PHE reprend la main sur le sourcing de ses équipements d'ateliers

Parts Holding Europe poursuit sa stratégie de croissance externe en Espagne avec une nouvelle opération. Le groupe a annoncé être entré, via sa filiale Autodistribution, en négociations exclusives en vue de l'acquisition de la société Suministros Dama.

Fondée en 2011 à Murcie, dans le Sud-Est espagnol, l’entreprise s’est spécialisée dans le négoce d’équipements d’ateliers (ponts élévateurs, démonte‑pneus, équilibreuses, etc.). Elle collabore depuis 2014 avec les filiales de PHE dans le cadre d’activités de sourcing et de commercialisation de produits sous marques de distribution (MDD). Son chiffre d’affaires s’est élevé en 2025 à 27,5 millions d’euros pour un effectif de 54 collaborateurs.

PHE veut consolider sa chaîne d'approvisionnement

Pour PHE, cette intégration répond à un enjeu stratégique majeur : contrôler davantage l'amont de sa supply chain pour accélérer le développement commercial de sa gamme d’équipements Isotech.

"Ce projet de prise de participation majoritaire dans Suministros Dama est une étape clé dans notre maîtrise du sourcing. […] Ensemble, nous pourrons explorer de nouvelles pistes et développer nos marques propres sur des segments produits ciblés et sur de nouvelles zones de chalandise", confirme Christophe Boutemy, directeur général des achats et de la supply.

À noter que Suministros Dama conservera son gérant, David Lopez, pour assurer la continuité managériale et stratégique de l’entreprise. "Nous allons nous professionnaliser et accélérer notre développement en proposant de nouveaux produits et de nouveaux services", annonce le dirigeant.

Mann+Hummel : Matthias Heu nommé chef des ventes IAM France

Chez Mann+Hummel, la continuité prévaut. Le spécialiste de la filtration vient d’annoncer la nomination de Matthias Heu au poste de chef des ventes IAM France. Présent dans le groupe depuis huit ans, ce dernier cumule plus de 15 années d’expérience dans l’après-vente.

"Cette évolution représente pour moi une formidable opportunité de contribuer encore davantage au développement du groupe en France. Plus motivé que jamais, je suis déterminé à déployer pleinement notre stratégie commerciale tournée vers la satisfaction et la réussite de nos clients. Mon ambition est claire : impulser une dynamique forte et soutenir la croissance de la marque sur le marché français", annonce le nouveau responsable commercial.

Dans les équipes françaises de l’équipementier allemand, Matthias Heu occupait depuis 2017 le poste de responsable de secteur. Avant de rejoindre Mann+Hummel, il a œuvré pour plusieurs distributeurs, notamment au sein du réseau Autodistribution.

Cette nomination intervient alors que Mann+Hummel entend conforter sa position sur le marché de la rechange indépendante, tant VL que PL, en s’appuyant sur une organisation commerciale structurée et proche du terrain.

"Je suis ravi d’avoir Matthias Heu au sein de notre organisation. Son expertise du marché VL et PL, son sens aigu de l’écoute client et sa capacité naturelle à fédérer les équipes seront des atouts déterminants pour soutenir nos ambitions 2026-2030", souligne Philippe Astier, directeur IAM France et Benelux de Mann+Hummel.

Pourquoi la baisse des entrées ne plombe pas (encore) les ateliers

Le baromètre Mobilians-Solware 2025 confirme la résilience des ateliers de réparation. Réalisée auprès d’un panel de 1 164 établissements, l’étude fait état d’une progression de 0,8 % de leur chiffre d’affaires sur l’année, contre 0,6 % lors du précédent bilan datant de novembre 2025. Surtout, elle confirme une évolution désormais bien identifiée au sein de la réparation : les entrées en atelier reculent, mais la valorisation des interventions permet de maintenir la croissance.

La main-d’œuvre compense le recul des entrées

Les 796 ateliers de mécanique du panel ont enregistré un chiffre d’affaires de 679,5 millions d’euros. Les ventes de pièces affichent un léger retrait (-0,5 %, à 464 millions d'euros), tandis que la main-d’œuvre progresse de 2,6 %, atteignant 210,8 millions d'euros.

Le même phénomène est à l'œuvre concernant la fréquentation. Alors que la moyenne hebdomadaire d'entrée des véhicules en atelier recule de 41,7 à 40,8 (-2,2 %), le panier moyen des clients grimpe de 2,7 %, passant de 392,2 euros à 402,6 euros. 

Du côté des carrossiers, le bilan est assez similaire. L'ensemble des 368 ateliers recensés a réalisé un CA annuel de 130,8 millions d'euros. Les recettes liées aux ventes de pièces bondissent de 2,7 % et atteignent désormais 76,3 millions d'euros (contre 74,3 millions d'euros). Même chose concernant la main d'œuvre qui augmente de 2,3 % (44,8 millions d'euros, soit un million de plus qu'en 2024).

Le panier moyen maintient la croissance

Comme pour la mécanique, les entrées en atelier reculent (-1,8 %, avec 4,0 véhicules par semaine contre 4,1 en 2024) tandis que le panier moyen bondit pour atteindre désormais les 1 700 euros (1 704,6 euros), soit une progression de 4,3 %. 

La hausse du panier moyen apparaît donc comme le principal facteur du maintien de l’activité. Reste une interrogation de fond : cette montée en valeur pourra-t-elle durablement absorber l'érosion des volumes ? Pour les ateliers, la performance ne semble plus reposer sur le nombre d’entrées, mais sur leur capacité à générer davantage de valeur par intervention.

Certification Sermi : pourquoi les garages ne suivent pas

Voilà plus d’un an que la certification Sermi est entrée en vigueur dans l’Hexagone. Ce dispositif, destiné à sécuriser les réparations tout en garantissant une égalité de traitement entre réseaux constructeurs et professionnels indépendants, peine pourtant à convaincre.

La Fiev dresse un constat alarmant : le nombre de réparateurs multimarques certifiés est aujourd’hui marginal. Conséquence directe, certaines opérations de diagnostic et de maintenance sont bloquées. Les automobilistes se retrouvent contraints de se tourner vers des concessionnaires. Les professionnels indépendants, eux, voient leur périmètre d'intervention se rétrécir jour après jour.

Comment expliquer ce décalage entre les attentes réglementaires et la mobilisation des intéressés ? La fédération des équipementiers invoque plusieurs raisons, que nous avions déjà pointées fin 2024 : "L'introduction du Sermi s'est faite sans préparation suffisante des professionnels : communication tardive ou incomplète, absence d'accompagnement adapté pour les réparateurs candidats à la certification, complexité administrative excessive, coûts et délais d'audit dissuasifs".

Un cadre réglementaire trop flou

Au-delà des obstacles administratifs et financiers, la Fiev met en relief un problème plus préoccupant : personne ne sait vraiment où s'arrête le périmètre du Sermi. Renault, BMW, Kia, Audi… chaque constructeur applique sa propre interprétation de la réglementation. Des opérations sans lien apparent avec la sécurité du véhicule se retrouvent soumises à certification. D'autres, qui semblent comparables, y échappent selon la marque.

Cette confusion génère une insécurité juridique préjudiciable aux réparateurs. Elle produit aussi un déséquilibre concurrentiel : tandis que les réseaux constructeurs maintiennent un plein accès aux données, les indépendants voient leur champ d'action se restreindre. Jacques de Leissègues, président de DAF Conseil, l'exprimait ainsi dans nos colonnes : "Autant la démarche est vertueuse, autant on a le sentiment que la réglementation n'est pas allée au bout".

Sermi : la Fiev réclame des correctifs rapides

Face à cette situation, la Fiev appelle à des ajustements rapides. Elle préconise quatre mesures : transparence sur le réel déploiement en France, clarification harmonisée des opérations concernées, mesures transitoires pragmatiques et accompagnement renforcé des postulants.

Selon Clément Perrin, président du Groupe des industries et équipements de garage (Gieg) de la Fiev, les principaux fabricants d’outils de diagnostic intègrent déjà, en lien avec les constructeurs, la gestion de l’inscription et de l’authentification des techniciens dans le cadre du déverrouillage des passerelles de sécurité. "La mise en place d’un nouveau niveau de certification pourrait ainsi s’appuyer sur ce dispositif existant, afin de consolider une identité numérique reconnue et de sécuriser durablement les interventions", estime-t-il.

Sans ces ajustements, la fédération estime que le Sermi pourrait produire l’effet inverse de l’objectif affiché : restreindre la liberté de choix des automobilistes et fragiliser la compétitivité des réparateurs indépendants.

Nexus Automotive établit son premier hub en Inde

Quelques mois après la nomination de G. Srinivasa Raghavan à la tête de Nexus Automotive International, le groupe concrétise ses ambitions en Inde avec la création d’une structure nationale. Cette nouvelle entité a pour ambition de créer un véritable écosystème collaboratif de la rechange, aligné sur les standards mondiaux de l’ITG tout en respectant les spécificités du marché local.

"Connecter le marché indien de la rechange au monde offre une opportunité considérable aux fabricants mondiaux de participer à l'un des marchés les plus dynamiques du monde, et réciproquement pour les producteurs indiens d'intégrer les chaînes d'approvisionnement mondiales", souligne G. Srinivasa Raghavan.

De son côté Gaël Escribe, président-directeur général de Nexus, précise que cette implantation en Inde "marque une étape importante consolidant les relations de longue date avec TVS et reflète [leurs] ambitions partagées et [leur] alignement stratégique solide".

Nexus à l’assaut d’un marché indien en pleine expansion

Nexus Automotive India reposera sur TVS (dont G. Srinivasa Raghavan est le directeur général), géant local de la distribution de pièces de rechange, qui jouera le rôle de partenaire d'équité stratégique, aux côtés de huit autres acteurs majeurs : Smart Parts Exports, Maya Trading Corporation, Poomkudy Agencies, Recauto India, United Motors, BKS Motors, Daulat Motor Company et Surya Sales Corporation. Cette diversité garantira une meilleure représentation de la pluralité du marché indien.

Nexus Automotive India entend jouer sur plusieurs tableaux simultanément. D'abord, intégrer les fournisseurs locaux et favoriser leur développement international en les connectant au réseau Nexus qui s'étend dans 146 pays avec plus de 605 adhérents. Ensuite, capter une part significative d'un marché en plein essor, en mettant en relation les équipementiers mondiaux avec la clientèle indienne.

Avec une population dépassant 1,4 milliard d'habitants et un parc automobile en croissance constante, le sous-continent asiatique constitue l'un des moteurs de l’aftermarket mondial. Le secteur y génère un chiffre d'affaires dépassant les 10 milliards d'euros.

Movalib franchit un cap pour viser les réseaux et groupements

Un garage breton au bord de la fermeture qui réembauche cinq mois plus tard. Un autre qui découvre, bilan comptable à l'appui, l'ampleur des progrès réalisés. Ces témoignages, Ludovic Rigot affirme les multiplier ces derniers mois. Pour le fondateur de Movalib, ils valident la trajectoire adoptée depuis le lancement de sa plateforme, en 2023.

L'année 2025 a marqué un tournant pour l'éditeur de logiciels. Le nombre de clients a été multiplié par trois. En fin d’exercice, plus de 120 000 rendez-vous avaient été gérés via la solution. Chez les usagers de la solution, la hausse moyenne d'activité atteint en moyenne près de 13 %, confie Ludovic Rigot.

Surtout, Movalib séduit de nouveaux utilisateurs. Capable d'équiper au départ de petites structures indépendantes, l'outil accompagne désormais des ateliers comptant jusqu'à dix mécaniciens.

Une vision qui séduit malgré un déficit de notoriété

Cette montée en puissance repose sur un parti pris assumé : aider le garage, point final. "Ça peut paraître surprenant, parce que certaines marques, enseignes ou réseaux développent aussi des outils qui peuvent sembler ressemblants, notamment par l’usage d’un planning d’atelier. Mais leur objectif est plutôt d'aller chercher de la commission, de vendre de la pièce, ou de capter de la facturation", explique Ludovic Rigot.

Chez Movalib, on veut embarquer "tout l'univers" du professionnel, là où d'autres se cantonnent à une brique fonctionnelle. Cette approche génère une forte adhésion sur le terrain. Reste à développer la notoriété de la plateforme, qui demeure un frein face aux acteurs historiques du marché. "On nous demande encore de « montrer patte blanche », alors que les résultats sont là", reconnaît le dirigeant.

D'où la nécessité d'entrer dans une phase d'accélération. Sur le plan technique, la solution continue d'évoluer pour mieux s'intégrer aux outils existants : plateformes de commande de pièces (Vroomly, Autodoc, etc.), logiciels de facturation, etc. Objectif : cohabiter avec les fournisseurs historiques du garage, sans imposer de rupture brutale dans les habitudes.

"Je reste fidèle à cette vision : il ne s'agit pas de casser ce qui existe, mais de mieux l'utiliser, de l'exploiter davantage", insiste le fondateur.

Des partenariats structurants

Trois accords majeurs ont ponctué l'année écoulée. Le premier, noué avec Mister-Auto et annoncé lors d'Equip Auto, constitue un jalon symbolique. "C'est un marqueur : aujourd'hui, on est armés pour accompagner des réseaux et des marques. Si demain, on doit déployer pour 10, 100 ou 1 000 clients, on sait le faire", affirme Ludovic Rigot.

Le deuxième accord concerne RestorFX, spécialiste de la rénovation de carrosserie sans peinture. Movalib accompagne désormais le développement du réseau et son activité en créant de la récurrence et en améliorant la performance globale.

