C’est le signe d’un réseau qui s’adapte et qui continue d'avancer. Ensemble, nous cherchons à construire des réponses durables, responsables et efficaces, au service des assurés et de la performance de la filière", souligne Grégoire Papillard, directeur général de France Pare-Brise.

Le contrôle technique s'équipe pour traquer débridages et Adas défaillants

Les "freinages fantômes", bientôt un mauvais souvenir ? Bruxelles prépare, en effet, une révision d'ampleur de la directive de 2014 réglementant le contrôle technique, qui devrait aboutir avant la fin de l'année. Parmi les nouveautés attendues figure la vérification approfondie des systèmes avancés d'aide à la conduite (Adas).

Plusieurs dizaines de points de contrôle sont sur la table, tous destinés à vérifier le bon fonctionnement de ces dispositifs. Rappelons que les dysfonctionnements de ces aides à la conduite, qu'il s'agisse de freinages soudains déclenchés par des systèmes de freinage d'urgence mal calibrés ou d'alertes de sortie de voie erratiques, ont déjà fait couler beaucoup d'encre.

Des protocoles spécifiques sont en cours d'élaboration pour établir si ces équipements remplissent correctement leur mission. Dekra Automotive rappelle que la mise en œuvre de ces contrôles pose, pour les professionnels du secteur, des défis techniques considérables. Valider la méthodologie, former les contrôleurs et certifier les équipements nécessaires mobilisent aujourd'hui l'ensemble de la filière.

Les céléromètres arrivent en mars

Autre chantier, autre calendrier. À compter du 1er mars 2026, les centres de contrôle technique devront s'équiper de céléromètres, ces bancs à rouleaux capables de mesurer la vitesse maximale des cyclomoteurs de moins de 50 cm³.

Dans le viseur : les véhicules de catégorie L1 dont la vitesse réglementaire ne doit pas dépasser 45 km/h. Si le contrôle révèle un débridage, la contre-visite devient obligatoire. Cette mesure s'ajoute au contrôle du niveau d'émission sonore, déjà en vigueur depuis juillet 2025.

Pollution et kilométrage dans la boucle

La future directive européenne ne se limite pas aux Adas et aux deux-roues. Deux évolutions majeures concernent également les contrôles pollution. Une nouvelle technique de comptage des particules fines émises par les motorisations diesel, déjà éprouvée en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, devrait être généralisée pour les véhicules Euro 5b et supérieurs. Une méthode de mesure inédite des émissions d'oxyde d'azote (NOx) figure aussi au programme, mieux adaptée aux évolutions techniques des moteurs récents.

Autre changement prévu : l'extension du relevé obligatoire du kilométrage au secteur de la réparation automobile. Actuellement effectué lors du contrôle technique, ce relevé sera étendu aux ateliers pour renforcer la traçabilité et lutter plus efficacement contre les manipulations de compteurs. Un partage des informations entre pays membres de l'Union européenne est également envisagé, évitant ainsi toute rupture de traçabilité lors du passage d'un véhicule d'un État à l'autre.

Otovia Pilot, une boîte à outils complète pour le vitrage

Hadrien Dijoux n’est pas un nouvel entrant dans l’univers du vitrage. Fort de dix années d’expérience dans la réparation de pare-brise, le cofondateur de Ouiglass a récemment quitté ses fonctions opérationnelles au sein de la tête de réseau pour lancer Otovia Pilot, un outil digital pensé pour répondre aux contraintes très concrètes des ateliers.

Entré en service début janvier 2026, après environ un an de développement, l’écosystème revendique déjà près de 140 réparateurs utilisateurs, en France mais aussi au Luxembourg et en Suisse.

Un outil conçu à partir des réalités du terrain

"Otovia Pilot est issu d'une idée venue du terrain, explique Hadrien Dijoux. Il s'agit d'un outil tout en un, issu de mon expérience. Il répond aux besoins d'un maximum de professionnels, sur les problématiques de pilotage de centre, avec une visibilité sur leurs achats et l'accès aux meilleurs prix des fournisseurs". Entièrement centré sur l’activité bris de glace, le logiciel s’adresse aussi bien aux spécialistes du vitrage qu’aux carrossiers, mécaniciens, réseaux organisés ou techniciens indépendants.

Concrètement, Otovia Pilot centralise les principales briques de gestion liées à la réparation de vitrage : chiffrage, facturation, identification des pare-brise – via une connexion à Sidexa –, achats auprès des fournisseurs et suivi des paiements. Sur ce dernier point, l’outil s’appuie sur une société française spécialisée pour externaliser les démarches de relance et de recouvrement, une charge administrative particulièrement lourde pour les réparateurs non agréés.

Un "Doctolib du vitrage"

Si Otovia Pilot se positionne avant tout comme un logiciel métier, le projet ne s’arrête pas aux seuls professionnels. En parallèle, l’éditeur a lancé Otovia.co, une plateforme de référencement des acteurs du vitrage à destination des automobilistes. Inspirée du modèle de Doctolib, elle permet d’identifier les réparateurs les plus proches et de présenter leurs services annexes, comme l’intervention à domicile, l’entretien ou le décalaminage.

"L'idée c'est d'attirer un maximum de personnes sur la plateforme, précise Hadrien Dijoux. Dès qu'un volume suffisant de réparateurs sera atteint, nous communiquerons autour de son existence, sur Google et les réseaux sociaux".

Côté professionnels, Otovia Pilot se veut également un outil d’aide à la décision. Interconnecté avec les catalogues de la quasi-totalité des fournisseurs du marché, il permet de consulter en temps réel la disponibilité des références et leurs conditions tarifaires. Les réparateurs disposent ainsi d’une vision plus fine de leurs achats, qu’il s’agisse d’optimiser les coûts ou de privilégier les délais de livraison.

Lancé depuis seulement quelques semaines, Otovia Pilot n’entend pas s’arrêter là. L’éditeur travaille déjà à de nouvelles évolutions, notamment autour de l’automatisation des tâches. "Nous voulons encore améliorer l'autonomisation des tâches avec l'IA, pour faire gagner du temps aux réparateurs", indique le dirigeant. Ce dernier précise viser 250 à 300 réparateurs d'ici à 2027. Un objectif visiblement atteignable, au regard de son succès un mois après son lancement.

Pièces automobiles : le trafic des sites e-commerce cale en Europe

En progression continue depuis plusieurs années, le marché B2C de la pièce automobile en ligne semble marquer le pas. C’est du moins l’un des enseignements de la 8e édition de l'étude AA-Stars, menée par l’entreprise allemande Speed4Trade. L’enquête, qui porte sur plus de 2 800 boutiques en ligne dans 23 pays européens, révèle un recul de 6,4 % de leur fréquentation.

"La fréquence des visites est en nette baisse par rapport à l’année précédente et la demande ne devrait pas repartir dans les mois à venir", observent les auteurs de l’étude.

Ce ralentissement touche l'ensemble des marchés, à l'exception de quatre pays. La Suède affiche la meilleure performance avec une hausse de 7,6 % de sa fréquentation, suivie par la Grèce (+3,4 %) et la Suisse (+1,4 %). La France est également dans le vert avec une demande en hausse de 1,1 %. À l'opposé, la Pologne enregistre la chute la plus sévère avec un plongeon de 17,7 %, devant la Bulgarie (-16,4 %) et la Slovaquie (-13,4 %).

Autodoc étend son empire numérique

Du côté des sites e-commerce, le trio de tête du classement européen demeure inchangé. Le britannique Halfords conserve sa première place malgré une baisse de trafic, talonné par le français Oscaro dont l'activité reste stable, et par Autodoc Allemagne qui maintient sa troisième position. Euro Car Parts et Norauto France complètent le top 5.

Notons que le géant allemand Autodoc classe trois autres sites nationaux (France, Espagne et Royaume-Uni) dans le top 10, confirmant ainsi sa stratégie de marques locales qui s'appuient sur une infrastructure logistique centralisée.

En Allemagne, le groupe possède 12 enseignes dans le classement national. En Italie, il en compte 7 parmi les 100 premières, captant 69 % du trafic du top 10. Au Portugal, cinq de ses sites figurent dans les dix premiers, totalisant 67 % des visites. L'étude note d'ailleurs qu'Autodoc transforme progressivement ses principaux sites en plateformes ouvertes à des vendeurs tiers. Cette mutation est déjà effective dans l'Hexagone, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas.

Oscaro maintient son leadership en France

Pour le marché hexagonal, le podium national demeure stable, avec Oscaro qui conserve la première marche devant Norauto et Autodoc. L'arrivée de Carter-Cash dans le top 10 constitue la principale nouveauté, tandis que Mister-Auto et Feu Vert maintiennent leurs positions respectives.

L'étude AA-Stars recense désormais 262 boutiques en ligne actives sur le territoire tricolore, contre 164 lors de l'édition précédente, signe d'un canal digital qui reste attractif.

MS Motorservice rejoint le Club Technique Auto

Quelques mois après avoir accueilli Astemo en marge d'Equip Auto 2025, le Club technique auto (CTA) accueille MS Motorservice parmi ses membres premium. Un mouvement à rapprocher du passage de l'un de ses fondateurs historiques – Stanislas Brodard – de la direction des ventes d'Elring à celle de la filiale du groupe Rheinmetall.

"Après cinq années d’engagement, il était tout naturel pour moi de rester présent au sein du CTA", explique Stanislas Brodard. Il ajoute : "L’expertise de MS Motorservice France, alliée à la complémentarité de nos marques, constitue une véritable richesse : ensemble, nous sommes plus forts pour guider nos clients vers l'excellence technique".

Stanislas Brodard est, en effet, à l'origine de la création du CTA en 2021, aux côtés de Philippe Barrault (Clas), d’Amélie Paviet et de Michel Métral (NTN Europe). Ce club s'est construit autour d’une idée simple : proposer aux réparateurs des formations techniques directement connectées aux réalités de l’atelier. Une approche pragmatique, portée par des professionnels de terrain, qui reste aujourd’hui au cœur du projet.

Maintenir et étendre les synergies

Avec l’arrivée de MS Motorservice, le CTA enrichit son socle d’expertises. Les marques Pierburg, Kolbenschmidt, BF Original, TRW Engine Components, RBI ou encore Turbo by Intec viennent compléter l’éventail de compétences déjà mobilisées au sein du club. Objectif : aider les ateliers à mieux appréhender les technologies moteur, les systèmes de dépollution ou encore les motorisations récentes, devenues incontournables dans le parc roulant.

Cette ambition se traduit concrètement par la coconstruction de modules de formation ciblés, conçus à partir des problématiques rencontrées sur le terrain. Depuis sa création, le CTA a déjà formé plus de 2 000 réparateurs à travers une soixantaine de sessions, en présentiel, au plus près des réseaux et des ateliers.

Neuf équipementiers partenaires

Pour accompagner cette montée en puissance, le Club technique auto consolide également son organisation. Florence Thonnelier a succédé à Stanislas Brodard au sein d’Elring et du CTA, tandis que ce dernier a été nommé ambassadeur du club. Il continue ainsi de piloter la stratégie des programmes de formation et leur déploiement opérationnel.

"Son expertise technique et sa connaissance approfondie du terrain constituent un atout majeur pour le club, affirme Philippe Barrault. Il était indispensable pour nous de conserver cette continuité stratégique qui est essentielle pour offrir des formations d’excellence à nos membres".

Parallèlement, le CTA se renforce. Sylvie Jacquet le rejoint en tant que coordinatrice. Elle est désormais chargée de structurer ses plannings, de suivre ses actions et de fluidifier l’organisation entre ses neuf membres : cinq "premium" et quatre "thématiques".

Les premiers s'engagent pour un minimum de deux ans, à côté des trois fondateurs. Ils prennent part à la construction des modules de formation dans les domaines qu'ils maîtrisent. À leurs côtés, les partenaires thématiques (AisinKennolMecafilter et TecAlliance) complètent leurs champs de compétences. Ensemble, ils forment un acteur structurant pour la filière, autour d’une approche pédagogique et pragmatique.

Christophe Périllat, Personnalité Automobile de l’Année

Un prix repensé pour un signal assumé. Rebaptisée Personnalité Automobile de l’Année, l’ancienne distinction de l’Homme de l’Année du Journal de l’Automobile reflète désormais plus clairement la diversité du secteur. Mais au-delà du changement de nom, le jury de journalistes a surtout fait un choix de fond en distinguant Christophe Périllat, directeur général de Valeo.

Avec ce vote, la profession ne salue pas uniquement un dirigeant, mais une prise de position devenue centrale dans le débat industriel européen : la défense d’un contenu local minimum dans les véhicules vendus sur le marché de l’Union, face à la montée en puissance de la concurrence chinoise.

"Cette distinction est avant tout le reflet du travail et de l’engagement constant des équipes de Valeo. Je suis fier de diriger ce groupe et de défendre une filière industrielle européenne qui est plus que jamais stratégique", a réagi le directeur général de l’équipementier tricolore.

Le contenu local, au cœur du débat européen

Depuis plusieurs mois, Christophe Périllat s’est imposé comme l’une des voix les plus audibles du secteur sur les enjeux de compétitivité et de souveraineté industrielle. Un discours qui dépasse largement le périmètre de Valeo, dans un contexte marqué par la transition électrique, et des incertitudes réglementaires persistantes.

Dans les prochains jours, la Commission européenne doit présenter son Industrial Accelerator Act (IAA), appelé à fixer un seuil minimal de contenu local européen. "Nous sommes arrivés au moment des choix politiques dont les conséquences seront très significatives", expliquait récemment le dirigeant de Valeo au Journal de l’Automobile.