Enfin, la plateforme a été retenue par Agiless, réseau de garages solidaires. "Ça nous tenait à cœur : c'est un projet qui a du sens", commente le gérant de la start-up. L'adaptation de la solution à des équipes en insertion, avec des contraintes spécifiques, a nécessité une écoute approfondie des pratiques et des besoins. Le déploiement se fera progressivement, au rythme de l'intégration des centres.

Movalib met le cap sur les groupements et concessionnaires

Pour les mois à venir, Ludovic Rigot affiche clairement ses priorités : continuer de renforcer l'équipe pour garantir la stabilité du suivi, de la formation et du service client. "La croissance, c'est la stabilité du produit, mais aussi la stabilité du suivi", rappelle-t-il.

Un déménagement est également prévu puisque l'entreprise quittera son siège historique de La Madeleine (59) pour s'installer à Villeneuve-d'Ascq, dans des locaux plus spacieux et proches d'un environnement "terrain", entouré de garages.

Côté financement, une future levée de fonds pourrait être envisagée, sans que rien ne soit acté. L'objectif serait de soutenir une croissance durable, dans un contexte économique jugé fragile. "La course à la croissance peut précipiter la chute. Donc si on finance, ce sera pour sécuriser une croissance pérenne, pas « lever pour lever »", prévient Ludovic Rigot.

Reste l'ambition majeure : aller chercher les groupements et les réseaux de concessions. "On a désormais tout ce qu'il faut dans le produit : rien ne nous empêche de voir beaucoup plus grand", assure le fondateur. Cette nouvelle étape ne se fera pas dans la précipitation. "Les bases sont posées", assure le dirigeant.

Après une année 2025 sous pression, les grandes manœuvres commencent pour GPC et LKQ

La rechange automobile mondiale a traversé une année 2025 difficile. GPC (Genuine Parts Company) et LKQ, qui figurent parmi les leaders du secteur, l'ont tous deux reconnu au moment de présenter leurs résultats annuels, à deux jours d'intervalle.

Si les situations diffèrent par l'ampleur et la nature des difficultés rencontrées, un fil rouge relie leurs bilans : une pression sur les marges qui a conduit les deux géants de la pièce à engager des transformations structurelles pour remettre les compteurs à zéro.

Des résultats en deçà des attentes

Avec un chiffre d'affaires annuel de 24,3 milliards de dollars (+3,5 % sur un an), GPC affiche une croissance rassurante à première lecture. Mais la réalité est plus nuancée : portée en grande partie par les acquisitions et un effet de change favorable, cette hausse masque une dynamique organique poussive. Sur le quatrième trimestre, les ventes ont certes progressé de 4,2 % à 6 milliards de dollars environ, mais le bénéfice ajusté par action s'est contracté à 1,55 dollar contre 1,61 dollar un an plus tôt.

Les chiffres de la division "International Automotive", qui regroupe les activités européennes et australasiennes, illustrent ce paradoxe : le CA affiche une croissance de 6,4 %, mais celle-ci est portée par un effet de change favorable (+5,1 %) et de récentes acquisitions (+2,2 %). En réalité, les ventes comparables ont reculé de 0,9 % sur cette période...

Côté Ebitda, la progression globale sur l'ensemble de l'exercice (+0,5 %) masque des réalités très contrastées : l'industrie (+4 %) tire les résultats vers le haut, tandis que l'activité automobile en Amérique du Nord (-6,2 %) et à l'international (-4,2 %) sont en retrait.

La situation de LKQ est plus préoccupante encore. Le distributeur a enregistré un repli de 1,3 % de son chiffre d'affaires, à 13,7 milliards de dollars, et une baisse de 11,2 % de son bénéfice ajusté par action, revenu à 3,01 dollars. En Europe, les résultats du groupe sont également dans le rouge : le chiffre d'affaires organique y a reculé de 4,3 % sur l'année entière et de 4,8 % au seul quatrième trimestre. L'Ebitda sur l'année s'établit à 1 509 millions de dollars, soit un recul de 10,5 %.

Justin Jude, président-directeur général de LKQ, a reconnu les difficultés rencontrées sur le Vieux Continent, pointant un environnement macroéconomique défavorable. "Malgré les vents contraires […], l'équipe dirigeante européenne a adopté une position plus ferme sur la productivité pour s'assurer que la structure de coûts appropriée soit mise en place en 2026", a-t-il précisé.

GPC et LKQ : le temps des grandes manœuvres

À noter que plusieurs annonces stratégiques ont accompagné la présentation de ces chiffres. Chez GPC, la séparation des activités automobiles et industrielles est désormais actée. D'ici le premier trimestre 2027, deux sociétés indépendantes cotées verront le jour : l'une centrée sur la distribution automobile mondiale sous bannière Napa, l'autre consacrée à la distribution industrielle sous l'enseigne Motion. Pour 2026, GPC vise une croissance totale de ses ventes comprise entre 3 et 5,5 %, et un bénéfice ajusté par action de 7,50 à 8 dollars.

Chez LKQ, c'est une revue stratégique globale, initiée par le conseil d'administration le 26 janvier 2026, qui structure désormais les perspectives. Toutes les options sont sur la table pour créer de la valeur actionnariale, y compris, comme le groupe l'a déjà évoqué, une cession partielle ou totale. En parallèle, LKQ poursuit l'allègement de son portefeuille : après la vente de l'entité "Self Service" en octobre, le groupe a annoncé en décembre l'exploration d'une cession potentielle de son activité "Specialty".

Pour mieux aligner sa structure de coûts avec ses marchés prioritaires, le groupe a également approuvé un plan de restructuration. Il doit permettre de dégager plus de 50 millions d'économies annualisées dont plus de la moitié dès 2026.

Pour 2026, la direction table sur une croissance organique comprise entre -0,5 % et +1,5 % et un BPA ajusté de 2,90 à 3,20 dollars. "L'excellence opérationnelle reste notre priorité absolue, alors que nos équipes continuent à piloter la simplification et la productivité dans un environnement de demande incertain", a résumé Rick Galloway, directeur financier du groupe.

Lechler lance un apprêt écoresponsable

Le Macrofan Boost HS Filler lancé par Lechler est un apprêt acrylique à haut extrait sec qui se distingue par son engagement environnemental. Issu à 30 % de matières premières biosourcées et donc renouvelables, il affiche également une teneur réduite en composés organiques volatils (COV).

Sa composition, plus respectueuse de l'environnement et de la santé des peintres, ne fait aucun compromis sur la qualité des finitions, quel que soit le type de réparation.

Économies d'énergie et amélioration de la productivité

Conçu pour s'intégrer à la technologie Power-Tech de la marque, ce produit permet à la fois d'améliorer la productivité de l'atelier et de réduire son impact environnemental. Grâce à un séchage à l'air, il limite — voire supprime — le recours à la cabine de peinture, contribuant ainsi à diminuer sensiblement la consommation énergétique.

Le Macrofan Boost HS Filler est compatible avec les mêmes durcisseurs que le vernis Macrofan Prima UHS Clearcoat, à savoir les durcisseurs ESS et RE, eux aussi biosourcés. Selon son fabricant, sa formulation garantit des épaisseurs uniformes et des surfaces régulières, tout en offrant d'excellentes propriétés garnissantes et isolantes, sans enterrement des couches successives. Autant de caractéristiques qui facilitent la gestion des différentes étapes d'application.

Cet apprêt est disponible en blanc, gris clair et noir. En mélangeant les trois couleurs, il est possible d’obtenir toute la gamme des gris. Une opération qui optimise la couverture de la laque de finition. Le peintre peut aussi réaliser le gris identique à l’apprêt d’origine utilisé par les constructeurs. Un résultat obtenu avec un produit finalement plus polyvalent et durable que ceux déjà existant.

Autodoc parie sur l’intelligence artificielle pour ses livraisons

Avec 7,8 millions de références issues de quelque 2 700 fabricants, des boutiques en ligne actives dans 27 pays, Autodoc s'est imposé comme le leader de la vente de pièces automobiles sur le Vieux Continent. Mais pour continuer à répondre aux besoins de ses clients avec efficacité, le groupe berlinois devait franchir un cap sur le plan logistique. C'est chose faite depuis février 2026, grâce à un accord conclu avec FarEye.

Cet éditeur d’origine indienne s’est spécialisé dans la gestion des livraisons (notamment le dernier kilomètre) et la visibilité temps réel de la chaîne de transport pour des grands comptes (retail, e‑commerce, 3PL, etc.). L’entreprise compte plus de 150 clients dans 30 pays.

Homogénéiser des flux complexes à maîtriser

La plateforme de gestion des livraisons de FarEye regroupe en un seul écosystème l'attribution des transporteurs, la validation des adresses, les estimations de délai, le suivi en temps réel et la gestion des retours.

Grâce à cet accord, Autodoc entend optimiser ses acheminements transfrontaliers sur l'ensemble du territoire européen, en particulier la fiabilité des livraisons, la transparence et l'expérience client.

Le déploiement concernera les principaux sites logistiques du pure player en Allemagne, Pologne, Belgique et République tchèque, auxquels s'ajoutera prochainement une implantation au Royaume-Uni.

"Le marché de l'après-vente automobile évolue plus vite que jamais et, avec lui, les attentes des clients augmentent", rappelle Sebastian Bleser, vice-président de la chaîne logistique chez Autodoc. "Compte tenu de notre présence sans cesse croissante en Europe, nous investissons dans le type d'infrastructure numérique dont le secteur a besoin aujourd'hui : connectée, intelligente et évolutive."

Un nouveau standard dans l’industrie de la pièce automobile

Au-delà des gains immédiats attendus — meilleur respect des accords de niveau de service (SLA), élargissement des options de livraison, homogénéisation de l'expérience client —, c'est une vision à plus long terme que visent les deux partenaires.

"L'industrie européenne des pièces détachées automobiles se trouve à la croisée des chemins entre les attentes croissantes des clients, la complexité des mouvements transfrontaliers et un paysage automobile de plus en plus diversifié, comprenant les moteurs à combustion interne, les véhicules électriques et les flottes commerciales", analyse Gautam Kumar, cofondateur et directeur de l'exploitation de FarEye.

Grâce à ses services, l’entreprise indienne estime pouvoir aider le géant de l’e-commerce à créer une "nouvelle norme dans l'industrie" avec un écosystème de livraison connecté et évolutif, reposant sur les données.

Sinnek dévoile sa plateforme de fidélité

KS Tools France devient filiale du groupe

Jusqu’ici indépendante, la filiale KS Tools France rejoint désormais pleinement le giron du groupe allemand. Une intégration en apparence discrète, mais dont les effets se feront sentir à tous les échelons de la chaîne, de la logistique aux linéaires des distributeurs.

Une organisation resserrée pour mieux peser

Concrètement, cette opération doit permettre au fabricant d’outillages de rationaliser la gestion des flux et des stocks à l'échelle européenne, de mutualiser ses ressources techniques et de renforcer ses capacités d'investissement.

Pour les clients et partenaires français, la promesse est claire : une organisation plus lisible et des délais mieux maîtrisés. De plus, l’offre est appelée à s'enrichir, sans pour autant sacrifier la proximité commerciale qui constitue l'une des marques de fabrique de l'équipe tricolore.

De nouvelles marques dans le viseur

La nouvelle architecture du groupe ouvre donc la voie à des lancements que KS Tools France n'aurait pas pu porter seul avec la même rapidité. La marque Competition a ainsi fait son entrée sur le marché hexagonal en janvier 2026, tandis que Brilliant Tools doit faire son retour au printemps. Deux références susceptibles d'élargir sensiblement le portefeuille proposé aux ateliers et aux revendeurs.

Derrière cette réorganisation, il y a aussi une réalité chiffrée : le groupe KS Tools a bouclé l'exercice 2025 à plus de 150 millions d'euros de chiffre d'affaires et ne cache pas ses ambitions pour les années à venir.

La filialisation de sa branche française s'inscrit dans cette logique de consolidation, avec l'idée de bâtir une structure capable d'accompagner dans la durée les exigences des professionnels de l’automobile.

Les émissions du J2R - Carrosserie : la performance toujours plus connectée

Le modèle traditionnel de la carrosserie évolue. Les volumes de sinistres reculent, tandis que la complexité des réparations progresse avec l’essor des Adas et des véhicules électrifiés. Dans le même temps, les attentes des assureurs et des clients se renforcent, notamment sur les délais, la transparence et l’empreinte environnementale. Dans ce contexte, la modernisation des ateliers ne relève plus d’un choix stratégique, mais d’une nécessité opérationnelle.

C’est à cette mutation que Le Journal de la Rechange et de la Réparation consacrera sa prochaine émission, diffusée en ligne le jeudi 26 février à 10h30. Autour de la table, trois intervenants partageront leur analyse et leurs retours d’expérience : Farid Lubina, directeur national des ventes Automotive Refinish Coatings Solutions de BASF France, Franck Giordanengo, dirigeant de CDA Carrosserie et cofondateur de la plateforme Carform.io, et Geoffroy Fontaine, directeur commercial France de Solera.

Un modèle sous pression

La première partie de l’émission dressera un état des lieux sans détour. Comment piloter un atelier lorsque les charges augmentent et que les marges se tendent ? Où se situent les pertes de productivité dans des structures encore peu digitalisées ? Et à quel moment le besoin d’un nouvel outil ou d’une nouvelle organisation s’impose-t-il ?

Dirigeant de plusieurs sites en région parisienne, Franck Giordanengo reviendra sur les contraintes concrètes rencontrées par les réparateurs. De son côté, Geoffroy Fontaine analysera l’évolution du chiffrage et du pilotage des dossiers, tandis que Farid Lubina apportera un éclairage sur les process peinture et les marges de progression encore disponibles dans de nombreux ateliers.