Selon lui, le contenu local moyen de l’industrie automobile européenne avoisine aujourd’hui les 75 %, un niveau inférieur à celui observé dans d’autres grandes régions du monde. "L’Amérique du Nord se protège avec un contenu local à 75 %, l’Inde à 80 %, tandis que la valeur ajoutée des véhicules vendus en Chine est proche de 100 %", rappelle-t-il. L’enjeu est clair : un seuil trop bas favoriserait les délocalisations, tandis qu’un objectif plus ambitieux pourrait relancer une dynamique de relocalisation industrielle.

Valeo en cohérence avec le discours

Pour Christophe Périllat, il ne s’agit pas de protectionnisme, mais d’une stratégie industrielle de long terme. L’électrification et le SDV (software defined vehicle) bouleversent la chaîne de valeur automobile et nécessitent des investissements lourds. "Si l’Europe n’est pas la productrice de ces technologies lorsqu’elles sont encore coûteuses, elle ne le deviendra jamais", prévient-il.

La trajectoire de Valeo illustre cette approche. Malgré un marché automobile européen en recul depuis 2017, l’équipementier affiche une progression de son chiffre d’affaires sur le continent, portée par l’augmentation du contenu par véhicule. Présenté fin 2025, le plan stratégique "Elevate 2028" vise un retour à la croissance à partir de 2027.

Sinistres : pourquoi les véhicules de collection échappent aux règles classiques

Avec près d’un million de véhicules de collection en circulation en France – carte grise spécifique ou non –, le patrimoine roulant n’échappe pas totalement aux aléas de la route. Lorsqu’ils y sont confrontés, leurs propriétaires se heurtent toutefois à des contraintes particulières. Mais ces modèles d’intérêt historique bénéficient aussi de règles dérogatoires.

"Dans tous les cas, un véhicule de collection ne peut pas être classé techniquement irréparable par un expert automobile", rappelle Frédéric Dubois, référent national véhicules de collection de Classic Expert. Spécialisée dans l’estimation de véhicules anciens et d’exception, la filiale de BCA Expertise intervient régulièrement sur des dossiers de sinistres. Un savoir-faire qu’elle a mis en avant au salon Rétromobile 2026, aux côtés des assureurs dédiés à ce segment de niche.

Une faible sinistralité

Par définition, un véhicule de collection est âgé de plus de 30 ans, n’est plus produit et doit avoir été conservé dans sa configuration d’origine. À cette définition réglementaire s’ajoute désormais une catégorie plus informelle : celle des véhicules d’exception, hypercars ou supercars, parfois plus récents, mais intégrés aux contrats spécialisés.

Dans les faits, ces véhicules roulent peu. En moyenne, à peine 1 000 kilomètres par an. Résultat : une sinistralité extrêmement faible. "La plupart des propriétaires assurent leur véhicule au tiers et ne sollicitent leur assurance qu’en cas de sinistre non responsable", précise Frédéric Dubois. Les dossiers traités concernent donc principalement des collisions sans tort, mais aussi des incendies ou des événements climatiques, comme la grêle ou les inondations.

Lorsqu’un sinistre est déclaré, les véhicules de collection entrent dans les procédures classiques, notamment la procédure VE (véhicule endommagé). Ils peuvent également être jugés économiquement irréparables, en fonction de leur valeur. Mais l’expert ne peut jamais interdire leur réparation. "Cette spécificité explique par exemple la reconstruction de la Ferrari F40 victime d'un incendie à Monaco en 2020", illustre l'expert.

Souvent une affaire de réparateurs spécialisés

Sur le terrain, la difficulté se situe rarement dans le principe de la réparation, mais dans sa mise en œuvre pour l'expert et le réparateur. Certaines pièces mécaniques peuvent être refabriquées, notamment sur des modèles historiques relativement diffusés. D’autres, plus rares, imposent des solutions complexes et coûteuses, y compris lorsqu’il est possible de recourir à des pièces de réemploi (PRE).

Dans certains cas, l’expert peut exiger des contrôles spécifiques, comme la radiographie de pièces d’occasion, afin de garantir leur intégrité structurelle lorsqu’elles participent à la sécurité du véhicule.

La carrosserie n’échappe pas à cette logique. Le recours à des techniques devenues marginales en réparation-collision, comme le formage de tôles, s’impose régulièrement. À cela s’ajoutent des savoir-faire spécifiques, souvent réservés aux spécialistes de la restauration, qui contribuent à alourdir sensiblement le coût des réparations.

Cette liberté de réparation s’accompagne toutefois d’une contrainte majeure : le respect strict de la configuration d’origine. Pour conserver son statut, un véhicule de collection ne doit faire l’objet d’aucune modification susceptible d’altérer ses caractéristiques initiales. Toute amélioration du freinage, de la tenue de route ou des performances – comme le remplacement de freins à tambour par des disques ou l’adoption de jantes de plus grand diamètre – remet en cause sa conformité.

Toutefois, il faut garder à l'esprit que pour garder son statut, le véhicule de collection ne doit pas avoir été modifié. Aucune opération de maintenance ou de réparation ne doit avoir altéré sa configuration d'origine. Cela exclut en particulier toute amélioration de ses caractéristiques initiales. Toute amélioration du freinage, de la tenue de route ou des performances – comme le remplacement de freins à tambour par des disques ou l’adoption de jantes de plus grand diamètre – remet en cause sa conformité.

L’impératif de conformité

Néanmoins, un propriétaire peut tout de même effectuer ce type de modification. Mais la réglementation lui impose de faire passer son véhicule sur les bancs de la Dreal. Un processus long et coûteux, qui conditionne l’autorisation de circuler sur route.

"On ne peut donc que conseiller de maintenir au mieux le véhicule dans sa configuration d'origine, garantie par son constructeur", recommande Frédéric Dubois. Il cite le cas d’une Citroën 2CV restaurée avec un moteur de Dyane : une substitution techniquement proche, mais susceptible de remettre en cause la conformité administrative du véhicule.

À l’inverse, certaines évolutions sont admises lorsqu’elles correspondent à des configurations proposées à l’époque par le constructeur. C’est notamment le cas de la Ford Mustang des années 1960, pour laquelle freins à tambour et freins à disque coexistaient lors de sa commercialisation.

Une réglementation favorable au patrimoine

Malgré ces contraintes, des contrats d’assurance spécifiques existent pour les véhicules modifiés, afin de répondre aux pratiques répandues dans le monde de la restauration. Une approche parfois critiquée par les passionnés, qui jugent la réglementation trop rigide.

Le sujet est d’autant plus sensible que plusieurs accidents mortels impliquant des hot rods lourdement modifiés ont relancé le débat en 2025. Ces événements pourraient conduire à un durcissement du cadre réglementaire, en particulier pour ce type de préparation.

Pour l’heure, la philosophie reste inchangée : préserver coûte que coûte les véhicules d’intérêt historique. Même gravement endommagés, ils demeurent réparables sur le plan réglementaire. Dans les cas les plus extrêmes, la limite n’est plus technique, mais financière. Et dépend essentiellement de ce que le propriétaire est prêt à investir, au-delà du plafond d’indemnisation de son assurance.

Les réseaux Autodistribution franchissent de nouveaux paliers

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2025, le groupe Autodistribution a observé une croissance notable de ses différentes enseignes de réparateurs. Tous réseaux confondus, 247 nouveaux adhérents ont grossi ses rangs.

"Cette croissance nette est très encourageante. Nos réseaux sont attractifs et, d’une façon générale, ils surperforment en termes d’activité après-vente par rapport à la moyenne constatée du marché", se félicite Fabien Guimard, directeur des réseaux de réparation automobile chez Autodistribution.

Le cap des 1 500 implantations franchi pour AD Mécanique

Principale enseigne du groupe, le concept AD compte désormais 2 341 points de service, dont 1 512 sites AD Mécanique. Le maillage de mécaniciens a accueilli 53 nouvelles adhésions nettes en 2025. Plus du tiers de ces recrutements provient des réseaux d'agents de marques. Cette expansion renforce la couverture territoriale de l'enseigne, notamment dans les villes de plus de 10 000 habitants où AD entend s'imposer comme une référence.

"L’attractivité du réseau passe par les services que nous offrons aux adhérents. Grâce aux solutions digitales et marketing, au développement des accords-cadres, nous générons plus de 23 millions de chiffres d’affaires pour les adhérents", affirme Eddy Albert, responsable des réseaux mécanique VL chez Autodistribution.

De son côté, AD Carrosserie poursuit sa croissance avec l’adhésion de 22 nouvelles entreprises en 2025. Le réseau totalise 829 ateliers. "Nous savons à quel point il est important pour les automobilistes et les apporteurs d’affaires de pouvoir s’appuyer sur des carrossiers de qualité partout en France", rappelle Catherine Duyck, responsable réseau AD Carrosserie.

Autoprimo et Staff Auto poursuivent leur montée en puissance

L’objectif est aussi rempli pour le réseau Autoprimo, qui atteint les 1 000 adhérents en décembre dernier grâce à l'intégration de 77 nouveaux ateliers sur l'année. Cette étape valide le positionnement choisi : combiner proximité géographique et services adaptés aux attentes des réparateurs indépendants.

"Le positionnement de proximité combiné aux services proposés par Autoprimo séduit et attire. Nous nous étions fixé la barre des 1 000 Autoprimo. Objectif atteint ! Nous allons continuer", indique Eddy Albert.

Staff Auto, concept pensé pour les très petites structures multimarques en milieu rural, progresse lui aussi avec 95 adhésions supplémentaires. Le maillage compte désormais 522 membres.

Néoconstructeurs : ces modèles conçus pour rouler… pas pour être réparés ?

Derrière des prix d’achat souvent attractifs, les véhicules électriques des néoconstructeurs automobiles (BYD, Tesla, XPeng, etc.) cachent un enjeu majeur pour l’après-vente : leur réparabilité et, à terme, leur coût réel pour les automobilistes. Via ID, le fonds d’investissement de Mobivia, s’est penché sur cette problématique à l’occasion d’une conférence organisée le 27 janvier 2026.

"En 2023, un tiers des 10,5 millions de voitures neuves immatriculées dans l'Union européenne provenait de l'extérieur de l'Europe", rappelle Pierre Gonnet, responsable de la stratégie d’entreprise et des investissements de Via ID. Parmi ces volumes, près de la moitié provenait d’Asie, dont 670 000 véhicules chinois. La dynamique est spectaculaire : les exportations automobiles chinoises vers l’Europe sont passées de 170 000 unités en 2020 à 750 000 en 2024, faisant bondir leur part de marché de 1 % à 7 %.

Une percée rapide dans le parc européen

Selon Via ID, si la tendance actuelle se poursuit, les véhicules des néoconstructeurs pourraient représenter près de 19 millions d’unités en circulation en Europe à l’horizon 2035, soit environ 8 % du parc roulant.

Cette transformation du parc roulant aura inévitablement des répercussions sur les ateliers d’entretien-réparation. L’une des clés du sujet, commune aux nouveaux acteurs comme aux constructeurs historiques, réside dans la conception même des véhicules.

Sur un modèle électrique, la carrosserie et le châssis représentent entre 20 et 30 % du prix, tandis que les logiciels et les données comptent pour 10 à 20 %. La batterie de traction, quant à elle, concentre à elle seule 30 à 40 % de la valeur du véhicule. Sa réparabilité devient donc un facteur déterminant de durabilité.

"Les technologies cell-to-chassis et cell-to-pack, scellant les modules dans une résine, les rendent très difficilement réparables, voire pas du tout", précise Pierre Gonnet. Pourtant, l’étude Via ID souligne que la réparation reste, lorsqu’elle est possible, l’option la plus pertinente économiquement et écologiquement.

Le remplacement d’une cellule ou d’un module peut coûter de 1 200 à 7 000 euros, quand un remplacement complet de batterie peut dépasser 30 000 € sur certains modèles. Encore faut-il que le constructeur ait prévu l’accès aux composants et l’ouverture logicielle nécessaire.

Des données et des pièces de rechange difficiles d'accès

En effet, l’accès aux données et aux logiciels de ces néoconstructeurs constitue un point de friction majeur. En dépit de la réglementation, l’étude de Via ID montre que les ateliers indépendants n’ont pas toujours accès à l’ensemble des informations nécessaires : données de santé de la batterie, mises à jour à distance, fonctions avancées de diagnostic ou de recalibrage des Adas. L’analyse du niveau de conformité aux informations de réparation et de maintenance (RMI) de ces nouveaux constructeurs montre qu’ils restent, pour beaucoup, encore éloignés des standards imposés aux marques historiques.

L’autre point de différenciation majeur concerne l’accès aux pièces de rechange. Là encore, la situation varie fortement selon les marques et leur ancienneté sur le marché. La disponibilité des pièces reste inégale, d’autant plus que certains constructeurs ont recours au gigacasting pour la fabrication de grandes pièces de structure. Cette technique permet de réduire les coûts industriels, mais complique considérablement les réparations après sinistre.

Ensuite, l'autre point qui distingue également les néoconstructeurs des acteurs historiques est l'accès aux pièces de rechange. Là aussi, la situation reste disparate d'un néoconstructeur à l'autre. Sans oublier le recours au gigacasting pour leur fabrication. Cette technologie consiste à mouler en une seule pièce de larges éléments de structure en aluminium.

Elle permet de réduire les coûts industriels mais elle complique fortement la réparation après sinistre. Une étude de cas menée par Via ID sur la Tesla Model Y montre ainsi que si certains chocs légers n’endommagent pas la pièce gigacastée, un impact à peine plus sévère peut conduire au remplacement complet de la structure arrière...

C'est pourquoi Mobilians travaille à la mise en place d'un indice de réparabilité des véhicules. L'objectif est double : sensibiliser les automobilistes à l’enjeu du coût total de possession (TCO) et rendre visibles les écarts entre constructeurs.