La donnée au cœur de l’atelier

La deuxième séquence s’intéressera aux outils qui transforment déjà le quotidien des équipes. Pilotage en temps réel, indicateurs de performance, plateformes connectées, intégration du diagnostic Adas ou encore solutions de colorimétrie avancées : la donnée s’impose comme un levier de maîtrise.

Les échanges porteront notamment sur le "juste chiffrage", la coordination des équipes via des interfaces digitales, ainsi que sur les solutions développées par BASF avec sa plateforme Refinity. L’objectif sera de comprendre en quoi ces technologies modifient concrètement l’organisation du travail et la rentabilité des dossiers, sans dénaturer le savoir-faire des collaborateurs.

Automatisation et RSE : vers un nouvel équilibre

Enfin, dans un dernier temps, nous ouvrirons la réflexion sur l’automatisation et les enjeux environnementaux. Robots de peinture, optimisation des consommations, suivi du bilan carbone : jusqu’où l’innovation peut-elle accompagner la transition du métier ?

La discussion abordera aussi l’attractivité des ateliers et l’évolution des compétences attendues. Car derrière la technologie, c’est bien la question du modèle économique et humain de la carrosserie qui se dessine.

Cette émission sera dévoilée le jeudi 26 février à 10h30 sur la plateforme du J2R. Les professionnels souhaitant suivre les échanges peuvent d’ores et déjà s’inscrire pour accéder à sa diffusion.

Pneus : sous tension, le marché cherche son nouveau point d’équilibre

Le verdict était attendu. Après des trimestres hésitants, le bilan annuel publié par le Syndicat du Pneu (SdP), sur la base des données GfK, entérine une année 2025 en retrait pour le marché français du pneumatique.

Au total, 30,579 millions de pneus TC4 (tourisme, SUV/4x4 et camionnette) ont été écoulés en sell in, des manufacturiers vers les distributeurs, soit un recul de 4,4 % par rapport à 2024. En sell out, c’est-à-dire des revendeurs vers l’utilisateur final, les volumes atteignent 16,747 millions d’unités (-2,7 %).

Un résultat en repli, certes, mais qui s’inscrit dans une décennie marquée par les crises successives – sanitaire, économique, inflationniste – ayant profondément modifié les repères du secteur. Désormais, le marché semble évoluer dans une fourchette stabilisée comprise entre 30 et 33 millions d’unités annuelles, une sorte de nouveau régime de croisière.

Des arbitrages budgétaires qui freinent le marché

Le contexte macroéconomique pèse lourdement. Face à la hausse durable des dépenses contraintes (logement, énergie, alimentation), les ménages ajustent leurs priorités. L’automobile n’échappe pas à ces arbitrages. Entre 2016 et 2025, l’âge moyen du parc est passé de 9 ans à 11,6 ans.

Dans le même temps, le kilométrage annuel moyen a reculé de 12 800 à 11 600 kilomètres. Moins de kilomètres parcourus et des véhicules conservés plus longtemps : la mécanique du remplacement s’en trouve ralentie. Le SdP alerte d’ailleurs sur les effets de ces reports d’achat.

En prenant comme référence une durée d’usage de quatre ans et 48 000 kilomètres, un simple décalage d’un mois dans le changement des pneus représenterait mécaniquement environ 2 % de ventes en moins. Au-delà de l’impact économique, l’organisation professionnelle pointe également un enjeu de sécurité routière.

Polarisation entre premium et budget

L’exercice 2025 confirme un mouvement amorcé depuis plusieurs années : le marché se fragmente. Les marques premium totalisent 7,151 millions d’unités vendues, en baisse de 2,1 %, pour une part de marché de 50,4 %. Elles conservent leur leadership, mais leur dynamique reste contrainte.

À l’inverse, les marques budget poursuivent leur ascension. Avec trois millions de pneus écoulés (+9,6 %), elles atteignent 21,4 % de part de marché. En dix ans, leur poids a plus que doublé.

2025 marque une vraie polarisation du marché entre les marques premium et budgetrésume Régis Audugé, directeur général du Syndicat du Pneu.

Entre les deux, le segment quality décroche nettement (-15,4 %) et ne représente plus que 18,7 % du marché. Un positionnement intermédiaire qui semble peiner à convaincre. Les marques de distributeurs (MDD), de leur côté, reculent légèrement (-1,2 %) tout en maintenant une pénétration de 9,5 %.

Le toutes saisons s’impose comme référence

Autre tendance notable : la progression continue du toutes saisons. Tandis que les ventes de pneus été reculent de 10,6 % et celles des pneus hiver de 7 %, le toutes saisons affiche encore une croissance à deux chiffres. Il représente désormais 42 % des volumes totaux, contre 49 % pour l’été et 9 % pour l’hiver.

"Le toutes saisons est devenu le nouveau standard du marché. Sa progression est forte et régulière ; il finira par devenir majoritaire", estime Régis Audugé. Sa praticité – absence de permutation saisonnière – explique en partie son succès.

Mais l’élargissement de l’offre joue également un rôle clé. Longtemps dominé par les marques premium, le segment est désormais investi par les quality et les budget, ce qui en améliore l’accessibilité.

Fin 2025, le prix moyen d’un pneu s’établit à 114 euros TTC. Le toutes saisons ressort à 103 euros (-0,2 %), contre 105 euros pour un pneu été (+1,9 %) et 139 euros pour un hiver (+3,1 %).

Les prix élevés compensent la baisse des volumes

Par catégorie, un pneu premium s’affiche en moyenne à 133 euros TTC, un quality à 101 euros, une MDD à 88 euros et une marque budget à 61 euros. "Le cycle inflationniste semble avoir atteint un plateau depuis deux ou trois ans. Les premières corrections tarifaires ont concerné les segments les plus élevés", observe le directeur général du SdP.

Les niveaux de prix restent toutefois soutenus, ce qui permet d’absorber en partie la baisse des volumes.

À contre-courant du TC4, le segment poids lourd confirme son redressement. En 2025, il progresse de 0,2 % en sell in (1,634 million d’unités) et de 2,5 % en sell out (1,650 million). Les prix moyens se stabilisent autour de 594,2 euros TTC pour un pneu neuf, tout en demeurant 20 à 25 % inférieurs aux niveaux observés en 2026. Le marché du rechapé, jugé complexe à décrypter, fera d’ailleurs l’objet d’une analyse spécifique prochainement, indique le SdP.

Equip Auto 2027 : des conditions avantageuses pour les premiers inscrits

Les 100 000 m2 de la prochaine édition d'Equip Auto sont ouverts à la vente depuis le 17 février 2026. Les futurs exposants peuvent d'ores et déjà réserver leurs places sur le site de Paris Expo Porte de Versailles. Celui-ci accueillera le salon français de l'après-vente auto du 12 au 16 octobre 2027.

À cette occasion, ses organisateurs déclarent attendre 1 500 exposants et marques, couvrant 19 secteurs d'activité. Ceux-ci seront répartis entre dix villages structurants (carrosserie, économie circulaire, formation, pneumatique, univers VO, etc.).

Les entreprises réservant un stand avant le 15 juin 2026 bénéficieront de conditions privilégiées. L'offre "Early Bird" leur promet un tarif et un emplacement avantageux dans l'un des six pavillons accueillant l'événement.

La filière après-vente auto classée en 19 secteurs :

  1. Accessoires pour véhicules, personnalisation et customisation (nouveau secteur représenté)
  2. Carrosserie, peinture, vitrage
  3. Connectivité, conduite autonome, infodivertissement
  4. Detailing, cosmétique automobile (nouveau secteur représenté)
  5. Énergies : énergéticiens et pétroliers, technologies de batteries, infrastructures de charge, rétrofit
  6. Équipements d’atelier, Adas, diagnostic, outillage
  7. Équipements pour véhicules : pièces de rechange, innovations première monte, composants électriques
  8. Financement, assurance
  9. Formation initiale et continue, recrutement et emploi
  10. Lavage, produits d'entretien, aires de services
  11. Lubrifiants, additifs
  12. Organismes : professionnels, institutionnels, de normalisation et de certification
  13. Pièces de réemploi, remanufacturing, recyclage
  14. Pneumatiques : manufacturiers, réseaux de distribution et de maintenance
  15. Presse et édition
  16. Réseaux de distribution (équipements d'atelier, pièces et services)
  17. Réseaux de réparation (constructeurs et multimarques) et contrôle technique
  18. Solutions digitales : informatique, gestion d’ateliers, gestion de la relation clients, e-commerce
  19. Véhicules d’occasion

Pour les inscriptions, rendez-vous ici.

NTN : top départ pour le programme MySNR CertifiedGarage

Certifier un garage sans lui imposer une enseigne, c’est l’idée au cœur de la démarche NTN Europe avec MySNR CertifiedGarage. Le programme, présenté en avant-première lors du salon Equip Auto 2025, est entré dans sa phase opérationnelle en février.

Pour en bénéficier, la procédure se veut accessible : un questionnaire en ligne portant sur les habitudes de l'atelier (équipement, pratiques environnementales, composition de l'équipe, niveau d'activité), suivi de l'envoi de photos pour attester les déclarations effectuées. Une fois le dossier examiné par les équipes de l'équipementier, la certification est valide deux ans et renouvelable.

Une période d'essai gratuite de 30 jours précède l'adhésion définitive, à laquelle sont associées trois formules d'abonnement – Light, Basic et Pro – modulées en fonction des besoins et du volume d'activité de chaque structure.

"Ce programme tripartite est ainsi bénéfique pour tous ses acteurs. D'un côté, les garagistes assurent la satisfaction de leurs clients automobilistes en utilisant des pièces de qualité et en réalisant des interventions fiables et durables. Les distributeurs augmentent leurs ventes de pièces et NTN Europe réaffirme sa position de leader sur le marché de la rechange automobile en y développant son activité", résume Amélie Paviet, directrice marketing EMEA Automotive Aftermarket chez NTN Europe.

Sept services réunis sous une même plateforme

L'architecture du programme repose sur sept modules complémentaires. MySNR Manager constitue le socle technique : ce logiciel permet la recherche de pièces par référence, plaque d'immatriculation ou code VIN, l'évaluation des temps barémés et l'accès aux informations constructeur, le tout alimenté par les bases de données TecDoc et TecRMI.

À terme, il intégrera un comparateur de prix et de disponibilité couvrant l'ensemble des références des distributeurs partenaires, avec la possibilité de passer commande directement sur leur portail. MySNR LiveAssist vient compléter ce premier pilier : assurée par DAF Conseil, cette hotline technique multimarque dispose d'une fonction d'assistance vidéo ne nécessitant aucune installation d'application dédiée, ce qui facilite la transmission des informations entre réparateurs et hotlineurs.

La montée en compétences est, quant à elle, assurée par MySNR TechCenter, qui agrège modules de e-learning, webinaires en live et en replay, tutoriels vidéo, documentation produit et notices de montage constructeur.

Le volet fidélité prend la forme de MySNR Club : les points cumulés à chaque achat ou prestation de garantie peuvent être convertis en remises ou servir à financer une partie de l'abonnement.

La garantie des pièces SNR monte, elle, jusqu'à sept ans ou 100 000 km grâce à MySNR WarrantyPlus (contre deux ans antérieurement), avec en prime le remboursement trois fois le prix d'achat pour toute pièce défectueuse (une fois en numéraire, deux fois en points).

Enfin, MySNR Tools, co-développé avec Clas, propose une gamme d'outillage dédiée aux produits SNR, tandis que MySNR Accessories regroupe consommables, visserie, graisses et articles promotionnels disponibles à l'unité ou en kit.

La distribution reste au centre du jeu

Si NTN Europe fournit les services directement aux membres du programme, le flux des produits et la relation commerciale avec les distributeurs demeurent inchangés. Les plateformes et grossistes continuent d'assurer la commercialisation des références SNR vers les ateliers, qu’ils soient certifiés ou non, dans les mêmes conditions de vente.

"À travers ce programme nous souhaitons en effet gagner en visibilité au sein des ateliers, asseoir notre marque SNR en faisant des réparateurs de véritables prescripteurs mais surtout, continuer à nous distinguer en apportant de la valeur ajoutée à l'ensemble de la profession," précise Amélie Paviet.

Pour les distributeurs, le label représente en réalité un levier commercial supplémentaire : il leur offre un canal direct pour attirer et fidéliser les réparateurs de leur secteur sans que leur rôle de pivot logistique ne soit remis en question.

Cap sur 7 000 garages d'ici 2030

Lancé en France avec un objectif de 150 ateliers labellisés avant la fin de l'année, le programme doit s'étendre à la Pologne dès avril, puis progressivement au reste de l'Europe et à la région Moyen-Orient dans les années à venir. NTN Europe vise 7 000 garages certifiés à l'horizon 2030, dont 1 500 sur le territoire français.

"Ce projet aussi ambitieux qu'inédit au travers duquel nous faisons le choix de la différenciation et de la responsabilisation est une solution complète, modulaire et évolutive, sans contrainte. Elle se décline en 3 formules Light, Basic et Pro pour s'adapter aux besoins, au budget et au niveau d'activité des ateliers", conclut Pierre Touvier, business developer Automotive Aftermarket chez NTN Europe.

Diesel Technic France a poursuivi sa croissance en 2025

Diesel Technic France a bouclé l'année 2025 avec plus de 600 000 pièces vendues sur 23 000 références différentes. L'équipementier conclut ainsi l'exercice avec un chiffre d'affaires en croissance de 5 % grâce à un solide second semestre. Les gammes rétroviseurs, coussins de suspension et radiateurs ont notamment enregistré de fortes progressions.