La question de la fin de vie des véhicules

Au-delà de la réparation, la question de la fin de vie des véhicules s’impose également. À ce sujet, les constructeurs chinois bénéficient d'une avance technique considérable. Au-delà de leur maîtrise des technologies de batteries les plus avancées, ils ont créé tout un écosystème focalisé sur le recyclage.

"La Chine est très bien armée sur le sujet, avec des taux de récupération de plus de 87 % des matériaux critiques. Elle dispose déjà d'usines de recyclage surdimensionnées, capables de prendre en charge le flux d'autres pays. Elle conserve ainsi sa mainmise sur les matières premières", expose Pierre Gonnet.

En Europe, les initiatives se multiplient – Renault à Flins, Mercedes-Benz à Kuppenheim ou encore les projets de hubs de recyclage – mais la dépendance reste forte, notamment sur l’aluminium et certains métaux stratégiques. Via ID souligne par ailleurs une incohérence réglementaire : les textes européens privilégient aujourd’hui le recyclage, sans réellement encadrer la réparabilité, pourtant prioritaire dans la hiérarchie des déchets.

"Les néoconstructeurs arrivent à proposer des prix très attractifs pour leur véhicule. Mais leur coût de possession est souvent très élevé. Dans certains cas, on peut parler de voitures jetables", conclut Pierre Gonnet.

Superéthanol-E85 : le plein à la pompe, moins dans les ateliers

À l’occasion de sa conférence de presse annuelle, la Collective du bioéthanol a dressé le bilan de l’année 2025. La filière célèbre les vingt ans du Superéthanol-E85 dans un contexte contrasté : si la consommation demeure élevée, la dynamique des nouvelles conversions marque le pas. En 2025, la consommation de bioéthanol incorporé aux essences a progressé de 15 %, pour dépasser 19 millions d’hectolitres en France.

Cette hausse s’explique par deux facteurs. D’une part, une augmentation globale de la consommation d’essence (+5,6 % par rapport à 2024). D’autre part, une optimisation du taux d’incorporation d’éthanol dans les carburants. Le Superéthanol-E85 représente désormais 33 % de l’éthanol consommé dans les essences sur le territoire. En volume, près de 900 millions de litres de Superéthanol-E85 ont été distribués en 2025.

"On reste sur des niveaux très élevés. L’année 2022 avait marqué un pic historique pour le Superéthanol-E85 et depuis la consommation s’est stabilisée à un plateau haut, malgré un contexte de marché moins favorable", souligne Sylvain Demoures, secrétaire général de Bioéthanol France.

La progression se confirme également sur le plan de la distribution. En fin d'année, 4023 stations-service proposaient de l’E85, soit 42 % du réseau français. "93 % des automobilistes résident à moins de 10 km d’une station équipée. Le frein est désormais davantage informationnel que géographique", indique la Collective du bioéthanol.

Le prix reste le principal moteur de l’E85

Depuis son lancement en 2006, le Superéthanol-E85 conserve son statut de carburant le moins cher du marché. En 2025, son prix moyen à la pompe s’établissait à 0,73 euro le litre, contre 1,69 euro pour le SP95-E10. Pour un automobiliste parcourant 13 000 km par an, l’économie annuelle est estimée à 705 euros. Elle atteint 1 137 euros pour un kilométrage de 20 000 km.

Cet argument économique demeure déterminant dans la décision d’achat. En 20 ans, environ 418 000 véhicules ont été convertis ou commercialisés pour rouler au Superéthanol-E85. Fin 2024, ce parc comptait environ 400 000 voitures. Il se compose majoritairement de modèles équipés a posteriori d’un boîtier homologué (259 000 unités, soit 62 %), tandis que 159 000 véhicules (38 %) sont des modèles flex-E85 d’origine.

A noter d'ailleurs que Ford demeure aujourd’hui le principal constructeur à proposer un modèle flex-E85 d’origine sur le marché français. En 2025, 11 300 Ford Kuga Flexifuel E85 ont ainsi été immatriculés, soit près de 2 000 unités de plus qu’en 2024.

Cette position intervient alors que Ford avait, ces derniers mois, affiché une stratégie très orientée vers l’électrique, laissant entrevoir un désengagement progressif de l’E85. Une trajectoire depuis réévaluée. Contacté par la rédaction, Fabrice Devanlay, directeur des relations publiques de Ford France, indique : "Notre stratégie ne change pas, nous gardons l’E85 comme une solution de transition vers l’électrique."

Conversions : une dynamique moins soutenue

Contrairement aux années précédentes, la Collective du bioéthanol n’a en revanche pas souhaité communiquer le nombre précis de boîtiers de conversion vendus et installés en 2025. Un silence qui interroge. Avec un différentiel de 18 000 véhicules E85 entre 2024 et 2025, et une fois déduites les immatriculations de Ford Kuga neufs, le volume de conversions par boîtier apparaît nettement inférieur aux niveaux observés par le passé.

Pour mémoire, la Collective avait annoncé environ 30 000 boîtiers installés en 2024, un chiffre déjà stable par rapport à 2023. En comparaison, l’année 2022 avait constitué un pic historique, avec près de 85 000 kits de conversion montés dans les ateliers. Des écarts qui semblent confirmer un net ralentissement du marché de la conversion, malgré une consommation d’E85 toujours soutenue.

Notons d'ailleurs qu'une enquête Ifop dévoilée par la filière révèle que, si 76 % des Français déclarent connaître le biocarburant, seuls 12 % indiquent l’avoir déjà utilisé. Ce sondage nous apprend aussi que 27 % des automobilistes souhaitent des aides pour installer des boîtiers de conversion flex-E85.

Mais le manque d’information demeure le principal frein pour 30 % des Français, tandis que 25 % d'entre eux attendent des garanties techniques claires sur la compatibilité moteur. "Il faut continuer à expliquer et à rassurer. Le professionnel de l’après-vente est un maillon clé pour sécuriser le client et lever les doutes techniques", conclut Alexis Landrieu, dirigeant de Biomotors.

Bilan du contrôle technique en 2025 : les contre-visites augmentent pour les motos

Les chiffres sont là. Même longuement pris à partie par un participant motard lors de leur conférence annuelle pour dresser le bilan de l'activité contrôle technique en France, les dirigeants de Dekra Automotive sont allés au bout de leurs chiffres à partager. 2025 était la première année complète depuis la mise en place du contrôle technique des véhicules de catégorie L. Et il y en a eu 1,2 million en France l'an dernier (dont 260 000 effectués par Dekra), soit un chiffre "conforme aux attentes du gouvernement" selon Karine Bonnet, directrice générale de Dekra Automotive.

12,5 % de contre-visites pour les motos

Le taux de contre-visites global a atteint les 16 % en 2025, alors qu'il n'était que de 12 % en 2024. Une des raisons : le contrôle des émissions sonores depuis juillet dernier, par le moyen d'un sonomètre. On retrouve ainsi 3,2 % de contre-visites liées à ce problème. Parmi les autres défaillances majeures : les pneumatiques usés (4,3 % des contrôles), les soucis de plaque d'immatriculation (3,9 %) ou encore des défauts de feux stop (3 %).

Pour les seules motos, qui représentent 75,5 % du total des véhicules contrôlés dans cette catégorie (soit plus de 900 000), le taux de contre-visites est passé à 12,5 %. En 2024, le taux annoncé était de 9,5 %. Cela reste inférieur aux scooters (24 % de CV) et aux voitures sans permis (25 %). L'âge moyen des véhicules de catégorie L contrôlés est de 16 ans. Rappelons qu'en 2026, les véhicules mis à la route entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 doivent passer leur premier contrôle technique avant la fin d'année, dans un délai de 4 mois après leur date anniversaire.

Véhicules légers : un million de contrôles en plus

Côté véhicules légers (moins de 3,5 tonnes, incluant les VUL), la tendance est à la hausse : 27,6 millions de contrôles techniques en France en 2025, soit un million de plus sur un an. Cela inclut les contre-visites, qui elles sont stables : 19,3 % (19,4 % en 2024).

L'âge moyen du parc contrôlé ne cesse de croître, à 13,3 ans. C'est un an de plus qu'en 2020. La part du diesel reste élevée, à 61 %, quand les véhicules électrifiés (dont hybrides) grimpent à 4,3 %. Ils n'étaient que 2,9 % en 2024. Parmi les défaillances les plus fréquemment relevées, on retrouve comme d'habitude celles liées à l'orientation des feux (4,9 % des contrôles) et à l'usure des pneumatiques (5,7 %).

600 000 notifications de rappel Takata

Par ailleurs, depuis février 2025, le contrôle technique est mobilisé dans le cadre des campagnes de rappel pour les défaillances des airbags Takata. "Plus de 600 000 utilisateurs de véhicules concernés ont été informés via le contrôle technique", affirme Rémi Courant, directeur technique et qualité de Dekra Automotive. Depuis le 1er janvier 2026, les rappels Takata en stop drive ont concerné 0,5 % des CT, et ceux sans stop drive, 0,4 %.

Un mot du contrôle technique poids lourd : 11,2 % des 1,275 million de véhicules de plus de 3,5 tonnes contrôlés ont subi une contre-visite. C'est stable. Dekra Automotive annonce par ailleurs développer des services complémentaires pour les professionnels, dont le convoyage pour éviter au client de mobiliser de la ressource humaine pour le contrôle technique, ou encore les vérifications des chronotachygraphes via un prestataire. "Cette demande en services additionnels est une vraie tendance. Un tiers des quelque 150 centres PL Dekra en proposent", indique Karine Bonnet. L'objectif affiché est de monter à 50 % cette année.

Réparation automobile : jusqu'à 40 % plus chère en Outre-mer

Demander un devis par mail pour changer son embrayage ? Une pratique anodine en métropole mais un parcours du combattant aux Antilles. Moins d'un garage sur deux a ainsi accepté de répondre à l'enquête menée par C-Ways en Martinique et en Guadeloupe, contre plus de neuf sur dix dans l'Hexagone.

Ces réticences en disent long sur un marché où l'opacité semble être la règle. Et quand les prix finissent par tomber, l'addition fait mal : 20 % à 40 % plus élevée qu'en métropole selon les territoires. Commandé par la Préfecture de Martinique, ce rapport confirme ce que nombre d'automobilistes ultramarins soupçonnaient déjà : entretenir son véhicule dans ces régions coûte plus cher que dans l’Hexagone.

L'étude établit un surcoût moyen de 19 % en Martinique, 21 % en Guadeloupe et 41 % en Guyane. Ces écarts masquent toutefois des réalités contrastées selon le profil du réparateur. Aux Antilles, les concessionnaires affichent les augmentations les plus contenues, autour de 10 %, tandis que les réseaux de réparation rapide dépassent les 30 %. En Guyane, tous les acteurs enregistrent des majorations à deux chiffres, comprises entre 36 % et 46 %.

Plusieurs facteurs structurels de surcoût

L'analyse détaillée des composantes de prix éclaire les raisons de ces différences. Premier responsable : le transport maritime des pièces de rechange vers les territoires ultramarins. Ce poste varie fortement selon la masse et l'encombrement de la pièce concernée, et peut exploser lorsqu'un approvisionnement aérien s'impose pour une référence rare.

Le foncier arrive en deuxième position avec un coût au mètre carré supérieur, en Martinique, de 90 % à la métropole. Mais c'est surtout la nécessité de constituer des stocks très larges, en raison de délais d'approvisionnement allongés, qui alourdit la facture. Plus importantes, les surfaces de stockage requises font ainsi grimper le poste foncier de 140 % à 190 % sur le territoire martiniquais. Ce qui a aussi pour conséquence d’alourdir la facture énergétique malgré un kilowatt-heure moins onéreux.

Les frais administratifs liés à la formation des techniciens, dispensée en métropole avec les coûts de déplacement afférents, constituent un troisième facteur. À ces éléments s'ajoute un coût horaire de main-d'œuvre supérieur alors que les salaires des techniciens sont, en moyenne, inférieurs à ceux de l'Hexagone.

Une concentration qui n'arrange rien

Au-delà des surcoûts structurels, l'organisation même de la filière ultramarine soulève des interrogations. La cartographie dressée par C-Ways révèle un marché aux mains de quelques groupes familiaux qui contrôlent l'ensemble de la chaîne, de la distribution des pièces à la réparation.

En Martinique, cinq acteurs se partagent 95 % des concessions et 85 % des réseaux de réparation. Les groupes GBH, Citadelle ou Parfait incarnent cette intégration verticale poussée, avec des positions dans le réseau constructeurs, la distribution indépendante et les centres autos.

Cette concentration dépasse les niveaux métropolitains pour la distribution et les enseignes de réparation, même si les concessionnaires ne sont pas plus concentrés qu'ailleurs. La Guyane présente un profil similaire. Paradoxalement, l'intégration verticale devrait permettre aux grands groupes de proposer des tarifs plus compétitifs en s'affranchissant des marges intermédiaires.

L'étude théorique de C-Ways suggère ainsi que les structures intégrées de niveau 1 ou 2 devraient afficher des prix inférieurs de 5 à 8 points aux garagistes indépendants. Les MRA ne profitent pas de l’intégration de groupes et subissent donc des marges intermédiaires. Sur le terrain, les relevés confirment partiellement cette hypothèse pour les concessions, mais beaucoup moins pour les réparateurs rapides.

Deux pistes pour plus de transparence

Face à ces constats, C-Ways formule deux recommandations principales. La première porte sur l'extension du "bouclier qualité-prix" (BQP) aux services automobiles. Ce dispositif de lutte contre la vie chère dans les territoires ultra-marins permet de garantir un rapport qualité/prix pour une liste de produits de grande consommation.

Quatre prestations se prêteraient particulièrement bien à cet outil en raison de leur faible variabilité technique : la vidange, le changement de batterie 12 V, le remplacement des balais d'essuie-glace et la recharge de climatisation.