Plusieurs facteurs expliquent cette croissance selon le fournisseur allemand : le développement engagé depuis trois ans sur la première monte, mais aussi le renforcement des relations avec la distribution indépendante, notamment via la "plateformisation" de certaines familles de produits.

Intégration au Golda

L'année écoulée a aussi été marquée par l’intégration de la solution EDI Golda, permettant à Diesel Technic France de poursuivre l’optimisation des échanges avec ses clients. Cela permet de compléter le Partner Portal : certains réseaux peuvent ainsi piloter leurs commandes directement depuis leur ERP, sans changer d’environnement informatique.

L’intégration repose sur des flux TecCom (consultation de stock, commande, accusé de réception automatique) pour fluidifier les échanges dans un secteur encore peu standardisé.

"La performance 2025 est le résultat d’un travail engagé dans la durée : développement de l’OES, proximité avec la distribution indépendante et services pensés pour simplifier les commandes. L’intégration EDI via Golda en est une illustration concrète. En 2026, le nouveau site de Janzé (35) doit nous donner les moyens d’accompagner cette dynamique, en restant focalisés sur l’essentiel : la qualité de service", commente Benoît Debargue, directeur commercial de Diesel Technic France.

Écomobilité : Point S dévoile son nouveau site de vente en ligne

Le marché de la mobilité douce a tout pour attirer les acteurs de la filière automobile. Point S, dont le maillage dépasse les 690 points de vente en France, a décidé de s'y engager avec une nouvelle plateforme e-commerce consacrée aux vélos électriques, trottinettes et accessoires. Elle prend le relais de la précédente e-boutique, mise en ligne en 2022.

3 000 références et un réseau en guise de garantie

Dès son ouverture, le site affiche un catalogue de plus de 3 000 produits, issus d'une sélection volontairement resserrée sur des fournisseurs établis. MFC (Manufacture Française du Cycle), Rebirth et Navee figurent parmi les marques référencées.

"Nous avons voulu une offre sérieuse et crédible en travaillant avec des fournisseurs souvent leaders sur leur marché. L'objectif est de garantir qualité, disponibilité et fiabilité, tout en répondant aux attentes des usagers", précise Déborah Binisti, responsable développement chez Point S. Pour faciliter le passage à l'acte, un paiement fractionné est proposé en partenariat avec Floa.

Ce qui distingue l'approche de Point S d'une marketplace classique : les commandes sont livrées en centre, où les équipes peuvent assurer la mise en route, l'entretien et la réparation. C'est précisément le rôle dévolu aux sites Écomobilité, concept spécialisé dans les deux-roues électriques (vélos, trottinettes et scooters).

Le digital comme levier, le réseau comme atout

"Ce site internet est stratégique : il permet à Point S de faire connaître son offre écomobilité au plus grand nombre et de s'adresser directement au grand public via le canal digital puissant", souligne Lionel Haberlé, directeur marketing et communication du groupe.

De son côté, Déborah Binisti résume la promesse : "Les clients veulent acheter en ligne, mais ils ont aussi besoin de conseils, de sécurité et de service. Notre force, c'est de pouvoir associer le digital à l'expertise de notre réseau."

GPC scinde ses activités avec Napa et Motion

Les rumeurs disaient vrai. Genuine Parts Company (GPC), basé à Atlanta (États-Unis), annonce la scission de ses deux métiers historiques. Les divisions automobile et industrie seront bientôt indépendantes. Cette décision stratégique marque un tournant pour le groupe centenaire, qui pèse plus de 24 milliards de dollars de chiffre d'affaires au total.

GPC veut gagner en agilité

La manœuvre s'inscrit dans une logique d'optimisation pour le groupe américain. Selon Will Stengel, directeur général de GPC, cette restructuration vise à "créer deux entreprises focalisées et indépendantes qui améliorent la clarté opérationnelle et la rapidité d'exécution". Ce type de scission répond aussi à une pression croissante des fonds activistes, qui multiplient les interventions auprès des conglomérats pour les inciter à simplifier leurs structures et à se séparer de divisions jugées non stratégiques, avec la promesse de créer davantage de valeur pour les actionnaires.

Concrètement, pour GPC, chaque entité disposera de sa propre direction, de sa stratégie dédiée et de sa structure financière adaptée. Objectif : permettre à chacune d'entre elles de concentrer ses investissements sur son cœur de métier sans les contraintes d'un groupe multi-activités.

La branche automobile, qui conservera la marque Napa et ses déclinaisons internationales comme Repco en Australasie, revendique la première place mondiale dans la distribution de pièces détachées. Avec 15 milliards de dollars de ventes et 1,2 milliard d'Ebitda réalisés en 2025, cette entité s'appuie sur plus de 10 000 points de vente à travers l'Amérique du Nord, l'Europe (avec sa filiale Alliance Automotive Group) et l'Australasie.

Motion, un leader de la maintenance industrielle

De son côté, l'activité industrielle Motion affiche également des performances solides : 9 milliards de dollars de CA et plus de 1,1 milliard d'Ebitda l'an dernier. Le distributeur dispose d’un catalogue de 10 millions de références couvrant la transmission de puissance, l'automatisation ou encore la manutention.

Son portefeuille compte 180 000 clients répartis sur 14 secteurs industriels différents. L'entreprise entend capitaliser sur plusieurs tendances de fond : la relocalisation des activités manufacturières, l'essor de l'automatisation et de la robotique, le développement des infrastructures liées à l'intelligence artificielle, ou encore la raréfaction de l'expertise technique dans l'industrie.

Une séparation prévue pour 2027

A noter que l'opération devrait aboutir au cours du premier trimestre 2027. Elle reste soumise à l'approbation finale du conseil d'administration et au dépôt d'un dossier d'enregistrement auprès de la SEC, l'autorité boursière américaine. Aucun vote des actionnaires n'est requis.

Les noms officiels des deux futures entités, leurs équipes dirigeantes et la composition de leurs conseils d'administration seront dévoilés ultérieurement. D'ici là, GPC prévoit d'organiser des journées investisseurs dans la seconde moitié de 2026 pour détailler ses plans opérationnels et ses objectifs stratégiques.

Forvia Hella renforce sa gamme de gestion thermique avec 1 500 nouvelles références

La filiale après-vente de Hella (groupe Forvia) enrichit sa gamme de pièces de gestion thermique. Lancée l’an dernier, celle-ci comptait déjà 900 références. Ses 1 500 nouveautés portent donc son portefeuille à 2 400 produits. Il englobe des thermostats de liquide de refroidissement, des capteurs de température et de qualité d’air. Des pièces destinées aux véhicules et utilitaires légers ainsi qu'aux poids lourds.

L'équipementier adopte donc une position offensive dans cette spécialité. "Avec l’extension de notre gamme gestion thermique, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition de redevenir l’un des acteurs de référence sur ce marché, annonce Marcel Wiedmann, responsable de l'après-vente Hella. Notre objectif est de proposer à nos clients une offre de premier plan, avec une couverture maximale, alliant qualité, innovation et forte disponibilité d’ici fin 2027. D’ici là, nous prévoyons de porter notre portefeuille gestion thermique à environ 6 000 références".

Services en support de la distribution de pièces

Parallèlement, la marque renforce cette gamme avec son portefeuille électrique et électronique, dont certaines références sont aussi dédiées à la gestion thermique. Elles intègrent notamment des embrayages de ventilateur pour le refroidissement moteur, des refroidisseurs d’huile, des vases d’expansion et des détendeurs.

La commercialisation de ces pièces est accompagnée de la mise à disposition d'une plateforme en ligne dédiée. Elle aide les ateliers à intervenir sur des systèmes thermiques de plus en plus complexes. Elle accompagne aussi les techniciens afin qu'ils s'adaptent aux évolutions de ces technologies. Parallèlement, l’expertise diagnostic de Hella Gutmann Solutions permet d'analyser les défauts dans ce domaine.

"Cette combinaison permet aux ateliers indépendants et aux distributeurs de bénéficier d’une expertise globale des systèmes, déjà en phase avec les technologies de demain", conclut Marcel Wiedmann.

BASF étoffe ses programmes de formation 2026

La filiale française de BASF Coatings repense en profondeur son dispositif de formation. Objectif : rendre accessible ses savoir-faire au plus grand nombre. Parallèlement, les distributeurs et clients des produits Glasurit et R-M bénéficient de deux nouvelles formations en 2026. La première est destinée aux commerciaux débutants des distributeurs. Tandis que l'autre concerne les peintres plus chevronnés.

Toutes les particularités des derniers produits

Ainsi, le module "découverte peinture" enseigne les fondamentaux de la peinture en réparation automobile. Il présente les aspects techniques et environnementaux des produits de peinture : le rôle des produits utilisés et les différentes étapes de leur application. Cette formation inclut à la fois enseignement théorique et exercices pratiques, même pour des candidats n'ayant jamais touché un pistolet de peinture de leur vie.

A contrario, l'autre nouveau module est destiné aux techniciens chevronnés. Intitulé "techniques d’application des teintes pastel et Liquid Color", il forme aux procédés dédiés. Il enseigne toutes les particularités de ces produits, jusqu'à la réalisation de raccords.

Ces deux nouvelles formations intègrent donc la liste des 19 modules disponibles. En 11 à 28 heures, ces formations couvrent un large spectre des techniques utilisées en atelier. Elles comprennent notamment celle d’application et de raccords de finitions métallisées et à effets de la Ligne 100, celles de Spot Repair et raccords localisés, celles de réparations des plastiques, la spectrophotométrie, etc.

140 stagiaires en 2025

Ces modules font partie d'un catalogue désormais entièrement digitalisé et disponible en ligne. Celui-ci est maintenant accessible via la plateforme numérique Refinity du fabricant. Peintres d'ateliers et techniciens des distributeurs peuvent s'inscrire aux différentes formations disponibles. Ils peuvent aussi consulter des modules d'e-learning, ainsi que la base de connaissances techniques regroupant informations produits, processus, équipements et bonnes pratiques.

En 2025, la seule marque Glasurit a enregistré une très forte demande. Ses formateurs ont dispensé l’équivalent de 700 heures de formation à 140 stagiaires. La marque anticipe une dynamique similaire en 2026. Raison pour laquelle elle a enrichi son offre de formations en présentiel et à distance.

Alliance Automotive : Fahren à l'assaut du segment "entry"

Le parc automobile français vieillit, les budgets se tendent, et les réparateurs cherchent des alternatives tarifaires. Alliance Automotive Group (AAG) a pris acte de cette réalité avec Fahren, sa marque d'entrée de gamme déployée début 2025 dans l'Hexagone. Un positionnement qui n'a rien d'anodin dans un marché où la question du prix s'invite désormais à chaque devis.

Une couverture élargie du marché

Fahren répond à un besoin jusque-là non couvert. "Elle est positionnée sur le segment « entry », c'est-à-dire l'entrée de gamme, avec un niveau de prix situé environ 20 % en dessous de Napa", explique Albéric Chopelin, directeur général d'AAG France. Le distributeur structure ainsi son offre sur trois étages : les marques d’équipementiers occupent le premium, Napa reste le cœur de marché, et Fahren couvre l’entrée de gamme.

"Cela nous permet d'adresser l'ensemble des besoins, sans laisser de zone blanche dans notre portefeuille", précise le dirigeant. La couverture atteint déjà un peu plus de 50 % du parc roulant, mais le déploiement se poursuit avec l'élargissement progressif des gammes. Les batteries figurent parmi les prochaines références stratégiques à rejoindre le catalogue.

Répondre à une demande prix structurelle

Pour AAG, la pression sur les tarifs relève désormais d'une tendance de fond... "La demande de prix est forte, et il nous appartient d'y répondre de manière structurée", reconnaît Albéric Chopelin. Mais le lancement d'une marque d'entrée de gamme impose une certaine prudence pour le groupement qui entend préserver un équilibre dans son catalogue.

"Développer une marque d'entrée de gamme suppose toutefois une grande vigilance. Il s'agit de couvrir un besoin précis, sur certaines familles de produits, sans déséquilibrer l'ensemble du portefeuille", souligne le directeur général. L'exercice consiste à proposer des solutions adaptées sans cannibaliser les marques de ses fournisseurs, ni même la marque Napa, lancée fin 2020 en Europe.

Napa reste la colonne vertébrale

Alliance Automotive se veut d'ailleurs clair sur le sujet : l’arrivée de Fahren ne remet pas en cause la stratégie autour de Napa. "Le cœur de notre dispositif reste Napa. C'est elle qui porte l'essentiel de nos volumes et qui a vocation à couvrir l'ensemble des besoins de nos clients, avec une profondeur de gamme et un niveau de service élevés", martèle Albéric Chopelin.

Pour ce dernier, Fahren peut même servir de porte d'entrée vers les autres lignes de produits proposées par le groupement. "Un client peut très bien entrer chez AAG par une offre Fahren, puis découvrir progressivement l'étendue de notre catalogue et de nos services", conclut Albéric Chopelin.

 

Découvrez notre interview exclusive d’Albéric Chopelin, directeur général d’Alliance Automotive Group France, dans le J2R n°161 de mars 2026.

Avec Maxlife, Garrett cible les véhicules de plus de 15 ans

En Europe, les véhicules de 15 ans et plus constituent désormais le segment qui progresse le plus rapidement. Un constat que l’équipementier Garrett Motion observe depuis plusieurs années.

Cette évolution du parc automobile s'accompagne d'un changement de comportement : confrontés à une valeur résiduelle en baisse, les propriétaires scrutent davantage les prix et se tournent souvent vers des alternatives économiques.

C'est précisément à cette clientèle que s'adresse la nouvelle ligne de turbocompresseurs Garrett Original Maxlife. Cette gamme s'appuie sur un nouveau processus baptisé Smart Component Recovery, développé en interne.

Le groupe entend ainsi proposer une solution répondant aux spécifications d'origine, sans pour autant atteindre les tarifs pratiqués sur le neuf ou le remanufacturé traditionnel. Les premières livraisons ont débuté en février, avec une disponibilité progressive des références selon les modèles concernés.

"Maxlife offre aux ateliers et aux conducteurs une solution fiable et abordable. Elle préserve les performances et la qualité attachées à la marque Garrett, tout en apportant une réponse concrète aux besoins des véhicules anciens toujours en circulation", affirme Eric Fraysse, président global aftermarket de Garrett Motion.

Une offre de turbos désormais structurée en trois niveaux

Avec ce lancement, l'équipementier complète son offre après-vente selon une logique d'âge du véhicule. Pour mémoire, son portefeuille compte déjà la gamme Original Equipment, adaptée aux modèles récents nécessitant un turbocompresseur neuf, et la ligne Original Reman qui s'adresse aux automobiles d'âge intermédiaire, avec des produits reconditionnés selon les normes d'origine.

Cette segmentation permet à Garrett de couvrir l'ensemble du cycle de vie automobile, du premier remplacement sous garantie jusqu'aux interventions sur des modèles en fin de carrière. Une approche qui répond aux réalités d'un marché français où le turbo remanufacturé représente plus de 70 % des ventes, porté notamment par un écart de prix d'environ 30 % avec le neuf.

Un marché toujours en expansion

Le contexte joue en faveur de l'équipementier américain. Avec plus de 90 % des véhicules neufs équipés d'un turbocompresseur en France et en Europe, et un âge moyen du parc qui dépasse désormais les 12 ans, les volumes continuent de progresser.

Les professionnels anticipent d'ailleurs une hausse supérieure à 5 % des ventes pendant encore plusieurs années.

Pneus : 2025 s’achève dans le rouge en Europe

L’association européenne des fabricants de pneus et de caoutchouc, Tyres Europe, a publié les résultats consolidés du secteur pour 2025. Et l’exercice s’est terminé sur une note morose.

Au quatrième trimestre, les ventes sur le marché du remplacement TC4 (tourisme, camionnette, 4x4) ont chuté de 5 %, à 54,799 millions d’unités. Le segment poids lourds et bus a lui aussi reculé sur la période, de 2 %, pour un total de 2,857 millions d’enveloppes écoulées.

Le pneu TC4 sous pression

Ce dernier trimestre en net retrait est venu aggraver un bilan déjà fragilisé par neuf premiers mois peu dynamiques. Sur l’ensemble de l’année, le marché européen du remplacement TC4 affiche un recul de 2 %, avec 224,133 millions de pneus vendus.

Pour Adam McCarthy, secrétaire général de Tyres Europe, cette contraction s’inscrit dans un contexte économique défavorable : "Ce recul reflète la persistance des pressions macroéconomiques : faible confiance des consommateurs, croissance limitée du nombre de kilomètres parcourus et, sur l'ensemble de l'année, pénétration croissante des importations."

Dans le détail, les pneus été ont vu leurs volumes diminuer de 2 %. Les pneus hiver ont davantage souffert : pénalisés par des conditions climatiques clémentes, ils enregistrent une baisse de 14 % au dernier trimestre et de 2 % sur l’ensemble de l’exercice.

À contre-courant, le segment toutes saisons confirme sa dynamique positive. Les volumes progressent de 5 % en 2025, preuve de l'adoption durable de ces enveloppes par les automobilistes européens.

Poids lourds : recul en remplacement, mieux en première monte

Le marché des pneus pour poids lourds et bus, déjà orienté à la baisse en 2024, poursuit son repli. Les ventes en remplacement atteignent 11 millions d’unités, soit un recul de 4 % sur un an. Une évolution que Tyres Europe relie à la faiblesse persistante du transport de marchandises.

Le segment agricole enregistre une baisse équivalente (-4 %), avec 688 000 pneus écoulés sur l’année. À l’inverse, le marché des deux-roues fait figure d’exception : il progresse de 4 % pour atteindre 9,345 millions d’unités.

Sur le terrain de l’équipement d’origine (OE), la tendance diffère selon les segments. En TC4, la contraction des immatriculations et le ralentissement de la production automobile en Europe ont entraîné une baisse de 3 % des volumes de pneumatiques livrés en première monte.

En revanche, le redressement de la production de poids lourds et bus s’est traduit par une hausse de 2 % des ventes OE sur ce segment.

Des flux d’importation toujours plus élevés

Au-delà de la demande intérieure, la structure du marché continue d’évoluer sous l’effet des importations. En TC4, celles-ci ont atteint 162 millions d’unités en 2025, selon les estimations de Tyres Europe, soit une progression de 5 % en un an.

La Chine demeure de loin le principal fournisseur : avec près de 118 millions de pneus exportés vers l’Europe (+7 %), elle représente plus de 70 % des importations. La Corée du Sud suit avec 18 millions d’unités, mais accuse un net recul (-14 %). Le Japon (5 millions, +1 %) et la Thaïlande (5 millions, +2 %) complètent le tableau.

Sur le segment poids lourds et bus, les importations ont progressé plus fortement encore : +10 %, pour atteindre 6,9 millions d’unités. Contrairement au TC4, la Chine n’y occupe pas la première place, freinée depuis 2018 par les mesures antidumping européennes. La Thaïlande concentre 30,3 % des volumes importés, devant le Vietnam (26,5 %) et la Chine (18 %).

Pièces d'occasion : comment Opisto veut passer la vitesse supérieure

L’essor de la pièce de seconde main se confirme en France. En 2020, ce marché pesait 250 millions d'euros. Cinq ans plus tard, il avoisine le demi-milliard. Cette explosion, Opisto l'observe depuis les premières heures.

"Le marché s'est fortement accéléré depuis 2020, et nous avons cette conviction qu'il va encore exploser d'ici 2030", analyse Laurent Assis-Arantes, cofondateur de l'entreprise toulousaine. Dans cet environnement porteur, cette dernière affiche une santé rayonnante : 158 millions d'euros de volume d'affaires généré auprès de ses centres VHU partenaires, soit une progression de 27 % sur un an.

E-commerce, la révolution silencieuse

Pour Opisto, cette progression est avant tout due au virage digital du secteur. Près de 60 % des pièces de réemploi s'achètent désormais à distance, contre à peine plus du tiers en 2020. "Lorsque nous avons commencé en 2010, la vente à distance était quasi inexistante", rappelle Laurent Assis-Arantes. Pour les réparateurs – qui représentent 80 % de la clientèle d'Opisto – commander en ligne est devenu une pratique quotidienne.

L'entreprise s'appuie aujourd'hui sur plus de 700 centres VHU partenaires. Et le potentiel est encore largement sous-exploité quand on sait que seuls 300 à 350 déconstructeurs, sur les quelque 1 600 agréés en France, seraient réellement aptes à vendre efficacement en ligne.

"Beaucoup de centres de taille intermédiaire ont encore besoin d'accompagnement", constate le dirigeant. C'est précisément le rôle que veut jouer Opisto avec ses différentes solutions (place de marché, outils de gestion, etc.).

Opisto veut être un véritable tiers de confiance

Si la plateforme de vente évolue en permanence (ergonomie, référencement, performance…), l'ambition pour 2026 se situe ailleurs. "Aujourd'hui, nous sommes encore très positionnés comme une marketplace classique. Notre ambition est d'aller plus loin dans le service, en devenant un véritable facilitateur et tiers de confiance", détaille Laurent Assis-Arantes.

Concrètement, il s'agit d'uniformiser les standards de service, de qualité produit et de conditions commerciales pour garantir une expérience homogène : tarification lisible, conditions de retour standardisées, SAV structuré, standards d'expédition et de packaging.

Notre ambition de démocratiser l’accès à la pièce de réemploi en tirant la filière vers le hautinsiste le dirigeant.

Cette montée en gamme passe également par un renforcement de la proximité avec les professionnels, avec notamment le projet d'une ligne téléphonique dédiée. Actuellement, la relation commerciale reste directe entre l'acheteur et le centre VHU vendeur, Opisto intervenant comme médiateur en cas de litige. "Nous analysons la situation et veillons au respect des engagements", précise le cofondateur.

Autre chantier d'envergure : la refonte complète du système de gestion métier destiné aux centres VHU. "Depuis 15 ans, nous avons enrichi notre logiciel par ajouts successifs. Aujourd'hui, nous voulons le repenser entièrement", annonce Laurent Assis-Arantes. L'enjeu ? Répondre aux besoins de centres devenus industriels, parfois intégrés à des groupes financiers. L'ambition affichée est de proposer une solution logicielle européenne modulaire et interopérable.

L'Europe en ligne de mire

L'expansion géographique accompagne cette consolidation de l'offre. En Espagne, Opisto affiche près de trois millions de pièces mutualisées. En Italie, où l'implantation est plus récente, le cap des 300 000 pièces est dépassé avec une forte accélération. L'Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal figurent dans les tuyaux. "Le défi n'est pas tant la récupération des stocks que la structuration de la distribution. Les marchés ont des maturités différentes", nuance le dirigeant.

Pour faciliter son expansion internationale, Opisto s’appuie sur son offre Connect, qui permet d'agréger des stocks digitaux existants et de les mutualiser. Si les stocks étrangers sont accessibles aux acheteurs français, la PME précise toutefois que l'offre nationale reste privilégiée en priorité. Un impératif demeure : ne sélectionner que des vendeurs agréés répondant aux critères qualité de la plateforme.

Avec l'appui d'Indra, Opisto passe la vitesse supérieure

Pour rappel, Opisto bénéficie depuis l’an dernier du soutien renforcé du réseau Indra Automobile Recycling, qui détient désormais 47 % de l'entreprise. Pas de quoi modifier sa feuille de route.

Notre stratégie reste la même : structurer le marché tout en restant ouvert. Nous ne travaillons pas exclusivement avec les centres Indra, ni uniquement avec Renaultindique Laurent Assis-Arantes.

En revanche, cet appui a permis d'accélérer sa croissance : l'effectif a bondi de 60 % en un an pour atteindre 93 collaborateurs. Le chiffre d'affaires propre d'Opisto s'établit à 13,8 millions d'euros, en hausse de 35 %. Une dynamique encourageante que le spécialiste de la PRE entend poursuivre en accentuant son action auprès des ateliers.

Dans sa dernière étude, dévoilée à Equip Auto, l’entreprise révèle que seuls 28 % des automobilistes déclarent s'être vu proposer une pièce de réemploi en atelier. "Hors sinistre, il faut encore développer la pédagogie", reconnaît le cofondateur, qui mise notamment sur la data pour aider les démonteurs à identifier des pièces parfois jugées secondaires mais qui trouvent preneur.

Aujourd'hui, environ 50 % de la valeur sur la plateforme provient de la carrosserie, 20 % de la grosse mécanique, le reste se répartissant sur des gammes très variées. De quoi alimenter la croissance future d'un marché promis, selon Opisto, à une nouvelle phase d'expansion d'ici 2030.

Superéthanol E85 : eFlexFuel dévoile les cinq modèles les plus convertis en France

Le superéthanol E85 célèbre ses 20 ans en 2026. Pour marquer cet anniversaire, eFlexFuel Technology publie une analyse fondée sur ses propres données d’installation afin d’identifier les modèles les plus convertis en France. Cinq véhicules arrivent en tête : la Renault Clio, la Dacia Sandero, la Peugeot 206, la Renault Twingo et la Citroën C3.

Présente dans l'Hexagone depuis 2020, la société finlandaise propose des solutions de conversion à l'E85. Ses boîtiers, automatiques, homologués ou non, sont destinés aux véhicules particuliers essence. Plus de 65 000 véhicules ont déjà été convertis avec un boîtier eFlexFuel, selon l’entreprise. Le bioéthanol utilisé est majoritairement produit en France, à partir de betteraves et de céréales. Il mobiliserait environ 0,6 % de la surface agricole utile.

Des modèles populaires et diffusés

Le prix reste l’argument central. Le litre d'E85 est annoncé en moyenne à 0,72 euro. Pour 13 000 km par an, l’économie est estimée à environ 730 euros. Elle peut dépasser 1 100 euros pour 20 000 km, selon les estimations communiquées.

Si la consommation d'E85 reste élevée, avec près de 900 millions de litres distribués en 2025, le dernier bilan dressé par la Collective du bioéthanol montre un ralentissement du rythme des conversions.

"L'analyse met en évidence une forte adoption sur des véhicules conçus pour un usage quotidien : économiques, robustes et durables. Elle confirme la capacité des solutions eFlexfuel à s'intégrer efficacement sur des modèles largement diffusés et utilisés à long terme. À travers ces résultats, nous réaffirmons notre mission : proposer une technologie fiable, performante et accessible, permettant d'optimiser l'usage des véhicules existants tout en améliorant l'expérience de conduite", souligne Wim Calleeuw, responsable France d'eFlexFuel.

Meyle : le pari français tient ses promesses

Après avoir annoncé en 2025 le renforcement de son dispositif commercial et technique en France, Meyle peut désormais afficher des résultats tangibles. Le groupe hambourgeois enregistre une progression de son chiffre d'affaires de 14 % sur l'année écoulée, portée par un réseau d'une trentaine de clients actifs.