La seconde préconisation vise à instaurer une obligation d'affichage public des tarifs. Chaque garage devrait rendre disponible, en atelier et en ligne, une grille tarifaire pour les prestations standardisées sur les 20 à 30 modèles les plus répandus dans le parc local. Ce mécanisme favoriserait l'émergence de comparateurs et renforcerait la pression concurrentielle.

Car au-delà des différences de coûts justifiées par l'insularité et l'éloignement, c'est bien le manque de lisibilité qui pénalise le plus les consommateurs, selon C-Ways. Les relevés effectués montrent des dispersions de prix de 34 % à 45 % pour une même intervention, reflet d'un marché où l'asymétrie d'information joue à plein.

TVI se met en ordre de marche pour 2030

Tous les voyants sont au vert pour le groupement TVI. Le réseau de vente de pièces de rechange pour véhicules industriels et utilitaires a bouclé l'exercice 2025 avec une hausse de 6,53 % de son chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente. Une performance qui tranche avec les tendances du marché, globalement peu porteur selon le dernier baromètre Feda.

Des investissements technologiques au service du terrain

Pour maintenir cette dynamique, le groupe a engagé ces derniers mois une modernisation de ses outils digitaux et logistiques. Lors du dernier salon Solutrans, en novembre 2025, TVI a notamment présenté son nouveau web shop.

Cette plateforme, fruit d'une collaboration avec le groupement Autolia dont TVI est membre, permet désormais d'accéder à 2,8 millions de références issues de plus de 210 équipementiers. L'intégration de la solution Agra ouvre également l'accès à 140 000 références pour véhicules légers supplémentaires.

Côté logistique, le groupe muscle aussi son jeu. Des investissements conséquents ont été réalisés l'an passé sur la plateforme Cedilog. Et l'effort se poursuit cette année pour étoffer le catalogue de produits. Deux familles de produits bénéficient d'une attention particulière : l'environnement moteur et la carrosserie semi-remorque.

Une organisation repensée autour d'un plan quinquennal

Cet essor commercial de TVI s'appuie également sur une restructuration interne. Le plan stratégique baptisé "5/5", présenté lors de la convention de juin dernier, articule cinq axes majeurs : accompagnement, data web, fidélité, implantation et développement du chiffre d'affaires.

Pour le déployer, TVI a renforcé son encadrement avec la nomination de Pierre-Vincent Casbas au poste de directeur opérationnel. Ce dernier est épaulé par Nathan Godeau, au service achats, et par la création d'un pôle dédié au web et à la data.

Sur le terrain, l'équipe commerciale s'étoffe également. David Lecocq rejoint les rangs tandis que Christelle Gruel évolue vers une fonction d'animatrice de réseau. Quatre nouveaux agents et deux centres viennent compléter le maillage territorial, garantissant une couverture plus dense de l'Hexagone.

"La réorganisation de TVI a pour but de renforcer les fonctions supports – achats, marketing, logistique, hotline – afin d'améliorer la qualité de service", précise Pierre-Vincent Casbas. "Le renforcement de l'équipe commerciale, qu'elle soit sédentaire ou itinérante, garantira une meilleure présence terrain et une plus grande réactivité."

Pneumaclic structure sa croissance et vise l'Europe

En 2025, Pneumaclic dépasse les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. La plateforme BtoB, spécialisée dans la vente de pneus et d’accessoires, s’appuie sur une activité largement portée par le TC4, qui représente 96 % des volumes, tout en préparant une nouvelle phase de développement à l’international.

Le pneu premium conserve une place centrale dans les ventes. L’exercice est toutefois marqué par une progression des pneus budget, en hausse de 10 % sur l'année. "Notre priorité reste la même : rendre le choix plus simple et l'exécution plus fiable grâce à une information produit riche et un pilotage opérationnel renforcé. L'ouverture à de nouveaux marchés sera un levier de croissance en 2026", souligne Delphine Bonnet, directrice des opérations de Pneumaclic.

Un mix produits en évolution

En 2025, certains segments se sont nettement distingués. Les pneus toutes saisons ont gagné du terrain. Leurs ventes ont progressé de plus de 30 % sur un an. Ils représentent désormais près de 55 % des ventes totales. À l'inverse, les pneus hiver ont reculé et sont tombés à 15 % des volumes.

Le poids lourd affiche aussi une dynamique forte : les volumes ont doublé depuis 2023. Pneumaclic renforce la mise en avant des informations liées à l’usage, à la saisonnalité et au positionnement des produits.

Le segment deux-roues poursuit également sa progression. Les ventes ont augmenté de 43 % entre 2023 et 2025. La suppression des frais de port à partir de deux pneus achetés a contribué à cette évolution.

Une organisation adaptée à un déploiement européen

Pour sa croissance, le pure player BtoB s'appuie sur un réseau de plus de 50 fournisseurs. Plusieurs dépôts sont répartis en France et en Europe. Cette organisation permet de sécuriser les délais de livraison. Le taux d'annulation est de 4 %, tandis que le nombre de litiges recule (moins de 3 % en 2025).

En 2026, la plateforme entend poursuivre ses efforts. Les priorités portent sur l'information produit, la disponibilité des références et le suivi logistique. L'objectif est de simplifier l'achat et de sécuriser chaque étape, de la commande à la livraison.

Autre chantier important : l'international. Pneumaclic prévoit d'ouvrir sa plateforme à plusieurs marchés européens dont l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et le Benelux. Une nouvelle étape qui s'inscrit dans la continuité des orientations présentées lors du dernier salon Equip Auto à Paris.

Fraudes au SIV : les garages pris au piège

Des milliers de certificats d'immatriculation édités frauduleusement en une nuit, des centaines de milliers d'euros de taxes réclamés pour des opérations jamais réalisées : depuis plusieurs mois, de nombreux garages habilités subissent des attaques informatiques massives via le système d'immatriculation des véhicules. Le point commun entre ces victimes ? Elles ont toutes respecté les procédures de sécurité imposées par l'administration. Le problème ne vient donc pas d'elles, mais de failles du dispositif public lui-même.

Face à cette situation alarmante, la Fédération nationale de l'automobile (FNA) a décidé de hausser le ton. Elle vient de saisir les cabinets du Premier ministre, des ministres de l'Économie et des Finances ainsi que de l'Intérieur pour réclamer des mesures d'urgence.

Des attaques ciblées rendues possibles par un manque de sécurité

Le mode opératoire des fraudeurs repose sur des techniques d'hameçonnage de plus en plus élaborées et l'usurpation d'identités administratives. Une fois les identifiants récupérés, les pirates accèdent au SIV et éditent des certificats d'immatriculation, principalement durant la nuit pour échapper à toute détection immédiate. L'absence d'authentification renforcée selon les standards actuels et de dispositifs permettant de repérer automatiquement les anomalies volumétriques facilite ces opérations frauduleuses.

Les conséquences pour les professionnels piégés sont importantes. Identifiés comme les auteurs de ces immatriculations par l'administration fiscale, ils se retrouvent contraints de régler les taxes correspondantes. Or, pour certains établissements, les sommes atteignent plusieurs centaines de milliers d'euros, mettant directement en jeu leur trésorerie et leur pérennité. Pourtant, selon la FNA, ces professionnels ont immédiatement réagi en déposant plainte, en alertant les services de l'État et en respectant toutes les procédures de sécurité imposées.

Un système public qui engage la responsabilité de l'État

Pour la fédération, l'État ne peut se défausser de ses responsabilités. Le SIV constitue un outil régalien dont la sécurisation incombe aux pouvoirs publics. Les garages habilités agissent pour le compte de l'administration et sont tenus par un cadre strict. L'organisation professionnelle estime qu'ils ne peuvent être rendus responsables de défaillances techniques qui échappent à leur contrôle.

"Ces garages sont des entreprises de proximité, souvent familiales, qui se retrouvent menacées pour des fraudes qu'elles n'ont pas commises. Les professionnels ont respecté les règles, alerté les autorités et déposé plainte. Il est urgent de sécuriser ce système pour protéger à la fois les garages et les automobilistes", déclare Bruno Choix, président de la branche maintenance-vente de la FNA.

Au-delà des garages directement touchés, ces fraudes ont des répercussions pour les consommateurs et la sécurité routière : remise en circulation de véhicules dont la chaîne de propriété devient illisible, risques d'utilisation à des fins criminelles ou de fraude à l'assurance, perte de fiabilité de l'historique des véhicules d'occasion, etc.

Quatre exigences pour sauver le dispositif

Dans son courrier adressé aux autorités, la FNA formule quatre demandes précises. D'abord, la sécurisation effective de l'accès au SIV par la mise en place d'une authentification renforcée, de dispositifs de détection des anomalies et d'alertes automatiques. Ensuite, la suspension immédiate de tous les prélèvements fiscaux indus visant les professionnels victimes, et ce jusqu'à l'issue définitive des procédures judiciaires. Le droit fiscal prévoit d'ailleurs cette possibilité de suspension sur six mois du recouvrement lorsque les créances sont sérieusement contestées et résultent de faits frauduleux.

La fédération réclame ausi la protection des professionnels concernés, notamment contre les suspensions prolongées d'habilitation et les procédures de recouvrement injustifiées. Enfin, elle demande la réalisation d'un audit des immatriculations suspectes afin de rétablir la fiabilité du système dans son ensemble.

Ironie de la situation : les défaillances du SIV n'ont rien d'une découverte. Dès février 2025, le sénateur Éric Kerrouche avait interpellé le ministre de l'Intérieur sur la recrudescence des fraudes depuis la réforme de 2017 et la privatisation partielle du dispositif. Dans sa réponse publiée en décembre dernier, le ministère reconnaissait l'existence de failles exploitées par les fraudeurs et évoquait un plan de lutte annoncé comme imminent.

Sans réponses rapides et concrètes, la FNA prévient d'un risque majeur : le retrait de nombreux professionnels du dispositif d'habilitation. Une telle évolution compromettrait durablement le fonctionnement du système d'immatriculation et dégraderait le service rendu aux usagers.

Franchise Expo Paris, le carrefour international de la Franchise et du Commerce Organisé

Se lancer dans l’entrepreneuriat est une ambition forte, mais créer un concept de zéro peut vite devenir un frein pour de nombreux porteurs de projet. C’est pourquoi la franchise s’impose aujourd’hui comme une voie privilégiée pour entreprendre en limitant les risques. S’appuyer sur un concept éprouvé, une marque reconnue et un accompagnement structuré permet de se lancer plus sereinement, notamment dans un contexte de reconversion professionnelle.

Face à cette dynamique, Franchise Expo Paris s’impose comme l’événement de référence pour découvrir l’univers de la franchise et concrétiser son projet entrepreneurial. Véritable carrefour des opportunités, le salon réunit chaque année plus de 500 enseignes et 600 exposants, offrant un panorama complet des secteurs qui recrutent : commerce, services, alimentaire, bien-être ou encore services aux entreprises.

L’un des grands atouts de la franchise réside dans l’accompagnement proposé aux franchisés : formation initiale, soutien opérationnel, outils marketing et logistique mutualisée. Autant de leviers essentiels pour sécuriser un projet et favoriser sa réussite sur le long terme. Ces avantages séduisent aussi bien les salariés en reconversion que les entrepreneurs souhaitant diversifier leurs activités ou reprendre une entreprise existante.

Franchise Expo Paris permet également d’identifier les grandes tendances du marché : concepts hybrides, recherche de sens, consommation responsable, multi-franchise ou encore reprise d’enseignes matures. Au-delà des stands, le salon propose un programme riche de conférences et de rencontres avec des experts, des franchiseurs et des entrepreneurs qui partagent leurs retours d’expérience.

Mais réussir en franchise, c’est aussi une question de rencontres et de valeurs. Le salon offre l’opportunité unique de créer un véritable “feeling” avec les têtes de réseau et de poser les bases d’un partenariat durable.

Participer à Franchise Expo Paris, c’est faire le choix d’un point de départ solide pour entreprendre en franchise et construire un projet aligné avec ses ambitions professionnelles et personnelles.

Carrosserie : les pièces de réemploi confirment leur percée

Les chiffres de l'association professionnelle SRA parlent d'eux-mêmes. Au quatrième trimestre 2025, 20,9 % des rapports d'expertise consécutifs à des sinistres de collision ont compté au moins une pièce issue du réemploi. Un bilan qui marque une progression constante depuis 2020, où ce taux plafonnait à 9,5 %.

Cette montée en puissance se traduit également dans la composition même des réparations. Les pièces de seconde vie représentent désormais 6,1 % du total des composants remplacés, contre 5,3 % un an auparavant. Pour les véhicules âgés d'au moins cinq ans, cette proportion grimpe à 8,5 %, soit un gain de 0,9 point en 12 mois.

Une stratégie face à la hausse des coûts

Cette évolution ne doit rien au hasard. Les coûts de réparation automobile ont atteint des sommets ces dernières années, atteignant près de 6 % entre fin 2024 et fin 2025. Avec une augmentation de 5,5 % sur un an, le poste des pièces détachées représente désormais plus de la moitié des dépenses engagées pour remettre un véhicule en état.

Dans ce contexte et face à un parc vieillissant, le réemploi apparaît comme une réponse pragmatique pour les assureurs. Ces derniers ont multiplié les initiatives pour développer la filière : resserrement des réseaux de recycleurs, politiques commerciales incitatives, etc. Les leviers mobilisés convergent tous vers un même objectif : contenir la dérive budgétaire des sinistres.

Lubexcel change de direction générale

Une page se tourne chez Lubexcel. Après plus d’une décennie à la direction générale de l'entreprise spécialisée dans la distribution de lubrifiants, Éric Lhomer tire sa révérence et fait valoir ses droits à la retraite. Arrivé en 2014, il a accompagné la croissance du distributeur de lubrifiants et de fluides, filiale du groupe Dubreuil, en structurant son organisation et en consolidant ses positions sur l’ensemble de ses marchés.

Sous son impulsion, l’entreprise, forte d’une cinquantaine de collaborateurs, a renforcé son maillage national et international, tout en développant une offre multimarque couvrant aussi bien l’automobile que l’industrie, le transport ou encore les travaux publics.

Président-directeur général du groupe Dubreuil, Paul-Henri Dubreuil a remercié Éric Lhomer pour "son engagement et son travail de qualité. Son travail a contribué au développement et à la solidité de Lubexcel. La nomination d’Elvic Mottelay s’inscrit dans cette continuité."

Elvic Mottelay, nouvel homme fort de Lubexcel

Pour lui succéder, Lubexcel a choisi Elvic Mottelay, nommé directeur général au 1er janvier 2026, après avoir rejoint l’entreprise quelques mois plus tôt. Son parcours s’inscrit dans la continuité des enjeux de la société, avec une forte dominante commerciale et une connaissance approfondie du marché des lubrifiants.

"En quête d’un nouveau défi, j’ai été séduit par le mode de fonctionnement du groupe. Il permet à chaque filiale d’évoluer comme une PME autonome, tout en bénéficiant de l’appui de fonctions supports solides. De plus, il y a un fort attachement aux relations humaines et aux échanges terrain, des valeurs importantes à mes yeux", indique le nouveau directeur général.

Passé par Shell pendant plus de 20 ans, notamment sur des fonctions de responsable grands comptes Europe et de direction des ventes en grande distribution, il a également occupé le poste de directeur commercial global pour l’activité poids lourd chez Wolf Oil Corporation.

Bosch renforce son partenariat avec le Rallye Aïcha des Gazelles

Aux confins de l'aventure humaine, humanitaire et sportive, le Rallye Aïcha des Gazelles continue d'écrire son histoire. Du 27 mars au 11 avril 2026, les participantes à cet événement singulier reprendront la route, de Monaco à Essaouira (Maroc), pour une 35e édition forcément très attendue. Courage, dépassement de soi, entraide et respect de l'environnement sont autant de valeurs cardinales qui guident depuis le premier jour la destinée de cette épreuve.

Ce sont également ces mêmes raisons qui ont convaincu le groupe Robert Bosch France de s'y associer en 2019. "Ce rallye véhicule effectivement des valeurs qui nous parlent, qui nous sont chères et que l'on partage pleinement", confirme Gaël Navinel, vice-président mobility aftermarket pour la France et le Benelux. "L'excellence et le dépassement de soi, c'est ce sur quoi on travaille au quotidien chez Bosch", ajoute Bérénice Clarc-Goncalves, directrice marketing rechange France et Benelux.

Près de 70 personnes mobilisées chaque nuit

Cette année comme les précédentes, le réseau du groupe allemand a joué un rôle majeur dans la préparation des gazelles. Six sessions de coaching ont été organisées en novembre et décembre dans les ateliers d'adhérents de l'enseigne, tandis qu'une septième s'est tenue le 29 janvier 2026 à Saint-Ouen (93), au siège tricolore de l'équipementier. Au total, cet accompagnement, portant autant sur des conseils de mécanique basique que d'autres d'ordre plus pratico-pratique liés à une telle aventure, aura profité à 110 gazelles.

Durant l'événement, Bosch Car Service sera encore mobilisé sur le plan matériel, en fournissant des outils électroportatifs, de l'outillage à main ou de l'éclairage, mais aussi humain. Chaque nuit, quinze lignes d'atelier aménagées dans le bivouac seront animées par 60 mécaniciens ainsi que huit chefs d'atelier. Tous volontaires, ces hommes viendront soulager les mécaniques des 180 équipages, éprouvées par les 1 300 kilomètres du parcours.

Mais signe de liens qui se renforcent, Bosch a souhaité aller plus loin cette année. Au-delà de son réseau, c'est tout le groupe qui se mobilisera derrière les gazelles, derrière le rallye et derrière Cœur de Gazelles, l'entité qui gère toute la partie humanitaire de l'événement.

"Merci à Bosch d'être présent à nos côtés"

Alors que celle-ci est impliquée depuis de longues années dans la région avec sa caravane médicale, ses actions en faveur de l'éducation et ses initiatives pour le développement durable, elle pourra compter cette année sur le soutien de Bosch qui fournira des kits d'hygiène, communiquera largement sur ses réseaux sociaux et reversera des fonds dans le cadre d'une opération spéciale menée avec son programme de fidélité xTra. En outre, quatre équipages seront également soutenus par l'équipementier.

"Merci à Bosch d'être présent à nos côtés et aux côtés de toutes les gazelles depuis huit ans. Je suis très fière d'avoir avec nous un partenaire qui comprend ce pourquoi ce rallye existe. On soigne, on creuse des puits, on plante des arbres… on fait des choses utiles et Bosch est pleinement engagé dans cette démarche", se félicite Dominique Serra, fondatrice et PDG de l'événement.

À noter que si l'ancienne ministre et présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde demeure une discrète mais précieuse marraine du rallye, celui-ci pourra aussi compter cette année sur la renommée internationale et l'investissement de l'actrice Michelle Yeoh.

J2R#160

Février 2026

Parts Holding Europe recrute une nouvelle directrice juridique

Quelques jours après la nomination de son nouveau directeur des ressources humaines, Parts Holding Europe (PHE) annonce l’arrivée de Perrine Pradal, qui rejoint le groupe au poste de directrice juridique.

Effective depuis le 5 janvier, sa nomination intervient à un moment clé pour le spécialiste de la distribution de pièces de rechange. Le groupe, présent dans 7 pays d'Europe occidentale avec 10 000 collaborateurs et près de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, poursuit son expansion géographique. Dans ce contexte, la fonction juridique devient un levier essentiel.

Perrine Pradal aura pour mission de piloter l'ensemble de la politique juridique du groupe et d'en garantir l'alignement avec la stratégie globale. Membre du comité exécutif, elle reportera directement à Christophe Gouthière, directeur général finances et gestion. Elle supervisera par ailleurs l'équipe juridique du siège ainsi que, de manière fonctionnelle, les équipes juridiques des filiales européennes.

Diplômée d'un DJCE d'Aix-en-Provence et d'un LL.M. de la City University of Hong Kong, la nouvelle venue n'en est pas à sa première expérience dans la grande distribution. Sa carrière, démarrée comme juriste généraliste en droit des affaires, l'a notamment conduite chez Fnac en qualité de responsable juridique. En 2010, elle prend la tête du pôle juridique du groupe Fnac Darty. Dès 2018, elle rejoint Marionnaud pour orchestrer la stratégie juridique dans 8 pays européens.

Ludivine Bourqui prend la communication de Bosch Mobility Aftermarket France

La division aftermarket du groupe Bosch tient sa nouvelle responsable communication dans l'Hexagone. En janvier 2026, Ludivine Bourqui a, en effet, pris la tête de la communication de Bosch Mobility Aftermarket France. Sa mission : renforcer la visibilité de l’activité rechange automobile de l’équipementier auprès des professionnels.

Arrivée chez Bosch France en 2011 comme chargée de projets marketing, Ludivine Bourqui a construit l’essentiel de son parcours dans l’univers aftermarket du groupe, en combinant sujets de trade marketing et de communication digitale.

Bérénice Clerc-Gonçalves (Bosch) : celle qui a osé !

Elle a ensuite occupé, à partir d’octobre 2022, un poste de product specialist dédié au diagnostic (hardware, software et services), avant d’être nommée manager trade marketing et communication digitale en mai 2025.

Après une année record, Liqui Moly prépare un chantier logistique d’envergure

La filiale spécialisée en chimie automobile du groupe Würth a franchi en 2025 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires. Liqui Moly a réalisé précisément 1,03 milliard d’euros, en progression de 8 % sur un an. Une performance que la direction a choisi de partager avec ses 1 300 salariés, qui percevront des primes pouvant atteindre 7 000 euros.

Une production record en 2025

Cette dynamique commerciale s’est accompagnée d’un record industriel. L’an dernier, les sites de production de Liqui Moly ont fabriqué 119 000 tonnes d’huile, conditionnées dans près de 40 millions de bidons. À cela s’ajoutent l’équivalent de 25 millions de flacons d’additifs produits sur la même période.

Le fabricant entend désormais changer d’échelle. "Pour pouvoir poursuivre notre croissance, le site de Sarrelouis prévoit de porter sa capacité de production à 160 000 tonnes d’huile. La mise en œuvre de ce projet débutera en 2026", précise Uli Weller, co-gérant de Liqui Moly.

Les investissements concerneront également le siège de l’entreprise, à Ulm. Le site bénéficiera de nouvelles lignes de remplissage intégrant davantage d’automatisation et de numérisation des process. Là encore, les travaux doivent démarrer courant 2026.

Un nouveau centre logistique et trois filiales à l’étranger

Cette même année verra aussi l'inauguration d'une nouvelle plateforme, au nord d’Ulm. "Ce centre logistique qui est le plus grand projet de construction de l’histoire de l’entreprise, améliorera considérablement nos processus logistiques, précise Günter Hiermaier, directeur général de l'entreprise. C’est la clé d’une compétitivité et un élément essentiel de notre stratégie de croissance".

Ces investissements industriels et logistiques accompagnent les ambitions internationales de Liqui Moly. Salvatore Coniglio, autre co-gérant du groupe, annonce la création de trois nouvelles filiales en Chine, en Suisse et en Turquie. "Nous sommes actifs dans ces pays depuis de nombreuses années, mais nous voulons améliorer notre stratégie de pénétration de ces marchés et mieux exploiter les potentiels existants."

Fort de ces investissements, Liqui Moly entend consolider sa trajectoire de croissance dans les années à venir.

Rétromobile : quelles voitures anciennes ont été les plus recherchées en 2025 ?

De très nombreux collectionneurs et professionnels de véhicules de collection, français et même étrangers, se réunissent au salon Rétromobile, à Paris, depuis le 27 janvier 2026. Preuve que le marché des voitures anciennes reste attractif. Même si les spécialistes du secteur constatent "une certaine prudence des collectionneurs aussi bien dans les transactions de véhicules que dans les achats et ventes de pièces détachées", comme l'écrit Frédéric Dubois, référent national de Classic Expert (filiale de BCA Expertise).

Montée en puissance des Citroën DS/ID

Précisément, l'étude annuelle des tendances de Classic Expert établit le classement des modèles de voitures de collection les plus recherchés en 2025. Sur la première marche du podium se hisse toujours la Porsche 911 (toutes versions cumulées), malgré un effritement de la demande de 3 %. La sportive allemande est suivie par la Citroën 2 CV, elle aussi en perte de vitesse (-2 %). La Ford Mustang, dont l'attrait a augmenté de 3 %, complète le trio de tête.

Les 10 véhicules les plus recherchés en 2025 et évolution de leur valeur :

  1. Porsche 911 (-3 %)

  2. Citroën 2CV (-2 %)

  3. Ford Mustang (+3 %)

  4. Peugeot 205 (+4 %)

  5. BMW Série 3 (+8 %)

  6. Volkswagen Coccinelle (-1%)

  7. Citroën DS/ID (+2 %)

  8. Austin Mini (+7 %)

  9. Volkswagen Golf (+4 %)

  10. Chevrolet Corvette (+1 %)

En revanche, deux modèles ont disparu du top 10. En 2025, la Renault 4L et la Citroën Méhari n'ont pas tenu la compétition. Elles ont été remplacées par la Citroën DS/ID (+2 % de recherche), qui se place au 7e rang et par la Chevrolet Corvette (+1 %) au 10e rang.

Dans ce top 10, il faut souligner les nettes progressions de la BMW Série 3 (+8 % ; 5e rang) et de l'Austin Mini (+7 % ; 8e rang). Deux symboles des décennies 1980 et 1990, qui génèrent toujours plus d'engouement. Pyramide des âges oblige.

Dans son baromètre, Classic Expert a consacré une parenthèse aux modèles de GTI. Il apparaît que, si les Peugeot 205 GTI 1.6 (+8 %) et Volkswagen Golf 2 GTI (+9 %) ont clairement le vent en poupe, elles sont toujours devancées par l'indétrônable 205 GTI dotée du moteur 1,9 litre dont le volume de recherches n'a pas changé d'une année à l'autre. Voilà pour la demande, mais qu'en est-il de l'offre ?

28 000 véhicules de collection à vendre

Le Parking nous apprend qu'en France, il y a encore 76 265 voitures d'occasion de plus de 20 ans exposées dans des annonces sur internet. Une fois le périmètre réduit aux voitures de collection âgées de plus de 30 ans, le volume est estimé actuellement à 28 000 offres. Rappelons que le parc de véhicules anciens en France est estimé à un million d'unités, dont 40 % avec une carte grise collection.

La Citroën 2 CV est la voiture la plus présente sur les plateformes de diffusion d'annonces. Avec une pénétration de 3,8 %, elle affiche 1 060 unités. On y voit également un nombre conséquent de Mercedes SL (840 unités). Tandis que les modèles plus prisés, comme la Mini (720 VO), la Ford Mustang (600 VO) ou la Porsche 911 (540 VO), ont aussi la capacité de répondre aux tendances de marché.

En moyenne, ces 28 000 voitures de plus de 30 ans en vente affichent un prix de 32 841 euros, contre 17 635 euros quand on élargit à tous les exemplaires de plus de 20 ans. En ce qui concerne le kilométrage, les compteurs indiquent en moyenne 106 071 km.