Sur le terrain, l'équipe locale compte aujourd'hui cinq collaborateurs, contre trois lors du lancement. Cette montée en puissance s'appuie sur une stratégie claire : miser sur la qualité et le service. Les professionnels français ont notamment plébiscité les gammes Meyle HD ainsi que les composants prémontés, reconnus pour faciliter le travail en atelier.

La présence du fabricant lors d'Equip Auto, combinée à des partenariats noués avec des influenceurs du secteur et une visibilité accrue dans les médias spécialisés, a permis d'asseoir la notoriété de la marque auprès des garagistes. Ces derniers soulignent la régularité dans la qualité des produits et l'accompagnement technique proposé.

Cap sur la transition énergétique

Pour Meyle, la France représente désormais un maillon stratégique dans son développement européen. L’équipementier entend accompagner la mutation du parc automobile, notamment le basculement vers l'hybride et l'électrique, tout en continuant à servir les ateliers travaillant sur les motorisations thermiques.

Le fabricant ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Pour 2026, Meyle vise une croissance de 29 %, un objectif ambitieux qui s'appuiera sur plusieurs leviers : élargissement de l'offre destinée aux ateliers, développement des formations techniques et renforcement du support client.

International Trucks Parts lance sa base française pour conquérir l’Europe

Une panne de poids lourd ne s’arrête pas à la frontière. Sur un corridor européen, pour un transporteur, ce n’est pas seulement la disponibilité d’une référence qui compte, mais la capacité à faire aboutir une solution complète : identifier la bonne pièce, la livrer vite, trouver un point de réparation, gérer l’imprévu.

C’est sur ce terrain qu’International Trucks Parts (ITP) entend se distinguer. L’entreprise, créée en 2017 par deux associés aux profils complémentaires, Jean-Sylvain Delepaut et Dariusz Gnieciak, revendique ce modèle transfrontalier avec une base française et des relais dans plusieurs pays.

Une base logistique pour passer la seconde

L’histoire commence par une rencontre. Celle entre Jean-Sylvain Delepaut, passé par des fonctions financières dans la grande distribution et le transport, et Dariusz Gnieciak, issu de la distribution de pièces de rechange en Pologne. "On a sauté le pas en 2017, en nous concentrant exclusivement sur l’import-export au démarrage", explique le cofondateur.

Les deux associés construisent progressivement une offre complète devant répondre à tous les besoins du parc de poids lourds et d’utilitaires (au-delà de 3,5 tonnes). Au total, le catalogue compte aujourd’hui trois millions de références, dont 170 000 accessibles sur le webshop (b2b.itrucksparts.com).

Très tôt, ITP structure également son développement international, par partenariat : l’Espagne en 2020 via un distributeur local, puis la Pologne en 2021 en lien avec une société de transport.

Mais c’est surtout l’implantation française en octobre 2024, à Vendres, près de Béziers, qui marque un changement d’échelle pour le distributeur. L’entrepôt héraultais doit servir de tête de pont logistique. ITP annonce livrer partout en France en 24 h sur stock – lequel est d’une valeur d’environ un demi-million d’euros au départ.

De quoi séduire une clientèle toujours plus diversifiée. "Nous pouvons nous adapter à tous types de besoins, aussi bien aux flottes comptant plusieurs centaines de véhicules qu’aux sociétés de transport avec ateliers intégrés. Nous sommes aussi le fournisseur d’importants grossistes. En France, par exemple, nous travaillons avec Force Réseau", détaille Jean-Sylvain Delepaut.

Marques : le choix de la différence

Sur un marché dominé par des organisations très structurées, International Trucks Parts mise sur les spécificités de son modèle "atypique". Son indépendance, tout d’abord : pas de centrale d’achat, pas d’enseigne adossée à un grand groupe. "Nous travaillons en direct avec des équipementiers ou via des intermédiaires", précise Jean-Sylvain Delepaut.

Autre différenciation notable : ITP privilégie des marques encore peu diffusées en France, mais reconnues sur leurs marchés d’origine (Lumag, Horpol, MFilter, Vaden…). La société revendique aussi, pour certaines familles, une production sous ses propres marques (batteries, liquides d’exploitation, alternateurs, démarreurs, etc.).

La logique est assumée : éviter la comparaison "prix contre prix" sur des références strictement identiques. "Un client ne viendra pas chez nous en premier pour acheter la même marque qu’ailleurs, même s’il le fait, à terme, sur un panier global gagnant", explique le dirigeant.

D’où la mise en avant de fabricants peu identifiés en France, mais dont ITP souligne la fiabilité industrielle. Exemple : la marque Lumag, que Jean-Sylvain Delepaut décrit comme un acteur majeur du freinage.

Au-delà de la singularité de ses marques, le distributeur se veut pragmatique : face à des concurrents capables de livrer en 2 h, il accepte de ne pas jouer l’ultra-instantanéité partout, mais s’efforce d’être plus convaincant sur le rapport qualité/prix, le service amont de recherche de références, le SAV, la disponibilité, et la capacité à proposer une alternative pertinente quand la référence habituelle est en tension.

Au dernier salon Solutrans, l’équipe d’International Trucks Parts a mis en avant son positionnement d’indépendant et son offre multimarque dédiée au poids lourd. ©J2R

Au dernier salon Solutrans, l’équipe d’International Trucks Parts a mis en avant son positionnement d’indépendant et son offre multimarque dédiée au poids lourd. ©J2R

L’assistance, le second moteur d’ITP

Au-delà de son catalogue de produits, c’est dans les services que le modèle ITP affirme son originalité. Au fil de son développement, l’entreprise a complété la vente de pièces de rechange par des prestations d’assistance. À l’origine, elle a été sollicitée par des sociétés d’assurance polonaises pour dépanner des véhicules immobilisés en Europe de l’Ouest.

Le dispositif s’est construit progressivement et représente aujourd’hui 50 à 60 interventions par mois. ITP indique s’être équipé de remorques dédiées en Allemagne et en Pologne, et en prépare d’autres pour la France et l’Espagne (l’Espagne sera active dès le premier trimestre 2026).

Et le dépannage ne constitue qu’une étape pour l’entreprise qui veut offrir une gestion complète des sinistres, avec la fourniture de pièces, l’organisation de la réparation via des partenaires et, si nécessaire, une mise à disposition de véhicules de remplacement.

"C’est un service qui séduit les assureurs : plutôt que de rapatrier un poids lourd en Pologne, en Espagne ou en Lituanie, l’idée consiste à le remettre en état au plus près du lieu d’immobilisation, en jouant sur un prix de pièces au niveau des standards les moins chers d’Europe et sur la réduction des coûts de transport", souligne Jean-Sylvain Delepaut.

Pour garantir une couverture optimale de l’Europe de l’Ouest, International Trucks Parts espère étendre son maillage à l’Allemagne, puis à l’Italie. Objectif : proposer des contrats de maintenance transfrontaliers, avec des conditions homogènes d’un pays à l’autre.

Une croissance qui ne sacrifie pas la proximité

Avec 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, ITP poursuit donc son développement à un rythme soutenu. La société travaille actuellement avec ses partenaires assureurs polonais sur un nouveau projet : l’introduction de leurs services en France, où ils prévoient de demander leur licence.

Ces brokers assurent déjà plus de 130 000 véhicules. Une extension qui s’inscrit dans la logique d’élargissement du périmètre d’activité d’ITP : pièces, dépannage, réparation, et même négoce VO. L’entreprise achète partout en Europe des camions, tracteurs routiers et semi-remorques avec une promesse de traitement rapide : évaluation accélérée, estimation gratuite, puis organisation du paiement et de la collecte une fois l’offre acceptée.

Malgré cette diversification et cette ambition européenne, Jean-Sylvain Delepaut insiste sur un principe qu’il n’entend pas renier : la relation directe avec le client. "Dans les grosses sociétés, les clients n’ont plus ce lien : on ne peut pas négocier, la garantie devient très compliquée. Avec moi, c’est direct", affirme-t-il.

Raison pour laquelle le dirigeant souhaite garder le contact avec l’ensemble de la clientèle, tout en préparant le renforcement de ses équipes commerciales et logistiques. Reste à savoir si ITP parviendra à concilier durablement cette proximité avec une expansion géographique qui l’amène à couvrir plusieurs pays et à multiplier les métiers.

Thierry Lutter rejoint la tribu Carflex

À la suite du remaniement de son équipe dirigeante le 11 décembre 2025, Carflex a nommé son nouveau directeur général. Il s'agit de Thierry Lutter, qui succède à Matthieu Rochegude, parti en octobre dernier. Ce nouveau pilote de la tribu est un fin connaisseur des carrossiers, qu'il a longuement côtoyés.

Adapter les valeurs d'origine du groupement

En effet, ce Toulonnais a souvent été à leur rencontre lorsqu'il travaillait au sein d'Axalta Axcess France, pendant près de cinq ans. Il y assurait la direction générale de SPS et STPA, filiale de distribution du fabricant de peinture. Homme de terrain, il avait aussi endossé la responsabilité des ventes dans le Nord-Est.

Auparavant, Thierry Lutter avait effectué ses classes dans le secteur du pneumatique. Il y a démarré sa carrière en tant que responsable de comptes secteur Michelin, en 2009. Puis, il avait poursuivi son activité au sein du groupe Massa (MPSA). Pendant six ans, il y a assuré la direction générale des produits dédiés aux véhicules industriels.

Aujourd'hui, ce passionné de rugby se charge donc de suivre une feuille de route visant à réorienter Carflex vers ses valeurs d'origine, en les adaptant au monde actuel. Un objectif qui s'articule autour de quatre axes : la massification, la valorisation, l'innovation et le partage. Cette voie devrait maintenir ce groupement unique en son genre comme une référence de la réparation-collision.

ZF Aftermarket : Marion Gagliardi, nouvelle responsable marketing France et Benelux

ZF Aftermarket poursuit l’organisation de ses équipes en Europe de l’Ouest. La division aftermarket du groupe allemand annonce la nomination de Marion Gagliardi au poste de responsable marketing France et Benelux.

Rattachée à Mark Hallam, directeur marketing Europe de l’Ouest, elle pilote désormais l’ensemble du marketing opérationnel et de la communication pour le périmètre IAM et l’activité services sur ces deux zones.

Arrivée au second semestre 2025, elle succède à Ludivine Gloria, qui a rejoint la plateforme Valused. Sa mission : définir les priorités, orchestrer leur déploiement et en mesurer l’efficacité, en cohérence avec les orientations fixées à l’échelle du continent.

Un périmètre large, de l’IAM aux services

Dans le détail, la nouvelle responsable intervient sur toutes les activités liées à la rechange indépendante ainsi qu’aux services. Son action couvre les distributeurs de pièces pour véhicules légers, poids lourds et bus & car, mais aussi les réseaux partenaires de ZF Aftermarket, à commencer par ZF [pro]Tech et ZF [pro]Service.

Au-delà des actions de communication classiques, l’enjeu porte sur l’accompagnement des réparateurs. L’objectif affiché est de leur proposer des outils marketing adaptés à leurs besoins, qu’il s’agisse d’ateliers VL, VU ou PL. Dans un contexte de concurrence accrue et de transformation des métiers, cette dimension devient stratégique pour fidéliser les partenaires et soutenir leur activité.

Dix ans au cœur de la distribution automobile

Diplômée de l’EM Normandie et titulaire d’un MBA Marketing & Management de l’ESG Paris, Marion Gagliardi a, au cours de son parcours professionnel, notamment œuvré pour le groupe CFAO, acteur majeur de la distribution automobile en Afrique. De 2012 à 2022, elle y a occupé plusieurs fonctions à responsabilité dans le domaine du marketing.

En qualité de directrice marketing et formation, elle a notamment déployé la stratégie de marque Toyota dans 37 pays. À ce poste, elle a supervisé des campagnes de communication 360°, conçu des outils digitaux de formation et accompagné la montée en compétences des équipes locales.

Changement de cap chez Indra avec l'arrivée de Xavier Kaufman

Le réseau Indra Automobile Recycling, qui fédère plus de 430 centres agréés traitant chaque année quelque 425 000 véhicules, a un nouveau président-directeur général depuis le 6 février 2026. Xavier Kaufman succède à Florence Bailleul, qui dirigeait la filiale de The Future is Neutral depuis trois ans.

"Nos clients assureurs, constructeurs, partenaires  attendent des solutions industrielles fiables, compétitives et centrées sur leurs besoins. Avec la force du réseau Indra, l'engagement des équipes et le soutien de The Future is Neutral, nous allons encore renforcer l'excellence opérationnelle, accélérer notre développement, pour toujours mieux valoriser les véhicules hors d'usage et développer la pièce de réemploi", déclare le nouveau dirigeant.

Un profil rodé à l'économie circulaire

Celui qui prend les commandes du premier réseau français de centres de déconstructeurs n'est pas un inconnu du groupe. Arrivé fin 2022 chez The Future is Neutral en qualité de directeur du développement stratégique, Xavier Kaufman connaît bien les rouages de la maison créée en 2022 par Renault Group.

Le dirigeant a passé 25 ans dans l'automobile, en France et à l’international. Il a débuté sa carrière professionnelle chez Renault en 1999, où il a gravi tous les échelons du terrain commercial parisien aux responsabilités régionales, puis à la direction du marketing après-vente pour la France.

Il a ensuite pris son envol à l'international : direction générale après-vente d'une joint-venture en Chine, pilotage de la région Asie-Pacifique puis vice-présidence mondiale de l'après-vente. En 2022, Xavier Kaufman rejoint le constructeur vietnamien VinFast, en tant que directeur général adjoint après-vente. Il rallie The Future is Neutral un an plus tard.