D'un point de vue géographique, avec près de 4 200 unités, l'Auvergne-Rhône-Alpes concentre 14,9 % des voitures de collection à revendre. En ajoutant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et ses 12,3 %, le marché hexagonal tient pour un quart dans ces deux zones réunies. La Normandie et le Grand Est (autour de 6,5 % chacune) sont des régions où les collectionneurs ont moins de chance de trouver une réponse à leur requête.

En 2025, le coût des réparations automobiles a atteint des sommets

Trimestre après trimestre, le montant moyen de la facture des carrossiers n'aura pas cessé d'augmenter à un rythme élevé en 2025. L'association d'assureurs SRA observe que tous les postes sont concernés sur l'ensemble de l'année. Cependant, à côté de la peinture et de la main-d'œuvre, le prix de la rechange pèse particulièrement lourd dans cette tendance.

Alors que les pièces représentent 52,1 % de la facture et que leur prix moyen a augmenté de 5,5 %, celui du panier des références les plus consommées dans les ateliers est en hausse de 7,1 %. Ce panier moyen a connu une croissance importante en début et en fin d'année, après un léger ralentissement d'avril à septembre.

Taux horaires publics en hausse

Parallèlement, le prix des ingrédients de peinture a augmenté de manière plus régulière, à hauteur de 5 % en 2025. Tout comme le prix de la main-d'œuvre qui, après avoir subi une forte augmentation (+4,1 %) au premier trimestre, n'aura finalement augmenté "que" de 3,7 % sur toute la période.

SRA bilan 2025

Ces dernières années, le prix des pièces de carrosserie a connu plusieurs augmentations importantes. ©SRA

Il faut cependant noter que les taux horaires pris en compte sont ceux affichés. Ces chiffres ne tiennent donc pas compte des tarifs réellement appliqués par les carrossiers dans le cadre de leurs agréments avec les assureurs. Ces derniers bénéficient ainsi de ristournes accordées par beaucoup de réparateurs.

"La variation des taux horaires de la main-d'œuvre repart à la hausse sur douze mois à la fin du 3e trimestre, souligne SRA. Et les augmentations des ingrédients peinture demeurent à des niveaux élevés".

Quinze constructeurs augmentent leur prix

La plus forte variation du taux horaire moyen de la main-d'œuvre a été enregistrée en région parisienne. Tandis que c'est la région Est qui a affiché la variation la plus marquée en ingrédients de peinture.

Pour mesurer l'importance de ces évolutions tarifaires, il faut se reporter à leur variation sur deux ans. Ainsi, le panier pièces SRA est passé de l'indice 156,1 début 2023 à 188,9 (soit +32,8 points) en fin d'année dernière. De leur côté, ceux de la main-d'œuvre et de la peinture sont respectivement passés de 144,9 à 170,3 (+25,4) et de 130,5 à 147,7 (+17,2).

Plus en détail encore, l'observatoire remarque que la moitié des 30 principales marques du parc roulant ont appliqué des hausses variables du prix de leurs pièces sur toute l'année. Les plus importantes sont chez Seat (coût du panier augmenté de 11,48 %), Volkswagen (+10,86 %) et Suzuki (+9,64 %). A contrario, certaines ont stabilisé ou réduit leurs prix : Hyundai (coût du panier réduit de 1,80 %), tandis que Lexus (-0,7 %) et MG (+0,10 %).

Algo : Hervé Marchand nommé à la direction commerciale France

Algo Group accélère son développement à l’international, en particulier dans l’Hexagone. Spécialiste des lève-vitres et poignées de portières, le groupe italien annonce la nomination d’Hervé Marchand au poste de directeur commercial régional pour la France, le Benelux et le Maghreb.

Il a pour mission de piloter le développement commercial du fabricant sur des zones jugées prioritaires. Fort de plus de 30 ans de carrière dans l’après-vente automobile, Hervé Marchand apporte à l’équipementier transalpin une solide connaissance du marché et de ses acteurs. Il a notamment œuvré pendant quatre ans (de 1996 à 1999) chez Valeo avant de rejoindre NRF, où il a géré la filiale tricolore jusqu’à fin 2023.

Un nouveau hub logistique en France

Cette nomination intervient dans un contexte de consolidation des moyens du groupe en Europe et en Afrique du Nord. En 2025, Algo avait déjà franchi une étape avec l’ouverture d’un nouveau centre logistique en France, à Lille, destiné à améliorer la disponibilité des produits et à raccourcir les délais de livraison.

Ce hub de 5 000 m², le troisième site hors d'Italie, après la Pologne et l’Espagne, a été conçu pour réduire les délais d’acheminement vers des marchés jugés stratégiques (France, Belgique, Pays-Bas et Royaume-Uni). L’implantation lilloise reçoit des flux depuis le siège d’Albavilla, qui continue de gérer les commandes de stock traditionnelles. À pleine capacité, le site peut expédier quotidiennement jusqu’à 500 colis sous les quatre marques du groupe : LiftTek, Miraglio, Electric-Life et PMM.

En s’appuyant désormais sur une direction commerciale régionale dédiée, l’équipementier entend renforcer sa proximité avec les distributeurs et partenaires locaux.

"Nous voulons reproduire dans cette région la trajectoire de croissance engagée sur d’autres marchés stratégiques. L’enjeu est de construire une équipe commerciale solide, capable de travailler en étroite synergie avec nos clients et d’accompagner une croissance à la fois soutenue et maîtrisée. L’intégration d’Hervé Marchand constitue un levier clé pour y parvenir", souligne Bruno Vallillo, CEO d’Algo Group.

Revolte accélère son maillage territorial avec un atelier à Lyon

L'année démarre sur les chapeaux de roue pour Revolte. La start-up annonce l'ouverture d'un quatrième atelier à Saint-Priest, en périphérie lyonnaise, installé au 155 route de Grenoble.

Avec cette implantation lyonnaise, l'entreprise se rapproche d'un bassin économique majeur, où la demande en maintenance de véhicules électriques et hybrides progresse régulièrement.

De Carquefou à Saint-Priest

Pour mémoire, tout a commencé en 2022 pour Revolte avec l'inauguration du site de Carquefou (44), qui accueille son premier atelier de réparation de véhicules électrifiés, ainsi qu'un centre de formation. Ce lieu abrite également le siège de la société nantaise.

Deux ans plus tard, en 2024, c'est Noyal (35) qui ouvre ses portes, avec un positionnement centré sur la réparation électronique. Début 2025, Thiais (94) vient compléter ce dispositif en proposant à la fois des réparations et de la formation. Avec Saint-Priest, Revolte dispose désormais de trois ateliers dédiés à la maintenance des véhicules électrifiés et de trois centres de formation sur le territoire.

Les Garages Branchés franchissent le cap des 30 adhérents

Parallèlement à cette expansion géographique, le réseau des Garages Branchés, lancé en 2024, poursuit sa montée en puissance. Ce concept destiné aux réparateurs franchit aujourd'hui le cap des 30 adhérents, en France et à l'étranger.

Pour 2026, Revolte annonce vouloir se concentrer sur l'amélioration des outils mis à disposition de ces garages. Qu'il s'agisse de solutions logicielles ou de matériel spécifique, l'objectif consiste à renforcer l'accompagnement technique des réparateurs engagés dans la transition électrique. Une orientation qui répond à un besoin exprimé par les professionnels formés à la Revolte Académie, qui réclament un soutien au quotidien pour déployer cette activité dans leurs ateliers.

L'Upgrade Club recrute des bénévoles

Autre chantier pour l'année en cours : le développement de l'association Upgrade Club. Créée en novembre 2025 pour porter la voix de la filière de la réparabilité auprès des instances européennes, cette structure cherche à mobiliser des bénévoles.

L'enjeu consiste à faire évoluer le cadre réglementaire pour autoriser l'upgrade des batteries de véhicules électriques, une pratique techniquement maîtrisée mais juridiquement bloquée en raison des règles d'homologation.

Black Star demande sa mise en sauvegarde

Quatre ans après avoir repris l'ancienne usine Bridgestone de Béthune, Black Star traverse une zone de turbulences. Selon l’AFP, l’entreprise, détenue par Mobivia, réclame une période d’observation de quatre mois afin de trouver un repreneur. Durant cette phase, le groupe s'engage à maintenir son soutien financier.

Le bilan est sans appel : 6,7 millions d'euros de pertes en 2024, puis 8,5 millions en 2025, en dépit d'un chiffre d'affaires en progression. Plusieurs contacts ont eu lieu ces dernières années avec des repreneurs potentiels, mais aucun n'a abouti en raison du déficit structurel de l'entreprise, indique Laurent Cabassu, directeur général.

Un modèle économique sous pression

Le rechapage de pneus impose un processus long et coûteux. Black Star paie actuellement 9 euros par carcasse usagée, une charge jugée excessive alors que ses pneus sont commercialisés à 45 euros pièce. L'entreprise revendique pourtant 60 % de matière réutilisée dans ses produits fabriqués à Béthune. La PME souhaite désormais obtenir gratuitement ces carcasses pour alléger sa structure de coûts.

Black Star pointe également la faible application d'une loi de 2020 imposant aux services publics d'acheter en priorité des pneus rechapés. Selon Laurent Cabassu, l'entreprise subit par ailleurs un "dumping" des acteurs chinois, objet d'une enquête de la Commission européenne dont les conclusions sont attendues pour mi-2026.

Un symbole de l'économie circulaire

Black Star emploie une vingtaine de personnes dans son usine historique de Vienne (Isère) et environ 130 à Béthune, dont 40 anciens salariés de Bridgestone. La reprise de l'usine de Béthune, qui comptait encore 860 employés à sa fermeture en avril 2021, avait été saluée par Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de l'Industrie. Elle y voyait les bases d'une "filière de pneus reconditionnés bénéfique pour l'environnement".

Sans reconditionnement, les pneus en fin de vie finissent en effet brûlés pour la plupart, rappelle le directeur général. L'enjeu environnemental reste donc entier, même si le modèle économique peine à trouver son équilibre dans le marché actuel.

Pièces de rechange : 2025, année compliquée pour la distribution

Après 11 mois de turbulences, la distribution de pièces détachées a retrouvé des couleurs fin 2025. Le chiffre d'affaires du secteur a progressé de 2,8 % en décembre 2025, selon le dernier baromètre Feda-Xerfi. Une embellie bienvenue qui permet d'effacer le recul de novembre (-3,3 %) et de sauver un exercice 2025 globalement atone, marqué par un ralentissement continu de l'activité.

Cette reprise de décembre s'explique en partie par un facteur mécanique : le mois compte cette année un jour ouvrable supplémentaire par rapport à décembre 2024.

Si on se penche sur le détail des activités sur le segment VL, la peinture-carrosserie tire son épingle du jeu en décembre avec une hausse de 11,5 %. La vente de pièces mécaniques gagne 3 % tandis que les prestations atelier affichent +2 %. C’est plus compliqué pour la vente d'équipements et d’outillages, qui chutent de 4 %.

Du côté du poids lourd, les prestations atelier progressent de 6 % et les pièces à client final de 4 % dans le segment PL. Seule l’activité équipement et outillages recule légèrement (-1,5 %).

Un exercice 2025 en demi-teinte

Sur l'année complète, la performance globale du secteur s'établit à +0,5 %. Derrière ce chiffre se dessinent toutefois deux trajectoires distinctes. L'activité poids lourd enregistre une croissance de 1 % sur 12 mois, tandis que le véhicule léger plafonne à +0,4 %.

Ce baromètre confirme les difficultés rencontrées par les distributeurs de pièces détachées en 2025. Tout au long de l'année, l'activité a peiné à trouver un second souffle, ballottée entre de timides hausses et des baisses récurrentes. Le rebond de décembre, aussi encourageant soit-il, ne suffit pas à masquer un exercice globalement décevant, en deçà des attentes du secteur.

La question se pose désormais de savoir si cette embellie de fin d'année constitue un simple soubresaut ou le signe annonciateur d'une amélioration durable en 2026. Les distributeurs scruteront avec attention les premiers indicateurs du nouvel exercice pour y trouver des raisons d'espérer une reprise plus franche de leur activité.

Le groupe Simon réorganise son pôle auto et intègre Chrono SLPA Pneus

Le groupe Simon resserre les liens entre ses activités. Depuis le 1er janvier 2026, Chrono SLPA Pneus, la filiale de revente de pneumatiques du groupe morlaisien, est rattachée au pôle auto. Une décision qui s'accompagne de deux nominations : Erwann Hélion devient directeur du pôle auto et de Chrono SLPA Pneus, tandis que Nicolas Tharault prend la tête de l'exploitation.

Un rapprochement stratégique sur le modèle ABR

Cette évolution s'inspire d'une logique déjà éprouvée au sein du groupe. À l'image d'Atlantique Bretagne Rechapage (ABR), rattachée au pôle industrie, Chrono SLPA Pneus intègre désormais le périmètre du pôle auto. Objectif : renforcer la cohérence entre les différentes entités et faciliter les interactions avec les fonctions supports, le marketing et les forces commerciales.

Pour le groupe Simon, ce rattachement doit permettre de mieux coordonner des sujets transversaux entre l'activité retail, incarnée par le réseau Profil Plus, et la distribution B2B de pneumatiques. Politique de marque, négociations avec les fournisseurs et organisation du centre de services figurent parmi les dossiers concernés.

Deux nominations pour piloter la transformation

Erwann Hélion, qui dirigeait déjà le pôle auto, voit son périmètre élargi à Chrono SLPA Pneus. Cette double casquette doit favoriser l'alignement stratégique et opérationnel entre les deux activités. Nicolas Tharault, précédemment à la tête de Chrono SLPA Pneus, se concentre désormais sur la direction de l'exploitation. À ce poste, il supervise les plateformes logistiques, le transport, les approvisionnements et le call center.

"En rattachant l'activité revente de Chrono SLPA Pneus à notre pôle auto, nous alignons plus étroitement nos activités retail et revente autour d'objectifs communs : cohérence d'offre, relations fournisseurs et qualité de service aux professionnels", souligne Olivier Dacquin, directeur général du groupe, en charge des opérations.

"La nomination d'Erwann Hélion et la création d'une direction de l'exploitation confiée à Nicolas Tharault donnent un cadre de gouvernance plus clair et un pilotage opérationnel renforcé."

Nissens lance une gamme de bobines couvrant 65 % du parc européen

La transition vers l'électrique n'empêche pas Nissens de consolider ses positions sur le thermique. La marque danoise étoffe en effet son catalogue avec une nouvelle offre de bobines d'allumage.

La gamme initiale couvre plus de 65 % du parc automobile européen avec 230 références, correspondant à plus de 1 000 équivalences constructeurs. Tous les formats de bobines sont proposés : standard, crayon, coil-on-plug (COP), rail et bloc. Précisons que Nissens annonce un développement continu pour élargir la couverture du parc et répondre aux évolutions du marché.

Cette extension repose sur le partenariat noué avec Standard Motor Products (SMP), propriétaire du groupe scandinave depuis l’été 2024. Grâce au réseau industriel de l’équipementier américain (19 sites répartis dans 11 pays) et à son expertise technique, Nissens peut garantir des standards de fabrication élevés.

Conception renforcée pour répondre aux défaillances connues

Les bobines Nissens ne se limitent pas à reproduire les standards existants. L'équipementier affirme avoir identifié et corrigé certaines faiblesses observées sur les produits d'origine et du marché de la rechange.

Parmi les caractéristiques techniques mises en avant : une énergie d'étincelle supérieure, une durée de décharge prolongée et une impédance adaptée. Autant de paramètres qui contribuent à la stabilité de l'allumage et à l'amélioration de l'efficacité de combustion. Des dispositifs anti-humidité ont également été intégrés pour limiter les défaillances liées à l'infiltration d'eau, problème récurrent sur certaines générations de bobines.

"Les solutions de conception que nous avons développées pour certains modèles rendent notre bobine unique et la placent au-delà des standards connus du marché pour les performances et la longévité du composant", confirme Lærke Louise Vexborg, responsable produits chez Nissens Automotive.

En élargissant son portefeuille Engine Efficiency avec cette nouvelle famille de produits, le groupe danois confirme sa volonté de diversifier son offre destinée à un parc européen vieillissant. Avec plus de 13 ans d'âge moyen et une majorité de véhicules thermiques attendue jusqu'en 2035, Nissens estime que le potentiel de marché reste considérable.

Le réseau Siligom revoit son identité pour marquer son évolution

L'histoire de Siligom illustre l'évolution d'un segment entier de l'après-vente automobile. Fondé en 1998 comme enseigne dédiée au pneumatique, le réseau a progressivement élargi son périmètre d’activité. Aujourd'hui, les 220 points de vente de la marque, répartis en France et au Maroc, proposent plus de 500 prestations couvrant l'entretien courant et la réparation automobile.

Le pneumaticien précise que cette diversification répond à une demande croissante de la clientèle, particuliers comme professionnels, qui recherche des interlocuteurs capables de prendre en charge l'ensemble de ses besoins. Le réseau, qui emploie près de 1 000 collaborateurs, a donc choisi de matérialiser cette mutation par un changement d'identité graphique.

Un nouveau logo pour Siligom

Le nouveau logo marque une rupture visuelle nette. Les lettres "GO" dans le nom de l'enseigne bénéficient d’une typographie distincte. Cette modification symbolise l'élan et la projection vers l'avenir que souhaite incarner la marque.

Cette refonte graphique s'accompagne d'une révision complète de la signalétique. Trois concepts d'enseignes verront le jour selon les activités proposées par chaque centre : Siligom Centre Auto, Siligom Industriel, ou Siligom Centre Auto & Industriel. Cette approche permet d'afficher clairement les compétences de chaque point de vente.

Un déploiement sur le terrain dès février

"Ces dernières années, nous avons mené un travail de fond avec nos adhérents pour faire évoluer nos offres et devenir un véritable réseau multispécialiste. Cette transformation nous permet de répondre toujours mieux aux attentes de nos clients et aux évolutions de notre marché. Cette nouvelle charte graphique, que nous allons collectivement arborer avec fierté, incarne pleinement notre nouveau positionnement", se félicite Olivier Pasini, directeur général de Siligom.

La nouvelle charte a été présentée lors de la convention annuelle du réseau, organisée fin janvier à Amsterdam (Pays-Bas). Si les outils de communication internes ont déjà adopté les nouvelles couleurs, le déploiement en points de vente débutera en février. Au-delà de la signalétique extérieure, les espaces d'accueil bénéficieront également d'un nouveau mobilier pensé pour améliorer l'expérience client.

Alliance Experts se tourne vers l'intelligence artificielle pour améliorer la relation client

RSE et IA font-elles bon ménage ? Chez Alliance Experts, l’un des plus importants cabinets français d’expertise automobile, la réponse est bien "oui". Ces dernières années, l’entreprise a fortement investi le champ de la responsabilité sociétale des entreprises, tout en observant de près le potentiel des outils fondés sur l’intelligence artificielle.

C’est précisément autour de l’articulation entre ces deux orientations qu’Alliance Experts a choisi de structurer les réflexions de son dernier symposium. Organisé le 23 janvier 2026 à l’Automobile Club de France, l’événement a réuni les principaux acteurs de l’assurance ainsi que les fournisseurs de services spécialisés dans la réparation-collision.

Répondre aux déceptions des assurés

"Les trois premières éditions de notre symposium étaient consacrées à la RSE. Depuis, Alliance Experts est devenue une entreprise à mission", a rappelé François Mondello, président d’Alliance Experts. Une transformation qui s’est déjà traduite par des résultats concrets : en un an, les 74 agences du groupe sont parvenues à réduire de 18 % leur impact environnemental global. Un effort que le dirigeant entend poursuivre, tout en menant plusieurs combats de front.

L’adoption de l’intelligence artificielle en fait désormais partie. Certains partenaires du cabinet y ont déjà recours, à l’image de l’assureur Allianz. Sa filiale Solvd s’appuie sur un outil capable de qualifier automatiquement les dommages d’un sinistre, d’évaluer la mission à conduire et d’identifier une éventuelle perte totale du véhicule. Mais une fois l’expert missionné, l’assureur se retire du processus. Les seuls retours qu’il reçoit concernent alors des situations de dysfonctionnement, lorsque les assurés expriment leur mécontentement, à la fois vis-à-vis de leur assurance et du travail de l’expert.

C’est précisément pour prévenir ces situations qu’Alliance Experts envisage de mobiliser l’IA. Une enquête menée par son service communication a mis en lumière un malaise récurrent chez certaines victimes de sinistres. "Mon service a été géré, mais je ne me suis jamais senti pris en charge. Cela vient du fait que le parcours client est moins pensé pour l’assuré que pour la gestion de dossier", résume Angèle Simon, responsable communication d’Alliance Experts.

Des algorithmes au secours de la relation client

Les résultats de cette enquête sont éloquents. Les assurés attribuent d’excellentes notes aux experts pour leur compétence technique (4,8/5) et pour leur respect des procédures (4,3/5). En revanche, celle qui mesure l’expérience client globale plafonne à 2,8/5.

En cause : une compréhension souvent imparfaite des délais et des différentes étapes du traitement du dossier. Des étapes qui varient selon les situations et qu’il n’est pas toujours simple de restituer clairement à l’assuré, d’autant plus dans un contexte de charge de travail élevée, aussi bien du côté des compagnies d’assurance que des cabinets d’expertise.

Face à ce constat, Alliance Experts défend une idée a priori paradoxale : les algorithmes pourraient contribuer à réintroduire de l’humanité dans la relation client. "Il n’y a pas de business performant sans processus robuste. Et dans ce domaine, l’IA est un moyen «d’augmenter» nos experts, mais aussi d’appuyer les professionnels dans l’administration du pôle de gestion clients", estime François Mondello.

Nouvelles IA en vue

Plus concrètement, alors que les échanges avec l'assuré peuvent parfois durer des semaines, les algorithmes permettent de gagner du temps, qui peut alors être réinvesti dans la relation client.

Aujourd’hui, les usages se concentrent principalement sur l’IA d’assistance et d’intendance. Mais, selon Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique du laboratoire LaborIA, les années 2030 verront émerger une "IA de confiance", capable de prendre en charge des processus critiques. À plus long terme, dans une vingtaine d’années, une IA "de bon sens" pourrait devenir décisionnelle et prédictive. L’enjeu sera alors de savoir exploiter ces technologies pour accroître les capacités humaines, plutôt que de s’y substituer.

Le secteur de la réparation-collision n’échappera pas à ces transformations. Déjà en pleine mutation, ses métiers devraient encore évoluer sous l’effet de l’IA. Consciente de ces bouleversements à venir, Alliance Experts ne souhaite pas se laisser distancer.

C’est pourquoi le cabinet annonce que l’intelligence artificielle constituera l’un de ses axes de travail prioritaires pour les trois prochaines années. Celles-ci le verront notamment adopter de nouveaux outils l'exploitant. Ainsi dès 2027, ses flux seront automatisés à l'aide de ce type de technologie.

Conserver une cohérence environnementale et humaniste

Dans un premier temps, les systèmes employés seront mis en place à partir de plateformes, en mode distanciel. Mais dans un second temps, les outils IA dévolus à des tâches spécifiques seront autant que possible implantés localement, dans les agences. L'objectif sera alors de limiter leur énorme impact environnemental, en réduisant leur appétit énergétique.

En effet, Alliance Experts veut les utiliser en conservant sa cohérence vis-à-vis de ses engagements durables d'entreprise à mission. Son emploi de l'IA pour améliorer son efficacité et humaniser le service aux sinistrés doit augmenter le moins possible ses émissions de CO2. D'autant plus que la directive européenne CSRD impose au cabinet – comme à ses partenaires assureurs – de publier son bilan carbone depuis 2024… Raisons pour lesquelles les experts étendent leur réflexion à tous les impacts de ces futures pratiques.

Néanmoins dans l'immédiat, l'emploi de l'IA dans le domaine de la gestion administrative devrait rapidement apporter de la valeur ajoutée dans les relations avec les clients. Ce terrain sera aussi celui de l'expérimentation d'une pédagogie incontournable pour l'expliquer à tous – salariés utilisateurs, partenaires et assurés. Car certains aspects de cette technologie peuvent faire peur et nécessitent de maîtriser ses usages. En effet, faute de réglementation pour l'instant, "utiliser l'IA s'est comme conduire un véhicule sans permis, sur une voie dépourvue de code de la route", décrit Yann Ferguson. Dans ce contexte, Alliance Expert s'inscrit parmi ceux qui l'explorent pour en tirer le meilleur parti, dans une perspective progressiste et humaniste.

E.Leclerc étend la pose de boîtiers éthanol dans son réseau

Plus de 50 centres L’Auto E.Leclerc installent des kits de conversion automobile au Superéthanol-E85. Il s'agit de boîtiers fabriqués par Biomotors – l'un des deux principaux fournisseurs de boîtiers homologués. Ceux-ci permettent d'optimiser la consommation de ce carburant environ 40 % moins coûteux que le Super traditionnel et plus écoresponsable. Aussi, après avoir commencé à tester ce service en 2023, le groupe de grande distribution compte l'étendre à ses 126 centres autos en 2026.

L'enseigne adossée au groupe de distribution veut ainsi rendre cette prestation accessible au plus grand nombre d'automobilistes. Cela, jusque dans les zones rurales et périurbaines, où elle observe une hausse de la demande de boîtiers. Elle explique pouvoir la réaliser sur la majorité des véhicules en quelques heures. Cette opération peut être assortie d’un financement sans frais – les économies de carburant couvrant, partiellement ou pas, les échéances proposées.

Stratégie globale

En effet, les conducteurs franchissant ce pas pourraient réduire immédiatement le coût de leur consommation de carburant. E.Leclerc affirme qu'en 2025 l'adoption de l'E85 a permis aux automobilistes parcourant 13 000 kilomètres en moyenne de réaliser annuellement plus de 700 euros d'économie. Un calcul effectué avec un véhicule consommant 7 litres aux 100 kilomètres – soit 52 euros d'économie par plein de 55 litres. Dans ces conditions, l'enseigne précise que ces véhicules réduisent également de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre et les particules fines de 90 %.

Parallèlement, près de six stations-service sur dix du groupe distribuent ce même biocarburant. Une part qu'il compte également améliorer dans le cadre de sa stratégie commerciale, sociétale et environnementale. Ainsi, "quand une solution permet à la fois de rouler moins cher et de réduire les émissions, il faut la rendre disponible au plus grand nombre, déclare Michel-Édouard Leclerc.

Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc ajoute : "Nous souhaitons également atteindre l’objectif de réduction d'empreinte carbone que nous avons fixé : 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre en moins d'ici 2035". Mais reste à voir si cette annonce de l'enseigne suffira à redynamiser un marché qui a notamment connu un important ralentissement de 2023 à 2025.

LKQ envisage sa mise en vente

L’annonce risque de faire grand bruit. LKQ Corporation a confirmé que son conseil d'administration travaillait avec ses conseillers financiers pour "évaluer les alternatives stratégiques, y compris une vente potentielle du groupe". Mandaté pour accompagner cette démarche, BofA Securities pilote les discussions avec les investisseurs, tandis que le cabinet juridique Wachtell, Lipton, Rosen & Katz assure le volet légal.

Dans un communiqué officiel, John Mendel, président du conseil d'administration, justifie cette initiative par la nécessité de "maximiser les retours pour les actionnaires". Il précise que le conseil cherche à "identifier le meilleur chemin pour débloquer une valeur qui n’est pas reflétée dans la valorisation actuelle".