À noter que Xavier Kaufman va conserver parallèlement ces responsabilités à l'échelle européenne de l’entreprise spécialisée dans l'économie circulaire. Une organisation pensée pour renforcer la cohérence stratégique du groupe face aux évolutions du secteur.

Démarreur défaillant : rappel massif chez BMW

BMW a confirmé mercredi 11 février le lancement d'une campagne de rappel touchant plusieurs centaines de milliers de véhicules à travers le monde. Selon le média allemand Kfz-Betrieb, environ 575 000 unités seraient concernées, dont 28 582 en Allemagne. Le constructeur munichois reste plus prudent sur les chiffres globaux, évoquant simplement un nombre "à six chiffres".

Le problème identifié réside dans le relais du démarreur, un composant installé entre juillet 2020 et juillet 2022. "Des contrôles de produits et des réclamations de clients ont montré que, sur les véhicules identifiés, le démarreur du moteur pouvait devenir défectueux", indique le porte-parole du groupe. Après un nombre élevé de démarrages, une usure accrue se manifeste dans le commutateur magnétique.

Cette dégradation progressive peut d'abord altérer le démarrage du moteur, voire l'empêcher totalement. Mais le scénario le plus préoccupant concerne le risque de court-circuit, susceptible d'entraîner une surchauffe locale au niveau du démarreur. "Dans le pire des cas, cela peut entraîner un incendie du véhicule", précise BMW dans un communiqué.

Plusieurs modèles touchés

La campagne concerne une quinzaine de modèles du constructeur. Sont notamment visés la Série 2 Coupé, différentes déclinaisons des Séries 3, 4 et 5, la Série 6 Gran Turismo, la berline Série 7, ainsi que les SUV X3, X4, X5 et X6. Le roadster Z4 figure également sur la liste, tout comme le Toyota Supra qui partage sa plateforme avec le modèle bavarois.

La période de production exacte des véhicules concernés reste difficile à définir avec précision, les délais de transport entre la fabrication des démarreurs et l'assemblage des automobiles variant selon les usines.

En attendant l'intervention en atelier, BMW formule une recommandation claire : ne pas laisser le véhicule sans surveillance immédiatement après le démarrage du moteur, particulièrement lors d'un démarrage à distance. Les propriétaires peuvent continuer à utiliser leur voiture, mais cette précaution s'impose tant que la réparation n'a pas été effectuée.

Intervention rapide dans les ateliers

La solution technique retenue consiste à remplacer le démarreur défectueux sur l'ensemble du parc concerné. Dans certains cas, la batterie doit également être changée afin de s'adapter au nouveau composant. L'opération nécessite jusqu'à deux heures de main-d'œuvre. En Belgique, où plusieurs milliers de véhicules sont touchés, la moitié des interventions avaient déjà été réalisées au moment de l'annonce officielle, les clients ayant été prévenus par courrier.

Cette nouvelle campagne intervient quelques mois après un rappel d'ampleur similaire lancé à l'automne dernier. Environ 1,15 million de véhicules avaient alors été convoqués, toujours pour un problème de démarreur. La nature du défaut différait toutefois : il s'agissait alors d'infiltrations d'eau provoquant de la corrosion, là où le rappel actuel concerne une usure mécanique du composant.

Axalta et Covéa renforcent leurs liens dans la réparation-collision

Le 1er janvier 2027 verra la reconduction du partenariat entre les groupes Axalta et Covéa pour cinq ans autour de la réparation-collision. Cet accord stratégique porte à la fois sur les volets commercial, technique et de développement RSE (responsabilité sociale-sociétale des entreprises). Il renouvelle ainsi des relations entamées en 2014.

Élever et maintenir le niveau technique

De son côté, le groupe réunissant les mutuelles MAAF, MMA et GMF recommandera l'emploi des produits d'Axalta à ses partenaires carrossiers. Les systèmes de réparation des marques Cromax, Spies Hecker et Standox seront particulièrement mis en avant. Parmi eux, figurent des procédés comme le séchage rapide à faible consommation d’énergie, Fast Cure Low Energy. L'accord concerne donc aussi l'accompagnement des carrossiers sur le terrain par le fabricant.

Les relations entre Axalta et le Cesvi, qui appartient à Covéa, sont aussi renouvelées. Le réseau de carrossiers Five Star, adossé au fabricant de peinture, continuera donc de former ses adhérents auprès du technocentre. Un enjeu également stratégique pour élever et maintenir le niveau technique des réparateurs, en particulier avec les technologies automobiles les plus récentes.

Depuis plusieurs années, les deux partenaires déploient en effet des programmes et des sessions de formation, organisés conjointement sur le site de Poitiers (86) ainsi qu’en itinérance. Les chercheurs-formateurs y transmettent des savoir-faire techniques tels que le recalibrage des Adas ou la réparation des éléments plastiques. Ils assurent également l’habilitation des professionnels à l’intervention sur véhicules électriques.

Alliance autour des obligations RSE

"Ce renouvellement de partenariat entre Axalta et Covéa s'inscrit donc véritablement dans une vision à long terme, affirme Fabien Boschetti, vice-président des ventes d'Axalta Refinish en Europe. Celle-ci est centrée sur l'innovation, la performance, le développement durable et l’accompagnement des professionnels de la réparation automobile, afin de contribuer à l’évolution du secteur automobile".

Cet accord renvoie aussi aux obligations des deux groupes en matière de RSE, imposées par la réglementation européenne CSRD. Celle-ci les pousse à contrôler et à réduire l'impact environnemental de leurs activités. Objectif pour lequel ils unissent encore leurs forces.

"Au travers de son partenariat avec Axalta, Covéa réaffirme sa volonté d’apporter à son réseau de carrossiers des conditions d’achats parmi les meilleures du marché avec des produits de qualité qui respectent les enjeux environnementaux et de productivité tout en préservant la satisfaction de ses assurés", résume David Thévenot, responsable des réseaux automobiles de Covéa.

Equip Auto plante son drapeau en Côte d'Ivoire

L'Afrique subsaharienne connaît une progression soutenue dans les secteurs de l'automobile et des mobilités : hausse des parcs roulants, développement des flottes, modernisation du réseau routier, besoins croissants en maintenance et en équipements, etc.

Les acteurs de la filière cherchent aujourd’hui des plateformes adaptées pour se rencontrer, échanger et conclure des affaires. C'est précisément ce créneau qu'entend occuper Equip Auto SAS avec un nouveau salon prévu en Côte d'Ivoire.

À cette fin, l'organisateur a noué un partenariat avec Luc Azilinon, dirigeant d'Interlinks Auto et ancien de la maison d'Autodistribution. Forte de plus de 25 ans d'expérience dans l'après-vente automobile en Afrique, la société apporte sa connaissance des réalités locales, couvrant la distribution de pièces détachées, la structuration de réseaux de réparation, la transformation numérique des processus et le développement commercial.

Un rendez-vous multisectoriel à Abidjan

Prévu du 26 au 28 novembre 2026 au parc des expositions d'Abidjan, Equip Auto Côte d'Ivoire se distinguera de son homologue parisien par un format BtoBtoC inédit, rassemblant sous un même toit professionnels, institutionnels et grand public.

Le périmètre thématique sera lui aussi plus large qu'à Paris : aux véhicules particuliers et utilitaires légers s'ajouteront les poids lourds, le transport et la logistique, les engins agricoles. Les acteurs des travaux publics et des infrastructures routières seront également de la partie.

Les organisateurs tablent sur environ 150 exposants et marques, parmi lesquels des équipementiers internationaux et régionaux, des fabricants d'outillage et d'équipements d'atelier, des distributeurs, des réseaux de réparation et des acteurs des mobilités décarbonées.

La fréquentation attendue s'élève à près de 10 000 visiteurs issus de l'ensemble de la chaîne de valeur : réparateurs, gestionnaires de flottes, sociétés de transport, agriculteurs, entreprises de BTP et responsables d'infrastructures.

"Notre ambition est de proposer à Abidjan un rendez-vous international capable de réunir l'ensemble des acteurs du secteur automobile, du transport, des infrastructures et des nouvelles mobilités, au service du développement économique de la Côte d'Ivoire et des pays d'Afrique de l'Ouest", annonce Philippe Baudin, président du salon.

Une stratégie continentale qui prend forme

Ce lancement ivoirien s'inscrit dans une dynamique africaine plus large. Equip Auto est déjà implanté en Afrique du Nord depuis deux décennies, avec sa déclinaison algérienne. La 19e édition, qui marquera les 20 ans du salon, se tiendra du 30 mars au 2 avril 2026 au Palais des expositions d'Alger.

Avec Abidjan, c'est désormais l'Afrique subsaharienne qui entre dans le périmètre de l'organisateur, qui affiche clairement son intention d'ériger Equip Auto en référence continentale.

"Interlinks Auto s'engage pleinement aux côtés d'Equip Auto pour contribuer activement à la conception et à la mise en œuvre de cet événement, avec l'ambition d'en faire un levier durable de transformation et de développement de la mobilité en Côte d'Ivoire et en Afrique de l'Ouest", conclut Luc Azilinon.

Texa France : Laurent Mahieux prend le relais de Francis Pegues

C'est Francis Pegues lui-même qui a tenu à en informer ses partenaires avant que la nouvelle ne circule par d'autres canaux. Laurent Mahieux prend la direction de Texa France.

Une nomination logique pour le dirigeant qui a longtemps œuvré pour un autre fabricant d'équipements d'atelier italien, Ravaglioli, occupant dernièrement les fonctions de directeur commercial de la filiale française. Laurent Mahieux avait rejoint l’entreprise transalpine en 2007.

Il assurera avec son prédécesseur une double commande jusqu'à fin juin, le temps de garantir une passation progressive à la tête de Texa France. Francis Pegues laisse derrière lui une filiale solidement ancrée dans le paysage de la distribution indépendante, avec des équipes étoffées et un réseau commercial dense.

Carbelt et SNR : un partenariat taillé pour la distribution moteur

La distribution moteur est un organe aussi indispensable que redouté. Une courroie ou une chaîne hors d'usage, c'est potentiellement un moteur à la casse et une facture salée pour l'automobiliste.

C'est précisément ce constat qui a poussé Jean-Marie Chabot et Benjamin Serra à créer Carbelt il y a cinq ans : proposer des interventions sur cet organe à des tarifs transparents, réalisées par des techniciens spécialisés, dans des délais deux fois inférieurs à ceux d'un garage généraliste.

Avec sept centres en France dans les départements de la Savoie (73), Haute-Savoie (74), Isère (38) et les Alpes-Maritimes (06) et une promesse de prix jusqu'à 60 % inférieure au tarif constructeur, l'enseigne occupe une position singulière sur le marché de la rechange.

Un rapprochement né du terrain

C'est dans le cadre du programme MySNR CertifiedGarage de SNR que les deux acteurs se sont rencontrés. Carbelt y a intégré le rôle de garage pilote, avant que la relation ne prenne une dimension plus structurée. En octobre 2025, un double accord a officialisé le partenariat : NTN Europe est désormais fournisseur exclusif du réseau, qui devient le premier membre certifié du programme de l'équipementier.

"Opter pour les produits SNR nous est apparu comme un choix évident pour améliorer encore notre offre au sein du réseau Carbelt. En plus d'être un des principaux acteurs français en distribution moteur, NTN Europe est disponible et accessible pour partager son expertise et échanger sur des thématiques techniques", indique Jean-Marie Chabot.

Mais l'argument décisif tient en un chiffre : sept ans. C'est la durée de garantie produit offerte dans le cadre de MySNR CertifiedGarage, la plus longue actuellement disponible sur le segment. "C'est un vrai plus pour rassurer nos clients automobilistes", précise Jean-Marie Chabot.

La donnée terrain, moteur de l'amélioration continue pour SNR

Du côté de NTN Europe, ce partenariat vaut reconnaissance. La marque SNR intervient sur l'ensemble de la chaîne, de la fabrication à la fourniture OE, avec une gamme qui couvre aujourd'hui près de 94 % du parc automobile européen. L'offre, centrée sur les courroies, chaînes, pompes à eau et galets tendeurs, a été renforcée en juin 2023 avec une extension significative du catalogue kits de chaîne.

"Obtenir la confiance de Carbelt, un acteur aussi spécialisé en distribution moteur, est une belle reconnaissance de notre propre expertise dans ce domaine", se félicite Flavien Philippon, responsable grands comptes France au sein de la BU Rechange Automobile de NTN Europe.

"Pour aller toujours plus loin, nous sommes aussi à la recherche de partenaires exigeants sur la qualité des produits et dotés d'un important bagage technique, comme Carbelt, pour porter avec nous cette famille sur le marché."

Au-delà de la relation commerciale, cette alliance répond à une logique de codéveloppement. NTN Europe entend, en effet, capitaliser sur les retours de Carbelt directement issus de l'atelier pour affiner son offre et ses supports techniques.

Convention API 2026 : Doyen Auto muscle son accompagnement réseau

Unité, esprit d'équipe et agilité opérationnelle : les trois axes de la feuille de route 2026 de Doyen Auto. Le groupe, spécialisé dans la distribution de pièces de rechange, a organisé, comme l'an passé, une convention. Plus de 70 participants, représentant plus de 90 % du réseau API, ont pris part à l'événement organisé les 20 et 21 janvier 2026 en Belgique. Des chiffres qui illustrent la volonté de Doyen Auto de s’appuyer sur la dynamique collective pour faire évoluer son réseau.