Aucun calendrier définitif n’a été fixé pour cet examen, et le groupe précise qu’aucune transaction n’est garantie. LKQ s’est par ailleurs engagé à ne pas commenter l’évolution du dossier, sauf si la loi ou les circonstances l’exigent.

Un avenir européen en question

Cet arbitrage stratégique de LKQ s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la direction et certains actionnaires. Depuis plusieurs mois, le fonds activiste Ananym Capital exerce une pression soutenue sur le management, réclamant la cession des activités européennes jugées peu performantes et un recentrage sur le marché nord-américain.

Les chiffres illustrent le malaise. En un an, la capitalisation boursière de LKQ a fondu de près de 20 %, malgré plusieurs opérations de cessions d’actifs. Le titre, désormais valorisé à huit milliards de dollars, afficherait un retard de 33 % sur douze mois par rapport à ses concurrents, de 113 % sur cinq ans et de 253 % sur dix ans, selon Ananym Capital.

Face à ces critiques, le directeur général Justin Jude a défendu la stratégie actuelle lors de la présentation des résultats trimestriels. "Les défis en Europe touchent toute l’industrie, mais LKQ a montré par le passé sa capacité à réussir dans des environnements complexes. Nous pouvons obtenir les mêmes résultats sur le Vieux Continent", a-t-il affirmé.

Pour tenter de redresser la barre, LKQ a déjà amorcé un mouvement de recentrage. L’été dernier, le groupe a cédé son activité de self-service au fonds Pacific Avenue Capital Partners pour 410 millions de dollars. Plus récemment, selon l’agence Reuters, la mise en vente de Keystone Automotive Industries, sa division de pièces de carrosserie en Amérique du Nord, aurait été lancée. Cette entité serait valorisée autour du milliard de dollars.

Meyle investit le marché de la suspension pneumatique

Longtemps réservée aux réseaux constructeurs, la suspension pneumatique s'ouvre de plus en plus au marché indépendant. Meyle annonce, en effet, la commercialisation d'une gamme complète comprenant amortisseurs pneumatiques, ressorts et capteurs de régulation de niveau.

Au lancement, la gamme couvre les modèles les plus répandus chez Audi, BMW, Mercedes-Benz et Land Rover, ainsi que d'autres marques premium. Meyle prévoit d'étoffer progressivement son catalogue pour élargir la couverture du parc. Les produits sont conditionnés dans un emballage avec un système de barquettes, exempt de mousse, facilitant le transport et la manipulation en atelier.

Avec cette nouvelle offre, l'équipementier entend combler un vide sur ce segment où les ateliers indépendants devaient jusqu'ici composer entre des pièces d'origine onéreuses et des solutions alternatives aux performances parfois limitées.

Une réponse au vieillissement du parc

Le pari de Meyle s'appuie sur une réalité du terrain : les véhicules équipés de suspensions pneumatiques vieillissent et sortent progressivement des garanties constructeurs. L'âge moyen du parc européen atteint désormais 12,5 ans (11,2 ans pour la France). Cette évolution génère naturellement un besoin croissant en pièces de rechange pour des systèmes complexes qui nécessitent des interventions régulières.

"Avec cette nouvelle gamme de produits, nous répondons à une demande de plus en plus forte sur le marché des pièces de rechange", confirme Sönke Schwenck, responsable des gammes refroidissement, filtration et amortissement chez Meyle. "Les véhicules passent de plus en plus de temps sur la route. Plus l'âge et le kilométrage augmentent, plus le risque de panne est élevé, ce qui accroît le besoin en pièces de rechange pour les suspensions pneumatiques."

Les analystes de Mordor Intelligence confirment cette tendance avec des projections qui donnent le vertige : le marché mondial des suspensions pneumatiques devrait bondir de 12,63 milliards de dollars en 2025 à 18,96 milliards en 2030, soit une progression annuelle de 8,47 %. Le segment aftermarket afficherait quant à lui une croissance de 7,72 % par an.

Des composants conformes aux spécifications constructeurs

Meyle a développé sa gamme en collaboration avec des partenaires expérimentés, en respectant les cahiers des charges d'origine. Les soufflets et ressorts pneumatiques sont fabriqués selon un procédé de bobinage spécifique à chaque application, avec des techniques variées (croisé, multicouche ou droit) selon les exigences des constructeurs. L'électronique embarquée et le contrôle actif de l'amortissement reproduisent fidèlement les fonctionnalités d'origine.

L'équipementier a porté une attention particulière aux capteurs de régulation de niveau, testés individuellement avant commercialisation. Objectif : garantir une intégration parfaite dans les systèmes électroniques des véhicules, sans limitation fonctionnelle ni risque d'étanchéité.

PHE confie les ressources humaines du groupe à Laurent Gasse

La fonction ressources humaines de Parts Holding Europe (PHE) a changé de visage. Depuis début janvier 2026, le groupe a nommé Laurent Gasse à la tête des RH.

"Nous nous réjouissons de l’arrivée de Laurent Gasse. Son expérience sera un atout majeur pour accompagner dans la continuité le développement de PHE et son expansion européenne", souligne Stéphane Antiglio. Le président du groupe insiste également sur la dimension culturelle de cette mission, "au sein d’une organisation décentralisée animée d’une véritable dynamique entrepreneuriale".

Rappelons que PHE rassemble plus de 10 000 collaborateurs en Europe de l’Ouest, et poursuit une stratégie d’expansion appuyée de ses réseaux de distribution VL et PL.

Titulaire d’un DESS et d’un doctorat en droit social, complétés par un Executive MBA de l’Essec, Laurent Gasse s’appuie sur plus de 30 ans d’expérience dans les ressources humaines. Son parcours l’a conduit à occuper des fonctions de direction au sein de groupes industriels, notamment chez Soufflet et Eternit, avant de rejoindre en 2021 le groupe Aéroports de Paris, où il exerçait jusqu’à récemment les fonctions de DRH.

Apprau à l’heure des transformations

Les chiffres, cette fois, ne sont pas seulement comptables. Dans les 12 prochains mois, Apprau célébrera une série de dates marquantes : les 20 ans d’Apprau, les 40 bougies d’Adipa ainsi que les 70 ans de Dasir – anniversaire que Pascale Lefeuvre entend fêter en même temps que les 80 ans de son père, Alain, fondateur de l’entreprise en 1956.

Ces jalons auraient pu donner à la plénière du groupement, organisée le 5 novembre lors de son séminaire, un parfum de commémoration. Ce fut tout l’inverse. La séance a, au contraire, déroulé une séquence très opérationnelle, résolument tournée vers les chantiers en cours.

Une progression dopée par les animations et les outils

C’est Yasmina Ben Aïssa, directrice opérationnelle, qui a ouvert la plénière en dressant un premier bilan de l’exercice. Malgré une conjoncture en demi-teinte pour le marché de l’après-vente, le groupement devrait afficher un chiffre d’affaires consolidé de 130 millions d’euros, en hausse de 8 %. "Nous sommes particulièrement satisfaits de cette performance", a-t-elle souligné.

Ces résultats, les plateformes Apprau les doivent avant tout à leur stratégie commerciale, reposant sur les 300 contrats tripartites noués avec leurs nombreux partenaires. Fort de son rôle de "dépanneur" indépendant, le groupement dispose également d’accords nationaux avec plusieurs grands noms du marché (Stellantis, Autodistribution, Flauraud, etc.).

Une position qui s’est révélée une fois encore avantageuse cette année, face aux défaillances observées chez plusieurs acteurs du marché. "Sur ce marché, nous pallions les difficultés logistiques des autres, et nous en profitons forcément", confie Yasmina Ben Aïssa.

Autre pilier du développement de la centrale : l’application Apprau. Présentée l’année dernière, la solution poursuit son ascension, avec plus de 600 distributeurs inscrits et 300 retours de questionnaires. L’outil sert aussi de socle à des enquêtes, challenges commerciaux (Apprau Games) et promotions flash.

En parallèle, l’année a également été rythmée par une série d’opérations menées avec Bosch, mobilisant 15 commerciaux Apprau autour de plans d’action structurés. "Les fournisseurs sont de plus en plus nombreux à proposer des projets. L’an prochain, nous sélectionnerons celui qui répondra le mieux à nos attentes", indique la dirigeante.

Enfin, rappelons que l’exercice d’Apprau a été également animé par une participation au dernier salon Equip Auto. Une première en solo pour le réseau de plateformes. Fort de ces différentes actions, le groupement a pu enregistrer une hausse notable de ses ventes dans plusieurs familles de produits : +12 % sur la pièce technique, +22 % sur la climatisation – portée par un été particulièrement favorable – et +15 % sur le freinage.

"Après une progression de 28 % l’an dernier, nous espérons aussi une nouvelle croissance pour l’embrayage, produit phare du groupement", ajoute Yasmina Ben Aïssa.

Des plateformes en pleine transition

La plénière a aussi permis aux dirigeants d’exposer leur trajectoire et leurs ambitions. Chez Adipa, le président Laurent Ferré n’a pas éludé les difficultés liées au changement d’ERP, à l’origine d’une année en retrait. "En 2025, Adipa n’a pas participé à la progression du groupement Apprau, et cela n’a échappé à personne. La raison en est simple : le changement d’ERP qui ne s’est pas déroulé comme prévu… Je remercie nos partenaires pour leur soutien malgré notre baisse d’activité", a-t-il exprimé, précisant que l’entreprise n’était "absolument pas en danger".

Du côté de Chaussende & Fils, 2025 a marqué les 40 ans de l’entreprise, fêtés à Montpellier, et surtout l’arrivée de Lisa Chaussende à la direction, aux côtés de son père Olivier. Le dirigeant et sa fille ont présenté un plan de transformation sur trois ans visant à rendre la structure moins dépendante du dirigeant historique. "À 63 ans, je me suis donné trois ans pour organiser l’entreprise afin de mieux faire notre métier et aller vers un organigramme cible visant à me sortir de l’opérationnel", confie-t-il.

À l’issue de cette période, le distributeur, qui compte deux plateformes (à Marseille et Toulouse), espère conforter son modèle avec la création d’un troisième dépôt, dont la localisation reste à déterminer. Au terme de ces trois ans, Lisa Chaussende décidera si elle souhaite continuer l’aventure…

Pour les Nordistes de Motor-Parts, 2025 fut une année de restructuration pour préparer l’avenir. Le groupe belge emmené depuis fin 2021 par les frères Jérôme, Harold et Thomas van den Bosch veut poursuivre sa croissance en s’appuyant sur son implantation tricolore, pilotée par David Cousin. "Il y a quatre ans, nous nous étions fixé un objectif ambitieux : doubler le chiffre d’affaires. Il nous reste un an, et nous ne sommes pas loin du but", précise Jérôme van den Bosch.

Apprau conforte son modèle

Enfin, du côté de Dasir, la présidente Pascale Lefeuvre a détaillé deux temps forts. Tout d’abord, l’ouverture de la plateforme de Vitrolles, inaugurée officiellement à la fin de l’été, qui renforce le maillage d’Apprau en PACA. Autre actualité majeure pour Dasir : son intégration au sein du groupe GBH, effective depuis octobre. "Je resterai à la tête de Dasir encore un certain nombre d’années", a-t-elle insisté, en précisant que ce rapprochement était "une continuité logique" pour l’entreprise familiale.

Si l’arrivée de Dasir dans le giron de GBH a suscité quelques interrogations sur l’avenir d’Apprau, Yasmina Ben Aïssa écarte toute remise en cause de l’unité du groupement. "Ils ont la volonté de continuer vers cette même lancée", assure-t-elle. La dirigeante souligne que chaque entité demeure dirigée par des familles ou des équipes inscrites dans la continuité, un élément qui, selon elle, renforce la cohésion du réseau.

Une certitude demeure : Apprau continuera de se développer en misant sur son modèle de partenariat et sur une condition sine qua non – l’indépendance locale alliée à une mutualisation réfléchie des services. De véritables atouts dans un marché incertain qui reste sous tension. "Le client demande du prix, du prix, du prix", résume Yasmina Ben Aïssa. Mais elle l’affirme, pas question de céder aux sirènes de la MDD.

"Nous avons toujours eu pour démarche de travailler avec des équipementiers premium. Pour nous différencier, nous misons sur le service."

Des projets structurants pour 2026

Au-delà de la cohésion interne, Apprau avance sur plusieurs chantiers structurants qui doivent consolider son modèle dans les années à venir. La priorité est donnée au déploiement de la version web de l’application Apprau, réclamée par les distributeurs et désormais finalisée. Cet accès élargi doit permettre d’augmenter l’usage de la plateforme, jusqu’ici concentré sur la version mobile, et de faciliter son accessibilité.

Autre projet stratégique : la montée en puissance de l’Apprau Box. Cette interface, qui mutualise les stocks des plateformes, franchit une nouvelle étape avec les premières connexions directes à certains équipementiers. L’essai mené cette année avec Depa s’est révélé concluant et ouvre la voie à d’autres partenariats simplifiés.

L’objectif est double : offrir une nouvelle ligne de produits aux clients des plateformes Apprau, sans contraindre ces dernières à investir dans leur stockage. "Ces accords simplifiés nous donnent la possibilité d’intégrer un fournisseur en reliant ses stocks à la Box. Si le marché répond, les plateformes choisissent ensuite les références à stocker", détaille Yasmina Ben Aïssa.

Une méthode pragmatique qui permet aux membres Apprau d’élargir leur offre sans prise de risque excessive. Cette capacité à ajuster rapidement son offre traduit bien l’état d’esprit du groupement, qui avance sans renier ses fondamentaux. À l’automne prochain, Apprau fêtera ses 20 ans. Un anniversaire que le réseau de plateformes prépare comme une étape charnière avant une nouvelle phase de croissance.