Des annonces majeures

Plusieurs officialisations ont ainsi été confirmées, à commencer par l'enrichissement de son catalogue avec l'ajout de plus de 14 000 références stockées, réparties entre gammes premium, économiques et produits issus de sa MDD Requal.

En parallèle, le groupe accélère sur le volet logistique grâce à son dispositif cross-dock. L’arrivée de dix nouveaux fournisseurs permet désormais de proposer près de 150 000 références livrables en J+1. Cette dynamique est notamment portée par l’extension des partenariats avec Clas et Sonic pour les équipements d’atelier et outils de garage, ainsi que par l’arrivée d’un nouveau partenaire, Ardeca Lubricants, et sa gamme d’huiles moteur. Les distributeurs ont d’ailleurs pu visiter le site de production du spécialiste des lubrifiants.

Au total, Doyen Auto propose désormais plus de 300 000 références disponibles à travers ses 13 plateformes logistiques. Afin d’améliorer encore la disponibilité des pièces et les délais de livraison, la plateforme belge de Seneffe fait l’objet d’un réaménagement, avec l’intégration d’un système de réception en bacs destiné à optimiser la productivité.

"Move up 2027" : API au centre du jeu

La convention a également permis à Doyen Auto de revenir sur son plan stratégique Move up 2027. Le groupement a notamment réaffirmé le rôle central de son réseau API, présenté comme un modèle flexible et attractif pour les indépendants comme pour les groupes de distribution.

Cette stratégie s’est déjà traduite par l’intégration de dix nouveaux distributeurs en 2025. Une croissance accompagnée d’un rebranding de l’enseigne API et du lancement d’un nouveau site web, fruits d’une démarche collaborative associant directement les distributeurs.

"Les évolutions de notre image de marque API et l’enrichissement de notre offre, notamment avec un pack technique étoffé pour le concept garage 1,2,3 AutoService, renforcent notre proposition de valeur. L’attractivité de notre enseigne repose sur notre capacité à accompagner ces nouveaux distributeurs dans l’accélération de leur développement", se félicite Mickaël Montarou, directeur commercial et marketing de Doyen Auto.

Efficience API, un dispositif pensé pour les distributeurs

Pour soutenir cette croissance, Doyen Auto a également dévoilé un autre programme. Intitulé "efficience API", il vise à accompagner les distributeurs dans l’optimisation de leur organisation, de leurs process et de leur performance commerciale.

Ce programme repose sur cinq leviers : suivi des performances, développement de l'offre auprès des particuliers et des semi-professionnels, amélioration des process en interne, optimisation de la gestion des stocks et structuration de l'offensive commerciale.

Une démarche destinée à consolider les points forts historiques du réseau, autour de la qualité de service, de la proximité client et d’un haut niveau de disponibilité des pièces.

Renforcer le réseau de distribution

Enfin, quatre thématiques ont été présentées lors d’ateliers animés par les distributeurs eux-mêmes, à destination de leurs pairs. Parmi elles : le développement des compétences via la formation avec l’appui de la Feda, le déploiement de garages concepts, l’automatisation du réapprovisionnement et l’optimisation du pricing local.

Autant de leviers destinés à renforcer la compétitivité des 71 points de vente du réseau API et à consolider la position de Doyen Auto auprès des 170 distributeurs et 650 réparateurs avec lesquels il collabore.

"L’efficience est le socle de notre stratégie pour 2026. Les investissements réalisés sur notre plateforme de Seneffe, l’optimisation de nos outils digitaux et le déploiement du plan «Move up 2027» visent un objectif unique : offrir à nos distributeurs des services et des solutions les meilleurs du marché pour soutenir leur développement", conclut Patrice Astor, directeur général de Doyen Auto.

BOTicelli, le robot de peinture qui a tout d'un maestro

Si les carrossiers français ont été les premiers d'Europe à adopter des robots de peinture, nos voisins européens montrent également des signes d'intérêt pour ces machines du futur. La carrosserie Roldo à Vérone (Italie) a en effet adopté le robot de peinture BOTicelli en novembre 2025, rapportent nos confrères de Carrozzeria Autorizzata. Sa commercialisation a débuté en février 2026 selon son concepteur, le fabricant de cabines de peinture Polin-AC.

Des ressemblances avec un modèle bien connu en France

L'entreprise italienne précise toutefois qu'elle ne fabrique pas son robot elle-même. Comme ses prédécesseurs, il est fabriqué en Chine. Cependant, Polin-AC revendique la conception de son interface et de son design. Celui-ci ressemble à l'outil (produit par BZB) proposé par la société de conseil aux carrossiers LBS. Un robot également baptisé CurveRobot, présenté par le suisse Best Paint à Equip Auto 2025.

Cet automate est suspendu à des poutres soutenues par des poteaux fixés dans la cabine de peinture. Moins souple d'emplois que ses concurrents PaintGo et Ixell Paint Assistant – modèles également adoptés par des réparateurs transalpins –, il passe cependant d'un produit à l'autre, en changeant de pistolet, sans intervention humaine. Une capacité que partage BOTicelli, jonglant entre produits d'apprêt, base et vernis.

Pertinence économique

Les concepteurs du BOTicelli ont adopté la même philosophie que leurs homologues français. Le robot qu'ils ont mis au point n'a pas été imaginé pour remplacer le peintre mais pour s'intégrer dans le flux global de l'atelier. Comme en France, il est censé répondre aux problématiques de pénurie de main-d’œuvre, de réduction des coûts de réparation, d'exigences croissantes de qualité, de sécurité et de durabilité.

D'après le distributeur, la pertinence économique de ce robot est conditionnée à son intégration dans une organisation semi-industrielle de l'atelier. En résumé, un système qui décloisonne les différents postes de la carrosserie. Ce fonctionnement induit aussi l'introduction d'un nouveau métier à la frontière du peintre et du programmateur.

France Pare-Brise tire son épingle du jeu en 2025

France Pare-Brise enregistre une croissance de 9 % de son chiffre d’affaires en 2025, alors que le marché du vitrage automobile fait face à la hausse des coûts et à des réparations de plus en plus techniques. Dans ce contexte, le spécialiste de la réparation du vitrage automobile tire son épingle du jeu. Le réseau a ouvert 20 nouveaux centres sur l’année et compte désormais plus de 670 points de vente en France.

Les interventions liées aux aides à la conduite prennent aussi de l’ampleur. La calibration des systèmes Adas devient incontournable sur les véhicules récents et représente une part croissante de l’activité.

Réparer plutôt que remplacer

La question environnementale prend plus de place dans le réseau. En 2025, France Pare-Brise analyse l’impact carbone de ses interventions. Le réseau constate que le lieu de fabrication des vitrages joue un rôle important et privilégie, quand c’est possible, des pièces produites en Europe.

Dans une logique d’économie circulaire, l’enseigne développe également la collecte et la valorisation des pare-brise usagés. L’objectif est de réintroduire la matière dans de nouvelles filières industrielles et de limiter les déchets liés au vitrage automobile.

La satisfaction client en soutien

En 2025, France Pare-Brise affiche un Net Promoter Score de 88. L’enseigne a également été élue "enseigne la mieux notée sur Google 2025" dans son secteur d'activité, avec une note moyenne de 4,87 sur 5 (contre 4,84/5 en 2024), basée sur plus de 12 700 avis clients.

Fin 2025, le réseau a aussi annoncé un partenariat avec Sébastien Loeb. L’objectif est de renforcer la visibilité de la marque et de valoriser son expertise en matière de sécurité, notamment à travers des actions locales dans les centres.

"Les résultats sont bons, dans un marché qui ne l’est pas toujours. C’est le signe d’un réseau qui s’adapte et qui continue d'avancer. Ensemble, nous cherchons à construire des réponses durables, responsables et efficaces, au service des assurés et de la performance de la filière", souligne Grégoire Papillard, directeur général de France Pare-Brise.

Le contrôle technique s'équipe pour traquer débridages et Adas défaillants

Les "freinages fantômes", bientôt un mauvais souvenir ? Bruxelles prépare, en effet, une révision d'ampleur de la directive de 2014 réglementant le contrôle technique, qui devrait aboutir avant la fin de l'année. Parmi les nouveautés attendues figure la vérification approfondie des systèmes avancés d'aide à la conduite (Adas).

Plusieurs dizaines de points de contrôle sont sur la table, tous destinés à vérifier le bon fonctionnement de ces dispositifs. Rappelons que les dysfonctionnements de ces aides à la conduite, qu'il s'agisse de freinages soudains déclenchés par des systèmes de freinage d'urgence mal calibrés ou d'alertes de sortie de voie erratiques, ont déjà fait couler beaucoup d'encre.

Des protocoles spécifiques sont en cours d'élaboration pour établir si ces équipements remplissent correctement leur mission. Dekra Automotive rappelle que la mise en œuvre de ces contrôles pose, pour les professionnels du secteur, des défis techniques considérables. Valider la méthodologie, former les contrôleurs et certifier les équipements nécessaires mobilisent aujourd'hui l'ensemble de la filière.

Les céléromètres arrivent en mars

Autre chantier, autre calendrier. À compter du 1er mars 2026, les centres de contrôle technique devront s'équiper de céléromètres, ces bancs à rouleaux capables de mesurer la vitesse maximale des cyclomoteurs de moins de 50 cm³.

Dans le viseur : les véhicules de catégorie L1 dont la vitesse réglementaire ne doit pas dépasser 45 km/h. Si le contrôle révèle un débridage, la contre-visite devient obligatoire. Cette mesure s'ajoute au contrôle du niveau d'émission sonore, déjà en vigueur depuis juillet 2025.

Pollution et kilométrage dans la boucle

La future directive européenne ne se limite pas aux Adas et aux deux-roues. Deux évolutions majeures concernent également les contrôles pollution. Une nouvelle technique de comptage des particules fines émises par les motorisations diesel, déjà éprouvée en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, devrait être généralisée pour les véhicules Euro 5b et supérieurs. Une méthode de mesure inédite des émissions d'oxyde d'azote (NOx) figure aussi au programme, mieux adaptée aux évolutions techniques des moteurs récents.

Autre changement prévu : l'extension du relevé obligatoire du kilométrage au secteur de la réparation automobile. Actuellement effectué lors du contrôle technique, ce relevé sera étendu aux ateliers pour renforcer la traçabilité et lutter plus efficacement contre les manipulations de compteurs. Un partage des informations entre pays membres de l'Union européenne est également envisagé, évitant ainsi toute rupture de traçabilité lors du passage d'un véhicule d'un État à l'autre.

Otovia Pilot, une boîte à outils complète pour le vitrage

Hadrien Dijoux n’est pas un nouvel entrant dans l’univers du vitrage. Fort de dix années d’expérience dans la réparation de pare-brise, le cofondateur de Ouiglass a récemment quitté ses fonctions opérationnelles au sein de la tête de réseau pour lancer Otovia Pilot, un outil digital pensé pour répondre aux contraintes très concrètes des ateliers.

Entré en service début janvier 2026, après environ un an de développement, l’écosystème revendique déjà près de 140 réparateurs utilisateurs, en France mais aussi au Luxembourg et en Suisse.

Un outil conçu à partir des réalités du terrain

"Otovia Pilot est issu d'une idée venue du terrain, explique Hadrien Dijoux. Il s'agit d'un outil tout en un, issu de mon expérience. Il répond aux besoins d'un maximum de professionnels, sur les problématiques de pilotage de centre, avec une visibilité sur leurs achats et l'accès aux meilleurs prix des fournisseurs". Entièrement centré sur l’activité bris de glace, le logiciel s’adresse aussi bien aux spécialistes du vitrage qu’aux carrossiers, mécaniciens, réseaux organisés ou techniciens indépendants.

Concrètement, Otovia Pilot centralise les principales briques de gestion liées à la réparation de vitrage : chiffrage, facturation, identification des pare-brise – via une connexion à Sidexa –, achats auprès des fournisseurs et suivi des paiements. Sur ce dernier point, l’outil s’appuie sur une société française spécialisée pour externaliser les démarches de relance et de recouvrement, une charge administrative particulièrement lourde pour les réparateurs non agréés.

Un "Doctolib du vitrage"

Si Otovia Pilot se positionne avant tout comme un logiciel métier, le projet ne s’arrête pas aux seuls professionnels. En parallèle, l’éditeur a lancé Otovia.co, une plateforme de référencement des acteurs du vitrage à destination des automobilistes. Inspirée du modèle de Doctolib, elle permet d’identifier les réparateurs les plus proches et de présenter leurs services annexes, comme l’intervention à domicile, l’entretien ou le décalaminage.

"L'idée c'est d'attirer un maximum de personnes sur la plateforme, précise Hadrien Dijoux. Dès qu'un volume suffisant de réparateurs sera atteint, nous communiquerons autour de son existence, sur Google et les réseaux sociaux".

Côté professionnels, Otovia Pilot se veut également un outil d’aide à la décision. Interconnecté avec les catalogues de la quasi-totalité des fournisseurs du marché, il permet de consulter en temps réel la disponibilité des références et leurs conditions tarifaires. Les réparateurs disposent ainsi d’une vision plus fine de leurs achats, qu’il s’agisse d’optimiser les coûts ou de privilégier les délais de livraison.

Lancé depuis seulement quelques semaines, Otovia Pilot n’entend pas s’arrêter là. L’éditeur travaille déjà à de nouvelles évolutions, notamment autour de l’automatisation des tâches. "Nous voulons encore améliorer l'autonomisation des tâches avec l'IA, pour faire gagner du temps aux réparateurs", indique le dirigeant. Ce dernier précise viser 250 à 300 réparateurs d'ici à 2027. Un objectif visiblement atteignable, au regard de son succès un mois après son lancement.